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- V...
A, V...
E, N...
D'aven...
D'aven...
ture ?
- Tu joues aux devinettes ?
Tara.
Tara.
Je ne veux plus que tu devines
ni que tu apprennes par cœur.
Combien de syllabes, combien de sons ?
- A...
ven...
tu...
re.
Quatre syllabes.
- Très bien.
- A...
V...
en...
t...
u...
re.
Sept sons.
- Très bien.
Bon, Timothée et Lamine !
Ça avance, les nombres décimaux ?
Ecris-le sur ton cahier.
Ils chuchotent.
Lamine, si vous pouvez pas être à côté sans faire de bêtises, je vous sépare.
Très bien.
Lis-le, maintenant.
- A-ve-n-tu-re.
- Comment se prononcent le "e" et le "n" ensemble ?
Tara.
Tara.
Tara.
Comment se prononcent le "e" et le "n" ensemble ?
Quel son ?
- Je crois que je suis bête, maîtresse.
- Pardon ?
- Je crois que je suis bête, maîtresse.
- Moi, au contraire, je crois que tu es très intelligente.
Tu nous as fait croire pendant des années que tu savais lire.
- Je vais pas y arriver en 6ème.
- Arrête avec la 6ème.
Si tu dois redoubler, c'est pas grave.
On va y arriver.
Toutes les deux.
Oh oh !
Personne ne quitte ma classe sans savoir lire.
Même pas en rêve.
Comment obtiens-je une pâte homogène ?
En faisant des mouvements réguliers.
20 sur 20.
Qu'observez-vous ?
Les éléments qui tournent... Lamine !
le font-ils tous dans le même sens ?
Regardez.
Voilà.
Et comment, à votre avis, obtient-on un mouvement rapide ?
Il joue.
Denis, regarde.
Regarde.
Comment obtient-on un mouvement rapide ? - Non !
On est pas en classe, là ! - Denis !
Dis donc, t'as rien oublie'?
- Zut, mes chaussons !
- Alors, t'as écouté notre cher ministre ?
Il siffle.
- No comment.
"Réforme". Ré-forme, oui !
Refaire la forme.
Pour ce qui est du fond...
- Tut, tut, pardon !
- Et mon bisou ?
- Maman, arrête !
- Cours pas !
- Salut !
- Ça va ?
- Ça gonfle de l'intérieur.
- T'as perdu laquelle ?
- Celle-là.
- Ah oui, d'accord. Et toi ?
Celle-ci. Et toi ? - Celle-là.
- Tu l'as perdue quand ? - Hier.
- Hier soir ? Allez, on y va.
- Je suis désolée.
J'ai eu un problème sur le tram D.
A Vallier, j'aurais pu venir à pied, mais je me suis dit...
- D'accord. Les enfants, vous m'écoutez ?
Je vous présente Laure.
- BONJOUR, LAURE ! - Bonjour.
- Elle est professeure élève stagiaire.
Elle est à l'école des professeurs.
Aujourd'hui, elle va nous regarder travailler.
- Vous voulez être maîtresse ? - Oui.
- Allez, on y va.
Alors...
"Le chevalier aime la dame."
Le verbe est trans...
- Sexuel.
- Sitif.
Il est transitif direct quand il introduit un...
- Cul.
- Moi !
- Lorsqu'il introduit un quoi ?
- Moi !
- Alors...
Le chevalier aime qui ?
- LA DAME !
- Très bien. souligne-moi le COD.
Elle a souligne' quoi ?
Dorian.
- Le verbe.
- Le verbe.
Un verbe peut être COD ?
Non.
Va t'asseoir. - T'es trop nulle,
tu connais pas les COD.
- Annaëlle, je vais me fâcher.
Esteban, trouve-moi des verbes
pouvant être transitifs et intransitifs.
Chez toi, à table, tu te balances ?
- Il a pas de table.
- Ça va pas ?
- Tu manges par terre ?
- Toi, ta gueule !
- T'es pas bien, Lamine ? Chut !
Tara.
Tu as été chez Lamine ? Tu connais son mobilier ?
Eh ben alors ?
Chut, chut.
Quelqu'un a vu Charlie ?
- Elle a orthophoniste, je crois.
- Non, elle est chez l'orthophoniste.
- Tu vois, quand tu veux.
- C'est bon,
c'est la même chose.
- Non, c'est pas la même chose.
Y a pas de différence entre être et avoir ?
On frappe Oui ?
Bonjour. - Bonjour.
Mme Peillard m'envoie, j'ai oublié mes affaires de piscine.
Elle m'envoie ici.
- D'accord. - Aïe !
- Jean-Philippe, laisse ta place à...
- Sacha Drouet, en CM1.
- Ils arrêteront de bavarder. - C'est pas moi.
- A la table de Charlie.
Mets-toi là.
Alors ces verbes...
Quelqu'un pour l'aider ?
Noam ? - Glisser, boire, manger.
- Et péter.
- Denis, fais-moi une phrase avec péter + COD.
- Je pète un câble.
- La gueule, aussi.
- Merci. Tu t'es fait mal ?
Non ?
- Tu veux ma photo ?
- Bon.
Alors donc :
"Je me pète la gueule",
"je pète un câble",
les exemples sont justes ?
Denis, tu fais quoi ?
-Il pue !
- Ça va pas, d'insulter ?
- Il pue,
c'est pas toi qui es à côté. - Denis !
Qu'est-ce que vous avez, ce matin ?
Je vous rappelle que dans deux mois,
c'est les vacances. Et en septembre,
vous entra en 6ème.
Au collège.
Donc ?
- Ben faut bosser.
- Faut travailler, oui.
On se con centre. Dans une demi-heure, c'est la récré.
Hé, hé, hé !
Attendu-moi au fond du couloir.
Dis donc.
Va falloir trouver une solution
pour terminer l'année ensemble.
Y a qu'une classe de CM2, c'est pas ma faute.
- S'il sent mauvais, c'est pas ma faute.
- Même.
Ça se dit pas.
- Papa veut m'emmener a Java.
- Il te paiera le billet, alors.
J'ai pas les moyens de t'offrir ces vacances.
- Pour toute l'année.
- Quoi ?
- Pour toute l'année.
- C'est quoi, cette histoire ?
- Il dit que tu dois le rappeler.
- Pardon ? C'est une blague ?
Et en plus, Java !
Il est pas capable de te faire une lessive.
Laure, je voulais vous dire.
Le portable, c'est interdit.
- Non mais en fait, je note ce que vous dites. C'est mes notes.
- Là où tu étais assis hier.
Prends ta serviette. T'as pas pris ta serviette.
- Fred.
Je pourrais en ravoir ?
- T'es déjà passé, toi. On passe qu'une fois.
Si t'en reveux, c'est à la queue.
Tu passes derrière, alla.
On double pas. Non mais !
- Bonjour, Charlie. - "Bonjour, Denis" !
Hein, Charlie ?
- Bonjour, Jean-Philippe. Bonjour, Denis.
- Comment ça va, les garçons ? - Bien.
- Tu pues !
- Toi, tu gagnes combien ? - 1790.
- Echelon 5. Moi, huit ans de carrière, 1879 net.
- Qui dit mieux ?
- Qui dit moins ?
- 1690.
- Adjugé ! - J'arrondis avec l'étude.
18 euros l'heure.
Tu peux faire la cantine. - 13 euros l'heure.
- Confonds pas l'étude et l'APC. C'est pas des heures sup.
L'étude est payée. Le soutien, non.
APC, c'est Accompagnement Pédagogique Complémentaire.
Anciennement soutien.
- Mets ton maillot, si tu vas à l'APC.
- Et on ne dit plus "je redouble", mais "je me maintiens".
- On peut plus appeler une chatte "une chatte".
- Ils parlent aussi
de "compétences à acquérir".
Je dis "connaissances", mais ils m'ont corrigée.
Et aussi "production" d'élève.
- L'élève produit le contenu.
- Accroche-toi, mon poussin. - Bref.
- C'est joli, ça... - Ah non !
- Méfie-toi. Les deux sont anti-IUFM.
- On dit plus IUFM, patate. Mais ESP.
- On dit "Espuse-moi".
- Le nerf de la guerre, c'est apprendre. C'est un effort.
- On dit plus "apprendre". C'est devenu un gros mot.
On dit même plus "rédaction", mais "production".
"Production écrite".
On les conditionne au monde du travail.
Il chantonne l'internationale.
C'est pas vrai ? - Si, ma poule.
T'as raison.
- Vous cassa l'ambiance.
Chahut et cris
- Qui surveille ?
- Bâtard, pourquoi tu me regardes ?
T'as quoi ?
- Oh ! Sacha !
Sacha !
Sacha, calme-toi !
Sacha !
Doucement, Sacha !
- Calme-toi, alla !
- SACHA, SACHA !
- Calme-toi, Sacha ! - On arrête !
Stop, stop !
- Sacha, calme-toi, tu vas te faire mal.
Tu vas te faire mal.
- On se calme ! - Sacha, écoute-moi.
Calme-toi, Sacha.
- Ça fait mal à la tête.
Il pleure.
- Ça répond pas.
Ta mère est pourtant en arrêt maladie.
- Oui. - Ça te va, ça ?
- Elle est malade, ta maman ?
- Réponds, Sacha, s'il te plaît.
Sacha.
- T'as eu peur ?
- Bon. - Petit chat.
En attendant, reste dans le couloir.
Je déciderai de la sanction.
- Sacha.
Regarde-moi, je te pane.
Merlin vient à l'école pour se faire agresser ?
Hein ?
Il t'a fait quoi, Merlin ?
T'as pas un truc à lui dire ?
- Maîtresse ! - T'es un animal ?
- Maîtresse. - Non, c'est moi !
- C'est quoi, ça encore ?
- La veste de Sacha. - C'est gentil.
Alla, ça vous concerne pas.
- Il va être puni ? - De quoi je me mêle ?
Alla, alla !
En récréation.
- Alla, on vous l'a dit.
- Tu pues, tu pues, tu pues.
- Tu pues.
- Ça me fait chier, le conservatoire.
En plus, Jean-Phi reste à l'étude.
On dit : "Ça m'ennuie".
- Florence.
Aucune nouvelle de la mère.
Le type à joindre en cas d'urgence était pas au courant.
Mais il est sur la fiche.
Tu peux me le garder ?
Bangkok, viens !
- T'as tes clés, ticket, portable ? Fais-moi un bisou.
Attention en traversant. - Arrête.
- P'tit Bibouche.
Tu sais, si je suis triste ou en colère,
j'ai envie de taper.
Mais je suis pas un animal.
Tu comprends ?
- Elle va rentrer. Elle rentre toujours, ma mère.
- Ben oui.
Elle pourra te donner un bain,
et tu mettras des habits propres au pied de ton lit.
Tu les auras pour demain matin.
- Y en a plus.
- Y a plus de quoi ?
- De vêtements propres.
- Il faut faire une machine.
Tu demandes à ta maman de te faire une machine.
- Elle va me téléphoner ce soir. Je lui demanderai.
- Pourquoi elle te téléphone ?
Elle travaille le soir et toi, tu restes tout seul ?
- Elle s'en va, elle me donne de l'argent.
Comme ça, je peux m'acheter tout ce que je veux.
Elle me donne plein de thune.
Je m'achète à manger : des kebabs,
du popcorn, des chips au barbecue.
Denis, il aime
les chips au barbecue ?
- Elle s'en va ?
Elle est partie depuis quand ?
- Samedi.
Le samedi d'avant.
- Tu l'as dit à M. Sabatier ?
Attends.
Tu m'attends deux secondes ?
Rémi !
- Ouais ? - Dis à Sabatier de venir.
Sacha.
S'il te plaît, regarde-moi.
- Concentre-toi.
- Arrête de me dire ça.
- Tu ne te concentres pas.
Concentre-toi.
- Arrête de dire ça encore !
- Ne parle pas si fort.
- La première lettre, c'est un Q.
- Un Q, et après, un U.
- Attends, Charlie.
- Hum hum.
Mme Duru.
Venu voir, s'il vous plaît.
Mme Duru.
Vous savez les faire, les devoirs de CM2 ?
- Oui.
Je faisais pas ses devoirs.
Je les faisais pas.
Je faisais juste. ..
- Je vous ai vue.
Je vous l'ai déjà dit, et vous le refaites.
Mme Duru.
A quoi ça sert de faire ses devoirs ?
- C'était pour que ça aille plus vite pour vous.
- Pour moi ?
- Check la commande, sans déconner ?
Le bureau du directeur, c'est par là ?
- Vous pouvez me garder l'étude deux minutes ?
Bonjour, déjà.
- Ah ben d'accord.
C'est une Box Robuchon et hawaïenne sushi.
Ça va, je suis pas un gosse.
Vous me parla autrement. - Attendu.
Vous rigolez ? Vous arrivez, vous...
Retirez votre casque.
On est dans une école. - Attends, j'ai une reloue.
Moi, je travaille.
Alors pourquoi je suis convoqué à cause de Sacha ?
D'où vous avez mon numéro ?
- Vous baissa d'un ton.
- Ça va ? - Oui, tout va bien.
Déjà, monsieur,
ce n'est pas Sacha qui a indiqué votre numéro.
- Elle me reprend sur chaque mot, c'est une prof.
Je vous écoute.
- Monsieur, Sacha attend.
Ça fait dix jours qu'il est seul. Sa mère n'est pas là.
Vous voulez le récupérer ou on appelle la police ?
Christian.
- Mathieu Blachère.
- Christian Sabatier.
- Ben alors, ça va ?
Ça fait un bail.
Tu me dis pas bonjour ?
Crapaud.
Bon voilà. Qui parle d'appeler les flics ?
- Je peux voir une pièce d'identité ?
- Vous rigolez ? - J'ai pas envie de rire.
- On rigole pas.
On veut savoir qui vous êtes. - Florence.
Bon, je vous en prie.
M. Blachère, vous êtes qui par rapport à Sacha ?
- Je suis qui par rapport à toi ?
Sacha, t'en penses quoi ?
- Un ex à ma mère. - Quoi ?
- Un ex à ma mère.
- C'est tout ?
- Tu t'es occupé de moi.
- Ben voilà.
Bon.
On peut y aller ?
- Cette femme s'est pas barrée. C'est impossible.
- Regarde bien.
- Je regarde, je fais que ça !
Tu vois comment elle est ? - Non.
- Une petite femme toute raide, impeccable,
elle bosse dans une boutique de fringues.
- Seuls les cas sociaux déconnent ?
Sabatier a fait une info préoccupante à la CRIP.
- T'as pas de lentes.
- T'es sûre ?
- Ben oui. Je te le dirais, banane.
Les mômes qui se font pas remarquer, tu fais plus gaffe.
Sacha, j'ai rien vu venir.
- T'aurais pu le sentir.
- Ah ouais, tu crois ?
- Il débarque de Clavel. Tu pouvais pas deviner.
Hé, dis donc ! Mon bisou du soir !
Il est un peu gras, ce lapin.
Tu l'engraisses.
Il joue.
Pourquoi Héphaïstos est-il boiteux et bossu ?
- Euh... Jean-Philippe.
La mère d’Héphaïstos... - Héphaïstos.
- Héphaïstos.
Elle le jette car elle le trouve laid.
- Et il est encore pire.
- T'as pas levé le doigt.
- Et il se marie avec Aphrodite.
- Exactement.
- La déesse de la beauté. - Ouais,
mais il est jaloux,
car Aphrodite est trop belle pour lui.
- Intéressant, la jalousie.
Ça veut dire quoi ?
- Je sais pas.
- Les dieux ressentent
les mêmes émotions que les hommes ? - OUI.
- Ben oui.
- Donc on aime leurs histoires,
leurs disputes. - Ils nous ressemblent.
- Mais malgré tout,
les dieux s'ennuient.
Ils ne savent plus quoi inventer
pour s'amuser. Alors un jour...
Ils font quoi ? - Ils dorment.
- Non. Ils font quoi ?
Timothée, ils font quoi ?
Ils ont une bonne idée.
- Ils inventent l'homme.
- Ils "créent" l'homme.
Qui crée l'homme ? - Ben Héphaïstos,
il va dans son atelier.
- Il donne des coups de marteau et l'homme sort.
- Il tape au marteau et fabrique l'homme.
- Puis les dieux s'unissent aux hommes
pour donner les demi-dieux, les héros.
Que savez-vous
sur Achille ?
Lydia ?
- C'est un humain,
il se surpasse
et il est si courageux que, même s'il meurt, on s'en souvient,
comme un dieu. - Oui.
- Comme Nelson Mandela.
- Comme mon père !
Si ! Mon père construit des cabanes au bout du monde,
c'est qu'il a pas peur.
Pourquoi vous rigolez ?
- Nelson Mandela est un bon exemple. C'est un héros.
Il est mortel,
mais son action pour la cause commune est immortelle.
Et alors, le héros d'un livre.
Quelle différence entre le héros d'un livre
et le héros de la mythologie ?
Vous vous souvenez de la 1re phrase de David Copperfield ?
- "Deviendrai-je le héros de ma propre vie ?
"Ou cette place sera-t-elle occupée par quelqu'un d'autre ?"
- "Deviendrai-je le héros de ma propre vie ?
"Ou cette place sera-t-elle occupée par quelqu'un d'autre ?"
Esteban.
Réveille-toi.
Deviens le héros de ta propre vie.
Timothée ! Alla, lève-toi.
Lève-toi !
Lève-toi.
- Regarde.
"Je tape, je tape. Je te crée, je te sors du chaos
"de la forge."
- "Je sors du chaos de la forge."
- Très bien. - C'est un marteau, Charlie.
- "Et je tape sur la forge."
- Arrête de dire, c'est pas bon.
Encore !
"Je tape." - "Oui, je tape."
"Et je crée...
"Et je crée..." - Madame.
Esteban peut faire Héphaïstos ?
- Laisse-la essayer. - Regarde, Charlie.
Tu donnes à Lydia l'armure ?
- Thétis a l'armure. Entrée d'Achille !
- "Ton fils Achille sera invincible."
- De profil. On voit tes fesses, là.
- Merci, maman.
"Merci, Héphaïstos,
"de cette belle armure."
Cri strident
- Sacha.
Alla, rentre.
Attends M. Blachère à l'intérieur. Tu seras mieux.
- YELLOW, BLUE
GREEN, MELLOW
YELLOW, BLUE, GREEN
MELLOW, THAT'S THE TIME
THAT'S THE TIME
- Tiens.
Ouvre.
- C'est vieux.
- Oui, c'est vieux. Mais on va tout essayer.
Tu sauras vraiment lire.
Alla.
Très bien. Alors...
Essaie de me lire cette ligne.
- "Toto...
"tète." - Très bien.
- Florence, ça va ?
- Rectorat ? - Ouais.
Dis-moi, ce Mathieu Blachère semble fiable, mais...
Le petit l'aime bien,
ils ont vécu six ans ensemble,
mais on a pas de nouvelles de la mère.
- Je sais.
- L'assistante sociale est pour le signalement.
- Elle va revenir.
Elle va revenir, c'est pas possible.
Elle va revenir, la mère.
- Flo, tu délires. 11 jours d'absence !
Je dois prévenir la protection de l'enfance.
Faut que je me couvre.
- Je suis pas directeur.
- T'es pas la maîtresse de Sacha.
Pourquoi je te demande ton avis ?
- Ce soir, je peux pas te garder plus longtemps.
- Oui ?
- Excuse-moi.
M. Blachère est encore au boulot et moi, j'ai...
- T'as quoi ? - Kung-fu.
Tu sais bien que... - Ah oui.
- Je te revaudrai ça. Merci, Flo.
Ciao !
- Ben entre.
Sacha, y a des jouets dans la chambre de mon fils.
Je me change, j'arrive !
Sacha !
Ça va ? - Oui, oui !
C'est drôle, l'école à cette heure-là.
Il est doux, hein ?
- Mathieu m'a mis de l'after-châve.
- After-shave.
- Shave.
Tu seras ma maîtresse, l'an prochain ?
- Je sais pas si j'aurai les CM2.
- Pourquoi ?
- Parce que.
C'est dur de dire au revoir aux CM2.
Une porte claque.
Ça va, mon petit chat ?
P'tit Bibouche.
T'as bien joué ?
Hein ? C'était bien ?
On sonne.
Oui.
Oui, c'est au deuxième.
- Tu squattes chez moi ?
T'as pas de maison ?
Clochard. - Ta gueule.
Moi et ta mère, on a nourri le lapin. Alors ferme ta gueule.
- Bonsoir.
- Bonsoir.
C'est pour vous.
C'est des invendus,
mais ils sont frais.
- C'est gentil.
Sa mère doit réagir vite.
Ou la protection de l'enfance sera prévenue.
- Sacha !
- Au revoir, P'tit Bibouche.
A demain.
Je vais te torturer.
Bon, au revoir.
- Tu me sers la main ?
Au revoir.
- J'espère qu'il y aura la protection de l'enfance,
et qu'ils trouveront une solution.
Moi,
je la contacterai pas.
Elle sait ce qu'elle fait.
- Mathieu ! - J'arrive.
Je l'ai rencontrée, elle venait d'accoucher.
Elle se barrait déjà.
J'ai gardé Sacha pendant six ans.
Elle est pas bien de la tête.
J'ai mon boulot, moi.
Bref...
Bref.
- C'est vrai qu'il a nourri le lapin ?
- Il a de vrais problèmes.
- Et moi, non ?
- T'auras toute ta vie pour voyager.
On va pas en paner maintenant. Je suis crevée.
- T'es toujours crevée.
Mme la maîtresse, je voudrais un rendez-vous.
Un rendez-vous pour parler à ma mère.
- Denis, viens.
Ecoute-moi.
Tu crois que ton père a besoin de toi pour construire ses cabanes,
ses lodges à 500 euros la nuit ? - J'ai envie.
- C'est n'importe quoi. Arrête.
- Tu viendras me voir et j'étudierai par correspondance.
- Ecoute, Denis, arrête !
C'est n'importe quoi !
Tu vas entrer en 6ème !
C'est une étape importante dans ta vie.
Tu vas pas te retrouver au fin fond du monde sans école !
- Tu m'interroges jamais.
- Je sais que tu sais !
Tu lèves le doigt toute la journée.
- J'ai un rêve à réaliser et je le ferai.
Tu m'empêcheras pas.
- Tu vas pas aller au bout du monde comme ça !
Sans moi.
- Vois avec le médiateur. Papa a dit ça.
- Il a dit quoi ?
On en a même pas discuté.
- Il a dit que tu dirais ça.
- On a 1 345...
œufs.
- Les œufs, c'est dégueulasse.
- S'il vous plaît, silence.
Lamine, tu te tais.
- Vous prenez des cours de dessin ?
- Je voudrais savoir
pour combien de...
Combien de...
Combien de boîtes d'œufs
il me restera à la fin ?
Euh... Combien de boîtes j'ai besoin
pour mettre mes œufs dedans ? Quelle opération
je dois faire pour savoir ?
Alors, Dorian.
Euh... Solal.
- Vos œufs vont tomber.
- C'est pas la question.
Alors...
Toi, en rose. - Lisa.
- Sephora arrête pas de me pousser.
- Sephora,
pourquoi tu l'embêtes ? Sors ton ardoise.
Tout le monde a son ardoise ?
Noam, t'as ton ardoise aussi ?
On se calme.
Alors...
Louis-Philippe.
- Jean-Philippe.
- Chut !
Jean-Philippe. - Madame.
Vous avez des œufs bio ?
Je veux faire une omelette.
- Il faut répondre à la question. Timothée ?
- Une soustraction ?
- Comment ça ? - Ben si.
1 345 moins 6, ça fait 1 339.
Moins 6, 1 333.
Il ronfle.
- Lamine !
Lamine, tu te...
Tu te redresses, s'il te plaît.
- Je soustrais 6 à chaque fois,
et je verrai. - Impossible.
T'en as pour une éternité.
Y a un calcul simple. Priscilla, est-ce que tu sais ?
- Une division.
- Faites-moi la division sur votre ardoise.
Tu savais le résultat ? Pourquoi tu l'as pas dit avant ?
Fallait le dire. - Ben oui !
- Oui ? - Bonjour, madame.
- Bonjour.
- Ça va ?
- Je vais bien, merci. Que fais-tu dans le couloir ?
- J'allais juste aux toilettes.
- Timothée, tu me montres le résultat.
- Ce n'était pas ton raisonnement,
mais son raisonnement était juste.
C'était important de le lui dire.
Il fallait que tu ramènes à le transformer.
Pour une fois que Timothée avait un raisonnement.
Bon, Esteban.
Il don, il plane, je comprends pas.
J'ai fait un PPRE pour lui.
Projet Personnel de Réussite Educative.
Il a été pris en charge par le RASED,
mais je demande un bilan ortho aux parents,
et c'est compliqué.
Tout ça, tu consignes.
- J'y arriverai pas, Florence.
- Ouais, c'est beaucoup de paperasse.
- C'est pas la paperasse.
Je m'étais préparée, mais là, je me rends compte...
Ils me font peur.
Ils me font peur.
Ils me font peur. Y a trop d'énergie, trop de cris.
J'ai l'impression d'être dans un réacteur qui va exploser.
Et ça me bloque.
- Ils vont pas l'irradier, quand même.
- Pas tous en même temps !
- Timothée !
- Tu veux te maquiller, Charlie ?
Tu veux te maquiller ?
Charlie.
Tu veux te maquiller ?
Brouhaha
Pourquoi t'es pas tout en noir ? - On m'a pas...
- Comment on fait ? T'es jaune avec une tête de mort.
- Il faut le resserrer. Viens voir.
- C'est quoi ?
- Charlie !
- Lève-le complètement.
Attention.
- Charlie.
- Oui ? - Mme Duru ?
- Elle peut pas prendre le costume.
- C'est juste pour essayer.
- C'est pas le moment.
Timothée, ça va bien ?
Allez, on est en retard !
- Timothée a mon trident.
- Timothée ! Ça suffit !
Plus un bruit.
- Esteban !
- Tu fais quoi ?
- Elle a ma chaîne et mon marteau.
- Mme Duru, alla voir Charlie.
Dans le rang d'entrée en scène.
- Enlève les chaînes, s'il te plaît.
- Pourquoi ? - Florence nous attend.
- Solal !
Les éclairs, c'est là-haut.
- Il m'a mis la lumière dans les yeux. - Là-haut.
Denis.
Denis !
Regarde-moi !
Les masques !
Tu t'es pas maquillé ?
Il s'est pas maquillé, lui.
Brouhaha
Non, non, non !
Reculez plus. Allez, le vent.
Faut que ça ondule. Que ce soit joli.
Annaëlle. Annaëlle !
Jean-Philippe, articule.
Vas-y !
- "Au début, c'était le chaos.
"Rien n'avait de forme dans l'univers.
"Une puissance mystérieuse
"décida d'y mettre de l'ordre.
"Et pour cela,
"créa le ciel Ouranos et la terre Gaïa !"
- Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce qui se passe ? - J'ai pas envie.
- Comment ça ?
Pourquoi ? - J'ai pas envie.
- Essaie. - Non, merci.
- OK, c'est pas grave. Je vais le faire.
On reste concentrés.
"Et la terre Gaïa !"
Stop !
Arrête tout !
Qui a fait tomber ça ?
Aïdan, remonte le soleil.
Qu'est-ce qui se passe ?
Mme Duru, la machine à neige !
Vous voulez un spectacle nul ?
C'est bien parti !
- Je l'ai !
- C'est n'importe quoi.
- "jamais le droit de sortir."
- Stop, Jean-Philippe.
Lamine, tu sors.
- J'ai rien dit. - Termine'.
- Au fait, il faut que je te dise...
- Vas-y, achève-moi.
- Teboul, le 26.
- Teboul...
Les boules.
Adieu, l'échelon.
- Tu vas être inspectée ?
- C'est toujours toi qui joues. - Mais non...
- Baissez, les garçons. C'est fort.
- Je veux juste zigouiller trois meufs.
- Attends, c'est quoi, ce jeu ?
Ça Va pas ?
- C'est moi qui lui ai prêté. - Tu fais chier !
- Je fais quoi ?
- C'est qu'un jeu. Sonnette
- Va ouvrir, au lieu de zigouiller des innocentes.
Jean-Phi, file, tes parents doivent t'attendre.
- Au revoir. - Au revoir !
Il frappe.
- Bonjour.
- Bonjour.
Qu'est-ce que t'as à dire ?
Dégage. - C'est pas grave.
- Avec l'autre fois et maintenant, je me sens un peu...
Je sais pas comment on dit quand...
on doit quelque chose à quelqu'un. - Redevable ?
- Oui.
C'est ça.
- Oui, mais non.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Faut être pistonné, enfin privilégié, pour habiter l'école ?
- Je paie un loyer. - Ah ouais.
- Un peu moins cher.
- Vous payez quelque chose. Moi...
quitte à payer, je pourrais pas.
- Ah ouais ? - Non.
- Par contre, porter un casque Sushi Panda, vous pouvez.
- Houlà.
Vous êtes ironique. Jeu vidéo
- Denis !
Denis, j'ai dit quoi ? On arrête ce jeu.
Dis donc ! Non mais ça va pas ?
- Ils peuvent se débrouiller.
- Ça vous fait rire ?
- Vous êtes dure.
- Denis ! - Oh putain !
- Je suis vraiment désolée !
- Pas grave. Vous avez du sopalin ?
- Attendez, bougez pas. - C'est bon.
On s'occupe de ça d'abord.
Hé, descendez prendre l'air ! - Arrête !
- T'as pas le droit !
T'as pas les clés.
Repasse ! T'as pas le droit !
Arrête !
Repasse !
- T'as peur de te faire engueuler
par ta maman, Bibouche ?
- Je m'en fous !
Ma mère, c'est une conne. Et ta mère aussi.
- Les mères, c'est des connes. Salopes, connasses !
Tu sais quoi ? Ma mère, c'est une conne !
Merci.
Vous savez quoi ?
MA MÈRE, C'EST UNE CONNE !
- On nous demande des résultats.
L'école perpétue le système économique libéral.
Les bons élèves deviendront des prédateurs,
les mauvais, des consommateurs.
A ce propos,
j'ai pas fait les courses.
L'école républicaine, c'est comme la démocratie.
C'est ce qu'il y a de moins pire, non ?
Vous chercha quoi ?
Je vous ennuie ?
- Ouais... Enfin, non.
Je cherchais le sucre.
Vous avez lu tout ça ?
Journal d'une institutrice clandestine ?
- Oui. - La Pédagogie
entre le dire et le faire ?
- Putain. - Oui.
Quel programme.
C'est pour le boulot ? Vous êtes obligée.
- Vous avez de beaux mollets.
- Quoi ?
- Ils sont beaux, vos mollets.
Il rit. C'est vrai.
- Je m'entraîne pour être prêt
pour un marathon.
Mon rêve, ce serait de faire l'Iron Man.
Tu connais ? - Le robot ?
- Tu connais pas ?
3,8 km à la nage, 180 km à vélo
et un marathon.
- Ah oui, d'accord. En fait, vous êtes...
Enfin, tu es un grand malade.
- Tu veux toucher ?
Vas-Y-
Touche le quadri.
T'as peur que ton mari rentre ?
Touche. T'as vu le machin ?
Les mecs qui font un Iron Man,
ils sont en bois. Moi, j'ai encore du boulot.
Mais je vais y arriver.
Faut que tu bouffes.
Faut t'occuper de tu', aussi.
- T'as des enfants ?
- Euh...
Non, je crois pas.
- T'en veux pas ?
- T'as vu le niveau ?
On va s'arrêter là.
- Pardon.
Non mais c'est parce que j’ai...
une inspection, j'ai ça de paperasse à préparer.
Mon ex me colle un médiateur.
- Je comprends. Pas de problème.
- Merci.
- Non mais... OK.
De rien.
On est quittes.
- C'est moi qui vais en mettre sur le cul.
- Vas-y, donne !
- Oh putain !
- Oh putain.
- Sacha !
Sacha !
- Iron Man.
Ça va ?
Préviens-la.
- Je suis pas assistante sociale.
- Mais préviens-la, au moins.
C'est la mère, quand même.
- Laissez un message pour Christina.
- Mme Drouet, c'est Mme Peillard, l'institutrice de votre fils.
L'école a fait un signalement à la protection de l'enfance.
Faites-nous signe, au moins pour Sacha.
S'il vous plaît.
On sait même pas si vous êtes vivante.
Ça te va ?
- Alla, les enfants !
- Flo.
- Quoi ?
- Il faut qu'on pane.
- Il est où, Sombrero ? - J'arrive.
We have to talk about the rabbit. It disappeared.
Les enfants, s'il vous plaît.
What l'm gonna say to my children ?
Very disappointing.
- Hé, chut, chut !
- Il a été vole'? - Mais non, il va revenir.
Ifs my Projet Pédagogique, Flo.
- Bon, tu vas me dire.
Vous avez fait quoi ?
- On n'a rien fait.
- Qu'est-ce que vous avez fait ?
- De quoi tu parles ?
- Le lapin, ça te dit rien ?
Cris des enfants
Ficha le camp.
Y a rien à voir. Filez !
Y a rien à regarder.
Tu m'expliques ?
- Mais... On voulait juste le peindre.
- Quoi ? Peindre Sombrero ? Vous vouliez le peindre ?
- Pour qu'il soit plus beau. On savait pas qu'il s'enfuirait.
- Tu vas leur dire quoi, aux CP ?
Et je dis quoi à ma classe ? A mes collègues ?
Mon fils est devenu con,
il n'a plus conscience de ses actes ?
- Hé, Sabatier t'attend pour la réunion.
Tu vas te faire souffler dans les bronches.
Moi, je dis ça...
- Tiens-toi bien, s'il te plaît.
Merci.
- Langage et communication.
- Pour moi, c'est acquis.
Mais elle a du mal à regarder
son interlocuteur dans les yeux.
- Bon...
- La socialisation.
- Donc, émergent. Effectivement.
- Charlie, l'année prochaine, tu rentres au collège.
- C'est grâce à ton travail.
- C'est bien, je suis très fière de toi.
Ton papa aussi.
Tu entres en classe Ulis.
- T'as fait de gros progrès.
- Oui, très bien.
Très bien. - Tu vas aller au collège seule.
- Ça veut dire que tu ne verras plus Mme Duru.
- Pourquoi il y aura pas Mme Duru ?
- Elle s'occupe des primaires.
- T'es grande, maintenant.
T'as plus besoin d'elle.
- Faut pas dire "T'auras plus besoin de Mme Duru" encore !
- Non, t'as plus besoin de Mme... Charlie crie.
S'il te plaît, ne crie pas.
Doucement, Charlie.
Calme-toi.
Elle crie.
Charlie, s'il te plaît.
- Ce sera quand même une séparation. C'est normal.
Mme Duru s'est occupée d'elle pendant 4 ans.
- Charlie oublie tout sur l'instant.
Un chat qui passe et elle oublie. Elle oubliera Mme Duru.
Charlie, tu viens ? Au revoir. - Un papillon !
- Au revoir, madame.
- Oui ? Charlie ?
- Au fait...
Héphaïstos, c'est vous ?
L'idée de lui faire jouer Héphaïstos.
Rapport a son handicap ?
- Non, pas du tout. C'est
Charlie a voulu essayer ce rôle.
Comme elle adore Hulk, je pense...
Hulk, c'est un peu comme...
Excusez-moi, c'est une urgence.
Allô, Mme Drouet ?
Mme Peillard n'est pas la, mais elle va vous rappeler.
Je vais lui dire qu'elle vous rappelle.
Merci !
- Vous Compara ma fille à Hulk !
- Charlie adore Hulk, je pense, car c'est
- Un être vert et difforme.
- Oh non !
Cris
Aboiements
- Charlie.
Cris
- Un conseil de discipline pour le lapin ?
- Non, pas un conseil de discipline.
Mais punition collective
pour les CP et CM2.
- Ils ont rien fait, mes CP !
- Il faut marquer le coup.
- Mme Drouet a appelé. - Florence !
- Quoi ?
- Le lapin, il s'est pas envolé tout seul ?
- Y a d'autres priorités.
Elle a appelé, elle attend ton appel.
- Ça pose un problème moral.
- De quoi ?
- Celui qui a ouvert la cage.
- Qui a bouffé mes Fjord ?
- Je sais pas.
C'est dégueulasse !
Pourquoi les lapins posent des lapins ?
- Alors ?
- J'ai eu Clavel au téléphone. Elle a dû se barrer
mais comme Sacha a rien dit, y a pas eu de signalement.
Je peux rien faire.
J'ai eu Clavel au téléphone.
- Les pieds !
- Une mère abandonnique. - Non.
- Si.
- Abandonneuse, regarde le dico.
- Je suis pour le signalement.
Le problème, c'est la mère.
- On a compris, mais en attendant ?
On est fonctionnaires, on fonctionne ?
- Baissez.
- On le laisse s'enfoncer ?
- Le RASED le suit ? - Non.
- Je peux le prendre
en APC. - Un élève qui pue,
faut lui passer un savon.
- On va pas la valider.
Il enrage.
- Arrête tes blagues pourries ! - Tout te fait rire ?
Hein ? Rien n'est important ?
Pourquoi t'as choisi ce job ? Pour les vacances ?
On parle d'un môme, là.
- T'es sérieuse ?
- T'es en vacances tout le temps, même en cours.
- Ta gueule !
On est tous crevés, on aime notre job. Arrête de nous les briser !
C'est quoi, ton problème avec Sacha ?
Je suis son instit. Ni sa mère,
ni assistante sociale. Tu mélanges tout.
Prends un jour de congé. - Tu me donnes des conseils ?
Occupe-toi de tes élèves.
Et de tes gosses.
- Quoi ? Pardon ?
- Oh ! Calmez-vous !
Cris mêlés
- T'as craqué ? D'où tu parles de mes gosses ?
- Arrêtez, les filles. Ça veut dire quoi ?
On se calme.
- Personne s'énerve.
- Vous faites chier.
Ce môme a besoin de nous. Et nous ?
Nous, on est décevants.
C'est ça qu'on dit à Sacha ?
Les adultes sont décevants ?
La vie, elle est décevante.
- Ça va, Florence ?
- Florence !
Ah... Pardon.
- Attends. T'as pas une aspirine ?
- Attends, je vais voir.
- Quand même...
- Alla-y.
- J'aurais aimé qu'on me prévienne pour la réunion.
J'étais là, pourtant. Personne m'a dit...
pour la réunion.
Qu'elle passe en classe Ulis.
- Vous êtes contente qu'elle passe en classe Ulis ?
- Oh oui !
Mais vous m'avez pas dit, parce que...
Ça fait 2 réunions... - J'ai zappé.
Voilà, merde, j'ai zappé. Désolée.
C'est pas grave ?
Je suis désolée, Mme Duru. Désolée.
- Tiens.
- Merci.
C'est pas grave.
C'est pas grave.
- Arrêtez d'être gentille, là.
Comme en tenant son cartable, on dirait une esclave.
Quoi ?
Mme Drouet ?
Je vous appelle de la part de Mme Peillard.
Merci de m'avoir appelée tout à l'heure.
- Non, je crois que...
- C'est mieux que l'autre. - Sans comparaison.
Je pense que votre femme appréciera.
- Oui ? - Là...
Moi, à sa place, j'apprécierais.
- Pas mal.
Elle tombe bien.
- Je vous l'ai dit, 5 minutes. ♪ ai repris ce matin.
Vrombissement de machine à coudre
- Mme Drouet, l'école a fait un signalement.
Vous réalisa ce que ça signifie ?
- Excusez-moi...
Vous pourriez... Merci.
- Le procureur a été alerte'.
Si vous revenez pas 'vite, Sacha sera placé.
Et ça va être compliqué pour vous de le revoir.
Moi, je vois Sacha tous les matins.
Mathieu essaie de faire... - Vous êtes sa maîtresse ?
- Non.
- Non, je voulais dire, la maîtresse de Sacha.
Elle rit.
Je suis bête, vous me l'avez déjà dit.
De toute façon...
Ils vont me le prendre.
On va me tomber dessus. - Pas forcément.
Mme Drouet...
Si vous expliqua vos problèmes... - C'est la grande blonde ?
Mme Peillard ?
Ah... Elle a l'air gentille.
D'ailleurs, vous aussi.
Je le vois bien.
Vous pourra donner ça à Sacha de ma part ? Dites-lui...
que c'est mieux comme ça.
Et...
S'il vous plaît.
D'accord, d'accord.
C'est son doudou depuis qu'il est petit. ♪ ai oublié...
Vous lui donnera.
- Mais alors, je lui dis quoi ?
Je lui dis : "C'est de la part de ta mère.
"Elle a l'air plutôt en forme."
- Vous vous calma.
Moi, je pouvais pas savoir.
J'y ai cru, au baratin de ce type.
Il m'avait promis une boutique à Chambéry.
Après, j'aurais fait venir Sacha.
Je voulais pas qu'il soit perdu...
- Et alors ?
Venu lui expliquer.
- Je suis pas rentrée chez moi depuis...
- Venu le chercher à l'école.
- Vous avez des enfants ?
- Oui, j'ai un garçon aussi.
- Sacha saura sûrement mieux se battre dans la vie que le vôtre.
- Se battre contre qui ? - Non, vous me lâcha.
Sinon, j'appelle la sécurité.
- Se battre contre qui ? Il a 9 ans !
- C'est pas gentil ce que vous faites.
Mon patron me regarde.
- L'esprit du lapin chinois ne meurt jamais.
- On est ravis des progrès de Xiao-Pao...
- C'est moi, Xiao-Pao.
- Je vous présente ma fille, Xiao-Yin.
- Bonjour. - Bonjour.
- Ici, c'est le Pékinois traditionnel.
- D'accord. - Votre mari ?
- Si. - Ah non, pas du tout.
Elle a honte de moi.
On va divorcer. On prend du vin blanc ?
C'est bien de demander la permission des fois.
- On dit pas "des fois", on dit "parfois".
- D'accord. Ça rigole pas avec ton mec.
- Je suis pas son mec. Maman, elle a pas de mec.
- Viens voir !
- Merci.
- Regarde ses verrues !
- On dirait une vieille dame.
- Mettez pas vos doigts sur la vitre.
Ça tache.
- Je l'ai vue.
Elle vient de rentrer.
Elle m'a dit qu'elle viendrait le voir.
- Quel jour ?
Quelle heure ?
- Ça va lui prendre un peu de temps... - C'est sûr, ouais.
Merci.
- Elle a pas envie qu'il soit place'.
- Oui, tu m'étonnes. Bien sûr.
Elle est hyper investie.
Ça la bouleverse qu'on le mette en famille d'accueil.
D'ailleurs... Elle va débarquer, elle arrive, je pense.
- C'est tout ce que ça te fait ?
- Dans "famille d'accueil",
il y a famille et accueil, au moins.
Deux trucs que sa mère lui donne pas.
Elle préfère se barrer.
Le laisser seul comme un chien.
Tout ça pour se taper des types qu'elle connaît pas.
Ce que tu crois, ce dont elle a envie, je m'en fous.
- Admettons, elle reviendra pas. Qu'est-ce que tu fais ?
Tu pourrais être le tuteur de Sacha.
Je comprends pas, en fait...
- Quoi ?
- Je sais pas, tu l'as aimée, cette femme ? Cet enfant, tu l'aimes ?
- Tu comprends pas que je sois pas d'accord.
Que je sois pas un môme à qui tu fais la leçon.
C'est ça...
- Je peux vous régler ?
- Ah !
- 8,80, s'il vous plaît.
- T'es contente ?
Tu vas pouvoir me coller une sale note ? Hein ?
Mme la maîtresse, je suis pas un bon élève !
Qu'est-ce que tu fais ?
C'est ça...
Vas-y !
- Ça va, maman ?
- Les enfants, c'est pas une barrière !
- Vas-y - C'est ça !
Rentre dans ta forteresse !
Elle est bonne, ta glace ?
- Toi et moi, ça va pas durer.
- Ça vient de quel film ?
C'est ta mère qui se barre, pas moi.
Elle veut que les autres gèrent à sa place.
- Je suis moi, je suis pas elle.
Tu pourrais... - Non, tu comptes pas sur moi.
C'est des mots pas faciles à entendre, mais c'est vrai.
Compte que sur toi.
Et puis...
Je sais pas, si un jour...
On te met...
En famille d'accueil...
Merci.
sanglots
- Arrêtez.
Mettez-vous en rang.
- Les CM1, moins de bruit !
Conversations mêlées
- Arrête !
- "Ma... tante
"Jossette..."
- Tara, 30 secondes.
Le "s" entre deux voyelles se prononce...
Fracas
Hé, hé, hé !
Yanis, tu te rassois.
Tiens.
Alors, on va voir.
"Ta mère en Moon Boots."
"T'es amoureux de Charlie."
C'est très drôle, ça.
"Sale pédé."
C'est sale, un pédé ?
"Quand tu pètes, c'est du vent."
Dorian, là. Timothée, ici.
On fait des maths ?
Je serai pas là l'année prochaine pour vous aider au collège.
- On plie la feuille en deux bord à bord.
Comme ça, les couleurs se font un bisou.
Bisous
Oui ?
- C'est pas l'échafaud. - On déplie la feuille.
On a quoi ? Du vert ! Le vert, c'est une couleur...
- Secondaire !
- Parce qu'elle naît...
de deux couleurs primaires.
- Le jaune et le bleu.
- Bien. Maintenant, posa vos feuilles.
Devant vous, en silence.
On a deux visiteurs qui ont
quelque chose à vous dire.
- Euh... Voilà...
Voilà... On a voulu prendre Sombrero dans nos bras.
Et il s'est échappé.
On s'excuse, parce que nous aussi,
on aimait bien Sombrero. Et...
On sait pas où il est
Vu qu'il avait pas de puce électronique.
On va racheter un autre lapin.
- Oui, Merlin ?
- Si Sombrero revient, il voit un autre lapin dans sa cage,
il sera pas content !
- Pourquoi la cage est peinte en doré ?
- Comment il fera pour manger ?
Il est dans une autre école ?
- On répondra après à toutes ces questions.
D'accord ? Bien.
Sacha ?
- On s'excuse.
- De la bouche de Sacha.
Merci, Denis, rentre dans ta classe.
Sacha, chez M. le directeur.
- Fils de pute !
- Ta mère est même pas venue
te voir, clochard !
Cris
- Sacha, ça suffit !
Cris mêlés
Ça suffit !
Gémissements
- C'est pas passé loin.
J'en connais un qui va se faire gâter par maman ce soir.
- Laissez un message pour Christina.
- Denis n'est pas responsable de tes problèmes.
Tu m'entends ?
Toi non plus, d'ailleurs.
C'est pas ta faute si ta mère...
Mais c'est très grave, ce que t'as fait.
C'est très, très grave.
Sacha !
- Ils sont où, les policiers ?
- Arrêtez de pousser, je suis en bas.
Cris des enfants
- Qu'est-ce que tu fais là ? File.
Allez Sacha, on y va.
Sacha...
- Alla. Sacha.
- Laisse Florence. Lâche-la.
- Non, non !
- Sacha, lâche-la.
Sacha hurle.
- Ça suffit !
'Non !
Hurlements
Sacha hurle.
- Denis !
Tu vas où ?
Denis ! Pourquoi t'as pris tes affaires ?
Mais... Qu'est-ce que tu fais ?
- Lâche-moi ! - Où tu vas ?
Calme-toi. - Lâche-moi !
Papa vient me chercher !
Tu me lâches, OK ?
- Calme-toi. - Non !
- Désolée pour ce qui s'est passé.
Excuse-moi.
- Ça pue, d'être ton fils !
Ça pue d'être dans la classe de ma mère !
C'est pas ça, la vie !
C'est pas une prison !
Tu m'apprends quoi ? Tu penses qu'à l'école ! Tu sais pas vivre !
- S'il te plaît. Non !
- Lâche-moi ! Lui au moins, il a de la chance, Sacha !
- Calme-toi, ça sert à rien.
Alla viens, mon grand.
Laisse-le.
Viens, mon grand.
Elle reprend son souffle.
- Aïe ! - Montre-moi.
Merci, Florence. Vraiment.
- Je t'expliquerai ! - l'atelier punching-ball ?
Alla, Denis.
Hé !
- Ça va ? - Oui.
A la médiation, dans 8 jours.
Mardi à 17 heures.
Tu veux aller au ciné ?
Y a les Ninja Turfles, avec Megan Fox La brune qui a des gros...
roploplos.
- Papa ! - Quoi ?
- 17 heures, c'est 17 heures.
- Je me suis fait remplacer au boulot.
- C'est ton frère ?
- Non, ma sœur.
- Oh là, laissa-la respirer !
- Elle fait quoi, Florence ?
- Je sais pas.
Heureusement que t'es zen.
Voilà. - Où est Tibère ?
- Je sais pas !
Tibère ! Tibère !
- Je suis perdu. Oui, t'es perdu.
Pourquoi t'es perdu ?
Moi, je suis perdu.
Je suis perdu. Je suis perdu.
Madame ?
Madame !
- C'est bas...
Et vous avez fait un malaise.
C'est pas votre jour...
Bon, je vous fais un arrêt.
- Non, demain, je me fais inspecter.
C'est pas possible.
- Charlie ?
Charlie !
Alla ! Alla, ma douce. Dépêche-toi.
- Bonjour.
- Bonjour, monsieur.
- Bonjour. - Bonjour.
- Salut, maman.
- Les enfants, vous ne me voyez pas. Je suis invisible.
- D'ACCORD, MONSIEUR.
- Bonjour.
Charlie, s'il te plaît.
A ta place.
- Le monde est beau, mais il n'est pas juste.
Il est dur.
Nous l'avons tous vu avec Sacha.
Je sais que vous y pensa.
Sacha ne reviendra pas à l'école.
Mais il a aussi sa place dans le monde.
J'espère qu'ailleurs, il pourra se reconstruire.
Apprendre à ne plus répondre par les coups.
Quand j'étais petite,
dans ma famille, c'était compliqué.
Et l'école était pour moi un havre de paix.
J'y ai découvert les possibilités infinies de l'esprit.
Pour vous, l'école est parfois une prison.
Mais pour moi, c'était une promesse de liberté.
C'est pour ça que j'ai voulu devenir professeure des écoles.
Pour permettre aux enfants de réfléchir par eux-mêmes.
Et de ne plus être dépendants
des adultes.
Des parents ou de...
de ce que dit la télévision, par exemple.
Ou la religion.
Ou les partis politiques.
Pour vous permettre de bâtir votre histoire.
Comme David Copperfield.
- Et comme Achille ?
- Comme Achille.
J'ai un problème.
J'ai un problème
et vous alla m'aider à le résoudre.
Soda vos ardoises.
Dans ma vie d'enseignante,
combien de dictées ai-je fait faire ?
De quelles données avez-vous besoin ?
- Le nombre d'années depuis que vous enseigna.
- 8 ans.
Et ? Quoi d'autre ?
Denis ?
- Le nombre de dictées par semaine
et le nombre de semaines pendant l'année.
- Très bien. 36 semaines.
Environ 2 dictées par semaine.
Lamine ?
Quelle opération ? - Une multiplication.
- Calculez, calculez !
36 semaines...
fois 2 dictées,
fois 8 ans.
Egale...
576 !
Et à la fin de ma carrière ?
J'aurai, disons...
63 ans.
Là, j'en ai 32.
63 moins 32...
Encore 31 ans.
31 années, multipliées par 72 dictées.
Egale ?
2232 dictées
à venir.
Plus 576 dictées déjà effectuées,
égale...
Leva !
Très bien, Charlie.
2808, 2808...
2808. Esteban ?
Bravo !
M. Teboul.
2808 dictées, c'est juste ?
Vous savez, je le comprends aujourd'hui,
d'une certaine manière, j'ai été votre élève.
Vos qualités d'enfants, la curiosité...
L'espoir, le courage...
Ce sont des qualités essentielles.
Pour vivre, pour trouver sa place
dans le monde.
Mais le problème, c'est que...
si on admet que les maîtres apprennent des élèves,
il n'y a plus de maîtres.
Il n'y a que des élèves.
On apprend tout le temps. Laure, ici...
Avec nous, en classe.
Parce que l'école des professeurs ne suffit pas.
Mme Duru...
Qui a appris à s'occuper seule de Charlie.
- Vous voulez faire une pause ?
- Je comprends votre problème, mais...
Non, ça n'est pas possible.
- Laure est avec mes CM2.
Teboul va partir.
Je sors.
- Non, mais...
- Je sors.
- Comment ça, tu sors ?
Une seconde. Florence ! Tu vas où ?
Ça va pas ou quoi ?
Je me suis fait un sang d'encre !
Je prends ta classe. Laure m'aidera.
Mets-toi en arrêt.
Oh !
- Pourquoi ces pantoufles ?
Pourquoi ?
- Elles sont belles.
- Mais pourquoi ? Pourquoi ?
- Pourquoi quoi ?
- Quelqu'un a pense' que des lèvres sur des pieds, ce serait bien.
- Elle va peut-être me répondre.
Pourquoi ? Pourquoi ?
Y a pas un sens caché à tout, non plus.
- J'ai perdu la foi, Christian.
J'arrête.
- Ah oui...
Perdu la foi... - Tu t'en fiches ?
Le chien, dégage ! - Laisse-le !
Florence, relève-toi.
Lève-toi.
Tiens. Lis ça.
C'est toi, ça, non ?
Le père de Tara est venu me trouver.
- Je sais... Il y a des gens, là-haut...
Qui pensent des programmes... - Il est très content de ses progrès.
Je te couvre.
- Christian ? - Hum ?
- Tu trouves ça normal, toi...
d'être le seul adulte
avec des enfants ?
- Non, c'est pas normal.
Mais c'est extraordinaire.
- Si c'est trop compliqué pour mon ex-femme,
Denis pourra me rejoindre pour les vacances d'été.
Voilà, on va commencer comme ça.
C'est bien, deux mois, déjà.
- Deux mois, c'est rien.
- Madame... Vous en pensa quoi ?
- Il a raison, c'est rien, deux mois.
C'est pas une vraie expérience, donc...
Un an, c'est bien.
Vous me montra, là ?
Vous me montra votre parcours ?
- Monsieur, vous êtes content ?
- Oui, oui, très content.
- Papa, vas-y !
- Euh... - Alla !
Alors, maman, regarde... On commence la, a Java.
Après, c'est à...
Après, on va à Komodo, là.
Aux îles Flores.
- Il est bien, ce foyer ?
- Ben... C'est un foyer, quoi.
- Il va aller dans quelle école ?
- Dolto.
- Bien.
Ils ont une bonne équipe.
- Ah ouais ? - Ouais.
- J'ai rapporte' ses affaires. C'est important qu'il en ait.
La psychologue du foyer
a dit que c'était important.
- Bonjour. - Merci.
Il se racle la gorge.
- On crie pas, c'est pas la peine.
- "Enfermés dans le Tartare..."
- Va chercher les dieux
Vous, arrêta de gigoter. - Les dieux sont demandés !
- C'est quoi, ton déguisement ?
- Dégage ?
- Les dieux sont demandés !
Cor de chasse
Les dieux sont demandés !
- Poséidon a la gastro, on fait comment ?
- Non, M. Teboul, pas d'entretien.
Je veux savoir à qui adresser ma lettre de démission.
- Y a de la crotte dans le tuyau.
- Dans quel délai, la lettre de confirmation ?
- Ça marche, là ? Oui ?
On a perdu Poséidon ?
- Pardon ?
- Dis, tu veux pas remplacer Poséidon ?
Tom ! Tu veux pas remplacer Poséidon ?
- Elle est pas là ?
- Non, elle est malade. - Désolé, je peux pas, je regarde.
- Tu veux pas remplacer Poséidon ?
- Salut, Tara.
- Tu veux pas remplacer Poséidon ?
- Bonjour, Tara.
- Il est beau, ton chapeau !
- Faut pas avoir peur pour monter sur scène.
- C'est très rigolo.
- Tu vas t'amuser.
- Tu es en noir.
- Mme Duru !
- Attends, tiens.
Tu le sais, ton texte. T'es trop stresse'.
Attends, bouge pas.
Larsen
- Euh... Bonjour.
Tout le monde m'entend ?
Oui ? Bon.
Entra, messieurs dames.
C'est formidable de vous voir si nombreux.
Rassurez-vous,
je serai bref. Nous sommes impatients...
- Elle va pas venir, ta mère ?
- Je voulais juste remercier
les élèves de CM2, qui vont partir au collège,
ainsi que leur maîtresse, Florence Mautret,
pour cette fresque antique en 6 tableaux
6 tableaux, on se refuse rien,
Intitulée "Les dieux olympiques".
Vous le lisez derrière moi. Les dieux s'impatientent un peu,
je vais donc leur laisser la place.
Bon spectacle !
- "Au début, c'était le chaos. Rien n'avait de forme dans l'univers.
"Une puissance mystérieuse décida de mettre de l'ordre.
"Et pour cela,
"créa le ciel Ouranos et la terre, Gaïa.
- "Consignes de sécurité incendie.
"Garda votre calme.
"Déclenchez l'alarme
"et téléphonez au 18."
"La chenille qui fait des trous."
"Ce règlement est un texte de référence qui fixe les règles d'organisation
"de l'école Champollion.
"Nous avons le droit de vivre dans un environnement propre."
"Le coucher tardif
"déséquilibre la vie de l'enfant.
"Le mieux, c'est d'en parler."
"A M. le recteur de l'Académie de Grenoble."
Maîtresse...
- Oui...
- Tara !
Tara !
Qu'est-ce que tu fais ? Enfile ça.
Les dieux sont sur scène, on te cherche !
Cor de chasse
- "Héphaïstos et son enclume.
"Et son enclume.
"Et son enclume !"
- T'inquiète pas, Tara. Merlin joue Poséidon.
Alla, vas-y ! Vas-y !
Cor de chasse
- "Et son enclume.
"une très jolie propriété
"une très jolie propriété
"De 15 000 hectares avec terrasse, orientée sud."
Applaudissements
- "Zeus, mon mari, quel monde merveilleux !
"Mais quel ennui !"
- "Que fait-on, aujourd'hui ?"
- "On pourrait peut-être se baigner ?"
- "TRAVAUX MANUELS"
- "Au milieu des bêtes monstrueuses, sous le soleil très chaud,
"et dans la nuit très froide, surgit alors...
"l'homme.
"Unique,
"fragile et mortel,
"car les dieux avaient donné toutes les qualités aux animaux.
"Mais même les dieux les plus blagueurs arrêtèrent de rire en le voyant.
"Conscients du courage qu'il fallait pour vivre."
- Alla, vas-y, vas-y !
- Ah ben oui, mais bien sûr !
- Super ! - Ça va, ma poule ?
- On est en retard.
- Non, on n'est pas en retard.
Reste tranquille.
Va te laver les mains.
On a le temps. Vas-y.
Laisse. Elle est grande, elle va trouver.
- C'est le grand jour ?
Charlie pousse un cri.
- Hors service.
Laver les mains.
Elle crie.
Trop rigolo.
- C'est pas ici qu'on se lave les mains.
Ici, c'est une cuisine.
- Duru, t'oublieras pas la salade.
- Bonjour.
- Bonjour.
- Je suis Mme Duru.
- Et je suis Charlie.
- La dame qui était avec toi, en classe.
Tu te souviens ?
- Aujourd'hui, je vais en classe Ulis en collège.
Je vais avoir un amoureux parce que je suis grande.
- Je te souhaite une bonne rentrée, Charlie.
- Je sais qui tu es.
Tu es Mme Duru.
Ma première amie dans la vie.
C'est un beau jour, aujourd'hui.
Conversations des enfants
- Les doudous dans le sac.
Tout le monde bien en rang.
En silence et on rentre tout doucement.
Doucement.
Tu auras ton doudou ce soir.
Mets-le dans ton cartable.
Alla.
Silence.
Tu viens me voir ?
Comment tu t'appelles ?
- Camille.
- Moi, je m'appelle Florence.
Alors, qu'est-ce qui se passe, Camille ?
- J'ai peur.
- Je comprends.
Moi aussi, j'ai peur.
Bom To Be Alive
Sous-titrage TITRAFILM
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