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LE CHALET
On ira droit en enfer pour ça.
La ferme.
On gèle ici.
Sautille sur place.
Tu connais ma constitution délicate, David.
En termes de kilomètres,
je n'ai jamais été aussi loin de Rebecca
depuis notre mariage.
Elle n'en mourra pas.
Ça me gêne de lui mentir ainsi.
Je sais que ton...
Je sais que ton monde est fait de tromperie.
Notre relation repose sur la confiance.
Tu veux du thé ?
Oui, merci.
Tu peux prendre le lait dans la voiture ?
Combien de sucres ?
On voit que tu as l'habitude.
Lâche-moi un peu. Tu me fatigues.
Je constate les faits, David.
Va chercher ce lait, s'il te plaît.
Seigneur, tu veux me tuer ?
T'oublies pas un truc ?
Oh, ouais. J'ai pas trop l'habitude.
Combien de fois il faudra te le dire ?
Elle va bien ?
Toujours inconsciente.
Merci, le chloroforme.
Vu qu'on gèle ici, puis-je suggérer
qu'on la rentre avant qu'une pneumonie ne la tue.
Écoute, Peter, on vient d'arriver. Je suis crevé.
On n'est pas en lslande, et elle ne va pas mourir...
Pourquoi tu as remis ça ?
Parce que j'ai froid.
Je ne vois que tes yeux. Retire-la.
Tu n'as pas d'ordres à me donner.
Mais t'es où, s'il te plaît ?
Débarrasse-t-en.
De quoi ?
Merde, j'oubliais. T'as peur des mites, c'est ça ?
Débarrasse-t-en, ou je me casse.
J'avais pas dit de la tuer.
Tu voulais quoi, que je l'adopte ?
J'aimerais appeler Rebecca. Le moment est opportun.
Parce que t'as vu une mite ?
Non, on aime juste savoir que l'autre va bien.
Ça se passe comme ça dans un vrai couple.
Ça s'appelle faire un rapport.
C'est ce qui arrive quand une matrone vous domine.
Je ne suis pas dominé. Et ce n'est pas une matrone.
Si je l'appelle maintenant, c'est qu'elle couche Amy,
et que j'aurai juste le répondeur.
Je ne veux pas lui mentir si elle pose des questions.
T'éternise pas.
Je n'avais pas limité tes appels.
C'est mon putain de portable.
- Tu as toujours été égoïïste. - Où est ton portable ?
- Dans ma voiture. - Pourquoi ?
Un portable de travail reste dans la voiture de travail.
T'as oublié ton portable ?
- Mon portable de travail. - Imbécile.
T'as dit quoi, là ?
Lmbécile. Pauvre imbécile chauve.
Je préfère être un rien dégarni que dépourvu d'amis.
J'ai tellement hâte de ne plus te revoir...
Bonsoir, chérie, ce n'est que moi.
Tout va bien de mon côté,
mis à part le froid.
Je rappellerai plus tard.
Embrasse Amy pour moi. Je vous aime.
Oui, j'ai envoyé des bisous.
Et alors ?
Vu qu'elle dort, on fait ça en douceur
pour ne pas la réveiller.
Je peux tenir les jambes ?
Amène-toi.
Cet endroit ne me plaît pas, David.
Alors grouille-toi et rentrons.
Attends, j'ai besoin d'une pause.
Il ne reste que trois marches.
Je n'ai pas ta force, David.
Bon, allons-y.
Merde.
Je vais voir si les clés sont en bas.
Ne la lâche pas.
Bas les pattes !
Gros dégueulasse !
Me touche pas, sale pervers !
Espèce de pétasse !
Tu n'avais qu'à la soutenir. Qu'est-ce que tu foutais ? !
Je crois qu'elle m'a cassé le nez.
Ouais, et pas qu'un peu.
Qu'est-ce que je vais faire ? Ça fait mal !
Fallait rester concentré.
Je parie... que tu reluquais ses seins.
Pas du tout ! Elle m'a filé des coups de boule !
Personne ne m'avait jamais fait un coup de boule avant !
Ben, c'est chose faite.
Aide-moi, sil te plaît, ça fait super mal !
Dès que je suis avec toi, il m'arrive quelque chose,
c'est toujours pareil.
Me blâme pas. J'étais même pas là.
Tu disais ça aussi pour la serre.
C'était il y a 20 ans.
Bon, je vais remettre ça en place.
Comment ? J'ai pas trop envie.
- La ferme et ne bouge plus. - Attends, fais-le en douceur !
Jolie coupe, Andrew. Tu viens du coiffeur ?
Jolie coupe, Andrew.
BUREAU
Andrew.
Papa veut me voir.
Jolie coupe, Andrew.
Sacré boulot de coiffure.
Fais-le attendre jusqu'au coup de fil.
Seigneur.
Bon, au boulot.
Arrête de geindre et ressaisis-toi.
Pourquoi ?
Parce que tu dois aller lui parler.
- À qui ? - À l'espèce de...
À la femme en haut.
Pourquoi ?
Parce qu'elle me connaît. Elle vient toujours au club.
Donc, tu dois le faire.
D'accord. Je dois dire quoi ?
Des tas de choses, mais...
Mais surtout, tu dois lui donner l'impression
que tu la tueras si elle déconne.
- Je vais pas la tuer. - Est-ce que je te l'ai demandé ?
Tu dois juste en avoir l'air capable.
Bon, et tu veux que je dise quoi, alors ?
Tu dois lui dire
que si elle pose encore le moindre problème,
tu lui briseras ses putains de doigts.
Je peux dire ça sans problème. Pourquoi tu t'affoles ?
Parce que tu n'effrayerais même pas un gosse dans le noir.
Tu dois le dire comme il faut. Comme... un vrai dur.
Compris, allons-y.
Non, attends.
Dis-le moi d'abord.
Pourquoi ?
Fais-le, allez.
Bon, d'accord.
Encore une entourloupe, et je vous brise les doigts.
Bien, mais sois plus dur.
Encore une entourloupe, et je vous brise les doigts.
- Ridicule. - Comment je dois le dire, alors ?
Encore une entourloupe, salope,
et je brise tes putains de doigts !
Comme ça.
D'accord. J'ai bien saisi.
Déconne encore une fois, et je te pète les doigts !
Ouais, c'était... mieux.
Ouais, enfin. Merci. Autre chose ?
Ouais. Elle doit appeler son père,
puis tu lui prends le téléphone
et tu lui demandes l'argent.
- Cent mille ? - Ouais.
- Je m'en souviens. - Je m'en doutais.
Ensuite, il y a les instructions,
et je veux que tu lui lises ce papier.
D'accord.
Non. Lis-le maintenant, comme ça tu sauras.
- C'est bon ? - C'est mal écrit.
- Sans commentaires. - Bien sûr.
C'est bon, je l'ai lu.
Faisons du thé.
LE CHEF
Espèce de salopards !
Détachez-moi, et je vous bousille !
Écoute, si tu joues à ça chaque fois que je veux te parler,
David devra utiliser son couteau pour te donner une leçon.
Tu vas te taire, maintenant ?
Je veux te donner à boire.
Y'a pas de sucre.
Oh, désolé.
J'ai cassé ton nez, pas vrai ?
Quoi... Comment ?
J'ai dit, pauvre loque, que j'ai cassé ton putain de nez
avec les mains attachées dans le dos,
et que ça fait de toi une pauvre loque, non ?
Tu l'as pas cassé.
Je crois que si.
Écoute, tu es notre otage.
Reste bien sage, et tout se passera bien.
Mais fais la maligne, et je te brise les doigts.
Je vais parler à ton père, alors silence, d'accord ?
Puis-je parler à Arnie ?
C'est vous, parfait.
Non, peu importe qui je suis.
Oui, elle est là...
Non, vous lui parlerez plus tard.
Non, la somme est de 100 000 !
Nous voulons l'argent dans un sac que vous remettrez à votre fils.
Qu'il se rende seul à Fleet services sur la M3
et qu'il attende près des toilettes.
Surtout, n'envoyez pas personne d'autre.
C'est une double négation. C'est affreux.
Au moindre souci, ou si quelqu'un l'accompagne,
votre belle-fille est morte.
Vous avez deux heures.
Oui, vous pouvez.
Ouais, je vais bien.
De la maison.
Non, on dirait une bande de foutus crétins.
L'un s'appelle David.
Une paire de pauvres tarés...
Écoute, connard,
elle souffrira si tu ne nous donnes pas ce que tu demandes !
Ce qu'on demande !
Grave erreur.
Personne ne m'ajamais giflé de toute ma putain de vie.
Vous ne connaissez pas mon père, pas vrai ?
Vous savez ce qu'il vous fera, à vous et à David
quand il saura qui vous êtes ?
Chaque membre de votre famille à la con
se retrouvera dans un putain de fauteuil roulant
parce qu'ils n'auront plus de genoux
parce que mon père les leur aura arrachés !
Ensuite, ce sera votre tour, ils vous tueront,
et ils tueront votre famille et vos amis !
Pauvre crétin.
Quoi ? J'ai dit ce qu'il fallait, non ?
La raison pour laquelle je voulais que tu parles, crétin,
c'était pour éviter qu'on découvre
que c'était moi qui la détenait !
Mais à quoi ça sert si tu leur donnes mon nom !
- J'ai donné ton nom ? - Oui, bordel.
Navré. C'est dur de se concentrer quand on est menacé de mort !
C'est le premier mot que tu as prononcé !
Tu n'es jamais satisfait, dis ? Tu débarques de nulle part
pour me demander mon aide dans un truc illégal.
Tu ne fais pas tout ceci par grandeur d'âme, pauvre idiot !
Je veux cette maison, et je la veux sans toi !
Je vais te la faire bouffer, la maison de Maman !
Qu'est-ce qui se passe ? David, il fait noir.
Du calme. Le compteur s'est éteint.
Il faut remettre des pièces.
C'est ridicule. Où trouve-t-on encore ces engins ?
Voilà.
Voyons si ça dure.
Rentre, Andrew.
Apparemment, des imbéciles ont fait l'erreur
d'enlever ta belle-sœur.
Fiston... J'ai un travail pour toi.
"BUREAU"
Il vient de partir.
Allô.
David.
Oui. J'arrive.
Oui, j'ai le sac avec moi.
Attends.
David, je crois que mon portable me lâche.
Oh, non.
Je suis foutrement riche !
Je savais pas pour ton frère.
Personne ne sait. C'est l'avantage.
- Salut. - Salut.
Pour fêter l'évènement.
Peter, petit frère, ça y est.
J'empoche 50 000 livres, et la maison de Maman est à toi.
Seigneur, tu l'as fait ! Tu as réussi !
On a réussi.
50 000 livres. Je suis libre.
Je n'aurai plus jamais à vivre à East Sheen.
J'aurai ma propre liberté.
De quoi ça a l'air ?
J'en sais rien. J'ai pas regardé.
Quoi ?
J'ai pas vérifié.
Non !
Face de rat vient d'ouvrir le sac.
J'aurais dû vérifier avant.
T'aurais foutrement dû, ouais.
Ça veut dire quoi, David ?
Ça veut dire que le fric n'est pas dans ce putain de sac,
pas vrai, Andrew ?
Ça veut dire que ton père se doute probablement
que tu es dans le coup.
Désolé. On fait quoi ?
Tu as été suivi ?
Par une voiture ?
Je crois pas.
Ça change tout.
Je veux la maison. C'est notre marché.
Quand j'aurai mon fric. C'est ça notre marché.
Je le savais, sale traître !
À l'instant où tu as demandé mon aide,
j'aurais dû me menotter à la maison !
Quand j'aurai l'argent,
tu auras ma moitié de la maison.
Un sac de mouchoirs ne compte pas !
Cet Arnie sait tout. Ma famille est en danger !
Il s'en fout, il ne sait rien.
Il ne sait pas qui tu es !
Le seul qu'il sait dans le coup, c'est lui !
Tu avais dit que ce serait simple.
Dire que je t'ai cru encore à nouveau !
Donne-moi deux minutes ! Ça vient juste d'arriver.
Ça va marcher, Peter.
Prouve-le.
Je sors fumer une cigarette,
et ensuite, je pense rentrer chez moi !
David ?
T'as un ouvre-bouteille ?
Tu ferais bien de disparaître de ma vue
ou il va t'arriver malheur.
Je vais voir Tracey.
Je m'en fiche.
Laisse-moi tranquille.
Je présume que tout idiot que tu es,
tu n'as pas oublié ton masque ?
J'en ai acheté un en route.
Bien, maintenant casse-toi.
David ?
J'ai pas pris le bon modèle.
Casse-toi tout de suite.
Désolé.
Y'a une face de rat dehors.
Face de rat à l'extérieur.
Tu le reconnais ?
Jamais vu ce fils de.
Ok.
Tracey est en vie.
Va voir qui est là.
Arnie veut savoir.
Moi les découper.
Va voir dans la maison !
Ensuite tu pourras le découper.
On n'a plus besoin de lui.
Tu vois ce couperet ?
Non, pitié !
Quand moi revenir,
toi et moi aller jouer.
Bien s'amuser.
Non, non !
"DU RÊVE À LA RÉALITÉ"
C'est quoi ? Un bateau ?
Non, un citronnier.
C'est le mien.
J'embarque et je me tire loin d'ici.
Un truand tentant d'échapper à son passé
pour mener une vie simple sur un bateau.
Comme c'est original.
Tu veux que je parte, non,
afin que toi et ta grosse truie de femme viviez en paix ?
Moi au moins j'en ai une, David.
Tu admets que c'est une grosse truie ?
Absolument pas !
À l'inverse de toi, j'apprécie la vie de couple.
Une dominatrice, comme maman.
Je n'y peux rien si j'étais son préféré.
Je sais que tu m'en veux.
Ça m'est complètement égal.
J'ai eu la moitié de la maison.
La bonté était son point faible.
Tu peux arrêter de parler deux minutes ?
T'inquiète pas.
Je n'ai plus rien à dire.
Je fume trop par ta faute !
Je te vois.
Peter, il me faut ton compte en banque.
Pourquoi ?
On va l'obliger à virer l'argent.
- Pourquoi pas ton compte ? - J'en ai pas.
Je n'utilise que du liquide.
J'en ai pas non plus.
Pourquoi ça ?
Moi et Rebecca on a un compte joint.
Tu as bien une carte. C'est quoi le numéro ?
J'en sais rien. Rebecca s'occupe de la carte.
J'aurais dû m'en douter.
Andrew, tu as un compte bancaire ?
- Oui. - Super. Et son numéro ?
J'en sais rien.
On fait quoi sans compte bancaire ?
J'en ai peut-être un.
Génial. Celui de qui ?
De maman.
Quoi ? ! Il est censé être clos !
J'ai pas eu le temps. Encore heureux.
Tu impliques maman dans des activités criminelles.
Je m'y refuse ! Un point c'est tout !
C'est soit ça ou adieu argent et maison.
Tu fais du chantage et tu souilles maman.
Et s'ils remontaient jusqu'à son compte ?
Quelle importance ? Elle est morte.
Tu es un minable, David !
Peter, je ne voulais pas dire ça.
Écoute, sans cet argent,
on aura fait tout ceci pour rien.
Mon rêve, c'est le bateau. Le tien, c'est la maison de maman.
On joue gros tous les deux.
Et moi aussi.
Toi, tu es un emmerdeur qui fait tout foirer.
D'accord, David, mais ensuite on ferme ce compte.
Promis.
Je ne connais pas le numéro. Et toi ?
Il est à la maison.
Je vais devoir réveiller Rebecca.
Merci.
Salut. C'est moi.
Elle dormait ?
Désolé.
Tu es stressée ?
Oui, désolé.
Je sais, désolé.
Ça va te sembler un peu étrange,
mais j'ai besoin du dossier "Maman".
J'ai... J'ai besoin des détails pour le clore.
Non, ne dis pas ça. Il ajuste oublié, c'est tout.
Non, pas du tout. Je ne le défends pas.
Oui, désolé. Je sais, désolé.
Puis-je... avoir ces détails ?
Merci.
Bande de salopards !
Sortez-moi tout de suite de ce putain de trou à rat !
Bande de fumiers !
Sortez-moi d'ici, pauvres nazes !
J'ai rien eu à manger ! Je suis pas un animal !
Andrew.
Je le savais, pourriture. T'es mort, mec !
David, j'ai lâché le portable dans la mare !
J'ai vu ton visage, macchabée.
T'es mort, vous êtes tous morts !
Face de rat, David, et le gros Andrew !
Je dois être le pire des crétins
pour m'être associé à toi et t'avoir associé à ça.
Qu'est-ce qu'on va faire ?
Fais voir ce téléphone.
Il est fichu.
J'avais remarqué !
Désolé, c'est la mare.
Et ton portable ?
La pile est morte.
- Bon, t'as un chargeur ? - Oui.
Génial. Il est où ?
Au club.
Qu'est-ce qu'il fout là-bas ?
Il est branché sur une prise.
C'était une question rhétorique !
Je vais devoir aller au village utiliser une cabine.
Et s'il reconnaît ta voix ?
Elle sait tout, non ?
Donc, ça n'a plus d'importance.
Je ne suis pas le seul à faire des erreurs.
Tu te crois parfait ?
Ferme-la, Peter ! Pour une fois dans ta vie, ferme-la !
Et assume tes putains de responsabilités !
Je présume que c'est correct ?
Et merde !
Tu me bloques, connard !
Bordel !
Qu'est-ce que tu fous ?
Qu'est-ce que tu fous, toi ?
Salut, Arnie.
Combien ?
Andrew, ce type David, et une face de rat chauve.
On fait quoi ?
Ok, j'envoie détails.
Muk Li, vire ce gros tas.
Vous avez dit quoi ?
Arnie venir, et lui très en colère.
Ok, gros tas, nous y aller.
Non, pitié ! Pitié !
Non ! Pitié !
Arnie.
Oui, c'est moi.
Oui, merci bien.
Des mouchoirs peuvent toujours servir.
Je vérifie le compte demain matin et je te rappelle.
Quoi ?
Merde.
Vous voulez ma putain de photo ?
Un étranger, hein ?
J'ai vu passer plusieurs jeux de phares ce soir.
Vous êtes au chalet de Barnaby, pas vrai ?
Et en quoi c'est vos oignons ?
Verrouillez bien vos portes.
Les étrangers ne font pas long feu par ici.
Quoi ?
Thorn !
N'allez pas vagabonder.
Suivez mon conseil, mon petit.
Génial, merci.
Muk Li.
T'as fini ?
Qu'est-ce que ?
Merde !
Peter !
Peter !
Debout, gros lard. Où est cette garce et mon frangin ?
Je suis parti moins d'une heure. Qu'est-ce qui s'est passé ?
Arrête, j'arrive pas à réfléchir.
Tu es incapable de réfléchir, pauvre imbécile.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? - Aie.
Attends.
Où est Peter ?
Précisément. Lui et ta sœur ont disparu.
Elle me frappait.
Bientôt, c'est moi qui vais le faire.
Attends. Je me souviens.
On était assis à la table
et elle s'est mise à cogner au plafond,
alors on est monté pour voir ce qu'elle voulait.
Elle voulait aller au petit coin.
J'ai dit mauvaise idée,
mais lui a pensé le contraire.
Je lui ai dit qu'elle était sournoise,
alors on est rentré avec elle.
Après la petite commission, elle a voulu s'essuyer,
et à moins qu'on le fasse pour elle, on devait la détacher.
Moi, j'avais pas trop envie,
etje crois que ton frère non plus.
Alors on l'a détachée.
Et c'est là qu'il a disjoncté.
Je sais pas pourquoi. Quelque chose dans la pièce.
- Une mite ? - Ouais.
Pendant qu'on était distraits, elle s'est ruée sur moi,
etje suis tombé avec la porte.
C'était douloureux.
Elle était furieuse.
Elle a attrapé Peter.
Et ensuite, elle est venue me frapper.
Il est seul avec elle.
J'espère pour toi qu'il va bien.
Qu'est-ce qui peut arriver d'autre ?
Aidez-moi !
Qu'est-ce que ?
Steven ?
Tu le connais ?
Oui, je l'ai vu ce matin.
C'est mon coiffeur.
Qu'est-ce qu'il fout ici ?
Attends. Tu ne lui as pas parlé de tout ceci ?
Non.
Oh, si. Si.
T'es vraiment pas croyable.
Qui vous a amené ici ?
Des Chinois... Des Coréens ?
- Muk Li et Chun Yo. - Oh, non.
Merde.
Où sont-ils ?
Vous avez vu un type chauve ?
Non.
Ne sortez pas.
Vous... mourrez.
Oh, Seigneur. Ils l'ont éventré.
Il est mort ?
À ton avis ?
S'ils peuvent lui faire ça, ils peuvent nous le faire.
Très bien.
Ça, c'est pour toute ton aide.
Réfléchissons, tu es arrivé il y a une heure et demie,
ce qui signifie qu'Arnie, qui sait où nous sommes,
est à moins d'une heure d'ici.
Bon, bouge-toi le train.
On va trouver mon frère, cueillir ta sœur,
et retourner en ville.
Où est mon couteau ?
Mon visage, tu m'as cassé la mâchoire.
Ferme ton clapet et avance.
J'ai une famille. Qu'est-ce que tu vas me faire ?
Je comprends pas ce que tu dis.
Pourquoi tu m'as emmené ?
Parce que mon crétin de beau-frère est trop lourd
et que quand je verrai mon père,
il voudra avoir une petite discussion et ce sera avec toi.
Pourquoi on est dans les bois ? Je déteste les bois.
Il peut y avoir des loups. T'y as pensé ?
Il fait froid. J'ai une constitution délicate.
Quoi ?
Con-sti-tu-tion dé-li-cate.
T'as intérêt à ce qu'on trouve vite un téléphone,
ou je vais te planter ce couteau dans les noix.
Alors, reste à côté de moi, et avance.
C'est le couteau de mon frère.
"Propriété privée !"
Apparemment, un gros plouc habite ici.
Je peux pas grimper avec ça.
Arrête un peu et ramène tes fesses !
On devrait pas être ici. C'est écrit, "Propriété privée".
Y'a un animal mort.
On va dans les bois.
Y'a quelqu'un ?
Quoi ?
Y'a quelqu'un à l'intérieur ?
Coucou ?
Écoute, tête de nœud, si tu geins, pleurniches,
ou fais quoi que ce soit pour avertir les occupants
que je vais te tuer, je te tue. Compris ?
Je n'y pensais même pas...
Hoche juste la tête.
Coucou ?
Saleté !
C'est quoi ce bordel ?
C'est pas normal.
Où tu vas ?
En haut voir s'il y a un téléphone.
Je pourrais m'échapper.
Tu pourrais t'échapper ?
Seigneur, j'en peux plus !
Je peux parler. Je peux de nouveau parler !
Échappe-toi maintenant, connard !
ENTRÉE INTERDITE FERME
J'peux plus rentrer à la maison.
J'aurais dû vérifier que l'argent était dans le sac.
Zut, j'aurais vu les mouchoirs...
Andrew, ferme-la un peu.
Quoi ?
Tu sais à quoi ressemble Muk Li San ?
Oui.
Merde.
Oui, c'est lui. Qu'est-ce qui s'est passé ?
On lui a tranché la gorge.
Et si c'était Chun Yo Fu. Ils se chamaillent sans arrêt.
On ne tranche pas une gorge pour ça.
C'est pas normal.
Oh, mon Dieu !
À l'aide ! Descends !
Descends, vite !
Fichu crétin.
C'est quoi ton problème ?
C'est quoi ce désordre ?
J'ai entendu quelque chose sous la trappe.
Quoi ?
Là, en dessous.
Ça, c'est ça.
Non, non. N'ouvre pas ! On va mourir !
On est dans une maison lugubre au milieu de nulle part.
Il y a une trappe dans la cuisine
et un bruit étrange en dessous.
Que veux-tu qu'il y ait en dessous ?
Tu vois, rien.
Sûrement un putain de rat que toi seul as entendu.
Maintenant arrête tes conneries ou je...
Quoi ? Quoi ?
Que font des mains dans le congélo ?
Je crois qu'on devrait partir.
Ouais.
Attends !
Me laisse pas. Me laisse pas, bordel.
Peter, je suis désolée.
Je ne dirai rien à mon père. C'est promis.
Pourquoi je te croirais ?
Parce que je te supplie. Pitié, je ne veux pas mourir.
Mais qu'est-ce qui me prend ?
Tu n'as fait que me frapper ou m'insulter.
Je dois vraiment être stupide.
Grouille-toi et sors-moi d'ici.
Il est là.
Dépêche-toi. Allez !
Sale fumier ! Reviens ici !
Reviens ici, pauvre loque !
Poule mouillée !
Qu'est-ce que tu mates, face de rat ?
Surtout ne dis rien.
C'est la pire nuit de ma vie.
Non seulement je t'ai rencontrée,
mais je suis tombé sur la seule maison
habitée par pire que toi.
La ferme, bordel !
Je t'ai sauvée !
C'est ta faute, pauvre loque.
Pitié, Peter. J'ai besoin de toi.
Andouille !
Je le savais. Je suis trop crédule.
J'aurais dû te laisser. Je serais déjà loin.
J'en fais quoi de ça ?
On doit le tuer.
Pas question.
Bien sûr que si.
À son réveil, il va être furax.
Il faut le tuer avant qu'il reprenne connaissance.
Je peux pas, je sais pas.
Mais plante-le, pauvre empoté !
Où ?
Dans la tête.
Aujourd'hui !
Passe-moi ça.
T'es vraiment qu'une poule mouillée.
Arrête ça. Je ne suis pas comme toi.
Je sais, pauvre bébé !
Je ne suis pas un bébé. J'ai le double de ton âge.
Je ne suis ni meurtrier ni...
Allez ! Vas-y, face de rat !
Coupe-lui la tête à ce crétin ! Allez !
Vas-y, bordel ! T'attends quoi ?
T'es bien un mec, non ?
Ou t'es qu'une lavette comme tous les autres ?
Allez.
J'ai pas toute lajournée
pour qu'une face de rat trucide un pauvre taré.
Ils sont passés par ici.
Comment tu sais ça ?
Parce que cette baleine et ce bébé sont sa famille.
Allons-y.
On peut s'arrêter ? Je suis épuisé.
- Non, on peut pas. - J'ai pas l'habitude de marcher.
Tant pis.
On devrait pas faire gaffe aux pièges ?
Pourquoi ?
Dans les fermes, ils utilisent bien des pièges ?
- David ! - La ferme !
D'accord.
- D'après toi, qui vit ici ? - Le vieux MacDonald.
- C'est qui ? - La ferme.
Ouvre bien les yeux et fais attention.
On devrait pas vérifier s'ils sont à l'intérieur ?
Oui.
Qu'est-ce que ?
C'est quoi ?
Je pense que c'est un morceau de la chaussure de mon frère.
Et de son pied. Oh, merde !
Quoi ?
Ils lui ont coupé les pieds.
Mais qui fait ça ?
Ils ont Tracey ?
Au diable le plan ! Au diable l'argent !
Je dois retrouver mon frère.
C'était quoi ?
La porte là-bas.
Ne traîne pas.
Peter ?
Peter ?
"Terrible accident à la ferme"
"UN FERMIER DÉFIGURÉ"
"LES AUTORITÉS EXIGENT LA FERMETURE"
"Les enfants ont trouvé un jeune homme ligoté dans la grange.
"Il n'avait plus de visage.
"Je pense qu'il nous veut du mal. Nous tenterons de partir ce soir.
Je dois arrêter. Le voilà qui arrive."
C'est quoi cet endroit ?
Tracey ?
Tracey ?
David. Dav...
David.
David, quelqu'un a décapité Tracey.
Je vois ça.
Et si on partait d'ici ?
Pas sans Peter.
J'ai trouvé un manteau.
Je crois qu'il y a une lumière.
Bordel de merde !
Peter n'est pas là, il est peut-être encore vivant.
Celui-là a bougé.
Lequel ?
Le moche.
C'est quoi, ce monstre ?
Oh, mon Dieu !
David !
Allô ? Non.
Papa ? C'est toi ?
Pitié, viens vite. On est dans une ferme.
Tracey est morte, et un cinglé me poursuit.
Peter ?
David !
C'est quoi ce bordel ?
Tu es où ?
Le fermier, c'est un fou.
Il a tué Tracey. Je suis pendu à un crochet.
J'ai tellement mal.
Attends.
J'essaye de me libérer.
Peter, tu peux bouger ?
Non.
Je suis cloué au sol. J'ai besoin de toi.
D'accord, bouge pas.
Ok. Je bouge pas.
J'arrive, David.
T'inquiète pas, j'arrive.
Oh, Seigneur.
Ça prend une éternité.
Dépêche-toi, bon sang.
Je suis là.
Je sais.
Ça va ?
Non, je souffre.
Ça va sans doute faire mal.
J'ai plus qu'un demi pied.
Je sais.
J'ai trouvé l'autre moitié là-bas.
T'en as fait quoi ?
Je l'ai perdu.
Oh, pas grave.
Le ciel est si dégagé.
On peut même voir les étoiles.
Elles sont magnifiques.
Peter, je suis désolé.
Oh, t'inquiète pas.
Même toi, tu n'aurais pas pu prévoir ça.
Qu'est-ce que c'est ?
L'acte de la maison de maman.
Oh, tu sais...
Je pense qu'on sera morts d'ici une heure.
Partageons le reste de notre vie.
Bonne idée.
Maman aurait... Elle aurait apprécié.
C'est vrai.
Et puis merde.
Je veux mon bateau.
Je veux naviguer et y passer le reste de ma vie.
On ne va pas mourir ici ce soir.
D'accord.
T'as cherché un téléphone ?
Pas trop. J'avais un dingue aux trousses.
Je vais voir.
Non. Pourquoi ne pas fuir ?
On a mis dix minutes pour venir ici.
La maison la plus proche est à des kilomètres.
Le mieux, c'est d'appeler des secours.
- Je fais quoi ? - Attends ici.
Si le fermier revient, appelle.
Fais attention.
Toi aussi. Et pas de bêtises.
Non.
- Peter. - Oui ?
Pour la serre...
Je suis désolé.
Et merde !
Peter ! Il est dehors !
Dehors.
- Je croyais qu'il était dehors. - Il est dehors.
Je le vois pas.
T'as entendu ?
C'est une tête ! La tête d'Andrew !
J'en peux plus !
Lmpossible de sortir par là.
De ce côté.
Oh, c'est ça que tu veux ?
Espèce de cinglé de salopard.
Je te jure.
Bouge un seul doigt, et je déchire cette salope.
Peter, éloigne-toi de la trappe.
Toi, tu descends à la cave.
Peter, déplace ce vaisselier vers la trappe.
On va enfermer ce fumier.
Allez ! Descends là-dedans !
Descends !
Descends !
Bougez-vous tous les deux.
J'ai tout un album de photos.
Non, David !
Non ! Non ! David !
Salopard !
T'as tué mon frère.
Oh, c'est pas vrai.
Traduit par Christine Greene
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