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D�PARTEMENT DES FORCES NAVALES �TATS-UNIS D'AM�RIQUE
NOUS SOMMES L� PAPA
Bonjour, Ted !
- Bonjour ! - Bonjour !
SALUT JIM !
HEUREUSE DE VOUS REVOIR
Avis de permission � terre. Avis de permission � terre.
L'avis de permission est en vigueur jusqu'� 8 heures.
Avis de permission � terre.
CONTENT DE TE REVOIR !
- Bonne chance, Baggs. - Prends soi n de toi, Frank.
Repose-toi bien.
BIENVENU AU USS ORLANDO
Merci.
- Baggs ? - Oui, Madame.
Votre poignet gauche, s'il vous pla�t. Merci.
Vous n'auriez pas quelqu'un du nom de Forshay...
Lynn Forshay, a bord, ici, par hazard ?
F-O-R-S-H-A-Y.
Il serait matelot de premi�re classe, ou ma�tre d'�quipage.
Non, d�sol�. Vous �tes de famille ?
- Non, pas du tout, Madame. - Voil�. Premi�re porte � droite.
- � droite ? - Au bout du couloir.
- Attention � la cendre. Vous en perdez. - D�sol�.
Vous avez vu la partie NY-Philadelphie en fin de semaine pass�e ?
J'�tais en mer, docteur.
Vous avez vu de bons films r�cemment ?
- J'�tais en croisi�re. - Ah, oui ?
- Ouais. - O� �a ?
- Dans les Antilles. - Merveilleux.
Les putains l�-bas font vraiment bien �a. C'est pas comme ici.
Que pensez-vous de toute cette histoire d'�galit� des femmes ?
Laissez-moi respirer, docteur, d'accord ?
- Bonjour. C'est notre nouveau gars ? - Oui, Monsieur.
- Bonjour, fiston. - Bonjour, Monsieur.
Bon. Jetons un coup d'�il � votre fessier. Faites un v�u !
Surveillez votre langage et on va bien s'entendre.
Sinon, je vais vous saucer le cul dans du formald�hyde.
- Lewis, que pensez-vous de �a ? - Ouais ?
Diable ! Est-ce que c'est suppos� �tre un kyste pilonidal ?
Vous avez souvent des furoncles ?
J'en ai eu quelques-uns.
Maman disait toujours, "Si vous en avez un, vous en aurez neuf."
On dirait que vous avez eu un furoncle qui fait un cycle complet.
Mais un kyste pilonidal et un furoncle sur le cul sont deux choses distinctes.
Faites-le descendre.
- Que va-t-il arriver maintenant ? - On vous expulse et vous retournez au navire.
Merveilleux ! Mon navire repart dans deux jours.
�a va prendre plus longtemps pour obtenir les r�sultats de test.
- Pourquoi ? - J'en ai aucune id�e.
- Je vais manquer mon bateau. - D�sol�, fiston.
Vous ne pouvez pas faire exception ?
- Soyez sages, les gars ! - Comme d'habitude !
- C'est ce que je veux dire. - Bien s�r. Bien s�r.
Si je vois Forshay, je lui dirai bonjour de ta part.
T'inqui�te pas. Il est dans la marine, et moi aussi. Je le trouverai bien.
�a ne sera pas pareil sans toi, Baggs.
�coutez bien : le navire est en route.
Le navire est en route.
Assurez-vous de d�passer le brise-lame avant de faire couler le navire !
Au revoir !
H�, l'ami, tu ne devrais pas �tre l�. Viens.
Merci.
- Un instant. Qu'est-ce que c'est ? - Une carte de permission.
"Expire � minuit." C'est quoi, une permission de Cendrillon ?
Eh bien, c'est une carte de permission de Cendrillon.
Ouais.
Pourquoi ?
C'est le r�glement. Officiellement, vous �tes encore un patient ici.
Je suis...
Qu'esp�rez-vous que j'accomplisse d'ici minuit ?
Plus longtemps vous restez ici, moins vous aurez de temps pour le faire.
Ah, oui ?
Aussi bien rester ici et essayer de mieux vous conna�tre.
Je finis � minuit.
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- Viens avec moi. - Ne faites pas �a.
- S'il vous pla�t, Mlle Kathy. - C'est �a.
�coutez, il fait tr�s chaud ici.
- Quoi ? Je ne t'entends pas. - J'ai dit, il fait chaud.
J'ai pas vraiment envie...
- J'ai plus envie de danser. - Quoi ?
Il est d�j� 22 heures.
- J'entends pas. - Il est d�j� 22 heures.
Dansons !
Il est 22 heures !
Pourquoi tu fais une sc�ne ?
Viens. J'ai une table.
Assis toi. Maman va s'occuper de toi.
Assis toi. C'est �a.
- Je veux un autre cocktail au champagne. - Un autre cocktail au champagne.
- Tu parles d'un beau cul. - Le mien est aussi beau.
- Oui, il l'est. - Le mien est encore mieux qu'elle.
- Oui. Il est tr�s bien. - Mes jambes sont plus belles aussi.
- Oui, elles le sont. - Tout mon corps est plus beau.
O� tu vas ? Je veux � boire !
Aie piti�, Maggie.
Montre-leur, Maggie. Va jusqu'au bout.
C'est soit une baguette, ou un vrai homme vient d'entrer par erreur.
Tu veux en jouer une autre ? Allez, n'importe qui. Allez. H�. H� !
Il n'y a personne ici qui sait comment flatter une bonne baguette ?
Allez, mon c�ur.
Je vais essayer.
Ramasse la boule. H� l'ami ! Ramasse la boule.
- D'accord. Allez, Maggie. - Allez, Maggie !
D'accord. Tu les veux bien serr�es. Voil� !
Si �a sort de la poche. Pas d'argent.
- H�, tu veux jouer encore ? - Ouais, je vais essayer encore.
- D'accord. - Je t'en donne un ?
Ouais, juste un. Attrape le triangle.
Assure-toi d'avoir les boules bien serr�es.
- N'aie crainte. - Tu es Willie Mosconi ou quoi ?
Si tu continues ainsi, tu vas gagner assez de foin...
pour retourner � la Nouvelle-Orl�ans.
- Excuse-moi. - Ouais.
Oh, bon sang !
Oui, Madame ?
La huit dans la poche du coin.
Ouais, je sais �a.
- Suivant ? - Je vais jouer pour 50 balles.
- Cinquante balles ? - Cinquante ?
J'aimerais bien t'attraper, cher poisson, mais je n'ai que 20 dollars.
Vingt, hein ?
On pourrait peut-�tre s'arranger autrement.
Je vais te dire ce que je peux faire...
Je vais jouer mon 50 balles contre quelque chose.
J'ai rien qui vaut 50 balles.
Tu en es s�r ?
- Matelot, je ne te connais pas. - �a ne prendra pas de temps.
D'accord.
� mon tour.
Ne cache pas la poche, s'il te pla�t.
�a d�pend toujours de l'angle de ce qui pendille.
De la neige guid�e sous contr�le. C'est le nom du jeu, en ce moment.
Comment �a va ?
- Qu'est-ce que j'ai fait ? - Il est foutu. Il ne la voit pas.
Je me suis mis dans le p�trin, n'est-ce pas ?
Je vais essayer d'une autre mani�re.
Je joue la huit. Bon. C'est fait.
Il veut rire, non ?
Comment il a fait ?
Oh, bon sang !
Maman, ta petite fille s'est fait avoir encore une fois.
�coute. Je ne veux pas te presser...
mais j'ai une permission de Cendrillon. Si ne je suis pas � l'h�pital � minuit...
je vais me transformer en citrouille.
- "Baggs, John, fils. BM-1." - Oui, Madame.
Tu ne r�sides pas dans l'aile des malades mentaux, j'esp�re, John ?
Kyste pilonidal.
Quel genre de kyste ?
C'est une longue histoire.
Pourvu que c'est pas fou pis que �a s'attrape pas.
Viens, John. Je te dois quelque chose.
Je peux avoir mon chapeau, s'il vous pla�t ?
Merci.
Tu joues tr�s bien au billard. O� est-ce que t'as appris ?
- Dans ma cour, � l'�glise. - � l'�glise ?
On avait une petite table au sous-sol.
- Ouais. - Je peux avoir un trente-sous ?
Ouais.
J'ai besoin d'une bouteille de vin.
- Pour trente-sous ? - Ouais.
- Eh bien, voil�. - OK. Merci beaucoup !
- Que Dieu vous b�nisse. - Vous aussi.
Comment tu savais que j'honorerais notre pari ?
Je juge bien les gens.
Cinquante dollars, hein ? J'ai l'impression de valoir cher.
On est tous les deux gagnants, alors. �coute...
La prochaine fois, je te parierai cent dollars.
Je n'ai pas froid.
J'esp�re que non.
Nous y voil�.
Viens.
H�TEL
On ne doit pas faire de bruit. Mon gar�on dort sur le divan.
T'as un enfant ?
Non, Dougie, �a va. C'est juste moi. Rendors-toi.
Juste une seconde. Je vais allumer une lumi�re.
H�.
- Excuse-moi ? - T'as besoin d'aide ?
Apr�s quinze ans, on penserait que je...
- Si tu peux tirer sur le haut, juste l�. - Bien s�r.
J'ai horreur de �a. Vraiment.
Juste...
C'est bien.
Les ressorts font beaucoup de bruit.
C'est pas le Holiday Inn.
Je ne voulais pas dire... Ton gar�on... On va le r�veiller.
Il dort profond�ment.
On pourrait...
Ouais. Attends, attends, attends.
- OK. - OK.
Je peux en avoir une pour ma t�te aussi ?
Ouais. Attends.
- Merci. - �a va ?
Il n'y a rien � manger.
On fait toujours l'�picerie le mercredi.
C'est mercredi aujourd'hui.
Eh bien, on le fait le jeudi.
Tu gagnes ta vie dans cet endroit ?
Tu �cris un livre ?
Je suis juste curieux, c'est tout.
Si �a touche une corde sensible, oublie �a.
Qui est sensible ?
Je bois du th�, ils leur chargent la boisson.
Je partage la diff�rence avec le barman.
- Je joue au billard. - Tr�s bien, d'ailleurs.
Doug re�oit de l'aide sociale.
Et si tu veux tout savoir, les marins me font des faveurs de temps � autre.
Ouais. �a tourne bien, �a tourne mal.
Non. �a tourne tr�s mal.
Eh bien...
Tu sais avec combien de marins j'ai couch� ?
Non. Combien ?
Plusieurs.
Et moi en plus, maintenant ?
- Oui, toi en plus. - Eh bien...
Je viendrai peut-�tre te voir � mon retour de la M�diterran�e.
- D'accord. - Parfait.
Ta m�re est gentille.
John Baggs, l'ami.
Touche-moi pas p�d�.
Excuse-moi.
�a va prendre quelques semaines avant qu'on puisse vous placer...
sur un navire qui a besoin d'un ma�tre d'�quipage.
Emmenez �a aux baraques transitoires, et voyez le capitaine d'armes.
O� va-t-on vous placer, Baggs ?
Dans l'aile A ? Les fous, les p�d�s, et ceux qui pissent au lit ?
Ils vont bient�t sortir.
L'aile B ?
Les drogu�s et les so�lons. Hostie.
Non.
L'aile C ? Joueurs ? Voleurs ?
Les obs�d�s du pacifisme.
C'est g�nant.
Baggs, c'est pour le bain ?
Un sens de l'humour.
L'aile D ? Les vieux, les boiteux, et ceux de passage.
Baggs, le gars de passage, je crois. �a te va ?
Bienvenue � bord !
- Je sais pas de quoi il parle. - Il dit toujours des niaiseries.
J'ai dit � cet idiot d'aller chier.
- Ouais, tu penses qu'il est p�d� ? - Pensons-y plus.
- Mets-moi en partout ! - C'est de la bonne boisson.
- Il faut toujours voler de la Schlitz. - Pis voler des croustilles aussi.
J'ai juste l'air enceinte avec six cannettes sous mon manteau.
- Regarde en dessous. C'est Lucille ? - Ouais !
H�, Lucille ! Maudite putain !
H�, t'as les jambes maigres !
Elle a de gros t�tons. Ils sont vrais en plus.
Son fr�re est dans mes cours. Il les a vus.
Pis tu le crois ? Elle a juste 12 ans !
Je m'en fiche si elle a six ans. Il les a vus, je te dis !
- J'aimerais bien avoir une s�ur. - T'as une m�re.
- Ta gueule ! - Tu peux parler de ma m�re.
Ta m�re va � la rencontre des navires � la nage.
- Ton p�re ! - Tu connais m�me pas ton p�re !
J'ai pas besoin de savoir. Je suis mieux avec ma m�re.
Cette vieille picouille ?
T'as la m�re la plus laide au monde ! Personne ne veut d'elle dans les bars.
Faites descendre ces jeunes aussi, d'accord ?
Regarde-moi ce gars-l� !
Eh, vieux, qu'est-ce qui se passe ? On vient d'embarquer. Maudit !
Vous vivez sur cette machine. Donnez la chance � d'autres.
T'agis comme si elle t'appartenait. Hostie d'crisse.
Venez ici. Venez ici. Donnez-moi cette bi�re.
- Va chier, colon ! - H� !
- H�, c'est qui, lui ? - Un hostie de p�dophile p�d�.
Arr�te de dire des b�tises.
Allez. Donnez-moi la bi�re. Donnez-la-moi !
Trop avare pour t'en acheter.
Tiens. Prends des bonbons.
J'en mange pas.
- Pourquoi pas ? - Il m�che de la chique.
Tu te prends pour qui, Walter Brennan ?
�coutez, je dois aller faire � manger � ma grand-m�re malade !
Attends que j'en ai fini avec toi.
Vous devriez avoir honte tous les deux.
Mon p�re me rosserait le derri�re pour �a. Vous savez ?
- Christ. - H�, je t'ai dit de pas sacrer.
Va chier, vieux p�p�re !
Tu veux que j'ailler chier ?
- Ta m�re devrait te corriger. - L�chez-moi !
Allons-y.
Ici. Ici ! Ne bouge pas.
Si on sort et que t'es plus l�, je vais t'en faire manger une.
Personnellement, moi-m�me.
PAS DE FRAIS D'ADMISSION
Brassage-66
Tu ne vois pas, mon poussin ? Tu dois rester dans la marine.
Je veux dire, pense � renouveler. Pense � tout l'argent que tu vas perdre.
Excusez-moi.
- Je te croyais en mer. - Eh bien...
�coute, je viens d'attraper ton fils... Le fou... Avec un copain...
� boire de la bi�re sur la grande roue.
Ouais, de la bi�re !
Il en boit depuis qu'il est b�b�. Il adore �a.
- Ah, oui ? - T'as jamais parl� d'un enfant fou.
- Elle en a un. - Il a quel �ge ?
- Dix-neuf ans. - Quatre ans.
Pour qui tu te... Attends ! Ne l'�coute pas !
1 m 93 en plus. Et fou !
- Tu ferais rager le Pape. - Ne le m�le pas � �a.
- C'est entre toi et moi. - Quoi ?
Cet enfant. Il boit de la bi�re sur la grande roue.
La prime de cet ange m'aurait donn� 3 000 dollars.
- J'essayais de le persuader. - T'es pas le bureau de recrutement.
- Fais pas l'idiot ! - Il m�che du tabac.
Je sais.
Tu le sais ?
- Ses dents sont pourries. �a l'engourdit. - Qu'est-ce que t'attends ?
Pourquoi tu ne les fais pas r�parer ? Quel genre de m�re es-tu ?
Quel genre dirais-tu ?
- Fais-moi une faveur, d'accord ? - Quoi ?
Tiens. �coute. Il t'attend dehors.
Ouais. Va lui acheter � manger.
Ou un truc du genre. Mais fais-le avant de d�penser �a sur la boisson, d'accord ?
S'il te pla�t ?
T'as vraiment le tour d'�tre gentil et un con en m�me temps.
Avis de permission ! L'avis de permission est en vigueur jusqu'� 8 heures !
Avis de permission � terre !
H�, Baggs ! Justement celui que je cherchais.
- Tu pensais sortir ce soir ? - C'est pour �a que je suis l�.
- T'en as une belle d'align�e ? - Grace Kelly.
Annule.
PATROUILLE � TERRE
H� ! Il faut me donner un peu de jeu, chef.
- Allez. Quelqu'un doit bien le faire. - Laissez quelqu'un d'autre le faire.
�coutez, laissez-moi vous aider avec �a.
Je n'ai pas encore eu de permission normale depuis mon retour des Antilles.
Tu es ma�tre d'�quipage, non ? Les �chelons ont leurs obligations.
Mais je ne suis pas policier. C'est pas mon style.
Ton partenaire est un jeune d�nomm� Alcott. Un vrai casse-f�te.
�coutez, je hais les patrouilleurs.
Tout le monde les hait. Enfin, je les hais.
Ram�ne ton �quipement ici apr�s ta tourn�e.
�coutez. Je pourrais vous donner cinq dollars pour m'en sortir.
Tu es chanceux que je sois sourd.
D'accord. Je ne veux pas faire le difficile.
Je peux vous en donner dix.
12.50 $. 12.50 $.
Tu es encore l�, Baggs ?
Quoi...
On ne pourrait pas dire que c'est mon passe-temps.
C'est juste de la curiosit�.
Je pense que cela a commenc� au camp d'entra�nement...
quand on �tait 50 de coinc�s ensemble, nus sous la douche.
On ne peut pas s'emp�cher d'apercevoir une diff�rence.
Cinquante gars, � poils.
Certains gars sont b�tis diff�remment des autres, tu vois, Baggs.
Tu sais de quoi je parle ? Laisse-moi te donner un exemple.
C'est comme toi et moi. On est b�ti diff�remment.
- Pas vrai, Baggs ? Oui ? - Ouais.
Ouais. Bon, cela m'am�ne � parler de grandeur.
Ouais, j'avais un complexe de grandeur, Baggs.
Mais quand je suis all� au Japon et que j'ai vu les lutteurs Sumo.
J'ai r�alis� que la grandeur n'�tait pas tout.
C'est ton corps. Ton corps est un temple, Baggs.
Prends soin de ton corps, et ton corps prendra soin de toi.
Et je prends soin de mon corps.
Hol� ! Montre-moi ta carte d'identit�.
Je suis certain que tu peux voir par mon regard per�ant que je suis Scorpion.
- Par ton regard per�ant ? - Ouais.
Tu vois, nous, les Scorpions, sommes reconnus pour notre regard per�ant...
et notre libido extr�mement puissante.
Allez ! Vous bougez comme des �claireuses.
Colonne gauche ! Halte !
C'est trop gros. Enl�ves-en au moins comme �a.
Ils ne doivent pas �tre si gros. Enl�ves-en un gros quart.
- On se grouille, les gars. Allez ! - De la viande fra�che. Enfin !
Servez-vous des produits de nettoyage et lavez les fen�tres.
Les autres peuvent commencer � nettoyer les b�cosses. Grouillez-vous !
Vous �tes pas en permission. Allez !
Grouillez-vous. Vous l'avez entendu. Allez ! Que �a saute !
Ne me regarde pas comme �a. Qu'est-ce qui te prend ?
- Tu veux des probl�mes ? - Qu'est-ce qui te prend ?
Ils me font faire ce maudit travail durant le jour...
et la patrouille le soir... Deux fois, deux jours de suite.
- Ne bois pas �a. - Qu'est-ce qui te prend ?
Je vais te donner du vrai caf�. Mon m�lange sp�cial.
Tu vas rester ici longtemps ?
Je ne sais pas. Une semaine.
J'attends un nouveau navire.
T'es occup� � terre ?
Non, pas vraiment.
C'est un peu...
J'ai rencontr� une fille au bar.
Elle a des probl�mes.
Ouais ? Quel genre ?
H�, t'as d�j� rencontr� un gars nomm� Forshay ?
Il a le pr�nom d'une fille... Lynn. Lynn Forshay ?
- Lynn Forshay. - Ouais.
- Lynn Forshay. - Tu le connais ?
Non, je ne crois pas. Pourquoi ? C'est un ami � toi ?
- C'est un ami � toi ? - Il n'a pas d'amis.
- C'est un ami � toi ? - Il n'a pas d'amis.
H�, Stu ! Brian a �chapp� le g�teau d'anniversaire du vieux bonhomme.
Je ne pense pas pouvoir le r�cup�rer.
Jette ce maudit g�teau et refais-en un autre.
Un instant ! Si vous allez le jeter... Je pourrais l'avoir ?
Donne-le-lui. O� est ce maudit imb�cile ? Je vais le tuer !
C'est le deuxi�me g�teau... O� est-il ? O� est-il ?
- Joyeuse f�te, petit. - Tu es en retard de quatre mois.
- Ouais ? - Je savais pas que c'�tait l'Halloween.
Je vais le mettre dans la cuisine.
Mets la bo�te l�-bas.
Allez.
Il y a eu un petit accident.
Tu peux enlever le gla�age.
Merci pour le g�teau, Baggs.
�a va, mon gars. �a me fait plaisir.
Je ne me tiens pas avec les policiers.
Je ne suis pas policier.
�coute...
tu veux patrouiller avec moi ?
Je voulais juste te le demander.
Salut, Baggs.
Salut, petit.
J'ai expliqu� tout �a � un gars avec qui j'ai pris une douche � la base de Philly.
Tout le monde le regardait, pas juste moi.
Il s'appelait Frank "La mule" Wilcox. Tu le connais peut-�tre...
Pourquoi t'as besoin de moi ?
Pour commencer, je r�ve d'une conversation intelligente. Viens.
L'intelligence. Je suis content que tu en parles, Baggs.
- Qui c'est ? - Vas-y.
Enfin bref, l'intelligence.
Je pense que la "prouresse" mentale et la "prouresse" physique ne font qu'une.
- Tu comprends ? - Non.
Qui veux se marier ? Pas moi.
Je m'amuse trop.
Je les baise, je les quitte. Je les embrasse, et elles me manquent. Voil� !
C'est pas que je m'oppose au mariage.
Je me suis presque mari� une fois, mais les choses n'ont pas march�.
J'�tais trop homme pour elle.
Tu sais, Baggs, j'avais un app�tit sexuel trop f�roce.
C'est probablement � cause de la vitamine E, Baggs.
Un gars de ton �ge... �a t'aiderait d'en prendre aussi.
Que veux-tu dire, un gars de mon �ge ?
Contrairement � toi, Baggs, j'ai pas particip� � la Grande Guerre.
Tu sais ? La deuxi�me.
Jusqu'� ce jour, quand je vois une photo de Pearl Harbor...
Je vire un peu fou en dedans.
Cette guerre s'est produite parce que les gens n'�taient pas pr�ts.
Mais je suis pr�t. Je suis dans la meilleure forme physique possible...
Alcott, tu veux bien te la fermer un peu ?
Prends le temps de respirer.
- Tu es fatigu�, Dougie ? - Pas moi. Je ne suis jamais fatigu�.
Viens ici.
Allez. Assieds-toi ici un moment, d'accord ?
Repose-toi un peu.
D'accord ? On va prendre une marche. On ne sera pas long.
Reste l�.
Qu'as-tu fait, mon enfant ?
Rien. Ce sont mes amis.
L'horaire du croiseur Greyhound sc�nique express...
est maintenant disponible pour l'embarquement sur l'aire de chargement...
pour Seattle, deux arr�ts de bateau seulement.
Faisant relais � Seattle...
Laisse-moi t'aider. Bon gar�on.
Voil�.
- Hostie ! - Quoi ?
- Que fais-tu ici ? - Allez.
Veux-tu bien partir ? Veux-tu bien arr�ter ? Tu vas le laisser tranquille ?
- La ferme. - Pourquoi ?
Le jeune dort. Alors, la ferme. Montre-moi ta carte d'identit�. Allez !
Chaque fois que je me retourne, tu fou tout...
- Vite ! Montre-la-moi. - J'en ai assez de tout �a.
- Tu m'as compris ? - Allez ! Habille-toi.
- Laisse-le tranquille. Tu lui fais mal ! - Prends tes v�tements !
- Donnez-moi une chance, bon sang ! - Pas si fort !
- Tu lui fais mal ! - Vous m'enfoncez les poumons !
- Dehors. Dehors ! - D'accord. D'accord. J�sus.
Qu'est-ce qui se passe ?
Rien. Je m'en occupe. Rendors-toi.
- Allez. - Vous �tes fou !
Ne remets plus les pieds ici !
Sors de ma chambre.
Sors de chez moi ! Sors de ma vie !
D'accord !
D�sol�, petit.
Les patrouilleurs sont de retour.
Beaucoup de gens pensent que l'astrologie c'est des niaiseries...
mais dans mon cas, mon signe me d�crit parfaitement.
- Salut. - �a va ?
- Baggs. - Forshay.
Quoi ? H�, attention !
- Dehors ! Dehors ! - Qu'est-ce qui se passe ? Arr�tez-les.
H�, Baggs ! Laisse-moi m'habiller, Baggs !
- Taisez-vous ! - Non, Baggs !
Ce maudit vaurien �tait le commandant de camp d'entra�nement. L'imb�cile.
On veut tous tuer notre commandant. On ne le fait pas, par contre.
Je ne l'ai pas fait.
�'a en prendrait plus qu'un trou d'cul comme Baggs pour me tuer.
- Je vais m'occuper de ton trou d'cul ! - H� !
�coute, le vieux se fait mettre dehors, tu comprends ?
Il prend �a durement.
Aie un peu de sympathie pour le vieux b�tard.
- Ils le mettent dehors ? - Ouais.
Allez, les gars. Allez. Serrez-vous la main et soyez amis.
On ne me forcera pas � le faire.
Je viens chier, et je me retrouve sur le dos, saignant de la bouche.
Serrez-vous la main, sinon je vous case au trou tous les deux.
Allez.
D'accord.
Fais pas l'idiot, d'accord ?
- Vous vous souvenez du matin de No�l ? - Lequel ?
Lequel ? Celui o� vous m'avez mis de garde aux poubelles.
Ouais. Je m'en souviens vaguement.
Il faisait 15 au-dessous de z�ro. Si je me souviens bien.
Le vent provenait du lac. Vous vous souvenez de ce vent froid ?
- Ouais. - Vous m'y avez laiss� pendant six heures.
- Six. - Ouais.
- J'ai piss� dans mes culottes. - �a aide � garder au chaud.
Ouais. La pisse a gel� le long de ma jambe.
Ouais. Le long de ma jambe.
J'ai d�pos� mon fusil et j'ai saut� dans la poubelle.
Eh bien, bon d�barra pour les ordures.
Vous m'avez fait emmener aux baraques et jeter dans une douche froide.
La propret� du corps s'apparente � celle de l'�me.
- Je faisais une pneumonie le lendemain. - Pas vrai !
Une pneumonie.
- Oh, mon Dieu. - Oh, mon Dieu.
Je n'ai jamais autant ha� quelqu'un de ma vie.
Merci, Baggs.
- Merci ? - �coute. �coute.
Tu veux du vin ? J'ai quelques bouteilles dans mon casier.
Ouais ? Viens.
Que voulais-tu que je fasse...
te chanter une berceuse en te bordant le soir ?
Je devais transformer des gar�ons en hommes.
�a endurcit un gars, �a.
Il faut passer au crible pour obtenir un tel poste.
C'est un char de merde.
Vous aimiez nous voir souffrir. Je le sais bien.
Je dois admettre que c'�tait pas de longues heures pour une paye minable.
C'est exact.
C'est exact.
Vous �tes all� trop loin, une fois, non ? Et ils vous ont pinc�.
- C'�tait de la politique. - Ils vous ont eu. Racontez-moi tout.
Le petit idiot avait dit qu'il ne savait pas nager.
Je l'ai gu�ri de �a, en criant lapin.
Je l'ai jet� dans la piscine, et j'ai dit...
"Nage ou noie-toi, esp�ce de p'tite queue !"
Il ne s'est pas noy�, alors ?
Non, mais il a dit � son p�re qu'il avait pass� pr�s.
Il se trouve que son p�re avait �t�...
un candidat rejet� pour le poste de gouverneur du Delaware.
Un candidat rejet�.
Pour le Delaware.
Ils m'ont vraiment lav�, malgr� leur avoir donn� mes meilleures ann�es.
Je suis sur le point de devenir ce que ma m�re a toujours �t�...
et c'est une raison pour laquelle je ne l'ai jamais aim�.
- Quoi ? - Un civil sans pension.
Tu as une femme ?
Des enfants ?
Moi non plus.
Lance, lance, lance !
J'arrive, les gars. Lance-le ! Lance-le !
D'accord. Allez.
Allez. Pas bon. Pas bon ! Pas bon !
On y va. On y va.
- Ici, mon gars ! - Beau tir. Super !
- Bien jou�, hein ? - Il a eu de la chance.
Non, c'est de l'habilet�.
- Il pourrait pas le refaire. - Bien s�r que si.
Comment tu sais tout sur tout, comme un maudit entra�neur ?
- H�, attention au langage. - Va pr�cher ailleurs, padre.
Allez. C'est beau. Allez.
� moi. Allez. Allez.
- Allez ! - Lance, lance, lance ! Super !
Pour un jeune de 11 ans, tu peux faire pas mal chier.
Super !
Allez. Donnez le ballon, bonhomme ! On joue une partie.
- D'accord, d'accord. - Donnez-nous-le, bonhomme !
Faites vite.
�coute, il y a un film de John Wayne au centre-ville que je voudrais voir.
Tu veux venir ?
- John Wayne ? - Ouais.
T'es tellement idiot que tu me rends malade, le blanc.
Je commence � bien t'aimer aussi, petit.
Allez.
- Quatre, et cinq dollars. - Merci.
- Tu veux des bonbons ? - Non.
- T'es certain ? - J'ai dit non.
Oh, oui. J'avais oubli�.
�coute.
- Je veux r�parer tes dents. - T'es dentiste ?
Viens.
Gauche. Gauche. Droite, gauche.
Smith, plus vite ! Allez.
Je peux transporter mon sac.
Je le transporte depuis avant ta naissance.
- D'accord. - Je reviens tout de suite.
D'accord.
O� tu vas aller, chez toi ?
C'est ici, chez moi.
Laisse-moi te donner un conseil, d'un vieux rat � un autre.
Au diable avec les conseils !
Attendez ! H� !
RESPONSABLE DE LA PAIE
Anderson : 48 $.
- Suivant ? - Arnold.
Arnold : 72 $.
- Suivant ? - Baggs.
- Je n'ai pas de Baggs ici. - Vous �tes certain ?
Je devrais y �tre. Je suis de passage ici.
V�rifiez au bureau principal. Vous n'�tes pas sur ma liste.
- Que suis-je sup... - Sortez.
- Que suis-je cens� faire ? - Sortez !
110.
- Eh bien ? - On va le retrouver un jour.
Il a d� �tre mal class�, c'est tout.
Que voulez-vous dire "mal class�," c'est tout ?
- Vous devez le retrouver. - Pardon, matelot ?
Sans mon dossier, je ne peux pas me faire payer.
Monsieur.
Je ne peux pas me faire payer, Monsieur.
Vous �tes mis sur glace pour le moment, Baggs.
Ni paie, ni travail jusqu'� ce qu'on retrouve votre dossier.
- Jusqu'� ce que vous le trouviez. - On va le trouver !
Sinon, il faudra le reb�tir � partir des microfiches de Washington.
�a va prendre des semaines, des mois. Comment vais-je vivre, Monsieur ?
Essayez l'aide navale.
Ce si�ge est occup� ?
Tu veux une bi�re ?
Toujours.
Une de plus.
Il para�t que t'as emmen� Doug voir un film.
Ouais.
C'est dr�le ce que les gens font.
Tu grattes les fonds de tiroirs, on dirait, Johnny.
Ouais.
Ils ont perdu mon dossier de paie.
Je suis d�sol�e.
- Va baiser. - Pr�t quand tu le seras.
Je ne veux pas rendre ta main jalouse.
H�, ma douce. Tu as pris un peu de poids on dirait.
- T'as aval� une graine de citrouille ? - �coute, p'tit morpion.
C'est mon banc, ma bi�re, pis ma blonde.
- Alors, sacre ton camp. - D'accord.
- Maintenant. - D'accord. Ne vous �nervez pas !
Mon dieu.
Tu travailles vite.
On s'embrasse d�j� sur la bouche.
Je peux te poser une question personnelle ?
Bien s�r.
Qu'elle est ta religion ?
Ma religion ?
Pourquoi ?
Je veux savoir.
Eh bien, je dirais...
un baptiste de sous-sol.
Un baptiste de sous-sol.
- Un quoi ? - Un baptiste de sous-sol.
Quoi ?
Tu vois, mon...
Mon p�re �tait concierge d'une �glise.
Le dimanche...
je...
l'aidais � faire fonctionner la fournaise.
Ouais.
C'�tait un bon gars.
Il jouait de la mandoline.
Il est religieux, oui ?
Il l'�tait, oui.
Il est d�c�d� quand j'avais 12 ans.
Et...
quand j'avais 16 ans, ma m�re s'est remari�e.
Tu aurais d� voir le con qu'elle a �pous�.
Un vrai con.
Il dormait avec ses bas.
Et quand j'ai eu l'�ge, je me suis enr�l�.
�coute. Ce que je veux savoir c'est...
as-tu beaucoup de r�gles que tu dois suivre ?
Fait pas si, fait pas �a. Des choses du genre ?
Juste quelques-unes, je dirais.
Ouais ? Comme quoi ?
Eh bien...
je n'utilise pas de jurons, par exemple.
Quoi d'autre ?
Quoi d'autre ?
Je n'aime pas mentir.
- Pourquoi pas ? - Pourquoi pas ?
C'est pas correct, c'est tout. C'est pas correct.
Sais-tu o� je serais si je n'avais jamais menti ?
- J�sus Christ, Baggs. - Prends garde � ton langage.
Tu vois ? Hein ?
Je ne pourrai pas parler en ta compagnie.
Quoi d'autre, Saint John ?
Il doit y en avoir une bonne. Quoi d'autre ?
Je ne te frapperai jamais.
C'est certain.
- Ah, non ? - Non, Madame. Jamais.
Tu en es s�r ?
- Qu'est-ce que c'est ? - Un souvenir.
N'en fais pas plus que tu ne peux endurer, mon beau.
Arr�te. On dirait une putain qui parle.
Je t'aime bien.
Mais on n'est pas en position de sortir ensemble exclusivement.
J'ai des probl�mes...
et �a va rendre les choses plus difficiles pour moi plus tard.
Peu importe ce que c'est, je m'en occuperai.
Je crois que tu devrais partir.
Si c'est ce que tu veux.
Je te verrai demain.
Je ne viendrai peut-�tre pas demain.
D'accord. Je te verrai quand tu seras l�.
Je serai l� demain.
Je n'y serai peut-�tre pas.
Je te verrai quand tu seras l�.
Je serai l�.
Qui veut perdre son temps avec ces conneries ?
Je crois savoir ce qu'il voudrait voir.
On se rencontre dans la caf�t�ria dans environ 10 minutes ?
Viens. Je vais te montrer quelque chose.
Juste ici.
Qu'est-ce que t'en penses, hein ? C'est le radar.
Super, hein ?
Regarde tout �a, l�. �a, c'est un tachym�tre... Les r�volutions par minute.
�a, c'est le gouvernail. �a, c'est la barre.
Ouais. Le compas.
- Whoa ! - La roue. Qu'est-ce que tu dis de �a ?
On s'entend � peine !
Ravi que tu n'aies pas faim. Qu'est-ce que tu fais ?
Quoi ?
Enl�ve ta manche de l�.
Bon sang.
- On ne peut pas le sortir. - On peut, mais pas loin.
- Je m'en vais. - Tu vas o� ?
- Voir Sam. �a te d�range ? - Ne rentre pas trop tard.
Je vais te dire un truc... Il aime bien manger !
Quand il avait deux ans, je l'emmenais sur la rue Rampart.
Il y avait un sp�cial les mercredis.
Crevettes � volont� pour 1.95 $.
Il avait deux ans. Il adorait les crevettes.
Voyons voir combien de crevettes on nous donne ici pour 1.95 $.
C'est toujours mieux l� o� on a �t� que l� o� on est.
C'est vraiment mieux en Nouvelle-Orl�ans.
Un coup de t�l�phone co�te cinq sous.
Je m'en fiche.
Tu es la seule personne � qui je veux parler.
Il y avait une grille en fer forg� devant notre maison.
Il fallait une cl� sp�ciale pour entrer.
Tu veux bien me passer la cl� anglaise ?
- Tiens. - Non, non, non.
C'est le truc chrom�. Avec une petite...
Bien jou�.
Tu comprends...
la nuit, tu n'entends pas la musique, tu la sens.
Tu pouvais mettre ta main sur la fen�tre et sentir la musique.
- C'est tr�s agr�able, Johnny. - Ouais ?
Je vais peut-�tre acheter une voiture.
- C'est qui ? - Je ne sais pas. J'y vais.
- Cache-toi ! - Quoi ?
- Sous le lit. Cache-toi. - Pourquoi ?
C'est ma putain de travailleuse sociale.
Pas de gros mots. Je ne savais pas que tu voyais une travailleuse sociale.
Mademoiselle Watkins, quelle surprise.
Mon fr�re de la Nouvelle-Orl�ans.
Comment allez-vous ? Je ne suis pas vraiment son fr�re.
Sacr�e fa�on de perdre son temps.
On ne peut pas trouver un petit ami � Mlle Watkins, Johnny ?
Je n'aime pas faire �a, pas plus que les contribuables qui payent leurs imp�ts.
O� est Douglas ?
- Il va bien. Dis-lui. - Il va bien.
Il y a du vin dans le r�frig�rateur. Et pas de lait.
�coutez, Doug hait le lait. Le vin est � lui. Il l'a apport�.
J'esp�re que vous n'avez pas abus� de vos coupons alimentaires.
Vous voulez que je vous dise o� vous mettre vos coupons alimentaires ?
- Je ne pense pas qu'elle... - Je vais lui dire !
Le rasoir m'appartient. Il faut bien que je me rase les jambes, non ?
Et vous les enduisez d'Aqua Velva aussi ?
Et alors ? Qu'est-ce que �a change ?
Vous agissez en tant que tel ?
- Madame ? - Vous agissez en tant que mari ?
- Je n'ai pas bien compris. - C'est un gar�on, je sais.
Pour l'amour de Dieu, je ne peux pas voir un gar�on ?
Contribuez-vous au bien-�tre de cette famille ?
On a perdu mon dossier. Je n'ai pas un sou.
- Elle vous donne de l'argent ? - Tu n'as pas � lui r�pondre.
- �tes-vous le p�re de son enfant ? - Madame ?
- �tes-vous le p�re de son enfant ? - Est-ce que j'ai l'air d'�tre le p�re ?
Je parle de celui qu'elle porte en ce moment.
Merci beaucoup, Mlle Watkins. Vous �tes une soie.
Tu vas avoir un autre enfant ?
C'�tait avant de t'avoir rencontr�, Johnny.
Comment pouvais-je savoir qu'on se rencontrerait ? Comment ?
- De quelle couleur sera celui-ci ? - Mauve !
D'accord ?
J'ai essay� de te le dire.
T'allais attendre que le b�tard soit n� pour me le dire ?
Je suis heureuse que tu ne sois pas le p�re.
Tu l'insultes avant m�me qu'il ne soit n� !
Bon, depuis combien de temps vivez-vous ici en tant que mari ?
Je suis un marin de passage et c'est le seul maudit r�le que j'assume.
- Dis au revoir � Doug. - Salaud !
C'est toi le vrai salaud ! Toi !
Je ne te l'ai pas dit parce que je savais que tu ferais �a !
Tu te fiches de moi et tu te fiches de mon enfant !
Tout ce qui t'importe c'est de baiser gratis !
Tu n'es qu'un putain de marin...
et je te hais !
Je hais tous les marins.
Il y a beaucoup de femmes sur la c�te Est.
Dans le Maine, le New Hampshire...
le Vermont...
dans le...
Connecticut...
le New Jersey.
Ce qui nous m�ne � ma ville. J'habitais � Atlantic City.
On avait l'habitude de se cacher sous la promenade...
pour regarder sous les jupes des filles.
Tu en as d�j� vu sans petites culottes ?
Non.
Magnifique.
Ouais. Normal, non ?
- �a fera 3 200 $. - 3 200 $.
- Oui. - 3 200 $ ?
Je suis imbattable � ce jeu. Parce que je suis d'Atlantic City.
Je ne les ai pas. Je suis � sec.
Baggs, tu es le roi Midas � l'envers.
- Il y a des gens comme �a. - Comment �a ?
Rien de personnel, mais tout ce que tu touches tourne mal.
Tu n'iras jamais nulle part en affaires en �tant aussi sensible.
Ne sois pas timide, petit !
Tu vas voir des choses que tu n'as jamais vues de ta vie !
Entrez, les petits. Le spectacle commence dans cinq minutes !
Voyez cette mer de v�nust� f�minine venue directement de Paris, en France.
Approchez, les petits. Allez. Le spectacle va commencer.
Elle n'a pas de haut ! Elle n'a pas de bas ! Elle n'a pas de honte !
Pas de frais d'entr�es, pas de minimum ! Entrez, les petits !
Vous n'aurez jamais rien vu de tel ! Elle est magnifique !
H�, Mike ! Fais un prix � ces deux-l� !
Montez, les petits. Vous allez bien vous amuser.
Forshay.
Baggs. Salut, Baggs !
Tu aimes mon uniforme, Baggs ?
Chassez le naturel, il revient au galop.
Allons dans mon bureau. On va pouvoir discuter.
Le spectacle commence !
Faut les exciter.
- T'as pas l'air bien, Baggs. Assis-toi. - Regarde-toi.
Je ne vais pas si mal.
Tu peux le croire ?
Comment t'aimerais sauter l�-dessus, Baggs ?
H�, t�te de linotte, qu'est-ce que tu fais ici ?
- Ta place est l�-haut. Compris ? - Oui, Monsieur.
- Plus vite que �a ! Allez ! Chop-chop ! - Oui, Monsieur. Tout de suite.
- Qui est cet imb�cile ? - Un ami.
Ami ou pas ami, emm�ne-le en haut et fais-le payer !
Tout de suite, Monsieur.
� la tienne, le brid�.
- Il me fait travailler comme un n�gre. - Pas de gros mots.
T'as pas l'air bien, Baggs. Qu'est-ce qui se passe ?
Rien n'est aussi facile qu'avant.
Je n'appelle pas ce que je fais �tre au service de son pays.
Laisse-moi te montrer un truc.
C'est quand j'avais 17 ans.
Tu �tais mignon.
Tu as d�j� �t� amoureux, Forshay ?
Je vais te dire, Baggs, je ne crois pas.
C'est parce que je me trouve � �tre tr�s romantique.
Chaque fois que je rencontre une fille, j'attends le coup de tonnerre.
Je n'entends jamais le tonnerre, mais parfois j'attrape la chaude-pisse.
Le spectacle commence ! Le spectacle commence maintenant !
Venez voir Angela Poontang ! Et voil�, tout le monde.
Vite, � l'int�rieur. Le spectacle commence dans cinq minutes.
Vous entendez ? �a y est. Montez. Vous allez aimer.
Venez voir Laura et...
- Je vais parler au gar�on. - Bien s�r.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Rien.
- Pas exactement. - Qu'est-ce que tu veux dire ?
Ils ont coup� notre aide social.
Pourquoi ?
Ils ont dit qu'un homme agissait en tant que mari.
Toi.
Ce n'est pas bon pour le b�b� si elle boit.
J'imagine que non.
Elle ne se d�brouille pas aussi bien quand tu n'es pas l�.
Moi non plus.
Alors, relaxe, mon vieux. C'est arriv� avant toi.
Et puis, je ne peux pas me d�brouiller seul. J'ai 11 ans. Tu te souviens ?
Ne lui dis pas que je suis pass�.
Je ne lui dirai pas.
Salut, mon grand.
- Quoi ? - Elle est malade.
- Qu'est-ce qu'elle a ? - L'alcool.
Johnny ?
T'es en mauvais �tat.
Juste un mal de ventre.
Je reviens tout de suite.
- T'as du jus de tomates ? - On a du V-8.
- Ouvre-le pour moi, d'accord, chef ? - Ouvre-le toi-m�me.
Du citron. T'as du citron ?
- Du vinaigre. - Du vinaigre.
Pourquoi pas ?
Maintenant, on a besoin d'un compl�ment.
Pas besoin qu'il soit frais et je suis s�r qu'il ne l'est pas.
- Une pinc�e de �a. - Qu'est-ce que tu veux faire, la tuer ?
�a devrait le faire.
D�licieux. Qui a concoct� �a ?
- Lui. - Lui.
Ce que je ne bois pas pourra toujours servir � exterminer les cafards.
Eh bien...
au moins, maintenant, tu as l'air un peu plus en vie.
Je parie que tu dis �a � toutes les filles.
Je dois aller voir un ami.
J'aime bien ce petit.
Ouais.
Il est tr�s soupe au lait.
Comment �a ?
C'est son genre.
Qui est son p�re ?
Un gars que j'ai rencontr� en Nouvelle-Orl�ans.
Tu l'as mari� ?
Non.
Pourquoi pas ?
Il n'�tait pas aimable.
Eh bien...
et moi ?
On joue � quoi, 20 Questions ?
Non, j'essaie juste de te faire dire un truc gentil pour changer.
Je suis heureuse que tu sois revenu.
- Mais �a ne va pas marcher. - �a va marcher.
Ce n'est pas possible.
Beaucoup de gens vont te parler de ce qui est possible ou pas.
Beaucoup.
Surtout quand on est une femme.
- Ne les �coute pas. - C'est ce que je fais.
Il n'y a que moi que tu devrais �couter.
Et pourquoi toi ?
Eh bien...
essaie, tu verras.
J'entends la mer.
Comment appellerais-tu le petit ?
- Eldridge. - Eldridge ?
Ouais. Il veut que le b�b� soit nomm� en l'honneur d'Eldridge Cleaver.
Arr�te. Je ne me suis pas encore d�cid�.
- Pourquoi t'as appel� Doug, Doug ? - Tu ne vas pas le croire.
Mais oui.
Je l'ai nomm� en l'honneur de Douglas MacArthur.
Quoi ?
�a me semblait �tre une bonne id�e � l'�poque.
Tu pourrais trouver un nom pour le b�b� ?
- Moi ? - Ouais. T'es mon chum, non ?
Stokely. Et si on l'appelait Stokely ?
ASSISTANCE DE LA MARI NE
CUISINE CECI N'EST PAS UN PASSAGE
Allez ! Pompe les jambes ! Pompe, pompe, pompe, pompe !
- Ouais ! - Bien jou� !
PR�TS SUR GAGE
Plus pour moi. Merci.
Non, c'�tait... Tr�s bon.
Et si je retournais dans les bars gagner un peu de foin ?
- Pas question. - Eh bien, de...
Je peux avoir du caf� chaud, s'il te pla�t ?
- Il y en a qui les aiment engross�es... - Je ne veux pas savoir.
Si tu veux travailler, parfait. Va travailler chez Woolworth.
Ils n'engagent pas les filles enceintes.
Ouais, eh bien...
Comment peux-tu savoir si tu n'essaies jamais ?
Qui t'a demand� ton avis ?
Je me creuse les m�ninges.
Je sais.
Ne t'inqui�te pas. Quelque chose va arriver.
Eh bien, je...
Je pense que j'ai trouv� la solution.
Pas de secrets entre nous. Qu'est-ce que c'est ?
Je me disais qu'on pourrait peut-�tre se marier.
J'aurai tout entendu.
L'avantage de...
Pardon... De ce plan c'est que...
toi et Doug pourriez profiter de ma couverture sociale.
Tu vois ?
Ta couverture sociale ?
L Is paieraient pour le b�b� et tout �a.
Je veux que tu saches que...
Je veux dire, �a ne serait pas sacr�. Je veux que tu le saches.
Je veux dire, une jolie fille pourrait passer et...
Quelque chose que je ne l'ai jamais vu auparavant et "bang"...Voil�.
Il faut que tu le saches, Doug.
C'est un truc que tu apprendras toi-m�me �ventuellement.
Ce que je veux dire...
- Tu sais, les hommes et le... - Je sais d�j�.
Ouais. J'en doute pas.
Eh bien, en v�rit�, le...
Le b�b� serait l�gitime.
C'est exact.
On pourrait l'appeler John Fils.
- J'aimerais �a. - Impossible. Je suis John Fils.
Il faudrait que ce soit John Baggs III.
- III. - III ?
- Oui, Madame. - C'est encore mieux.
Avec un nom comme John Baggs III, il aura un bon emploi.
Au premier p�pin...
Je veux dire, au premier...
Je voudrais me sentir libre d'aller ailleurs.
Si ce n'est pas le cas, alors rien ne sert d'en parler.
Je veux dire, �a ne sert � rien du tout.
Je ne pensais jamais qu'on en viendrait � �a.
Et d�s que je t'aurai procur� une carte d'identit�...
eh bien, on pourra faire soigner les dents de Doug.
Ce serait la premi�re chose � faire...
Soigner les dents de Doug.
T'as entendu, Doug ?
Et tu sais quoi encore ?
- Je veux aller au magasin de l'arm�e. - D'accord.
Je veux entrer, leur montrer ma carte et acheter des trucs.
Parfait.
Tu sais ce que je veux acheter ? Tu vas rire.
Non. Je ne rirai pas.
Je veux acheter du talc pour quand on sort du bain.
On se sent mieux quand on est sec et qu'on sent bon.
Parfait.
Du talc.
Des perdants. Tous les deux.
C'est la plus grosse niaiserie que j'ai jamais entendue !
D�sol�, Monsieur.
J�sus Christ, Baggs.
Vous savez, vous m'avez l'air d'un jeune homme...
Vous m'avez l'air d'un jeune homme intelligent.
- Vous avez votre dipl�me ? - Oui, Monsieur, certainement.
Eh bien, alors vous pouvez peut-�tre me dire...
Pourquoi est-ce qu'un gar�on comme vous, un dipl�m�...
a mari� une pute de bas �tage ?
- Monsieur, avec tout le respect... - Au diable votre respect.
Oui, Monsieur.
Qu'est-ce que vous allez dire maintenant ? Qu'elle n'est pas une pute de bas �tage ?
- Non, Monsieur, elle n'est pas... - J�sus Christ !
Ils devraient faire une �tude.
Ils devraient faire une �tude pour d�couvrir pourquoi tant...
de jeunes hommes intelligents finissent avec ces allumeuses...
ces buveuses de champagne, ces putes du centre-ville.
Elle est enceinte, Monsieur.
Il est de vous ?
Non, Monsieur.
Pardon. Non, Monsieur.
Eh bien, mon Dieu, qu'est-ce...
Vous voyez, Monsieur, tout ce que je veux c'est...
Une carte d'identit� pour elle et son fils...
pour qu'ils puissent profiter de ma couverture sociale.
La gar�on a la bouche pleine de dents pourries, Monsieur...
Baggs, vous n'�tes pas mari�, pas pour la marine.
Pour l'�tat de Washington et le reste du monde, je le suis.
Mais vous n'�tes pas dans l'�tat de Washington. Vous �tes dans la marine.
Vous ne pouvez pas vous marier sans en faire la demande.
- Eh bien, j'en ferai la demande. - Vous n'avez pas de dossier.
- Je ne peux pas faire de demande si... - Exact.
Baggs, vous n'�tes pas mari�.
Eh bien, ma femme va �tre navr�e de l'entendre.
BASE DE LA MARINE AM�RICAINE
Ne pleure pas, Maggie. Allez.
Je marie enfin un marin et �a ne me rapporte rien.
Rien !
Pourquoi tout le monde a toujours le poulet et moi, les plumes ?
Ce salaud.
Quoi ?
Te qualifierais-tu...
"d'allumeuse, de buveuse de champagne...
et de pute du centre-ville ?"
De la deuxi�me g�n�ration.
Je ne sais pas encore comment, mais tout ce que je peux te dire...
c'est que la troisi�me g�n�ration ne sera pas comme les deux premi�res.
Laisse-moi te le dire.
Je ne l'esp�re pas.
- Oh, Mlle Watkins. - Oui ?
Vous ne vous souvenez pas de moi.
Oh, oui. Vous �tes l'homme qui agit en tant que mari de Maggie Paul.
Non, Madame. Je n'agis en tant que rien.
C'est une affaire inhabituelle.
On peut avoir de l'aide ? Jusqu'� ce qu'on retrouve mon dossier.
Eh bien, je vais rouvrir le dossier de Maggie.
Je vais devoir v�rifier votre contrat de mariage, alors refaites un budget.
- D'accord. - Signez ici.
Je vais devoir v�rifier avec la marine au sujet de votre statut financier.
Je vais devoir v�rifier qu'ils ne vous envoient rien.
- �a va prendre quelques semaines. - �a va. J'ai l'habitude d'attendre.
- Je peux vous poser une question ? - Bien s�r.
Pourquoi avez-vous...
Pourquoi les avez-vous pris en charge ?
�a m'aide...
�a m'aide � me sentir bien.
Je veux dire, �a...
m'aide � me sentir mal...
mais �a m'aide � me sentir bien.
H�, l'ami. Pardon. Tu as l'heure, s'il te pla�t ?
- Ouais. Il est 21 h 15. - Merci.
H�, descends de l�.
Descends !
- Me voici. Qu'est-ce que tu veux ? - Je vais te dire ce que je veux.
Viens ici. �a, c'est stupide.
On va entrer ici et je veux que tu sois sage.
Sois naturel. T'entends ?
C'est la pire idiotie que j'ai jamais vue. Vraiment idiot !
- J'ai �pargn� 15 sous. - Tu t'es �pargn� un coup de pied au cul.
Qu'est-ce qui te prend ? T'es fou ?
H�, comment �a va ?
Pourquoi tu te comportes toujours comme une tapette ?
Tais-toi. Et fais comme si tu m'appartenais. Entre ici.
C'est un vrai bordel.
Tu es au c�ur de la pauvret�, Doc. Je te le garantis.
Tu ne te brosses jamais les dents, petit ?
- Quoi ? - Il dit qu'il saigne des gencives.
- Pas �tonnant. - Je ne le savais pas, Dougie.
Quoi ?
- Silence ! - Quoi ?
S'ils nous voient ici, on va �tre des marins royalement dans le p�trin.
- J'ai verrouill� la porte. - Le vieux a la cl�.
Doc, s'il te pla�t. Tu perds du temps.
Je ne suis pas dentiste. Je suis brancardier.
Oh, allez.
Je sais que t'observes les dentistes depuis... Combien de temps ?
- Trois ans ? - De gal�re.
Trois ans de gal�re.
Le petit peu que je t'ai vu faire sur le petit...
�a me semble incroyable, tes mains et tout �a.
Je veux dire...
je sais que tu sais tout ce qu'il faut savoir sur les soins dentaires.
Peut-�tre, mais c'est tout un d�fi.
Ouais.
Il ne sourit jamais, Doc.
Je vais faire ce que je peux.
Dieu te b�nisse. Vraiment, Doc.
Eh bien...
il ne faut pas s'attendre � des miracles.
Eh bien...
on y va.
Tu m�rites ta place au paradis aujourd'hui.
Oui, vraiment.
D'accord, petit, rince.
Voil�.
H�, �coutes, je... Je t'ai bien regard� faire.
Sans blague, c'est du travail brillant.
Tu n'es pas un dentiste, tu es un artiste. Voil� ce que je pense.
Eh bien, il reste encore beaucoup de travail.
On pourrait en arracher quelques-unes, d'autres pourraient avoir des couronnes.
Super ! On reviendra demain soir.
Non ! Un instant. Vous ne pouvez pas revenir demain soir.
Tu ne comprends pas. Je ne sais pas faire des trucs comme �a.
Trouve un livre et �tudie. Tu vas te d�brouiller. Vraiment.
Ouais... Non ! Tu ne comprends pas ! C'est un traitement de canal ! C'est compliqu� !
Comment tu te sens ?
Toujours endormi.
Tu n'as m�me pas pleur�.
Rien ne peut me faire pleurer.
Ouais. Encore quelques visites et t'auras le sourire de Sidney Poitier.
Maggie ?
Maggie, viens ici. J'ai une surprise pour toi.
Viens.
C'est ridicule en maudit.
H�, fais attention � ce que tu dis. Tu comprends ?
Assez c'est assez. Je suis s�rieux.
Je me sens ridicule.
Mag ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- Tu ne te sens pas bien ? - Je me sens cafardeuse.
J'ai une surprise pour que tu te sentes mieux.
- Quoi ? - Je vais te montrer.
- Qu'est-ce que c'est ? - Tu peux attendre une minute ?
Regarde-moi �a.
- C'est �a la surprise ? - Une minute.
- Mesdames et messieurs du jury... - J'ai l'impression d'�tre un d�bile.
Eh bien, attends. Premi�re pi�ce � conviction !
Qu'est-ce que tu penses de �a ?
- Alors ? - Montre-lui.
Oh, mon Dieu.
Qu'est-ce que c'est ?
- Je perds les eaux ! - Ce n'est que le septi�me mois.
- Je sais ! - On ne peut pas accoucher apr�s 7 mois.
- Il a raison ! - Je sais qu'il a raison.
Que se passe-t-il ? Qu'est-ce que je dois faire ?
Qu'est-ce qu'il doit faire ?
- Pr�pare mes affaires ! - Pr�pare ses affaires.
- Et appelle l'h�pital aussi ! - Appelle l'h�pital, Doug !
Ouais.
Qu'est-ce qu'on doit faire ?
On arr�te les bains chauds et le sexe.
Oh, Johnny.
Tu as de telles mani�res.
Je pense que je devrais vous examiner, ma ch�rie.
- Levez vos jambes, ma ch�re. - Certainement.
Oui, je pense qu'on va avoir de la compagnie.
La dilatation est � 8 cm et demi. Vous allez passer � la maternit�.
Eh bien, �a ne sera plus long.
- Oh, il peut venir avec moi ? - Quoi ?
Tu ne veux pas voir ton enfant venir au monde ?
- Ils le permettent ? - Parfois. Je vais voir avec le m�decin.
D'accord.
Je ne savais pas qu'ils le permettaient.
Peut-�tre qu'ils ne le permettent pas.
Il veut bien si vous voulez.
Je veux bien s'il le veut.
Eh bien, d'accord. D'accord.
- On l'emm�ne ? - Je ne savais pas qu'ils le permettaient.
Soulevez vos hanches.
Il s'en vient. Il s'en vient !
On retrouve les hommes les mieux habill�s ici.
Si vous vous sentez faible, partez. Si je vous dis de sortir, sortez.
- Sinon, appr�ciez. - Oui, Monsieur.
- Vous voyez ? - Oui, Monsieur.
Oh, mon Dieu !
Bien jou�. Poussez !
- Concentrez-vous. - D'accord.
D'accord, une autre fois.
- Et voil�. - Poussez !
- Bien. Bien. - Bien jou�.
- G�nial. - D'accord.
Descendez un peu plus.
Retenez votre souffle. Poussez.
- Bien jou�. - Travaillez avec... C'est bien.
Plus fort.
- Plus fort. - C'est bien.
Oh, mon Dieu.
- Allez. Encore. Voil�. Aidez-moi. - D'accord.
Poussez !
- C'est un gar�on. - Un gar�on !
Oh, un gar�on. Un joli petit gar�on.
J'ai faim.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Le masque doit �tre � l'envers ou quelque chose comme �a.
Souviens-toi, si quelqu'un nous arr�te, tu as 13 ans. Compris ? Treize ans ?
De quelle couleur est-il ?
Tu ne le croiras pas. Il est sorti bleu, rose, noir, blanc, tout m�lang�.
Bien s�r, il ne restera pas comme �a.
Quand ils lui donneront un bain, il retrouvera sa couleur naturelle.
- Qui est ? - Comme nous. Allez.
C'est un blanc, n'est-ce pas ?
Ouais, j'en ai bien peur.
Merde. J'imagine que c'est pas de sa faute.
H�. Comment va la maman ?
Alors ?
Il est tr�s petit, Johnny.
Il va grandir.
On ne va pas pouvoir le ramener avec nous.
Pas avant une bonne semaine.
Je pense qu'il est malade.
J'aurais d� prendre soin de moi.
H�, Maggie, ce n'est pas de ta faute.
Je veux dire, �a va.
Tu sais ce qui est arriv� ce matin ? Une chose �trange.
Je suis all� le voir et je devais r�ver...
parce que j'ai cru l'entendre me dire, "Je peux ravoir mon ancienne chambre ?"
- Son ancienne chambre ? - Ouais.
�a te fait de dr�les de trucs d'avoir un b�b�.
Il y a vingt-quatre heures, il n'existait pas...
et maintenant, je me jetterais sous un train pour lui.
Il n'est m�me pas de toi.
Peu importe.
Mais il l'est quand m�me, parce que tu l'as dit.
C'est exact.
Tout va bien se passer. Les b�b�s apportent la chance.
Ouais, eh bien, on en a besoin.
Quoi ?
Je t'aime, Maggie.
Je le jure devant Dieu.
Je t'aime.
Je t'aime, moi aussi.
�a semble injuste de venir � l'h�pital pour accoucher...
et de repartir les mains vides.
�a ne sera pas long. Juste cinq ou six jours.
Au revoir, John III.
Au revoir.
- On va venir le voir demain ? - Bien s�r.
�a va �tre parfait. �a va nous donner une chance de nous pr�parer.
� bient�t, petit.
Et voil�.
Tape ici, Baggs.
Un petit quelque chose pour le b�b�.
- Sans blague ! - Dis-lui que c'est de l'oncle Forshay.
C'est vrai ? Tiens.
H�, c'est tr�s gentil de ta part. Sans blague.
C'est quelque chose.
- Il est second-ma�tre, comme nous. - C'est mignon.
Je vais te dire, c'est tout un enfant. Tout un enfant.
Un peu maigrichon, mais tout un enfant.
Des gar�ons, Baggs.
Il faut avoir des gar�ons. Ou sinon, qu'est-ce que t'as ?
Eh bien...
on a des filles.
Rien de mal l�-dedans.
Il faut avoir quelque chose, maudit.
Pas de gros mots, s'il te pla�t.
D�sol�.
Eh bien, j'en ai un.
J'ai un gar�on.
C'�tait l'h�pital.
Viens. Viens, ch�rie.
J'y vais avec vous.
Maggie, ne te bl�me pas.
Johnny.
Je suis navr�. Terriblement navr�.
Vous devriez peut-�tre vous reposer.
Attention.
- Laissez-la ! Laissez-la... - H� ! �a va.
Retenez-le.
�a va ?
�a va aller ?
Ouais, �a va.
- D'accord. Bon, l�chez-le. - �a va.
- Allez. - D'accord, d'accord.
Je suis heureuse qu'il se soit tir�.
S'il faut mourir de toute fa�on...
aussi bien que ce soit dans la premi�re semaine.
Aussi bien ne jamais na�tre.
Tais-toi, Maggie, s'il te pla�t.
Je devrais faire adopter Doug.
Arr�te de dire des b�tises.
Il a besoin d'un foyer.
Il a un foyer.
Tout �a...
me rend malade.
Je suis tellement...
fatigu�e.
Enl�ve tout �a et reste � la maison.
S'il te pla�t ?
Il faut que je sorte d'ici ou je vais mourir, c'est s�r.
Une minute. �coute, j'ai pens� � tout.
Je vais invoquer la clause de sauvegarde.
- D�s qu'on a retrouv� mon dossier... - Oh, merde.
C'est l� que tout a commenc�.
J'�cris � un s�nateur, un s�nateur am�ricain.
J'ai obtenu son nom � l'H�tel de Ville. Je vais tout lui raconter.
�a devrait bien le faire rire.
�coute �a.
"Je ne fais que demander mon d�."
- On peut dire �a ? - Tu peux dire ce tu veux.
Maggie, �a va marcher, ch�rie.
On va d�m�nager en Nouvelle-Orl�ans, dans une maison. Fais-moi confiance.
Te faire confiance ? Toi ?
�pargne-moi tes r�ves � la gomme !
S'il te pla�t !
Bon sang !
Il faut tenir bon, Maggie, encore un peu plus longtemps.
On s'aime, Mag !
L'amour, c'est de la merde saupoudr�e de sucre !
Je peux jouer saoule ou sobre.
Tu veux voir la perfection ?
Tiens-toi l�.
D'accord. C'est parti.
Qu'est-ce que ce sera, Baggs ?
Rien.
Pr�pare-toi � jouer.
Pardon. D�sol�.
Deux fois � droite...
le 14 � gauche...
et le 14 et le 22 � droite.
2-3-0.
Je ne vois m�me pas mes doigts, et encore moins les num�ros.
Maudit.
H�, t'es r�veill� ?
T'es r�veill� ?
- Ouais. - Tu peux m'�clairer ?
Je ne vois rien.
Ouais.
Super.
Merci. H�, une minute.
- T'es Baggs, non ? - Ouais.
H�, t'es pas le gars qui n'a plus de dossier ?
C'est exact.
- Ils l'ont trouv� aujourd'hui. - C'est vrai ?
On d�m�nageait des meubles pour cirer le plancher...
et on a trouv� ton dossier derri�re un classeur.
Tu vas recevoir plus de mille dollars de paye qu'ils te doivent.
Mille dollars, hein ?
Ils t'ont aussi envoy� des ordres.
J'y �tais.
Je vais o� ?
� Lasalle !
On part le jour apr�s-demain pour la M�diterran�e ! La M�diterran�e !
Maggie, habille-toi ! On va au magasin de l'arm�e !
Toi aussi, petit. Ils ont trouv� mon dossier.
- Ouais. - Ouais ! Tu peux en �tre s�r, ouais.
Tu peux faire mieux ? Regarde-moi �a... 1 400 $.
Mille quatre cents. T'as d�j� vu �a ? Mille quatre cents ?
- Tu vas quelque part ? - � toi de me le dire.
Maggie ?
"Cher Johnny...
Doug est � toi. Je suis en route vers la Nouvelle-Orl�ans.
Une fois l�-bas, tout ira mieux et...
j'esp�re que tout se passera bien pour vous aussi.
Le gar�on avec lequel...
Le gar�on avec lequel je pars m'a dit...
Que je ne devrais pas �crire cette note...
mais je lui ai dit, 'Eh bien, je vais le faire quand m�me.'
Doug comprendra.
Il sera mieux avec toi de toute fa�on. Tendresse, Maggie."
Elle a toujours voulu aller en Nouvelle-Orl�ans.
Ouais. Ouais.
Eh bien, j'ai mes ordres et il faut qu'on appareille.
Je prends la mer demain matin � 8 h.
Je pense que je vais aller en Californie.
Faire du pouce, peut-�tre sauter sur un train de marchandises.
J'imagine que je devrais parler � Mlle Watkins.
Je dois te confier � quelqu'un.
N'essaye pas. Je te piquerai entre les c�tes.
�coute, Doug, tu peux �tre adopt� maintenant.
Les gens qui adoptent des enfants, ils ont beaucoup de foin. Plein.
T'aurais une...
T'aurais ta propre maison et des vrais parents...
pas juste un marin comme moi qui est toujours parti.
C'est ma vie. C'est ce que j'aime.
Tu aurais ta propre chambre et peut-�tre ton propre lit.
Tu irais camper l'�t�. Ce serait bien, non ?
Viens ici.
Viens.
Maudit.
Maudit.
H�, �coute.
Si je ne suis pas ici � 7 h demain matin, tu prends un taxi jusqu'au quai.
Au quai 5. Compris ? Si je ne suis pas ici � 7 h.
Tiens. Prends �a.
Ach�te-toi des hamburgers, de la cr�me glac�e ou je ne sais quoi.
Et sois au quai 5 si je ne suis pas ici � 7 h. T'as bien compris ?
N'oublie pas.
Pullingham, David R. Demande permission de monter � bord, commandant.
Permission accord�e.
- Nom ? - Pullingham, David R.
Wolfe, Towner. Demande permission de monter � bord, commandant.
Permission accord�e.
- Nom ? - Wolfe, Towner.
Monsieur, je cherche un marin... John Baggs.
Il est, comment vous dites... Un ma�tre d'�quipage.
D�barrasse, petit. On est occup�s.
Kuzmer, Lawrence A. Demande permission de monter � bord, comandant.
Permission accord�e.
- Nom ? - Kuzmer, Lawrence A.
- Vaquez. - Baggs, John, Jr.
Demande permission de monter � bord, commandant.
Permission accord�e.
- Nom ? - Baggs, John, Jr.
Vaquez.
- Allez. Allez. - Que se passe-t-il ?
On y va.
- T'aimes les crevettes ? - J'adore.
- Vraiment ? - Ouais.
On me dit qu'elles sont bonnes en Nouvelle-Orl�ans.
- Ouais. 1.95 $ pour un gros panier. - 1.95 $ ?
Ouais. Rue Rampart.
- T'as d�j� mang� tout un panier ? - Une fois.
Menteur !
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