Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Je vous en prie, il faut absolument me rembourser ces jaquettes à 80 %.
Je ne peux pas m'en passer.
Regardez, quand je chante, ça se voit.
Regardez, je ne peux pas chanter.
Je ne peux pas chanter
sans mes jaquettes.
Jérémie, tu te souviens, quand tu étais petit,
du jour où, sur la poitrine de ton professeur de piano,
cette mouche s'est posée,
l'occasion de toucher cette gorge de Mlle Solange
qui te fascinait depuis si longtemps.
L'occasion, hélas, s'est envolée
avant que... Hélas !
C'est l'heure de la soupe,
mais on devrait pouvoir vous rembourser vos jaquettes à 80 %.
Monsieur, je vous remercie.
Je vous enverrai deux places pour l'opérette.
- Qu'est-ce que c'est ? - Un télégramme urgent.
Un télégramme.
C'est urgent. C'est un télégramme, madame.
Un télégramme.
Tu as fini de pisser, Lolo ?
Lui, il est vendu, parle-moi de peuple plutôt.
Et maintenant, le courrier de Mme Lune.
Le carré du soleil va vous empêcher momentanément
de poursuivre ce que vous avez entrepris
et vous devrez vous armer de patience.
Il ne faut pas vous décourager,
tout cela est passager.
Le sextile de Vénus vous fera bénéficier, en revanche,
d'un climat sentimental excellent.
Je montais, vous m'avez fait descendre.
Mea culpa, monsieur.
On m'attend au troisième gauche, porte B,
pour une commande,
une gamme des meilleures marques de liqueurs
fines, distinguées,
pour invités de classe, à des prix hors commerce,
mise en bouteille spéciale,
tout ça numéroté.
Je peux vous faire goûter des échantillons.
Merci.
Vous avez une belle écharpe.
- Vous êtes trop aimable. - C'est un oiseau ?
C'est un ibis.
C'est un ibis ? On ne peut pas le jouer au poker ?
- Je ne joue jamais. - Vous ne jouez pas ?
Type écharpe brodée, quatrième gauche,
à revoir.
C'est pour...
Je vous parie 500 francs
que j'ai les meilleures liqueurs du monde.
Regardez sous la porte, ça vaut la peine.
Acceptez au moins ce doigt de chartreuse 1924, prix Deluines,
sinon vous me vexeriez, colonel.
1924 ?
- Non. - C'est dommage,
j'ai la meilleure prune mauve, la meilleure violette chablisée,
la meilleure framboise.
- De la framboise des Ardennes ? - Parfaitement.
Entrez.
Un drame s'est déroulé il y a moins d'une heure dans la périphérie.
M. Jacques Debran, mécontent de la cuisine de sa femme Charlotte,
a jeté la soupière à travers la pièce,
brûlant grièvement ses deux enfants,
puis il s'est tiré une balle dans la tête
mais la balle est partie par la fenêtre,
atteignant un passant, M. Albert Leconte.
Le malheureux a le foie traversé
et son état est désespéré.
Aucun autre fait divers signalé.
On ne parle toujours pas de nous, Jérémie.
Il n'y a plus de cochers.
C'était bon, les cochers.
Mais...
Comment se fait-il
que vous ayez de l'alcool de sureau
de 1924 ?
Il n'y a plus de cochers,
plus de trains à vapeur,
plus de bateaux à aubes.
On ne rencontre même plus de prince dans l'avenue du Bois.
Sureau, myrtille, sorbier,
ce sont des spécialités
depuis 1918.
Même les fruits sont chimiques.
Raoul,
tu me commanderas quelques prunes ?
Oui, juste après l'armistice, alors.
On leur en a fait baver, aux boches.
Nous avons conservé nos spécialités pendant 50 ans
et puis, un jour, nous les remettons sur le marché,
amenées par...
Vous auriez dû les garder 100 ans.
Nous ne les aurions pas goûtées, et moi non plus.
Mais qui ? Les cochers ?
Non, les bouteilles.
Madame est servie.
Il sentait si bon, le rosbif de Mlle Catherine.
J'ai fait le nécessaire.
Les pompiers, il y a que ça de vrai.
Les pompiers feraient mieux de rouler à pied.
Tiens, c'est Raymond.
Qui aurait cru qu'on allait le rencontrer ici ?
- Je prendrai ma revanche ce soir. - Je t'attends.
Il prend sa revanche, qu'il dit.
Oui, Saddo, il va prendre sa revanche.
C'est bien ça qu'il a dit ?
Écoute, tocard, M. Ratin te donne jusqu'à lundi pour payer ta dette.
C'est trop court, je pourrai jamais.
Regarde comment on l'a arrangé.
M. Ratin lui a fait crédit pendant trois mois,
comme à toi,
et il a pas payé.
Allez, va !
À lundi, Raymond. Souviens-toi.
L'étrangleur a frappé pour la septième fois.
La ville est dans l'angoisse.
Le commissaire Boucher, muet comme une carpe,
est pourtant sûr de lui.
L'étrangleur ne continuera pas à tuer sans relâche,
il tombera dans le piège tôt ou tard.
Seule la guillotine lui fera expier ses crimes.
Soyez prudentes, mesdames, le monstre rôde dans la nuit.
Le monstre, c'est sûrement une femme.
Sûrement pas.
Alors, pourquoi il ne les viole pas ?
C'est pas un sauvage.
C'est un anormal,
pas parce qu'il étrangle les femmes,
je comprends très bien qu'on les étrangle,
mais si c'était un homme, un vrai,
elles passeraient d'abord à la casserole.
Bien dit, M. Dulant.
Moi, je leur en ferais voir de toutes les couleurs.
Vous vous rendez compte de ce qu'on peut faire à quelqu'un attaché
avec un bâillon ?
Si c'était moi...
En effet, je n'avais pas pensé à ce côté des choses.
Vous voyez ?
Par contre, vous avez pensé à votre dîner.
Vos croquettes sont délicieuses. Comment les préparez-vous ?
Ce sont des abats
que je malaxe avec des herbes folles.
Caramba !
6 francs.
La victime de l'étrangleur, Mlle Catherine Valériano,
reposait sur un fauteuil à bascule, rose comme une petite fille.
J'ai un plat qui attend.
Deux kebabs au trois, une mini au sept.
Madame, je vais pas oser rentrer chez moi ce soir.
Si l'étrangleur me touche, je lui tords le cou.
Pourquoi ces meurtres continuent ? La panique gagne la ville.
Qu'il essaye avec moi, ce sadique.
- J'en fais du roubignole kebab. - C'est quoi ?
La 4 trouve qu'il n'y a pas assez de viande.
...qui s'avère délicate, ô combien.
Quoi, il n'y a pas assez de viande ?
Il n'y a pas assez de viande, là ?
Emporte.
- Vous lui avez mis un os. - Il y a de la viande autour.
...pour arrêter l'étrangleur.
Pensez-vous que nous arriverons à l'avoir rapidement ?
Cet étrangleur est-il un fou,
un sadique ou un maniaque ?
Au contraire...
- Prends un taxi ce soir. - Merci, madame.
Que penser de cette affaire ?
Encore une saloperie d'étranger.
Avec permission,
donnez-moi un Républicain d'Athènes, c'est un journal grec.
Tire-toi, métèque.
Est-ce que je vais vous emmerder en Grèce, moi ?
C'est le canal de la noyée sourde.
Le canal.
Par ici, ristorante !
Venez ! Venez !
- Coco, bananes... - Bande de métèques.
Je vous flinguerais tous.
Attention.
Ristorante.
L'an dernier, j'en ai dégringolé une dizaine.
Folklore.
Et toi aussi, Margos,
tu es un beau salaud. Grec de mes fesses !
Ta gueule, ils me font bouffer.
Et ta dignité, bougnat,
où elle est ?
Va te coucher dans tes casseroles.
Capito !
C'est la providence qui les envoie.
Bonsoir, chérie.
Salut, Margos.
Tu paies le restaurant ? La journée a été bonne ?
Deux belles commandes, alors j'ai pensé
venir te chercher et manger un kebab,
d'une pierre deux coups.
Je me méfie de tes coups.
Où tu m'installes ?
Au comptoir. La salle est bourrée.
Prends pas de kebab, il est pas terrible.
Un petit raki.
Alors, il paraît qu'on divorce ?
Les femmes, ça change d'avis comme de chemise.
Je dirais que ça change plus de chemise que d'avis.
8 francs.
Accélère le service, qu'on s'en aille.
Vous avez déjà entendu le bruit de la mousse, M. Villiers ?
C'est comme l'écume sur les rochers quand la vague se retire.
Écoutez la bière.
C'est bien la mer, oui.
Dites-moi, M. Margos,
j'aurais besoin de trois briques pour quelque temps.
Mon pauvre vieux, trois briques ?
Vous avez de la chance.
Moi, j'ai besoin de dix briques
pour m'acheter une maison au bord de la mer.
Il y va de ma santé, de ma vie.
Moi aussi, il y va de ma vie.
Écoutez-moi, vous connaissez M. Ratin ?
Oui, il vient souvent ici. Il paraît qu'il est pas commode.
Si je ne le rembourse pas lundi, il me fait la peau.
Prêtez-moi trois briques.
Je vous donne des bijoux de grande valeur en garantie.
Vous avez des bijoux ? Où ça ?
Tu as des bijoux ? Où ça ?
On ne peut plus plaisanter dans ton boui-boui ?
Un chachlik et une carafe d'eau, c'est tout ce qu'il te faut.
Dépêche-toi de manger, mon service se termine bientôt.
Les bijoux sont à votre femme ?
Il est bon, mon chachlik ?
Je vous aime bien, tous les deux.
Si vous avez besoin de moi,
je peux te prêter trois briques sans garantie.
Avec tous ces usuriers et toutes ces banques,
c'est difficile de trouver à emprunter.
Efkaristo.
Chez Margos, on s'amuse.
Epsilon.
Pas de ça ici.
On ne touche pas les fesses d'une dame devant son mari.
Si tu recommences...
- On est chez nous, en Grèce. - Mange, ça va refroidir.
Merci. Du balai.
Du balai.
Allez, du balai.
Du balai ou je te casse la gueule. Toucher à ma femme...
Non mais !
Pas terrible, ce chachlik.
M. Margos, s'il vous plaît, un café et l'addition.
Très joli.
Je m'intéresse beaucoup aux bijoux, en ce moment.
Un petit café ?
C'est toi, l'étrangleur, Zizi ?
Pourquoi ils t'arrêtent pas, les flics ?
Parce qu'ils sont cons, les flics.
Je le répète tous les jours que c'est moi l'étrangleur.
Ils vous croient pas, ces enflés ?
Pour eux, je suis pas assez distingué pour être un étrangleur.
Pourtant, personne n'a vu l'étrangleur.
C'est fort, personne ne l'a vu et ils ne croient pas que c'est moi.
Si c'est vous, vous n'allez pas m'étrangler ?
Non, j'étrangle que des femmes
et pas dehors, dans leurs appartements.
Nous pensions offrir deux cafés à deux gentes dames.
Ma foi, je prendrais plutôt une tasse de thé, et toi ?
Un citron pressé ou un alcool de poire.
Hervé, ce genre de sport n'est plus de votre âge.
Elles ne sont pas mal.
J'aurais préféré prendre ce café entre nous, c'était plus sympathique.
Hervé !
- Bonjour. - Enchanté.
Hervé Dulant, mon ami Jérémie.
Vous n'aimez pas les femmes, beau ténébreux ?
- Ça dépend lesquelles. - Merci.
Je ne voulais pas dire...
Que vous étiez homosexuel ?
Homosexuel, dites-vous ?
On va chez Pablo.
Tu sais, on continuera à se voir,
à dîner ensemble.
Tu me plaques, parce que j'ai plus la ligne,
parce que je joue ou parce que je bois ?
C'est pour tout ça.
Et je veux vivre seule. J'ai envie de faire des choses.
J'avais aussi envie de faire des choses
quand je t'ai rencontrée, il y a dix ans.
Le tango.
Il y a dix ans, c'était déjà démodé depuis 20 ans.
Pourquoi dansais-tu si bien ? C'est comme ça que tu m'as vue.
J'ai toujours su bien danser, mais j'ai jamais su nager.
Je suis dans le pétrin, Évelyne.
Pour changer.
Cette fois, c'est pas de la rigolade.
Je risque ma peau.
C'est rouge.
J'ai besoin de tes bijoux le temps de me retourner.
Non.
Tu me laisses crever ?
Tu n'auras pas besoin de divorcer, tu seras veuve.
Ça fera moins de frais.
- Tu penses ce que tu dis ? - Mais non.
Ces bijoux, j'en ai besoin pour après.
Après moi ?
Laisse-moi réfléchir pour les bijoux.
On me donne pas de délai.
Si j'ai grossi, si je bois, si je joue,
c'est parce que j'ai compris que tu m'aimes pas.
C'est pas de ma faute. Je me suis trompée.
- Je t'aime bien, mais... - Merci pour tout.
T'as qu'à attendre d'être veuf, tu hériteras des bijoux.
Tes bijoux, j'aurais pu te les piquer.
Je sais où ils sont.
Je changerai de cachette, tu peux en être persuadé.
Oui, enfin...
Je sais pas.
On peut se raconter des histoires.
On peut y aller, les enfants sont couchés.
C'est une histoire de cul.
Trois gars arrivent dans une chambre d'hôtel,
ils ont juste de quoi payer,
alors ils se demandent comment ils vont finir la soirée.
À ce moment-là...
Cette nuit, j'ai rêvé que tu étais sur un beau navire blanc
et moi, je sortais de la mer.
Tu m'as vue et tu as plongé.
Moi, j'ai fait un rêve horrible.
Tu marchais dans la rue,
une ombre te suivait, tu ne la voyais pas.
Soudain, des mains te serraient le cou et tu suffoquais.
C'était cet horrible étrangleur.
Je dois mettre une chaîne sur ma porte.
Tu me mettras une chaîne ?
Jérémie, revenez. Il est pas très tard.
Laissons-le vaquer à ses plaisirs solitaires.
- Faites attention. - Excusez-moi.
Qui est là ?
- Qui est là ? - C'est moi.
Non, c'est pas l'étrangleur.
On devient dingues avec ce bonhomme.
Tu es folle ?
Viens chez moi, je vais te montrer quelque chose.
Tu n'as pas mis de chaîne à ta porte, tu es folle ?
J'ai d'autres problèmes que l'étrangleur.
Raymond ne veut pas divorcer ?
Il veut mes bijoux pour payer une dette de jeu.
Si je lui prête,
comment on fera pour payer le salon d'esthétique à Zarapian ?
C'est terrible, comment on va faire ? Il est formidable, ce salon.
Les bijoux sont dans l'armoire, pourrais-tu les prendre chez toi ?
Je pourrais pas dormir avec ça chez moi.
Quelle peureuse !
Je vais trouver. Je vais les mettre là, très bien.
- Je peux les voir ? - Attends, je ferme les rideaux.
Il y en a pour une centaine de millions.
- Non, il y en a pour dix millions. - C'est joli.
C'était à ma tante, ça, les économies de toute sa vie.
- Elle a de la chance. - Elle n'était pas riche, mais...
Ça y est, tu les as vus ?
- On les range. - Encore un peu.
Les femmes à bijoux !
Allez !
Allons !
Alors !
Allez, montre tes fesses.
Allez !
Tu vas monter ton cul, salope ?
À poil !
Foutez le camp ou c'est moi qui montre mon cul.
Salauds !
Mon petit Raymond !
On pourra pas tirer une crampe avant deux heures.
Il me reste encore le cocorico et la boule de bronze.
Élisabeth,
tu es la seule amie que j'ai.
Pas de char.
Non, je te fais pas de char.
Ma petite Élisabeth, ma petite guirlande, écoute,
j'ai besoin d'un peu d'argent pour très peu de temps.
Raymond, tu sais que je t'aime bien.
Tu m'as gâtée autrefois et je suis du genre qui se souvient.
Mais enfin, regarde où je turbine...
Et l'autre qui fait sécher des pommes pour arrondir ses fins de mois.
Non, je peux pas.
Je sais que tu as des économies,
je te demande de me prêter un peu.
Quand je serai vioque, je boufferai des pommes séchées comme ce con ?
Non. Je peux te déposer.
Pédé.
Salope.
- Alors, Émile ? - Voilà, ça arrive.
Tiens, ton taxi arrive, petite.
Allez, va.
Rue du Gazomètre, au 26.
C'est bien désert par là, ma petite dame.
Oui, et passez pas par les rues où il y a l'étrangleur.
Elles ont peur de cet étrangleur.
Elles sortent plus le soir, c'est pas bon pour le commerce.
L'étrangleur, c'est Zizi, alors on s'en fout.
Tais-toi, moricaud. Il est con, cet ignare.
Sois pas raciste, Margos.
Zouzou est aussi intelligent que toi.
Regarde ce que vous avez fait de ce petit.
Regarde comme il mange,
au lieu de galoper dans la savane, à bouffer
des bananes mûries au soleil, pas sur des rampes à gaz.
Je voudrais une banane, s'il vous plaît.
Merci, monsieur.
Bonsoir, tonton.
Bonsoir, mon petit.
Dis, Zizi,
tu crois que je vais crever si je continue à vivre ici ?
Tu pourris sur place.
Ce qu'il te faut, c'est de l'iode, du phosphore.
Tu dis ça, car tu veux que j'achète ta maison au bord de la mer,
sacré malin.
Il faudrait que je veuille la vendre, ma maison.
Je te paierai demain.
Comme d'habitude.
Comme d'habitude,
puisque c'est dégueulasse comme d'habitude.
J'en ai encore deux, mais pas assez fraîches.
- Tu as vu comme ça pue ? - Oui, d'accord, ça pue.
Bonsoir, moribond.
J'achète ta maison.
Je suis sur une affaire de bijoux, une employée.
Si ça marche,
j'achète ta belle maison et je me tire d'ici.
Quand tu auras l'argent.
C'est moi, l'étrangleur.
À toi, Seigneur, je me confesse comme tous les soirs.
J'ai beaucoup pêché.
Mea culpa.
Mes envies, Seigneur,
cette envie irrésistible,
tu l'as mise en moi depuis le jour où je n'ai pas pu toucher
les mamelles de mon professeur de piano.
Aussi, Seigneur, je te demande encore ce soir
de nous en délivrer, ma verge et moi,
et de nous remettre dans le droit chemin,
de nous éviter les brûlures de l'enfer
et de nous faire connaître les caresses des anges.
Terminé.
La dernière victime de l'étrangleur repose,
potelée comme les aime le monstre, déjà froide,
tandis que le commissaire Boucher, fiévreux,
interroge les nombreux suspects
dénoncés par des citoyens anonymes.
Mais le vrai monstre est-il parmi eux ?
Ou plutôt, ne dort-il pas, paisible, méditant son prochain crime ?
C'est toi ?
Je rêvais qu'on m'étranglait.
Il est quelle heure ?
Il est pas tard.
Il y a des gens en ville qui rentrent plus tard que moi.
Alors, tu as trouvé ?
Mes amis me laissent tomber, comme toi.
Je me débrouillerai.
J'ai réfléchi.
Je peux engager mes bijoux pour toi.
C'est vrai ? Un ou deux suffiront.
Raymond, je veux que tu comprennes bien.
Je te dépanne, mais tu acceptes le divorce.
C'est ma condition.
Je peux pas continuer comme ça.
J'ai envie de vivre seule.
On sera copains.
On se verra peut-être plus que maintenant.
Sûrement, toutoune.
En vivant plus ensemble, on se verra tout le temps.
Ce sera plus chouette que cette vie minable.
Parce qu'en attendant nos 5 à 7, tu entrerais en religion ?
J'ai jamais été coureuse.
Les hommes, moi...
Je t'accorde le divorce, tu es libre.
J'irai porter les bijoux à Margos demain matin et tu auras l'argent.
À qui le devais-tu ?
Ratin.
C'est un mutilé qui s'est fait
la tête en acier, il a des crochets, pas commode.
Maintenant qu'on est d'accord, franchement,
il t'avait pas vraiment menacé, ce type ?
J'exagérais.
Je t'accorde le divorce et tu me donnes rien.
- C'est vrai ? - Tu es contente ?
Oui.
Tu es un type bien, tu sais.
J'avoue que j'avais drôlement besoin de cet argent.
Je vais périr un de ces jours.
Je me débrouillerai tout seul. Je suis malade.
Tu as une belle maîtresse, mon chien.
Oui, ma pauvre Solange,
c'est dimanche, aujourd'hui.
On va s'ennuyer, nous.
Que penses-tu de la dame ?
On va être en retard à l'église.
On n'aurait pas dû goûter à cette framboise.
Marinella
Quand tu viendras dans mes bras
Range la cave et sors la poubelle, ça pue.
- Et chaparde pas. - Non.
Je te fouillerai à la sortie.
Je viens pour la maison.
Ils sont tous morts, les poissons.
Toi aussi, Margos, tu crèveras ici, près du canal.
Zizi, j'ai toussé toute la nuit,
une toux anormale,
une toux qui sort de travers.
Prends du sirop des Vosges.
Tu auras l'impression d'être à la montagne.
Zizi, je suis sur une affaire de bijoux.
Si ça se fait, j'achète ta maison à la mer
et à moi la vie.
Chut !
Tu me fais fuir le poisson.
Puisqu'ils sont morts, tes poissons,
ils entendent pas.
15 briques, ta maison.
C'est tout ce que je peux faire.
Alors, je la garde. Tu sais bien que j'en veux 18.
Alors, ça mord, pépé ?
Fais parler ta bergère, pépère.
C'est moi, l'étrangleur.
Tu auras tes 18,
mais fais-moi crédit.
Je suis trop vieux pour faire crédit.
Rappelle-toi, Margos,
rien n'est plus précieux que la santé.
Dans l'état où tu es,
tu finirais pas de payer ton crédit.
Je t'ai vu.
Je le retiendrai sur ton salaire, fripouille.
Bien dormi, ma belle ?
J'aurais mieux dormi si j'avais pas dû me lever si tôt
pour travailler un jour de fermeture.
C'est quoi, votre banquet, au juste ?
Une association d'anciens des chars d'assaut.
Ils ont été drôlement amochés dans les Ardennes.
Alors, chaque année, ils se réunissent.
Menu grec, touriste ?
J'ajoute un résiné spécial
et une poule au piment vert.
M. Ratin paie bien.
Ratin, c'est un mutilé avec des crochets ?
Et quelques autres accessoires en inox.
Pourquoi ? Vous le connaissez ?
Oui, mon mari m'en a parlé.
Votre mari viendra vous chercher ?
Non, il a un problème grave à résoudre.
Il passera sans doute
pour les bijoux dont il m'a parlé.
Ça m'étonnerait, M. Margos.
Ces bijoux sont à moi.
J'ai pas l'intention de les donner à mon mari, car je divorce.
Il m'a dit lui-même qu'on le bluffait.
Une petite frappe.
Une petite frappe, M. Ratin ?
Ma pauvre enfant,
si j'étais à la place de votre mari, j'aurais peur, très peur.
Mais non.
Je les aurais prêtés, les bijoux, sans intérêts.
Vous êtes gentil.
Si mon mari avait été en danger, j'aurais prêté mes bijoux.
Maintenant, M. Ratin attendra, comme tout le monde.
M. Ratin n'est pas comme tout le monde.
Mais si, une dette de jeu,
ils ont voulu lui faire peur, ça a pas pris.
Vous avez l'air inquiet.
On a jamais rien pu prouver,
mais plusieurs ont joué avec M. Ratin
et ont pas payé.
Aujourd'hui, ils sont pas beaux à voir.
Vous me faites peur, là.
En tant qu'ami des deux parties, je peux peut-être faire l'arbitre.
Vous êtes plus chouette que je croyais.
Tiens, sale judas.
Tu es malade.
Il y a quelqu'un pour les petits pauvres ?
Il y a quelqu'un ?
Il y a quelqu'un pour les petits pauvres ?
Il y a quelqu'un ?
Il y a quelqu'un ?
Il y a personne dans cette maison ?
Si, ils sont tous à la messe.
Vous devriez y être aussi.
Vous avez fini avec vos raquettes ?
Mademoiselle, on vous les prête.
Quels roberts, quels roploplos !
J'avais pas vu.
- Elle prend tout le paysage. - Moi, les mamelles...
Moi, c'est le bas qui m'intéresse.
Messieurs, je dois partir.
Nous nous retrouverons ce soir, comme prévu.
Encore une conquête ?
Une conquête à la force du poignet.
Une drôle de tête. Non, il me plaît pas.
Trop souriant. Emporte-le.
Entrez.
Au rapport, Margos. Le menu ?
Hors d'œuvre à la grecque, chiche-kebab,
poule mirkoste et figues aux épices.
Résiné, rouge ?
Rouge, monsieur.
Très bien, prêt à 20 h.
Nous serons
huit.
Tout est prêt,
y compris le matériel spécial de ces messieurs.
À ce soir. Rompez.
Le mari de l'une de mes employées vous doit de l'argent, monsieur.
On ne me doit jamais d'argent.
Sa femme a des bijoux.
J'aurais pu, en échange, lui prêter de l'argent
pour payer.
Il a bien été menacé
par deux hommes
et il a dit à sa femme que c'était du bluff,
alors, les bijoux, elle les a gardés.
Et ce monsieur,
où il est ?
Je ne sais pas, par là, en ville.
Par là où ?
Où trouver un joueur ? Là où on joue.
Margos, vous faites de la bonne cuisine,
mais en temps de guerre, je vous aurais fait fusiller
sans jugement.
Traître.
Judas, je préfère, monsieur.
Tout ce que je veux, c'est faire plaisir à tout le monde.
C'est pour défendre des créatures de votre espèce
qu'on s'est fait mettre en pièces détachées.
Dehors, Margos.
Et que le dîner soit parfait.
N'est-ce pas ?
Il sera parfait.
Allô, Saddo ?
Villiers vous a pris pour des cons.
Si.
Cassez-lui la gueule.
Tout de suite.
Tu peux me gratter le dos, chéri ? Ça me démange.
Il faut que je te parle.
J'ai du nouveau.
Oui, c'est urgent.
Alors, à 17 h au Florida.
À tout à l'heure, toutoune.
Donnez-m'en un autre.
Ça en fait déjà pas mal, aujourd'hui.
Je vois ma femme à 17 h.
Je dois lui demander du fric. Il faut que je sois en forme.
Que vous faites-vous là, monsieur ? Que cherchez-vous là ?
Je cherche
M. Durand.
Non, non.
Je croyais simplement...
C'est pas pour nous que tu ferais des frais comme ça.
Râle pas. Que prends-tu ? C'est moi qui offre.
Un double raki, et pour le petit, du peppermint
avec de l'eau de Seltz.
Prends une banane, va manger ça là-bas.
Merci, monsieur.
Zizi, j'achète ta maison.
J'attends les fonds d'un moment à l'autre sur les bijoux.
Demain, je les transformerai en argent
et je te paierai devant le notaire.
C'est vrai ? Tu veux acheter la maison ?
Demain, et adieu le canal, tu entends ?
Adieu le canal.
- Le chauffage marche ? - Il est neuf.
Je veux avoir la surface au sol à un centimètre près.
Tu auras la surface du jardin
et le nombre de mimosas
et de géraniums à un près.
Tu donneras l'acte de propriété
à maître Godet, mon notaire.
C'est un type très bien
et pas cher, en plus.
Le bateau, tu lui vends aussi ?
Bien sûr, je l'achète avec la maison.
T'en auras plus besoin, maintenant.
Que vas-tu faire de ton pognon, Zizi ?
Vous faire chier, tous,
et continuer à étrangler les bonnes femmes.
Te fâche pas, tu fais ce que tu veux de ton pognon.
C'est ça, la liberté.
J'achète une maison au bord de la mer.
Que ferais-tu de ton pognon ?
- J'ouvrirais un restaurant. - Je te vends le mien.
Seulement, voilà, t'as pas d'argent.
Il est pas beau, mon salon ?
Il est magnifique. N'est-il pas coquet ?
Il est chic. Évelyne, on va refuser du monde.
Oui, mais il y a des travaux. Il faudra nous faire un prix.
Pas plus de dix.
Il me l'a dit cette nuit.
Allez, dix, j'achète à dix.
Salut, Raymond.
Tu viens te refaire ?
C'est dimanche, mon jour de chance.
Je disais ça tout à l'heure.
Il me reste juste de quoi me payer un demi.
Il faut que je gagne et je gagnerai.
On te cherchait partout.
Tu es venu seul ?
C'est un pote.
Qu'y a-t-il encore ?
Il faut qu'on cause.
On a causé hier, j'ai jusqu'à lundi.
- Hier, c'était hier. - Lundi, c'est lundi.
Non, justement, c'est plus lundi.
Quoi ?
Il paraît qu'on te fait pas peur.
Alors, viens, on va te faire peur.
Encore un peu d'Alsace ?
Tu vas nous enivrer avec ça.
J'ai pas besoin de l'enivrer pour l'avoir.
Quel vantard, ce Zarapian !
Tu diras à Raymond qu'une heure, ça suffit.
J'ai un banquet à préparer.
- Je vous raccompagne ? - Merci.
Tu permets ?
Pourquoi pas ? J'ai confiance en elle.
Patron, un Cinzano, s'il vous plaît.
Ça me fera patienter.
Si tu vendais pas ta maison,
j'aurais pu aussi la repeindre.
Il faudrait des semaines pour repeindre ma maison.
Ils vont bouffer avec toute sa quincaillerie ?
Connard. Sans eux qui se sont battus pour toi,
- que serais-tu maintenant ? Minus. - Quoi ?
Taré, va !
- Mon mari n'a pas téléphoné ? - Non.
Eugène, M. Villiers a téléphoné ?
Pas à moi, monsieur.
J'ai vu M. Ratin.
Alors ?
Dites-moi la vérité.
Ils lui ont pas fait du mal ?
On avait rendez-vous au Florida, il est pas venu.
J'ai essayé de convaincre M. Ratin. Ses hommes étaient déjà partis.
Ils vont le tuer ?
Pas aujourd'hui.
Ils vont se contenter de lui casser quelque chose
pour l'impressionner.
Je vais payer, M. Margos, dites-leur.
Je leur dirai.
Dites-leur.
Comment le paierez-vous ?
Avec mes bijoux, je vais vous les donner en gage.
Bien sûr, bien sûr.
Il faudrait que je les voie. Ils sont peut-être faux.
Ça va pas ?
- Si j'allais les chercher ? - J'allais le proposer.
M. Ratin vient dîner ce soir, c'est l'occasion.
Attends-moi dehors. On peut pas dîner ce soir ?
Tu sais bien que c'est dimanche, c'est fermé.
Zouzou veut plus que je vende la maison.
Je te vois venir.
Tu veux faire monter tes prix. Ça prend pas.
Pas avec moi. Je suis bougnat, tu sais.
Voilà l'acte de vente
au prix que tu as demandé. Signe.
Non. Une parole est une parole.
Tu as une maison, oui ? Tu veux la vendre 18 unités ?
Elle est bien au bord de la mer ?
Allez, signe.
Signe ou je dis partout
que tu es un baratineur.
Ça n'étonnerait personne,
monsieur l'étrangleur.
Ouais.
Voilà. Et merde !
Émile, je tousse moins.
Ça doit être l'air de la mer.
La police ? Vite, l'étrangleur est chez moi.
C'est un grand avec une écharpe rouge.
L'étrangleur !
Il y a des maris jaloux dans le coin, on me tire comme un lapin.
- Où on va ? - Dans le centre.
Ma petite Solange,
quel fiasco !
L'étrangleur a frappé pour la 8e fois.
La victime,
grâce à sa présence d'esprit, a pu blesser le monstre
en lui perforant la main avec sa machine à coudre.
C'est une jeune couturière qui a fait cet exploit.
Le commissaire Boucher l'a félicitée.
Il nous a échappé, mais nous l'aurons avant cette nuit.
Hein, petit ?
Vous commencez à manquer d'entraînement, M. Saddo.
Nous l'aurons.
Mlle Bléneau, couturière, a réussi...
Zizi, tu pourrais aller demander à ma femme de sortir ?
J'ai quelque chose d'important à lui dire.
Vas-y, mon petit.
Tu as la trouille ?
On me cherche pour me casser la gueule.
J'ai peur.
...persuadé que cette fois, l'étrangleur sera démasqué.
Nous répétons le signalement de l'étrangleur.
Prière de nous signaler tout suspect
au 727 37 37,
bureau du commissaire Boucher.
Lunettes, toque en fourrure grise,
écharpe rouge brodée d'un oiseau, un ibis.
C'étaient les informations.
Adieu, mon bel oiseau, mon grand oiseau.
Regarde si c'est pas moi, l'étrangleur.
Non, c'est pas cette écharpe-là. Et tu n'as rien à la main.
Nom de Dieu ! Je crois que je pourrais trouver l'étrangleur.
J'ai mes affaires et ça me suffit.
Il faut que tu me rendes un grand service.
Il faut que tu dises à tout le monde que c'est moi l'étrangleur.
Tout le monde doit y croire.
Tu débloques, Zizi.
Je leur ai dit que j'ai des maisons.
Même Margos veut m'acheter une maison.
J'ai jamais eu de maison.
J'ai jamais eu de maison.
Si je suis même pas l'étrangleur, ils se foutront de ma gueule.
Je pourrai pas rester ici et j'irai où ?
Pourquoi tu me racontes toutes ces salades, voyons, Zizi ?
Je veux être quelqu'un.
Si on me met en prison et que je suis l'étrangleur,
tous les journaux parleront de moi.
J'aurai ma photo en première page.
Je publierai mes souvenirs.
Je gagnerai des millions de dollars avec un truc comme ça.
Regarde ce que Papillon a ramassé comme oseille avec des salades.
J'en raconterai dix fois plus
et il y aura du pognon pour toi.
Je suis réglo en affaires, moi.
Sur l'écharpe, il y avait un oiseau.
Il y avait un ibis.
Où ai-je vu ça ?
Où ai-je vu ça ?
Votre femme est pas là. Elle reviendra bientôt.
Sois gentil, petit, quand ma femme reviendra,
dis-lui que je l'attends près du manège, à l'écluse.
J'y manquerai pas, monsieur.
Le commissaire Boucher et le brigadier Barrault précisent :
"Nous aurons l'étrangleur, c'est une question d'heures."
Le commissaire va venir vous arrêter ?
Soyez pas triste, je viendrai vous voir en prison.
Je vous apporterai des bananes.
Tu es gentil, mon petit.
Que voulais-tu me dire ?
Ils t'ont fait du mal ?
J'ai les bijoux.
Ratin sera payé ce soir, tu auras la paix.
Tu es gentille.
Ils m'ont frappé comme des brutes.
Ils m'ont dit que la prochaine fois,
ils me tueraient.
Pauvre Raymond.
Tu me sauves la vie.
J'allais pas te laisser dans ce pétrin.
Allez, viens.
Maman !
T'as rien ! Tu t'es fichu de moi !
Tu es de mèche avec Margos, vous avez voulu m'escroquer.
Mais je t'assure, ils me poursuivent.
Je viens de leur échapper.
Pourquoi tu faisais semblant, alors ?
C'était plus facile pour te convaincre.
Tu m'as convaincue que c'est fini. Va au diable !
Je sais, tu t'en fous.
Je m'en fous tellement
que j'ai acheté un commerce et que les bijoux...
Tu les as donnés à ton amant.
Je vous ai vu quitter le Florida en bagnole.
Il est beau gosse.
J'ai rendez-vous avec lui à 22 h
dans mon magasin, rue Ricord, au 36.
Il te cassera vraiment la gueule si tu me touches.
Mais tu me trompes !
Et avant notre divorce. Mais c'est pas vrai !
Je t'ai toujours trompé, tu sais ?
C'est ça, tue-moi. Lavette.
Je te reverrai jamais. Adieu.
Salope !
Quand je vois un militaire, je me mets au garde-à-vous.
Je vous ai préparé les apéritifs.
Monsieur, excusez-moi.
- Vous avez les bijoux ? - Oui,
mais ils l'ont déjà frappé comme des brutes, pauvre Raymond.
Je l'avais bien dit.
Reprenez vos occupations comme si de rien n'était.
Dès que possible, j'irai chercher l'argent.
Margos !
Voilà, camarade, Margos est à vous.
Caramba !
Qui est-ce ?
Raymond Villiers,
représentant en vin.
On s'est vus hier.
Mais je n'ai besoin de rien. Merci.
J'ai besoin de quelque chose.
Merci beaucoup.
Je vous conseille d'ouvrir.
Pourquoi donc ?
Je le crie dans l'escalier ?
Non, pas après 22 h.
L'écharpe
avec l'ibis et les gants en pécari
avec des trous
que vous portiez,
je peux pas les voir ?
Il y a rien à vous montrer.
Sortez ou j'appelle la police.
- Vraiment ? - La police.
La police.
Qu'avez-vous à la main ?
J'ai le droit d'être blessé, non ?
Oui, mais pas par une aiguille de machine à coudre.
Que voulez-vous, au juste ?
Trois millions en liquide, maintenant.
J'ai pas le quart de cette somme.
Je travaille à la Sécurité sociale.
C'est dommage pour vous.
Bonsoir.
Bonsoir.
Pourquoi avez-vous besoin de cette somme ?
J'ai perdu au jeu.
Mes créanciers menacent de me tuer.
Personne de votre famille ne peut vous aider ?
Non.
Ma femme aurait pu,
mais elle refuse.
Elle possède de l'argent à elle ?
Des bijoux.
Mon Dieu, quelle idée vous me donnez.
Si elle meurt, qui héritera d'elle ?
Moi, mais elle est en parfaite santé.
Vous savez, la santé, ça n'a jamais empêché personne de mourir.
- Je ne la toucherai pas. - Mais moi...
Non, je le défends.
Ne faites pas ça.
Dans ces conditions, partez.
Ne me persécutez plus,
car je vous ai fait une proposition honnête.
Elle me trompe depuis des années
et me laisse froidement tomber au moment
où je risque ma peau,
moi, un ancien danseur de tango.
J'encaisse. Non, ne me parlez pas.
Je ne vous écoute plus.
Si vous avez semé le vent, vous récoltez la tempête.
Écoutez, je m'en vais.
Je ne dirai rien sur votre compte,
je veux dormir tranquille.
Écoutez, je vous en supplie, donnez-moi votre adresse
et les clés de votre appartement.
Voilà, c'est celle de la porte d'entrée.
Rendez-moi ces clés, on va finir en taule tous les deux.
Moi pas, mais vous oui, car vous avez un mobile.
Buvez un coup et faites-vous boucler par la police, c'est un bon alibi,
pendant que moi...
Votre femme revient tard ? À quelle heure rentre-t-elle ?
Tard. Elle travaille.
Elle travaille.
Très bien, je passerai voir madame
vers 23 h.
Pardon.
Écoutez, je peux pas faire ça.
C'est pas vous qui le faites, c'est moi.
Vers 23 h, d'ailleurs, ce sera juste, car vous voyez,
elle s'ankylose.
Vous verrez, c'est aussi la meilleure solution
et elle ne souffrira pas.
Et si jamais je changeais d'avis ?
Ne vous inquiétez pas.
Soyez là,
sur place, à 23 h précises.
J'attendrai vos ordres.
- Je vous demande pardon... - Oui ?
Si je ne change pas
d'avis ?
Alors, là...
Ainsi font, font, font,
les petites marionnettes.
Tu es là, Solange.
C'est ma Solange.
Apportez du vin, Margos.
C'est moi, l'étrangleur !
C'est moi, l'étrangleur !
C'est moi.
C'est moi !
Je vais chercher l'argent.
Mme Évelyne, vous les filez pas à Margos ?
Le patron m'a fait une farce.
Maintenant, c'est moi qui lui en fais une.
Tu as l'argent ?
Tavernier du diable, occupez-vous de vos convives.
Une minute, M. Ratin.
Tout de suite, c'est un ordre.
Puisque vous désobéissez, vous allez danser.
Où est le sac ?
Dans le tiroir.
- Exécution. - Exécution.
Je sais pas danser.
Allez, le Grec d'Auvergne.
Dansez-nous la bourrée du Pirée.
Il y a pas de musique.
Évelyne n'est pas la maîtresse de ce type ?
Non, c'est moi qu'il aime.
Et alors ?
Elle m'a trompé avec qui ?
Avec personne, mais ça va pas tarder.
Alors, qu'est-ce que j'ai fait ?
Vite, il faut aller à la maison.
Vite, il faut la sauver.
Arrêtez, je vous en prie.
Ils veulent ma peau.
Il faut sauver ma femme. L'étrangleur la cherche.
Elle lui a donné rendez-vous ?
C'est moi, pour qu'il la tue, mais je ne veux plus.
- Bourré ou dingue ? - Non, non !
Écoutez-moi, attendez.
Sales flics ! Bande d'enfoirés !
Pédés, enculés, bandits !
Attends un peu, enfoiré.
Attends !
Monte là-dedans !
Ils nous piquent notre boulot, ces cons.
M. Ratin, dans la cabine,
de la part de M. Saddo.
Évelyne, vous me faites confiance ? On peut pas compter ici.
Je vous fais confiance.
Vous allez le donner à M. Ratin ?
Non, je le donne à Raymond,
qui lui donnera demain pour pas qu'il raconte n'importe quoi.
Vous avez peut-être raison.
Patron !
On peut pas compter les bijoux ici.
Allez, dansez.
J'ai déjà dansé.
Villiers est en taule ?
Attendez les ordres.
M. Margos, si vous n'avez plus besoin de moi,
je vais soigner mon mari.
C'est moi, l'étrangleur.
Vous entendez, les poulets ?
Ma femme, il va la tuer.
Il va la tuer.
Avertissez les journaux,
je ferai des aveux complets.
C'est moi, l'étrangleur.
On t'aime bien, mais oublie-nous.
Tu es un brave pépé.
Brigadier ! Brigadier !
Il faut empêcher l'étrangleur de tuer ma femme.
Il faut l'empêcher de tuer ma femme.
Je vais pas étrangler ta femme, calme-toi.
Je le connais, il faut l'arrêter.
Si tu leur dis ça, ils me croiront plus jamais.
- Brigadier ! - Tais-toi !
Brigadier !
Il est mort.
Je l'ai tué.
Je l'ai tué, il est mort.
Le commissaire Boucher progresse dans son enquête.
L'étrangleur sera arrêté.
C'étaient les dernières infos.
Jérémie !
J'en ai dégoté une qui marche, qui a dit oui tout de suite,
qui me plaît, à qui j'ai l'air de plaire.
Madame !
Bravo, mon ami.
Vous m'excuserez, j'ai une affaire très urgente.
À demain, bonne soirée.
Il ne peut y avoir de bonne soirée sans vous.
Sans moi ?
Prêtez-moi votre appartement.
On ne peut pas aller chez elle à cause de sa petite-fille
ni chez moi à cause de mon petit-fils.
C'est impossible, Hervé, je regrette.
Attendez-moi là.
- Je voudrais une chambre. - Vous voulez une chambre ?
Allez me chercher un quart d'eau minérale.
Vous voulez un quart d'eau minérale ?
Oui, un quart d'eau minérale.
Et un quart d'Evian.
- Merci, je m'en souviendrai. - C'est la moindre des choses.
Bonne soirée.
Où c'est pour une bouteille d'eau minérale ?
C'est pas une heure pour se balader seule.
J'habite tout près, j'ai pas peur des hommes.
- Tu as vu Raymond ? - Oui, c'est la dernière fois.
Laisse Raymond tranquille.
J'ai piqué 3 millions à Margos pour l'empêcher de dormir.
Je lui rendrai demain. Bonsoir.
Bonsoir, Évelyne.
Vous vous êtes mêlé de ce qui vous regardait pas.
Et maintenant, Villiers est en taule.
J'ai donné de l'argent à sa femme pour vous payer.
Taisez-vous.
C'est elle qui l'a maintenant, imbécile, pas moi.
Et je le veux.
Elle vous rendra le lundi, date limite.
J'ai ses bijoux.
Vous me les donnez.
Je vous les rendrai quand j'aurai l'argent.
Oui. Voilà.
Pauvre cocu.
Je suis pas marié.
Ça viendra. Allez lui reprendre l'argent et les bijoux.
- Les deux ? - Oui, on s'est foutu de moi.
Enfin, monsieur...
C'est votre peau qui est en jeu.
Émile !
Émile, mon manteau.
Je l'ai tué.
Venez voir si c'est pas vrai.
Laisse-le dormir, il dort.
Je l'ai tué, nom de Dieu ! Allez voir.
Allez !
C'est pas vrai ! Je l'ai tué.
Tu t'ankyloses, petite salope.
Elle grince, je ferme ou je ferme pas ?
Poussée comme ça, c'est pas la peine.
À moitié.
Vous voyez, Solange, quelle jolie femme,
si frêle,
un joli cadeau pour Jérémie.
C'est Zizi.
C'est Zizi.
Non, ne respirez plus.
Ne toussez plus. Voilà.
C'est Zizi.
Il est arrivé un grand malheur.
J'ai tué votre mari.
Pardon.
Il a pas souffert.
Il était vraiment usé.
Il tenait plus beaucoup à la vie.
C'était un brave type.
Je l'aimais pas, mais c'était un bon copain.
Vous êtes un assassin.
C'est ce que je disais.
Si on m'avait arrêté, je l'aurais pas tué.
Vous trouverez un autre mari.
Je suis vraiment désolé.
Il nous a bien dit qu'il l'avait tué,
que c'était lui, l'étrangleur.
Il disait ça tout le temps, on ne le croyait plus.
Et pour une fois, c'était vrai.
La vache !
Ils viennent me chercher.
Où il va ?
Mais c'est Margos.
Il a tué Margos aussi ?
J'ai pas tué Margos.
C'est pas moi qui ai tué Margos.
Villiers, oui, d'accord, je l'ai tué,
mais pas Margos.
Oui, j'ai tué Margos.
C'est moi qui l'ai tué. Je suis l'étrangleur.
Viens, Zizi, on t'embarque.
Adieu, Solange.
Je...
J'imaginais pas que c'était aussi agréable de se faire masser
le cou.
Le cou.
C'est vrai.
C'est agréable de se faire masser le cou.
Sous-titrage : Hiventy by TransPerfect
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.