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Qu'est-ce que t'as fait ?
- Qu'est-ce que... - Rien, mec !
Rien ? Déconne pas !
Putain ! Il saigne à mort.
Ils suivent toujours ?
Ils suivent toujours ?
J'vois rien.
Il saigne à mort !
- Arrête le sang. - Je peux pas !
- Avec le doigt ! - Y en partout, bordel !
Les voilà, ces salauds ! Fonce !
Merde !
Fonce !
Bande d'enculés !
Sa mère !
Fais gaffe !
- Il est tombé. - Il est mort ?
T'en prendre à ces salauds, t'es malade ?
Il est mort ?
Réponds, bordel !
Non. Il est tombé.
Ça saigne encore plus !
J'ai couvert la blessure.
Baisse-toi !
Ils ont un flingue, bordel !
Ils ont un flingue !
Connards !
Fonce ! On va chez Chilaquil !
Putain !
- Fonce ! - Baisse-toi !
Mais fonce !
La vitre !
Voilà, comme ça...
T'es prêt, mon vieux ?
La mise à combien ?
Dix mille...
Dix mille, ça te va ?
À dix !
À dix, messieurs.
Dix sur Gordo, dix sur Turco.
Chauffez-les !
À vos marques !
Lâchez-les !
Cofi !
Putain de chien !
Bonsoir, madame.
Comment va-t-il ?
Mieux, la fièvre est tombée.
Susana, demain je ne pourrai pas le garder.
Pourquoi ?
Je dois aller aider ma sœur
et faire le marché.
Madame, je vous en prie !
J'ai l'examen de maths. Je peux repasser le linge ce soir.
Non.
Laisse le gosse à ta mère.
À ma mère ?
Juste cette semaine ! Après, je m'arrangerai...
Non.
J'ai élevé mes enfants,
le tien tu t'en charges.
Vas-y, Turco !
Vas-y, bouffe-le !
On continue ? Il va te le tuer.
Ça ira.
Il a repris des forces.
Massacre-le !
Salut, maman.
Assieds-toi et mange.
Salut, petit tondu. Ça va ?
- Il va mieux ? - Un peu.
Merci.
À Guadalajara, quand un bébé naît
le toubib lui met un doigt dans le cul.
- Pourquoi ? - Pour savoir son avenir.
Si le môme lance des coups de pied, il sera footballeur.
S'il gueule, il sera mariachi.
Et s'il se marre,
il sera pédé.
Et les filles ?
Le doigt, on leur met
jusqu'à leurs 18 ans.
Arrête, Octavio, tu dis des bêtises.
Susana !
T'as mis de l'eau de Javel sur ma tenue !
Regarde ça !
Et Cofi ?
Il est où, ce clebs ?
- Tu dis pas bonjour ? - Où ?
- Je sais pas. - Assieds-toi et mange.
Tu l'as encore laissé filer, connasse ?
Combien de fois je t'ai dit
de faire gaffe en sortant ?
- Ça va ! - On t'a sonné ?
Tu t'en fous, du chien. C'est moi qui le nourris.
C'est entre ma femme et moi.
C'est moi
qui l'ai laissé filer, laisse béton !
T'en mêle pas !
Tais-toi, s'il te plaît.
Tiens, ton fric, moins 500 de ma com.
10 victoires de suite, hein ?
- La chance, mon gros. - C'est cool...
- À samedi. - Ça roule.
Dis donc ! Et ton chien ?
T'as qu'à te le bouffer !
Champinon ! Dégage ce chien !
Grouille, petit ! Bouge-toi !
Foutu clébard, il en veut encore !
Passe-le-moi.
Il veut pas !
Lâche-le sur ceux-là,
ça le calmera.
Allez...
Lâche-le, c'est du tout cuit.
Déconne pas, c'est le chien d'Octavio.
Justement !
Je peux ?
Oui.
Merci pour tout à l'heure.
De quoi ?
Pour Cofi, c'était cool.
T'as quoi, là ?
C'est rien.
C'est Ramiro qui t'a fait ça ?
Oui, mais sans faire exprès.
Ah ouais ?
Tu le connais, ton frère.
Pourquoi tu le laisses faire ? Il te traite comme une merde.
Pas toujours.
T'es conne ou tu fais semblant ?
On te demande.
Attends-moi.
Ramiro veut pas voir Susana dans ta chambre. T'as oublié ?
On regarde la télé !
Ton frère n'aime pas ça et moi non plus.
C'est la dernière fois, compris ? La dernière !
- Ça roule ? - Tu sais quoi ?
Quoi ?
Ton chien a niqué Pancho, le chien de Jarocho.
Comment ça ?
Cet enculé de Jarocho lui a lâché Pancho,
mais Cofi l'a vu venir,
il l'a chopé à la gorge et l'a tué net.
Où il est ?
Il est là.
Ici !
Mais il a rien !
L'autre l'a même pas touché.
Alors, Octavio ?
Tu sais ce qu'a fait ton chien ?
Ouais.
Et alors ?
C'est de la balle, non ?
De la balle ?
C'est carrément le contraire.
Sortez Pancho.
T'as vu ça ?
Ce chien valait au moins
vingt mille pesos.
Fais-le empailler
et mets-le dans ton salon.
Fais pas le malin, p'tit con.
T'as le choix : tu me le paies ou tu me le paies.
Et pourquoi je paierais ?
Tu veux jouer au con ? D'accord.
Attends !
Pourquoi tu as lâché Pancho ?
Écoute,
j'oublie tout si tu me donnes ton chien.
T'es ouf ?
Économise ton fric,
faudra payer, connard.
Va réclamer à Ramiro si t'es si fortiche !
T'as peur qu'il te recasse la gueule.
J'ai pas la trouille, ducon.
J'vais pas rester comme un con.
Pigé, Octavio ?
On se tire.
Ça va ?
T'aurais pas un p'tit joint ?
Ramiro, mon fils, j'ai besoin d'argent.
J'en ai pas.
La paie, c'est vendredi.
Qu'est-ce je dois faire ?
Le bébé a besoin de lait et de couches.
Et les œufs que tu manges, on m'en fait pas cadeau.
- J'ai pas, maman. - "J'ai pas !"
Alors, t'as pas de fric ?
T'es sourd ?
Je croyais que ça payait bien, les pharmacies.
T'occupe. Et gare si tu l'ouvres !
T'es trop con !
Un mot et t'es mort.
Ça te rendra pas moins con.
- Jimena m'a pris mon bandeau ! - Rends-le-lui.
C'est pas vrai ! Il est à moi !
Non. C'est un cadeau !
Menteuse ! Je me le suis payé.
Jimena, rends-le-lui. Tu ne le mets jamais.
J'y vais !
- Qui appelait, ma chérie ? - Ça a raccroché.
Encore le muet ? Ou la muette, peut-être ?
J'y vais.
Encore raccroché.
Bizarre !
Je peux entrer ?
Ça va ?
Tu sors ?
Pourquoi ?
Non, pour rien.
Ça ne va pas ?
Je...
Qu'est-ce qui va pas ?
J'ai un problème et je sais plus quoi faire.
Je suis encore enceinte.
Merde, Susana,
tu viens d'avoir un gosse et t'en veux un autre ?
Je voulais pas !
Ramiro me tuera !
Mais non...
Il a gueulé, mais il a bien fini par t'épouser, non ?
Oui, mais je sais pas si je veux rester avec lui.
Je peux pas avoir ce bébé, Octavio.
Tu penses avorter ?
T'as une autre idée ?
Qu'est-ce que je peux faire ?
On part ensemble.
Quoi ?
Tirons-nous.
Très loin.
Je parle sérieusement !
Moi aussi.
Déconne pas, où veux-tu qu'on aille ?
Qu'est-ce que tu fous ?
Viens avec moi !
Ils sont combien ?
- Six meufs, trois mecs, on y va ? - Attends.
La grosse va entrer, je flaire du fric.
T'as déjà baisé une grosse comme elle ?
Moi oui, c'est cool !
Ah ouais, qui ça ?
Ta mère, connard.
Cette banque de merde on va se la faire, tu vas voir.
Calmos, Tarzan.
On va jouer chez les pros, mec...
on braque cette foutue banque et je me casse.
Trop d'insécurité par ici.
Ça y est, la grosse est entrée.
Tout le monde par terre !
Ça va ?
Tu veux ton dîner ?
Non. Regarde ce que j'apporte.
C'est cool !
Trop délire ! Sans blague ?
Ça te plaît ?
C'était dur à avoir...
Crie pas, tu vas réveiller le bébé.
Attends.
Tondu ?
- Le réveille pas ! - Pourquoi ?
J'ai eu du mal à l'endormir.
Je le vois jamais ! Hein, p'tit ?
Il a vomi toute la journée, merde.
Il est malade !
Putain d'égoïste !
T'as jusqu'à 3 pour la boucler. Je t'ai donné le walkman !
Je suis cool avec toi,
et il faut que tu fasses chier !
Le gosse, merde !
Ta gueule !
Mon gars...
c'est la meuf à ton frère.
Oui, mais elle m'a toujours plu,
même avant qu'ils se connaissent.
Mais il se l'est tirée le premier !
Mon cul !
Il s'en fout d'elle, Ramiro.
Mais Susana, non. Tu joues avec du feu, mec.
J'peux pas m'empêcher d'y penser.
Y en a mille autres à baiser, pourquoi celle-là ?
Je veux pas la baiser.
Je veux qu'elle parte avec moi.
Ah ouais ? Avec quel fric ?
Tu vas le faire combattre ?
Et les mises, tu les prends où ?
En maquant ta sœur !
Enculé, va !
Qui c'est ?
Téléphone, pour Susana.
Qui c'est ?
Sa mère.
Dis-lui qu'elle fasse pas chier.
Elle dit que c'est urgent.
Qui c'était ?
Moi.
T'es fou !
Qu'est-ce que tu fais ?
Lâche-moi... Lâche-moi.
Non, Octavio...
pas comme ça.
Comment, alors ?
Il a pas l'air fameux, ce chien.
Il s'est bien fait celui de Jarocho.
Vous savez comment ça marche ?
À peu près.
À peu près ?
Sargento ?
Sarge, emmène le chien.
Suivez-moi.
Voilà mon entreprise. Zéro impôt...
zéro grève, zéro syndicat.
Rien que du cash.
Bien sûr, j'ai perdu de temps en temps.
Lui c'est Mac, mon meilleur investissement.
Il devient vieux, mais il sait encore y faire.
La camionnette, c'est lui qui me l'a gagnée.
On peut s'associer :
tu fournis le chien, moi les mises.
On partage les gains, 50-50.
Ça te va ?
D'accord, mec. C'est valable pour huit combats...
- Après on verra. - Ça va.
Mais d'abord, on va voir ton chien contre Mac.
Bon. Ce sera 5 000, qu'il gagne ou qu'il perde.
Tu déconnes !
Et si ton chien tue le mien ?
Et si le mien y reste ?
Mais moi, j'ai pas encore ma camionnette !
Je te donne 2500, OK ?
Condom !
Ramène Mac.
Ta part.
À trois on les lâche. Compte !
Ça suffit !
Reprends ton clebs !
Sarge !
Venez samedi à midi.
On va offrir la revanche à Jarocho.
Merci.
- Voilà la monnaie. - Merci.
Bonsoir. Vous avez ce qu'il vous fallait ?
Sauf les préservatifs.
Y avait pas ma taille.
Qu'est-ce que tu fous ici ?
- J'fais les courses. - Où t'as pris le fric ?
T'en as pas, mais moi oui.
Fous-le-toi dans le cul. Ma famille,
je m'en charge.
Encaisse ou j'appelle ton chef.
À trois tu dégages, sinon je te massacre !
Je suis pas Susana, mec. Tu me fais pas peur.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? - Rien, rien.
Bordel !
Bonsoir.
- C'est qu'un début. - Pour ?
Pour que tu t'occupes de lui.
Et de lui.
Salut, vieux. Ça va ?
Ça va très bien.
Non, pas beaucoup...
Une minute.
J'entends rien !
Moi non plus. Tu pourrais sortir.
Ça va ?
J'ai pas pu m'échapper. Demain, c'est promis.
Toi aussi, tu me manques.
Et ne rappelle plus ici, Julieta a des soupçons.
Non, je suis pas du tout fâché.
Oui, demain, à onze heures.
Je t'aime.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Arrête !
Arrête !
Te mêle plus de mes affaires, connard !
Tiens, mon gars.
- Ça gaze, mon gros ? - Ça baigne, Jarocho.
Tu traites avec les fillettes ?
Quand il y a un chien de première !
Ah ouais ? Tu mets 15 dessus ?
Mon chien bat tous les tiens.
Je parle au patron du cirque, mon chou.
Alors...
- 15 ? - Disons 10 ?
OK.
Faites vos mises, messieurs.
Massacre-le !
Tue-le !
Prêts ?
Lâchez !
Je vous rejoins.
Qu'est-ce que tu fais là ?
Je me promène.
Promène-toi ailleurs.
Ne viens pas nous emmerder, et encore moins elle.
Je fais ce qui me plaît, non ?
Pour elle, tu es mort, ne l'oublie pas.
Quelle agressivité, chère belle-sœur !
Tu m'en dois deux !
T'énerve pas, Jarochito, on peut pas toujours gagner.
Qu'est-ce qu'il y a ?
C'est à nous.
Les laisse pas traîner. Mon frangin les piquerait.
Sois tranquille.
T'as où les mettre ?
Oui. Là, dans l'armoire, comme la dernière fois.
Le petit tondu dort !
Ce sera notre banque, OK ?
Rien qu'à toi et moi.
Octavio, tu choures aussi ?
Non.
C'est du fric propre, pour que tu partes avec moi.
Avec toi ?
T'as encore pas pigé ?
C'est toi qu'as pas pigé.
Jorge a des cousins à Ciudad Juarez, on va chez eux.
On ouvre une boutique, ce qu'on veut, on a le fric.
Ce sera cool !
Non ! Je veux plus d'histoires, tu comprends pas ?
Tu comprends ?
Pars avec moi !
Ouvre la caisse, ducon !
Ouvre-la !
Ouvre la caisse !
Je t'ai pas dit d'entrer.
Tu regardes quoi ?
Tu t'en fous.
Zappe, j'aime pas cette émission.
Tu veux quoi ?
Il paraît que tu t'enrichis avec mon chien. Pas mal, ta caisse...
Ton chien ?
Il est à moi.
Dis pas de conneries, frérot !
Il est autant à moi qu'à toi, donc j'ai droit à la moitié.
Vu son état, ton toutou chéri...
t'as pas l'air d'y tenir tant que ça.
Plus que tu crois, connard.
Du fric ?
T'auras pas un rond...
C'est très simple...
tu raques ou je l'explose,
ta tirelire.
La prochaine, il y passe, vu ?
Alors prépare mon fric, ça vaudra mieux.
Le coq chante...
Ça va, petit tondu ?
Regarde ce que j'ai là !
Regarde tout ce fric ! Ta mère va bien le ranger.
On est millionnaires !
Il y a de quoi vivre deux ans tranquilles.
Viens les vivre avec moi !
N'est-ce pas ?
Pourquoi ?
Pourquoi quoi ?
Pourquoi tu veux vivre avec moi ?
Tu piges toujours pas ?
Si, je pige.
Champinon, sers George.
J'ai un business pour vous.
Jarocho dit qu'il a un chien d'enfer.
Y veut l'aligner contre Cofi.
Tu parles !
Il miserait 40.
Quarante ?
Tu marches ?
Non. Trop cher pour moi.
Si tu marches, t'y vas seul.
Et notre deal ?
C'était pour 8 combats, non ? On en a fait 15, on est quittes.
T'as gagné,
j'ai gagné, basta.
D'accord.
Il propose quand ?
Ce samedi.
Un combat fermé chez les Trujillo, pas de paris extérieurs.
Rien que toi et lui.
C'est bon.
Je lui dis ?
Bon.
Le Gros, j'ai un super service à te demander.
Comment va le bébé ?
Bien, il grandit, je suppose.
Tu vas l'appeler comment ?
Si c'est une fille, Susana.
Et si c'est un garçon ?
Octavio ?
Tout est prêt, on file dimanche prochain.
Mais il me faut un peu de fric de notre réserve.
Samedi, je tente un gros coup.
Ne le fais plus combattre.
On a plus qu'assez.
La dernière ?
T'as pris les billets pour quelle heure ?
Le bus part à midi, Ramiro sera au boulot.
T'en fais pas pour lui.
Il nous fera plus chier.
T'as peur ?
C'est l'angoisse, tout ça.
T'as peur ?
Maman ?
Merde. C'est comme ça que tu gardes le gosse ?
Continue à te bourrer la gueule.
Ça va pas, maman ?
Tu sais ce qui est arrivé à ton frère ?
Il est pas rentré dormir hier.
Aucune idée.
Tu savais pas ?
Il s'est fait tabasser.
Il aura énervé un client.
On l'a menacé de mort.
Va savoir ce qu'il trafique !
Il vient de partir avec le gosse et Susana.
Où ça ?
Je ne sais pas.
Ni s'ils reviendront.
Quoi ?
Putain de merde !
Quel enfoiré ! La salope !
Aujourd'hui, avec nous, une surprise
qu'aucun homme ne voudrait manquer :
une des plus belles femmes de l'Amérique ibérique.
Valeria Amaya !
Merci beaucoup.
Faut que je la trouve, merde !
Elle t'a bien eu. Je te l'avais dit.
C'est pas elle, c'est cet enculé de Ramiro.
Une belle année pour toi.
Tu es le symbole d'"Enchant" en Amérique latine,
le rêve de bien des mannequins.
Mais je la trouverai !
T'as combien ?
- Sept mille. Toi ? - Dix.
J'espère qu'il marchera, Jarocho.
J'ai trois mille chez moi, je te les prête.
Bandante, la meuf !
On dit que tu as un nouvel amour ?
Mais c'est la vérité,
d'ailleurs il est là.
Mon amour !
Ça alors !
C'est Andrés Salgado !
Assieds-toi, s'il te plaît.
Sacré veinard !
On y va, mon grand.
Bon, une autre question indiscrète :
vous pensez vous marier ?
Pas encore, mais nous avons un fils...
et je l'ai amené !
Richie !
Regarde comme il est mignon !
Tout le portrait d'Andrés !
Il a mes cheveux blancs.
Alors, mon chou ? Tu t'es pas dégonflé ?
Non, tu vois.
T'as les 40 000 ?
J'ai pu trouver que 20.
Ça ira ?
Bon, ça ira.
Que des minables !
Sargento,
mets les chiens dans le bassin.
Prêts !
À vos marques.
Lâchez-les !
T'es fou, salaud !
Fin du combat !
Il gagnait ! Pourquoi t'as tiré dessus ?
Ça m'a échappé.
C'est quoi, cette merde ?
C'est vos embrouilles.
Voilà, ton fric. Voilà le tien.
C'est pas juste, Mauricio !
Réglez ça entre vous.
Chialez pas, les minettes.
C'est ça, le business.
Et dégagez d'ici
avant que ça se gâte.
Tu peux te plaindre à ton frangin.
Dis-lui que je l'attends ici !
- Où tu vas ? - Démarre et laisse la porte ouverte.
T'as oublié un truc, mon chou ?
Arrêtez-le !
Qu'est-ce que t'as fait ?
- Qu'est-ce que... - Rien, mec !
Rien ? Déconne pas !
- Il est mort ? - Non !
T'en prendre à ces salauds, t'es malade ?
Connards !
Un grand merci à Valeria Amaya et Andrés Salgado
d'être venus à cette émission.
Restez avec nous, il y aura d'autres surprises
dans "Les gens d'aujourd'hui".
Valeria, je te croyais avec quelqu'un d'autre...
Mais non, tu vois.
- Il y a des rumeurs... - Les gens inventent.
- Laura, dans 20 secondes ! - Bon, salut.
- Tu fais quoi, là ? - Rien, pourquoi ?
Je t'invite à déjeuner.
Non merci, Andrés.
Tu vas me dire non à moi, Andrés Salgado ?
Écoute, ne mélangeons pas tout.
Attends, j'ai une surprise, tu vas adorer.
Bon, allons-y !
- Où vas-tu ? - Au restaurant.
Je t'ai invitée à déjeuner, mais je n'ai pas dit où.
- Entre. - Tu as acheté cet appartement ?
- Pas exactement. - C'est beau !
- Ça te plaît ? - Bien sûr !
J'ai un divan exactement pareil.
Pareil, non.
C'est le tien.
Et dans la chambre, il y a tes vêtements,
tes parfums...
Attends, tu joues à quoi ?
C'est pas tout.
Et cette vue, regarde !
Ça te plaît ?
- Là, tu pousses. J'y vais. - Attends !
Voilà les clés de ton appartement.
Comment ça, mon appartement ?
Mais oui, tu es chez toi !
Quels idiots !
Chéri !
C'est quoi, ce trou ?
J'avais assez pour l'acheter, mais pas pour tout réparer.
Ça va ! Assez !
Jaloux !
Merci !
Première fois que tu joues bien un rôle !
Ça t'a plu ?
Moi aussi, je t'adore !
Pardon.
Je plaisantais.
Merci, vieux.
Merci pour la couverture du magazine.
Bonne chance, matador.
Mon amour, c'est bien vrai ?
- Chérie ? - Oui ?
J'ai parlé à Julieta.
Alors ?
Dès aujourd'hui, on se sépare.
Pour de bon ? C'est bien vrai ?
À partir de ce soir, on dort ensemble.
Tu es sûr de toi ?
Moi, oui. Et toi, tu te dégonfles ?
Je n'arrive pas à y croire !
Chéri ?
Et avec quoi on trinque ?
Je savais bien que j'oubliais quelque chose.
Surveille le repas.
Je raterais un œuf au plat, tu sais bien.
Tu es l'invitée d'honneur !
Invitée, chez moi ?
Tu es l'invitée. Reste ici !
Reviens vite.
J'arrive tout de suite.
Tais-toi ! Qu'est-ce qui ne va pas ?
Excusez-nous.
Alors ?
Difficile d'établir un diagnostic...
Choc hémorragique,
double fracture du tibia et du péroné,
fracture ouverte du fémur...
le biceps fémoral est quasiment sectionné.
- Elle vit par miracle. - Mais ça ira ?
- Je l'espère. - Je peux venir quand ?
Je ne sais pas...
Après-demain, tout dépend comment elle réagit.
Il y a quelqu'un à prévenir ?
Sa famille est en Espagne, je sais pas si je dois le faire.
Tu en prends la responsabilité ?
- Merci beaucoup, Nacho. - Pas de quoi. Amitiés à Julieta.
Pardon. L'habitude.
Embrasse tes filles pour moi.
T'en fais pas.
Ne la fatiguez pas trop.
Non.
Fini, le foot, pour moi !
Du calme...
Et Richie ?
Il va bien, il est à la maison...
Chez nous...
Chez nous...
Daniel...
ne dis rien à mon père.
- Il serait temps d'en parler. - Je ne veux pas.
Il serait capable de dire que je l'ai mérité.
D'accord. Ne te fais pas de souci.
Dors...
Dors.
Je suis là.
Daniel...
tu dors ?
Quoi ?
Daniel, j'ai très peur.
Regarde-moi !
Ne t'inquiète pas. Ils vont te l'enlever.
Tu as été très courageuse.
En fait...
je suis morte de peur.
Tout ira bien, tu verras.
Richie, regarde ! Regarde qui est là !
Ta maman est revenue !
Tu m'as manqué.
Mon petit !
Qu'est-ce que tu as fait sans moi ?
Mon amour !
Bienvenue à la maison, mon amour !
Le premier qui cligne a perdu.
Perdu, perdu !
Qu'est-ce que tu fais ?
Je t'ausculte.
Je ne peux pas !
Si, tu peux...
Je ne peux pas.
Tu peux...
Voyons comment tu t'en sors.
Tu es sûre que ça ira ?
Bien sûr, regarde. Je suis championne...
À gauche... à droite...
Et s'il te faut quelque chose ?
Richie est là. Vas-y, ne t'en fais pas.
Quoi qu'il arrive, tu restes assise.
- Même si la terre tremble ? - Laisse tout s'écrouler.
Mais ne bouge pas de ta chaise !
- Je serai là à 8 h. - Je t'attends.
- Bonne chance. - Tu vas me manquer.
Attrape la balle, mon cœur.
Rapporte.
Bien, Richie.
Tu es un bon petit.
Apporte la balle.
Cours, cours !
Non ! Richie !
Merde !
Richie, joli !
Maman est là !
C'est moi !
Je suis à la cuisine.
Ça a été ?
De la part du docteur pour que je n'aie pas à te porter.
Comment va ma princesse ?
Richie est allé dans le trou.
Comment ?
Il courait après la balle, il s'est mis dedans.
Il finira par sortir.
Ça fait cinq heures qu'il y est !
Qu'est-ce qu'on peut faire ?
- Je sais ! - Qu'est-ce que tu fais ?
Des chocolats !
Il va sortir d'un bond !
Attends, je vais avec toi.
Tiens, essaie les béquilles.
Pourquoi il ne sort pas ?
J'ai l'impression qu'il est resté coincé.
Ne t'inquiète pas, avec ça...
il va sortir.
J'ai essayé, on entend seulement des bruits.
Ne t'en fais pas. Il sortira.
Je te fais une omelette, ma puce ? J'ai faim.
Il n'a rien. Il est peut-être déboussolé,
mais il est là, ni volé
ni perdu. Il est ici avec nous, OK ?
- Daniel... - Quoi ?
Écoute. C'est Richie.
Oui, c'est lui.
- Alors ? - Attends.
Oui ?
Viens, j'ai cru l'entendre.
- Où il est ? - Aide-moi.
Attention...
Il est sous le salon.
Richie, mon cœur...
Merde !
J'ai eu peur !
- Qui c'était ? - On a raccroché...
Manuel, salaud !
Où étais-tu passé ?
Le travail, mon cœur... Et toi, ça va ?
- Comme ça... Petit à petit. - Y a pas le feu, hein ?
Dans un mois, si tout va bien,
je reprendrai la campagne d'Enchant.
Enchant ? Fais une croix dessus.
Comment ça ?
Écoute, c'est fini, le contrat Enchant.
- Ils ont résilié ? - Qu'est-ce que tu croyais ?
Ils t'ont engagée quand ça allait.
Soyons réalistes : tu ne vas pas bien.
Dès que tu es guérie et comme avant,
nous contactons Enchant et voilà !
Sacré Richie !
Merde !
Nom de Dieu, Richie.
Mon cœur ?
Le titre plus haut,
et la photo plus à gauche.
Comme ça ?
Encore un peu.
Ou alors la photo en haut et le texte en bas ?
Non, on perdra l'harmonie de l'image.
Monsieur Estrada, téléphone.
Dis-leur que je rappellerai plus tard.
Ça semble urgent,
c'est votre femme, je crois.
Pardon.
Julieta, qu'est-ce qu'il y a ?
Julieta, réponds-moi.
Je ne suis pas Julieta.
Ma chérie ! Excuse-moi, la secrétaire...
Qu'as-tu à lui dire, à Julieta ?
- Mais rien, c'est une erreur... - Qu'as-tu à lui dire ?
- Je t'assure... - Alors ?
Ça ne te ressemble pas, qu'as-tu ?
Ma chérie ?
Les rats ont mangé Richie.
Quels rats ?
Raconte, ma chérie.
Il y a des milliers de rats, là-dessous.
Comment tu le sais ?
Je les ai vus ! Je suis sûre qu'ils ont mangé Richie.
Ne t'en fais pas.
Les rats ne mangent pas les chiens.
Ils se feraient mordre.
Mais il y en a des milliers.
Mettons de la mort-aux-rats.
Richie va s'empoisonner.
Alors, un chat ?
Il va se battre avec Richie.
Alors quoi, merde ?
Pardon, chérie, pardon.
Tout va s'arranger, tu verras.
Tu n'es pas à ma place.
Regarde comment est ma jambe,
pleine de cicatrices.
La chirurgie esthétique est très au point.
Il n'y aura aucune trace...
Ne me touche pas, merde !
C'est Richie !
Il t'a entendue crier.
C'est lui !
- Je sais ! - Où vas-tu ?
Si j'agrandis le trou, il sortira.
Tous les rats vont sortir !
Mais non, ils seraient déjà sortis !
Ouvre le plus possible !
Oui ?
Je t'emmerde !
Daniel, c'est qui ?
Aucune idée.
Quand j'appelais, tu savais que c'était moi. Qui c'était ?
Je ne sais pas.
Valeria, qu'as-tu ?
J'ai très mal à la jambe.
Je n'en peux plus.
On va à l'hôpital.
Non, j'ai parlé avec le docteur.
Il dit que c'est normal que j'aie mal.
Mais je sens que ma jambe éclate.
Il t'a donné un calmant ?
Oui. Des calmants, et des anti-inflammatoires.
Qu'est-ce que je peux faire ?
Serre-moi fort.
À BIENTÔT
Je vais appuyer.
Tu as marché avec ?
Un peu.
Tu as les radios ?
Tu peux t'habiller, Valeria.
Margarita, aidez-la.
Viens, c'est petit, ici.
On se fait livrer à dîner ou on loue un film ?
J'ai pas envie. Je me sens mal.
Tout va s'arranger.
Putain de merde ! Tu sais dire que ça ?
Daniel...
C'est Richie !
Il gémit, écoute.
Écoute, c'est lui !
Sors-le de là.
Comment ?
Casse le parquet, je sais pas, moi !
Et avec quel fric je le répare, après ?
Mais quelle importance ?
En ce moment, plus que tu ne crois !
- Fais-le sortir ! - Qu'il se démerde !
Quel pédé, t'as toujours été un égoïste !
J'ai tout quitté pour toi !
Oui, ta conne de femme et tes filles débiles !
Ferme-la ou je frappe !
T'es qu'une merde !
Va te faire foutre !
Toi aussi avec ton chien de merde !
Connard de merde, tu peux crever !
Crève, enculé !
Putain !
Je reviens vers deux heures.
Ou jamais, ça m'est égal.
Chéri ?
Valeria, ouvre-moi !
Ouvre, merde !
Valeria, s'il te plaît...
Je n'ai aucune raison de le faire, mais je te demande pardon.
C'est réglé, non ?
Ouvre, ou c'est moi qui vais ouvrir.
Je compte jusqu'à trois et j'enfonce la porte.
Un...
deux...
deux un quart...
deux et demi...
deux trois quarts...
Merde !
Qu'est-ce qu'il y a, ma chérie ?
Ne me fais pas ça ! Je t'en prie.
Il faut...
Alors ?
Elle a fait une thrombose artérielle sévère, les tissus sont touchés.
Il aurait fallu
intervenir avant. Mais le mal a bien avancé.
Les muscles n'ont pas été irrigués.
Et ?
C'est un cas de gangrène avancée...
j'ai dû amputer la jambe.
Je suis désolé, Daniel.
Merde !
À trois heures.
Et tu annules l'autre.
Quand on sera à la maison, tu m'éteins cette merde.
Il a horreur de ça.
Les 40 sandwiches, c'est pour quoi ?
Un petit cadeau pour mon pote, tu comprends ?
Il fera le boulot proprement, c'est sûr ?
Je te l'ai dit vingt fois.
C'est qui, votre ami ? Il est aussi de la police ?
Non. Il a fait vingt ans de taule.
Pourquoi ?
Il était guérillero.
Comme les zapatistes ?
C'est ça, sauf que c'était un vrai salopard.
Il a posé une bombe dans un centre commercial,
enlevé un industriel,
tué des flics...
Tourne ici.
Il avait tout le monde sur le dos, les Brigades blanches.
Tu sais qui l'a chopé ?
- Qui ? - Ma pomme !
Il était en train de pisser au "Café Sanborn's" !
Tu te rends compte !
L'argent de cette facture,
tu le déposes sur mon compte.
Je le transférerai.
Au revoir.
Et je lui dis quoi ?
Rien, je m'en charge.
Et pas de questions perso !
- Pourquoi ? - Ça l'énerve.
C'était un mec normal, comme toi et moi.
Il était prof dans une université et un jour, patatras !
Il laisse tomber sa femme et sa fille et se fait guérillero !
- Et elles ? - À ton avis ?
Elles l'envoient se faire foutre !
Sa femme s'est remariée, sa fille sait même pas
qu'il existe.
En sortant de taule, il a disjoncté.
Je l'ai retrouvé clodo.
Y faisait pitié.
Je lui ai trouvé du fric, une piaule,
on est devenus copains.
Après, il m'a fait des petits boulots.
Des petits boulots... comme le mien ?
Ouais...
Je réponds.
Pourquoi tu as fait ça ?
T'en achèteras un autre !
Ça va, Chivito ?
Salut, Leonardo.
Ça va ?
Je te présente un ami,
Gustavo Garfias.
Salut, brother.
Enchanté.
C'est pour toi.
Super !
C'est cool.
Sans piment ni oignon, impec.
Merci.
Assieds-toi là.
Et tes lunettes ? Tu les as perdues ?
Je les mets plus.
Si Dieu veut que j'y voie flou, j'y vois flou.
Mon ami Gustavo a besoin d'un service.
La photo.
J'ai décroché, brother.
Je te l'ai déjà dit.
Déconne pas. Tu vas vivre de quoi ? Des poubelles ?
Ça rapporte bien, mec.
Sur la vie de ma mère.
Regarde, une Citizen.
Récupérée dans une poubelle. Et ça aussi.
Arrête tes conneries. Tu l'as piqué, oui !
Non, trouvé.
Le commandant m'a dit que vous étiez bien.
Bien pour quoi ?
Allez, accepte.
Fais pas le con.
Qui c'est ?
Mon associé.
Qu'est-ce qu'il t'a fait ?
Il me truande.
Ce sera combien ?
50 000 maintenant,
50 000 après.
Cent maintenant,
cinquante après.
Ça te va ?
Bon, mais là, je n'ai que 50.
Son nom ?
Luis Miranda Solares. Il habite au 1460, Sierra de Maika.
Son bureau est rue Montes Urales.
Un vrai prolo, dis-moi !
C'est bon.
Il faut que ça ressemble à un vol.
Personne, pas d'histoires...
Mais oui, brother.
Personne, pas d'histoires, pas d'embrouilles...
Aide-moi, merde !
La porte est coincée.
J'ai une machette dans mon chariot.
Appelez une ambulance !
Du calme, petit.
Tiens bon, tiens bon.
Dégagez !
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Son pied est coincé.
Du calme !
Du calme ! Attention à sa jambe.
Laisse-toi faire.
Et l'autre ?
Il est mort !
Une ambulance, merde !
Calmez-vous, on va vite vous tirer de là.
Essayez d'ouvrir la vitre.
Ils arrivent.
Ne restez pas là ! Laissez-le respirer !
Tu m'entends ?
La vitre !
Voilà !
Aidez-moi, s'il vous plaît !
Comment tu t'appelles ?
Tu m'entends ?
On va vous tirer de là.
La jambe est coincée.
Sage !
Tiens bon, champion.
Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?
Tiens bon, petit.
Très bien, tu es courageux.
C'est tout, champion !
Ça y est.
- Qu'est-ce tu fous ? - Ben quoi ? Je mets la cagoule !
Mets-toi une pancarte avec "Je vais vous voler" !
Pour les banques, on met rien !
J'y vais avec ma tête de con ?
C'est toi qui vois.
Par terre, fils de putes !
C'est un hold-up !
C'est un hold-up, connards !
Tout le monde couché !
Me regarde pas comme ça !
Grouille !
Toi aussi !
Je te cause !
Sors ton fric !
Prends-le toi-même.
Me regarde pas !
Par terre !
Bouge plus, jette ton flingue !
Couché !
Voilà, du calme.
Laisse-le.
Lobo, va-t'en.
Très bien, petit...
Très bien.
Ça s'est refermé.
Qu'est-ce qui t'amène, Leo ?
Je ne fais que passer.
Tu prends ton temps, non ? Ça fait une semaine.
- C'est pas simple. - C'est jamais simple, si ?
Dis à ton pote de pas pleurnicher.
Après-demain ce sera réglé.
J'ai ta parole, mec ?
Je dois passer à la banque.
- J'ai surveillé votre voiture ! - Mais oui...
J'étais appuyé contre la voiture.
Non, il est allé jouer au foot !
Pour vous deux.
Mes condoléances, dona Concha.
Ça va ?
Moins amoché qu'avant.
Pourquoi t'es partie ?
C'est pas le moment de parler de ça.
Alors quand ?
Ramiro était mon mari, non ?
Et nos projets ?
Tes projets...
Ma grand-mère disait :
"Pour faire rigoler Dieu, parle-Lui de tes projets."
- Susana, tu m'as trahi. - Non, Octavio.
C'est nous qui trahissions.
On ne trahit plus personne, maintenant.
Pars avec moi.
T'as vraiment pas honte !
Après tout ce qui s'est passé !
T'as rien compris !
Si, je comprends.
Dieu peut bien rigoler, moi je suivrai mes projets.
Dimanche à 11 h, je pars pour Ciudad Juarez.
T'es cinglé ? Dans cet état ?
Je m'en fous !
Bon, tu sais tout.
Je t'attendrai...
À toi de voir si tu viens.
T'as compris, là ?
Ramiro...
le bébé s'appellera Ramiro.
Tu vas mieux, hein ?
Qu'est-ce que tu as ?
Flor ?
Ne me fais pas ça !
Réponds-moi, ma belle !
Frijol ?
Ça ne se fait pas, salopard !
Gringuita, ma jolie ?
Tiens bon.
Tiens bon.
Regarde devant toi.
Me regarde pas.
Ouvre la porte.
Et pas de conneries.
Te retourne pas.
Du calme.
Pousse-toi.
Attache ta main gauche.
L'autre sur le volant.
Imbécile ! Attache la menotte au volant !
Démarre.
Allons-y !
Il s'agit de quoi ?
Vol ou enlèvement ?
Peut-être ton dernier jour.
On me paye pour te brûler la cervelle, brother.
Tu te rends compte ?
Arrête.
À genoux.
Par terre.
La main.
Assis.
Appuie-toi là. La main, j'ai dit.
Tu bois quelque chose ?
J'ai du rhum,
de l'eau...
et du lait.
- Qu'est-ce que tu vas me faire ? - Précise...
Du rhum, de l'eau, ou du lait ?
Ma question
est très claire.
Écoute, ducon...
Je t'offre à boire.
Si tu étais plus perspicace,
à peine plus, tu aurais compris
que pour l'instant, je vais pas te tuer, connard.
Du rhum,
de l'eau ou du lait ?
De l'eau.
À la tienne !
Comment je fais ?
Je veux bien faire le serveur mais pas la nounou.
Qui t'a payé ?
Tu devines pas ?
Si je te dis que c'est la môme que tu baises l'après-midi au motel ?
Marta ?
Non.
C'est pas possible.
T'as raison, c'est pas elle.
C'est ta femme.
Ma femme ?
Elle sait, pour Marta ?
Je sais pas. Elle sait ?
Non, c'est pas elle.
Le mari de Marta ?
Parce qu'elle est mariée ?
Et ben merde !
Il y a un paquet de gens qui veulent te tuer.
Tu sais quoi ?
Mon chien a pas de nom.
Je l'ai trouvé dans la rue.
T'as pas une idée de nom ?
Ben... "Chientrouvé" ?
Quelle imagination !
Tu dois être dans la pub.
Je pensais à un truc comme Gustavo...
Tu connais un Gustavo ?
Mon frère.
Gustavo Garfias ?
Gustavo Miranda Garfias.
C'est mon demi-frère.
Abel ! Abel !
Qu'as-tu fait pour mériter un frère pareil ?
Il m'a dit que vous étiez associés.
Oui, et demi-frères aussi.
C'est lui ?
Je sais pas. Tu crois ?
Il t'a donné combien ?
Cinq mille pesos.
Cinq mille pesos de merde ?
Et...
des billets pour les Rolling Stones.
Quel fils de pute !
Mais pourquoi ? Je lui ai rien fait !
Il dit que tu le truandes.
Merde, c'est faux ! C'est mon frère !
Du calme, mec, c'est ce qu'il dit.
Et arrête de gueuler,
tu vas m'obliger à te mettre du plomb.
Alors, comment on va l'appeler ?
Rien à foutre, de ton enculé de chien !
Attention !
Les chiens et les maîtres se ressemblent, on dit.
Et...
comment dire ça ?
Sans lui, tu serais mort.
Doucement, doucement.
Je vais à côté regarder la télé.
S'il te manque un truc...
t'as qu'à m'appeler.
Bonjour.
Ça va, brother ?
Tu as bien dormi ?
Quelles manières !
Tu vas me faire quoi ?
Je sais pas. J'ai pas réfléchi.
Si tu me relâches...
je paierai bien...
et si tu tues mon frère, t'auras ce que tu voudras.
J'en ai pas besoin. Incroyable, non ?
Bon, j'y vais. À plus.
Il faut que j'aille aux toilettes.
C'est déjà fait.
Regarde-moi ça !
T'aurais dû le dire !
À tout à l'heure.
Surveille-le bien.
Tu as mon fric ?
T'as remarqué ? Il n'est pas venu au boulot.
C'est fait ?
Amène le fric chez moi, je t'attends dans deux heures.
Traîne pas.
T'as mis l'antivol ?
Les bagnoles s'envolent, par ici.
Y en a pas pour longtemps, si ?
Voilà la somme convenue.
Entre.
Il faut que j'y aille.
Entre.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- L'argent est là. - Tout va bien.
Viens !
Par ici.
Vous vous connaissez ?
Mais on avait dit...
On avait dit quoi ?
- Que tu allais... - Que je quoi ?
Quoi ?
- C'était ton boulot ! - Mon boulot ?
J'ai dû mal comprendre.
Tu voulais le rayer de la carte.
Vas-y.
Il est à toi, Caïn de mes deux !
Tue-le, enfoiré ! Il est à toi !
Je t'ai payé...
Je t'ai payé pour le faire,
c'était d'accord.
Tu le tueras pas ?
Tu veux que je le tue ?
Je le tue ?
Je le tue ?
Réponds !
Je le tue ?
Ou je te tue ?
Je le tue ?
Vraiment, tu veux ?
Quel nul !
Alors ? Vous montez ou pas ?
Bonjour.
Bien dormi ?
Vous devez avoir plein de choses à vous dire.
Dommage, je peux pas rester, ça m'aurait intéressé.
Mais vous comprenez, je dois quitter la ville.
C'est le métier.
Faites comme chez vous.
J'espère
que vous vous mettrez d'accord.
Qu'est-ce que j'ai, fumier ?
Si vous n'êtes pas d'accord,
je vous laisse ça pour vous entendre.
J'appellerai pour voir comment ça va.
Pas mal, ta veste.
Il y a du lait et des œufs dans le frigo,
si vous avez faim.
Tu vas crever, fumier !
Bonjour,
ici le 55 44 58 50, je ne suis pas là pour le moment,
mais laissez un message et votre numéro, je vous rappellerai.
Merci.
Maru...
ma chérie...
c'est Martin.
Ton papa...
ton papa par le sang.
Tu vas croire à une blague idiote...
Pendant tant d'années
j'étais mort, pour toi.
En fait,
je suis un fantôme vivant.
La dernière fois que je t'ai vue...
tu avais deux ans.
Je te jure que depuis, j'ai pensé à toi chaque jour.
L'après-midi où je suis parti...
je t'ai serrée fort.
Je t'ai prise dans mes bras...
je t'ai demandé pardon de ce que j'allais faire.
Je pensais qu'il y avait des choses plus importantes
que de vivre avec ta mère et toi.
Je voulais refaire le monde pour le partager avec toi.
J'ai échoué, tu as remarqué.
J'ai fini en prison.
Avec ta mère, on a décidé qu'elle te dirait que j'étais mort.
C'est moi qui l'ai voulu, pas elle.
Je lui ai juré de ne jamais chercher à te revoir...
mais je n'ai pas pu.
Je mourais, j'étais encore plus mort qu'avant.
Je vais revenir te chercher...
quand j'aurai le courage de te regarder en face.
Je t'aime, ma petite fille.
Il s'appelle comment, ton chien ?
Negro.
La ferme, Negro !
- À un de ces quatre. - Salut.
Adaptation : T. Brissac - A. Alvarez Urbajtel
M. Nahon & Ph. Morançay
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