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Rire au loin
Laure soupire.
- Qu'est-ce qu'il fout, ce coursier ?
Il devait être là à 18 h.
- Il doit compter les biffetons.
Ca met du temps, 500000 euros.
Tu manges pas ton olive ?
- Je le sens pas. - Quoi ? L'olive ?
Calme-toi, détends-toi.
Une porte claque.
Le voilà !
Il s'assoit.
Pose le sac.
- Monsieur ?
- Non, merci, je prends rien...
- Il récupère le sac. C'est fait.
C'est bien rodé, leur truc.
Pas
Il se tire.
Elle soupire.
Pas
Il fait quoi ?
- Il nous fait signe. - Il va aux chiottes ?
La porte grince et se referme.
De l'eau coule.
Elle ferme la porte.
Tu joues à quoi?
- A rien.
Vous allez me foutre la paix ? - T'as fait ce que t'avais à faire.
Maintenant, tu fermes ta gueule. Tu nous as jamais vus.
- Sinon quoi ?
- On peut balancer les images de chez Bianca.
- Je me suis renseigné.
Y a pas de caméra chez Bianca. - Ah ?
- C'est quoi, cette discussion ?
Gémissement
- Y a pas de caméra chez Bianca ?
Comment tu sais ça, toi ? Hein ?
Comment tu sais ça ?
C'est quoi, ça, là ? - C'est un émetteur ?
- Fais voir.
Un enregistreur de merde. - Tu joues à quoi?
Tu veux nous balancer ?
- Mais vous faites quoi ?
- Tu voulais nous baiser la gueule ?
Notre patron est mort.
On est capables de tout. - Déconnez pas, y a 500000 balles.
- Si tu veux les revoir, ferme-la.
Soupir
Il suffoque.
Tonalité
*-Vous avez l'enregistrement? - Ca s'est pas passé comme prévu.
Il suffoque.
Ils ont trouvé le micro. Ils m'ont pris le fric!
*-Ils ont pris l'argent? Mais c'est encore mieux.
Générique de début
- Soizic ? C'est Gilou.
T'en es où du blocage des virements d'Oury Mazouz ?
Ouais.
Parfait, très bien.
Bon... je te rappelle.
L'argent était parti en Pologne, mais elle l'a bloqué.
Il avait déjà passé des ordres
vers la Chine. - Hum...
- Il va vite se rendre compte que ça passe pas.
On se retrouve avec 500000 euros.
- On n'avait pas le choix.
On va le planquer. - Hum.
- Quoi ? T'as une autre solution ?
- On aurait pu partir en Thaïlande, tous les deux.
Bon, t'as raison.
Les grands projets, on verra ça plus tard.
- A tout à l'heure !
- L'avocate de Solignac a appelé, y a du nouveau.
Berthaud et Escoffier ont pris du fric à son client... beaucoup.
- Je comprends pas.
- Ils lui auraient arraché une sacoche bourrée de pognon.
T'en penses quoi ?
- Son avocate, c'est Karlsson.
Elle cherche à neutraliser les flics en les foutant dans la merde.
- Mais de là à inventer un truc pareil, c'est gros.
- Elle est capable de tout.
- Luc, c'est tes anciens coéquipiers.
Ca peut être compliqué pour toi.
Je ne devrais pas te laisser l'enquête.
- J'ai quitté le DPJ à cause de leurs dérapages.
J'ai choisi mon camp.
Le fait de les connaître, ça peut être utile.
- Tu proposes quoi pour avancer ? - On va reprendre
la déclaration de Solignac,
pour voir si des éléments corroborent ses propos.
Bornage, vidéos PVPP, des témoins éventuellement.
- OK, on part là-dessus. - Ca marche.
- Luc...
Si, à un moment donné,
ça devient trop difficile pour toi, dis-le-moi.
Hum ?
La porte claque.
Musique intense
Soupir
Murmure confus
Toux
- Ca va ? - Oui.
- Affaire suivante.
Madame Morieja, levez-vous.
Vous vous appelez bien Lola Morieja ?
Vous répondrez à mes questions
en parlant distinctement pour que le greffier
puisse noter vos réponses. - Ouais.
- Bien.
Vous êtes née le 10 janvier 1989 à Antony.
Lorsque vous n'êtes pas incarcérée,
vous résidez au 29, rue Jean Bouchet, dans le 19e.
Vous êtes assistée
de Me J. Karlsson. C'est ça ? - Ouais.
- Nous avons aussi ici présente,
en tant que partie civile, Mme Elise Jolion,
épouse de Stéphane Jolion
qui s'est donné la mort
après avoir été victime de votre chantage.
Il vous est reproché d'avoir, à Paris,
entre décembre 2014 et juin 2016,
en tout cas sur le territoire national,
et depuis temps non prescrit,
commis des faits de chantage
au préjudice d'au moins 43 personnes.
En ayant menacé les victimes
de diffuser une vidéo intime,
prise à leur insu,
s'ils ne vous versaient pas 1000 euros.
Vous reconnaissez ces faits ?
J'ai besoin d'une réponse claire.
- J'ai tout dit aux flics. Que dire de plus ?
- Je sais pas, moi.
Vous avez fait de la détention préventive.
Parfois, ça aide à réfléchir
sur ses actes.
Peut-être avez-vous
des regrets à exprimer à Mme Jolion.
Mme Jolion.
Vous voulez bien vous lever ? Approchez jusqu'à la barre.
Pas
Mme Jolion vous écoute.
C'est maintenant.
Aucun regret, donc.
Elle soupire.
Bip
*-Fermeture porte.
- Pardon... Bonjour.
- Bonjour. - Bonjour.
- J'ai lu vos rapports de filoche sur Oury Mazouz. On avance.
- Ouais. - Hum.
- C'est lui qui est chargé des fausses factures
et des virements en compensation des livraisons de cash.
- On n'a pas identifié le boss du réseau.
- Patience, il va pas tarder à nous y mener.
- Sans écoute, c'est pas simple. - Je sais.
Mais si vous maintenez le dispo sur lui,
vous identifierez ses contacts.
On n'est pas loin de pouvoir ouvrir une enquête préliminaire.
Voix diffuses
- J'ai eu Tom. Un 4x4 est devant la boutique.
Personne n'en sort.
- OK. Et t'as checké l'immat ? - Ben oui.
Asia Trading. - Tiens, la clé.
- Asia Trading ! La boîte de Chen qui encaisse les bons commerciaux
pour les boutiques à Aubervilliers. - Génial. On y va, c'est bon.
- Le réseau réagit déjà ? - Je sais pas, faut y aller.
- Madame,
est-il exact que vous n'avez pas toujours été fidèle ?
- Ma cliente n'a pas à répondre
à cette question.
- Poursuivez, maître, rapidement. - Je suis navrée
de devoir rentrer dans votre intimité à un moment
aussi difficile, mais c'est ce que j'ai lu
dans la déposition de la sœur du défunt...
- C'était il y a 2 ans.
Le couple s'était expliqué. Ca allait mieux.
- Ah bon ?
Cependant, monsieur fréquentait des sites pornographiques.
- Ca n'a rien à voir, c'est banal de nos jours.
- C'est vrai.
Mais si tout cela est banal, comment expliquez-vous
que le fait d'être dénoncé ait poussé M. Jolion au suicide ?
Non, la vérité, c'est que le défunt
était dépressif... - Mme la Présidente,
Me Karlsson a des méthodes
de voyous. Ca doit être la prison...
- Je ne vous permets pas. - Maître, calmez-vous.
- Non ! Ces débats sont indignes pour ma cliente.
Je vais saisir le bâtonnier. - Écoutez,
l'audience est renvoyée. On reprendra les débats
mercredi matin. Espérons qu'ils soient plus sereins.
- Écoutez, vous avez vu la manière dont elle...
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je suis venu te voir plaider. Mais tu fais quoi, là ?
- J'ai pas de comptes à te rendre.
- Je sais. Mais là, tu te plantes.
Tu veux montrer que le suicide est séparé du chantage.
Ta cliente est pas poursuivie pour ça.
- Arrête.
J'ai fait ce qu'il y avait à faire.
Ils insinuent presque que Lola l'a tué de ses propres mains.
- Si tu veux plaider l'indulgence, il faudra trouver du lourd.
En cognant sur la veuve,
vous êtes apparues odieuses, toi et ta cliente.
Du lourd et de l'empathie. - J'en ai,
du lourd...
Mais Lola veut pas en parler. - On doit en parler à sa place.
- Tu comprends pas, elle ne veut pas
que ce soit évoqué. - Tu veux la sortir ou pas ?
Klaxon
- Il y a un responsable du soir à qui je peux les montrer ?
- Demandez à Tristan. Il est au fond, là-bas.
- Merci. - Je vous en prie.
- Vous êtes Tristan ? - Oui.
- Vous reconnaissez ces 2 personnes ? - Non.
- Vous montrerez ces photos à votre équipe.
S'ils les ont vues, appelez-moi. - D'accord.
- Sam... - Oui ?
- Tu as vu cette dame ? - Oui, je l'ai vue.
- Ah...
Vous dites ?
*-J'ai rejoint Tom de l'autre côté.
Je suis dans le soum. C'est calme.
- Si, si...
Y a Oury qui arrive.
- Y a Oury, à droite.
- Je l'ai.
Il prend des photos.
- T'as vu ? - Ouais.
C'est carrément... Chen himself qui s'est déplacé.
- C'est quoi ? - C'est Chen.
Qu'est-ce qu'ils font là ? Tu l'as ?
- Ouais. - Shoote !
- C'est nouveau, le lien entre Chen et Oury.
- Je le sens pas. A tous de Gilou, on se tient prêts.
- Il se passe quoi ? On voit rien.
*-Ben, ça discute.
C'est musclé, mais ça discute.
Il soupire.
- Ils viennent réclamer leur pognon ?
- Ca bouge.
- Ca sort. - Vas-y.
Ils le secouent. Qu'est-ce qu'on fait? Oh ?
*On intervient? - On bouge pas.
*-Ils se barrent en 4x4. On suit le 4x4 ou pas ?
- C'est les mecs de Brémont qui passent. Non...
*La crim est sur Chen. On reste sur Oury. On garde le dispo.
- Putain... mais qu'est-ce qu'ils...
- Alors...
jeune homme... vous vouliez me voir ?
- C'est à propos de mon grand frère.
- Je vous écoute.
- Ben...
Fouad transportait souvent de l'argent dans Paris.
C'est en le suivant que j'ai su pour l'argent
du restaurant chinois.
- Vous en savez plus sur ses activités ?
- C'est Oury, le mec de ma mère.
Il l'a mis dans ses combines.
- Oury... Oury comment? - Oury Mazouz.
Il a connu ma mère dans la boîte de nuit où elle travaillait.
Il a pris mon frère en stage pour l'aider à payer son master.
Et il a commencé à le mettre dans ses magouilles.
- Quel genre de magouilles ? - Je sais pas. Ce que je voyais,
c'était que Fouad, il...
Il cachait de l'argent dans la maison. Il le livrait ensuite.
- C'est bien, Rayan.
- C'est ma faute s'il a été tué.
- D'après ce que vous me dites,
votre frère faisait déjà des choses illégales.
Vous n'avez pas à porter cette responsabilité seul.
On va retrouver les coupables, je vous le promets.
- Rayan vous a fait part du projet
qu'il a construit avec son éducatrice.
Il aimerait pouvoir aller dans ce centre éducatif fermé,
dans la Creuse.
Enfin bon, il aimerait reprendre sa scolarité.
- J'y suis favorable. On va voir s'ils ont encore de la place.
- Ouais, très bien. - Merci beaucoup, Monsieur le Juge.
- Hum...
Vous savez, Rayan...
j'ai vu défiler beaucoup de monde dans ce bureau.
J'ai résolu pas mal d'affaires.
Pour certaines, très complexes.
Si vous repreniez le droit chemin,
ce serait une de mes plus belles satisfactions.
- Merci.
Klaxons
*-Oury s'arrête au Yeels. On se gare dans la rue.
- A tous, on entre à l'intérieur. Gardez un œil sur la Porsche.
On pourra jamais rentrer comme ça.
- Enlève ton oreillette.
- Faut de quoi se saper. On va voir par là.
- Fais voir. - Wouah ! Putain, la meuf!
- T'es très beau. - Toi, t'es belle. vachement bien.
- C'est vrai ? - J'aime bien.
C'est pas un peu trop écarté ?
- Je sais pas, y a un truc ici.
Un bouton, c'est bon. - D'accord.
Petit rire
- Si le physio te laisse pas rentrer, je lui casse la gueule.
Musique techno
Rires
- J'ai vraiment adoré.
- Merde, y a Nadia au bar!
- C'est ça ? - Ouais.
- Elle bosse là ?
- Mets-toi là.
On peut avoir deux coupes ?
- Quel champagne ?
- Le meilleur. - Très bien.
- Y a Oury au bar.
- Elle est au courant de ses magouilles, tu crois ?
- Le mec roule en Porsche, elle doit se douter de quelque chose.
- Voilà. - Combien je vous dois ?
-54 euros, s'il vous plaît. - Quand même...
Tenez, gardez la monnaie.
- Merci, bonne soirée. - A la tienne !
Il bouge.
- Pardon.
- Putain, y a Cann !
- Je le vois pas. - Là.
- Il le prend comme ça au cou...
- Qu'est-ce qu'il fout là ?
- Oury le prévient des problèmes avec Chen.
- Cann est donc plus haut placé dans le réseau.
Qu'est-ce qu'on fait?
- On se tire, on va pas se faire repérer maintenant.
- Avec ça, on aura notre enquête préliminaire.
- J'espère. - On appelle le taulier demain ?
- Ouais.
- Au revoir.
- Salut. - Pourquoi t'es là ?
- J'étais avec des potes, juste à côté.
Vous étiez là-dedans ? Vous vous faites pas chier.
- Ben oui.
- Vous avez le temps de boire un coup ?
- Ouais, bien sûr.
J'ai juste un coup de fil à passer. Je vous rejoins.
- Ca va ? - Bien.
- Ouais, Ali ? On lève le dispo. On débriefe demain.
- Hum...
Vous foutiez quoi dans cette boîte ?
Vous êtes sur un coup ? - On filoche un mec.
- Rien de spécial? - Non.
- Hum...
- Quoi ?
Tu nous fais quoi?
Vous êtes sur nous ?
- Pourquoi ? Y aurait matière ?
Hum...
D'accord.
On en est encore là.
Si vous avez rien à vous reprocher, je vais y aller.
- Attends, pose ton cul.
- C'est parti en vrille. On a été dessaisis.
- Là, on continue en "préliminaire de préliminaire".
Pour revenir sur le coup. Voilà.
- On est sur un réseau de blanchiment.
On a dû provoquer pour le faire réagir.
- Provoquer ?
Ca veut dire quoi exactement?
- On a forcé un mec
à passer une commande de cash. - D'accord...
Vous êtes toujours aussi tarés. - On n'a pas eu le choix.
- J'imagine. N'empêche que votre mec était dans notre bureau avant-hier.
Il a porté plainte contre vous.
Il renifle.
- Aide-nous. On est sur un mec mec important,
on peut pas s'arrêter.
- Comment il s'appelle ?
- Oury Mazouz.
- Putain, vous faites chier !
Bon, je vais voir ce que je peux faire.
J'espère que vous foutez personne en danger.
Elle soupire.
La porte se ferme.
- Si on tombe, on tombe ensemble.
- On va pas tomber.
- Ca s'est bien passé, ce soir ? - Oui.
Ca m'a fait du bien, ça me vide la tête.
J'ai vu Rayan au parloir.
- Comment il va ?
- Il sait quelque chose sur la mort de Fouad.
- Il t'a dit quoi ? - Rien.
Il me cache la vérité.
- Arrête de penser à tout ça... - Oury...
Si tu savais quelque chose, tu me dirais ?
Promets-moi que tu sais rien.
- Je te promets.
- Oh !
- Oury !
Oury !
- Entre.
Alors ? Dis-moi, t'as vu quoi exactement?
- Ils étaient trois et ils l'ont embarqué dans une camionnette.
Depuis la mort de Fouad, j'imagine des trucs.
Tu sais quelque chose ?
- Arrête, on doit pas se mêler de leurs affaires.
- Je sais.
Mais c'est plus fort que moi.
Lydia, c'est ton frère, merde !
La porte s'ouvre.
- Ca va ?
Qu'y a-t-il avec Oury ?
- On sortait de la boîte...
On discutait, et là, trois types nous ont sauté dessus.
Ils l'ont enlevé.
Il souffle.
- Tu as bien fait de venir. Tu sais qu'il se met dans des embrouilles.
Hum ? Tiens, ce soir,
il m'a dit qu'il avait une dette à rembourser.
- Pourquoi tu m'as rien dit?
- Parce que je m'en occupe... Je pensais pas
que ça irait si loin. Je gère, vous inquiétez pas.
- C'est les mêmes que pour Fouad ?
- Non, je pense pas.
- Oury avait embarqué mon fils dans ses embrouilles ?
- La police t'a mis ça dans la tête ?
Si tu veux aider Oury,
tu les laisses en dehors de tout ça, Nadia.
Tu vas rester ici, cette nuit.
Hum ? Prépare-lui une chambre d'amis, chérie.
- Je préfère rentrer chez moi. - Non.
Tu seras bien ici.
Lydia va s'occuper de toi.
Hum ?
J'ai des coups de fil à passer. Sers-lui à boire.
- T'inquiète pas.
David va tout arranger.
- On va voir le taulier ?
T'as fini le rapport de la filoche ?
- Oui. J'ai mis que le commandant Berthaud était canon.
*-Etage 16. Ouverture.
- Allez !
Une porte claque.
Que faites-vous là, Mme Khelfa ?
- C'est Oury, mon compagnon, il a été enlevé cette nuit.
Ils l'ont forcé à monter dans une camionnette.
- La marque ? - Je sais pas.
Elle était grise.
- Ali, tu vérifies les caméras PVPP ?
La porte se ferme.
- Oury connaissait ses ravisseurs ? - Je sais pas.
Je crois pas.
- Ses activités ?
- Il a une petite entreprise.
- Fouad avait un lien avec lui ?
- Oury l'avait pris en stage pour nous aider.
- Pour faire quoi?
- Des devis pour des chantiers de vitrage, je crois.
Je sais pas, mais Oury aurait jamais fait de mal à mon fils.
- J'ai pas dit ça. - Vous pensez que la mort de Fouad
a un rapport avec ses activités avec Oury ?
- Vous avez fait quoi cette nuit?
Vous avez prévenu quelqu'un ?
- Non, j'ai attendu que le jour se lève et je suis venue ici.
- OK, excusez-moi.
- On revient.
- La BRI nous met un groupe en soutien.
- C'est bien. - Présence H24 auprès d'elle !
On met son téléphone sur écoute. Les ravisseurs peuvent l'appeler.
Vous vouliez revenir dans l'affaire ? On y est.
On est en plein dedans.
JP et Nico suspendent leur congé pour nous rejoindre.
- C'est bien. - On met tout en suspend.
On trouve qui a fait ça et on retrouve Oury Mazouz.
On a eu assez de morts.
Allez...
- Faut qu'on débloque les comptes d'Oury.
Appelle Soizic. - Hum.
Tonalité
*-Allô ? - C'est Gilou.
Je suis dans la merde. Tu peux débloquer les comptes de Mazouz ?
- Qu'est-ce que Chen
faisait avec lui ?
- D'après nos interceptions téléphoniques,
le réseau a repris de l'activité.
On ignore ce qui s'est joué, mais ses hommes...
ont voulu le secouer. - Pardon, mais...
Pourquoi n'avez-vous pas poussé les investigations
sur cet individu ?
Si l'équipe de Chen est venue le "secouer",
c'est qu'il joue un rôle important.
- On ne peut pas placer un dispositif
derrière chaque individu qu'on croise...
lors d'une filature. - Bien sûr, bien sûr.
Mais... ce Oury Mazouz
était déjà remonté dans un certain nombre de clichés.
Euh...
Si, si... euh... pff...
Tenez...
Là...
Puis là.
- Oui.
C'est lui, mais on n'avait pas fait le lien.
Ces clichés ont été pris par le 2e DPJ.
Ils concernent Fouad Khelfa.
Soupir
- Euh...
Bon... je vous reproche rien...
J'appelle le commandant Escoffier.
Voyons s'il a des choses à nous dire.
Allô ? Oui, dites-moi...
Que savez-vous à propos d'un certain Oury Mazouz ?
Je vous demande pardon ?
Ah bon...
Dans ce cas, je vous laisse.
Tenez-moi au courant, oui.
Oury Mazouz s'est fait enlevé.
Si on l'avait identifié plus tôt...
- Si vous vouliez travailler avec le 2e DPJ,
il fallait pas les dessaisir.
Bien... Messieurs...
La porte s'ouvre et se referme.
- Oh...
Les filles discutent.
- Bonjour, c'est bien ici qu'habite Tania Morieja ?
- C'est ma mère. Qu'est-ce que vous lui voulez ?
- Je voudrais lui parler.
- Suivez-moi.
Maman, y a quelqu'un pour toi !
- Bonjour, je suis Me Karlsson.
Je représente votre fille
dans le cadre de son affaire de chantage.
- Lola vous envoie ? - Non.
Télévision
On peut se parler ?
*-Avec une telle intensité dans les émotions,
elle a compris que si j'ai jamais voulu me marier,
c'était pour garder mon nom de jeune fille...
- Vous voulez bien éteindre ça, s'il vous plaît?
*-Je voulais pas me marier. *-Pour pas perdre votre nom ?
- Merci.
Je ne sais pas si vous le savez, mais le procès de Lola
se tient en ce moment et ça se passe mal.
J'ai besoin d'un témoignage qui présente Lola sous un angle...
plus favorable.
- Je suis pas la bonne personne.
Lola et moi...
on se parle plus depuis longtemps.
Va jouer, toi !
- Il faut donner des clés au juge pour comprendre les actes de Lola.
- Comment ça, des "clés" ? - Je sais pas...
Des choses... qui auraient pu se passer pendant son adolescence.
Elle a fait un séjour... - Elle a raconté quoi ?
- Vous savez de quoi je parle.
- Vous en faites pas pour elle.
J'ai réglé le problème. Y a plus d'homme ici.
On est tranquilles maintenant. - Vous devez parler au procès.
- On dit pas ça.
Je ne veux plus parler de ça. - Je sais ce que c'est.
Vous avez peur d'être jugée, mais n'ayez crainte,
c'est moi qui poserai des questions.
- N'insistez pas. C'est au-dessus de mes forces.
- Votre fille risque 5 ans de prison. Vous savez ce que c'est?
Une porte se ferme.
- Je suis pas responsable de ses conneries.
- Oh...
Vous avez sauvé la petite, c'est bien.
C'est pas une raison pour laisser tomber la grande.
Réfléchissez. Le procès reprend demain.
- D'après les images PVPP,
la camionnette passe au croisement George V et avenue de New York,
à 3 h 35, donc on la suit. Ensuite, elle prend l'avenue de Versailles.
Elle prend la rue des Pâtures et on la perd.
- C'est con.
- Là, là et là, c'est des bornes différentes pour les portables.
J'ai croisé les numéros qui bornaient ici.
Il y a un 06 qui a été coupé 37 minutes après,
ici, boulevard MacDonald. - On y va.
On va voir si on trouve la camionnette.
Tout le monde sur le coup. - C'est parti, mon pote.
- Quand on était sur Oury Mazouz, pourquoi t'as levé le dispo ?
OK.
Si vous avez fait un truc, je préfère pas le savoir.
- L'important, c'est qu'on le retrouve.
- T'as pu avoir Soizic ? - Oui.
Elle peut rien faire. Le banquier polonais d'Oury a fait du zèle.
Il a bloqué ses comptes personnels et professionnels.
- OK.
- A tous les coups, ils ont brûlé la camionnette.
- Laure. On est rue André Karman.
Faut qu'on le sorte de là, Gilou. - Je sais.
*-Ali. On a repéré la camionnette. - Vous êtes où ?
*-Angle rue Paul Langevin et rue des Acacias.
- Super ! Probati ? OK. Le bâtiment est au nom de Probati.
Mais la société a fait faillite il y a quelques années.
- Appelle l'IJ aussi. - OK.
- C'est la bonne camionnette.
On va voir derrière s'il y a quelque chose.
On referme la portière.
Fracas
- Tu vois quoi?
- Y a de la lumière en bas.
Ca bouge. *-Berthaud, Escoffier,
qu'est-ce que vous foutez ?
*C'est pas le moment de jouer aux cowboys.
- On les a repérés, ils sont là.
*-OK, la BRI arrive. On va rentrer
par le portail nord. Par le portail nord.
- Le 2e DPJ a été dessaisi.
Pour revenir, ils veulent gratter un membre du réseau.
- Le dessaisissement m'a été confirmé par le directeur de la PJ.
- T'as appelé Lenoir ?
- Je voulais avoir son sentiment sur Beckriche.
Il a confiance en lui.
- Berthaud et Escoffier ont profité d'une commande de cash de Solignac
pour identifier un gars.
Ils font de l'initiative, c'est pas répréhensible.
- Tu peux m'expliquer
pourquoi Solignac porte plainte ?
- Pourquoi ? C'est là où on revient à notre 1re hypothèse.
Il a eu peur, et son avocate lui a conseillé de dire
qu'il a été forcé et qu'on lui a pris du fric.
- Ouais, ouais, ouais... Je sais pas.
Ou alors, pour faire bouger les choses,
Berthaud et Escoffier ont forcé Solignac à commander du cash.
Ils lui ont piqué le fric pour garder un moyen de pression.
- Peut-être. - Oui.
T'es sûr de tes infos ?
C'est qui, le mec sur qui ils bossent?
- Oury... Oury Mazouz. - Tu déconnes ?
- Quoi ? - Oury Mazouz, c'est le nom du mec
qui a été enlevé cette nuit.
Lenoir me l'a dit. Le 2e DPJ est dessus.
Tu sais...
Je crois que Berthaud et Escoffier ont joué avec le feu.
Et ça leur pète à la gueule.
Nous, on ne peut pas cautionner ces méthodes.
- On laisse entrer la BRI
et on enquille derrière. On reste prudents.
L'objectif, c'est Oury Mazouz. C'est clair ?
OK. - Mise en place de la colonne.
- C'est dans les 1res minutes que ça se joue.
Fracas
Fracas
- Police ! - Pas bouger !
Cris
- C'est quoi, ce bordel?
C'est des Syriens.
On n'est pas au bon endroit.
Allez ! Allez ! Allez !
Putain !
Brouhaha
Une portière s'ouvre.
*-On sécurise le périmètre.
- Oui, M. le Directeur. L'opération avec la BRI s'est révélée négative.
Aucune trace d'Oury Mazouz. - La zone est claire, c'est vide.
- OK, merci, hein.
- Venez voir.
- Vous pouvez monter.
*-Terminé. - On se dépêche !
- T'as vu les traces de pneus, là ? Elles sont fraîches.
Peut-être qu'une bagnole est venue récupérer Oury
et l'a emmené ailleurs.
- Oui... Hésitez pas à élargir la zone de recherche.
- D'accord. - Gilou, y a un mégot.
- Là... - Ce serait bien de trouver un ADN.
- Ouais. On pourrait comparer avec l'ADN
trouvé sur les scènes de crime de Herville et Fouad.
On sait jamais.
- Ali ! - Carrément.
Si y a eu un transfert d'otage, on peut interroger les migrants.
Ils ont peut-être vu quelque chose. - Bonne idée.
- Ouais ?
Sirène
- C'est quoi ?
claquements de portière
- Commandants Berthaud et Escoffier, il est 21 h 43.
Vous êtes en garde à vue
pour extorsion de fonds et violence aggravée.
Menottez-les. - Oh...
Menottes
Générique de fin
Sous-titrage : Lylo Media Group
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