All language subtitles for The.Martian.Chronicles.03.The.Martians.1980.1080p.BluRay.Remux-TWiX

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Original subtitles

J'ai r�v� d'un homme. Il n'est pas de notre monde.

Il est descendu du ciel et m'a parl�.

Il a dit, "Nous venons de la Terre".

Reste ici.

York et Conover sont peut-�tre morts.

Et peut-�tre pas.

On ne peut pas arr�ter.

Il s'agit de la colonisation d'une plan�te enti�re.

Je peux vous aider ?

Nous venons de la Terre, et nous sommes ici sur Mars.

Vous �tes � Green Bluff, dans l'Illinois.

Ces gens ne seraient pas mes amis, ni ma famille.

Ce serait des Martiens.

Et moi, alors ?

Tu ne serais pas mon fr�re Edward.

Non, je ne le suis pas.

Deux exp�ditions ont d�j� �chou�, John.

Pourquoi une autre ?

Alors ?

La ville est morte depuis pr�s de mille ans.

Qui �taient-ils ? Comment vivaient-ils ?

- Jeff ? - Je reviens.

O� allez-vous ?

Spender ?

O� es-tu pass� pendant une semaine ?

Je suis le dernier Martien.

T'es le...

Mon Dieu.

�a va donc se passer ainsi ?

Des monstres !

Nous sommes avec Dieu.

Attendez, revenez !

Vous m'avez sauv�.

Vous vouliez pas que je meure.

Plus vous regardez, plus je deviens ceci !

Je suis pas ce que je semble �tre.

Je ne suis pas cette vision.

- Tu viens avec moi. - Attendez une minute !

Cet homme est mon prisonnier. Il est recherch� pour meurtre.

Non, c'est mon mari !

- Non, c'est ma Lavinnia. - Non, c'est David !

Arr�tez ! C'est un Martien !

Un Martien !

Ceci est pour vous.

Couche-toi !

Sam ?

NOVEMBRE 2006

La Terre est morte mais reste-t-il des survivants ?

Ils auraient pu s'abriter dans de profondes cavernes.

Wilder l'esp�re et se h�te au secours de son fr�re,

mais comment survivre sur la Terre ou sur Mars ?

La pause r�cr�ative pour l'�quipe de minuit

commence dans une demi-heure.

Le gymnase num�ro trois est ferm� ind�finiment

� tous les sports de raquette.

Par� � lancer. Voyant allum�.

Passage en commandes internes.

Moins 1:30.

Moins 1:25.

Moins 1:20.

- V�rification. R�pondez. - Affirmatif.

- T�l�m�trie pour lancement ? - Affirmatif.

- Missile et g�n�rateur internes ? - Affirmatif.

- Pressurisation termin�e ? - Affirmatif.

T mois 60 secondes, compte � rebours lanc�.

Par� au lancement

V�rification. Voyant vert allum� ?

Affirmatif.

- Verts par�s ? - Par�s.

- Syst�me hydraulique par� ? - Affirmatif.

Tous voyants allum�s.

R�servoirs s�curis�s ?

T moins 20...

Bon sang ! Lls sont toute une flotte !

O� sont les MAB ? C'est notre seule protection.

Mon Dieu !

Qu'ils soient maudits !

Et alors que le silence

enveloppe ce qui fut un des centres nerveux de la Terre,

une petite ville martienne est �galement silencieuse.

Des lumi�res solitaires illuminent les magasins,

et les boutiques ne sont pas verrouill�es,

comme si les gens s'�taient sauv�s sans fermer.

Les d�bris pourrissent dans les rues d�sertes.

La ville est morte...

... sauf pour Ben Driscoll.

Mon Dieu !

All� !

�a pouvait �tre n'importe lequel.

Mais c'�tait pas quelqu'un qui appelait.

Un poteau a d� tomber quelque part...

�a a activ� le circuit,

et tu t'es mis � sonner tout seul, hein ?

Elle ne rappellera pas.

Pourquoi appellerait-elle deux fois le m�me num�ro ?

Personne ne r�pond.

Elle doit �tre en train d'appeler d'autres maisons, d'autres villes.

J'ai eu ma chance.

Pourquoi je dis "elle" ?

Une minute. Calme-toi.

�a vient d'ici.

L'annuaire.

Bon.

Commen�ons par les A.

"Amelia Arnold."

PAS DE REPONSE

"Sally Ames."

"Julie Appleby."

"Livingstone, Fred."

"Livingstone, Gladys."

All�. Ici Gladys Livingstone.

Bonjour Gladys. Je m'appelle Benjamin.

Je ne suis pas l� pour le moment.

Merci de laisser un message

apr�s le bip.

Je vais te laisser un message, Gladys.

Va te faire voir !

Si j'�tais une femme...

et que j'�tais seule sur Mars...

o� irais-je ?

Un salon de beaut� !

Bon. Salon de beaut�.

Essayons celui-ci.

All� ?

C'est un enregistrement ?

Il reste donc quelqu'un sur Mars !

Mon Dieu ! Comment vous appelez-vous ?

Genevi�ve Selsor. Et vous ?

Driscoll. Benjamin Driscoll.

Benjamin. Bonjour !

- Bonjour. - O� �tes-vous ?

New Texas City.

C'est si loin.

Vraiment ?

Restez o� vous �tes. Bougez pas.

D'accord.

Bougez pas. J'arrive.

D'accord.

� BAS LA GUERRE

Driscoll et Genevi�ve ne sont pas les seuls que l'exode soudain

ai laiss�s sur Mars.

Il reste quelques colons isol�s, diss�min�s � travers la plan�te,

attendant et observant, esp�rant et priant...

Se demandant ce qui reste de la Terre et ce qu'il deviendront

dans ces colonies martiennes d�sert�es.

Y aura-t-il une ultime tentative de sauvetage ?

Ce soir, Peter Hathaway scrute le ciel martien,

esp�rant, priant et songeant.

Alice ! Marguerite ! Venez voir ! Venez vite !

Ils sont venus ! Ils sont l� ! Regardez ! On est sauv�s !

On est sauv�s !

Regardez ! Regardez !

C'est eux. On est sauv�s.

Tu te souviens de l'exercice ?

- Marguerite ? - Je sais, p�re.

- Je dois v�rifier les circuits. - Bien. Et ensuite ?

- Les chaises longues. - Les chaises longues ? !

T'inqui�te pas, Peter. Je lui montrerai quoi faire.

Ne lui en demande pas trop.

Je vais essayer le contact radio. Toi, inspecte le panneau.

Circuits.

SOS, SOS. Ici 6295.

Ils n'ont pas l'air de r�pondre.

Je ne t'ai rien demand�.

Marguerite et toi avez tout v�rifi� ?

- V�rifi� et rev�rifi�. - Dieu merci.

- C'est notre derni�re chance. - Notre derni�re chance.

- Tout est pr�t ? - Oui, tout est pr�t.

Bien.

�a par exemple !

Salut.

D�sol�e. Mon vernis n'est pas sec.

Vous �tes libre ce soir ?

T'essayerais pas de me draguer, au moins ?

Non... Juste un d�ner.

Promis. Rien qu'un d�ner.

Eh bien, je vais y r�fl�chir.

- Ici. - Asseyons-nous l�-bas.

Bien s�r. L�-bas.

Excusez-moi. Voil�.

Vous �tes magnifique... Vraiment magnifique.

Merci.

On peut avoir un cocktail ?

Un cocktail ?

Bien s�r.

Voil�.

On peut s'asseoir � cette table, l�-bas ?

Bien s�r.

- Vous �tes vraiment superbe. - Merci.

C'est mon bon profil.

Je trouve vos deux profils tr�s bien.

A nous.

Mes cheveux sont bien, derri�re ?

Oui.

J'esp�re.

J'ai eu un mal fou � me faire une permanente,

et � lui donner une forme.

C'est dr�le comme on pense toujours

que ce serait bien d'�tre seul.

Quoi ?

Je disais, marrant comme on pense toujours que ce serait...

C'est amer !

D�sol�. Je ne l'ai pas fait comme il faut ?

Je l'aime sucr�.

Et que mange-t-on ?

Sucr�. Bien s�r.

Trop sucr�.

Champagne.

Genevi�ve !

�a ne vous pla�t pas ?

Je peux pas manger autant. Je dois surveiller ma ligne.

Vos formes sont parfaites.

Oh, non.

Je dois faire de la gym deux fois par jour,

nager et me faire un sauna,

sinon je grossis. C'est terrible.

Dommage qu'il n'y ait plus de masseuse au club,

j'ai besoin d'un bon massage pour stimuler ma circulation.

Je pourrais le faire.

Oh, non. Il faut �tre exp�riment�.

Le massage est un art.

Oh l�, l� ! Cette robe est vraiment mal coup�e.

Je le sais.

C'est le probl�me quand on vit sur Mars...

Les mod�les dernier cri n'arrivent pas assez vite.

Vous savez qu'il y a eu la guerre sur Terre ?

Oui, je sais. C'est terrible.

Oui.

Vous voulez un autre cocktail ou peut-�tre du champagne ?

Oh, non. Jamais plus d'un verre.

C'est bourr� de calories un cocktail.

Ouais.

- Pourquoi pas avoir quitt� Mars ? - Quoi ?

Pourquoi ne pas avoir quitt� Mars ?

Eh bien...

Ils ne voulaient pas me laisser emporter tous mes v�tements.

Je ne suis pas parti car j'�tais dans les montagnes.

J'ignorais que tout le monde partait.

Quoi ?

Rien.

Vous vous sentez jamais seule ?

Si ! J'�tais si contente de vous entendre.

Vraiment ?

Oui. C'est dur d'�tre seule.

Je sais.

Pour commencer, il faut se pr�parer � manger.

C'est mon premier repas convenable depuis des mois.

Et puis si quelque chose tombe en panne,

au salon de beaut� ou � la maison, je sais pas le r�parer.

J'ai tellement de choses � vous faire r�parer.

Vraiment ?

Oh, oui.

- Il se fait tard. - Ah, oui ?

J'ai pas beaucoup dormi la nuit derni�re.

J'ai fait 2400 km pour vous voir.

Tant que �a ?

J'aimerais aller me coucher maintenant.

D'accord.

- Ma fourrure. - Votre fourrure, oui.

J'adore pouvoir faire les magasins sans payer.

J'ai tous les produits de maquillage imaginables.

J'ai emm�nag� dans une maison plus belle.

Bien s�r.

Et j'ai vid� toutes les boutiques de la ville.

Mes placards sont pleins � craquer.

- J'ai 100 paires de chaussures. - Et le lit ?

Et des bijoux... des broches, des bagues, des colliers...

J'adore les pierres pr�cieuses... Diamants, rubis, �meraudes.

J'ai une telle collection, vous n'en croiriez pas vos yeux.

Eh bien, bonne nuit. Merci pour le d�ner.

Vous devriez rester dans une des maisons d'en face.

Je devrais...

Venez vers midi demain. On prendra un brunch.

Je suis ravie que vous sachiez cuisiner.

Ensuite je vous montrerai tout ce qu'il faut r�parer.

�a va �tre tellement bien d'avoir un homme � proximit�.

Peut-�tre pourrez-vous r�parer le sauna.

Si vous y arriver... J'en ai tellement besoin !

Moi aussi !

Une minute, mon pote.

Qu'on soit les deux derni�res personnes sur Mars

ne vous donne pas le droit de me sauter dessus.

Je vous pardonne pour cette fois.

N'oubliez pas... Midi.

Vous devriez passer � la quincaillerie

avant d'aller vous coucher, et prendre des outils.

J'en ai quelques-uns,

mais ils conviendront pas.

Et amenez quelque chose de bon pour le petit d�jeuner...

Vous pourriez faire des gaufres.

Je peux en manger qu'une demie mais j'adore �a avec le caf�.

J'aurais bien besoin d'un nouveau percolateur.

J'adore le caf� noir le matin.

Bonne nuit.

Driscoll, d�senchant�, s'envole dans le d�sert martien,

jurant de ne jamais revenir.

Il vole toute la nuit.

Il vole pendant une semaine et un jour.

Il vole jusqu'� ce que 16000 km le s�parent

de Genevi�ve Selsor

et qu'il l'ai effac�e de son esprit.

Mais il n'est toujours pas en paix.

Il ne doit pas rester grand chose sur Terre de toute fa�on.

T'inqui�te pas, Peter.

N'as-tu pas tout ce que tu d�sires ici ?

Oui, bien s�r.

Si seulement ils nous avaient vus la semaine derni�re.

Mais il ne faut pas perdre espoir.

- Il ne faut jamais perdre espoir. - C'est vrai.

J'ai un gin.

Je vais faire un tour.

Je reviens dans quelques minutes.

Je vais ramasser du bois.

La fus�e ! C'est la fus�e ! Ils sont revenus !

Ils vont nous ramener chez nous !

Ils seront l� dans la matin�e.

Vous voyez ? Il ne faut jamais perdre espoir.

Lazare, sors de l�.

Du vin !

On va pr�parer un d�licieux repas pour leur arriv�e.

J'avais gard� tout �a pour cette occasion.

Je savais que �a arriverait un jour.

En attendant...

En attendant, arrosons �a.

Vous vous souvenez le jour o� la guerre a commenc� ?

Comment l'oublier ?

Ils ont rappel� toutes les fus�es, on �tait dans les montagnes.

Il restait plus que nous.

Seigneur, comme les ann�es passent.

Je n'aurais pas tenu le coup sans vous.

Sans vous deux.

Je me serais suicid� sans vous.

Mais avec vous, l'attente valait la peine.

- Je sais que c'est dur parfois... - Peter, je t'en prie.

On aurait pas voulu que �a se passe autrement.

Je pense pareil.

Eh bien, alors...

A nous...

A nous trois, et...

� notre longue attente.

Hol� !

Par ici !

L�-bas.

Mon P�re ?

Je connais cet homme.

- Vraiment ? - Oui.

- Colonel ! Colonel Wilder ! - Peter !

- Peter Hathaway. - Hathaway, oui.

Je pensais que vous �tiez rentr� sur Terre.

- Peter, voici le P�re Stone. - Bonjour, mon P�re.

- C'est si bon de vous voir. - Vous avez l'air en forme.

- Je vieillis. - Je ne rajeunis pas non plus.

J'ai beaucoup vieilli depuis mon retour de la Terre.

Quelles sont nos chances d'y retourner ?

�a fait des ann�es que j'attends de pouvoir rentrer.

On a rat� les vaisseaux et ma famille...

D�sol�, Peter.

On est ici pour un moment, j'en ai peur.

Vous pouvez vous installer avec nous.

Nous tous ?

- Oui. Votre femme va bien ? - Elle va bien.

- Et vous aviez un enfant. - Oui, une fille.

Oui, je me souviens. Elles vont bien ?

Elles sont � la maison.

Un bon repas vous y attend.

- Venez. - Merci.

Colonel, vous vous souvenez de Spender ?

Je ne l'oublierai jamais.

Une fois par an, je passe devant sa tombe.

Finalement, il a eu ce qu'il voulait,

il voulait pas que nous venions ici.

Il doit �tre heureux que tout le monde soit parti.

D�sol�. C'est l'�motion.

- �a va ? - Oui, �a va aller.

C'est juste l'attente, l'�motion.

C'est comme si j'�tais rest� en vie toutes ces ann�es pour ce jour.

C'est si bon de vous revoir, d'entendre vos voix.

Je me sens mieux maintenant. Venez.

Alice. Viens voir qui est l�.

Alice, tu te souviens du Colonel Wilder ?

Bien s�r, Colonel Wilder.

Mme Hathaway, oui. Je me souviens.

Et voici le P�re Stone.

- P�re Stone. - Enchant�.

Colonel Wilder, ma fille, Marguerite.

Quel plaisir.

Quel �ge as-tu, Marguerite ?

Quatorze ans.

Je vois.

Venez. Faites comme chez vous. Colonel, mon P�re.

Par ici. Asseyez-vous.

Vous n'avez pas id�e du plaisir...

Pardon. J'ai oubli� les boissons. Excusez-moi.

Mon P�re...

- Ce n'est pas possible. - Quoi donc ?

Je connais Hathaway depuis des ann�es. J'�tais � son mariage.

Leur fille doit avoir 20 ou 22 ans.

Et Alice... Elle a pas chang� du tout. Elle a pas pris une ride.

Pensez-vous...

De quoi parlez vous si s�rieusement ?

Nous sommes r�unis, le voyage est fini et vous �tes chez vous.

- Merci. - Vous avez raison.

Et j'ajouterai que vous �tes plus belle que jamais.

Mars vous r�ussit.

Vous �tes bien un homme.

Entretenez la conversation. Je reviens de suite.

O� allez-vous ?

V�rifier notre position pour mon rapport.

Voil�... Du vin.

MARGUERITE MORTE D'UN VIRUS INCONNU JUILLET 2000

ALICE MORTE D'UN VIRUS INCONNU JUILLET 2000

C'�tait une exploration fascinante...

Si fascinante que nous avons rat� la navette pour la Terre.

Alice, tu te souviens du fossile que nous avons d�couvert ?

- Je m'en souviens. - Moi aussi.

Venez, mon P�re.

Ce fossile devait avoir au moins 100.000 ans.

Colonel, asseyez-vous.

100.000 ans et cependant, il �tait parfaitement pr�serv�...

Je vais vous montrer.

Je suis all� derri�re la tour.

- Pourquoi faire ? - Il y avait deux croix.

Alice et Marguerite...

Mortes d'un virus inconnu en juillet 2000.

- C'�tait il y a sept ans. - Oui.

- Qui sont-elles alors ? - Qui peuvent-elles �tre ?

Tenez ! Mon P�re, vous savez quoi ?

- Prenez-le. - Je ne peux pas.

- Je vous en prie. - Je ne peux accepter.

Pour l'�glise.

Et maintenant, portons un toast.

Mes ch�ries.

Un toast.

A vous tous.

C'est bon d'�tre � nouveau entre amis.

Particuli�rement � ma ch�re femme et � ma fille,

sans lesquelles je n'aurais jamais surv�cu.

Ce n'est que gr�ce � votre affectueuse compagnie

que je suis ici pour vous accueillir aujourd'hui.

Attention. Non, non.

Attention. Doucement.

Colonel...

D�sol� d'avoir g�ch� la f�te.

Non. Ne les appelez pas.

Elles ne comprendraient pas,

et je ne voudrais pas qu'elles comprennent.

Savez-vous ce qui vient de se passer ?

Il s'agit de mon mari ?

Oui.

Il est mort. Son coeur.

Je vois.

Que ressentez-vous ?

Il ne voulait pas qu'on soit mal.

Il nous a dit que �a arriverait un jour.

Il ne voulait pas qu'on pleure.

Il ne nous a pas appris comment faire.

Il ne voulait pas qu'on sache.

Il disait que c'�tait la pire des choses pour un homme...

Conna�tre la solitude, la tristesse,

et pleurer.

Alors, nous ne devons pas savoir pleurer.

Ni �tre tristes.

Il �tait si fier de nous.

Parfois, il oubliait presque qu'il nous avait cr�es.

Il nous aimait comme sa femme et sa fille.

D'une certaine mani�re, nous le sommes.

Vous lui avez �t� d'un grand r�confort.

Pendant des ann�es, on a bavard�.

Il adorait parler.

Il aimait cette cabane, et faire des feux de bois.

On aurait pu vivre dans une maison en ville,

mais il aimait �tre ici o� il pouvait vivre comme un primitif.

Il me parlait de son laboratoire et de ce qu'il y faisait.

Il a install� des haut-parleurs dans la ville morte, plus bas.

Il pressait un bouton et la ville s'illuminait et s'emplissait de bruits

comme si 10000 personnes y habitaient.

Le dimanche soir, on s'installait sur les chaises longues

et on regardait son spectacle de lumi�res.

Il avait programm� Marguerite pour qu'elle y prenne du plaisir.

Et il s'asseyait, allumait un cigare et nous parlait.

De temps en temps, le t�l�phone sonnait

et une voix enregistr�e posait � M. Hathaway

des questions scientifiques et il y r�pondait.

Entre le t�l�phone qui sonnait, notre pr�sence,

les bruits de la ville et son cigare...

Il �tait plut�t heureux.

Il n'y a qu'une chose qu'il ne pouvait nous faire faire.

Vieillir.

Il devenait plus vieux et plus faible chaque jour,

mais nous restions les m�mes.

�a ne le d�rangeait pas.

Il nous voulait ainsi.

Nous l'enterrerons avec sa famille.

C'est ce qu'il aurait voulu.

On va les emmener avec nous.

Non.

On ne peut pas les laisser ici.

- Je pense qu'on devrait. - Comment survivront-elles ?

Cela ne nous regarde pas.

C'�tait la d�cision de leur cr�ateur.

Comment �a ?

Elles ont autant le droit de vivre que vous et moi...

mais leur propre vie...

La vie pour laquelle elles ont �t� cr�es.

Leurs �mes...

appartiennent � Hathaway.

Elles ne comprendraient pas autre chose.

Elles finiront par mourir sans notre aide.

Je vais leur dire au revoir.

M�re, quand mon p�re reviendra-t-il ?

Je l'ignore, ch�rie. Peut-�tre jamais.

Que ferons-nous ?

- Nous continuerons � attendre. - Attendre quoi ?

Je l'ignore. Il ne me l'a jamais dit.

Bonjour, mesdames.

Je m'appelle Ben Driscoll.

Je ne veux pas m'imposer...

Mais �a fait longtemps

que je n'ai pas vu d'�tres humains.

Faites comme chez vous, M. Driscoll.

Merci.

Vous en faites pas pour moi.

Je n'ai pas besoin de beaucoup de distractions

ni m�me de beaucoup de conversation.

Je veux juste un endroit o� vivre. Une atmosph�re familiale.

Alors vous �tes arriv� au bon endroit, M. Driscoll.

Pr�cis�ment.

MARS 2007

Bonjour, Sam.

Vous revenez de la Terre ?

Oui.

Venez.

Merci, Sam. Comment va Elma ?

Pas tr�s bien.

Elle s'est mise au lit la nuit o� la guerre a commenc�

et ne s'est pas lev�e depuis.

Qu'est-il arriv� � la famille de votre fr�re, sur Terre ?

Ils sont morts.

Diable.

Et les autres ?

C'est fini, Sam. La Terre est finie.

Mars est tout ce qui nous reste.

Dites-moi, c'est quoi la moiti� de rien ?

Quoi ?

C'est ce que j'ai re�u... La moiti� de rien.

C'est ce qu'ils m'ont donn�... La moiti� de rien.

C'est quoi ?

Un titre de propri�t� des Martiens.

- Vous avez vu des Martiens ? - Oh, oui.

Quand ?

Voyons voir... Le jour o� vous �tes parti.

Ils ont d�barqu� ici dans leurs navires des sables

et m'ont donn� �a.

- Ils vous ont parl� ? - Oh, oui.

Qu'ont-ils dit ?

Pas grand chose.

Ils m'ont juste tendu ce rouleau,

et ils ont dit, "Cette terre est � vous".

"Cette terre est � vous."

�a me fait une belle jambe.

Il y a donc encore des Martiens en vie.

Nous aurons une chance de leur parler.

Non, je ne pense pas.

Pourquoi dites-vous �a ?

Ils sont bizarres.

Ils n'avaient pas l'air vrai.

Alors quand j'ai tir� sur...

Quoi ? ! Qu'avez-vous dit ?

Je croyais qu'ils allaient m'attaquer,

alors j'ai tir� sur l'un d'entre eux.

Tout ce temps...

Je voulais qu'une chose, entrer en contact avec un Martien.

Lui parler, apprendre de lui.

Pourquoi vous ?

Je sais pas.

A moins que cela ait �t� pour m'avertir de la guerre.

- Ils l'ont fait ? - Pas exactement.

Il a juste dit, "Ce soir, c'est le grand soir".

C'est ce soir l� que la guerre a commenc�.

Oui. Ce doit �tre les Martiens.

Ils savaient.

C'est authentique, n'est-ce pas ?

Ouais, c'est authentique, mais sans valeur.

Alors ils existent.

Et ceci n'est pas sans valeur.

Vraiment ?

Ils savaient ce qui allait se passer sur Terre.

Peut-�tre nous autorisent-ils � tout recommencer ici.

Mais ils ont d�truit les deux premi�res exp�ditions.

Nous les avons an�antis avec la varicelle.

Ils ont peut-�tre d�cid� qu'il y a suffisamment ici

pour ce qui reste des deux mondes.

Quel est l'int�r�t de d�truire deux civilisations ?

Vous savez...

Vous commencez � parler comme Spender.

Je comprends Spender.

Dites-moi tout ce dont vous vous souvenez

des Martiens... Jusqu'au moindre d�tail.

La r�ponse est ici.

Bonjour.

Qu'avez-vous dit ?

Je ne vous comprends pas.

Voil�. C'est mieux.

Vous parlez anglais.

Maintenant, oui.

C'est ainsi qu'ils ont d� parler � Sam.

C'est un ami.

C'est un moment merveilleux.

- Vraiment ? - Oui.

Mon Dieu, vous �tes un fant�me !

Quoi ?

Vous �tes un fant�me.

- Moi ? - Vous.

Non.

D'o� venez-vous ?

- De la Terre. - O� est-ce ?

C'est une plan�te.

L�-haut.

Une plan�te de fant�mes.

Je ne suis pas un fant�me. Je suis vivant.

Vous �tes mort. Votre peuple a �t� d�cim�.

Vous �tes fou.

Vous ne voyez pas la ville ?

Je vois les ruines d'une ville, morte depuis plus de 1000 ans.

1000 ans ? J'y habite.

- Votre ville est morte. - Elle vit.

Ne voyez-vous pas les lumi�res du carnaval, les femmes ?

- Vous ne les voyez pas ? - Non.

Vous ne voyez pas la ville, et l'oc�an au-del� ?

Il n'y a plus d'oc�an depuis 40 si�cles.

�a ne peut vouloir dire qu'une chose.

C'est une histoire de temps.

Vous �tes une image du pass�.

Vous venez du pass�.

- Quelle ann�e sommes-nous ? - 2007.

Cela ne signifie rien pour moi.

Pour moi, nous sommes l'ann�e 4462853 SEC,

et vous �tes mort depuis longtemps.

Mais je sens mon coeur battre. Touchez. Non, pas la peine.

Je sens ma chair.

Moi aussi.

Et j'esp�rais enfin...

Enfin quoi ?

Pouvoir parler � un Martien... Lui poser des questions.

Je suis l�. Parlez-moi. Posez vos questions.

Je vous dirai tout ce que vous d�sirez savoir sur mon monde.

Votre monde est mort.

C'est votre monde qui est mort.

Peut-�tre avez-vous raison.

Pouvez-vous prouver que vous venez du futur ?

Et si les ruines que vous voyez

�taient celles de votre propre civilisation,

100 si�cles dans le futur ?

Vous ne pouvez pas savoir.

Vous avez raison. Je ne peux pas.

Quelle importance ?

Qu'importe de savoir qui est le pass� et qui est l'avenir ?

Ce qui suivra, suivra, maintenant ou dans 10000 ans.

Ce qui importe c'est...

que vous voyez votre monde et que je vois le mien.

�a ne suffit pas, quelles que soient nos croyances ?

Bien s�r.

Vous semblez abattu.

- Sans doute. - Pourquoi ?

- Parce que j'avais esp�r�... - Quoi ?

Cette rencontre... depuis si longtemps.

Pour apprendre.

Pour apprendre ?

Oui, sur votre peuple.

Vos croyances.

Le secret de votre vie sur Mars.

Sur Tir.

Nous sommes sur la plan�te Tir.

Oui. Tir.

Le secret ? Il n'y a pas de secret.

Il suffit d'avoir des yeux pour savoir comment vivre.

- Comment ? - En observant la vie...

En observant la nature et en coop�rant avec elle.

En faisant cause commune avec le processus de la vie.

Comment ?

En vivant la vie pour ce qu'elle est.

En tirant son plaisir du don de l'existence pure.

Le don de l'existence pure.

La vie se suffit � elle-m�me.

Acceptez-la et jouissez-en chaque jour.

Vivez aussi bien que possible. N'attendez rien de plus.

Ne d�truisez rien, ne rabaissez rien,

ne cherchez pas les d�fauts.

Ne souillez pas ce qui est beau.

Pr�servez tout ce qui est vivant.

La vie est un pr�sent du souverain de l'univers...

Donn�e pour �tre savour�e, pour s'y �panouir,

pour �tre respect�e.

Mais ce n'est pas un secret.

Vous �tes intelligent.

Vous savez aussi bien que moi ce qui doit �tre fait.

Je dois y aller maintenant. Les miens m'attendent.

Les miens m'attendent aussi.

Bien.

Peut-�tre nous reverrons-nous, un soir prochain.

J'aimerais tant voir votre carnaval.

Et j'aimerais voir ce que vous voyez.

Bonne nuit... mon ami.

Au revoir.

Wilder quitte le Martien et abandonne son r�ve...

Son r�ve de partager ce nouveau monde

avec les survivants d'une race ayant v�cu ici depuis toujours.

La nuit est noire, les lunes se sont couch�es,

la lumi�re des �toiles scintille sur le paysage d�sert

o� seul r�sonne le bruit de son moteur,

d�chirant l'obscurit�.

Pas un �tre vivant. Rien.

Qu'avez-vous tous les deux ?

Il n'y a rien � faire ici.

Pourquoi vous regardez pas un de vos films ?

- Un vieux western. - Non.

On les a tous vus un million de fois.

Oui. Je sais.

Allez, hauts les coeurs. Je trouverai quelque chose.

�a va ?

Que se passe-t-il ?

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Dis-le-moi.

Hier soir, je me suis demand� si nous allions tenir le coup.

Nous sommes si peu nombreux,

et personne ne veut quitter sa petite parcelle de terrain.

Parkhill attend des clients qui ne viendront jamais,

le P�re Stone dit la messe chaque jour pour personne...

Je me demandais si nous avions commis une erreur.

Maintenant, je sais que non.

Pas si on peut appr�cier la vie...

et jouir du don de l'existence.

Quelle belle pens�e.

Embarque tous tes objets de valeur, tout ce dont tu as besoin.

Dis aux enfants de faire de m�me. Charge tout dans le bateau.

Je reviens bient�t.

- Pourquoi ? - Nous partons d'ici.

O� allons-nous ?

O� tout a commenc�.

Vous vous ennuyez toujours ?

Votre p�re a une surprise pour vous.

- Une surprise ? - C'est quoi, maman ?

�a vous plairait d'aller camper ?

Juste nous quatre, comme au bon vieux temps ?

- T'es s�rieuse ? - Quand ?

D�s que vous aurez fait vos valises.

Allons-y !

C'est parti.

Tout va bien ?

Allons-y.

Vous savez ce que vous allez voir ?

- Quoi ? - Des Martiens.

- Quand ? - Tu verras.

- A quoi ressemblent-ils ? - Tu le sauras en les voyant.

On va loin ?

Quatre millions d'ann�es.

Si �a s'aggrave, je demanderais moi-m�me � �tre transf�r�.

A quoi penses-tu ?

A des souvenirs.

De quoi ?

De ce qui nous � conduit � cet instant.

Tr�s bien.

Cette race a mis des millions d'ann�e � �voluer,

et elle est morte... en partie de sa belle mort,

mais aussi...

Quand est-ce qu'on s'arr�te, papa ?

- Choisis un endroit ? - Comment �a ?

- Dis-moi o� tu veux t'arr�ter. - Ici.

Tu dis �a parce que t'en as assez d'�tre en bateau.

- Exactement - Je veux des Martiens.

Tu les auras.

- Ils sont l� ? - Oui.

- O� ? - Tu verras.

Arr�tons-nous ici alors.

Marie, Robert, cet endroit vous convient ?

Non !

- Vous votez pas maman et toi ? - On vous laisse d�cider.

C'est tr�s bien ici, papa.

Tr�s bien. C'est ici alors.

C'est parti. �a y est.

Allez, ch�rie.

�a ne vous d�range pas

de les voir se donner ainsi en spectacle ?

- Devant qui ? - Les Martiens.

Ferez-vous tout ce que vous pouvez

pour les emp�cher de d�truire cette plan�te ?

- Il y des Martiens ici ? - Vous les verrez bient�t.

Tu sais, vous avez bien choisi.

�a va �tre notre nouveau chez nous.

Comment �a ? On rentre pas ?

Non, on va rester ici.

Quoi ?

On va apprendre le mode de vie des Martiens, leur langue,

et apprendre comment ils ont si bien v�cu.

- Papa ! - C'est peut-�tre un peu trop t�t.

D'accord.

On ne va pas s'installer ici tout de suite.

On retournera � la maison jusqu'� ce qu'on ait tous d�cid�

de s'installer ici pour toujours.

Mais ce sera notre nouveau chez nous.

- Et notre nouvelle �cole. - �cole ?

Allez, installons le camp.

C'�tait peut-�tre un Martien.

Il y en a un dans First Town

La vie se suffit � elle-m�me.

Acceptez-la et jouissez-en chaque jour.

Pourquoi br�les-tu ces papiers ?

Pourquoi ?

Je br�le notre pass�.

Je br�le un mode de vie.

Le m�me mode de vie a br�l� sur Terre.

Au bout du compte, cette vie valait pas grand-chose.

Les gens sont devenus de plus en plus avides.

Les guerres �taient chaque fois plus violentes, jusqu'�...

Dis-moi ce qu'il s'est pass�.

Alors on va tout changer.

Trouver un nouveau mode de vie...

...ici sur Mars.

Et apprendre � vivre.

C'est �a qu'on doit faire.

Je vais vous montrer les Martiens, maintenant.

Ouais !

- Ils sont ici ? - Ils sont ici.

Sous le quai ?

- Non. - O� alors ?

L�.

Voil� les Martiens.

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