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Sans le directeur de la banque, l'argent est bloqué sur les comptes.
Mais si tu veux couler, je coulerai avec toi.
J'ai réfléchi à votre offre. Je veux travailler pour vous.
Et tes amis ?
Tu traînes avec les Colombiens. Vous mijotez quoi ?
Maintenant que tu es des nôtres, personne ne te touchera.
Alors, on est associés ?
- Vos femmes ont vu l'avocat ? - Ventura.
- Il doit nous aider à rentrer. - C'est un charlatan.
Nous sommes dans le pétrin et il nous tend la main.
Très bien.
Ventura a des contacts influents. Vous allez rentrer.
Si vous manquez à votre parole, vous nous rembourserez.
Avec des intérêts.
Faites rentrer nos hommes.
Elles se sont réunies au restaurant pour tout organiser.
Les livraisons, les pourcentages à payer...
Les bars sont ravitaillés, elles s'en sortent.
- On fait quoi ? - On frappe où ça fait mal.
Commençons par Oubiña. Esther a changé d'entrepôt.
Nous savons d'où vient le tabac
et quand aura lieu la prochaine livraison.
Pile à l'heure.
Ils prennent la 305.
Bien reçu.
Votre cargaison.
C'est des moules.
Bien reçu.
C'était un leurre.
Le tabac est là.
Viens ici.
À genoux !
Plein à craquer.
Esther Lago, je vous arrête...
Esther !
Vous pouvez garder le silence.
Dites à vos amis que nous arrêterons toutes vos femmes.
Vous êtes accusée de contrebande de tabac.
Vous avez repris les affaires de votre mari.
Vous, la fille de Manuel Charlín et les femmes des autres.
Vous n'êtes pas nos cibles.
Qu'avez-vous dit à Ventura ? Vous êtes incroyables.
- Il est venu avec le président. - Le président ?
De la Junta.
Rendez-vous.
Et puis quoi encore ?
Messieurs...
Rentrez en Galice, collaborez,
et vous n'irez pas en prison.
Mes clients ne parleront pas. Ils devaient seulement se présenter.
Alors, vous passerez une nuit silencieuse en cellule.
Ils ont passé un accord avec le juge.
Le juge Beigbeder ? Jamais.
Ce juge a été muté.
On m'envoie en Cantabrie. Le nouveau a pris le relais.
Il les libérera sous caution.
Comme s'ils manquaient d'argent.
- On a livré du haschisch. - Quoi ?
Je sais que tu voulais pas...
C'était votre idée ?
C'était la mienne.
Rencontre notre gars.
Fais ce qu'il dit et tout ira bien.
On va se remplir les poches !
Merci de t'être occupé d'elle.
Je te l'offre.
En prison, j'ai rencontré de nouveaux clients.
- Qui ? - Les cartels de Cali et Medellín.
On devait arrêter la drogue.
J'ai déjà accepté.
Fais-le si tu veux, mais sans nous.
Tu es l'homme le plus loyal que je connaisse.
Tu ne seras pas qu'un chauffeur.
- Comment l'as-tu appris ? - Il a voulu me recruter.
Tu ne déchargeras pas de drogue.
Laisse-moi gérer mes affaires.
Qui est pour ?
Qu'importe le contenu des caisses ?
Ça ne change rien.
Tout a déjà changé.
- Pourquoi tu m'as appelé ? - C'est Sito.
Ils veulent livrer de la cocaïne sur nos côtes.
Sito va s'en charger.
- C'est pour quand ? - Ce soir, sur la plage d'O Couto.
Le fils de pute !
Déjà qu'il m'a dénoncé à Terito !
Je ne veux pas être inquiété.
Changeons le lieu de livraison.
En Colombie, on n'aime pas les balances.
Je m'occuperai de Braulio le moment venu. Compris ?
Comme tu voudras.
On change de lieu. Point final.
Magnez-vous !
On arrive à terre.
- La voie est libre ? - Libre comme l'air.
C'est quoi, ce bordel ?
Garde civile ! Les mains en l'air !
Allez !
AVRIL 1985
ADAPTÉ DU ROMAN FARIÑA DE NACHO CARRETERO
Ça va, mon amour ?
INSPIRÉE DE FAITS RÉELS
La vie des hommes se termine par la mort ?
AVRIL 1986
La parole de Dieu nous affirme que non.
Ceux qui ont la foi, comme les autres,
reposent en paix.
Même si la perte de notre cher Braulio est dure,
le temps passe
et le Seigneur, dans Sa miséricorde, nous rappelle
que depuis cette fin fatidique, il est dans un lieu meilleur.
Par Jésus-Christ, notre Seigneur.
Que le Seigneur soit avec vous.
Je suppose que tu gagnes beaucoup d'argent.
Ça en vaut la peine ?
Pas ici !
Que faites-vous là ?
Maruxa...
Vous devriez avoir honte de venir ici.
À l'enterrement, c'était déjà trop.
Je ne veux plus vous voir.
J'appréciais ton mari. Il était plus qu'un employé pour moi.
C'était un ami.
Il faisait le sale boulot. C'est pour ça qu'il a été tué.
- Terito n'y est pour rien. - Qui, alors ?
Vous êtes les maîtres de la ria. Vous êtes au courant de tout.
Messieurs, s'il vous plaît !
Éloignez-vous de moi et de mes enfants. Dehors !
Tous !
Allons-nous-en.
Belle voiture, M. Miñanco.
Merci. Si vous la rayez, vous devrez payer.
Merci. Si vous la rayez, vous devrez payer. CHAPITRE 6 "1986"
CHAPITRE 6 "1986"
CHAPITRE 6 "1986" Alors ?
Alors ?
Vous auriez pu entrer.
C'est une messe, pas une fête privée.
Je préfère respecter les moments intimes.
La veuve de Braulio et ses enfants sont anéantis.
D'autant plus, vu sa situation.
Seule et sans travail.
Comment le responsable du meurtre peut respirer tranquille ?
En tout cas, il est libre. Vous perdez votre temps avec moi.
Vous savez...
Maintenant que vos affaires sont florissantes,
et que vous traitez avec des étrangers,
j'ai été forcé de me mettre à la page.
Braulio Montes a été égorgé, et sa langue sortait de son cou.
Vous connaissez le nom de cette atrocité ?
La cravate colombienne.
Vos amis de Carabanchel ne vous l'ont pas dit ?
Étonnant qu'au moment où les Colombiens entrent dans la danse,
il se passe ça.
Vous m'interrogez ?
Mais si vous avez des choses à me dire, allons au poste.
Si vous me dites : "Je veux un avocat", autant oublier.
Alors, oublions.
Miñanco, vous êtes un délinquant, mais pas un assassin.
Pas besoin de beaucoup de jugeote pour voir que le peuple vous aime
et ne vous craint pas, contrairement à vos amis.
Si vous savez quelque chose, venez me trouver.
Sergent ! On a un problème.
Un bail qu'on n'en avait pas vu autant.
Cet homme les a trouvés.
Même s'ils en jettent des kilos, ils gagnent des millions.
Oui. Ces zozos font vraiment ce qu'ils veulent.
Demain, vous voyez les éleveurs de Pontevedra.
Amis ou ennemis ?
La Communauté européenne les inquiète.
Qu'ils voient plutôt le conseiller. Il est payé pour ça.
Qu'est-ce que c'est ?
- Appelez la police. - Inutile.
Sergent de la Garde civile de Vilagarcía.
J'ai à vous parler.
Partez. On se verra demain.
Que faites-vous là ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
Vous savez sûrement ce que c'est.
Miñanco, Oubiña, les Charlines, Colombo.
Vous connaissez ces noms ?
Par les journaux, oui. Arrêtés pour contrebande de tabac.
Mais ils n'ont pas été jugés.
Ils trafiquent de la drogue, maintenant.
C'est plus rentable. Pourquoi s'en priver ?
Ils deviennent multimillionnaires
en introduisant de la cocaïne et du haschisch.
On soulève un caillou et on trouve 10 personnes travaillant pour eux.
Après un déchargement, les bars sont remplis de dockers
qui dépensent des fortunes à faire la fête.
Les bars à putes sont débordés.
Ils en ramènent du Portugal.
Si la Junta et Madrid continuent à mettre des œillères,
y aura plus de limites.
Braulio Montes.
Tué parce qu'il nous a donné un tuyau.
Et ce sera pas le dernier.
Si vous en savez autant, pourquoi ne pas les arrêter ?
Parce que je manque de moyens.
Parce qu'ils achètent mes hommes.
Parce que les juges roulent pour eux.
Il me faut un engagement de votre part.
Voyons-nous la semaine prochaine.
Je ne veux pas parler, je veux en finir avec cette clique.
Remportez ça.
Habituez-vous. Si vous n'agissez pas,
la drogue et les cadavres ne s'échoueront pas que sur la ria.
Ils seront à votre porte.
On est tout seuls.
Si ni la Junta ni Madrid ne nous aident, on n'y arrivera pas.
Encore des écoutes téléphoniques ?
Comme au bon vieux temps.
- On n'a pas de mandat du juge. - Ah bon ?
On en a un. De Beigbeder.
- Il date de plusieurs années. - C'est légal ?
Le mandat précise la date de début, pas celle de fin.
Sauf preuve du contraire, il est toujours en vigueur.
D'accord. En tout cas, ils seront pris au dépourvu.
Cette fois, on écoute toutes les lignes.
Les maisons, les parents, mais aussi toutes leurs entreprises.
Toutes. Le lieu le plus banal peut servir de couverture.
On s'y met quand ?
Vous avez autre chose à faire ?
Du moment que je sors un peu...
Alors, c'est parti.
Braulio était mon ami.
Non. Braulio était un contrebandier.
Il y en a à la pelle en Galice.
On a des indices.
C'est-à-dire ?
Sa mort est liée à des puissants d'ici, mais aussi d'ailleurs.
D'où ?
Des étrangers.
Du Portugal ?
De Colombie.
Des professionnels du crime. Ils savent ce qu'ils font.
On n'a ni empreintes ni preuves.
Tu attends quoi pour en trouver ?
- J'ai peu de moyens. - Obtiens-en, Darío !
On les trouvera.
Bien sûr.
En attendant, j'ai un service à te demander.
Dis-moi.
Je voudrais récupérer le canot de Braulio.
C'est notre seule preuve.
Elle vous sert à rien.
Je peux en tirer assez d'argent pour vivre quelques mois.
La pension de ma mère ne suffit pas.
Je vais voir ce que je peux faire.
J'arrive.
Tout va bien, le Galicien ?
Des soucis chez moi.
Tu en es sûr ?
Si ce garde civil t'embête,
on peut t'aider.
Je l'ai dit à Ochoa et je te l'ai déjà dit :
je ne veux plus une goutte de sang. Compris ?
Parfois, le sang n'est pas le problème,
c'est la solution.
J'aime pas la violence, sinon vous seriez tous morts.
Le Galicien joue les durs !
On veut juste aider.
Si vous refaites couler le sang, terminé.
Tu aimes l'argent, Miñanco, le pouvoir.
C'est un escalier qui monte, qui ne descend jamais.
Pas de bol, je suis le meilleur. Je jette pas les ballots à la mer.
Heureusement pour moi, il y a d'autres escaliers disponibles.
Ballesteros voudra sûrement pas refaire affaire avec toi.
Mets-moi à l'épreuve.
Vire-moi ce truc.
Ne sois pas mal élevé.
On ne rend pas un cadeau.
Bonjour.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Rien du tout, ma fille.
On t'avait dit de ne pas te promener seul.
Pas question que je reste enfermé toute la journée !
Il est tombé des escaliers, au port. Jambe et bras cassés.
Et ça va ?
Très bien ! Ils exagèrent tout.
Ils vont dormir ici.
Je ne veux pas être une charge.
Si tu nous avais écoutés, ça serait pas arrivé.
Ils dormiront dans la chambre d'amis le temps nécessaire.
- Mais... - Père, on ne discute pas.
Si vous avez besoin d'aide, Camila est là.
N'hésitez pas.
Tu aurais pu m'aider à les monter dans la chambre.
J'ai une réunion.
Tu as toujours quelque chose.
Je travaille.
Sito, qu'est-ce que tu as ?
Ce qui est arrivé à cet homme continue à te tracasser ?
Qu'ils ne manquent de rien.
Je t'emmène ?
Qu'est-ce que tu fais toute seule ?
Je marche.
Je peux t'accompagner.
Tu veux pas ?
- Tu es en retard. - Imprévu familial.
Cette jument panaméenne est jamais repue, hein ?
Si tu reparles d'elle comme ça, je te tue.
Qu'est-ce qui se passe ?
Rien. Une petite explication à donner.
Qu'est-ce qu'il a en ce moment ?
L'argent. Il lui est monté à la tête.
C'est quoi, ça, Bustelo ? L'argent pour le goûter ?
On n'a fait qu'un déchargement, qui a capoté.
On a jeté 2 000 kilos à la mer. Plus de la moitié.
Et toi, Sito ?
Tu te fais des couilles en or, toi !
Plus on bosse, plus on gagne. Vous connaissez pas ça ?
C'est tes contacts qu'on connaît pas.
Tu finiras par importer à toi seul la meilleure cocaïne de Colombie.
J'y peux rien, ils veulent traiter qu'avec moi.
Je pense à cet entêté de Terito.
À faire le grand seigneur, voilà ce qu'il rate.
Il a son restaurant. Chacun fait ce qu'il veut.
Terito s'est retiré.
Je lui ai racheté la ferme de Romualdo.
Ça ferait un bon entrepôt.
- Tu connais ? - J'y ai eu mon premier boulot.
- Tu mets quoi là-dedans ? - C'est pour le parti.
Virer Rajoy nous a coûté cher.
On s'en fout, nous.
Mariano nous aurait mis des bâtons dans les roues.
- Le président était d'accord ? - Oui.
Et Fraga ?
Lui surtout.
Il lui a dit :
"Mariano, apprends le galicien, marie-toi, fais des enfants,
"et à toi Madrid !"
Je ne crois pas qu'il fera carrière.
Les politiques, vous avez du culot, et basta.
Je suis juste adhérent.
Et président de la chambre de commerce.
D'où viendraient tes contacts ?
Vous vous servez à droite, à gauche, mais quand il s'agit de travailler...
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Devine. Je pourrai ouvrir quand ?
Colón, c'est pas la jungle, ici. On n'ouvre pas un casino comme ça.
Il est construit. Je le démolis ?
L'expert te le ferait démolir.
Donne-moi son nom.
Pour quoi faire ?
Putain ! Pour parler à ce fils de pute.
Pas de conneries.
Mais non !
Détends-toi.
- Luis Colón, le propriétaire... - Du casino.
La porte.
Voilà. Un million de pesetas.
Et je trouve ça généreux, étant donné
que je veux ouvrir un commerce
qui apportera de la prospérité à la région.
Et qui bafoue les règles d'urbanisme.
Un détail qui ne gêne que vous.
Prenez cet argent, modifiez votre rapport de merde
et me cassez plus les couilles.
Vous savez combien me coûterait un tueur à gages portugais ?
Un million de pesetas.
Choisissez où ira cet argent.
Dans votre poche, et vous ferez un beau cadeau à madame.
Ou au Portugal.
Alors ?
Dis à tes frères de venir.
Père veut vous parler.
Qu'est-ce qu'on a encore fait ?
On se lève tous les jours à 6 h
et on empeste le poisson. Qu'est-ce qu'il y a ?
Paquito, mon fils ! Calme-toi.
Cette nuit, on décharge du haschisch.
Et ?
Vous connaissez la ferme de Romualdo ?
Soyez-y, en forme et à l'heure.
Embauchez les dockers
et entreposez la marchandise jusqu'à l'arrivée de l'Arabe.
C'est injuste.
Tes frères ont travaillé dur toute l'année. Ils le méritent.
Et moi ? J'ai travaillé dur toute ma vie !
Tous les jours la même rengaine !
Le déchargement a lieu de nuit. C'est pas une heure pour toi.
- Quand tu étais au Portugal... - Arrête avec ça ! Je suis là.
C'est comme ça.
Ils se chargeront de tout.
Fais pas chier, Pilar. Tu as entendu père.
Ne me le faites pas regretter.
Je veux pas d'erreurs.
Pilar, ma fille...
J'ai sauvé ces deux nuls, j'ai tout géré pendant son absence,
j'ai fait en sorte que Ventura les ramène. Comment il me remercie ?
Il veut te protéger, c'est tout.
De qui ? Le seul qui m'entube, c'est lui.
Ne parle pas comme ça.
J'en ai marre de compter pour du beurre.
Ma fille ! C'est pas pour nous, tout ça.
Pour moi, si. Je l'ai prouvé.
C'est ce qui me rend si fière de toi. Et ton père l'est aussi.
On veut que tu aies une vie meilleure.
C'est ça.
Que je me marie et que je ponde.
Que je tende la main à mon mari pour avoir de l'argent.
Y a pas de mal à ça.
Ça te convient peut-être. Pas à moi.
On se dépêche ! Tout au fond.
Allez ! Plus vite !
On se remue les fesses !
Grouillez-vous, on n'a pas toute la nuit.
- On devait décharger du tabac. - Ça change quoi ?
T'y arrives pas, ou quoi ? Charge et ferme-la.
Dépêche-toi, abruti !
Tout va bien ?
Je vais appeler les Arabes.
Allez !
Tiens.
Allô ?
Hassan ? Charlín.
Quoi ?
Charlín parle aux Arabes.
Oui, on a tout.
On peut passer quand ?
Y a jamais âme qui vive, là-bas.
Quand tu veux.
Demain à 9 h ?
C'est d'accord.
Ce sera sans problème ?
Évidemment.
Hier, Bustelo a perdu la moitié de son déchargement de drogue.
Il vous faut plus de contacts.
Comment ça ?
Comme Miñanco.
Un certain Romero le rancarde, paraît-il.
Je les connais tous, au poste. Je peux t'assurer
qu'il y a aucun Romero.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Rien. Fausse alerte.
Ils parlent de choses et d'autres, pas de déchargement.
Charlín papote avec des Arabes ?
Donne-moi la cassette.
Vous avez pas confiance ?
4 oreilles valent mieux que 2.
Je vous l'apporte dès qu'ils raccrochent.
Maintenant.
Sergent !
J'ai discuté avec un ami qui vit en Colombie.
Vous vous rappelez le signe dollar sur les ballots de cocaïne ?
Chaque cartel marque la marchandise de son propre sigle.
Ils le changent régulièrement, mais si on demande à la police,
on pourrait savoir avec qui ils s'allient.
Reste en contact avec ces gens. Bon travail.
- Allô ? - Hassan ? Charlín.
Vous avez tout ?
Oui, on a tout.
On peut passer quand ?
Y a jamais...
Putain !
Et merde !
T'es un fils de pute.
Tu as dit à tes amis que je te rancardais ?
J'ai failli me faire choper. Un Arabe a dit à Charlín de m'appeler.
Je parle pas aux Arabes.
Je suis pressé.
Je prends des risques énormes.
Qu'est-ce que j'y peux ?
Un de mes mecs m'a peut-être vu avec toi. On verra demain.
Non, c'est fini.
Mets-toi ton argent où je pense.
Du calme !
Tu vas tout gâcher pour une petite erreur ?
Braulio a payé de sa vie une petite erreur.
Peut-être que ta conscience encaisse tout. Pas la mienne.
On peut se parler ?
Maruxa, je veux t'aider. J'en ai pour une minute.
Une minute.
Tu es dans le besoin ?
Je ne veux pas de ton argent.
J'ai refusé l'aide de Terito.
Cet argent a tué mon mari.
Braulio était l'homme le plus loyal que j'aie connu.
Ce qui lui arrivé est atroce.
Ça me désole, je te le jure.
Braulio m'a dit que tu lui avais proposé du travail.
Il t'a dit quoi ?
Ingénieur ! La bonne blague. Dans le tabac.
Il a préféré rester au service de Terito. Tout à son honneur.
Ça lui a servi à rien.
Maruxa...
Laisse-moi t'aider.
Je peux t'aider à trouver un bon boulot.
Pas question que je travaille dans une de tes affaires.
Tu t'y connais en bateaux ?
Je peux pas te rendre Braulio.
Mais je peux t'assurer un bel avenir.
Comme à ma femme, s'il m'arrivait quelque chose.
Miñanco, bienvenue ! Bois quelque chose.
Sois aux petits soins avec monsieur.
Bien, M. Colón.
Tu as réussi à ouvrir ?
Tout est possible avec les bons arguments.
Je suis ravi d'entendre ça.
Je voudrais que tu embauches quelqu'un.
Serveuse, chef de salle, n'importe.
Ta maîtresse ?
La veuve de Braulio.
Terito s'occupe pas des siens ?
Elle veut pas la charité. Elle a sa fierté.
Elle croit Terito lié à la mort de Braulio.
Il n'y est pour rien.
Elle s'en fiche. Trouve-lui quelque chose.
- Ça va me coûter combien ? - 300 000 par mois.
Et un appart à Sanxenxo !
- C'est quoi ? - Les Colombiens.
Ton amie commence demain.
Pas de bévue.
Avec elle ou avec les Colombiens ?
Merci pour tout, tu es un amour.
Tu parles !
Regarde sur quoi je tombe.
Tes clés.
On n'en aura plus besoin.
On ne sait jamais.
Sito doit être rentré.
Merci pour tout.
Camila, c'est toi ?
Tu étais où, ma petite ?
Viens m'aider. Je suis dans la chambre.
Et Sito ?
Il n'est pas là.
Camila !
Mère !
Il est tard. Tu dors pas ?
Si seulement je pouvais ! Ton père ronfle comme un sonneur.
Comment ça va ?
- Elle vous a mis au lit ? - Qui ?
Camila n'est pas là ?
Non. Quelqu'un l'a ramenée,
elle a demandé après toi et elle est repartie.
J'avais besoin d'elle. Nieves ne me laissait pas tomber.
- Mère... - Quoi ?
S'il te plaît.
C'est la vérité.
Qui l'a ramenée ?
Aucune idée.
Tu étais où ?
J'essayais de prendre un peu de plaisir. Désolée.
Tu as pris de la coke ?
Tu t'es pas enfilé cette merde ?
Tu fais quoi ?
Tu me fais mal !
Ne refais jamais ça.
Qu'est-ce que tu fous avec ce flingue ?
Il sort d'où ?
J'ai toujours aidé les gens dans le besoin.
C'est pour ça qu'on t'aime, qu'on t'admire et qu'on te respecte.
On veut tous travailler avec toi.
Pas tous.
Les ingrats sont partout.
Qu'est-ce qui s'est passé, Sito ?
C'est les Colombiens ?
- C'est pas le travail. - Quoi, alors ?
On m'a craché à la figure.
Quelqu'un à qui j'ai tout donné m'a trahi...
là où ça fait le plus mal.
Tu ferais quoi, à ma place ?
T'es pas comme les Colombiens.
Aucun de nous n'est comme eux.
On règle les problèmes comme des hommes.
En s'affrontant. Face à face. Sans cette merde.
Ça a toujours été comme ça et ça a toujours marché.
Dis-moi à qui je dois casser la gueule.
À chacun sa peine.
Très bien. Charge-t'en. Mais sans utiliser ça.
Va-t'en.
Les Colombiens sont là.
Fais-les attendre.
On doit se faire désirer, comme les femmes.
Donne-moi le bon rhum.
Lequel ?
Le colombien. Ils se sentiront chez eux.
Toi !
Réveille-toi. Apporte des verres.
Suivez-moi.
Alors ?
Sito vous a parlé de moi ? De mes projets ?
Bien sûr. Il m'a dit que vous vouliez introduire notre marchandise.
Excusez-moi.
Désolé de vous demander ça.
On vous a dit que vous aviez
les mêmes yeux que Jeannette Rodríguez ?
Une actrice vénézuélienne qui a joué dans la telenovela...
Cristal. Oui. Je sais.
Je veux bien être votre Luis Alfredo.
Vous auriez dû me dire que vos serveuses étaient aussi belles.
La Galice regorge de belles choses.
La plage O Castelete, vous connaissez ?
Le déchargement aura lieu là.
En cas de problème, on entrerait par la plage Canelas.
On parle de combien ?
De 3 000 kilos.
Don Luis...
Je vais vous dire une chose.
Maintenant, vous jouez dans la cour des grands.
J'espère que vous êtes prêt.
Ne vous en faites pas. Tout se passera pour le mieux.
Le bateau arrive quand ?
Qu'est-ce que tu fais là les bras croisés ?
Don Luis m'a demandé des verres.
Y a des bouteilles à remplir.
Tu en es sûre ?
Ils déchargeront à O Castelete.
À Canelas en cas de souci.
Mais je ne sais pas quel jour.
Ne t'en fais pas, on va se renseigner.
Colombo et les siens n'en ont plus pour longtemps.
Ça m'est égal.
Je veux que les autres croupissent en prison.
Les Colombiens.
Le tueur n'est pas forcément celui qui appuie sur la gâchette.
Sans des Colombo ou des Sito Miñanco
pour leur ouvrir les portes de la Galice,
ils ne seraient pas là.
Et Braulio serait vivant.
- J'ai été dure avec toi. - C'est pas grave.
Je sais que tu fais ton possible.
Tu es quelqu'un de bien.
Tu t'es toujours bien comporté avec moi.
Mais tu préférais les durs.
Tu as été courageuse de venir ici.
Mais tu ne devrais pas bosser au casino.
C'est dangereux. S'ils découvrent...
Mes enfants ont une mauvaise habitude :
ils mangent trois fois par jour.
Je peux t'aider.
Au casino, je peux avoir des renseignements.
Fais attention.
On écoute bien tout ce qui se dit dans la rue, les bars, partout.
Pour savoir quel jour ils déchargent.
On surveille ses boîtes.
Le casino, sa vie privée, tout.
On se relaie jour et nuit. Je veux savoir
où va Luis Colón. Ce qu'il fait, ce qu'il mange, avec qui.
On le suit à la trace.
Quand il s'y attendra pas,
Colombo sera le premier à plonger.
Mais pas le dernier.
Une robe suffira pas à tout régler.
Tu es ce qui m'est arrivé de mieux dans la vie.
Je permettrai pas que quelque chose nous sépare.
Ni le travail...
ni mes parents.
Personne.
C'est une surprise. Mets-la.
Une Ungaro pour aller au stade ?
Tu voulais sortir, non ?
Je ne savais pas que vous veniez. Les gars !
Je suppose que vous le connaissez tous.
Mais je vous présente don Sito Miñanco,
notre nouveau président.
Juste quelques mots.
Petit, mon père m'emmenait voir le Cambados.
On était des bons à rien. On marquait jamais un but.
Mais je m'en fichais.
C'était mon équipe.
Les tiens, tu les encourages,
tu les aimes sans rien espérer en retour.
Je veux que cette équipe fasse la fierté des habitants.
Je veux de l'engagement et de la loyauté.
Ceux qui s'y tiennent ne manqueront de rien.
Les autres, tant pis.
Allez jouer. Mouillez la chemise.
Vive le Cambados !
- Pas toi. - Je suis le capitaine.
Plus maintenant.
- Sito... - Tais-toi.
On viendra chercher le reste demain.
Et Pilar ? Elle n'est pas venue ?
À partir de maintenant, tu traites avec moi ou avec eux.
Ça pose un problème ?
Non, aucun.
Je suis pas rancunier.
Arabe de merde !
T'avais qu'à me laisser lui coller une balle.
Le passé est derrière nous.
Hassan est notre fournisseur principal.
Je veux pas d'embrouille.
Préparez les ballots pour demain.
Et la conserverie ?
Elle vous manque ?
On revient dans le circuit ?
Ça vous servira de leçon.
Et vous me croirez pas, mais je l'ai plus mal vécu que vous.
Mais vous allez pas continuer à galérer, on est les Charlines.
Continuez comme ça. Un jour, tout ça sera à vous.
On va s'éclater.
Non, on doit être frais demain.
Depuis le temps qu'on attend cette tape dans le dos !
On va fêter ça !
- Non, fais pas chier. - Une bière.
Venez.
Lâche-moi !
Il a tout avalé et il a cané.
Putain de cochon ! Il a tout bouffé.
Padín ! C'est qu'une bête.
Pleure pas, Padín. Viens boire un coup.
Tu te fais une ligne ?
Je prends pas de ça.
Tout le monde en prend. Te dégonfle pas.
Qu'est-ce que tu fous ?
Je m'amuse.
La fête est finie.
T'inquiète, Moncho, je contrôle.
C'est ça ! On y va.
Où ça ? Chez la blonde ou chez la brune ?
Demain, c'est important. Tu veux que ça foire ?
Fais pas chier, Moncho.
On doit juste voir cet Arabe de merde et toucher ce qui manque.
Un enfant le ferait.
Depuis le temps qu'on attendait la confiance du vieux.
Tu veux que Pilar rafle tout ?
Et alors ?
Tu vas tout foutre en l'air, putain !
Écoute, c'est dans la poche. Je partirai pas avec toi.
Où ça ?
Mon crétin de frère veut qu'on rentre à la maison.
Il est tard ?
Mais non, Padín, la soirée commence.
Colombo nous a dit de nous méfier de ces gens.
C'est mes amis.
Parce qu'ils s'enfilent cette merde avec toi ?
Parce qu'ils sont pas aigris,
comme toi !
Moncho !
- On va à la plage ? - Je veux bien.
- Moi aussi. - C'est parti.
Suceuse de bite !
38,
39, 40 !
À toi !
Allez !
Tiens, prends.
1, 2, 3...
20, 21...
41, 42, 43...
Il respire ?
Tu fais quoi ?
Il en aura plus besoin.
Tirons-nous.
Allez ! On se tire.
Allô ?
Oui, on arrive.
Qu'est-ce qui se passe ?
- Il est où ? - Ils l'opèrent.
Le médecin viendra dès qu'ils savent.
- Qu'est-ce qu'il fait là, lui ? - Il était avec nous au casino.
Famille Charlín.
Oui, c'est nous.
Comment va mon fils ? Par pitié, dites-moi qu'il va bien.
Nous l'avons stabilisé.
Mais nous avons dû l'opérer d'un hémothorax.
Il est polytraumatisé au niveau des jambes et de la colonne.
En langage clair ?
Votre fils a eu un accident grave.
Il a des traces d'alcool et de cocaïne dans le sang.
Ce que je vais vous dire est difficile, mais...
Votre fils risque de ne pas récupérer sa mobilité.
Il ne remarchera pas ?
Dieu du ciel !
Nous ferons notre possible pour qu'il n'ait pas de séquelles.
Mais c'est une possibilité.
Je suis navré.
Ne t'en fais pas, mère.
Paquito est un vrai taureau.
Pour les bonnes choses et pour les mauvaises choses.
Ce qu'il a dit est vrai ? Ton frère a pris de la cocaïne ?
Bordel de merde,
comment vous pouvez être aussi bêtes ?
Je vous ai dit de pas y toucher. On la vend, c'est tout.
C'est si difficile à comprendre ?
Vous aviez du boulot, ce matin. Vous faisiez quoi au casino ?
- Paquito voulait sortir. - Tu l'as laissé faire ?
Qu'est-ce que je pouvais faire ? L'attacher ?
Je lui ai dit de rentrer, demande à Padín.
Je me contrefous de Padín !
Tout est ta faute. Tu es l'aîné, tu devais le protéger.
Prie pour qu'il s'en sorte. Sinon...
Manolo !
Fais pas attention à ce qu'il dit.
- Bonsoir. - Sergent.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Un conducteur soûl.
Il a fait une embardée pour éviter le car.
Vous ne devinerez pas qui c'est.
Le fils Charlín.
- Moncho ? - Non, l'autre. L'excité.
Le car vient du Portugal, rempli de prostituées.
Ils préparaient une fiesta.
Bonsoir.
J'ai quelques questions.
Encore ? Vous n'allez jamais nous laisser partir ?
Vous êtes pressée ?
J'ai froid, j'ai faim et je veux me reposer.
Vous allez le faire.
Mais dites-moi d'abord qui vous a engagées.
Qu'est-ce que vous allez imaginer ? On est danseuses.
Oui, du Ballet de Moscou.
Si vous ne me répondez pas, vous ne reviendrez jamais en Galice.
Ni pour travailler, ni pour danser, ni pour la fête de l'apôtre.
Qui vous a engagées ?
Dis à Gamboa et Romero
qu'ils appellent la Vigilance douanière.
Soyez tous au port dans une heure.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Le déchargement est cette nuit.
On maintient. Le point A est dégagé.
Parfait !
Les putes sont arrivées ?
Je suppose. Je t'en garde une.
La plus belle, hein ?
Elles sont portugaises !
Vous voyez quelque chose ?
Rien.
Dès que vous les voyez, on y va.
Vous êtes sûr qu'ils arrivent par O Castelete ?
Patience. Ils vont pas tarder.
Vous entendez ?
Par là.
Vous les avez ?
- Ils sont là. - Bien.
On va leur gâcher la fête.
Ici la douane. Veuillez arrêter l'embarcation.
Et merde !
Quoi ?
Les douaniers. Itinéraire B.
Les salauds !
Mettez la gomme. Faut pas décevoir les Colombiens.
Halte ! Ici la douane.
Arrêtez-vous.
Ici la douane. Veuillez arrêter l'embarcation.
Allez vers les pontons.
Mais chef !
Aux pontons !
Ils approchent des pontons. Faut les stopper.
Il faut les arrêter avec la marchandise.
Allez !
Tourne.
Plus vite !
Les laisse pas passer.
Mets-toi à sa hauteur !
Allez, fonce !
On les tient.
Vous les tenez ?
Fais gaffe au projecteur. Fais attention !
Tourne.
Tourne !
Put...
Adolfo, qu'est-ce qui s'est passé ?
Adolfo !
Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous les avez ?
Oui, on les a.
On y va.
Luis Colón. Je vous arrête pour trafic de stupéfiants.
Spectaculaire coup de filet contre le trafic de drogue
dans la ria d'Arousa.
Luis Colón, aussi appelé Colombo, a été arrêté cette nuit
alors qu'il supervisait un déchargement de stupéfiants.
L'opération policière, menée conjointement
par la Garde civile et la Vigilance douanière,
a été qualifiée de "premier succès dans la lutte contre le narcotrafic".
Des hommes de l'entourage de Colón ont aussi été arrêtés.
Seule ombre au tableau, l'accident de la vedette pilotée
par les narcotrafiquants.
Cherchant à échapper aux forces de sécurité de l'État,
ils ont percuté un ponton.
Adolfo Piñeiro, l'homme de confiance de Luis Colón,
est mort des suites de l'accident.
Il faut se défendre !
On peut pas les laisser tuer nos hommes.
Et ensanglanter la Galice ?
- Ils ont commencé ! - Pas de vengeance.
T'es pas Terito.
C'est pas toi qui commandes. Compris ?
Ils veulent la guerre ?
Ils vont l'avoir.
Alors, on se lancera dans une guerre.
La guerre a déjà commencé.
C'est une mauvaise idée.
Allons voir les Colombiens.
Seuls les bons menteurs sont invités.
La Galice va devenir aussi merdique que la Sicile.
Les flics !
On se casse !
Allez !
Nous sommes les Charlines.
Ils doivent payer.
Rends notre père fier de toi pour une fois.
Je ferai tout ce que je peux, mais j'ai des supérieurs.
Alors, nous ferons en sorte qu'ils nous entendent.
Comment vous appelez-vous ?
- Carmen Avendaño. - Bonne chance.
Cherchez dans les bars,
au port, en enfer si besoin...
mais trouvez-moi cette ordure.
Tu ne me remercies pas ?
J'espère que tout ira bien, sinon tu regretteras d'être né.
À terre !
Si cela peut nous débarrasser du sergent, c'est parfait.
Il pourrait être remplacé par un sergent plus docile.
Fais-le.
À vous de choisir si je cours après eux ou après vous.
Leurs noms.
Moi, je construis des bateaux.
Donne-moi un nom ! Qui l'a tué ?
Ils vont nous coincer. Balançons tout !
Petete, balance tout !
Fais pas ça, bordel !
Où tu vas ?
Je rentre chez moi. Au Panamá.
J'en étais sûr !
Voilà comment il nous remercie.
- Nous devons l'en empêcher. - Oui.
- Faisons-lui briser les genoux. - Non !
- Je m'en charge. - Comment ?
Je m'en charge.
LES COUVERTURES ET LES CONTENUS DU JOURNAL EL PAIS SONT FICTIFS.
DES SCÈNES ET PERSONNAGES ONT ÉTÉ DRAMATISÉS POUR RAISONS NARRATIVES.
Tu as une dette envers moi.
Vous me rembourserez jusqu'au dernier centime.
Adaptation Oriane Charpantier
Sous-titrage Nice Fellow
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