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Nouveau record du monde, établi par Misha Averin !
Maman !
J'ai tenu 57 secondes !
Joli.
Au lit !
Pas au lit !
Il est tard. Misha !
Misha, c'est pas drôle.
Pas au lit !
Mikhaïl, attrape-le !
Pas au lit !
Viens là ! Au canapé !
Ça suffit.
Va faire un bisou à maman.
Elle est fatiguée.
Au lit !
Bonjour.
- C'est tout ce que j'ai. - Merci Sergueï, il sera touché.
Doucement !
C'est bon.
Je regrette, messieurs. Nous n'avons rien reçu de Moscou.
On est censés vivre de quoi ?
Si je le savais, j'en vivrais aussi.
Vous partez en mer, vous aurez une prime.
Qu'on nous versera pas.
Pavel !
Faut qu'on y aille, remonte !
Sergueï nous a donné 800.
- Elle a ajouté des trucs. - Quoi ?
Elle a ajouté des trucs !
S'il y a pas toute la liste, elle me tue.
4 caisses de vodka de plus,
5 de bière,
18 rouleaux de crépon, des ballons,
du champagne !
Merde !
Annule tout !
Ou épouse-moi.
Qui a notre fric ?
Quoi ?
- Qui a notre fric ? - Anton !
On n'a pas assez, loin de là.
Ça va aller.
Oleg !
- Moi, je m'épouserais. - Ta gueule.
Sérieux.
- Je serais l'épouse idéale. - Ta gueule !
Donne-moi la liste.
Voilà ce qu'il nous faut.
Et l'argent. Il en manque un peu.
Laissez tomber.
Vous aurez le solde dans une semaine ou deux, promis.
Faut payer cash.
Mon meilleur ami se marie.
Le débat est clos.
Vous êtes sérieux ?
A mort.
J'y crois pas.
Non, Mikhaïl.
Vous voyez ça ?
Alors ?
Une montre de sous-marinier.
Autre chose ?
Des chaussures ? Des vestes ?
Des sous-vêtements ?
Super.
Ça a l'air bien.
Elle sera contente.
On peut avoir de la vodka ?
Là, c'est ma montre qu'on boit.
On dîne tout de suite ou on attend ?
Elle est où, ta montre ?
C'est une longue histoire.
On est tous un peu nus.
- Elles sont où ? - On les a vendues.
Vendues ? Mais pourquoi ?
Pour ça et ça...
Et ça et ça !
Et tout le reste !
- Vraiment ? - On a tout acheté.
- Merci. - De rien !
- Oleg, qu'est-ce que tu as ? - Tu pleures ?
Regardez-le, il chiale !
- Il chiale ! - Mais non !
Ça va pas ? Arrête de chialer !
- Allons manger. - Oui, allons-y. Oleg !
Arrête, tu vas me faire pleurer.
Allez Oleg, c'est bon !
Pour ma femme, un verre.
C'est peut-être la désolation de cette terre qui nous rassemble,
mais clairement, on est unis.
Et ce soir, Pavel et Daria sont unis.
En tant que meilleur ami de Pavel...
Qui pleure maintenant ?
Tais-toi !
Moi ? J'ai rien dit.
En tant que meilleur ami de Pavel, je voudrais porter un toast.
A Pavel et Daria, et à leur demi-douzaine d'enfants
qui prendront soin de tonton Anton, quand je serai vieux.
Moi, je lève mon verre à Daria.
Ma douce Tania en témoignera,
la vie d'une épouse de marin n'est pas facile.
La vie ici, dans la flotte du Nord,
est encore plus dure.
Alors imaginez être mariée à Pavel...
par-dessus le marché.
Imaginez le supplice !
Mais on s'en accommode.
Et quand tout va mal,
qu'est-ce qu'on fait ?
La bande de marins, la bande de marins
Voici mon coeur et voici ma main
C'est clair, c'est clair
Il est temps de reprendre un verre...
Un baiser !
Un, deux,
trois, quatre,
cinq, six...
Vingt !
Je peux m'asseoir tout seul.
- T'es mon meilleur ami. - Je sais.
Où est ta femme ?
Félicitations ! Dix ans de bonheur !
C'est vingt, pas dix !
Viens avec moi.
Qu'est-ce que tu fais ?
Tu veux aller à côté ?
Arrête.
Tu le sens ?
Oui.
Dors bien, mon amour.
Dors bien, mon éternelle.
Bonjour, chef !
Bonjour !
Prêt à aller à la pêche ?
Chef, vous passez quoi à la télé ?
Des trucs qui rigolent pas.
Attends.
Doucement.
- C'est bon. - On a réussi.
- Ils l'ont démarré ? - Je sais pas.
Alekseï, qu'est-ce qui se passe ?
- Faut faire du sport. - Tais-toi.
- Alekseï, ça va ? - Super.
On y était, à Moscou.
Tu entends ? Non, laisse !
Laisse la musique.
J'adore !
Pavel !
Toujours marié après 24 heures ?
Jusqu'ici tout va bien.
T'as du pot qu'elle soit cool.
Alors, c'est la fameuse Fat Girl ?
Elle transpire.
Elle est en colère ?
130 degrés. Ça reste dans les normes.
Pas en colère, mais agacée.
Réacteur aux trois-quarts de sa puissance maximum.
Température et pression normales.
Générateurs à turbine parés à bâbord et tribord.
Moteurs principaux parés.
Equipe de propulsion prête.
Vérification des postes au port ?
Parés et transmis aux manoeuvres.
Surveillez le système hydraulique arrière.
- Vérification des instruments ? - Faite.
- Le Kursk s'en va ! - Vite !
Attendez-moi !
Ils s'en vont !
Ne traînez pas !
Le premier arrivé ! Vite !
Attendez-moi !
Au revoir !
Au revoir, papa !
Il arrive.
Attention.
L'amiral est sur le pont !
Repos.
Café.
Synchronisez les frégates. Cap nord 16,5.
A vos ordres.
Je dois tout faire moi-même ?
Non, amiral.
Quel spectacle grandiose !
Il y a 20 ans, pour le même exercice,
nous avions trois fois plus de navires.
Aujourd'hui, on les laisse rouiller en cale sèche.
On désosse nos sous-marins pour en récupérer les pièces.
Vous vous rappelez le Koutousov ?
Mon premier commandement.
Il a été délesté de ses missiles
et achemine désormais viande et légumes à la base de Poliarny.
Si les Américains nous attaquent,
le Koutousov pourra leur balancer des choux.
C'est tout de même impressionnant.
C'est un message retentissant à nos ennemis.
Reste à déterminer qui sont nos ennemis.
Contre-amiral Russell.
Officier général affecté aux sous-marins.
Merci.
Alors, cet exercice russe ?
57 navires de surface et 3 sous-marins détectés.
Un Oscar-II, le Kursk, a quitté Vidiaïevo à 07h20.
Acoustique ?
Silence et invisibilité.
Un Oscar !
Heureusement, ils n'ont plus les moyens d'en bâtir.
Les Typhoon, on les entendait, ça évitait les collisions.
Dans le temps, les Russes en faisaient un par an, vous imaginez ?
Bonjour.
- L'amiral Gruzinsky en est ? - A la manoeuvre.
Vous vous connaissez, n'est-ce pas ?
On s'est rencontrés. On a pêché ensemble.
Et bu.
Trop, en ce qui me concerne.
Alors, amiral Gruzinsky.
Qu'est-ce que vous nous réservez ?
Officier chef du quart, plongez à 28 m.
085 à tribord.
Une fois l'allure stabilisée, passez à 20 noeuds.
28 m, 085, 20 noeuds.
Armement ?
24 missiles SS-16, 21 torpilles L-55
et une torpille d'entraînement HP.
La Fat Girl ?
- Situation ? - Stable.
Je déteste les HP. Bon marché et dangereuses.
135.
J'ai plus de montre.
J'ai hâte de m'en débarrasser.
Garde à vous !
Repos.
L'exercice comportera trois étapes.
Tir du missile d'entraînement.
Tir de la torpille d'entraînement.
Retour à la base sans être détectés.
Etat des réacteurs ?
Les deux réacteurs sont parés.
L'armement ?
La torpille d'entraînement est stable,
mais sa température interne est légèrement élevée,
signe d'une fuite potentielle de peroxyde d'hydrogène.
C'est noté.
On s'en débarrassera dès que le tir sera autorisé.
- Autre chose ? - Non.
Au travail.
Tube dégagé.
Paré à charger.
La température fait un pic. 142 et ça grimpe.
Appel prioritaire, passez-moi le commandant.
Ici le commandant.
La torpille est en colère. 142 et ça continue à grimper.
148.
M'autorisez-vous à tirer avant la fenêtre de tir ?
Sommes-nous sous le seuil de tolérance ?
Oui, commandant.
La fenêtre de tir est dans 7 mn.
Nous ne sommes pas en position.
Autorisation refusée.
A vos ordres.
Il est procédurier.
152.
On n'a plus qu'à prier.
Je suis pas croyant.
Sécurisez le compartiment. Fermez les sas.
Fermez les vannes !
Sécurisez la cloison avant.
Fermez les portes et les vannes.
PC, ici compartiment 7, répondez !
- Pourquoi ça répond pas ? - Ils sont morts.
Taisez-vous.
- On remonte pas ? - A ton avis ?
Taisez-vous !
PC, ici compartiment 7, répondez.
Chef, incendie en salle des torpilles.
Température de détonation ?
Il me semble que les ogives explosent à 180º.
A combien ?
A 180º.
On est hors compteur.
Comment on fait ?
Comme à l'entraînement, sécurisez...
Vers l'arrière ! Compartiment 9 !
Pavel et Anton sont à l'avant.
Va au compartiment 9.
Laisse-le sur la plateforme, file au compartiment 9.
Avancez !
Anton !
Compartiment 5, ici compartiment 7, répondez.
Compartiment 5,
ici compartiment 7, répondez.
Mikhaïl, ils sont morts.
Faut se tirer. On se tire !
Ici compartiment 5. Mikhaïl ?
Anton, on est au 7. Situation ?
Le réacteur entre en fusion.
Le refroidissement ne se fait plus.
Sortez de là.
Si on part, ce sera un 2e Tchernobyl.
Il faut enclencher le mode convection.
Niveau de l'eau ?
Ça monte. Vite.
Mikhaïl ?
Dis à Vera que je l'aime.
Au revoir.
Au revoir.
Avancez !
Tous au compartiment 9 !
Il y a quelqu'un ?
Allez !
Peter !
Ne sortez pas !
Avance !
Leo, viens.
Lâche-moi !
Réveille-toi !
Aide-moi.
Monte !
On sait ce qui s'est passé ?
Pas vraiment.
Comment on a survécu ?
On est à l'arrière. Voilà comment.
Comme ça a explosé à l'avant, les cloisons blindées nous ont protégés.
Qu'est-ce qu'on fait ?
On sort par le sas d'évacuation et on dégage.
On prend l'eau.
Non, on procède dans l'ordre.
D'abord, on stabilise le compartiment et on fait l'inventaire de nos réserves.
Et après, on étudie les solutions d'évacuation.
- Tout le monde comprend ? - Oui, chef !
Très bien.
Maxim et Niko,
scellez le compartiment et purgez les tuyaux principaux.
Puis, évaluez la gîte de l'avant vers l'arrière.
Boris, occupe-toi de la pompe.
Sacha, t'es où ?
Prends le marteau pour leur signaler qu'on est en vie.
Plusieurs séquences de 4 coups, aux heures pleines.
Quatre coups.
Gros plan sur la mer de Barents, au nord-est de Mourmansk.
Affichez le trafic maritime. Tout de suite.
Trouvons une image satellite plus claire.
Resserrez. C'est quoi, ça ?
Alors ?
Les frégates russes quadrillent la zone. Les autres navires la cerclent.
"Evénements sismiques." Précisez.
Un 1er mineur, un majeur. 3,9 sur l'échelle de Richter.
A 11h28. A deux minutes d'intervalle.
Nom de Dieu !
Ils ont perdu un sous-marin.
Trouvez les indices sismiques Norsar pour la zone.
Que les US dévient le Satcom 3 pour photographier Vidiaïevo
et les ports secondaires de Mourmansk.
Bruce...
Appelez le QG de la flotte du Nord.
- Qui ? - L'amiral Gruzinsky.
Je fais avaliser par l'OTAN ?
Si j'avais voulu ça, je vous l'aurais dit.
- L'amiral est sur le pont ! - Repos !
Compte rendu.
Deux événements acoustiques.
- De quelle ampleur ? - Nos instruments ne le précisent pas.
Localisez et identifiez le bateau.
- Le Kursk ? - Préparez le Dronov pour une plongée.
- Compris ? - Oui, amiral.
Qu'est-ce qu'on entend ?
Une explosion, puis une deuxième,
qui est en fait une somme d'explosions simultanées.
Des missiles Granit.
Plutôt des torpilles.
- Des nouvelles de la flotte du Nord ? - Toujours pas.
Des survivants ?
Il y a eu deux explosions importantes.
Les satellites américains montrent les équipements de sauvetage à quai.
Maman ?
Bons ou mauvais ?
Ils sont petits.
Mais bons.
Mets-les dans le panier.
Ils sont tout petits.
Des bébés champignons.
On les mettra dans la soupe.
Allons-y.
L'eau monte vite.
On a pris 1,50 m.
On fait ce qu'on peut.
Passe-moi la clé.
- On manque de chiffons ! - Leo, des chiffons !
- Vas-y ! - Bouge-toi !
Je vais en chercher.
Niko, vite.
J'en ai.
Ça avance avec la pompe ?
- Faut la faire tourner. - Je m'en occupe.
On la branche sur les batteries de réserve.
Branchée.
Prends du lait pour la tester.
File-moi le lait.
Vérifie que ça aspire.
Ça ralentira la montée de l'eau mais sans l'arrêter.
Boris, assure-toi qu'elle tourne. On prend encore l'eau.
Oui, chef.
Niko, des couvertures pour se réchauffer.
Préparez le générateur d'oxygène.
Ne le démarre pas, avant qu'on ait vu la procédure ensemble.
Leo ?
Tout va bien ?
- On va s'en sortir. - J'ai pas peur.
Ecoute-moi bien.
Imagine-toi là-haut, avec tes copains ici au fond.
Tu ferais tout pour les sauver.
- Tu irais jusqu'au bout. - Jusqu'au bout.
Tout ce qu'on ferait pour eux,
ils vont le faire pour nous.
- Oui, chef. - Tu me crois ?
Ça va ?
Oui, chef.
On a du son ?
Amiral, ça ne fonctionne pas.
On va le faire réparer. On y est presque.
Mon Dieu !
C'est pire.
Bien pire que je ne l'imaginais.
Personne ne peut survivre à ça.
C'est le Kursk. Il s'est passé quelque chose.
- Quoi ? - Je suis désolée.
Ilina !
Maman !
Salut.
Anastasia !
- Qu'est-ce qu'il se passe ? - Ils ont perdu le contact.
Quand ? Depuis quand ?
Je sais pas.
Il serait en flammes.
- Qui t'a dit ça ? - Dacha.
La soeur de Danil dit que tout va bien.
- Ils sont pris au piège ? - Qui sait ?
On fait quoi ?
Trouve Vadim.
Je vais aller me renseigner à la base.
On se retrouve chez Vera.
T'inquiète pas, on va se renseigner.
Il est arrivé quelque chose au Kursk ?
Je suis pas du tout au courant.
T'as pas de nouvelles ? Tu peux rien me dire ?
Pas si je sais rien.
Mais même si je savais, j'aurais pas le droit de le dire.
Commandant Timochenko !
Commandant !
Il y a eu un problème sur le Kursk ?
Je suis ici pour une réunion. Excusez-moi.
Ce serait un miracle, si la marine jouait la transparence.
C'est n'importe quoi.
Qu'est-ce qu'on fait ?
On laisse la marine faire son travail.
Elle fera tout son possible pour les ramener vivants.
On doit savoir ce qui se passe.
Oui, c'est ça.
Il y a 30 ans, alors qu'Anton n'avait même pas l'âge de Misha,
son père travaillait sur le Kiev.
Un feu s'est déclaré
et le sous-marin est resté au fond pendant trois semaines.
Je n'étais au courant de rien.
La marine m'a protégée, tout en sauvant la vie de Vadim.
Les camarades feront leur devoir.
Le vôtre, c'est d'attendre et d'espérer.
Café ?
J'ai pas dit au revoir à Anton, quand il est parti.
J'étais fâchée.
Il avait promis de remplacer la vitre au-dessus de l'évier.
Je l'ai même pas embrassé.
C'était peut-être notre dernier moment ensemble.
Et moi, je l'ai engueulé.
Il savait que tu l'aimais.
Il savait ?
Il le sait.
Tu dois être forte.
Nous devons toutes être fortes.
On n'a pas le choix.
Commandant !
Misha, va t'asseoir là-bas.
- Je m'appelle Tanya Averina. - Je sais.
Je connais Mikhaïl.
C'est notre seul navire de sauvetage ?
S'ils étaient vivants, vous seriez déjà en mer.
Je suis désolé.
Vraiment.
Je l'ai.
On n'a plus d'oxygène.
La centrale à oxygène est morte.
On doit lancer le générateur.
Oleg.
Il nous faut des cartouches pour l'allumer.
- Oleg. - Je sais.
Merde !
Un problème ?
On n'a pas de cartouches.
On n'en a pas !
- Y en a forcément. - On a cherché partout.
Elles sont quelque part.
Oui, chef. Compartiment 8,
dans la partie inférieure.
C'est moi qui les ai données à Timour.
Le 8 est inondé.
On peut plus y accéder.
Putain !
Boris.
Fais redémarrer la pompe.
Je vais t'aider.
Prêt.
Batteries de secours.
Avis à la flotte.
Coupez tous les moteurs.
Test audio confirmé.
Qu'on entende ce qu'il y a à entendre.
Coupez les moteurs.
Affirmatif.
Quinze secondes.
C'est l'heure pleine.
Maintenant !
L'audio fonctionne ?
Oui, on détecte les bruits ambiants et le flux du courant.
Rien.
L'heure pleine.
Elle est passée.
Quoi ?
L'heure est passée. Il faut frapper.
Désolé, j'ai vendu ma montre.
Contactez le Rudnitsky. Tout de suite !
Contactez le Rudnitsky.
Tanya Averina ?
Je suis Koulkin.
Ils ont entendu frapper sur la coque du Kursk.
Merci.
Marina !
Daria !
- Quoi ? - Ils ont entendu frapper !
Ils ont entendu frapper !
T'es sûre ?
Ils sont en vie !
- Ils ont entendu frapper. - Que se passe-t-il ?
Le bateau de sauvetage y va.
- T'es sûre ? - C'est vrai ?
Oui !
Ils sont en vie !
Je veux le direct satellite de Vidiaïevo et au nord-est de Mourmansk.
C'est le Kursk qui a coulé.
Un navire a pris la mer il y a 2 h, équipé d'un submersible de sauvetage.
- Il y a donc des survivants. - Quel submersible ?
Les Russes en avaient trois.
Le Mir a été vendu à une boîte américaine.
Il sert à montrer l'épave du Titanic à des touristes richissimes.
20 000 $ la visite.
L'A-32 est bloqué en mer Noire, stabilisateurs en vrac.
Reste le Priz,
un tas de boulons indigne de naviguer dans une baignoire.
Les Russes ont sollicité notre aide ?
Mes nombreux appels à l'amiral Gruzinsky
sont restés sans réponse. Mais il n'est pas fou.
Le Kursk est un joyau plein de secrets d'Etat.
Cryptographie, propulsion, armements. Pas touche.
On verra.
En attendant, faites préparer le LR-5 pour le transport
et recensez
les plongeurs en saturation en activité d'ici à la Finlande.
Attends-moi là.
Salut.
- Non. - Pourquoi ?
J'ai dit non.
D'abord, sachez que je vais m'efforcer au maximum
de partager toutes les informations que nous avons.
Mais comprenez que pour des raisons de sécurité,
certaines informations doivent rester confidentielles à ce stade.
Donc...
La marine russe,
et tout particulièrement la flotte du Nord,
s'enorgueillit de son histoire
au service de la nation et de ses courageux marins...
Commandant !
Excusez-moi d'interrompre.
On aurait entendu frapper sur la coque du Kursk.
C'est vrai ?
Je n'ai rien à dire à ce sujet.
En revanche, la marine russe,
et tout particulièrement la flotte du Nord...
Il ne dira rien.
Désolée, commandant, mais on est là pour avoir des nouvelles.
Vous n'avez rien à nous dire ?
- Sur les coups sur la coque ? - L'état des marins ?
- Les réserves d'oxygène ? - Et les opérations de sauvetage ?
Dites-nous !
- Il leur reste combien de temps ? - Dites quelque chose !
S'il vous plaît !
Je suis désolé.
Vraiment désolé.
Je suis navré, mais je n'ai rien à ajouter !
Dites-nous !
- S'il vous plaît ! - Commandant !
Vous vous êtes mal comportées.
Il faut leur faire confiance.
- Je leur fais pas confiance. - Il le faut !
Excusez-moi...
Il est mort, papa ?
Je sais pas.
Tu penses qu'il est mort ?
J'espère qu'il va bien.
Moi aussi.
Niko.
Réveille-toi.
Tu m'entends ?
Il faut rester éveillé. Reste avec nous.
- Il faut passer par le sas inférieur. - Impossible.
Il le faut. On a besoin d'oxygène.
T'y arriveras pas.
Leo !
Chef.
Elles sont dans quel casier ?
Je suis parti avant qu'il les range.
- Tu sais pas ? - Dans la partie inférieure.
On mettra du temps à les retrouver.
Qui veut venir avec moi ?
Sacha ?
Viens récupérer les cartouches à oxygène.
Leo, grouille-toi.
C'est insensé. C'est trop loin.
Ton bras.
Allez, ton bras.
C'est bien.
Aidez-le !
Sortez-les de l'eau ! Apportez des couvertures !
Aidez-moi !
Allez !
Regarde-moi !
Sortez-le !
Allez !
Tiens bon, Sacha !
Allez !
Sacha !
Ça va ?
Regarde-moi.
Où sont les cartouches ?
Deux boîtes.
10 cartouches par boîte.
On en a grillé une.
Il nous en reste 19.
Vous en avez mis du temps !
Sérieux.
Tu retournes chercher mon maillot ?
Faites gaffe !
Attention !
Tout doux ! Attention !
Cinq hommes pour la manoeuvre !
Vitesse, un noeud.
Niveau batterie : 85 %.
Remontée à 25 %.
Leo, allez !
Oui, chef.
- Fais gaffe ! - Je sais.
Faut faire attention.
Oui, je sais.
Ecoute-moi.
Tu l'as fait à l'entraînement ?
La théorie. J'ai fait le cursus court.
Donc non.
Pas d'eau là-dessus.
Tu m'entends ? Pas d'eau.
Pas d'eau.
- Il explosera au contact de l'eau. - Un grand feu.
Tu comprends ? Un grand feu. Et après ?
- Plus d'oxygène. - Voilà, c'est pas bon.
Prends-le toujours par le haut.
Prends la cartouche.
Rentre-la.
Abaisse le levier.
Verrouille.
Nous allons approcher côté réacteurs
et laisser le courant nous porter jusqu'au sas d'évacuation.
C'est quoi ?
Ils sont là !
C'est eux !
Silence ! Silence !
Ecoutons !
Attendez.
- Ça se clampe pas. - On est en position.
- Ça s'arrime pas. - Pourquoi ?
Batterie à 25 %.
23.
- Je lâcherai pas. - On mourra tous.
On recharge et on revient.
Ouvrez les ballasts.
Dans 3, 2, 1...
En avant toute.
Avant gauche toute.
Je tiens pas le cap.
Attention !
Ils ont tapé le gouvernail !
Ils remontent !
Je confirme !
Ils remontent.
Les salauds !
Revenez !
Revenez !
Revenez !
Silence !
Silence !
Ecoutez-moi bien.
Ils vont revenir.
Croyez-moi, ils vont revenir !
Et si l'arrimage rate encore ?
Remontons à la nage, par ascensions rapides.
Ils sont là.
Tu connais le navire de secours.
Il faut qu'on sorte d'ici !
Il n'a pas de caisson hyperbare.
La décompression te tuera, tu le sais.
Tu sors, tu meurs.
On attend !
On peut pas attendre.
On a déjà trop attendu.
Ras le bol d'attendre !
Pourquoi n'avez-vous pas réussi à vous arrimer ?
Je ne sais pas.
Ça se remplace tous les ans.
Dieu sait quand ça a été fait.
Le gouvernail est abîmé.
Réparez-le !
A vos ordres.
Changez la batterie.
On recommence, vite.
On n'en a qu'une. Il faut 12 heures pour la recharger.
On n'en a pas de rechange ?
Nos batteries ont été vendues avec le Mir,
pour l'épave du Titanic.
Donc...
C'est un petit ours polaire qui va voir sa mère :
"Je suis un ours polaire, non ?"
Elle répond : "Oui, bien sûr."
Et l'ourson dit : "Je vois. Merci."
Le lendemain,
l'ourson retourne voir sa mère et demande :
"Si j'ai bien compris,
"toi, tu es une ourse polaire ?"
Et elle : "Oui, bien sûr."
Et l'ourson enchaîne :
"Et papa aussi est un ours polaire ?"
Et elle répond : "Oui, bien sûr."
Et l'ourson : "Je vois.
"Je voulais en être sûr."
Le lendemain,
l'ourson retourne encore voir sa mère et demande :
"Il faut tirer ça au clair.
"Toi, tu es une ourse polaire ?"
Et la mère : "Oui."
"Et papa est un ours polaire ?"
Et elle répond : "Oui."
"Donc je suis un ours polaire, c'est ça ?"
Et elle : "Oui."
Alors, l'ourson demande :
"Alors pourquoi j'ai..."
"Si froid, putain ?"
Désolé, Oleg.
"Alors pourquoi j'ai si froid, putain ?"
Sans déconner !
Pourquoi c'est si long ?
Et l'anneau ?
On le fait chauffer dans l'espoir que l'huile pénétrera mieux,
pour le ramollir et permettre l'arrimage.
Ce n'est guère rassurant.
Continuez !
La batterie est presque chargée !
- Leo ! - Oui, chef.
Marteau !
Je dis quoi à Moscou ?
Je m'en occupe.
Amiral Gruzinsky de la flotte du Nord.
Je dois parler au contre-amiral David Russell,
de la Royal Navy.
Je vous le passe.
Andreï !
David ! Ça fait trop longtemps !
C'est vrai.
Dites-moi tout.
Vous connaissez le Priz
et le Mikhaïl Rudnitsky.
Ils sont conçus pour porter du bois, pas pour la mer de Barents.
Combien de survivants ?
Je ne sais pas.
Peut-être 20 ou 25.
Les dégâts ?
A l'arrière des réacteurs, les compartiments sont intacts.
Tout le reste est foutu.
Vos supérieurs autoriseront notre venue ?
Quand j'aurai suffisamment tenté
de réaliser l'impossible avec du matériel défaillant.
Je comprends.
Dites-moi si ça se débloque.
Vous pourriez faire quelque chose.
Nous proposons de déployer immédiatement le LR-5,
notre submersible de sauvetage ultra-sophistiqué,
et toute autre aide matérielle.
Les équipes russes n'arrivant pas à atteindre les survivants,
les propositions d'aide internationale affluent.
La Grande-Bretagne, la France, la Norvège et les Etats-Unis
ont proposé leur aide technique et logistique.
Nous proposons de déployer immédiatement le LR-5,
notre submersible de sauvetage ultra-sophistiqué,
et toute autre aide matérielle.
Ce pourrait être une collaboration unique dans l'histoire,
qui balayerait la méfiance née de la guerre froide.
Mais étonnamment,
il n'y a toujours pas de réponse
du Kremlin ni des amiraux de la flotte du Nord.
L'hypothèse évoquée du naufrage
serait une collision avec un navire étranger.
Avec ces sous-marins silencieux, c'est un risque constant,
aggravé, naturellement,
par l'agressivité de l'OTAN.
Les offres d'assistance, allez-vous les accepter ?
Tout est encore confus à ce stade.
Regarde.
Boris, vérifie les batteries.
Oui, chef.
Mortes !
- La pompe est en rade. - Donc ?
L'eau va monter.
- Combien d'eau ? - On fait quoi ?
- Calmez-vous. - C'est pas bon.
Gardez vos forces et l'oxygène.
T'endors pas.
Maxim, tu fais quoi ?
Il faut y aller.
On aurait dû s'en aller il y a longtemps.
Maxim, descends de là ! Reviens !
Maxim, reviens !
Reviens !
Redescends !
Je veux vivre !
Arrête !
Arrête !
Redescends !
Arrête !
T'y arriveras pas, arrête !
D'où l'intérêt d'accepter l'aide anglaise et norvégienne.
Les survivants sont tous à l'arrière.
On peut cantonner les étrangers à cette partie du bâtiment.
Oui, ils savaient à quoi ils s'exposaient.
Mais leurs épouses ?
Suivez les ordres. Pas d'ingérence étrangère.
Très bien, monsieur.
Je comprends.
Marina ?
Elle est où, Vera ?
Elle nous rejoint.
J'arrive !
Dépêche-toi !
Votre attention, s'il vous plaît. L'amiral Petrenko !
Je sais que vous traversez une épreuve très difficile.
Le président et moi-même voulons vous assurer
que nous mettons tout en oeuvre
pour faire remonter les hommes restés à bord du Kursk.
A cet effet, je vais vous donner la liste des navires
actuellement en mer.
Le vaisseau amiral
Pierre le Grand.
Le navire de sauvetage Mikhaïl Rudnitsky.
Amiral !
Quel est l'état de santé de l'équipage ?
Avez-vous établi une liaison radio ?
Qui est en vie ?
Oui, qui est en vie ?
Sont-ils blessés ?
Et l'assistance étrangère ?
Vous l'avez acceptée ?
Si vous me laissez parler, j'apporterai des précisions.
Les offres venues de l'étranger sont à l'étude.
En attendant, voici ce que nous savons.
Le Kursk est intact
au fond de la mer.
Il est très...
difficile d'accès.
Il gît à 500 m de profondeur,
où la visibilité est quasiment nulle.
Il est fortement incliné.
Quoi ?
La mer de Barents n'atteint jamais cette profondeur.
On y voit comme à travers du verre.
Nos courageuses équipes de sauvetage...
La mer de Barents n'est pas aussi profonde.
La visibilité n'est pas ce que vous dites.
Etes-vous experte en sauvetage sous-marin ?
Laissez donc travailler les vrais experts.
Je ne suis pas experte,
mais je ne suis pas dupe non plus.
Personne ici ne l'est.
Personne !
Vous ne devriez pas mentir.
Vous nous mentez.
Comment osez-vous !
Je vous retourne la question.
Nous avons des enfants.
Nous avons des maris.
Vos maris et vos fils sont des marins russes.
Tous ont fait serment de défendre le pays au péril de leur vie.
Les sauveteurs sur place font le maximum.
Ils sont bien équipés.
Ils ont du matériel dernier cri, aussi avancé,
voire meilleur que celui des nations étrangères.
N'importe quoi !
Et tout le monde le sait.
Asseyez-vous
et écoutez.
Colère et insolence ne mènent à rien.
Assieds-toi.
Mon mari a servi dans la flotte du Nord.
Nous appartenons à la marine !
Nous avons élevé un marin. Pour quoi ?
Pour qu'il meure pour rien ?
Calmez-vous ou on vous met dehors.
Dites-nous s'ils sont encore en vie
ou au moins, combien de temps il leur reste !
Calmez-vous ou on vous met dehors.
Elle a raison !
Calmez-vous.
Non ! On perd du temps !
Vous voulez que nos hommes meurent
pour rien !
Allez au diable !
Vous tous !
Allez au diable !
Vous, vos amiraux,
vos fonctionnaires...
Allez tous en enfer !
Là où vous nous avez mis,
avec nos familles et nos enfants !
Nous ne réclamons que justice !
Qu'est-ce que vous lui avez fait ?
Honte à vous ! C'est une honte !
David...
je voudrais accepter votre proposition d'aide.
- Qu'est-ce qui a changé ? - Je ne sais pas. Moi ?
Les plongeurs de la plateforme pétrolière Asgard en mer du Nord
vont me retrouver à Trondheim avec le LR-5.
On mettra 11 h à rejoindre le site.
- Graham. - David.
Voici le contre-amiral David Russell, il dirige l'opération.
Enchanté, messieurs. Merci d'être là.
Merci à vous.
Avant d'y aller, on va vous demander de signer une décharge
pour la plongée sans canot hyperbare.
Vous renoncez à poursuivre la Stolt,
en cas de blessure ou de décès par irradiation ou par arme de guerre.
L'amiral Petrenko n'est pas là ?
Il m'a envoyé.
Vous reprenez le commandement ?
Oui. Pour l'opération de sauvetage.
En attendant de prendre la tête
de la flotte du Nord.
Ici le contre-amiral Russell de la Navy, à bord du Seaway Eagle.
Sollicités par l'amiral Gruzinsky,
nous demandons l'autorisation de nous approcher du site. A vous.
Maintenez votre position actuelle jusqu'à nouvel ordre.
Coupez les moteurs.
Mikhaïl.
Qu'est-ce que tu fais ?
J'ai besoin d'un stylo.
J'ai un stylo.
Ça va pas ?
Dis-moi.
T'avais quel âge
quand ton père est mort ?
Trois ans.
Tu le sais.
Quels souvenirs tu gardes de lui ?
Dis-moi franchement.
Aucun.
Aucun.
Misha...
il n'aura qu'un très vague souvenir de moi.
Et le bébé...
il n'en aura pas du tout.
Non, ce n'est pas vrai.
Je sens mon père.
Je sais que ma mère l'aimait et qu'il m'aimait.
D'une manière ou d'une autre, il a toujours fait partie de moi.
C'est ça que je dois lui dire.
Merci.
Graham Mann, qui encadre les plongeurs.
Et l'amiral Einar Skorgen, commandant de l'OTAN Nord-Norvège,
un homme-clé de cette opération.
Voici la liste de ce qui doit être effectué,
dont notamment vos relevés techniques et photographiques du site.
Il nous faut les caractéristiques du sas.
Chaque chose en son temps.
Chaque chose en son temps !
Amiral, sauf votre respect,
le temps presse.
Oui.
Il faut envoyer notre ROV faire des relevés de radiation...
Il y a eu méprise au sujet de cette réunion.
Comment ?
Le matériel de sauvetage russe fonctionne très bien.
Demain, nous déciderons
de votre participation à l'opération.
Qu'est-ce qu'on est venus foutre ici ?
Je vais être franc.
Avec nos plongeurs et notre matériel,
nous pouvons remonter vos hommes d'ici quelques heures.
Nous ne savons rien de leur état. Acceptez notre aide.
S'il y a des survivants, on pourra les sauver vite.
Je pense avoir été très clair.
Quand nous nous reverrons,
si nous avons besoin de vous, nous vous le dirons.
Nous attendons votre appel.
Pourquoi ils font traîner ?
Pour protéger leurs secrets navals
et éviter l'humiliation nationale.
- Perdre leur joyau, c'est humiliant. - Pas si on porte le chapeau.
D'une collision ou d'une opération qui a échoué ?
Peut-être les deux.
Alors quoi ? On attend ?
On attend.
Et les hommes qui sont au fond ?
Ils attendent aussi.
- J'y arrive pas. - On est à côté.
On retente !
Demi-tour.
On recommence. Pointe.
Niveau batterie : 25 %.
On reste.
Niveau batterie : 12 %.
Niveau batterie : 9 %.
Lâche pas ! Lâche pas !
8 % !
Bouge pas !
Bouge pas ! Reste en place !
Tu bouges !
La batterie est à 7%, il faut abandonner.
Abandonne !
Ouvrez les ballasts.
On remonte.
Ascension.
Vous avez entendu frapper ?
Non, rien.
Envoyez les British à l'aube.
Amiral !
C'est pour demain matin !
Mettez les plongeurs en pression, qu'ils soient prêts.
Mon ami...
Ne me laisse pas.
Reste avec moi.
C'est quoi, ce bordel ?
Bon Dieu !
Vous, je sais pas.
Mais moi, je suis pas prêt à mourir.
Bonjour le Kursk !
Bonjour !
Le petit-déjeuner va être servi.
Leo, aide-moi.
Allez, on se réveille !
Montrez-moi ce que vous avez.
On va se préparer un bon petit buffet matinal.
Allez, Sacha !
Tu as quoi, toi ?
Du thon.
Super, du poisson !
On a de la viande ?
Des gâteaux ?
Des crackers ?
Des crackers ?
Vous avez quoi, les gars ?
Jamais contents !
- Quelle coïncidence ! - Du thon.
J'ai aucune envie de manger.
C'est bon !
Pour une fois que la marine assure !
Niko !
Elle est où ?
- Dégage. - Elle est où ?
Un vrai petit-déj' !
J'en ai aussi.
Et moi ?
Ça réchauffe.
C'est super bon !
Maxim, regarde !
On a tout ce qu'il faut.
Vous avez envie de remonter, vous ?
Pas encore. On n'a pas tout fini ici.
Je vous refais ma blague sur l'ours polaire ?
Cette fois, tu dis rien, Boris.
Alors, c'est un petit ours polaire
qui va voir sa mère et lui dit...
Bois un coup, plutôt.
Sans te commander, petit merdeux...
Leo, fais gaffe !
Soulevez-le !
On a combien de temps ?
Quelques minutes.
Ça a été un honneur
de servir à vos côtés.
Amiral !
On est prêts à y aller !
Allons-y !
On bouge, vérifiez l'oxygène.
- Plongeurs en pression. - Préparation à 106 m.
Allez, on y va !
On se dépêche !
Vérifiez que le sas d'évacuation n'est pas inondé.
Bien reçu.
Ouvrez la vanne d'équilibrage et faites un test d'aspiration.
Le sas d'évacuation est inondé.
Aucun survivant.
Mon Mikhaïl disait que ceux qui avaient connu la mer
étaient changés pour toujours.
Qu'ils se distinguaient du reste du monde,
liés les uns aux autres
par la mer.
C'est pourquoi les marins
sauvent les marins.
Même en guerre.
Je ne sais pas si on est en guerre.
Nous ne connaîtrons pas l'avis des hommes du Kursk.
Mais avant de mourir, mon mari
nous a écrit une lettre à moi,
à notre fils
et à notre enfant à naître.
"Personne n'a l'éternité.
"Mais j'en voulais plus.
"Je voulais t'en donner plus.
"Et d'autres d'enfants.
"Aime notre fils et le bébé
"pour nous deux.
"Dis-leur encore et encore
"que je les aime,
"comme je t'ai aimée.
"Trouve un autre homme à aimer,
"mais aime-moi aussi.
"Car même si je ne suis
"qu'un moment pour toi,
"tu es mon éternelle."
Misha Averin !
Bravo.
Dans l'église.
J'ai quelque chose pour toi.
Elle appartenait à ton père.
Merci.
Merci.
Maman.
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