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Vanessa !
Maman ! Tu peux dire à Rudy d'arrêter de m'appeler.
Cliff !
Elle a dit maman, pas papa.
Ils nous appellent différemment
pour qu'on sache qui ils veulent.
Mais je fais les comptes.
- Je les ferai pour toi. - Toi ? Tu détestes ça.
Quand je vois comme ça te plaît, je suis jaloux et je veux ma part.
Vanessa !
Maman !
Claire !
Cliff !
Tu veux que je les détruise là ?
- Fais quelque chose ! - Rudy !
Oui.
(Test ton père qui te parle, allonge-toi par terre.
Colle ton oreille sur le sol.
Tu m'entends ?
- Oui. - Parfait.
Je ne le répèterai pas.
Arrête ça !
Papa, pour réussir avec Rudy,
il suffit de l'ignorer, après tout devient plus simple.
Dit cette personne qui n'a pas d'enfant.
Tu entends ?
C'est calme.
Quand papa parler, paix s'installer dans la vallée.
Vanessa !
Maman !
Papa se lever du canapé, lui monter les escaliers.
Danger !
Alors.
- Où vas-tu ? - Aux toilettes.
Je crois que ce n'est pas nécessaire.
Et si tu te trompes ?
On va bientôt le savoir.
Bon...
Tu embêtes la princesse Vanessa, n'est-ce pas ?
Non, papa.
N'est-ce pas ta voix que j'ai entendu crier : "Vanessa !"?
- Oui. - Et est-ce ta gorge
qui permet à ta voix de dire : "Vanessa !"?
- Oui. - Est-Ce ton Cerveau
qui dit à ta gorge de permettre à ta voix de crier : "Vanessa !"?
Oui.
Alors tu embêtes Vanessa.
Non, c'est elle qui m'embête.
- Comment? - Elle répond pas quand j'appelle.
J'essaie de faire mes devoirs et elle m'embête.
J'ai bien compris, maintenant, j'essaie vous séparer
pour que tu aies la chambre pour toi toute seule.
Tu comprends ?
Pigé !
Là, écoute-moi.
Tu aimes bien jouer dans notre chambre, non ?
Papa te fait une faveur.
Tu peux jouer dans notre chambre jusqu'à ce que je monte te chercher.
Génial !
Oui, mais attention,
tu n'as pas le droit de toucher à tout.
- Je peux toucher à la télé ? - Oui.
C'est tout ce qui m'intéresse.
Bonjour maman.
Salut, papa.
- A quelle heure finit l'école ? - 3 h.
- Et là, quelle heure est-il ? - 5 h.
Tu veux parler des 2 heures qu'il manque ?
Je voulais rien dire.
Dis-moi, même si ça parle d'alcool.
Cette semaine, on a eu des tests de football.
Et j'ai été admis dans l'équipe.
Regarde, voici nos tactiques.
Les copains et moi, on a décidé de faire du foot pour se marrer.
Le premier jour, Sammy et le bavard ont échoué.
Le lendemain, Joel et le cafard aussi.
- Oui ça ? - Le cafard.
Je pensais échouer aussi, donc j'ai rien dit.
Ils m'ont gardé.
Ils m'ont admis, je suis dans Équipe.
- Tu déconnes. - Je te jure.
"Droit au but". Je faisais ça à la fac.
En ce temps-là, il n'y avait pas de casque.
Ah c'est ça, ton nez ?
C'est pas cher payé pour un but.
Je peux jouer ?
Ça ne doit pas gêner tes devoirs.
Maman, je travaillerai très dur dans toutes les matières.
D'accord.
T'as intérêt de travailler.
Oui, papa. Pas de problème.
Alors, heureux ?
Mon garçon.
Mon fils.
Football.
Football, mon fils, mon garçon.
Dans les tribunes :
- C'est votre fils ? - Oui c'est mon fils.
Vous voyez celui qui court au but avec Huxtable sur le maillot?
C'est mon fils.
J'aurais pu le faire, mais je suis vieux maintenant.
J'ai passé le flambeau à mon fils.
Huxtable et fils.
Oui, messieurs.
Dans les soirées :
Sacré meilleur joueur du siècle: le jeune Huxtable.
Assis à ses côtés, le meilleur joueur du siècle passé :
le vieux Huxtable.
C'est mon fils. Mes prières ont été exhaussées.
La boucle est bouclée !
Ça risque d'être difficile, mais peux-tu te calmer ?
Me calmer ? Mais je suis très calme.
- Tes yeux dansent. - Ah oui?
C'est vrai, ils dansent.
Mes yeux dansent !
Allez, assieds-toi.
Non. Fais-moi plaisir,
redis-le, redis-le ! Je veux que mes yeux dansent.
- Football. - Ils redansent !
- Qui c'est là ? - Toi ! Encore.
Tu pourrais au moins regarder, tu sais.
Allez, on continue, le match de Groverton.
1958.
Derrière Harry Jefferson, il y a Don Consul,
Toby Wilson et moi.
Nous perdons de 6 points, avec 800000 spectateurs dans le stade.
Plus que 3 secondes à jouer,
la balle est sur leurs 2 yards et à qui donne-t-on la balle ?
- Toby Wilson. - Exact !
Et on a perdu.
- Ça aurait dû être toi. - C'est vrai.
A la réunion des anciens élèves,
on ne m'a pas dit "Comment vas-tu ?, "Ça a l'air de marcher pour toi".
Ce qu'on a d'abord dit, c'est : "Ça aurait dû être toi".
Cliff, ça fait plus de 2 heures qu'on parle de foot.
C'est aussi mon fils, j'ai peut-être des projets pour lui.
De quel genre ?
Suivre mes traces et devenir avocat.
Rien de mieux pour s'y préparer que le football.
Attends, temps mort !
Ce que je veux dire, c'est que moi, en médecine...
Donc, le jour des examens finaux,
les gens couraient dans tous les sens dans le couloir,
sautaient par les fenêtres, une excitation incroyable.
"Mon dieu, mais que vais-je faire ?"
Moi, à 2h30 du matin, je dansais dans le couloir
Posez vos questions ! Je veux des examens plus difficiles.
C'est ça que vous appelez difficile ?
On disait : T'as pas peur ? Et moi : Non.
- Mais pourquoi? - Le football !
J'ai lu un article sur les jeunes et le football.
Tu sais quel est leur plus gros problème ?
Les pom-pom girls dans le bus ?
Non.
Les pères.
Tiens, quelle surprise !
Non, je le crois maintenant.
Les pères sont si exigeants qu'ils gâchent leur plaisir.
Écoute, je ne veux pas mettre la pression à notre enfant.
S'il est bon, très bien.
S'il est mauvais...
Mais s'il abandonne, il est mort.
- Papa. - Mon fils.
Tu me montrerais des trucs en foot?
Fils, je t'apprendrai tout ce que je sais.
Mais, ça fait longtemps...
- Après le dîner. - Alors nous parlerons football.
- Où est Rudy ? - Je ne l'ai pas vue.
J'ai oublié, je l'ai laissée en haut dans la chambre.
Mais non je ne t'ai pas oubliée. Ça ne fait que 2 heures.
Personne ne m'aime.
Tu rigoles ? Tout le monde t'attend.
Même Vanessa a refusé de manger sans toi à table.
- Excellent, maman. - C'était délicieux.
Très bien, on sera tous les deux. On s'installe et on mange.
Je ne mange pas avec les menteurs.
Je m'en occupe.
Eh bien le menteur va devoir manger tout seul.
Tu vas vraiment porter ça ?
Ceci est un équipement authentique de football.
Celui des vrais hommes.
Il y a toutes les protections nécessaires.
Combien de fois es-tu sorti sur une civière ?
C'était pour attirer ton attention.
Théo mon fils, tu es sur le point de prendre part
à la vieille tradition Huxtable
qui a commencé avec ton arrière arrière grand-père,
le général Théo Huxtable.
Mon ancêtre était général ?
Non, c'était son surnom.
- Il l'a eu comment ? - Il l'a choisi car il était costaud.
Et quand un costaud dit : "Appelez-moi général",
tout le monde est d'accord.
Allez, on y va.
C'est très intéressant, dis-m'en plus à son sujet.
Non, on n'a pas le temps.
On va à l'entraînement.
En route !
Non, ne te masse pas, laisse les cales se former.
Général, voici la relève !
La pauvre a l'air si triste.
Elle fait ça pour attirer l'attention.
Elle au moins, elle ne mord pas.
- Qui mord ? - Toi.
- C'est pas vrai. - Ça, c'est quoi ?
- Un bras. - Une morsure.
Chaque membre de cette famille y a eu droit.
- Maman ? - Cheville !
Fais-moi voir !
Rudy ne va pas bien Je sais quoi faire.
Chérie...
T'aurais pas envie de faire des cookies ?
Nan !
- Du pain d'épice ? - Oui, du pain d'épice !
On va faire ça en famille.
Toutes les femmes Huxtable se mettent à la cuisine !
Maman, désolée, j'ai des tonnes de devoirs.
- Ah oui? - Oui.
De quand date ce zèle scolaire ?
Laisse-moi te citer Omar Khayam :
"Cultivez les jeunes esprits,
et tel l'arbre qui grandit d'une tige,
au centuple il donnera ses précieux fruits."
C'est ça...
Un grand esprit tué dans l'œuf.
Où est la farine ?
- Je sais ! - D'accord, va la chercher.
Erreur n1.
Vanessa ! Voyons, il faut lui donner sa chance.
Erreur n2.
- C'est ça ? - Oui.
- J'espère qu'il y en a assez. - Je vérifie.
Erreur n3.
Laisse-la, ce n'est qu'un bébé.
Je suis pas un bébé.
C'est reparti.
J'espère que vous êtes fières de vous !
Regarde-moi ce bazar.
On doit nettoyer ?
Non, on danse dessus.
Ah bon ?
Rudy ?
Rudy, réponds-moi.
Je peux entrer si tu veux.
Coucou!
Tu sais, c'est pas facile pour toi.
C'est toi la plus jeune.
On ne veut pas jouer avec toi, on t'oublie.
On t'embête.
Tu dois te demander s'il y a pire que d'avoir 5 ans.
Oui, il y a pire : 4 ans.
- 5 ans c'est mieux que 4 ? - Oui, 4 c'est bébé.
Alors tu devrais être fière d'avoir 5ans.
Du genre : ouais, 5 ans!
Pense à tout ce qu'on fait à 5 ans.
On sait faire ses lacets et utiliser le téléphone,
on va en maternelle.
Tu ne faisais pas ça l'an passé.
J'étais rien du tout.
Tu n'as jamais été rien du tout.
Tu n'avais pas 5 ans.
Maintenant si.
Et tu sais faire plein de nouvelles choses.
Qu'en penses-tu ?
Ouais, 5 ans !
Ouais, 5 ans !
Maman, t'as quel âge ?
- Trop... - Ouais, trop !
OK, alors il faut bien que tu penses
à abaisser ton centre de gravité, les épaules rentrées.
- Pigé, papa. - Bien.
C'est bon, va te doucher.
- Papa ? - Oui.
Tu m'as montré des trucs cools.
Tu bouges bien pour quelqu'un de ton âge.
Oui, je crois que je vais attendre encore une semaine pour m'écrouler.
Alors ?
Cliff, tes yeux ?
Je crois qu'ils ne danseront plus.
Raconte-moi.
J'y suis allé sans idée préconçue.
Tu vois ?
Je voulais juste
voir le potentiel qu'il avait.
Il n'en a aucun.
Il est dans l'équipe.
Claire, il y a 45 joueurs dans une équipe de foot.
Seuls 22 jouent vraiment.
Les autres sont là pour empêcher le banc de se soulever
quand les joueurs vont sur le terrain.
Donne-moi des détails.
On est allé sur le terrain.
Il m'a arraché le ballon, a couru jusqu'à la zone d'en-but,
a plaqué le ballon,
puis s'est mis à faire une sorte de danse.
Il a dansé pendant 20 mn.
J'ai cru qu'il allait faire pleuvoir.
Ensuite, il est revenu vers moi
et il m'a demandé comment je trouvais sa danse de la victoire.
J'ai dit bien.
Il ne remportera jamais de victoire.
Il sait faire quelque chose ?
Je lui ai lancé le ballon, il l'a attrapé.
- Ah tu vois. - Non. Je lui ai dit:
Mieux vaut l'attraper avant qu'il ne touche ta figure.
OK, il ne sera pas receveur.
J'ai dit : Vas-y, botte !
Il a botté le ballon
S'il voulait faire ça dans un match,
il faudrait qu'il attrape la balle
avant de se retourner pour faire un tir.
Non, inutile de secouer la tête en pensant "Papa football".
- Tu ne l'es pas ? - Non.
Ah quoi ?
Le premier réflexe d'un papa football, c'est de nier.
Je sais ce qu'est un papa football
et je peux te dire que, pour l'instant,
Théo est nul.
Il a 13 ans.
Si tu lui dis ça, ça va l'anéantir.
Je ne lui ai rien dit.
C'est à toi que je le dis.
Il est si nul que ça ?
Pire.
- Papa. - Oui, mon fils.
J'ai repensé à la tradition familiale du foot.
Y a-t-il de la place pour un joueur sans talent ?
Bien sûr!
A dire vrai, je ne suis pas sûr de jouer souvent.
Peut-être même jamais.
Nous serons toujours dans les tribunes pour te soutenir.
Merci maman, toi aussi papa ?
Tu peux répéter la question ?
Tu seras là aussi ?
Je porterai ta mère sur mes épaules.
J'ai encore beaucoup à apprendre.
Eh bien, ta danse de la victoire est plutôt au point.
C'est... une première étape.
Maintenant, il faut que tu réussisses
à aller jusqu'à la zone d'en-but pour nous montrer ta jolie danse.
- Ça prendra des semaines. - Des années.
- Des années ? - Enfin pas vraiment,
on ne joue pas en hiver.
La seule question à te poser, c'est : cela vaut-il la peine ?
Je veux juste être dans l'équipe.
- Vraiment? - Bien sûr.
Tout le monde vient voir les entraînements,
mais seule l'équipe peut aller sur le terrain.
Même si je suis pas le meilleur, je suis sur le terrain.
D'accord.
Le banc n'a pas intérêt à se soulever!
- Quoi ? - Je suis sérieux, là.
Quand ils se lèveront,
si tu laisses le banc partir et qu'il blesse quelqu'un,
je viendrais te Voir et alors...
De quoi il parle ?
Dis, montre à ta mère la danse que tu as faite.
Tu sais...
Ah voilà, le match de Groverton.
Je ne sais toujours pas pourquoi on ne m'a pas fait la passe.
Moi je sais.
Alors pourquoi ?
Il reste 5 mn à jouer.
Ton équipe passe la balle à un joueur
qui fonce tête baissée vers l'adversaire.
Il prend plusieurs coups, mais rien ne l'arrête,
parce que ce joueur sait bouger.
Il évite les plaqueurs et saute par-dessus la mêlée.
Je ne citerai pas de nom.
Pas besoin de dire qui c'est.
Il est dans cette pièce.
Dans cette pièce ?
Il n'y a plus personne jusqu'au but.
Il parcourt tout le terrain
et en courant, il regarde où se trouve sa fiancée,
lève le ballon et lui fait coucou.
Quel homme !
Lorsqu'il abaisse le ballon, son genou remonte
et envoie le ballon directement à l'adversaire
qui s'empresse d'aller marquer pour la victoire.
Qui c'était ?
Toby Wilson !
Pas dans la pièce.
- Claire Huxtable ! - Non.
Je voulais juste te montrer que je t'aimais.
Tu voulais juste frimer.
De l'eau aura coulé sous les ponts avant que je ne te refasse coucou.
Madame.
Traduction : Sandrine Vigner
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