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J'ai fait les comptes de la conserverie.
À cause du blanchiment d'argent des Colombiens,
on a du mal à justifier nos rentrées d'argent.
Je dois voir le mari d'une employée.
Vous avez les tickets ?
J'aurai des ennuis ?
Officiellement, c'est nous qui avons gagné.
Si vous gagnez à nouveau, appelez-nous.
Je ne volerai pas ton oncle.
Tu entres dans le bureau et tu prends les tickets.
- Quoi ? - Où sont les tickets ?
- On les a volés. - Où est Leticia ?
Elle n'est pas encore rentrée.
Elle est sûrement avec Bustelo.
Le juge Garzón travaille dur.
- On a des témoins. - Quand vont-ils parler ?
Lâchez-moi !
Avance, j'ai dit.
Padín, pourquoi t'es là ?
- On va parler au juge. - Juge Baltasar Garzón.
Voici le procureur Zaragoza.
Je risquerais ma vie.
Qu'y gagnerais-je ?
Une remise de peine.
Peut-on compter sur vous ?
Nous devons tout savoir. Quand je dis tout,
c'est tout.
- Ils vont réveiller le tueur. - Il vient de mourir.
Prévenez le directeur de l'hôpital.
... est sorti du coma.
Il a commencé à collaborer.
Son témoignage sera crucial.
Il va parler. On va tous tomber.
J'arrangerai ça.
Garde civile, lâchez votre arme.
Je dois choisir à quel ordre d'extradition donner la priorité.
Celui de Colombie, ou celui des États-Unis.
Pas les gringos.
Combien de gens avez-vous tués ? Braulio Montes ?
- Oui, monsieur. - Sito Miñanco était au courant ?
Non, c'était l'idée du chauve.
Sito soudoie un de vos trois hommes.
- Lequel ? - Je ne sais pas.
Renseignez-vous sur eux.
Ça reste entre nous.
Tu vas rentrer.
Ils abandonnent les poursuites.
La loi a changé depuis notre entrée dans la CEE.
Les supposés contrebandiers
sont libérés et n'iront pas en prison...
Oui, je regarde.
C'est au cas où tu retournerais en prison.
Tu es folle. Je suis complètement libre.
C'est Oubiña.
Laissez-les passer.
Sergent ?
- J'écoute. - Romero a acheté deux maisons.
Allons-y.
Des découvertes ?
Comme expliqué par radio.
Nous devons retrouver Carlos Romero Bueno.
Le tueur à gages m'a dit que Sito soudoyait un de mes hommes.
Agissons maintenant ou nos efforts auront été
vains.
Ne dites rien à personne. À personne.
Monsieur Miñanco,
on vous demande.
Le sergent a tout découvert.
J'ai besoin d'argent.
Un juge de Madrid enquête sur vous. Il a des témoins.
- Le nom du juge ? - Garzón.
Ils viennent ce soir ?
- Pourquoi pas ? - Les flics arrivent.
- Quoi ? - Je viens de l'apprendre.
Bustelo ! Ton fils est un voleur.
Partons.
Malgré toutes les épreuves endurées, on saura repartir de zéro.
Je suis enceinte.
- Quoi ? - Les flics viennent nous cueillir.
- Tu dois t'enfuir. - Merci.
- Des arrestations ? - 51.
Dont Oubiña et les Charlines.
Allez vous faire foutre.
- Et Sito ? - On essaie de le localiser.
Comment va-t-on emporter tout ça ?
Blessure par balle au thorax et à l'abdomen.
On l'a transfusé.
Il est inconscient. On va le perdre.
Non !
- Qui est-ce ? - Darío Castro, Garde civile.
- Restez pas là. - Vous savez qui c'est ?
Faites ce que vous voulez, mais sauvez-le !
Pourquoi l'ont-ils laissé rentrer ?
INSPIRÉE DE FAITS RÉELS
SITO MIÑANCO S'EST ENFUI
AVANT LE COUP DE FILET CONTRE LE NARCOTRAFIC
Pose ça, je voudrais boire mon café tranquille.
Tu es sûre qu'il va venir ?
Il arrive en avion
de La Corogne.
La belle Camila. Quel plaisir.
Merci d'être venu.
Je ferais n'importe quoi pour toi.
Surtout vu la situation...
En effet.
Et ton clébard ?
Crois-le ou non, je suis content que tu n'aies pas été coffré.
Toute ma vie est dans ce fourgon.
Vous voulez mon aide pour apporter tout ça au Panamá ?
Pas gratuitement.
Contre un dernier déchargement de farine.
Contre un dernier déchargement de farine. ADAPTÉ DU ROMAN FARIÑA DE NACHO CARRETERO
ADAPTÉ DU ROMAN FARIÑA DE NACHO CARRETERO
ADAPTÉ DU ROMAN FARIÑA DE NACHO CARRETERO Tu raccroches ?
ADAPTÉ DU ROMAN FARIÑA DE NACHO CARRETERO
C'est grâce à toi qu'il avait commencé.
La boucle sera bouclée.
Comment feras-tu ?
La Garde surveille la côte
et tes hommes sont en prison.
Chino s'en chargera. Il n'est pas fiché.
L'argent sera caché
sous des tablettes de chocolat.
On le chargera sur ton navire
qui partira au Panamá.
Je dirigerai le déchargement depuis Madrid.
Une fois à terre, on t'apportera la drogue.
Qu'en dis-tu ?
Peut-on compter sur toi ?
Plus vrais que nature.
Tout est clair pour toi ?
T'as vérifié les pneus ?
Je les ai regonflés.
On t'accompagne jusqu'à la frontière.
On t'ouvrira la voie jusqu'à Benavente.
- Ensuite, j'irai à Vilagarcía. - Tiens.
Appelle quand tu arrives.
C'est un portable.
T'en as un autre dans le fourgon. Tu sais t'en servir ?
En route.
Diana Hernández et Pablo Portela.
Y avait que ça, comme noms ?
Tout le monde m'appelle le Pablo Escobar galicien.
Pablo est recherché par tout un pays.
Pablo est recherché par tout un pays. CHAPITRE 10 "1990"
CHAPITRE 10 "1990"
CHAPITRE 10 "1990" Il aura de la chance s'il s'en tire.
Il aura de la chance s'il s'en tire.
Où ont-ils emmené ma femme ?
Séparez-les tous.
Qu'ils ignorent qui est en prison et qui ne l'est pas.
Vous n'avez pas honte ?
Laissez-moi tranquille.
Ils auront différents avocats pour éviter qu'ils préparent
une défense commune.
Me touchez pas, bordel !
Putain !
Gagnons du temps en prenant les devants.
Incapables
de se concerter, ils vont se trahir.
C'est compris ?
Sito nous a échappé.
Nous devons réussir, cette fois.
Merci.
J'ai parlé au directeur de la prison.
Il va augmenter la sécurité.
Ils seront déboussolés.
Ils ne seront plus les rois de la prison.
Vous avez les enregistrements ?
Gamboa et Montilla s'en occupent.
Je veux aussi les photos.
Toutes les preuves potentielles.
Je veux commencer les interrogatoires rapidement.
Des infos sur Sito ?
On le cherche dans tout le pays.
En vain.
Et pour Romero ?
C'est sûrement lui qui l'a prévenu.
Ne vous torturez pas.
On les retrouvera tous.
Sito, Romero, Otero...
Ils ne nous échapperont pas.
Tout est là ?
Photos, enregistrements, transcriptions...
Romero n'a pas eu le temps de les détruire.
Il nous a bien niqués.
Il est sûrement en route pour les Caraïbes.
Il est sûrement en route pour les Caraïbes. BILAN MÉDICAL
Il est sûrement en route pour les Caraïbes.
C'est bon, détendez-vous.
Il y a une pomme pourrie dans chaque famille.
Une seule ?
Nous, on en a tout un verger.
C'est quoi, ce bordel ?
Debout, gros cul.
Colombo.
Bah alors ?
Je te manquais ?
Faut vraiment être con
pour se faire coincer deux fois.
Tiens.
C'est quoi ?
Le menu du jour.
Ne le salis pas, les autres doivent le lire aussi.
Les autres ?
Ce sont les réponses pour vos interrogatoires.
Ce sont les réponses pour vos interrogatoires. NIEZ TOUS LE FAITS
NIEZ TOUS LE FAITS
NIEZ TOUS LE FAITS D'accord ?
D'accord ?
Comment ont-ils fait ?
Comme d'habitude.
Ça fait des années qu'ils soudoient des fonctionnaires.
Les directeurs de prison sont corruptibles.
Arrêtez-le immédiatement.
Et pour Oubiña et les autres ?
Sans l'élément de surprise, c'est inutile de les isoler.
Qu'ils rejoignent les détenus.
- Quoi ? - On ne peut pas les séquestrer.
Si vous les laissez sortir, ils nous égorgeront.
Nous, les Bustelo
et ceux qui s'interposeront.
Les Bustelo ?
Oui.
On avait un marché.
On devait attendre le procès dans un appartement.
- Nous tiendrons parole. - Quand ?
Je demanderai votre transfert.
Lorsqu'il sera accepté,
nous préparerons vos témoignages.
Expliquez-nous, pour les Bustelo.
Javier aurait volé les Charlines.
Le vieux Charlín n'aime pas qu'on le fasse chier.
Tout va bien ?
Oui.
Bonjour.
Je représente Vicente Otero.
Je suis venu avec mon client.
Nous aimerions voir le sergent Darío Castro.
Avant toute chose,
veuillez noter que mon client s'est présenté de lui-même.
Vous voulez une médaille ?
À mettre avec celle de votre parti.
Sergent.
Gardez vos sarcasmes pour la cantine du commissariat.
Finissons-en rapidement.
Vous êtes pressé ?
À mon âge, je n'aime pas perdre mon temps avec des futilités.
Un mandat d'arrêt pour narcotrafic n'est pas une futilité.
Très bien.
Pas une futilité. Plutôt...
une idiotie.
Pourquoi avez-vous fui, hier,
avant la descente ?
Sergent, j'ai 72 ans.
Je souffre d'arthrite.
Je suis incapable de fuir.
Si j'avais fui,
pourquoi serais-je venu ici ?
Je l'ignore. Vous ne cessez de me surprendre.
Qui vous a prévenu pour la descente ? Sito ?
Je ne l'ai pas vu depuis des années.
Vous ignorez où il est ?
Et qu'on le recherche ?
Je pensais que vous vouliez punir
la pêche illégale.
Votre flotte de véhicules m'a surpris.
Vous les avez vus ?
J'étais en route pour l'aéroport.
J'allais voir mon médecin, à Madrid.
Faudrait pas vieillir...
Oui.
Écoutez.
J'ai fait quelques entorses à la loi.
J'ai apporté en Galice des caisses de tabac illégal.
Ce n'était pas de la drogue.
Je n'ai jamais touché à ce poison.
Vous pouvez me croire.
Vous faites une grossière erreur.
Écoutez.
Rendez-moi service.
Lisez ceci.
J'ai oublié mes lunettes.
Alors, je vous fais la lecture.
"Le 13 juin 1990.
"Mandat de recherche et d'arrêt
"pour besoin d'enquête
"de monsieur Vicente Otero 'Oterito'".
"Oterito".
Mon client s'appelle Vicente Otero "Terito".
- Sans O. - Il y a méprise.
Cet Oterito habite à Cambados.
Ce n'est pas moi.
Nous devons le garder.
Que peut-on faire ?
Le mandat est erroné. Il est intouchable.
Le seul qu'on puisse arrêter, c'est cet Oterito.
Avez-vous vérifié ?
Savez-vous si cet homme existe vraiment ?
L'erreur du témoin qui l'a dénoncé va nous paralyser ?
Il nous faut des preuves. Que dirait la presse ?
C'est tout ce qui vous intéresse ?
Darío.
C'est un détail.
On a arrêté plus de 40 personnes. C'est un succès.
Pas de témoignages, Sito et Romero sont en cavale et maintenant ça !
On n'aurait pas dû se précipiter.
Que pouvait-on faire ?
Attendre que Romero prévienne tous les autres ?
Faisons une séance d'identification.
Allons-y.
Lequel ?
Lui, au milieu.
Darío.
Écoutez.
Vous manquez de sommeil.
Rentrez donc vous reposer.
Demain, tout ira mieux.
Le procureur et moi allons rentrer à Madrid.
Notre travail ici est terminé et nous devons préparer le procès.
Nous ne les avons pas tous coincés,
mais croyez-moi...
tout va changer en Galice.
Je vous le jure.
Vous ne m'avez pas écouté.
Sors les passeports.
Bonjour. Vous êtes espagnols ?
Moi, panaméenne.
On revient de notre lune de miel en Europe.
Félicitations.
Puis-je voir vos passeports ?
Où allez-vous ?
- À Benavente. - Vous y habitez ?
Ça fait un an.
- Tu fais quoi ? - T'inquiète.
Simple précaution.
Il y a un problème ?
Aucun.
Profitez-en.
J'aurais aimé épouser une femme comme elle.
Sergent.
Je sais que le moment est mal choisi,
mais je me disais...
Vu qu'on les a arrêtés,
ça ne sert à rien de rester ici.
Tu en as marre de la Galice ?
Depuis longtemps.
Aujourd'hui...
on n'a plus rien à faire ici.
- Oui ? - Sergent.
On a reçu un appel d'un poste-frontière.
Vous vous souvenez de Chino ?
Viens là, l'Estrémadurien ! Toujours aussi élégant !
Arrête, tu vas me faire vomir.
Alors, tu as vu Esther ?
Elle est sortie d'isolement ?
- Je viens de lui parler. - S'ils lui ont fait du mal...
Elle va bien.
Elle est impatiente de te retrouver.
Sors-la de prison.
Qu'importe ce qui m'arrivera, mais à elle...
Vous sortirez tous
et par la grande porte, parole de votre avocat.
Mais il faut être patients.
Patients ? Tu te fous de moi ?
T'avais dit pareil à Colombo.
Ils n'ont pas trouvé de drogue chez vous.
Mais vous n'échapperez pas au procès.
On a un petit problème.
Le compte-rendu mentionne
deux mouchards prêts à parler.
- Qui ? - Je ne sais pas.
Je n'ai ni noms ni photos.
S'ils parlent, vous êtes baisés.
Les fils de pute.
Selon Ventura, si on ne fait rien, ils parleront.
Vous savez ce que ça veut dire ?
On sera encore là quand nos poils de cul seront blancs.
Trouvons une solution. Vous me suivez ?
Moncho.
Ce connard nous a vendus deux fois.
Qui croirait ces demeurés ?
Portabales est une sous-merde.
Et Padín ?
C'est un junkie. Aucun juré ne le croira.
Et sinon ?
- On les achètera. - C'est pas si simple.
On n'aura pas un juge galicien. Ils enverront des hauts magistrats.
Il faut les liquider.
Ça t'intéresse, ce qu'on se dit ?
Casse-toi, l'Argentin.
Laisse-nous entre nous.
- Je peux vous aider. - À faire quoi ?
T'as rien entendu.
C'est compris ?
Tire-toi.
J'ai trouvé ce téléphone dans la fourgonnette.
Finissons-en vite.
Où est-il ?
Je bosse dans l'import.
Appelle-le.
J'ignore ce qu'il t'a promis.
Mais en prison, il n'y a ni voitures ni femmes.
Comme tu voudras.
Tu vois, ça a été rapide.
Je devais aller à Vilagarcía.
- Où est-il ? - J'en sais rien.
Te fous pas de moi.
C'est vrai. Il est parti avec une femme.
Camila ?
Ils m'ont accompagné depuis la Suisse.
- Ils sont en Galice ? - Aucune idée.
Il va faire un dernier déchargement.
Où ça ?
À la plage de Canela. Il dirigera tout à distance.
J'ignore où il est.
Appelle-le.
Trouve où il est.
- Chino ! - Sito, ça va ?
Tu plaisantes ?
J'essaie de te joindre depuis qu'on a vu les flics.
T'es où ?
- Tout va bien ? - Oui.
La fouille a duré longtemps. Je pouvais pas t'appeler.
Je vais aller manger.
Le restaurant est plein ?
J'y suis pas encore. J'appelle du portable.
Tout va bien ?
Nickel. Je mange et je reprends la route.
T'es où ?
Et les pneus ?
Les pneus ?
Ils mériteraient d'être regonflés.
Bon. Roule prudemment, d'accord ?
Toi aussi, sois prudent.
Par ici.
Qu'est-ce qu'il y a ?
On doit prévenir Ballesteros qu'on annule.
Les flics ont Chino.
T'es sûr ?
- Qu'y a-t-il ? - Quel connard.
Il a dit que les pneus manquaient de pression.
C'était un code. Les pneus vont bien.
- Où est-il ? - Loin, j'espère.
Par ici !
Enfoiré !
Il n'en vaut pas la peine.
Merde, merde...
Du calme, fiston.
Je ne laisserai personne te toucher.
- Tu n'es pas un mouchard. - Je suis pire.
Je suis un voleur.
Tu sais ce qui m'attend ?
Ils vont me planter dans les douches.
En fait...
Je dois vite sortir d'ici.
POZUELO DE ALARCÓN, COMMUNAUTÉ DE MADRID
Tu as appelé Ballesteros ?
Pas encore.
Tu attends quoi ?
Toute ma vie est dans le fourgon. Laisse-moi respirer.
Ma vie aussi est dedans.
Ne nous lamentons pas sur nos pertes.
Allons de l'avant.
Loin d'ici.
Personne ne sait où nous sommes.
Je te tiendrai informé.
Il est d'accord ?
Il n'a pas le choix.
On attend que ça se calme et on trouve des gars.
Quels gars ?
Ils sont tous en prison.
Ça prendra du temps, mais j'y arriverai.
T'en fais pas. Ouvre.
Ça veut dire quoi ?
Un vol pour le Panamá.
Je sais, je ne suis pas bête.
Il n'y a qu'un billet.
Avant le déchargement, c'est mieux que tu partes seule.
T'avais tout prévu ?
S'il te plaît...
Je ne te laisse pas seul.
Ne prenons pas le risque d'être arrêtés tous les deux.
Non.
Ma fille ne naîtra pas en prison.
Jure-moi que tu prendras le premier avion.
Je te le jure.
Où tu vas ?
Appeler un taxi.
Je ne veux pas rater mon vol.
Sergent.
J'ai appelé les télécoms.
Ils vont tenter de localiser le téléphone de Sito,
mais ce sera difficile.
Sergent.
Si je dois finir sans vous, j'aimerais le savoir.
C'est grave ?
Vous n'aviez pas arrêté ?
Que doit-on faire ?
On lâche pas l'affaire.
Sito n'a plus d'argent. Il va reprendre du service.
Alors...
il aura besoin de renforts.
Surveillons toute la ria.
Sito aime tout superviser personnellement.
Si on trouve ses associés,
on pourra le trouver.
Salut.
Tu sais qui c'est ?
On doit se voir.
Vous nous envoyez dans ce taudis ?
Là-bas, il n'y a ni violeurs ni assassins.
S'ils n'en veulent pas, qu'ils gardent leur vue sur cour.
Que fera-t-on ?
On préparera votre déclaration.
On reviendra sur tous les points.
On n'a pas le droit à l'erreur.
Pedro Ventura représentera vos anciens chefs.
Il va tenter de vous décrédibiliser.
Ricardo.
Ricardo.
Les procès sont intimidants.
Vous ne pouvez plus reculer.
Plus maintenant.
NON À LA DROGUE
L'attente est terminée.
Presque 40 personnes se trouvent sur le banc des accusés.
Laureano Oubiña,
Manuel Charlín et d'autres présumés narcotrafiquants galiciens
seront jugés
dans le bâtiment, derrière moi.
Seule l'absence
de Sito Miñanco
assombrit l'image du plus grand procès d'Espagne.
Les accusés arrivent.
Regardez, les voilà !
C'est la Garde civile.
Criminels ! Assassins !
Sales folles ! Comment vous êtes venues ?
Criminels ! Assassins !
Sales connards d'assassins ! Toi et tes fils !
Assassins !
Assassins !
On va manquer de place pour tous leurs avocats.
Vous êtes inquiet ?
On va entrer dans l'Histoire.
Ventura.
Ils refusent que vous entriez.
En quoi est déguisé Oubiña ?
On dirait qu'il vient de traire les vaches.
Et mon père ?
Ses vêtements datent de la guerre.
Ils devraient passer pour des hommes d'affaires.
On dirait des péquenauds.
Justement.
Pardon ?
C'était votre but ?
- Laureano. - Ma chérie.
Doucement, je suis pas un chien !
- Je peux parler à ma femme. - Garde ton calme.
Silence, s'il vous plaît.
Sainte Marie.
Partant du principe que l'accusation et la défense
connaissent les faits reprochés aux accusés,
nous pouvons ouvrir le procès numéro 13/90.
M. Zaragoza, c'est à vous.
Merci, M. le président.
L'accusation appelle M. Ricardo
Portabales.
Il manquait plus que lui.
Silence, s'il vous plaît.
Silence.
Enfoiré de ta mère.
Ça fait un bail. On t'a manqué ?
Embrasse ta copine pour moi.
Silence. Merci.
Ricardo Portabales,
vous comparaissez dans le cadre du procès 13/90
en tant que témoin de l'accusation.
Vous avez le droit de ne pas vous auto-incriminer
et de plaider non-coupable.
Acceptez-vous de répondre aux questions ?
Oui.
Promettez-vous de dire la vérité ?
Oui, je le jure.
Merci.
M. Portabales,
selon les preuves fournies par l'accusation
et votre propre témoignage,
avant d'être arrêté par la Garde civile,
vous gagniez votre vie grâce au trafic de drogues.
Est-ce exact ?
Oui.
Êtes-vous un narcotrafiquant ?
Je l'étais.
Silence.
Silence dans l'assemblée.
Je me suis repenti.
Silence.
Vous avez décidé de collaborer avec la justice ?
Oui.
M. Portabales, lors de son séjour en prison,
nous a envoyé l'organigramme
des entrelacs relationnels de ces narcotrafiquants.
M. Portabales,
regardez les accusés et indiquez-nous
les chefs des clans mentionnés dans ce document.
Judas !
- Tu vas le regretter. - Nommez-les.
Manuel Charlín.
Manuel Bustelo.
- Laureano Oubiña. - Menteur !
M. Oubiña.
Non, je refuse qu'il mente
à mon sujet.
Monsieur Oubiña.
Je vous préviens.
Calmez-vous ou je vous fais sortir.
- C'est clair ? - Comme de la boue.
Outre les personnes précédemment désignées,
indiquez-nous les autres membres de votre ancienne organisation.
Messieurs Braña,
Petete
et d'autres, assis derrière.
On travaillait pour Sito Miñanco.
C'était notre chef.
Vous savez où il est ?
Dans cette salle ?
Je rappelle que M. Prado Bugallo, alias Sito Miñanco,
est en fuite, et donc absent à ce procès.
J'hallucine ! T'as repris le Real Madrid ?
C'est quoi, cette moquette, sur ta tronche ?
Merci d'être venus.
Après tout ce temps...
Arrête un peu.
On serait venus n'importe où.
De quoi as-tu besoin ?
Les flics m'ont bien niqué.
J'ai perdu tout mon argent.
Tu veux de l'argent ?
Tout ce que tu voudras.
- On est là. - C'est pas ça.
Je vais me refaire.
Grâce à une livraison.
Mes gars sont en prison.
Je suis seul.
On en a déjà parlé
et j'ai toujours respecté votre décision.
Non.
Je n'ai confiance qu'en vous.
Comment tu peux nous demander ça ?
Je n'ai pas le choix.
On a raccroché il y a longtemps.
On a une famille, un travail.
Une dernière fois.
Une seule.
Ensuite, j'irai au Panamá et vous reprendrez vos vies.
On n'a ni les ressources ni les gars pour y arriver.
J'ai pensé à tout. Di Stéfano nous aidera.
On ne demandera l'aide de personne.
On ne fait plus de déchargements.
Je gagne pas mal d'argent.
Je peux t'en donner.
Je ne te demande pas la charité !
J'ai demandé du fric ?
Un déchargement.
Je ne demande que ça.
Comme au bon vieux temps.
Sito.
Écoute.
On appellera Di Stéfano si tu veux.
Mais pour le déchargement,
ne compte pas sur nous.
Tu déconnes ?
C'est toi qui déconnes.
Les choses ont changé, je me suis rangé.
J'ai une femme et des enfants.
Ça me plaît, cette vie tranquille.
On a pris des risques en venant ici.
On n'en prendra pas d'autres.
Tu me comprends ?
Que Di Stéfano prépare les vedettes, j'ai racheté des moteurs.
Au chantier naval ?
Et ensuite, à l'atelier.
Qu'il prenne son temps. L'enjeu est grand.
Ça en valait la peine ?
Je dois rentrer.
On risque de me voir.
La prochaine fois, on ira boire des bières.
Venez témoigner, M. Oubiña.
Prenez place.
J'avais hâte de vous revoir. Ça faisait longtemps.
Posez vos questions.
Un instant.
M. Oubiña, faites preuve de respect.
M. Oubiña.
Vous êtes accusé de blanchir de l'argent
et de nuire à la santé publique avec votre haschisch.
Et d'avoir tué le pape ?
Vous n'êtes pas lié à un déchargement
de 22 000 kilos de haschisch ?
Je n'ai rien à voir avec le narcotrafic.
Vous le savez bien, alors arrêtez.
En 1987...
Je le répète,
je n'ai rien à voir là-dedans et vous le savez.
J'ai pourtant été clair.
- Êtes-vous marié à Esther Lago ? - Oui, monsieur.
Votre deuxième épouse.
La deuxième, oui.
Jamais deux sans trois.
Je m'occupe de la maison comme toute femme.
Le cas échéant, je m'occupe aussi des rentrées d'argent.
Vous ignoriez d'où venait cet argent ?
D'où pensez-vous qu'il vienne ?
Des affaires de Laureano.
Des transports en camion.
De son travail.
Êtes-vous au courant d'éléments qui affectent votre comptabilité ?
Mais enfin,
c'est impossible.
Je sais à peine lire et écrire.
M. Oubiña,
les sociétés sont à votre nom.
C'est normal.
J'ai signé ce qu'on m'a demandé.
J'aurais même pu signer mon arrêt de mort.
Vous savez, lire une seule page
me prend 30 minutes, alors je n'avais rien lu.
Vous m'avez vu ?
J'ai l'air de transporter
de la drogue ?
Selon M. Portabales, oui.
Vous l'avez même menacé
et agressé en prison.
Tout ce que j'ai vu,
quand j'ai pu jeter un coup d'œil, c'était des bottes.
J'ai reconnu ces bottes.
Seul un détenu en portait.
C'était Oubiña.
- C'est la vérité ? - Oui, monsieur.
Je lui ai mis deux baffes et un coup de pied.
Rien d'autre ?
Un médecin a déclaré que M. Portabales
avait eu besoin de soins médicaux.
Vous vouliez éviter d'être dénoncé comme Manuel Charlín par M. Padín.
Quand on m'a arrêté,
je transportais la drogue qu'ils m'avaient donnée.
Ils savaient que j'allais les dénoncer.
Alors, ils m'ont donné de la farine
et ont prévenu les flics pour m'évincer.
De qui parlez-vous ?
Du chef du clan des Charlines,
Manuel Charlín,
et de ses fils,
Paquito et Moncho.
Mais quel clan ?
Il s'agit seulement de ma famille.
Pour acheter une bouteille, je dois demander l'argent à ma femme.
- C'est pour dire ! - Alors...
D'où sortent toutes vos propriétés ?
Quelles propriétés ?
La conserverie, vos terrains...
Mes terrains ?
En Galice, 20 mètres carrés, on appelle ça un terrain.
M. Padín ne vous l'a pas dit ?
Ce drogué...
M. Charlín,
nous avons un enregistrement où l'on vous entend
organiser un transport
de haschisch.
Et un autre où un trafiquant colombien
parle affaires avec vous.
C'est impossible.
Connaissez-vous M. Hassan Abdelhadi ?
L'Arabe ?
Oui, un narcotrafiquant marocain.
C'est n'importe quoi !
Hassan est un vieux client de la conserverie.
Oui...
Avec votre permission,
l'accusation souhaite présenter
la preuve numéro 124/86.
Objection.
Vous ne voulez pas l'entendre parler sardines avec M. Abdelhadi ?
Sauf votre respect, monsieur le juge,
ces enregistrements sont illégaux
donc irrecevables.
Ne me faites pas rire.
Ils n'ont pas été supervisés.
Ils prouvent que vos clients sont les plus gros trafiquants
de l'histoire de notre pays.
Vraiment ?
Vous pensez réellement qu'ils sont ces monstres ?
Ils savent à peine lire.
Ce sont des pêcheurs, des paysans.
D'honnêtes hommes.
Pas des entrepreneurs ?
Monsieur le juge,
les croyez-vous capables de diriger
un commerce de plusieurs millions ?
Vous allez croire
deux trafiquants qui accusent mes clients
pour réduire leur peine ?
De quoi parlez-vous ?
De l'accord qu'ils ont passé avec l'accusation.
- Contre une remise de peine. - Me Ventura.
Cet accord est public et légal.
Maître,
où voulez-vous en venir ?
J'aimerais rappeler à la barre M. Portabales.
M. Portabales.
Vous avez déclaré que lorsque vous étiez narcotrafiquant,
vous travailliez pour Sito Miñanco.
Oui.
Pour personne d'autre ?
Veuillez répondre.
Je répète.
Travailliez-vous pour quelqu'un d'autre que Sito Miñanco ?
Non.
Cependant, vous accusez messieurs Oubiña
et Charlín d'être de notables narcotrafiquants.
Oui.
Toute la ria le sait.
J'y habite,
mais je n'étais pas au courant.
Ricardo.
Je vais poser une question simple.
Répondez par oui ou par non.
Avez-vous jamais vu
messieurs Oubiña
ou Charlín
manipuler cette prétendue drogue ?
Regardez les accusés.
Vous êtes sous serment.
Avez-vous jamais vu
l'un d'eux
manipuler une substance illégale ?
Monsieur Portabales,
répondez à la question de l'avocat.
Les avez-vous vus manipuler des substances illégales ?
Non.
Jamais.
Pourtant, vous les accusez
d'être des narcotrafiquants.
Vous ne comprenez rien.
Ils tuent nos jeunes.
Contentez-vous de répondre.
Enfermez ces assassins !
M. Portabales...
- Ils vont me tuer ! - Dehors.
- Monsieur le juge... - Dehors !
C'est un outrage à la justice.
Espèce de clown !
Silence.
Silence !
Je veux soumettre une requête.
Vous l'avez vu, M. Portabales
n'a aucune crédibilité.
Il ne les a jamais vus à l'œuvre.
Pourquoi les croire, lui et M. Padín,
les deux témoins sur lesquels l'accusation a monté ce cirque ?
Ce ne sont que deux profiteurs
surpris la main dans le sac
qui cherchent à réduire leur peine en accusant des innocents.
J'en appelle donc à l'article 741 du Code pénal espagnol
pour exiger que ces témoignages
ne soient pas considérés comme des preuves tangibles.
Merci.
Pensez-vous que le tribunal accédera à la requête de la défense ?
Et pour Portabales ?
Lui accordez-vous de la crédibilité ?
Bien fait pour ce mouchard de Portabales !
Dans deux jours, on sera chez nous !
On ne trinque pas à l'eau.
Sois pas superstitieux.
Aujourd'hui, c'est aussi bon que du vin.
Où il va, à cette heure ?
Bustelo, un problème ?
Ma femme est venue me voir.
Vous croyez qu'il va moucharder ?
Arrête, Manolo. Bustelo est des nôtres.
Il n'a jamais parlé. En plus, on va gagner le procès.
Rosalía, enfin...
Que font-ils ici ?
Manuel.
M. Bustelo, votre femme nous a tout raconté.
Vos activités, vos déchargements, vos liens avec les Colombiens.
Rien que nous ignorions,
mais la source est différente.
Les femmes racontent n'importe quoi.
Je refuse de finir seule.
Elle vous a menti.
Je n'ai rien à faire ici. Je suis innocent.
Ce sera bientôt prouvé.
Soyons honnêtes.
Vous serez peut-être innocenté.
Mais alors, vos associés également.
Ils ne pardonneront pas
le vol de votre fils.
Un jour, ils se vengeront.
Collaborez et nous vous protégerons.
Comme les autres témoins.
Je ne suis pas un mouchard, contrairement à Padín et Portabales.
Mais vous êtes intelligent.
Sinon, vous n'auriez pas si bien réussi.
C'est la meilleure solution pour votre famille.
Ils vont parler ?
Non, ils sont allés prier, connard.
Putain.
Si ces enfoirés de Bustelo parlent, on est cuits.
Il faut prévenir Pilar.
Arrête un peu, Manolo.
Ne déclare pas une guerre avant de sortir.
Que fait-on ?
Pilar le convaincra de renoncer.
Il vaudrait mieux.
Sinon, on perdra tout. Tu le sais, j'espère.
Javier, donne-moi la valise.
Mes hommes monteront la garde jour et nuit.
Javi.
Votre femme m'a mise au courant.
Vous êtes courageux.
Ne viens plus ici.
Père.
Toi non plus.
Quittez la ville pour le moment.
Non.
Je ne te laisse pas seul.
C'est pour te protéger. Va faire ton sac.
Appelle les gardes !
On doit se parler.
Pars !
Rosalía, s'il te plaît.
Écoutez-moi.
On fera un marché,
mais ne parlez pas.
C'est mon père qui m'envoie.
Que voulez-vous ? Vous l'aurez.
Le respect.
Tu me le donneras ?
Manuel...
Ta famille nous a toujours méprisés.
D'innombrables fois.
Ton père a dénoncé mon fils injustement.
Ça a failli lui coûter la vie.
C'est du passé.
Non.
Vous nous avez toujours pris pour des idiots.
Va-t'en ou j'appelle les gardes.
Merci.
C'était quoi ?
Qu'y a-t-il, Manuel ?
Ne bouge pas de là.
Que se passe-t-il ?
Manuel !
Blessure par balle au thorax et à l'abdomen.
Il est inconscient.
On va le perdre.
Non !
- Qui est-ce ? - Darío Castro, Garde civile.
Restez pas là.
Vous savez qui c'est ?
Faites ce que vous voulez,
mais sauvez-le !
J'ai prévenu les proches des gardes.
C'étaient des gamins...
Quand est-ce arrivé ?
Il y a quelques heures.
Ils n'ont rien pu faire.
Et sa femme ?
Dans le coma.
Avec de la chance, elle finira en fauteuil roulant.
Qu'y a-t-il ?
Manuel Bustelo, chef du clan du même nom,
a été victime d'une fusillade à son domicile.
Transféré d'urgence à l'hôpital,
les médecins ont déclaré son décès peu de temps après.
Tout semble indiquer un règlement de comptes.
Comme nous l'ont indiqué nos sources, ce narcotrafiquant
comptait collaborer avec la justice.
Il était sur le point de témoigner lors du procès
lié à l'opération Nécora.
C'est quoi, ce délire ?
Tu crois que...
Putain, Laureano.
Arrête un peu.
Bustelo était des nôtres.
Tu viens de lancer une guerre.
Je n'ai rien fait.
Je ne suis pas le seul à qui sa mort profitera.
Tu m'emmerdes, Manolo.
Laureano.
Sans Sito,
à notre sortie, qui s'occupera de la drogue ?
JUGEMENT MME ANGELA MARÍA MIRALLES
Justice !
Verdict du procès 13/90,
encadré
par les magistrats
Francisco Carvajal Mérida, Fernando Navas Peña
et Angela Miralles Bordallo de l'Audience Nationale.
L'accusation était représentée par Javier Zaragoza,
et les accusés, par Me Pedro Ventura.
En accord avec les deux parties, et compte tenu de sa collaboration,
nous condamnons
M. Ricardo Portabales pour trafic de drogue
à 1 an et 2 mois de prison
ainsi qu'à payer une amende de 700 000 pesetas.
M. Manuel Fernández Padín, compte tenu de sa collaboration,
est condamné
pour trafic de drogue
à 8 mois de prison et à payer une amende de 600 000 pesetas.
M. Laureano Oubiña Piñeiro et Mme Esther Lago García
sont condamnés pour recel et délit fiscal
selon l'article 349
à 12 ans de prison.
- Bordel. - Non !
Vous ne pouvez pas !
Et mes enfants ? Que deviendront-ils ?
Mes enfants !
Je vous ferai sortir.
En revanche, faute de preuves
des faits qui leur sont imputés,
nous prononçons l'acquittement de M. Miguel Abad Núñez,
alias Petete, de M. Julio Braña,
de M. Francisco Charlín Pomares,
de M. Ramón Charlín Pomares,
de M. Manuel Charlín Gama...
- M. Oubiña, une déclaration ? - Merde.
Il n'y a rien à dire.
Que pensez-vous du verdict ?
Va te faire enculer.
On n'entend rien.
Salut, mes jolies !
Retournez dans la cuisine !
En cuisine ! Vous servez qu'à ça !
C'est terminé.
Ils ont gagné.
Non.
Sergent, regardez-moi.
Non, vous aviez raison.
Sito va faire un déchargement avec ses vieux potes.
Tout est chargé. On part.
Faites attention.
T'avise pas de griller le moindre feu rouge.
Sito,
c'est comme faire du vélo, ça s'oublie pas.
Tu connais l'adresse ?
Comme ma poche.
On se voit dans quelques heures.
Il va vers Madrid.
Que personne ne l'arrête même s'il percute un bus.
Entendu, sergent.
L'entrepôt est dans la rue Tomelloso.
Dans 4 minutes, nous serons prêts à intervenir.
Vous avez 3 minutes.
Viens là, toi.
Très bien.
Vérifiez tout et dites à Ballesteros que Sito est de retour.
Prends le premier train pour la Galice et bois à ma santé.
Vendu.
Garde civile !
Arrêtez-vous ! À terre !
Lâche-moi, enfoiré !
C'est terminé, Sito.
Lâche ton arme.
Combien tu veux ?
Donne-moi 3 minutes.
Ton argent ne m'a jamais intéressé.
Ça n'a pas changé.
Je ne propose pas d'argent.
La ria est petite.
Tout se sait.
Tu l'as quittée il y a longtemps.
Je t'aiderai à trouver un bon médecin.
Un Américain ou ce que tu voudras.
Merci de te soucier de moi.
Mais non.
Sergent.
Laisse-moi partir.
Je ne laisserai pas filer un assassin.
Je n'ai tué personne.
C'est ce que tu crois.
Tu n'as pas d'issue.
- Ton arme. - Laisse-moi partir.
Laisse-moi partir.
Tire. Qu'est-ce que t'attends ?
Ça me rendra service.
Laisse-moi partir.
Il faudra me tuer, Sito.
Il faudra me tuer.
Je n'ai pas tué Braulio.
Vous m'avez enfin coincé.
SITO MIÑANCO NE FUT JAMAIS INCULPÉ DANS L'OPÉRATION NÉCORA,
MAIS IL FUT CONDAMNÉ À 20 ANS DE PRISON
POUR TRAFIC DE DROGUES, ÉVASION FISCALE
ET FALSIFICATION DE DOCUMENTS.
MALGRÉ L'ACQUITTEMENT DE 15 DES 48 ACCUSÉS,
L'OPÉRATION NÉCORA
MARQUA UN TOURNANT DANS LA LUTTE CONTRE LE NARCOTRAFIC EN ESPAGNE.
LES INCULPATIONS POUR NARCOTRAFIC MONTÈRENT EN FLÈCHE,
Sortez la voiture.
DÉPASSANT 18 000 ACCUSÉS EN 1990,
ET À PEINE 5 ANS APRÈS LE PROCÈS, 90 % DES INTERPELLÉS
Tiens-toi tranquille.
FINIRENT EN PRISON POUR DE NOUVEAUX TRAFICS.
MANUEL CHARLÍN PASSA 20 ANS EN PRISON
JUSQU'À SA LIBÉRATION EN JUILLET 2010.
ESTHER LAGO FIT PLUSIEURS SÉJOURS EN PRISON
JUSQU'À SA MORT DANS UN ACCIDENT DE VOITURE EN 2001.
SA VOITURE PERCUTA LA MAISON D'OÙ LA POLICE LES ÉCOUTAIT.
LAUREANO OUBIÑA FUT AUTORISÉ À ASSISTER À SON ENTERREMENT.
CE FUT SON UNIQUE PERMISSION DE SORTIE JUSQU'EN 2017,
ANNÉE LORS DE LAQUELLE IL OBTINT UNE SEMI-LIBERTÉ,
MAIS FUT OBLIGÉ DE TRAVAILLER DANS UN CENTRE DE DÉSINTOXICATION.
LE JUGE GARZÓN CONTINUA SA LUTTE
CONTRE LE NARCOTRAFIC ET LA CORRUPTION.
EN 2012, IL FUT RADIÉ DU BARREAU
POUR PRÉVARICATION LORS DU PROCÈS GÜRTEL.
SITO MIÑANCO OBTINT UNE SEMI-LIBERTÉ EN 2017 POUR COMMENCER SA RÉINSERTION
LOIN DE LA GALICE.
Le célèbre narcotrafiquant Sito Miñanco,
qui était en liberté conditionnelle,
a été arrêté par la brigade des stupéfiants.
Deux agents ont été blessés.
La juge a ordonné
le retrait des exemplaires du livre Fariña,
mais ils sont toujours en vente.
Elle a également interdit la réédition de cette œuvre.
Elle a également interdit la réédition de cette œuvre. INTERDICTION DE LA REPRODUCTION ET DISTRIBUTION DE FARIÑA
Oubiña demande des indemnités pour préjudice moral.
Il est en colère.
Il est en colère. MANUEL ÁLVAREZ DE MON AVOCAT DE LAUREANO OUBIÑA
MANUEL ÁLVAREZ DE MON AVOCAT DE LAUREANO OUBIÑA
MANUEL ÁLVAREZ DE MON AVOCAT DE LAUREANO OUBIÑA Ils l'ont représenté lors d'une scène intime.
Ils l'ont représenté lors d'une scène intime.
On ignore s'il avait réellement fait une telle chose,
mais pourquoi le montrer faisant l'amour ?
Le jury qui avait ordonné le retrait de Fariña
a exigé la désactivation
du site qui permettait de lire l'œuvre de Nacho Carretero.
Deux voleurs ont cambriolé
le domicile des Charlines, les célèbres narcotrafiquants.
Ils ont agressé
Manuel Charlín et un de ses fils avant de s'enfuir.
Manuel Charlín et un de ses fils avant de s'enfuir. VOL CHEZ LES CHARLÍN
Manuel Charlín et un de ses fils avant de s'enfuir.
Manuel Charlín et un de ses fils avant de s'enfuir. MANUEL CHARLÍN PATRIARCHE DU CLAN
Manuel Charlín et un de ses fils avant de s'enfuir.
José Ramón Prado, alias Sito Miñanco,
José Ramón Prado, alias Sito Miñanco, LES COUVERTURES ET LES CONTENUS DU JOURNAL EL PAIS SONT FICTIFS.
José Ramón Prado, alias Sito Miñanco,
José Ramón Prado, alias Sito Miñanco, DES SCÈNES ET PERSONNAGES ONT ÉTÉ DRAMATISÉS POUR RAISONS NARRATIVES.
DES SCÈNES ET PERSONNAGES ONT ÉTÉ DRAMATISÉS POUR RAISONS NARRATIVES.
est bien connu de la justice.
Selon les enquêteurs, il est le dernier baron de la drogue.
La juge l'a accusé d'avoir transporté
deux cargaisons de cocaïne.
Sito, âgé de 63 ans,
ne semble pas près de quitter le banc des accusés.
Adaptation Laëtitia Delcroix
Sous-titrage Nice Fellow
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