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Original subtitles

Los Angeles 29 avril 1992

Oui, voilà.

- Recule. - Non, tu ne peux pas te garer ici.

Mercer, ce que je peux te dire, c'est qu'il ne s'agit pas

de ce que font les autres.

Il s'agit de ce que tu fais. Comment tu réagis, comment tu te comportes.

Et c'est une décision que tu devras prendre tous les jours.

La garde conditionnelle est un bon premier pas.

Sois heureux. Je te verrai à 8 heures. Vendredi. Prêt à pisser dans ce gobelet.

Merci.

Réveille-toi.

Twan, réveille-toi. C'est l'heure d'aller à l'école.

Allez, mec, réveille-toi.

L'école ne commence que dans une heure et demie.

Oui.

Je détestais me réveiller pour aller à l'école.

Je t'ai préparé un petit déjeuner.

Tu ferais bien de te lever. Allez.

T'avais pas dit "plus jamais" ?

Il y avait des raisons de le dire. Il ne laisse pas de témoins.

Je sais que tu défends pas cet enfoiré.

Tu sais que je le déteste.

J'ai grandi avec cet enfoiré.

Ce job, c'est juste... trop gros pour qu'on le gère seuls.

Si tu veux tout arrêter, c'est notre chance.

Laisse-moi parler à mon vieux.

D'accord.

D'accord, le dernier. Mais pour de vrai cette fois.

Viens là.

- Je t'aime, bro. - Moi aussi.

Contacte-moi plus tard.

Le petit déjeuner des champions.

Alors tu vas m'ignorer tous les matins ?

Tu veux que je dise quoi ?

J'ai l'impression que tu m'as enfermé dans une cage.

Au moins, chez maman et mamie, on me laissait traîner avec mes potes.

J'ai aucune sorte de liberté ici.

Alors, tu veux quoi ?

T'étais pas là dans mon enfance et t'étais pas là pour leur accident.

Écoute, je sais que c'est dur de ne plus les avoir.

C'est difficile pour moi aussi...

Mais tu es avec moi maintenant.

Regarde-moi quand je te parle.

Je sais qu'on se marche dessus dans ce petit espace,

on essaie de se comprendre...

Mais on y arrivera.

C'est comme ça.

On doit garder le cap.

Les choses pourraient dégénérer aujourd'hui.

Alors rentre direct à la maison après l'école.

C'est des conneries.

Tu as dit quoi ?

Parle-moi sur un autre ton.

Tu es un garçon... Que j'essaie d'élever pour qu'il devienne un homme.

Dans cette maison...

tu vas me respecter.

Je dois aller à l'école, papa.

Il m'observe toujours, mec. Toujours.

- Tu vas chercher le père ? - Oui.

La voiture est bien, papa.

Yep. Je l'emmène au show vintage ce vendredi soir chez Bob.

C'est bien. Tu es prêt ?

- Tu as l'air en forme. - Toi aussi.

On va voir ce que ton frère a pour nous.

- Comment ça va, fiston ? - Quoi de neuf, papa ?

Où est Copeland ?

Il a pas pu venir.

Il a pas pu venir ? S'il fait le boulot avec nous, il devrait être avec nous.

Je le mettrai au courant.

Spiritueux

Yo ! Laisse-moi juste... Laisse-moi passer vite fait.

Un paquet de Phillies.

Phillies. Pas Backwoods.

- Backwoods ? - Phillies ! T'es sourde ?

- On a pas. - Tu parles anglais, salope ?

J'ai dit Phillies, gros. Je veux pas cette merde.

Surveille ton langage.

Putain, tu dis quoi, gros ?

- Surveille ton langage. - Toi, surveille-le, gros.

C'est quoi ton problème, putain ? Hein ?

Alors, ça te semble comment, putain ?

Familier.

Hé ! Qu'est-ce que tu fous, gros ?

Hé, recule.

Je t'ai dit de reculer. Recule, putain !

Quand je te dis de bouger, tu bouges, putain.

Cet enfoiré disait de la merde.

Tu sais qui c'est ?

Va te faire foutre. Et le regarde pas.

C'est le vrai Merc. Ton gang n'existerait pas sans ce frère.

Cet enfoiré t'aurait descendu

avant que t'aies pu appuyer sur la gâchette.

T'as intérêt à le reconnaître. Refais pas cette connerie.

Yo, Merc.

Ça fait longtemps, mec.

T'es sorti quand ?

Il y a six mois.

Six mois ?

Mon portable sonne pas.

Pourquoi je le sais pas ?

J'ai fait profil bas, bro. Tu sais comment c'est ici.

Je reste planqué.

Bonne chance, D.

Ouais, bonne chance, bro.

On y va.

Métaux Pluton. Ils font quoi déjà ?

- Des pots catalytiques. - Il me l'a expliqué cinq fois.

C'est un truc pour la pollution...

Les pots catalytiques ont besoin de platine.

Oui, c'est vrai. Et le platine est plus cher que l'or, pas vrai ?

Ils en ont beaucoup là-dedans ?

Dix millions en lingots.

C'est de l'argent de poche.

Ouais... De l'argent de poche.

Explique-moi.

Coffre-fort tout neuf. Installé il y a quelques semaines.

Les murs sont un mélange de béton

dans un cadre galvanisé de 18 pouces d'épaisseur.

- Et la porte ? - Mosler.

Quatre boulons mobiles. Trois pouces de diamètre.

Ils sont contrôlés par deux combinaisons doubles de clé.

Outil et torche ?

Deux heures. Mais on passera pas par la porte.

Le coffre-fort n'est pas encastré. On passera par le mur latéral.

C'est réglé pour la porte d'entrée. On a le code, 1992.

Qui t'a parlé de ça ?

Le machiniste m'a fourni le plan.

Quoi, il a baissé son froc et t'a tout lâché ?

Oui. Je bois des coups avec lui depuis plus d'un an.

- Tu le paies ? - Non.

Je l'ai fait cracher petit à petit.

J'ai fait un croquis. Je pense que l'intérieur est comme ça.

On entre par le quai de chargement à l'arrière du bâtiment.

Ça nous amènera au bureau de la sécurité.

Après ça, il y a l'atelier d'usinage. C'est la pièce principale.

Toutes les machines sont là.

Et le coffre se trouve au fond.

C'est là qu'ils gardent le platine.

Ça devrait peser dans les 400 kilos.

Il y a un bouton d'alarme dans le bureau de la sécurité.

Si on appuie dessus, une alarme sonne et un énorme dôme d'acier descend

et recouvre entièrement le coffre-fort.

Si ça se produit, c'est foutu.

La police doit intervenir, saisir un code de déblocage.

Oui, le gouvernement en utilise un identique, c'est ça ?

Au Musée des archives nationales.

C'est là qu'ils conservent la Déclaration d'indépendance.

Quoi ?

La sécurité est trop élevée.

Il y a des caméras partout.

J'adore l'idée des 10 millions de dollars, mais c'est pas dans nos cordes.

C'est au-dessus nos capacités.

Donc si c'est pas un mont de piété minable, tu fais pas de casse.

C'est Fort Knox avec un putain de coffre. Il faudrait un miracle pour réussir.

Continue à être un petit joueur. Mais pour moi, c'est fini. Je me retire.

Foutons le camp d'ici. C'est stupide.

Comment ça va, Mercer ?

Je vais bien.

Je suis en vie et libre.

D'accord, mec. Prends soin de toi.

Mercer...

Tu es en retard.

Oui, comme mes billets d'anniversaire ?

- Oh, c'est reparti. - Oui.

Allez, mec.

Quand j'assisterai à un match des Lakers, Magic Johnson sera déjà à la retraite.

Je dois encore te le répéter ? Mon pote y travaille.

Tu dis ça depuis que je suis sorti.

Arrête.

J'ai plein des billets pour les Dodgers si tu veux.

Personne va voir ces foutus Dodgers. Tu rigoles.

Tu vois, c'est cette merde là.

La tension est palpable ici devant le tribunal,

et les médias du monde entier attendent le verdict dans l'affaire Rodney King...

Ils viennent de trahir leur foutu serment.

Tu as porté leurs couleurs.

Ton mur est couvert de certificats.

Tes gens.

Non, c'est pas mes gens. Pas du tout.

J'ai pas fait des conneries comme ça, ni abusé de mon pouvoir.

Jamais.

Des flics véreux comme eux, c'est pour ça que j'ai quitté la police en premier lieu.

J'ai eu ce poste pour pouvoir donner à des gars comme toi

qui le méritent, une deuxième chance.

- Oui, on mérite tous une deuxième chance. - Oui, bien sûr.

T'as bien raison.

Un petit groupe de manifestants s'est formé devant le palais de justice.

Je vais te dire... Si ce jury les laisse partir...

Ça va vraiment chauffer.

Surchauffer.

- Yo. - Hé, yo.

- Ça t'évite de marcher. - Je dis rien.

- Transmets mes amitiés à ta famille. - Je le ferai.

Content de te voir, mec.

On se parle plus tard, Mercer. Hé !

Si tu veux voir les Dodgers, dis-le maintenant.

Si tu ne te bouges pas le cul...

D'accord, d'accord.

Putain de Dodgers. Allez.

Un policier impliqué dans le passage à tabac a dit :

"Je n'ai pas frappé quelqu'un aussi fort depuis longtemps."

Eh bien, Pat, tout le monde est dans un état de nervosité...

Un état de nervosité en attendant que le verdict tombe.

On nous a dit à 15h15 pour le verdict.

Le procureur a inculpé...

Hé, ça va ?

- Quoi ? - Tu es en colère contre papa ?

Pour quoi ?

Pour le job qu'on lui a montré et qu'il veut pas faire.

T'as travaillé très dur sur ce coup.

J'ai tellement d'autres raisons d'être en colère contre lui.

Ce job est en bas de la putain de liste.

Oui, mais c'est un casse difficile. Il y a pas de doute.

Mais c'est pas aussi impossible qu'il le dit.

- Non ? - Non.

Cette sécurité, cependant. C'est un problème.

Oui, la sécurité avait l'air d'être hyper élevée.

Bon, mais si je peux faire quelque chose...

On pourrait aller se saouler ou quelque chose comme ça.

Merci.

Oui.

Un groupe de manifestants s'est formé devant le palais de justice.

Un verdict stupéfiant en Californie du Sud.

Le jury du procès pour brutalité policière à Los Angeles a rendu son verdict.

Les quatre officiers de police qui ont été filmés

battant de façon répétée un homme non armé ont été déclarés non coupables,

sauf pour un chef d'accusation.

Le jury entièrement blanc a bloqué sur un chef d'accusation.

Pas de verdict pour ce seul chef d'accusation. Correspondant Ron Allen...

Le verdict du jury : non coupables, sauf pour un chef d'accusation.

- Vous voyez cette merde ? - Incroyable !

Et aujourd'hui, ce jury a dit au monde

que ce que nous avons tous vu de nos propres yeux

n'était pas un crime.

Ce jury nous a demandé d'accepter le passage à tabac brutal et insensé

d'un homme sans défense.

Flash info

Quand allons-nous enfin nous défendre ?

Combien de temps allons-nous les laisser nous faire ça ?

Combien de Rodney King faudra-t-il encore ?

Combien de Latasha Harlin faudra-t-il encore ?

Trop c'est trop !

Kim, vous regardez une image en direct. Il y a eu une mini-émeute à cet endroit.

Un magasin Tom's Liquor a été pillé pour le moment.

Ils ont installé un poste de commande

et les policiers ont reçu l'ordre de rester en dehors de cette zone.

Papa, tu regardes les infos ?

Ouais, personne s'occupe du magasin.

Rassemblez-vous tous.

- Venez, s'il vous plaît. - Arrête ça, Jimmy.

Désolé de vous interrompre dans votre travail.

Je suis sûr que beaucoup d'entre vous savent maintenant

que des personnes manifestent dans la rue pour exprimer leur colère

à propos du verdict.

La situation devient un peu risquée.

Donc, dans l'intérêt de la sécurité de chacun,

nous allons vous laisser rentrer chez vous et rejoindre vos familles.

Vous savez, soyez prudents et... rentrez bien chez vous.

Les gars, je serai dans mon bureau si vous avez des questions.

- Soyez prudents. - Oui.

Allô ? Hé, mec. On ferme.

D'accord.

J'ai du mal à me contenir.

Où crois-tu aller ?

Yo, Dennis, prends tes affaires et on y va.

- On va où ? - Faire ce job.

Quoi ? Je pensais qu'on le faisait pas. Papa a dit qu'il faudrait un miracle.

Il nous fallait juste 12 enfoirés racistes à Simi Valley.

On y va. Viens.

Attends, on le fait genre maintenant ? Genre, aujourd'hui ?

C'est notre chance. Allez. Prends tes affaires. On y va.

- Tu as appelé papa ? - Oui, je l'ai appelé. C'est bon.

Je serai dans la voiture.

Et ils devront rendre des comptes.

Chacun de ces policiers, du chef jusqu'à la dernière recrue.

Tiff !

Salut...

- Ça va, maman sexy ? - Je grossis.

Comment vas-tu, ma chérie ?

- Tu es à combien de mois ? - Le sixième.

- Le sixième ? - Oui.

Est-ce que tu sens le bébé bouger et donner des coups de pied ?

- Oui, il en donne en ce moment. - Vraiment ?

Touche. Il te dira peut-être bonjour.

Oui, je le sens.

Hé !

Touche pas ma femme !

- Je tourne la tête cinq secondes... - J'étais...

Même pas cinq secondes !

Comment ça va, mec ?

Quand est-ce que tu reviens, Cope ?

Ça devrait pas être trop long.

Oui, pas après dix heures.

Hé, il faut y aller.

- Tiff, content de te voir. - Moi aussi.

- Salut. - Au revoir, bébé.

Reste à la maison. Ça va être chaud ce soir.

Je le ferai.

- Je t'aime. - Je t'aime.

C'est des conneries, on sera même pas payés pour la journée entière.

Vous vous plaignez à la mauvaise personne, je peux rien y faire.

- Tu as raison, à plus. - D'accord, mon frère.

Ne le fais pas.

Qu'est-ce que tu fais encore ici ?

Je me demandais si cet endroit va rester ouvert ?

Le patron a dit que tout le monde devrait rentrer.

Oui. Je me disais que peut-être je pourrais ramener mon fils ici.

Ce serait plus sûr.

Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Vraiment pas.

Joe, on vit dans le quartier.

Pour de vrai. Dans le ventre du monstre.

La situation va dégénérer.

Et tu veux l'amener ici ?

Je respecte ça.

Si toi et ton fils voulez vous joindre à moi, la compagnie ne me gêne pas.

Je vais prévenir le gars à l'entrée que vous allez passer.

Je te remercie, bro.

- De rien. - Merci.

- Lowell, tu veux les cutters plasma ? - Oui, apporte tout, Murphy.

Prends la lampe.

Hé !

Les voilà ! Le fruit de mes entrailles !

Salut, papa.

- Comment ça va, mon pote ? - Oui, bien.

Eh bien, regardez qui a décidé de se pointer.

- Copeland, comment ça va ? - C'est quoi le mot, Lowell ?

Le mot est riche, parce que c'est ce qu'on va devenir.

Riche.

- Murphy, tout est chargé ? - Presque.

- Dennis, file-moi un coup de main. - Oui.

Renvoie-les chez eux. On le fait tous les quatre.

Je préfère pas.

Titus et Murphy sont comme ma couverture de sécurité.

Ils me gardent au chaud, à l'aise et en sécurité.

Et j'aime me sentir au chaud à l'aise et en sécurité.

Ils sont donc ton problème.

Va te faire foutre.

Fais gaffe, bro.

Les gars, c'est l'Amérique. S'il vous plaît !

C'est l'Amérique. Arrêtez !

La garde nationale a été déployée dans les quartiers pas encore été attaqués.

Les incendies et les violences ont été circonscrits à...

Twan ?

Putain !

N'avancez pas. Je répète, n'avancez pas.

Pas de justice, pas de paix !

Bon sang. Putain d'animaux.

Tu veux vraiment leur reprocher ?

Ça leur donne pas le droit de faire ça. C'est pas leurs biens.

Pas vrai, Copeland ?

Si tu les dis, boss.

Restez calmes. Ils ont d'autres chats à fouetter.

Et la situation est très volatile.

Les gens se moquent des policiers, leur lancent des objets.

Je pense que ça a commencé comme une manifestation organisée.

Hé, Cope.

Je peux vous aider ?

Oui, livraison. Désolé du retard. Émeutes de folie !

C'est là, oui.

- De quelle livraison vous parlez ? - De celle-là !

Ferme cette porte.

Avance, avance.

Continue.

Très bien, voyons voir, que voulons-nous ?

Interdit de stationner

Rigg, on devrait utiliser les chariots élévateurs pour décharger.

Compris.

Que je sois damné.

Hé... Il y a aucune raison que quelqu'un soit blessé.

Tu fais ce qu'on te dit, et on rentre tous chez nous.

Vous avez choisi le mauvais endroit à dévaliser.

Pourquoi pas essayer le magasin d'alcool dans la rue ?

On est exactement là où on doit être.

Toi, mon ami,

tu es au mauvais endroit au mauvais moment.

Non !

Bon sang !

Il a voulu prendre son flingue, Riggin. Tu veux que je fasse quoi ?

- Putain de merde. - Tu l'as vu prendre son arme ?

Oui, c'est vrai.

Les gars !

Il a fait un geste.

Tu vas faire quoi, beau gosse ?

Écoutez, quand on passe la porte, on a tous des intérêts en jeu.

D'accord ? C'est ton travail.

Mais c'est nos culs.

Tu vas faire quoi, les tuer ?

Des gens sont blessés. C'est le prix à payer pour faire le job.

Baisse ton flingue, et on va se payer. S'il te plaît.

On va aller se payer.

Va te faire foutre.

Bon, coupe les lignes téléphoniques. Détruis la surveillance.

- Sortez le reste du matériel du van. - Oui, monsieur.

On y va.

Garde ton calme. On y va.

Cet incendie était l'un des trois

récemment survenus dans le quartier d'Hollywood.

L'autre était à l'est du quartier.

Et franchement, dans les airs, nous pouvons voir des incendies à l'est,

au-delà de la région de Compton.

Il est clair que les incendies se propagent.

L'hôpital de convalescence est en feu là-bas.

Il y a un incendie à l'hôpital de convalescence.

Les pompiers, la police...

- Hé. - On va pas déconner, mec.

Les blancs viennent ici foutre la merde.

C'est nos rues. On les reprend.

- Hé, attends. - Il se passe quoi ?

Hé, tu fais quoi, Merc ? Ça va ?

Je cherche mon fils, Antoine.

Oh, non. Je l'ai pas vu. Mais j'en parle aux autres.

Hé, tu pourrais avoir besoin de ça, mon pote.

Non, ça va.

Non, gros, tu comprends pas. Tu ferais mieux de prendre ce putain de flingue.

Viens avec nous. On te protégera.

Vous voulez tous me protéger ?

Aide-moi à retrouver mon fils.

La voilà, les garçons. Chérie, je suis à la maison.

Allez. Décharge cette merde.

On se prépare.

- Allez ! - Qu'est-ce que vous faites tous ?

Arrêtez ! C'est pas bien !

Antoine !

Antoine !

Antoine, qu'est-ce que tu fous ?

T'as perdu ta foutue tête ?

- Hé, tu dois y aller doucement. - Quoi ?

Arrête.

Vas-y doucement. Il faut pas percer trop profond.

- Tu dois l'embrasser avant de la baiser. - Compris.

Doucement.

Bien, bien.

Il se passe quoi, putain ?

Allez, allez.

On y est presque.

Dégagez !

Cope, bouge-toi !

Oh, merde.

Putain, mec !

Bon sang ! Allez, Rigg !

Oh putain ! Bouge cette merde !

Bon sang.

Mon Dieu.

Putain !

- C'est bon. - Attends.

- Allez, Rigg. - Ne bouge pas.

- Il faut le sortir de là. - On peut le tirer, hein ?

On peut le tirer.

Tu peux pas déplacer le chariot élévateur.

Tu te fous de ma gueule.

On doit le sortir de là.

Tu ne le sortiras pas de sous le chariot.

- Pas avec sa jambe encore attachée - Attends.

Tout le monde se calme.

- Me parle pas comme ça, putain. - Putain !

Hé, je suis là.

Sa jambe est foutue d'une manière ou d'une autre. Foutue.

On recule un peu le chariot.

Pas question !

Qu'est-ce que tu fous, putain ?

Fous-moi la paix.

Touche-moi encore une fois, et je vais te casser la gueule.

- Putain. - Quoi ?

C'est plus que foutu, mec.

Tu te fous de moi ?

Coupez sa putain de jambe.

Il faut prendre une décision.

Des millions ou une petite jambe ?

Tu vas faire quoi ? C'est ton job.

- On prend du retard. - Coupez-la.

On le fera soigner quand on aura fini.

Quelqu'un va éteindre cette putain d'alarme ?

Charlie Mac un-neuf.

Nous avons reçu un appel d'alarme de Métaux Pluton à Vernon.

Nous allons faire un survol. Pour vérifier.

Bien reçu. Terminé.

J'emmerde ce pays !

On emmerde l'Amérique !

Yo, j'emmerde la police ! Qu'ils aillent se faire foutre !

Ramène ton cul dans cette voiture et reste assis.

Pourquoi tu m'as arrêté, papa ?

Ces flics viennent dans nos quartiers,

ils nous font tout ce qu'ils veulent, mais on doit la fermer ?

Antoine, calme-toi.

- Tu déconnes ! On a la rage ! - Nous aussi !

C'est pas notre premier rodéo.

1965...

Les Blancs l'appelaient les émeutes de Watts...

On a appelé ça le Soulèvement, la rébellion de Watts.

J'avais à peu près le même âge que toi, alors je te comprends.

Mais, on n'a pas pensé à un truc...

On brûle toute notre propre merde, et il va nous rester quoi ?

Pop, qu'est-ce qu'on a maintenant ?

Je vois pas ton nom sur aucun magasin.

On possède que dalle...

Alors ça intéresse qui...

Ça intéresse qui si on crame ce qu'ils possèdent ?

- Eux. - Eux !

Regarde autour de toi.

Il y a pas de flics, pas d'ambulances, pas de camions de pompiers...

Ils en ont rien à foutre de nous.

On fait exactement ce que ces blancs veulent qu'on fasse.

Il faut réfléchir, Twan !

Sécurité

Allez.

Putain ! C'est quoi ce bordel ?

- File-moi les putains de clés ! - Recule !

- Sors de là ! - Hé !

- Recule, mec. - Ne la touche pas.

Donne-moi les putains de clés. Elles sont où ?

Reste dans la voiture, verrouille les portes et bouge pas.

- Hé, recule ! - Ne tirez pas, ne tirez pas.

- Reculez, putain ! - Je ferai ce que tu veux.

- Les putains de clés ! - Elles sont dans la voiture.

Recule. Hé, hé, recule.

- Laisse-les tranquilles. - Recule. Ça te regarde pas.

Laisse-le tranquille.

Monte !

Allons-y.

Foutez le camp d'ici, maintenant.

Maintenant !

Mets ta ceinture.

Oui, oui, oui.

Murph !

D'accord.

Je crois qu'on est bon.

Prends le Tovex.

Ce putain de coffre est le mot de la fin.

Bouge.

Dennis, les détonateurs.

- Dennis ! - Oui.

Les lumières !

Dennis.

Charlie Mac un-neuf.

Centrale, ça a l'air plutôt calme à Vernon chez Métaux Pluton.

Nous allons nous diriger vers la zone de Crenshaw, terminé.

Bien reçu.

Continuons.

- Il est parti. - Continue.

Yo, papa, c'était une vraie merde là-bas, mec.

T'as déchiré ces cons et t'as même pas eu peur.

Joli.

Tu sais ce qui me fait peur chez toi ?

Je ne veux pas que deviennes comme moi.

Ma seule réputation c'est... de mettre des noirs sur le dos.

C'est mal de faire ça, papa ?

Pourquoi c'est mal ?

Reste calme, ça va aller vite.

Où pensez-vous aller tous les deux ?

Travailler.

Il y a un couvre-feu.

Permis et papiers.

Je suis en route pour le travail, Monsieur l'agent.

C'est bon, passez.

Il les a laissés partir, c'est dégueulasse.

Tu as quelque chose à dire, mon garçon ?

Non, monsieur.

Sortez. Ouvrez le coffre.

Pourquoi ?

Je dois être sûr que vous ne transportez pas des biens volés.

C'est pas le cas.

J'ai dit de sortir de la voiture et d'ouvrir le coffre.

- T'es pas obligé de sortir. - Du calme.

Sortez, putain. Sors-le de là et contrôle-le.

Mais quelle merde.

Allons-y.

Les mains sur le capot.

Avez-vous des armes ou de la contrebande sur vous ?

Non, monsieur.

Avez-vous un objet qui pourrait me couper ou me blesser ?

- Non, monsieur. - Écartez les jambes.

Ils peuvent pas nous fouiller. Ils ont pas de mandat.

La ferme.

Ne faites pas ça à mon fils.

J'ai dit de la fermer.

Vous m'écoutez ?

Vous semblez avoir un problème d'écoute, je vous donne cette aide auditive.

- T'as pas besoin des menottes ! - La ferme !

Sur la voiture, ne bouge pas, putain.

Twan.

C'est tout ce qui te fallait.

S'il vous plaît...

D'accord, il y a rien.

Où avez-vous dit que vous travailliez ?

Pluton Meadows, Alpha 18.

Il vaut mieux que je ne vous revoie pas.

Vous m'écoutez ?

Maintenant, foutez le camp d'ici.

Lâche-le.

Allez, on y va.

D'accord, baisons-la.

On est riches, les mecs. On est riches !

On les met dans le van et on fout le camp d'ici.

Copeland, tu pourras t'acheter un nouveau pied avec tout ce fric.

Meilleur que l'original.

Je suis fier de toi, fils.

On va être millionnaires.

On va être millionnaires !

Oui, oui.

Je vais préparer le van.

Personne ne sait ce qu'il faut faire et comment maîtriser la situation.

C'est un super lieu de rencontre pour les échanges. Un groupe de plus de 100...

T'as dit que les toilettes étaient où ?

À gauche, au bout du couloir.

Après avoir pillé, ils ont mis le feu à la structure.

Joe !

Hé !

Antoine.

Je vais passer par l'autre côté.

Putain de gosses. Jamais là quand on a besoin d'eux.

Papa !

Papa !

Qui c'est, putain ?

J'étais aux toilettes et il est entré.

Assieds-toi là. Je... Ici.

Je lui ai pris son portefeuille.

La ferme !

La ferme, Copeland. Ferme ta putain de gueule, ferme-la.

Où est ton frère ? Il faut qu'on se casse.

- Je sais pas. - Où est ton frère ?

Je sais pas.

Ferme ta gueule. Je te le dis, ferme ta gueule.

Cope, Cope, Cope.

Hé, allez. Ça va, Cope.

Antoine King.

2431 West 62nd Place.

Et tu es étudiant au lycée Crenshaw ?

Qu'est-ce que tu fous ici, à gâcher notre fête ?

Qu'est-ce que tu fous ici ?

Je suis venu chercher mon père.

Il travaille ici.

- Que fait ton père ? - L'entretien.

- Quoi ? - L'entretien.

J'ai essayé de rentrer chez moi, mais j'ai pas pu.

Les lignes de bus étaient en panne.

Je suis donc venu ici le chercher.

Réveille-toi, putain.

Où est mon fils ?

Je sais pas de quoi vous parlez.

Toi et tes gars êtes en train de cambrioler en ce moment même. Oui ?

Vous êtes qui ?

Tu sais pas qui tu emmerdes.

Ça va pas bien se terminer pour vous.

Ça va pas bien se terminer pour moi.

C'est sûr que ça va pas bien se terminer pour toi.

S'il vous plaît.

Tu es venu ici pour chercher ton père ? Hein ? Hein ?

Oui, mais il est pas là.

Tu sais quoi ?

C'est ton jour de chance.

Parce que je me sens charitable.

Je vais donc te laisser partir.

Je vais te laisser rentrer chez ton papa.

- Non ! - Je jure que...

- C'est quoi, ce bordel ? - Oh, merde !

Je sais où tu habites.

Si tu parles à quelqu'un de qui tu as vu, ou ce que tu as vu ici...

Je vais te tuer, putain.

Je vais tuer ton père, ta mère, ton chien,

tous tes parents proches. Je vais anéantir ta putain de famille,

petit con !

Au revoir.

Casse-toi d'ici.

Lowell ! Quelqu'un nous a baisés !

- Où est Riggin ? - Ils l'ont pris !

Hé, Crenshaw. Arrête-toi !

Stop !

Arrête-toi et ramène ton cul ici.

Maintenant.

Reviens ici.

Du calme. On va l'utiliser.

- Où est ton père ? - Je sais pas.

- T'as déjà menti. - Je sais pas.

- Tu me mens, putain. - Je le jure, je sais pas.

Qu'est-ce que tu veux faire de lui ?

On va s'en servir.

- Putain. - Vérifie le van !

Je vois ça.

Putain.

- Murph. - Quoi ?

On a un problème.

C'est quoi ?

Il manque le rotor d'allumage.

C'est quoi un rotor ?

On peut pas démarrer la camionnette sans lui.

Fils de pute.

Chef... On trouve pas Riggin.

Quoi ?

Oui, et on peut pas non plus démarrer la camionnette.

Pourquoi pas, bordel ?

Parce que le rotor d'allumage est manquant.

Ton père joue avec ta vie.

Il joue avec ta putain de vie.

Je devrais peut-être partir et essayer de trouver un autre véhicule.

Non, c'est une mauvaise idée.

Et les deux voitures garées devant l'entrée ?

Non... Leurs suspensions ne supporteront pas le poids.

Papa, on doit trouver Riggin.

Je sais, Dennis.

Je suis bien conscient que nous n'avons pas ton frère.

Chargez le reste des lingots.

On va nettoyer. Et chercher ce putain de rotor.

On va se tirer d'ici.

J'ai tout l'effet de levier dont j'ai besoin, juste ici.

Hé !

Hé !

Donne-moi le rotor.

Va te faire foutre.

Qu'est-ce que tu dis, putain ?

Va te faire foutre.

Allez.

Allez, maintenant.

D'accord.

Où est le rotor de la camionnette ?

Hein ?

Doucement.

On dirait que t'as un père en moins.

Fils de pute.

Détends-toi, putain.

Ne sois pas si stupide.

Je suppose que ton équipe...

ne croit pas au système 'honneur entre les voleurs', hein ?

Le vieux... est un enfoiré sans cœur.

Cet homme noir était à terre.

Il lui a tiré dessus.

Il a tout déchargé sur lui.

Connerie.

Il l'a fait devant mon fils.

Conne... rie.

Puis il a pointé l'arme sur la tête de mon fils.

Écoute, il faut que tu sois honnête avec moi.

Est-ce que tu sais où est mon frère ?

Je viens de voir ton père tuer un homme.

Si je savais où est ton frère, crois-moi, je te le dirais.

Le vieil homme là-dedans... c'est mon père.

Et honnêtement, mec...

C'est un putain de miracle si ton fils est encore en vie.

Et maintenant, ton môme n'est plus qu'un témoin.

Il ne laisse pas vivre les témoins.

Je dois le trouver.

Tu comprends ça ? Oui ?

Mais...

Je te promets que je ne vais pas laisser quoi que ce soit t'arriver.

Vous discutez bien entre filles ?

J'étais...

- Pourquoi tu lui parles, putain ? - J'obtiens des informations.

Tu savais que son père a ton putain de frère ?

Tu le savais ? Tu obtiens quelles infos ? Hein ?

- C'était... - Tais-toi.

Lève-toi. Lève-toi.

Tu vas nous sortir de là.

Parce que si tu le fais pas, je vais te tuer, putain.

Marche.

Secoue-toi.

J'ai jamais voulu faire de mal à personne.

D'accord ?

Je suis sûr que je veux pas qu'il arrive du mal à ton gosse.

Tu peux être sûr que non.

Les toilettes doivent être nettoyées, Mercer.

Les toilettes doivent être nettoyées.

Merde.

J'ai quelqu'un ici qui veut te parler.

Ne lui fais pas confiance... N'écoute rien de ce qu'il dit.

Appuie sur le bouton et dis "Papa".

Papa ?

Twan.

Ils vont me tuer.

Papa, ils vont me tuer, papa.

Papa, ils vont me tuer.

Si tu fais pas ce qu'ils disent.

Mercer.

Que dirais-tu d'un échange ?

Ton fils contre mon fils et le rotor.

C'est un menteur.

Ils vont te tuer et ensuite ton fils.

Ferme ta gueule.

Soyez aux quais de chargement dans cinq minutes. Si vous venez pas...

ton gosse va se prendre une balle dans la tête.

Si tu apportes des armes, ça sera pas bon pour la santé d'Antoine.

C'est compris ?

Tu vas m'aider à récupérer mon fils.

C'est presque fini, Crenshaw.

Hé, arrête-toi là.

Papa !

Arrête-toi.

Prends le rotor.

Rigg. Ça va ?

Dennis, je suis cool.

Je l'ai.

Remets-le dans la camionnette.

Après toutes les conneries que tu m'as fait subir ce soir,

tu as de la chance que je tue pas ce putain de gamin tout de suite.

Donne-moi mon fils.

Tu as tué un de mes hommes.

Tu as foutu en l'air ma soirée.

Laisse-nous partir.

Et tu peux retourner faire ce que tu foutais.

Et si je le fais pas ?

Alors on a un problème, mon pote.

Eh bien, je suppose qu'on a un putain de problème, mon pote.

Oui.

Au revoir, Crenshaw.

- Twan ! Baisse-toi ! - Allez !

Oh merde, Dennis !

Debout ! Va dans la camionnette !

- Ça va ? - Avance !

On prend les voitures qui sont devant.

Maintiens la pression.

Regarde-moi. Regarde-moi !

Hé, ça va aller.

- Allez. - Oh, putain !

Vas-y !

Ils s'enfuient avec mon fric.

- Oh, mon Dieu ! - Tu vas t'en sortir.

- Tout va bien ? - Il a besoin d'un hôpital !

Appuie. Continue à appuyer. Maintiens la pression. Reste avec moi.

- Hé, Rigg. Devine quoi ? - Quoi ?

On est riches.

On est riches.

Tire-lui dessus.

Oh, merde !

Il perd beaucoup de sang.

Je ne veux pas mourir, Rigg.

Tiens bon.

Tiens bon.

Pas question. Petit frère.

Ne regarde pas derrière.

Non. Va te faire foutre.

Enfoiré.

Putain !

Papa, il a été touché !

Oh, merde !

Putain de merde.

Hé.

J'ai fait de mon mieux, mon fils.

Je suis désolé, c'était pas assez.

Espèce d'enfoiré.

Tu sais combien tu m'as coûté...

C'est bon.

C'est bon, Twan.

Je suis désolé.

Je suis désolé.

En mémoire de notre ami ray liotta

Traduction par : Christine Gardon

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