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T'as pas une cigarette ? Non, désolée.
Ca décrasse, de courir.
Oui, ça fait du bien.
Elle crie.
Atmosphère dramatique
Atmosphère de suspense
Contente, sale pute ?
Salope
Thème de la série
On arrête tout.
Jaulin a été repéré sur L'A1. J'ai ordonné
de ne pas l'interpeller. Pourquoi ?
Parce que Jaulin est pour nous.
C'est quoi ton problème, avec le taulier ?
Il a dit qu'il se défoncerait, il le fait.
- Nous aussi, on se défonce.
- Putain, t'es dure.
L'alerte enlèvement c'est grâce à lui, non ?
Quand Herville se bouge le cul, je me méfie.
Musique de suspense
Bonjour. C'est vous qui avez repéré la Mitsubishi ?
Oui mais on l'a perdue. C'est une blague ou quoi?
Il a dû s'arrêter sur une aire.
Mais on a mis du monde sur toutes les sorties.
Il est seul ou avec un enfant? A priori, il est seul.
Vous l'avez paumé où ? A la hauteur de Villeron.
Très bien.
A tous, ils l'ont paumé.
Il a tué le gamin.
On n'en sait rien.
A tous, on sort aire de Vémars Est.
Tom et Nico, posez-vous à la sortie au cas où ça ressort.
C'est bien reçu.
Atmosphère de suspense
(Gilou) Un monospace ?
- Mitsubishi. Gris, gris, gris...
D'accord, OK.
Là-bas. Non ?
Non ? Je vois rien.
Là, regarde.
Tiens, regarde.
- C'est celle-là.
Vas-y, vas-y.
T'as vérifié l'immat ?
C'est lui.
Fermée.
C'est chaud.
On le pète quand il arrive ? Euh...
Non ?
Non. JP, tu restes ici. On va checker à l'intérieur.
Faites le resto, je fais la supérette.
Atmosphère de suspense
Toi, là-bas, je reste là.
Personne. On checke les chiottes.
Stéphane Jaulin ?
Police.
Retourne-toi.
Q'est-ce qu'y a, enculé ?
Q'est-ce tu veux ? Lâche-moi, putain !
- Laure !
- Laure !
Donne ton bras ! Donne !
Pas devant mon fils !
N'aie pas peur, Léo.
T'inquiète pas, Léo !
T,inquiète.
C'est qu'un jeu.
- On lui fait pas mal.
Faites doucement devant mon fils.
Vas-y, lève-toi.
- Faites doucement!
Y a mon gamin ! Arrête.
Ca va, on l'a.
T'inquiète, petit.
Mon fils a 4 ans, vous avez pas le droit.
Vous êtes en garde à vue à compter de 10 h 30.
Et ça, c'est légal. Vous pouvez garder le silence et vous faire
assister par un avocat de votre choix.
Reste avec lui.
Le gosse ? Ca va, ça va.
Le proc a ordonné un placement en foyer.
Et les grands parents ?
Vu le contexte familial il prend pas de risque.
OK. Tu l'emmènes avec JP, on se retrouve au bureau.
A nous.
Vous savez pourquoi on est là ?
Elle a pas à décider de mon temps avec mon fils.
Vous croyez qu'on est là pour ça ?
Pour quoi, alors ?
Faut peut-être
voir ça au service.
Voir quoi?
Y a quoi ? Vous écoutez pas la radio ?
Non-.
Vous êtes recherché.
Sandrine et Lucie sont mortes.
Quoi?
Votre femme et votre fille sont mortes.
C'est un accident?
On n'a pas encore tous les détails.
Atmosphère de suspense
M. le procureur ? Je vous prie de m'excuser.
Deux minutes.
Je vous annonce que le 2e DPJ vient d'interpeller Stéphane Jaulin.
Sur une aire d'autoroute à hauteur de Vémars.
Et l'enfant ? Sain et sauf.
On le conduit dans un foyer.
j'espère des aveux du père dans la journée.
C'est parfait.
Je déjeune avec le procureur général,
je vais lui annoncer. Accompagnez-moi ?
Je dois recevoir la veuve du policier qui a été renversé.
A ce propos. J'ai reçu ce matin les syndicats de policiers.
Entre nous, ils sont à fleur de peau. Les agressions contre
les forces de l'ordre se multiplient, ils attendent
une réponse rapide et exemplaire.
Ils ne seront pas déçus.
- Décidément, t'es l'avocat qui monte.
Avec cette affaire, tu vas passer à la télé.
Jaulin m'a désigné car il ne connaît que moi.
Vous avez d'autres pistes que lui ?
Tu veux pas non plus que je te montre le dossier ?
Moi, à ta place,
je lui conseillerais de parler. Mais tu n'es pas moi.
- C'est un conseil.
On a peu de temps.
Vous préférez parler ou garder le silence ?
C'est un cauchemar,
c'est pas possible.
Si vous êtes coupable, taisez-vous. Vous serez mis en examen,
on aura accès au dossier, on décidera
quoi dire.
Dire quoi ? J'ai rien fait!
Très bien, je vous crois.
Dans ce cas, répondez et ne mentez jamais.
Si une question vous gêne, gardez le silence.
Vous serez interrogé sur votre vie privée,
votre situation financière, votre vie sexuelle.
On essaie ?
Asseyez-vous.
Que faisiez-vous sur la route ?
Je suis parti acheter des clopes.
j'ai laissé Léo dormir dans la voiture.
A mon retour, j'ai cru que Sandrine m'avait envoyé les flics.
Vous fuyiez pour ça ?
Je sais pas...
Je savais pas qu'elles étaient mortes.
C'est difficile à croire. Ils ont montré Sandrine à la télé.
j'ai pas regardé la télé ni écouté la radio.
Si vous mentez, ça va se voir.
Je ne mens pas, je sais même pas où elles sont!
Tu trouves ça normal ?
La dernière fois qu'on s'est vus, c'était pour des violences légères.
On a eu du sursis,
c'était bien.
La vérité est souvent
la meilleure stratégie.
Je dis la vérité.
Très bien.
Allez,
courage.
On va parler de samedi.
Le jour où Sandrine et Lucie ont été
assassinées. Vous avez pris Léo
à quelle heure ?
A 11 h. Je me suis garé devant la maison,
Sandrine a amené Léo à la voiture.
On a discuté, je suis parti.
C'est là qu'elle vous a prêté sa Carte Bleue ?
Oui, j'étais à sec.
Et les 2000 euros en liquide ? C'est quoi ?
Je dépanne les gens, à droite, à gauche.
Plomberie, peinture... Et vous demandez quand même
à Sandrine sa CB ? C'est elle qui me l'a proposé.
Pourquoi vous étiez
séparés ? Pas séparés, en break.
Ca allait déjà mieux.
Ouais, ça arrive à tout le monde.
- On a retrouvé ça.
Lucie a l'habitude de faire des choses comme ça ?
Non, ça lui ressemble pas. Bon, samedi, 11h.
Vous récupérez Léo. Et ensuite ?
Direct à l'hôtel ? On a été au McDo.
On a fait un tour au parc avant l'hôtel.
Vous deviez le ramener quand ?
Le soir même.
Mais je voulais profiter de lui,
et le garder un peu.
Vous en voulez ?
Merci.
Vous avez
un ordi?
Un PC.
Portable ? Oui.
Lucie a mis dessus un autocollant en forme d'abeille.
Il y a quoi, dedans ? Euh...
Vous savez pas ?
Vous pouvez garder le silence.
Il y a de la musique, des séries. Pourquoi ?
On n'a retrouvé que l'alimentation.
Où est passé l'ordi ?
Mon client était absent depuis plusieurs semaines.
- On fait une pause.
- Moi, je dis
qu'il nous enfume. Pas une larme, il est précis.
C'est quoi, cet argument? Il répond aux questions.
Moi, on touche à mes gosses, je suis anéanti. Incapable de dire un mot.
Laisse tomber.
Pourquoi ? Parce que j'ai pas d'enfant?
- Arrête. - Hé, vous permettez
que je donne mon avis ?
Je vous écoute,
et vous prenez le problème à l'envers.
On n'a pas affaire
à un gros voyou. Inutile de passer des heures à attendrir la viande.
Un type ordinaire commet un acte extraordinaire.
- On fait quoi?
Il ne demande qu'à avouer. Alors on lui rentre dans le lard.
C'est ce qui est prévu.
On l'a écouté, on sort nos billes. Vous savez quoi, Berthaud ?
On va faire ça ensemble.
Allez !
Un bouge l
Voici les SMS
envoyés à Sandrine.
”T'es qu'une salope...
"Tu mérites pas tes enfants". Il y en a des pages.
Ils sont lus
hors contexte.
C'était quel contexte ?
j'étais en colère. Une main courante du 9 septembre
dit que vous avez ramené les enfants en retard.
Par rapport à quoi? On s'arrangeait entre nous.
C'était juste Léo.
Portable
Toujours Léo, jamais Lucie ? Vous preniez pas les deux ?
j'ai pas la place.
D'après la mère de Sandrine, c'est une histoire de préférence.
T'aimais pas ta fille ?
Vos questions sont totalement déplacées.
On va poser la question à Léo.
Vous pouvez pas.
On peut ! Il a 4 ans !
Il sait parler !
T'as peur qu'il parle ? Il a vu sa sœur mourir?
C'est inadmissible. Réponds ! Il a vu
ce que t'as fait à sa mère ? On arrête.
Non, on arrête quand je le décide.
T'as rien sous le coude, je suis rassuré.
Je t'ai pas tout dit.
A part trois textos et une vague tentative de fuite, vous avez quoi ?
Si son alibi est vérifié, libère-le ou je te raterai pas.
- J'ai rencontré mon mari,
il avait 19 ans.
Il voulait être policier.
C'est une belle vocation.
Il a toujours été fier de porter l'uniforme.
Mais c'était pas un cow-boy.
Il allait vers les jeunes, il leur parlait.
Ses collègues, c'était
sa famille.
Ils étaient là
quand il est mort. Ils m'ont dit qu'il n'a pas souffert.
Il est décédé rapidement. Selon le rapport d'autopsie.
Mme Sanchez, j'aimerais vous faire part
de l'avancée du dossier. Malheureusement,
vous ne souhaitez pas vous constituer partie civile.
Non, c'est inutile.
Vous devriez.
Ah bon ?
L'issue d'un procès est incertaine.
Pour un jugement
équilibré, vous devez être représentée en tant que victime.
Vous croyez ? J'en suis sûr.
Et vous pourrez demander réparation pour le préjudice moral.
Non, non.
Parlez-en
avec un avocat. Je suis désolé, je ne vais pas vous retenir
plus longtemps.
Merci pour tout.
Je ne vous ai pas dérangé ?
Non. Je vous souhaite beaucoup de courage.
Ah ben, tenez. Maître Karlsson !
Vous qui connaissez les méandres du palais,
pourriez-vous indiquer à madame comment se rendre à L'Ordre ?
j'y allais, justement. Accompagnez-moi ?
Merci beaucoup.
Atmosphère de suspense
Oui, c'est Laure Berthaud.
j'aurais besoin d'un rendez-vous avec le Dr Mariotti.
Dans un mois ? Non, c'est urgent.
Une IVG.
Euh...
Justement, j'ai une question. Est-ce que...
Oui, j'attends.
La semaine prochaine ?
C'est pas possible avant, même entre deux rendez-vous ?
C'est possible
en début ou en fin de journée ?
Bon, ben 11 h, je m'arrangerai. Merci.
Le petit garçon est là.
T'as bien écouté, lors de ton stage aux mineurs ?
Il faut qu'il parle.
- S'il parle pas, je lui colle une droite.
Alors, Léo.
T'as quel âge ?
*4 ans ? C'est bien.
Le foyer ?
Oui, y a une piscine.
Alors tout va bien.
On t'a dit pourquoi
tu étais là ?
Alors, tu vois, ici, c'est la pièce des secrets.
Et dans cette pièce, tu peux tout dire.
Regarde-moi.
Tu peux tout dire, dans la pièce des secrets.
Faut pas avoir peur, on est là pour t'écouter.
C'est qui ?
Ta famille ?
Papa.
Léo.
Lucie et maman sont mortes.
C'est quoi.
Être mort ?
Tu sais pas ?
Ca veut dire crevé.
C'est pas joli.
Je connais plein de gros mots.
Oui, je vois ça.
Elles sont mortes ?
Elles étaient malades ?
Je m'en rappelle plus.
Et ton papa, il est gentil ? Oui, sauf quand
il fait la colère.
Ah?
C'est quoi.
la colère ?
Il crie, il fait des choses.
*Quoi, comme choses ?
Ne sais Mus..
*- Tu veux pas me le dire ?
C'était quand, la dernière colère ?
Mon doudou...
Lucie a son doudou ?
Elle a peur, si elle a pas son doudou.
On va y aller, il est fatigué.
Il ne dira plus rien.
Tiens.
Putain d'hormones.
Ca n'a rien à voir.
C'est ce petit garçon.
Il est tout seul.
On vient lui bousiller la vie avec nos questions.
Ben on fait notre boulot.
Ca sert à rien, on en a rien tiré.
Peut-être qu'il a rien vu.
Atmosphère mélancolique
Toi par contre... Bravo, hein.
T'as le feeling avec les mômes.
Ouais.
j'ai un putain de feeling.
T'es con.
- C'était peut-être trop tôt
pour interroger l'enfant, on réessaiera.
Jaulin a un alibi, on vient de le vérifier.
L'employé de l'hôtel l'a vu arriver avec son fils à 18 h 15,
et ne l'a pas vu ressortir.
Il a des souvenirs précis, ce monsieur.
Et le bornage du téléphone ? Toute la soirée à Villepinte.
Il a pu laisser son portable et aller tuer sa femme.
Oui... mais on s'est peut-être un peu précipités.
Dites-moi, je vous ai connue plus pugnace, Laure.
Vous avez les résultats ? On sait comment la petite est morte ?
Non, toujours pas.
On fait quoi, pour la garde à vue de Jaulin ?
Pour le moment, on le laisse sortir.
On le place sur écoute.
On verra bien.
Signez là, c'est la fin de votre garde à vue.
Votre avocat vous attend.
Il est venu vous chercher.
Merci de rester en région parisienne.
D'accord.
Je peux revoir les dessins trouvés dans la chambre de Lucie ?
j'y ai repensé, et ça ressemble à ce que fait le frère de Sandrine.
Son frère ?
Olivier.
C'est vrai que ça fait pas dessin d'enfant.
On dirait des corps qui flottent.
On ne vous retient pas plus longtemps.
Il est où, son frère ? A Sainte-Anne.
Son frère est à Sainte-Anne !
- Ses parents vous l'ont pas dit? - Non.
- Il est peut-être pas au courant pour Sandrine et Lucie.
Atmosphère de suspense
Si des journalistes appellent, renvoyez-les sur moi.
Vous avez des amis chez qui aller?
Restez pas seul, Stéphane. Non, ça ira.
Je veux juste rentrer chez moi. Pas à La Courneuve.
Votre maison est sous scellés durant l'instruction.
Vous pouvez aller y récupérer des affaires.
Mais j'ai rien fait!
La police va continuer de travailler sur vous.
Mesurez vos propos au téléphone.
- En cas de besoin, appelez-moi.
Je veux juste revoir Léo.
j'ai plus que lui, putain. Il doit se demander où je suis.
Je ferai une demande demain, ça devrait aller vite.
Le pire, c'est que les flics ont raison.
Avec Lucie, j'ai jamais ressenti la même chose que pour Léo.
Elle est arrivée trop vite, j'étais pas prêt.
Bébé, elle avait
des problèmes respiratoires.
Une nuit... elle était à l'hôpital.
Elle dormait dans son berceau,
je la regardais.
Et j'ai prié pour qu'elle se réveille pas.
Qu’elle meure.
Ca a duré rien... Mais c'était si intense.
Je voulais plus d'elle. Mais maintenant...
Ce matin, avec les policiers,
j'ai eu comme un blanc.
Je me suis dit pendant une seconde "C'est peut-être vrai".
"Je les ai tuées et je m'en souviens pas."
Reposez-vous.
Je vous appelle demain.
Atmosphère de suspense
Les infirmières, ça me fait un truc. Moi, j'aime pas du tout.
Regarde, là.
Il me faut un café. Désolée.
Pas le temps.
Paie-lui un café, t'es vache. Vas-y, toi.
Capitaine Berthaud ?
Bonjour. Dr Collet, je suis le chef du service.
Je vous rappelle.
M. flemme'
est apte à être interrogé ? Oui, je vous ferai un écrit.
Il sait pour sa sœur et la petite ? On lui a dit,
mais il n'a pas eu de réaction.
Il aime sa sœur, elle l'a soutenu quand ses parents l'ont amené ici.
Elle venait ? Chaque semaine.
Elle le calme un peu. Enfin c'est relatif, il est très opposant.
Hier, au bois de Vincennes, il a poussé une femme à l'eau.
Mais j'ai vérifié : samedi, il est resté ici.
- Q'est-ce qu'il foutait là-bas ? Il sort comme ça ?
- Le risque qu'il commette une agression était minime.
M. Delorme, vous n'êtes pas
dans votre chambre ? Mme Charnier m'a autorisé.
Retournez-y pour répondre aux questions de ces personnes.
Je rentre pas, je suis libre !
Et ma liberté, on la prend pas !
Pas au pays des droits de l'homme !
On peut
l'interroger ici ? Allez-y.
Bonjour, M. Delorme. On voulait savoir où vous étiez samedi.
Vous avez une cigarette ?
M. Delorme, répondez. Je vous apporterai un patch.
Avec une puce pour m'espionner ? J'étais chez moi.
Vous étiez ici.
j'étais chez moi, je me suis branlé !
j'ai fermé les volets à cause des nazis dans la rue.
C'est où ? Un studio dans le 14e.
Ses parents le lui paient.
Samedi, il n'avait pas de permission.
Arrêtez-moi, je m'en fous.
Les flics de Sarkozy !
Il est plus là, Sarko. Me touche pas !
On se calme tout de suite. Je veux pas me calmer!
Et me foutez pas sous médocs.
Quoi?
C'est pas un spectacle !
M. Martin ! Allez, allez.
Ramenez Olivier.
- Me donnez pas vos médocs ou je vous fous un procès !
On peut continuer dans sa chambre ?
Je le trouve très agité.
Il réagit à la mort de sa sœur et de sa nièce.
Revenez plutôt demain, on va le sédater.
Son studio est dans le 14e ? Ouais.
Ils le connaissent peut-être, au commissariat.
Ils ont peut-être vu des nazis. Convoque les Delorme.
Bizarre qu'ils aient pas mentionné leur fils schizo.
Putain, 11 h. Rentre au service, fais le PV.
Moi, je peux pas.
C'est pour le...
Pour l'avortement, Gilou. J'appelle les choses
par leur nom.
Je peux ?
Bien sûr, Pierre. Comment allez-vous ?
Très bien, et vous ? Bien.
Un café, s'il vous plaît.
On a failli travailler sur la même affaire.
Pourquoi "failli" ?
Je n'en ai pas fini avec votre client.
Les enquêteurs se basent sur des impressions, pas des preuves.
Excusez-moi,
ne le prenez pas mal.
Plus personne ne respecte le secret de l'instruction. Moi, si.
Donc, je ne peux pas parler de ce dossier en dehors de la procédure.
Faites pas cette tête.
Parlez-moi de vous. quoi de neuf ?
Le bâtonnier m'a proposé de me présenter aux élections
du Conseil de L'Ordre. Au Conseil de L'Ordre ?
Il a décidé pour vous ?
Je crois, oui. Il est pas très gentil
de vous envoyer au casse-pipe.
Vous voulez pas goûter ? C'est très bon.
Merci, j'ai pas très faim.
M. le juge ?
Je vous cherchais.
Maître.
Mme Sanchez vient de me désigner.
C'est épatant, on va pouvoir travailler.
Vous avez une minute ?
Je vais vous montrer quelque chose.
Marianne. Bonjour.
Maître.
Tenez...
Je viens de le recevoir.
Le rapport d'expertise sur la voiture de Lesueur.
Lisez les conclusions.
"A l'issue de l'étude
"du véhicule immatriculé..."
Ils confirment la version des policiers.
Vous avez demandé une contre-expertise ?
Oui, mais elle est
impossible, car le véhicule a été "envoyé à la casse par erreur".
Drôle de hasard.
Pas étonnant, c'est la police.
- Ne confondez pas une corporation avec quelques éléments
préjudiciables.
La voiture des policiers a été expertisée ?
Non. Pourquoi ?
Regardez.
- Là. - Oui?
- Ca.
C'est une ombre. Non, c'est une trace de choc.
Oui?
Je ne vois pas.
Là.
On voit mieux, regardez.
Sur le capot. Vous avez raison.
C'est une piste.
On va faire expertiser ce véhicule. Je prépare la demande.
Bien.
Bien, bien.
Vous valez mieux que
votre réputation.
Faites-le savoir, ça se bouscule pas au portillon.
Je n'ai pas
ce genre de réseau.
Demandez à votre ami Pierre ?
Si on le sollicite pour le Conseil de L'Ordre,
c'est qu'il a des relations.
Oui, je lui demanderai.
Je vous tiens au courant.
Atmosphère de suspense
C'est un peu froid.
Vos dernières règles remontent à quand ?
Je sais pas.
Deux mois, peut-être trois.
- Ca ne vous a pas alertée ?
- J'allais pas bien, je pensais que c'était lié.
- Pas bien comment?
Un décès.
Vous êtes sûre
de vouloir avorter ?
Sûre.
Beaucoup
de femmes de votre âge regrettent ensuite.
Prenez le temps de réfléchir.
Je veux pas d'enfant.
j'ai le droit, non ?
Ca va se passer comment? Je vais être hospitalisée longtemps ?
Vous êtes à 15 semaines d'aménorrhée.
Ca veut dire ?
Que vous avez dépassé le délai pour une IVG.
Je ne peux rien faire pour vous.
C'est un garçon ou une fille ? Raconte.
Lâche-moi deux minutes, là. Non, mais...
Y a les parents Delorme.
On ne vous a pas parlé d’Olivier
parce qu'il est dans un hôpital.
Tout m'intéresse, Mme Delorme. Sandrine s'entendait bien
avec Olivier ?
Oh oui. Son frère, fallait pas y toucher.
Elle refusait sa maladie.
Elle nous en a voulu,
mais on ne pouvait plus le garder à la maison.
C'était quand ?
Sandrine était en seconde,
il restait enfermé dans sa chambre.
Il refusait de se laver, de se nourrir.
Il laissait pourrir ce qu'on lui apportait à manger.
Il disait qu'on était des êtres inférieurs.
Qu’on souillait ce qu'on touchait. Seule Sandrine pouvait entrer.
Stéphane Jaulin et Olivier ont quels types de rapports ? ils se voient?
Un peu, pendant les déjeuners
de famille.
Déjeuners que Stéphane finissait toujours par gâcher.
Dès qu'il buvait.
Il avait toujours un reproche à nous faire.
On n'avait pas mérité ça.
Quoi?
Que Sandrine ramène un type comme ça.
C'est pas faute de l'avoir mise en garde.
Elle en faisait qu'à sa tête. Arrête.
Sandrine, on l'a vue changer sous l'influence de ce salopard.
S'éloigner de nous.
Elle nous a même insultés.
Elle qui était notre fierté.
Et vos petits-enfants ? Vous en êtes pas fiers ?
Vous en pensez quoi?
Ben j'en pense que... Ma fille et ma petite-fille me manquent.
Que le salaud qui a fait ça, c'est Stéphane.
Voilà.
Il ne nous reste plus que Léo.
On se battra pour l'avoir. L'autre, il l'aura pas.
- Le labo m'a faxé le rapport
de toxicologie de Lucie, elle est morte noyée.
Où ça?
Dans le canal.
Elle était vivante quand on l'a attachée à sa mère ?
Oui, mais pas consciente.
Regardez la dernière page, Laure.
Le zopiclone ?
Un hypnotique qui entre dans la composition des somnifères.
Elle était droguée ?
Un geste réfléchi, les somnifères.
Un geste pour épargner des souffrances.
Un geste de père.
Ca donne quoi,
les écoutes de Jaulin ? Rien pour l'instant.
On se concentre sur Olivier. Il a essayé de noyer
une joggeuse.
Mais l'hôpital certifie qu'il n'est pas sorti samedi.
Il aurait fugué pour aller tuer sa sœur et sa nièce ?
On cherche un éventuel complice de Jaulin... C'est peut-être lui.
Les parents, ils en pensent quoi ?
Ils détestent leur gendre.
j'ai la réponse
concernant la voiture.
Celle des policiers ? Oui, allez-y.
L'expertise est impossible.
La voiture ayant été endommagée par une chaise lancée
d'un balcon. Elle est en réparation.
- Une suite
de catastrophes. Dois-je
les appeler ?
Non, surtout pas.
On va leur rendre une visite de courtoisie.
Perdez pas de temps avec le frère de Sandrine.
C'est sur le père qu'il faut travailler.
Vous avez retrouvé l'ordi ? Pas encore.
L'ordinateur et le père. Vos deux priorités, Laure.
On y va?
On est d'astreinte H24, et y a pas que les voitures.
On fait les menottes, les sabots de la fourrière, etc.
- Très impressionnant. Vous avez assez de moyens ?
On manque de personnel.
Ici, on est la 5e roue du carrosse.
Hamid !
Où est la Mégane qui est entrée hier ?
Je l'ai finie ce matin.
C'est celle-là ? Oui.
C'est bien le bon véhicule ?
Oui, vérifiez le numéro de série.
Je vous félicite.
Un résultat aussi rapide avec votre charge de travail.
Je peux voir
les pièces qui ont été changées ?
Oui.
Brouhaha joyeux
Alors ?
- Alors quoi ?
- C'est quoi, un père de famille nombreuse ?
Ca t'intéresse, maintenant ? Ouais.
Ben là, tu vois, je rentre pas chez moi, je traîne.
C'est si dur ?
C'est pas simple, ouais.
On se prend la tête.
Genre, je suis jamais là. Et quand je rentre, elle gueule.
Demande ta mute en province ?
Un service moins chaud !
Ouais !
Avec ton ancienneté,
ta blessure, tes quatre gosses, t'y vas sans problème.
T'es sérieuse, là ?
Tu veux que je parte, en fait ?
Je disais ça pour toi.
- Bon, j'y vais, je suis crevé.
Je commence tôt. Je te ramène ? Je finis mon verre.
Tu peux pas laisser ton verre deux secondes ? Allez pose-le.
Arrête. Non mais t'es relou. On y va.
T'es super agressif.
Je finis mon verre.
Gilou ! T'es relou.
Ca te dérange pas.
Si je me mets à l'aise ?
Tu veux savoir comment ça s'est passé ?
Je te fais plus chier, avec mes questions ?
j'ai passé le délai.
Plus le droit d'avorter.
Tu sais quoi?
Il a osé me dire qu'à mon âge, c'est une chance d'être enceinte.
Et tu vas faire quoi ?
Aller en Hollande.
C'est peut-être con, hein...
Mais...
Si tu le gardais ?
Si je te filais un coup de main ?
Si on l'élevait?
Quoi?
Je te propose pas de...
Juste on partage un appart
Tu serais pas seule à tout gérer.
Je te filerais un coup de main pour le quotidien, le fric...
Et les couches ?
Te fous pas de ma gueule, je suis sérieux.
Je me fous pas de ta gueule.
Je savais pas que t'avais la fibre paternelle.
Tu vois, tout arrive.
La mort de Sami m'a fait gamberger.
On a quoi ? Le soir, on rentre chez nous...
Comme des cons, tout seuls. On regarde des séries à la télé.
j'ai envie de construire un truc.
Tu vois ?
Je vois.
Je jouerai pas les mères porteuses parce que tu t'emmerdes.
Si t'as envie d'un gosse.
Trouve une vraie copine.
Atmosphère mélancolique
Je te préviens, j'ai déjà dîné.
Fallait me prévenir. Je te faisais une surprise.
Pendant que tu y es, t'en as pas une à m'annoncer ?
De quoi tu parles ?
j'ai appris, pour le Conseil de L'Ordre.
Roban m'en a parlé.
Mais j'ai pas encore décidé.
Ah.
Et tu comptes dire oui ?
D'après Roban, j'ai aucune chance.
Il t'a dit ça ?
Au contraire, t'es parfait.
Le petit côté bourgeois. le réseau.
L'expérience. Et tu es pénaliste.
C'est bien vu. Surtout avec l'affaire Jaulin.
Tu me vois à L'Ordre ?
Oui, mais ça me ferait chier.
T'as peur que je cesse mes visites surprises ?
Non, que tu cesses toutes tes visites.
Ca va pas, non ?
T'as pensé à ma soupe miso ?
Je croyais que t'avais mangé ?
Chocs violents
Wouah. Le mec qui se remet au sport.
Qui arrête de picoler.
Ca casse le mythe.
Tu sais ce que Laure
m'a sorti ?
Que je devrais
demander la province.
Elle veut que je dégage.
Mais non.
C'est quoi le problème ? J'ai loupé un truc ?
Elle se remet pas de la mort de Sami.
Moi non plus, mais j'agresse pas tout le monde.
Je vais finir par lui rentrer dedans.
Je vais lui parler. De quoi ?
Lui parler.
Les gars.
j'ai eu le patron du CP14 au téléphone.
Ils connaissent Delorme, il fait chier tout le quartier.
Samedi, il y avait un tournage en bas de chez lui.
Un tournage de film ?
Avec des figurants en nazis.
C'est bon, ça. En tous les cas,
samedi, Delorme, il était dehors.
Le jour des meurtres.
Voilà. Tu vois ?
Au revoir.
Au revoir, madame.
Mme le juge, je suis Me Clément.
L'avocat du père de Léo Jaulin. J'allais vous appeler.
Entrez.
Vous maintenez le placement, mais mon client n'est pas poursuivi.
Aucune charge n'a été retenue contre lui.
Les grands-parents souhaitent avoir la garde de Léo.
Ah bon ? A quel titre ?
M. Jaulin représenterait un danger pour leur petit-fils.
Je dois dire qu'ils ont soumis des éléments convaincants.
Mon client a perdu sa femme et sa fille.
On ne peut pas lui infliger ça.
Je ne considère que l'intérêt de l'enfant.
Je convoquerai les parties pour décider du placement.
Très bien, merci.
Content que vous soyez là. Y en a marre de ce locataire.
On porte plainte depuis des mois.
- Q'est-ce qu'il a fait? - Vous allez comprendre.
- Pouah ! - Je commence à comprendre.
- Putain, y a un macchabée ou quoi?
- C'est l'enfer.
Sonnette
C'est bon, fais péter.
Oh, putain.
Je dois rester ?
On a besoin de deux témoins, oui.
- Oh, la vache...
Atmosphère dramatique
Elle crie.
Ah ! Gilou !
Gilou ! Gilou !
Aide-moi !
- Merde de merde !
Putain j'aime pas ça.
Ah la connerie ! J'en ai dans le cou.
j'en ai dans le cou !
Ah ! J'en ai dans le cou, là !
- Ah putain !
Gilou, s'il te plaît! J'aime pas ça non plus !
Oh putain.
Je vais gerber.
Atmosphère apaisée
C'est pénible, mais faut vérifier chaque sac.
Si vous trouvez des papiers, un portable,
vous nous appelez, OK ?
Tu m'aides à le tourner ?
Un, deux, trois.
T'as un couteau ?
Regarde, c'est curieux. C'est quoi ?
Tintin rit.
Q'est-ce qu'il y a de drôle ?
C'est rien, c'est...
Atmosphère de suspense
Hé!
C'est l'ordi
de Jaulin.
Cava?
Ouais.
Plusieurs jours dans un congélateur, c'est grave ?
A priori non, ça va pas poser de problèmes.
Ah, le disque
a été formaté.
Pas sûr que je puisse le récupérer.
Ce serait bien. Je vais voir ce que je peux faire.
Thème de la série
Sous-titrage LIZARD C.S.E.
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