Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
- J'ai un contact, Ballesteros. - Il est dangereux.
Tu ne seras pas la garantie
des Charlines.
- Le bateau a eu un accident. - Les pertes sont lourdes.
- Et la cargaison ? - Intégralement perdue.
- Les Galiciens ont menti. - Camila.
Ballesteros va tuer Javi Bustelo.
J'ai sauvé ton fils. Et toute ta famille.
Ça règle la dette pour la garantie de Javi.
Si tu remets en péril ma famille ou mes affaires,
c'est terminé.
Miñanco est remboursé. Les Charlines doivent me le payer !
Le respect par le sang, je refuse.
- Le numéro de Ballesteros. - Ballesteros ?
C'est à cause du vieux Charlín.
- Il a payé ? - À Miñanco.
- Ça ne suffit pas. - Qui est au bout du fil ?
Probablement le type qui a fait tuer Braulio Montes.
J'ai le numéro composé par Javier Bustelo.
On les tient.
J'ai jamais voulu tuer Paquito.
Alors, qui c'était ?
Les Colombiens que tu as trahis.
Fais le nécessaire pour sauver ta famille.
Je suis désolé. J'ai commis une erreur.
Je veux que les Finances me laissent tranquille.
Blanchir de l'argent ?
Via votre conserverie.
Je suis pas aussi désespéré.
Vous n'avez pas le choix.
- Tati ? - C'était ça ou le banc de touche.
- Sito ne pardonne pas. - Tu savais qu'il y travaillait.
C'est la vie.
Et ma part ?
Mon père doit compter.
Sors 400 000 pour Padín.
Tu le paies aussi cher qu'une pute.
Tu abuses ! Il te donnera pas tout.
Je bougerai pas d'ici tant que je l'aurai pas !
Fous le camp !
Dehors, putain !
J'ai demandé à mon père.
- C'était du haschisch. - C'est toi ?
- Je travaille pour les Charlines. - Sale enfoiré !
Padín ferait jamais ça. Pas vrai, Padín ?
Il faut agir avant qu'il déballe tout.
Il a besoin d'une leçon.
Je l'apporte où ?
Dans 2 heures, aux galeries.
Un homme à casquette.
- C'était un piège. - Il nous a vus.
Allons-y.
Viens là !
Si tu m'aides à coincer les Charlines, on sera plus souples.
- Il nous a dit où te trouver. - Non.
Je vais tout raconter.
Personne croira un junkie.
C'est votre faute, tout ça.
Vous tuez les gens.
On n'oblige personne à se défoncer.
Qu'est-ce que tu écris ?
Des conneries.
Tu croyais qu'on y verrait que du feu ?
Nous casse pas les couilles.
Prends ça.
Rassemble tous les bouts de papier. Apporte-le à un juge.
Mais pas un juge galicien.
- Tu l'achètes où ? - Je dirai rien.
Tout le monde sait où se vend la drogue.
Il faut qu'ils sachent qui la vend.
Pour votre mari. Ça va l'intéresser.
Une association de mères.
Pas de quoi avoir peur.
Elles sont capables de tout.
Sito Miñanco, voilà celui qui tue nos enfants !
Je n'ai honte de personne. Surtout pas de mon fils.
Mais je veux sortir la tête haute,
sans me faire insulter.
Tu peux renoncer. Réfléchis.
- Cette Avendaño n'est personne. - Pour l'instant.
Il faut retrouver le respect des gens.
Ou leur foutre la trouille pour qu'on nous laisse tranquilles.
- Je veux être respecté, pas craint. - Tu proposes quoi ?
Quand j'ai su qu'on me nommait "fils préféré",
j'ai cru à une blague.
J'avais un enfant sain Cette saloperie l'a tué
Vous finirez tous en prison.
Vous jouez avec le feu.
Je vous avais dit de me laisser travailler.
Ils n'ont pas l'habitude qu'on leur tienne tête.
- J'avais remarqué. - Pourquoi ?
Ils vous ont menacée ?
Vous allez m'accompagner. À Madrid.
Appelez-moi Baltasar.
Écrit par Ricardo Portabales, un des hommes de Miñanco.
Tous les mouvements du narcotrafic sont dans ces pages.
Nous allons en finir avec Sito Miñanco.
Putain de sa mère ! C'est pas vrai !
Il est con, ou quoi ? Il était seul !
Laisse tomber, vous n'irez même pas en quart.
Fais pas chier, Oubiña. On a Dieu avec nous.
Qui ? Maradona ?
Il court comme un canard boiteux !
Il faudrait l'appeler "l'aspirateur", pas "le touffu".
Même Sito n'en voudrait pas dans son équipe.
Oubiña.
Téléphone.
Je suis pas d'humeur à plaisanter.
C'est la vérité.
Ventura vient de me le dire.
- C'est sûr ? - Oui, tu vas rentrer.
Ils abandonnent les poursuites.
C'est pas trop tôt, bordel !
À Ventura, le meilleur.
Tu es incroyable.
Cette fois, ce n'est pas grâce à Pedro.
C'est grâce à qui, alors ?
À Bruxelles.
Là d'où viennent les choux.
Et les lois qui régissent l'Europe.
La loi a changé depuis notre entrée dans la CEE.
Non jugée, son accusation pour contrebande est prescrite.
Alors, trinquons à Bruxelles.
Et à la tête que fera le sergent quand il l'apprendra.
Colombo a appris qu'il sortirait pas ?
Colombo a appris qu'il sortirait pas ? ADAPTÉ DU ROMAN FARIÑA DE NACHO CARRETERO
ADAPTÉ DU ROMAN FARIÑA DE NACHO CARRETERO
ADAPTÉ DU ROMAN FARIÑA DE NACHO CARRETERO Il l'a assez mal pris.
Il l'a assez mal pris.
Que croyait-il ?
Laureano avait frappé un garde.
Ce n'est pas comparable.
Mais maintenant, Fraga est à la Junta.
Il avait de la drogue.
Il n'y aura pas prescription.
Réjouissez-vous.
Colombo ne sortira pas,
mais vous, vous êtes intouchables.
Personne ne nous coincera.
Bien.
Goûtons le plat de moules d'Esther.
Manolo...
INSPIRÉE DE FAITS RÉELS
Les supposés contrebandiers en attente de jugement
qui avaient importé du tabac illégalement
sont libérés et n'iront pas en prison...
Oui, je regarde.
Comment j'aurais pu le savoir ?
L'avocat Pedro Ventura a reconnu devant le tribunal
que ses clients étaient heureux d'apprendre la prescription
ainsi que la libération de Laureano Oubiña, incarcéré pour...
C'est impensable.
Oui, Fina. Je suis là.
Je te rappelle plus tard.
Carmen.
Je me cache du petit.
Tu vas bien ?
Je suis à bout.
Je n'en peux plus.
Tu n'es pas responsable de leur libération.
Ne baisse pas les bras.
Je suis fatiguée.
Que vas-tu faire ?
Quitter l'association ?
Arrêter de venger notre fils parce que ce connard est libre ?
Grâce à toi, tout le monde sait ce qui se trame
et un juge de Madrid s'est mis à enquêter.
Si tu abandonnes,
tous tes efforts auront été vains.
C'est ce que tu veux ?
Souviens-toi de Jesús à son âge.
Avant toute cette merde.
CHAPITRE 9 "1989-1990"
Fais-le au moins pour lui.
Tout va bien ?
Je vais sortir !
Comment ça ?
Esther m'a dit que je serai libéré dans deux jours.
Et les autres ?
On sera tous libérés.
Moi aussi ?
Non, ils t'ont coincé avec de la drogue.
Ce miracle a ses limites.
Allez.
Le temps passe vite ici grâce au football.
Je vais sortir. Je vous emmerde !
Assieds-toi, connard !
J'emmerde aussi Maradona.
Carmen, je vous attendais.
C'est une honte !
Je sais. 10 ans de travail pour rien.
Ils tuent nos fils et nous rient au visage.
À quoi servez-vous ?
Malgré vos grands airs, ils finissent libres.
Baissez d'un ton, vous êtes dans mon commissariat.
C'est compris ?
Venez.
Je me suis tué à la tâche.
Vous n'imaginez pas le mal que j'ai eu à lancer l'enquête.
Je respecte votre peine, mais épargnez-moi ce cirque.
Désolée.
Je sais que vous souffrez,
mais le juge Garzón travaille dur.
Ça ne sert à rien.
- Si. - Ah oui ?
Vous le savez bien.
On a des témoins.
Quand vont-ils parler ?
Portabales, le directeur te demande.
Le bureau du directeur...
Où m'emmenez-vous ?
Lâchez-moi, enfoirés !
Lâchez-moi !
Non !
Fais pas de bêtise.
C'est quoi, cette histoire ?
Oubiña vous envoie ?
J'ai parlé du journal à personne.
Vous pouvez me croire.
Laissez-moi lui parler. À lui ou à Sito.
Vous devez me croire. Je peux tout expliquer.
C'est bon.
Allez, descends.
- Avance. - Non.
Avance, j'ai dit.
Je vous donnerai de l'argent.
Personne n'en saura rien.
Un million chacun.
Ça vous dit ?
Laissez-moi sortir, bordel !
J'ai rien fait !
Ouvrez !
Laissez-moi sortir.
Te fatigue pas.
Elle est fermée de l'extérieur.
Padín, pourquoi t'es là ?
Comme toi. On t'a rien dit ?
On va parler au juge.
Quel juge ?
Celui qui coincera
Sito et les autres.
De quoi tu parles ?
Arrête.
Tu as écrit un journal
et tu l'as envoyé à un juge.
Je suis pas un mouchard.
Si.
Moi aussi.
Tu m'as vu à la télé ?
C'était toi ?
T'es le seul à pas m'avoir reconnu.
Moncho m'a piégé.
Mais il va me le payer.
Tu vas le dénoncer ?
On ne leur doit rien.
À toi de voir,
mais moi, j'irai pas en prison.
C'était le seul moyen de les amener ?
Ils ont failli mourir de peur.
On ne pouvait pas leur parler en prison.
Si Miñanco ou les autres apprennent
qu'on a deux repentis prêts à parler, je n'ose imaginer leur réaction.
Ni celle des Colombiens.
Ils finiraient comme l'homme d'Otero.
Braulio.
Il s'appelait Braulio Montes.
Et Paquito Charlín...
Ils ont failli le tuer à l'hôpital.
Au fait,
on a du nouveau à ce sujet ?
Le tueur à gages n'est pas sorti du coma.
Vous pensez qu'ils ont des infos ?
J'en doute vu le temps que Portabales a passé en prison.
Et Padín était un simple dealer.
Tentons quand même notre chance.
Avec le non-lieu pour le tabac,
ils vont se croire intouchables.
Il nous faut un témoignage.
Oui, personne n'a parlé pour l'instant.
Exactement. Pour l'instant.
Restez ici.
Ils se méfient des Galiciens.
Je les comprends.
Reste à savoir
si eux sont fiables.
On verra bien.
Bonjour.
Juge Baltasar Garzón.
Voici le procureur Zaragoza.
Enchanté.
Asseyez-vous.
Désolé de vous avoir amenés ici par la force.
Personne ne devait apprendre notre rencontre.
Vous savez pourquoi vous êtes ici ?
J'ai une petite idée.
Êtes-vous déterminés ?
Si vous parlez, les dés seront jetés.
Pour l'instant, personne ne sait que vous nous aidez,
mais un jour, tout se saura.
Ils comprendront.
Acceptez-vous ce risque ?
Qu'a-t-on à perdre ?
Portabales ?
J'hésite.
Je risquerais ma vie. Qu'y gagnerais-je ?
Une remise de peine. Ça vous irait ?
En Italie, ils le font pour les anciens mafieux.
Ici, ce serait nouveau.
Que deviendra-t-on après la prison ?
Et ma femme ?
Nous vous relogerons loin de la Galice.
Vous changerez d'identité tous les deux.
Vous serez protégés et financièrement dédommagés.
Putain, c'est royal !
- Je signe où ? - Vu les risques...
Rien ne sera écrit.
- Vous devez nous faire confiance. - Alors ?
Peut-on compter sur vous ?
D'accord.
Que voulez-vous savoir ?
La vérité.
Pour les coincer, nous devons tout savoir.
Dans les moindres détails.
Du transport à la vente.
- La marchandise. - Les vendeurs.
- Les entrepôts. - Les responsables.
Tout. Quand je dis tout, c'est tout.
D'accord.
Tout commence en Colombie.
Deux cartels se partagent ce commerce.
Cali et Medellín.
Ils envoient la farine.
Des tonnes de drogues
qu'ils expédient en bateau
jusqu'à nous.
Ensuite, c'est à nous de jouer.
Aux Galiciens.
Nous devons apporter la drogue
jusqu'à la côte.
Nous sommes les transporteurs.
Parfois, les Colombiens payent en farine
et nous la distribuons en Espagne.
Sito, les Charlines, Bustelo...
Ils ont tous des vedettes
capables de traverser la ria en un rien de temps.
Et Oubiña ?
Il ne transporte que du haschisch.
Ils procèdent comme pour le tabac.
Ils ont tout mis en place.
Comment ça ?
Ils soudoient des juges,
des fonctionnaires,
des politiques,
des entrepreneurs,
des gardes...
Ils ont acheté toute la ria.
Jusqu'à la compagnie d'électricité.
Elle envoie des signaux aux bateaux.
Elle plonge le village dans le noir.
Le village ?
Oui, si la voie est libre,
elle coupe le courant dans le village.
C'est le signal.
Ils sont adulés.
Ils nourrissent la région.
Ils sont la poule aux œufs d'or.
Des jeunes meurent.
Tant que ce n'est pas le tien, peu importe.
Une fois à terre, où est la drogue ?
Dans des entrepôts, des sociétés,
des anciennes tranchées, sous les plages...
Partout.
Ils ont construit une maison à un paysan pour l'y cacher.
Il a accepté ?
La drogue part en camion
et passe les barrages.
Les Colombiens s'en chargent.
Personne n'ouvre les remorques ?
Je vous l'ai dit. La moitié de la ria est corrompue.
L'autre moitié ferme les yeux.
En général, on sait où est la douane.
Ensuite, comme vous l'imaginez...
Les dealers vendent la drogue.
Les clients volent ou se prostituent
pour se payer leurs doses.
Sers-m'en davantage. Il y en a plein la mer.
Profitons du fait que tu aies le cul bordé de nouilles.
C'est vrai.
C'est l'avantage d'être européens.
Peu importe la nationalité,
l'important, c'est qu'il évite la prison.
Aucun Charlín n'ira
en prison.
Quand sort Oubiña ?
Bientôt, mais la paperasse, ça prend du temps.
Je devrais appeler Esther
pour la féliciter.
Ma chérie...
Tu n'as pas l'air ravie.
Dis pas de bêtises.
Je te comprends.
Ça a dû foutre en l'air tes projets.
Quels projets ?
Notre père en prison, tu aurais tout commandé.
Ces projets-là.
Espèce d'abruti.
Père, je peux te parler ?
- Maintenant ? - Si possible.
J'ai fait les comptes de la conserverie.
À cause du blanchiment d'argent des Colombiens,
on a du mal à justifier nos rentrées d'argent.
Ces connards nous tiennent par les couilles.
Il faut trouver comment justifier nos revenus de la drogue.
En montant une autre affaire ?
Il y a plus simple.
Demain, je rencontre le mari d'une employée.
Il nous fera une facture ?
Mieux que ça.
Bien. Il est tard.
Il faut vous ramener en prison.
Quand les arrêterez-vous ?
Chaque chose en son temps.
On vient de commencer.
En plus,
nous n'avons aucune preuve.
Comment ça ?
On vous a tout raconté.
Vous avez de quoi faire.
Vous êtes aussi avocat ?
Vos informations nous seront utiles,
mais pour arrêter vos chefs,
on doit les prendre la main dans le sac.
Pendant un déchargement ?
Ou dans un de leurs entrepôts.
Le voilà.
Sito Miñanco.
Il ne se refuse rien.
Ses compères non plus.
Voitures, femmes, maisons...
Tous les jeunes veulent sa vie.
La planque indiquée par Portabales.
Elle serait remplie de drogue.
Il semble avoir dit vrai.
Prenez tout en photo.
Soyez minutieux.
Miñanco ne doit rien soupçonner.
Sergent.
Celui de Petete. Partons.
Remettez tout en place.
Non, prenons-les en flagrant délit.
C'est ce qu'on voulait.
Je veux pas coincer un sous-fifre.
On doit coffrer les caïds. Remettez tout en place.
Déplacez la voiture.
Merde !
Allez, vite !
Il doit être à l'intérieur.
Tu m'étonnes qu'on nous insulte...
Un jour, j'oublierai ma tête.
Sauf s'ils te l'éclatent.
Allez, viens.
C'était quoi ?
Foutu clebs.
Tu t'es chié dessus !
Allez, on se tire.
Vous avez tout ?
J'ai l'essentiel.
Quelqu'un viendra chercher le reste.
Sortez les enregistrements que vous avez.
Tout doit être carré. La justice doit impressionner.
Darío.
On va les coincer.
Prenez soin de vous.
Le meilleur reste à venir.
Oui ?
Merci.
C'était l'hôpital.
Ils vont réveiller le tueur colombien.
Désolé de vous abandonner.
- Du nouveau ? - Non.
Ils devaient le réveiller, mais ça traîne.
Le temps presse. Il pourrait nous donner ses chefs.
Sergent Darío Castro.
Il vient de mourir.
Tout n'est pas perdu.
Prévenez le directeur de l'hôpital.
Tu as déjà vu autant d'argent ?
Vous avez les tickets de loterie ?
Vous avez eu de la chance.
J'allais les apporter à la banque.
C'est une perte de temps.
Ça arrange tout le monde. On a les tickets gagnants...
Et toi, un bonus pour nous avoir aidés.
J'aurai des ennuis ?
Quels ennuis ?
Je suis content de vous aider,
mais j'aurai du mal à justifier cet argent.
Le fisc est occupé avec Lola Flores.
Personne ne saura si tu as 10 ou 1 000 millions.
Officiellement,
c'est nous qui avons gagné.
Combien avez-vous rajouté ?
- 10 millions. - Disons 15.
Tu l'as mérité.
Qu'y a-t-il ?
Excuse-moi.
Où je mets les factures ?
Celles des Colombiens.
Donne.
Profites-en bien.
Si tu gagnes à nouveau, appelle-nous.
- Hors de question. - Pourquoi ?
Ton oncle me tuerait si je volais ses tickets.
- On pourrait s'enfuir. - À Madrid ?
Dans une ville sans conserverie.
J'en ai marre de classer des factures.
On trouvera un autre moyen.
Tu vas retourner risquer ta vie en Colombie ?
- Il y a d'autres solutions. - Moins faciles.
Tu entres dans le bureau et tu prends les tickets.
Il nous dénoncerait.
Ça lui sert à blanchir son argent.
Il ne nous dénoncera pas.
Il les a achetés à un crétin.
Très bien, c'est moi qui le ferai.
Non.
J'y travaille.
Quand ils le verront, on sera loin.
Et s'ils te surprennent ?
Ils vont me faire quoi ?
M'enfermer à nouveau ?
Fais attention.
Conserverie Vilanova.
C'est pour ton père.
C'est Pilar, mon père n'est pas là.
Levons nos verres.
À quoi trinquer ?
Tu as déjà tout.
On peut toujours avoir mieux.
Attendez.
Il parle de la drogue en Galice.
... comme l'indique cette photographie
d'un supposé narcotrafiquant...
C'est quoi, ce bordel ?
C'est aujourd'hui prouvé.
De nouvelles avancées dans l'enquête
sur la tentative de meurtre à l'hôpital régional.
Ramón Sebastián Granados,
le Colombien neutralisé par la Garde civile,
est sorti du coma.
Toujours en soins intensifs,
il a commencé à collaborer.
Une question !
Cet homme est-il lié au trafic en Galice ?
Il semblerait. Son témoignage sera crucial.
Quand on saura pour qui il travaille, on interviendra.
Sergent, donnez-nous
des détails, s'il vous plaît.
Le fils de pute.
Il va parler.
J'espère que non.
Tu espères ?
Il avait voulu tuer Paquito Charlín.
- Je n'y suis pour rien. - Et pour Braulio ?
On va tous tomber.
Ne panique pas.
J'arrangerai ça.
Finissons cette bonne bouteille.
Garde civile, lâchez votre arme.
José Antonio Reinaldo Vaca.
Vous êtes recherché en Colombie
pour vol à main armée
et le meurtre de trois personnes à Bogotá.
Quel parcours.
Vous avez manqué de chance.
C'est dans le trou du cul du monde
que vous vous faites coincer.
J'aimerais que vous parliez davantage.
Sinon, comment saurai-je qui est votre patron
et où je peux le trouver ?
Vous allez coopérer ?
Bon.
Alors, je dois choisir...
à quel ordre d'extradition donner la priorité.
Celui de Colombie, où vous serez traité en héros.
Ou à celui des États-Unis.
Où vous passerez
le reste de votre putain de vie.
Alors ?
Vous voulez apprendre l'anglais ?
Non.
Alors, dites-moi qui est votre patron.
La personne qui me paie.
Donnez-moi un nom ou vous irez chez les Yankees.
Écoutez.
Pas les gringos.
Combien de personnes avez-vous tuées ?
Combien ?
Braulio Montes ?
Oui, monsieur.
Sito Miñanco était au courant ?
Non.
C'était l'idée du chauve.
Le chauve ?
Elder Campos.
Je veux tout savoir.
Son adresse, son numéro,
les lieux de vos rencontres.
Tout.
Il me tuerait.
Répondez.
Non.
Répondez, bordel !
À demain.
On se voit jamais si tard.
Je voulais te l'apprendre.
Tu me fais peur.
Non, c'est une bonne nouvelle.
Nous avons arrêté les assassins de Braulio.
On les tient.
Je te l'avais promis.
Maruxa, je suis désolé.
T'es folle ou quoi ?
Va te faire enculer !
Toi, ton patron et ses amis. Tous !
T'avise pas de revenir.
J'y comptais pas.
Enfoirés !
Je te raccompagne chez toi.
Pas chez moi.
MERCI JE T'APPELLE
Le suspect est prêt.
Vous ne les verrez pas.
Le juge vous attend à Madrid.
Racontez-lui tout ça et vous n'irez pas
aux États-Unis.
Qui va me transférer ?
Pardon ?
Des Galiciens ou des Madrilènes ?
- Quelle importance ? - Enfin...
Certains de vos hommes sont corrompus.
Laissez-nous.
Vraiment ?
Oui.
Je veux pas mourir en chemin.
Sito soudoie
un de vos trois hommes.
Lequel ?
Je ne sais pas.
C'est lui qui avait dénoncé
Braulio.
Vous pourriez le reconnaître ?
Non.
J'ai seulement entendu parler de lui.
Emmenez-le.
Benítez.
J'ai une mission pour vous.
Je vous écoute.
Renseignez-vous sur ces trois hommes.
- Alberto Gamboa... - Ça reste entre nous.
C'est compris ?
Propriétés, voitures, transferts d'argent...
Scrutez toutes leurs rentrées d'argent.
Prévenez-moi immédiatement.
Bien, monsieur.
Je suis stressée.
Il n'y aura que les proches.
Pas comme au mariage.
Quand ?
Quand ? Ce soir, bien sûr.
Tu n'y penses pas !
Personne ne viendra.
Laureano sort de prison et personne ne viendrait ?
Il y a un match.
C'est la coupe du monde !
Je rêve.
Alors, j'installerai des télés.
Vous avez intérêt à venir.
Tous !
N'oublie pas les télévisions.
Et on viendra.
Pilar !
- Pilar ! - Au travail.
Quoi ?
- Où sont les tickets ? - Dans le bureau.
On les a volés.
Comment ça ?
C'est pas trop tôt.
Le repas refroidit.
Qui a pris les tickets ?
Quels tickets ?
Te fous pas de ma gueule.
Dans le bureau,
il y avait des tickets de loterie.
Vous nous accusez de vol ?
Vous avez perdu des tickets gagnants ?
- Je ne rigole pas. - Manolo !
Quelqu'un les a pris.
Peut-être une employée.
Comment les aurait-elle trouvés ?
Et eux, alors ?
Où est Leticia ?
Elle n'est pas encore rentrée.
Elle est sûrement avec Bustelo.
Enfin !
Garde un peu de tendresse pour plus tard.
C'est au cas où tu retournerais en prison.
Tu es folle. Je suis complètement libre.
Emmène-moi avant qu'on m'arrête pour atteinte à la pudeur.
Les clés de la voiture.
Tu conduiras plus tard.
C'est moi qui commande, là.
- Les clés. - D'accord.
Les enfants t'attendent. Donne.
Vite, rentrons à la maison.
Laureano !
Je te suis.
Tu vas retrouver les enfants.
Enfoirés !
Assassins !
Assassins ? Ta gueule !
Assassins !
Fina, descends.
Vous allez tirer ?
C'est pas l'envie qui me manque.
Attention, les filles !
Quoi, encore ?
Qu'est-ce qu'il fait là ?
Bonjour, sergent.
Bonjour.
Bon retour chez vous.
Vous êtes content de me revoir ?
Je ne m'y attendais pas aussi tôt.
J'imagine.
Mon mari est fatigué. Nous voudrions rentrer.
C'est tout le problème.
J'ignore si vous y arriverez.
Elles sont sur une propriété privée.
C'est une route publique
qui mène à une propriété privée.
Nous rentrerons chez nous avec ou sans votre aide.
Putain...
Carmen.
C'est Oubiña.
Enfoirés !
Du balai !
Laissez-le entrer.
Je rêve, vous les protégez.
C'est vous que je protège.
Ils sont armés.
Ça risque de dégénérer.
Assassins !
Laissez passer ces moins que rien.
Laissez-les passer.
C'est qui, ces tarées ?
Les choses ont bien changé.
Du balai !
Sergent, j'ai des infos
sur les trois hommes.
Sergent ?
C'est important.
J'ai trouvé quelque chose.
J'écoute.
Alberto Gamboa et Luis Montilla sont irréprochables,
mais Carlos Romero a acheté deux maisons en cinq ans.
Une pour lui et une pour ses parents.
Vous êtes là ?
À vous.
On en parlera plus tard. Merci.
Allons-y.
Je reste par précaution ?
C'est inutile.
Les infos sont sur votre bureau.
- Des découvertes ? - Comme expliqué.
Un des gardes a acheté deux maisons.
Quand me l'avez-vous dit ?
Il y a une demi-heure.
Par radio.
Le fils de pute.
Votre attention.
Nous devons retrouver
Carlos Romero Bueno.
Prévenez vos unités.
Appelez nos supérieurs
et faxez-leur sa photo.
Oui ?
Darío, c'est Baltasar.
Le moment est mal choisi.
Qu'y a-t-il ?
Ce qu'il y a ?
On m'a mis au courant. Vous comptiez m'en parler ?
Vous le savez déjà ?
On ne parle que de ça, à Madrid.
Non.
C'est impossible.
Ne soyez pas si humble.
Contre toute attente,
vous avez coincé Elder Campos et l'assassin de Braulio Montes.
Non, il ne s'agit pas de ça.
Qu'y a-t-il ?
Il s'agit de Romero.
Un de mes hommes.
Il a eu un problème ?
Si seulement.
Le tueur à gages m'a dit que Sito soudoyait un de mes hommes.
C'est pas vrai !
Il nous a accompagnés à la planque de Sito.
Il sait ce qu'on prépare contre eux.
Mes hommes le recherchent.
Il aura déjà tout raconté à Miñanco.
Agissons maintenant ou nos efforts auront été vains.
Maintenant ? Il nous manque des preuves.
Ils vont s'enfuir.
Ne dites rien à personne. À personne.
Monsieur Miñanco, on vous demande.
Quoi ?
On peut parler ?
Le temps presse.
Pas ici. Viens.
Le sergent a tout découvert.
Il sait que je te rencarde. Il me recherche.
Et alors ?
Je vais finir en taule.
Je croyais que tu voulais m'oublier.
Pourquoi t'es venu ?
Je dois m'en aller.
À l'étranger, peut-être.
Bonne chance.
J'ai besoin d'argent.
Je t'en ai assez donné.
Je n'y ai pas accès. Il m'en faut plus.
Ce n'est pas mon problème.
Un juge de Madrid enquête sur vous.
Il a des preuves et des témoins.
Il vous tient par les couilles.
Il va tous vous coffrer.
Quand ?
D'abord, l'argent.
Viens.
Sous les insultes,
l'entrepreneur a regagné sa maison avec sa femme, Esther Lago,
escorté par la Garde civile.
On fait peur, non ?
Normal qu'on vous traite de terroristes et de folles.
... qu'il soit à nouveau emprisonné.
Ce n'est pas la première action de ces femmes...
Allô ?
Oui, je suis sa mère.
- C'est qui ? - Il va bien ?
C'est l'hôpital.
Dites-moi comment il va.
D'accord, où doit-on aller ?
C'est Jesús. Viens.
Il va s'en sortir.
On l'enverra en désintoxication.
Où qu'elle soit.
On souscrira un prêt si besoin.
Qu'y a-t-il ?
Freine.
Freine ! Attention !
Ces informations valent davantage.
Le nom du juge ?
Il vient de Jaén et bosse à Madrid.
Baltasar Garzón.
Quand ?
Ça devait être bientôt.
Ils attendaient des renforts pour vous coincer tous en même temps.
Ils vous auraient niqués.
"Auraient" ?
Darío sait que je suis ton complice.
Ils vont changer leurs plans.
Et venir ce soir ?
Pourquoi pas ?
Attends.
Merci.
Bonne chance.
T'étais où ?
Je n'en peux plus.
La Garde civile arrive.
- Quoi ? - Je viens de l'apprendre.
- Maintenant ? - Bustelo !
Bustelo !
Enfoiré !
Ton fils est un voleur.
J'en ai marre de ta famille !
Partons.
C'est toi qui voulais que je continue dans ce milieu.
Qu'est-ce qui a changé ?
Moi.
Malgré toutes les épreuves endurées, on saura repartir de zéro.
Le Panamá n'est pas la Galice,
mais deux choses t'aideront à l'oublier.
L'argent et notre futur enfant.
Je suis enceinte.
- De moi ? - Bien sûr.
Comment peux-tu en être sûre ?
Une femme sait ces choses-là.
Alors ?
On y va ?
Avant, je dois passer quelque part.
Qu'est-ce que tu veux ?
Exprimer ma reconnaissance.
Après tout ce temps ?
Tu vas raccrocher ?
Me demander pardon ?
J'ai toujours été moi-même.
Que veux-tu ?
Les flics viennent nous cueillir.
Nous sommes les seuls au courant.
J'ai la conscience tranquille.
Je suis sérieux, personne ne nous sauvera.
Ni le président
ni les juges.
Tu dois t'enfuir.
Je suis trop vieux pour la cavale.
Crois-moi, c'est mieux que la prison.
Sito.
Merci.
Merci à toi.
Vous avez eu de la chance.
Vous auriez pu finir aux urgences.
J'ai perdu le contrôle. Je ne comprends pas.
Quelqu'un a coupé vos freins.
Certaines personnes sont rancunières.
- M. le juge. - Tout est prêt ?
C'est quand vous voulez.
Le match les tiendra éveillés.
Voici les adresses.
Vous avez arrêté de fumer ?
- Quand ? - Aujourd'hui.
J'ai mal choisi le jour.
Ne bougez pas.
Qu'est-ce qui se passe ?
C'est quoi, ça ?
Manuel Charlín, je vous arrête pour trafic de stupéfiants.
C'est quoi, ces conneries ?
Vous pouvez garder le silence.
Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.
Lâchez-moi, bordel !
Où emmenez-vous mon père ? Lâchez-moi !
Doucement !
Laureano, garde ton sang-froid.
Salopes.
Allez vous faire foutre.
Sucez ma bite !
Vous avez trouvé de la drogue ?
Non.
Des arrestations ?
51, dont Oubiña et les Charlines.
Et Sito ?
On essaie de le localiser.
GENÈVE, SUISSE
Comment va-t-on emporter tout ça ?
Blessure par balle au thorax et à l'abdomen.
- On va le perdre. - Non !
Faites ce que vous voulez, mais sauvez-le !
Faisons une séance d'identification.
Lequel ?
Lui.
- Tu fais quoi ? - T'inquiète.
Simple précaution.
Où est-il ?
- Par ici ! - Enfoiré !
J'exige que ces témoignages
ne soient pas considérés comme des preuves
tangibles.
Merci.
Tu viens de lancer une guerre.
À notre sortie, qui s'occupera de la drogue ?
Justice !
Vérifiez tout
et dites à Ballesteros que Sito est de retour.
Sito va faire un déchargement avec ses vieux potes.
LES COUVERTURES ET LES CONTENUS DU JOURNAL EL PAIS SONT FICTIFS.
DES SCÈNES ET PERSONNAGES ONT ÉTÉ DRAMATISÉS POUR RAISONS NARRATIVES.
C'est terminé, Sito. Lâche ton arme.
Laisse-moi partir.
Je ne laisserai pas filer un assassin.
Tire.
Qu'est-ce que t'attends ?
Tire.
Adaptation Laëtitia Delcroix
Sous-titrage Nice Fellow
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.