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(musique inquiétante)
- On sait quoi sur les autres?
- Ils ont tous servi avec Pearce dans la Légion étrangère.
(musique de suspense)
- Amina Saïd et ses deux enfants ont été tués dans l'explosion.
- Ils étaient ensemble? - Apparemment, oui.
- Tu parlais encore de moi avec tes employeurs?
- Ils aiment savoir que c'est en bonne voie.
- Je voudrais savoir pourquoi tu bosses pour ces gens.
- Ils paient très bien.
- Madame la présidente. - Vincent.
(ambiance sonore inquiétante)
- Qu'est-ce que tu fous avec un flingue?
- Repose-le. - Donnez-moi ce nom.
(musique inquiétante)
(coups de feu)
- Oh, putain!
Ils m'ont obligée de dire le nom.
- Juste avant de mourir, elle m'a dit le nom
de la personne qui a autorisé l'élimination de Pearce.
Je sais que c'est toi qui as autorisé l'opération
pour éliminer Pearce.
Donc on est d'accord que t'as essayé de l'éliminer,
de le tuer.
Une femme et des enfants innocents ont été assassinés.
- C'était un accident. - Un accident?
- Ça n'aurait jamais dû arriver.
Qui d'autre sait?
- Jacob Pearce est au courant.
T'es la prochaine sur la liste.
(vacarme de l'avion)
(musique intrigante)
(annonce indistincte)
(bip, timbre sonore)
(conversations indistinctes)
- Je m'excuse.
Je vais vider la poubelle.
(musique de suspense)
(bips)
(musique de suspense)
C'est fait.
(tonalité)
(musique de suspense)
(vacarme de l'avion)
(soupir)
- Faut que j'y aille.
- Tu reviens, ce soir?
- Je sais pas.
- Tu ne me fais plus confiance?
- Je dois y aller, là.
(musique intrigante)
- Zara, je vous envoie une photo récente de Sean Walker.
C'est une capture d'écran de la vidéosurveillance
pendant l'attaque de l'ambassade.
- Des nouvelles de la présidente?
- Ils ont complètement bouclé l'Élysée.
Ils ont renforcé la sécurité, bien sûr, et...
ils ont annulé les interventions publiques de la présidente.
- Tu penses que Pearce peut arriver jusqu'à elle?
- Il sait que ça va être très dur pour lui.
Il doit avoir un plan.
(soupir)
- C'est Sean.
Putain, je crois qu'il nous a repérés.
- Toutes les unités,
on reste en place. Stand-by.
- Confirmé, contrôle.
(fermeture de portière)
(vrombissement)
(démarrage)
(crissement de pneus)
(sirène)
(crissement de pneus)
(sirène)
- Sors de la voiture. Allez, mains en l'air!
Sors, sors, sors, sors, sors! Allez! Sors de là!
(coups de feu)
(sirène)
(coups de feu)
- Tu lâches ton arme et tu nous montres tes mains.
Tu veux mourir?
(respiration haletante)
(coup de feu)
- Coups de feu tirés, rue de la Clôture.
(passage d'un train)
- Vincent.
- Putain!
- S'il réussit, les marchés vont s'effondrer.
Assurez-vous qu'il comprenne ce qu'on attend de lui.
- Il comprend, mais ça ne veut rien dire pour lui.
Tout ce qu'il veut, c'est accomplir la mission.
- Si ça devient un problème, vous savez quoi faire.
(bip)
(musique intrigante)
(respiration calme)
(déglutition)
(reniflement)
(musique intrigante)
- T'as vraiment massacré sa caisse.
- C'est location.
- Bien il peut dire au revoir à sa caution.
- T'as trouvé quelque chose?
- Ouais, j'ai trouvé ça.
Y a un GPS dans la voiture.
Ça peut servir.
Géolocalisation par QR code.
- Hum!
- La société de location peut donner les itinéraires
de la voiture depuis que Walker l'avait louée.
- Tu veux les appeler?
- Tu peux pas le faire s'il te plaît?
- On a identifié la femme retrouvée dans le coffre.
- Ouais. Elle s'appelle Annette Allard.
Elle dirigeait une école de parachutisme avec son mari.
Leurs locaux sont dans un aérodrome
à côté de Saint-Soubirous.
On a essayé de joindre le mari, il répond pas.
- Pearce devait avoir une raison de vouloir sa mort.
- On fouille dans son passé pour voir si
elle aurait pu avoir un lien avec Pearce.
- On va à Saint-Soubirous. On va essayer de parler au mari.
(musique intrigante)
Ça va?
Bien alors, qu'est-ce qu'il y a?
D'habitude, à cette heure-là, tu m'aurais déjà pris la tête.
Y a un problème?
- Théa a trouvé mon arme.
Je lui ai tout dit.
- OK.
Qu'est-ce qu'elle a dit?
- On s'est bien engueulées.
Elle a dit qu'elle ne savait plus avec qui elle était.
Elle est partie chez une copine.
- Faut que tu la protèges et que tu te protèges toi aussi. OK?
Donne-lui juste un peu de temps.
- Peut-être que ça devait pas marcher.
Faut qu'on soit avec des gens qui comprennent notre boulot.
- Oh!
Tu crois vraiment qu'on choisit toujours
de qui on va tomber amoureux?
Sérieux?
- Non, mais on peut choisir la personne
avec qui on est en couple. (rire)
- Ouais. Ça, c'est différent.
- Et depuis quand t'es un expert en relations amoureuses?
(petit rire)
(vrombissement)
(vrombissement)
- Delta-4,
maintenez votre position: 0-9-0.
Bien reçu?
- Affirmatif. 0-9-0.
(musique intrigante)
- C'est quel avion?
- Delta-4.
Faut attendre qu'il soit sur le repère.
(vrombissement)
- Et depuis quand tu couches avec la présidente?
- Quoi?
- La présidente. Juliette Levesque.
Tu couches avec elle, pas vrai?
- Non.
- Je comprends que t'aies pas envie d'en parler.
- Parce qu'il y a rien à dire, point!
- Y a pas de souci, Vincent. C'est cool.
(vrombissement)
- Putain, comment t'as su?
- Ta façon de la regarder dans l'ascenseur.
- Ah!
Écoute, surtout, tu le dis à personne.
Arrête! Non, non, non, non!
Personne doit être au courant, d'accord?
- Ouah! La présidente!
Sérieux, t'es loin de boxer dans ta catégorie.
C'est un vrai truc de dingue.
- Merci.
- Tu crois que je vais m'arrêter là? Je veux des détails.
- C'était...
...quelques mois après son élection.
L'économie était en train de s'effondrer,
les gens perdaient leur boulot,
tout le monde lui en voulait à l'époque.
Elle était au bout du rouleau.
- Hum-hum!
Et toi, tu t'es dit que t'allais résoudre
la crise économique de la France en couchant avec elle.
Tu dois vraiment assurer.
- Han!
- Ha!
OK, et donc? Des détails.
- C'est arrivé, c'est tout.
- Hum, je vois.
- C'était comme si...
J'en sais rien.
On aurait dit qu'on était seuls au monde.
- Et qu'est-ce qui s'est passé?
(soupir)
- On savait tous les deux
que c'était une histoire sans lendemain.
J'ai direct demandé ma mutation.
- T'as été dur, non?
- J'ai fait ça pour la protéger.
- Avoue que tu penses à elle.
- Non, tout ça, c'est terminé.
(vrombissement)
(bips électroniques)
- Voilà.
- Désactivez tous les transpondeurs.
(bips)
- Maintenez-vous à 20 000 pieds.
(musique inquiétante)
- Ici Delta-4 à tour de contrôle.
Vérifiez niveau de vol 200.
- Delta-4, notre système est hors service.
Maintenez votre cap et votre altitude.
Nous subissons une cyber-attaque.
Je répète: nous subissons une cyber-attaque.
Maintenez votre cap et votre altitude.
- Il est à une altitude de 20 000 pieds
et il vole à l'aveugle.
(vrombissement)
- Avion à midi! - Nom de Dieu!
(vrombissement)
- Delta-4, nous procédons
à la fermeture de l'espace aérien. Préparez-vous
à un atterrissage d'urgence à Saint-Soubirous.
- Répétez instructions?
- Nous procédons à la fermeture de l'espace aérien.
Préparez-vous à un atterrissage d'urgence à Saint-Soubirous.
- Bien reçu.
- Atterrissage dans 10 minutes.
- On y va.
(musique de suspense)
(accélération)
- Avoue que t'es perdu, Vincent,
et que t'es toujours amoureux de la présidente.
- On n'est pas perdus.
- Ah ouais?
Parce que je le vois nulle part, ton aérodrome.
Moi, tout ce que je vois, c'est des champs avec de l'herbe
et un truc bizarre là-bas.
- Ah, voilà.
Il est là, ton aérodrome.
- Hum! Alors, c'est ici que ça se passe?
(bip)
- Je vais aller parler au gars là-bas.
(musique intrigante)
- Bonjour. - Salut.
- Euh... J'aimerais voir Gérard Allard.
- Il est pas là. - Ah.
- Il est allé au village.
- Ah...
- Je peux vous aider?
- Euh... c'est à propos de sa femme, Annette.
Il revient bientôt?
- Il sera peut-être dans une heure ou...
peut-être qu'il reviendra demain, j'en sais rien.
- Une heure ou demain?
Vous êtes pas très précis, vous.
Vous avez son numéro?
- Bien sûr. Dans le bureau.
- OK.
(musique intrigante)
- On l'élimine?
- L'avion va bientôt atterrir.
Ne faites rien tant que l'avion n'a pas atterri.
Je répète: ne faites rien
tant que l'avion n'a pas atterri.
- Bien reçu.
(musique intrigante)
- Tenez.
- Merci beaucoup.
Oh, j'ai pas de réseau.
- Vous pouvez prendre ce téléphone.
(musique inquiétante)
(vrombissement)
(crissement de pneus)
- Pardon, mais le numéro n'est pas attribué.
(grognements de lutte)
(cri de douleur)
(cris)
(cri de rage)
(vrombissement)
- Putain, c'est qui, celui-là?
- Il se demande peut-être pourquoi un avion-cargo
vient d'atterrir sur cet aérodrome de troisième zone.
(cris)
(cri de douleur)
(cris de douleur)
(grognements d'effort)
(mécanisme)
- À terre! - Je suis de la police.
- À terre!
- OK, OK, OK. Calmez-vous.
- Mains derrière la tête. - OK.
- Allez, en douceur.
Montrez-moi votre carte.
- Elle est juste là.
(étouffement)
(halètement)
Je suis de la police.
Je peux me lever maintenant?
- Allez-y.
- Qu'est-ce que vous foutez ici?
- Le contrôle aérien est hors service.
Ils ont fermé tout l'espace aérien.
- Merde.
- On nous a dit d'atterrir sur l'aérodrome le plus proche.
- Vincent! Vincent!
Vincent! (coup de feu)
(musique de tension)
(rafale de tirs)
(rafale de tirs)
- Ici Delta-4. Mayday, mayday, mayday. On nous tire dessus.
On a besoin d'aide de toute urgence.
(montée en régime des moteurs)
(cris)
- Lâche ton arme.
Tout de suite. - OK.
(vrombissement)
- On peut pas la laisser ici.
- On n'a pas le choix.
- Putain!
Vous transportez quoi?
- De l'uranium.
Ça vient d'une centrale électrique en Estonie.
(musique grave)
- On n'avance plus!
Hé! Qu'est-ce qui se passe?
- Commandant!
Commandant. Ouvrez la porte.
(vibration)
(toc-toc!)
Commandant.
- Oscar.
- Commandant, ouvrez la porte.
- Comment vous connaissez mon nom?
- Quand je détourne un avion, j'aime bien savoir qui le pilote.
J'ai regardé toutes vos photos postées sur les réseaux sociaux.
Vous avez énormément de chance d'avoir une si belle famille.
- Ouvrez!
- Un de mes hommes est posté... - Ouvrez!
- ...devant votre maison.
- Commandant, ouvrez la porte.
- Il attend que je lui passe un coup de fil,
que je lui donne un ordre.
Vous comprenez ce que je vous dis, Oscar?
Vous comprenez?
Alors, protégez-les.
Abaissez la rampe
et laissez-nous monter à bord.
Ou vous préférez que je le passe, ce coup de fil?
(toc-toc!)
- Commandant!
Commandant, ouvrez la porte.
(musique inquiétante)
(mécanisme)
(toc-toc!)
- Oh putain!
(coup de feu)
(sifflement aigu)
(détonations étouffées)
- Lâche ça.
Garde-le en vie pour l'instant. On a besoin d'otages.
(musique inquiétante)
- On a deux hélicoptères en approche.
(respiration haletante)
- Faites décoller cet avion immédiatement.
Viens avec moi.
- Allez, on y va.
Décolle.
(montée en régime des moteurs)
(vrombissements)
(musique intrigante)
- Où est-ce qu'on va?
- À Saint-Étienne.
Faut nous emmener là-bas avant qu'ils envoient
des avions de chasse pour nous intercepter.
- Alors, tout ça pour ça?
- Voilà.
Fais attention. En douceur.
Je sais que vous faites votre boulot.
Et je le comprends.
Sincèrement.
J'ai fait mon boulot, moi aussi.
J'ai risqué ma vie pour ces politiciens.
Et ils m'ont bien trahi.
Ils nous ont chié dessus, mes hommes et moi.
Peu importent les actes...
le don de soi, les sacrifices...
ils vous feront...
subir la même chose.
- Et nous aussi, on se sentira obligés
de faire un carnage en tuant des dizaines de personnes?
(soupir)
- Elle comprend pas.
Mais vous, oui.
Non?
Brodie.
(musique de tension)
(grognements de combat)
(alarme)
(souffle du vent)
(craquement, cri de douleur)
(grognements de combat)
(souffle du vent)
Allez!
Saute!
(musique intrigante)
- Je vous en prie, asseyez-vous.
Qu'est-ce qu'on sait?
- L'avion transportait de l'uranium
vers une centrale électrique en Estonie.
- Est-ce que cet uranium
pourrait servir à fabriquer une bombe?
- Une bombe sale et bas de gamme, oui.
- Et si elle explosait?
- D'après nos estimations,
cela pourrait raser plusieurs kilomètres carrés.
- Black-out total dans les médias.
Pas de compte rendu, pas de fuite, pas de rumeur.
Évitons de semer la panique.
Trouvez cet uranium.
- La zone est inondée d'officiers
et nous avons déclenché une battue aérienne
avec drones et hélicoptères.
- Comment Pearce savait que l'avion transportait de l'uranium?
C'est pas inscrit sur le manifeste. C'est secret défense.
- Peut-être que quelqu'un à la Sécurité extérieure lui donne un coup de main.
Une hypothèse, j'en sais rien.
(musique rythmée, brouhaha)
Tu sais, l'année dernière,
j'ai participé à un exercice où on devait neutraliser
la bombe sale d'un groupe rebelle armé.
- Et? - Ça s'est pas bien terminé.
Et Pearce n'a pas besoin de la faire sauter.
Il suffit qu'il menace de le faire.
Ton ex-copine est dans une position carrément intenable.
- On a recommencé à se voir.
- Excellent.
C'est parfait.
- On n'avait rien prévu, arrête.
C'est arrivé après la tuerie de l'ambassade et, maintenant,
maintenant que je sais ce qu'elle a fait à Pearce,
je ne suis plus vraiment sûr...
de lui faire confiance.
- Tu n'es plus objectif.
Faut que tu la quittes. - Je sais.
- Mais tu le feras pas.
(soupir)
- J'aurais dû te le dire.
(soupir)
OK.
Alors...
Désolé.
- Je comprends.
On a envie de protéger les gens qu'on aime.
(musique rythmée, brouhaha)
- Putain...
(tintement de clés)
- J'étais passée prendre quelques affaires.
- Non, ça, c'est à moi.
T'as qu'à le garder. Il te va mieux qu'à moi.
- J'en ai pour une minute.
- J'ai tué quelqu'un aujourd'hui.
Il essayait de me tuer.
Je l'ai étranglé avec le cordon d'un téléphone.
J'ai senti les derniers mouvements de son corps.
C'est pour ça que je t'en ai jamais parlé.
Je voulais pas que t'aies ce regard.
Avec toi, j'ai l'impression d'échapper à ce monde.
Quand je suis avec toi, j'arrive à oublier
toutes les saloperies que je suis obligée de faire.
Toutes les saloperies auxquelles j'assiste.
Je veux pas que tu fasses partie de ça.
Ça te changerait.
Et j'ai aucune envie que tu changes, parce que...
...je t'aime pour ce que t'es.
Je comprends...
que tu ne me fasses plus confiance.
Que tu ne veuilles plus être avec moi.
Je t'ai toujours dit ce que je ressentais pour toi.
(conversation indistincte)
(envoi de message)
(musique intrigante)
(respiration haletante)
(musique intrigante)
- Content de te voir, mon ami.
- Ça fait longtemps.
T'as pris du poids.
(petit rire)
- Oui, faut profiter de la vie.
(petit rire)
(musique intrigante)
Tu as tout le matériel?
(musique intrigante)
Tu es vraiment prêt à faire ça?
Tu veux vraiment que je fabrique cette bombe?
- La tuer ne me suffit pas.
Je veux que les gens sachent qui elle est vraiment.
(musique inquiétante)
(léger toc-toc)
- Je savais pas si tu viendrais.
- Moi non plus.
C'est rien, t'inquiète pas.
(soupir)
(sanglots réprimés)
- J'ai peur. J'ai peur.
- On va te protéger.
- Tu crois?
- Oui.
Je laisserai personne te faire du mal.
(musique inquiétante)
Sous-titrage: difuze
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