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LE SECRET DU RAPPORT QUILLER
�a ira, merci.
Que fait-il ?
Il est en vacances, actuellement.
Il faudrait le contacter.
Rien de plus facile.
Et l'envoyer � Berlin.
Oui, je crois.
Pauvre K.L.J.
- Ils l'ont eu. - Une balle.
Quelle arme ?
Longue port�e. Calibre 9.3. Comme Metzler.
- C'est bon ? - Tr�s.
- Qu'est-ce que c'est ? - Du faisan.
- Il semble bon. - En effet.
Vous avez du feu ?
Bien s�r.
"Vous fumez ?"
"Je ne connais pas cette marque."
"Vous pourriez essayer."
D�j� venu ici ?
�tonnant, non ?
Construit en 36, pour les Olympiades.
100.000 places.
Des personnages tr�s connus se tenaient debout l�...
Quel bruit ! 100.000 personnes qui hurlent. N'est-ce pas ?
En effet.
Saucisse ?
Jambon ?
Mais o� ai-je la t�te ! C'est du saucisson.
- J'ai d�jeun�. - Vraiment ? Pas moi.
Si vous permettez, je mangerai en marchant.
Que voulez-vous ?
Vous �tiez en vacances.
Je le suis encore.
A la mer ?
Que voulez-vous ?
Mon nom est Pol.
P.O.L.
- Le mien : Quiller. - Je sais.
Vous avez travaill� au Moyen-Orient ?
Oui, quelque temps.
Notre t�che est difficile.
Ils ont la situation en main dans le pays,
mais � Berlin, ils sont d�pass�s.
L'adversaire est coriace.
Nazis � tous crins, dans la tradition.
Non pas quelques survivants.
Un sang nouveau.
Des jeunes. Des fanatiques. Dangereux.
A ne pas sous-estimer.
C'est tr�s complexe, naturellement.
Ils sont difficiles � identifier.
Plus de chemises brunes.
Plus d'�tendards. En cons�quence, on ne les reconna�t plus.
Semblables � tout le monde.
Ils sont de tous les milieux.
Prudents et habiles.
Semblables � tout le monde.
Curieux, n'est-ce pas ?
C'est surtout une affaire politique.
Mais nous devons intervenir.
Pour d�couvrir l'�me du mouvement.
Ceux qu'on peut reconna�tre. Si on les approche.
Leur base est ici. Il faut la trouver, et vite.
J'ai vu le dossier.
A Londres ?
Qui �tait charg� de mission dans ce dossier ?
- Metzler. - Il est mort.
Un de vos coll�gues a pris la suite.
Kenneth Lindsay Jones.
Il est mort aussi.
Tu� il y a deux jours par une arme � longue port�e.
Vous prendrez la rel�ve.
Il refusait toute protection.
C'est une erreur qu'il a pay�e de sa vie et nous n'avons pas avanc�.
Il �tait seul juge de ses m�thodes.
Mauvaise, dans ce cas.
Qu'en savez-vous ?
C'est une op�ration urgente.
Ils nous ont tu� deux agents. Reprenez l'enqu�te.
Ce n'est pas un ordre, mais une requ�te, naturellement.
R�fl�chissez. A loisir.
Je vous donne 5 minutes.
Je serai � la Section E � 11h26.
Un scotch avec gla�ons.
Un journal ?
"Vous fumez ?"
"Je ne connais pas cette marque."
"Vous pourriez essayer."
"Plus douces que les autres ?"
"Elles sont plus douces."
Essayons.
Je vous ai perdu.
Vous me suiviez ?
Vous m'avez sem�.
Je n'aime pas �a.
Vous pourriez �tre un de mes adversaires.
Ils ne vous connaissent pas encore.
Vous croyez ?
Je vous prot�ge.
Quelles m�thodes comptez-vous employer ?
La m�me chose !
Il faudrait qu'ils sachent que je suis l�...
pour les rencontrer.
C'est votre affaire.
J'ai quelques indications � vous donner
sur les mouvements de K.L.J.
Nous en ignorons l'importance.
- Votre nom ? - Hengel.
Vous �tes nerveux.
Vous blaguez ?
Regardez votre main.
Votre teint... C'est terrible !
Vous manquez d'exercice.
Vous perdrez vite ce sens de l'humour, ici.
- Buvez votre bi�re. - Non, merci.
Je vous l'offre !
Je n'en veux pas.
Je veux me faire conna�tre.
Je travaillais pour K.L.J. Nous �tions amis.
Vous l'avez connu ?
S'il l'avait voulu, je lui aurais sauv� la vie.
Ces indications ?
Je les attends.
Neukolin. Piscine.
Steiner, un professeur arr�t� pour crime de guerre
Je monte une cha�ne de bowling aux U.S.A.
Il y en a d�j�.
Quelques unes. Des milliers !
Mais il y a encore � faire.
Toujours.
�a marche ici ?
Assez bien. Nous avons des habitu�s.
Un de mes amis venait souvent...
Il �tait l� avant-hier. Jones. Vous le connaissez ?
Kenneth Lindsay Jones.
Non, je ne crois pas. Le nom m'aurait frapp�.
Vous jouez ?
Pas maintenant. Je reviendrai.
Au revoir. Monsieur.. ?
Weiss.
Je ne comprends pas.
Vous vous baignez ?
C'est r�serv�, ici.
Je suis moniteur aux U.S.A. En Virginie.
Vous avez de bons nageurs ici.
Un ami me l'a dit.
Un Anglais, Jones.
C'est r�serv�.
Interdit aux visiteurs.
Dommage, j'aurais aim� regarder.
Dommage !
Cooper. Journaliste.
Je parle anglais, mais mal.
Je ne parle pas allemand.
Que d�sirez-vous ?
J'enqu�te pour la Philadelplhia Revue.
Vous connaissez ?
Bien s�r. Je pr�pare le premier num�ro.
Nous pensons que les affaires de l'Europe int�ressent nos citoyens,
les gens de chez nous.
Je ne comprends pas bien.
Je cherche les bases d'un article sur le nazisme en Allemagne.
Les Nazis ?
C'est �a ! Le professeur Steiner a �t� arr�t� r�cemment, ici
comme criminel de guerre ?
Exact.
Je voudrais des pr�cisions pour nos lecteurs.
Tout a �t� dit.
Sans d�tails. Le professeur s'est pendu, n'est-ce pas ?
Pendu ?
Mon anglais, vous savez...
Le professeur qui l'a remplac� parle anglais.
Voulez-vous la voir ?
Venez, allons voir si elle est encore l�.
- Puis-je vous parler ? - Oui, naturellement.
Je vous pr�sente M. Cooper.
Fraulein Lindtt.
M. Cooper �crit un article sur M. Steiner.
Peut-�tre pourriez-vous l'aider.
Vous �crivez sur Steiner ?
C'est le d�tail d'une enqu�te sur la question nazie.
J'en ignore tout. J'�tais reporter sportif.
Vous savez, la boxe.
Le beau temps est pass�. Vous aimiez ?
Ce Steiner, que savez-vous de lui ?
- Pas grand-chose. - Qui �tait-ce ?
Un bon professeur.
Nous avons �t�... boulevers�s, quand nous avons appris.
Qui aurait cru ?
Les enfants l'adoraient !
Vraiment ?
Il semblait �prouver... Comment dire...
une responsabilit� envers eux.
On conna�t mal les autres, m�me quand on travaille avec eux.
Pour moi, il repr�sentait la Vieille Allemagne.
Int�ressant. La Vieille et la Jeune Allemagne.
A votre avis, quels sont... les buts de la Jeune ?
C'est une grave question.
Et les v�tres ?
- Mes buts ? - Comme professeur.
Peut-�tre... apprendre aux enfants � regarder vers l'Europe,
vers le monde.
Je note.
C'est l'opinion sans importance d'un professeur.
D'une jeune Allemande.
Le point de vue f�minin int�ressera nos lectrices.
L'opinion des femmes a son prix.
Merci de votre aide.
Vous habitez par ici ? Non. A Winnersdorf.
Je vous d�pose ? Tr�s aimable � vous.
Bonne chance. Pour votre article.
J'aurai besoin de vous pour mon article.
Puis-je vous appeler ? A l'�cole.
Un instant !
�a a l'air lourd.
C'est tr�s lourd !
Je vous accompagne.
Joe Louis �tait bien �quilibr�,
un boxeur n�, ce type.
Un type d'une pi�ce.
Un tueur. Rappelez-vous le pauvre Schmeling.
Qui? Schmeling.
Ce boxeur allemand. Louis l'a tu�.
Schmeling l'avait battu.
La premi�re fois. La seconde Louis l'a tu�.
Massacr� !
Les Allemands ont �t� terriblement d��us.
Pour la boxe, bien s�r.
Vous savez quel �tait l'�tat d'esprit
de la vieille g�n�ration, bien s�r !
C'�tait la d�faite, alors qu'ils escomptaient un triomphe !
En effet.
C'est la vie !
Avec qui sortez-vous ?
Personne.
Je n'ai pas le temps.
On dit que certains ne pensent pas comme vous.
D'apr�s ce qu'on m'a racont�, peu de gens
partagent votre sentiment sur l'Europe, sur l'�ducation,
sur d'autres choses comme �a.
C'est peut-�tre vrai.
Mon ami le disait.
Pensez-vous que certains souhaitent une Allemagne forte, dominatrice.
C'est vrai.
- Ils y croient ? - Oui, encore.
En principe, ils n'ont pas tort.
Nous avons la m�me ambition aux U.S.A.
Mais, sans vouloir dominer personne !
Nous voulons �tre forts !
Ces gens-l�, qui sont-ils ? Des nazis ?
On pourrait le dire, oui. Mais ils ne s'appellent pas ainsi.
Non ?
Mon ami avait donc raison en disant que ces gens se cachent.
Oui, je crois.
Il disait qu'ils ont une politique � long terme
et pensent gagner l'esprit du pays, avec le temps.
Qu'ils ne sont pas press�s.
Ce sont des gens convaincus.
En effet.
Il me l'a dit.
Qui �tait-ce ?
Votre ami.
Une rencontre de bar !
Vous parlerez de �a dans votre article ?
Ce n'est pas mon affaire ! Je ne fais pas de politique !
C'est charmant ici.
Je m'y plais.
Toujours seule ?
Je suis habitu�e. Ma famille a disparu pendant la guerre.
J'ai mon travail.
Vous resterez � Berlin ?
Le temps de mon reportage.
Sortons, un soir.
Avec joie !
Vous me suivez ?
Pourquoi me suivez-vous ?
Je ne vous suis pas.
O� allez-vous, alors ?
J'ai rendez-vous, excusez-moi.
O� ?
Ici.
- Qu'y a-t-il ? - Il se croit suivi.
- Qui ? Vous ? Pourquoi ? - Je ne sais pas.
Expliquez-vous.
- Que se passe-tt-il ? - Il m'a attaqu�.
- Est-ce vrai ? - N'approchez pas !
J'ai peut-�tre fait une erreur.
Si c'est �a... Je m'en vais.
Laissez-moi passer.
Excusez-moi !
- Votre nom ? - Graube.
Poussez-vous.
Je vais conduire.
Avez-vous froid ?
Est-ce le jour ou la nuit ?
Je suis Oktober. Qui �tes-vous ?
Quelle heure est-il ?
Vous avez une montre.
Elle peut s'arr�ter. Quelle heure avez-vous ?
C'est sans importance.
Si, j'ai rendez-vous.
- Elle lui ressemble. - Elle attendra !
Puis-je dire une chose ?
Dites-nous d'abord votre nom...
Laissez-moi vous dire... Votre nom ?
Spike.
- Votre nom de famille ? - Canetti.
Parlez.
Il y a erreur de personne. Je viens de New York
pour chercher des livres rares.
O� sont-ils ?
Je n'en ai pas encore trouv�.
Votre nom ?
Ma m�re s'appelait O'Reilly.
Quel est votre nom. M. Quiller ?
Au d�but, on m'appelait O'Reilly-Canetti.
C'�tait compliqu�.
N'est-ce pas ?
Canetti suffit.
Que fait votre p�re ?
Il est mort.
- Votre m�re ? - Morte aussi.
Votre s�ur ?
Morte...
Non. Je n'en ai jamais eue.
Vous �tiez seul.
Vous �tes seul ici, au milieu d'�trangers.
J'aime voir des gens, de nouveaux visages.
Et votre jambe ?
Oui, quelqu'un m'a bless� avec une valise.
Lui.
Nous vous connaissons.
Mais nous voulons en savoir plus.
Je vais vous dire quoi, pr�cis�ment.
O� est situ�e votre "antenne" � Berlin ?
Quelle est la cl� de votre code actuel ?
Que savez-vous exactement de nous ?
Et aussi, quelles indications
votre pr�d�cesseur a-t-il fournies ?
Enfin, quelle est votre mission � Berlin ?
Vous �tes intelligent.
Vous savez que nous obtiendrons de vous ces d�tails.
Vous avez le t�l�phone ? Je vais appeler mon avocat.
Ma�tre Cuspensky.
Je ferai un dossier.
Vous ne travaillez pas � New York.
Mais en Europe et au Moyen-Orient.
Votre veston.
Mon nom est Oktober.
Et le v�tre ?
Quiller.
Pr�nom ?
Inge.
C'est un pr�nom f�minin.
Une jeune fille ?
Elle doit �tre jolie. Dites-nous...
Ne soyez pas inquiet.
Vous pouvez tout me dire.
Mais si.
Vous �tes trop fatigu�.
Votre chef vous fait trop travailler.
Comment s'appelle-t-il ?
Inge.
Non, votre chef !
Ouvrez les yeux.
Ouvrez les yeux ! Redressez-vous !
Ne vous endormez pas !
Jones d�testait votre chef, qui l'a trahi et fait tuer.
Son nom ?
Elle a de jolies jambes.
Vraiment ? Vous avez de la chance !
Vous la retrouverez en sortant d'ici.
Blanches...
Elle vous adore.
Si, elle vous adore !
Elle n'aime que vous !
Elle vous attend.
M'attend...
M'adore... M'aime...
Ne dormez pas encore.
Il s'est forc� � dornmir. R�veillez-le.
Tenez-lui le bras.
Vous avez bien dormi ? Comment vous sentez-vous ?
Tr�s bien !
- Parlez-moi. - Rien � dire.
Allons ! Vous ne voulez pas passer la nuit ici !
Votre "contact"' doit s'inqui�ter.
Quel "contact"' ?
Je suis seul.
Pr�venez-les !
T�l�phonez. Envoyez un message ! A quelle adresse ?
Inutile.
Ils attendent ! Inge attend. Qui est-elle ?
Inge comment ?
Son nom ? Inge, comment ?
C'est votre contact ?
Vous avez une "antenne" ? Des coll�gues ?
Aucun coll�gue!
Une couverture ! Qui ?
Heng... heng... Au diable !
Du calme. C'est votre ami. Son nom ?
Jones.
Jones est avec Inge ?
Il est mort.
Il est avec elle, au lit...
Il en profite... Dites-nous...
Il est mort.
Elle veille son cadavre ?
O� est votre base... Dites-nous.
Comment Inge re�oit-elle les messages ?
Elle n'est...
O� est votre base ?
Secret... c'est secret...
Pol ne...
- Qui est Pol ? - Pop, le bouchon !
Qui est Pol ?
Pol... Polly... Couch�, Polly !
Votre "Antenne" est dans un magasin d'animaux ?
Au zoo !
Qui est votre contact ?
Toujours sur mon chemin ! "Vous fumez"...
"Non... trop fortes".
Cigarette ?
Pas �a !
Que pr�f�rez-vous ?
Rien ! Appelez le garde !
Kurfurstendam... Quel num�ro ?
Aucun numero.
Votre base est l�. Nous le savons.
Nous avertirons votre chef. Quel num�ro ?
Trop tard.
Ils vous attendent. Ils sont inquiets.
Dites-leur o� vous �tes. Quel num�ro ?
L'�glise. O� sommes-nous ?
Dans votre base.
Ne soyez pas stupide !
Qui est Inge ?
Inge... �tendue !
Le num�ro ? Trois ? Cinq ? Huit ?
Neuf ! Dix !
Votre chef exige un rapport imm�diat, Quiller ! Parlez !
Continuez...
�a m'est �gal.
Je perds mon temps avec vous.
Piq�re !
Quand il sera endormi, tuez-le !
- Vous d�nez en ville ? - Un banquet.
- Organis� par qui ? - Le Lord Maire.
Vous y allez tous les ans ?
A ce banquet ?
Je n'ai jamais �t� invit�.
Des nouvelles de Berlin ?
Pas vraiment, non.
Secouez-les. Je veux savoir.
Entendu.
C'est un banquet agr�able. Une belle r�ception.
J'imagine.
J'ai besoin de chaussures.
Allez m'en acheter...
Je balade un fou !
Je lui ai donn� du caf�.
Il �tait tremp� comme une soupe !
Il m'a donn� 20 DM pour lui acheter des chaussures.
Une chambre.
Je voudrais des chaussures.
Du 43.
D�sol� d'appeler si tard.
- Qui parle ? - Moi, Cooper.
Je dormais.
Vous �tes lev�e ?
Je suis au lit.
Mais quelle heure est-il ? Il est tr�s tard.
Vous �tes seule ?
Je dormais.
�tes-vous malade ?
Je veux vous voir.
Pas maintenant !
Quand ?
Demain. Venez prendre le caf�, apr�s l'�cole.
Bien. A demain.
Il est revenu.
"Vous fumez ?"
"Je ne connais pas cette marque."
"Vous pourriez essayer."
Bien. Que voulez-vous ?
"Elles sont plus douces."
Je sais ! Que voulez-vous ?
"Essayez !"
Vous �tes t�tu !
Essayons. Permettez ! Bien s�r.
Vous ne fumez pas ?
Jamais.
Vous semblez �puis�.
Pas de bla-bla. Que voulez-vous ?
Je vous attendais.
On a trouv� votre voiture abandonn�e.
Nous ignorons o� vous en �tes.
Je vois.
Nous avons rendez-vous.
Nous ?
Oui, nous.
Vous disiez ?
Du caf�... s'il vous pla�t.
J'�tais chez eux. J'ignore o� c'est.
- Vous �tes somnambule ? - J'ai �t� enlev�.
J'ai vu Oktober. Vous le connaissez ?
De nom !
Il avait donn� ordre de me tuer.
L'ont-ils fait ?
Curieux ! On lui aurait d�sob�i ?
Je ne crois pas. Ils n'ont pas...
Ce n'�tait pas le grand jeu.
Ils n'avaient pas de raisons.
Ils ont tu� K.L.J.
Il �tait all� trop loin.
Moi aussi.
Sans rien savoir.
Mais je suis vivant.
J'en suis heureux.
Ils cherchent notre Q.G.
Vous avez parl� ?
Ils emploieront d'autres m�thodes.
Je vois. Quelles m�thodes ?
J'en ai une pour rep�rer leur base.
Laquelle ? Peut-on savoir ?
C'est une mission d�licate.
Vous commencez � le comprendre.
Vous allez voir.
Deux arm�es, face � face sur le terrain.
Il y a du brouillard.
Elles voudraient se voir, sans y parvenir.
Vous. Vous �tes dans le creux, entre elles.
Vous les voyez. Vous nous voyez.
Vous avez ordre de les approcher,
de signaler leur position, nous donnant ainsi l'avantage.
Mais, si en indiquant leur position,
vous signalez imprudemment la n�tre...
Ce sont eux, qui auront l'avantage.
Vous �tes l�. Entre les deux.
Vous avez dormi ? Pardon?
Apr�s mon appel ?
Oui.
Un peu. Et vous ?
Un peu.
�trange, en pleine nuit.
Vous �tes tout autre.
Vraiment ?
Plus calme.
J'ai pens� � vous.
Et l'article ?
Votre reportage...
Je ne l'ai pas �crit.
Pour tout vous dire,
je n'�cris pas pour la Philadelplhia Revue.
Pour qui, alors ?
Je ne suis pas �crivain.
- Qui �tes-vous ? - Une sorte d'enqu�teur.
Comment cela ?
J'enqu�te sur les gens dont nous parlions.
Quels gens ?
Ces gens.
Vous �tes bien journaliste ?
Non.
Pourquoi me le dire.
Je vous dois bien �a.
Savez-vous qui sont ces gens ?
Ce sont des brutes impitoyables.
Des tueurs. On le sait.
Ne craignez rien pour moi. Je vous ai tout dit.
�tes-vous arm� ?
Pourquoi ?
Sans arme, je cours moins de risques.
Vous m'avez manqu�.
Vous m'avez tant manqu�.
Je songeais � votre peau...
si lumineuse.
Vous m'avez attendu ?
Je l'esp�rais.
J'ai peur pour toi.
Un ami de mon p�re m'a parl� d'eux.
De qui ?
De ces gens. Il en �tait.
Un ami ?
Il m'a expliqu�.
- Il m'a tout dit. - Il les conna�t ?
Oui, il les conna�t.
O� est-il ?
Peux-tu le joindre ?
Je pense. Pourquoi ?
Je veux lui parler.
- Pourquoi ? - Juste un mot.
Il n'est plus des leurs.
Il peut m'aider.
S'il refuse ?
Je veux conna�tre leur Q.G.
S'il l'ignore ?
Il peut savoir.
On y va ?
Tu le veux ?
D'accord.
C'�tait ouvert. Il est l�...
Attendons.
On danse ?
C'est si insolite comme �a.
Allons au fond.
Un ballet sous-marin.
On essaie ?
Un courant d'air ! Quel est son nom ?
Hassler.
Allons au bar.
Je suis en retard.
- C'est lui. - Je le connais.
Il a fallu que je me renseigne pour vous donner cette information.
Je suis content que vous fassiez quelque chose.
J'ai contr�l�...
Ils ont quitt� la vieille maison.
Pour je ne sais o�.
Je ne les vois plus.
Mais je connais quelqu'un qui saura.
Qui saura quoi ?
Peut-�tre l'endroit o� ils sont... Je pense.
Puis-je le voir ?
Je vais essayer. Je vais t�l�phoner.
J'y vais ?
O� est le t�l�phone ?
Derri�re.
Des courants d'air...
Rentre chez toi.
Je ne te quitte pas.
Surprise de me voir ?
C'est moi qui ai d�nonc� Steiner.
J'esp�re vous aider.
J'avais essay� d'aider votre ami aussi.
Vous connaissez la maison ? O� est-ce ?
Il y a quelqu'un ?
Je ne sais pas. Je sais que c'est l�.
Partons maintenant. Pr�venez les v�tres.
Non, je veux �tre s�r.
Je vais aller voir.
Moi, je suis s�re.
Laisse faire ton organisation ! N'y va pas.
C'est mon travail.
Je vous ai montr� la maison. Je peux partir.
Pars aussi.
Je t'attends.
C'est de la folie.
Nous partons. Gardez la voiture.
Merci.
Ce n'est rien.
Je vais juste faire un tour.
Rappelle-toi un num�ro de t�l�phone.
Rappelle-toi.
21.89.62... �a y est ?
Si je ne reviens pas, appelle...
Demande des cigarettes.
Et dis o� tu es.
Quel num�ro ?
Attends 20 minutes.
Je t'aime.
Montez.
Entrez donc !
Asseyez-vous.
Quelle surprise !
Un verre ?
Scotch avec gla�ons.
Vous n'avez pas de scotch, j'imagine.
Pas de scotch...
Du bourbon ?
Merci, non.
Je suis d�sol�.
Mais je n'y peux rien.
Votre bar ne vaut rien.
Je ne suis pas barman, mais gentilhomme allemand !
O� allons-nous ?
En bas.
�cartez-vous.
Ils travaillent tard.
Nous d�m�nageons.
Nous transportons notre mat�riel.
Nous changeons de base.
Herr Nagel... Herr Dorfmann...
Et Fraulein Lindt.
Nous l'avons trouv�e dehors, dans la voiture.
C'est Inge.
Et alors ?
Votre amie ?
Je ne l'ai jamais vue !
Votre amie intime ! Inge...
Ce nom de : Inge... Vous vous souvenez ?
�a, oui.
Parlez...
Si, vous le pouvez.
Fatigu� ?
Votre chef vous fait trop travailler.
Comment s'appelle-t-il, donc ?
Son nom ?
Inge.
Mais non ! Votre chef !
Elle de jolies jambes...
Vraiment ? Vous avez de la chance !
Vous la retrouverez en sortant...
Blanches...
Elle vous adore...
Elle vous adore...
Elle vous attend, elle vous aime...
M'aime...
M'adore...
M'attend...
La voici.
Inge est une grosse fille, grasse... Grande.
Je ne la connais pas.
Pour une Allemande, vous choisissez mal
vos amis.
Vous parlez anglais ?
Est-il si s�duisant ?
Vous sp�culez sur votre physique.
Je suis content que vous soyez venu.
Vous �tes libre.
Vraiment... Allez !
Une seule chose.
L'adresse de votre Q.G. nous int�resse.
C'est une indication utile
pour nous.
Faisons un march�.
Si vous nous la donnez, elle part avec vous.
Vraiment !
Vous serez libres.
Sinon, elle restera ici,
avec nous.
Vous �tes libre de choisir. Allez faire un tour...
R�fl�chissez-y.
Revenez, la porte vous sera ouverte.
Donnez l'adresse... Et vous partez avec elle...
Libre.
Mais d�cidez-vous avant l'aube.
Sinon, vous mourrez. Tous les deux !
�a va ?
Correct ?
Un peu d'air ! Pourquoi pas ?
J'esp�re vous revoir !
J'y compte.
Accompagnez M. Quiller...
jusqu'� la porte.
Du feu, s'il vous pla�t.
Non fumeur !
Il est l�.
Pas de caf� ?
Je crois que si...
O� est Pol ?
Il a veill� toute la nuit. Il arrive.
Sucre ?
Tout le monde a veill�.
Vraiment ?
Tiiergarten, 6. C'est l�.
Une maison pr�s du canal.
Appelez Ziegler.
Ils y sont encore ?
Et rassur�s. Puisqu'ils me croient mort.
Il est l�...
Tiiergarten, 6. Le long du canal.
Allez-y !
Rapidement votre rapport, Quiller !
Vous l'aurez.
Reposez-vous d'abord, bien s�r !
Merci.
Je me change.
Rien ?
Non.
Un instant.
Prenez.
Tr�s bien, aurrevoir.
Tous arr�t�s !
Parfait.
- O� est mon breakfast ? - Et le mien ?
Avez-vous faim ?
D�jeunons ensemble l�-haut, dans 8 minutes.
Trop fatigu� pour monter.
On vous servira ici. Ne vous d�rangez pas.
Vous venez, Hengel ?
Avec plaisir !
Voil�, c'est fini.
Quels d�tails ?
Aucun. Tous arr�t�s. Oktober aussi.
Et la fille ?
Pas de fille. Mais Nagel et Dorfmann.
Il n'y avait pas de fille ?
J'en suis s�r !
Non. Pas de fille.
Bonjour.
Comment vas-tu ?
Bien. J'ai eu de la chance.
Quoi ? Pardon ?
J'ai eu de la chance.
- Comment ? - Ils m'ont lib�r�e.
Lib�r�e ?
Ils m'ont renvoy�e.
Tu as d� �tre soulag�e.
Ils sont arr�t�s.
Vraiment ? Bravo.
Peut-�tre pas tous. Mais la plupart.
Tu es fatigu� ?
La nuit a �t� dure.
J'ai essay� de t�l�phoner � ce num�ro. En sortant.
Comme tu avais dit.
Il n'existe pas.
Vraiment?
J'ai d� me tromper.
Je quitte Berlin.
Si vite ?
Je suis fatigu�.
Tu travailles trop.
Toi aussi. Ne te donne pas tant de mal.
J'ai mon travail. Je dois le faire. Et cela me pla�t.
On se reverra peut-�tre.
Ce serait gentil.
As-tu connu Jones ?
Je ne crois pas.
Sous-titres : DANIEL JEAN
Sous-titrage TVS - TITRA FILM
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