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Original subtitles

De manière inattendue du ciel,

est venu un jour d'infamie.

Une nation en paix,

frappée par un coup en traître.

Ils se sont mobilisés et ont réuni leurs forces et lutté pour leur vie.

Mais dans les premiers mois,

la guerre était encore loin pour la plupart des Américains.

Même au milieu du bruit d'un chantier naval de la côte ouest,

beaucoup trouvait encore le temps de jouer.

Bien.

Pas vraiment au jeu, Commandant.

Quarante - zéro, balle de match.

Je sais compter ! Allez-y et servez.

N'est-ce pas le lieutenant Masterman ?

Oui.

Le lieutenant Masterman de Harvard et Boston,

royaume des Masterman.

Où les Cabots ne parlent qu'aux Loges,

et les Loges ne parlent qu'aux Masterman.

Balle !

Merci.

Il est plutôt athlétique ?

Je veux dire, très bon, n'est-ce pas ?

Je suppose que cela doit arriver tôt ou tard.

Vous aimeriez le rencontrer ?

Je reconnais les symptômes, elles l'ont toutes.

Hey Gregg !

Hank !

Je te croyais à Washington.

- Quand as-tu jeté l'ancre ici ? - Hier soir.

Super, ton affectation ?

- Un destroyer. - Ça t'apprendra.

Excusez-moi, je vous présente le Lt. Gregg Masterman.

- En service dans la marine U.S -Jusqu'à la fin.

Mlle Susan Garrison, Mlle Audrey Carr.

Comment allez-vous ?

Gregg et moi avons passé trois des plus beaux

après-midi à nous pousser dans la boue.

Ils appelaient ça Navy contre Harvard dans le programme.

N'êtes-vous pas chargé de la réception

pour le Comité des affaires navales du Sénat ?

Oui, je le suis.

M. Masterman, que peut-on faire pour vous aider.

Les détails sont tous pris en charge,

mais l'assistant de l'amiral n'a pas de partenaire pour le bal.

- Voudriez-vous... - J'adorerais !

Qui est l'heureux, assistant de l'amiral.

C'est moi.

- Pourquoi ne pas boire ensemble ? - Non merci.

Je suis en retard, "Culotte de Fer" est à la minute près.

- À bientôt, Hank. - Ok, Gregg.

Ce que tu veux, faites le moi savoir.

- Au revoir, mesdames. - Au revoir.

Des nouvelles du bureau du commandant ?

- Pas encore, monsieur. - Bon sang.

Réalisent-ils le temps qu'on passe amarrés ici.

Un petit problème, M. ?

Un petit ? Un gros.

Vous connaissez le lieutenant Masterman, l'assistant de l'amiral ?

- Oui, très bien. - Est-il toujours au club ?

- Non, il vient de partir. - C'est pas trop tôt.

- Quelque chose d'urgent ? - Urgent ?

Mon navire, le Crenshaw, constatez-le par vous même.

Je suis arrivé hier matin,

rien n'a été fait pour qu'il reprenne la mer.

Qui vous fait penser que Masterman le garde immobilisé ?

Plans et devis de réparation sont sur son bureau depuis hier matin.

C'est la guerre, vous savez ?

Pourquoi n'allez-vous pas voir l'amiral ?

Il aime que l'on vienne à lui avec ses problèmes.

Il vous résoudra ça rapidement.

Allez au sud ! Allez au sud ! Oui, oui...

"Culotte de Fer" a atteint sa vitesse de croisière.

Oui sûrement...

Oui, oui, je vous entends.

Oui, oui. Bien sûr.

Quoi ?

Le Warren ? Cette épave ?

Il n'a pas besoin de révision et rénovation

pour le remettre à flot, il faut un miracle.

Pourquoi ne pas avoir construit des navires

quand vous en aviez le temps ?

Quoi ?

Vous savez, j'essaie de continuer ce travail ici.

Bien, bien.

Toujours heureux d'avoir ces conversations amicales avec vous.

Au revoir.

Ressortir des navires du cimetière...

Masterman !

Masterman, le Warren doit être prêt à prendre la mer immédiatement.

Monsieur ?

Où est Masterman ? Vous n'êtes pas Masterman.

Non monsieur, Cpt. de corvette Roberts.

Commandant en second du Crenshaw.

Le Lt. Masterman n'était pas à son bureau, M.

J'ai pris la liberté.

Vous avez pris la liberté.

Vous rendez-vous compte, que je suis une île

entourée de jeunes hommes brillants connus sous le nom d'assistants

juste pour empêcher des gens de prendre des libertés ?

Il y a une vieille coutume dans la marine,

qui exige qu'un officier soit annoncé à son commandant.

Que l'Amiral m'excuse monsieur,

j'espérais qu'il se passerait de formalité.

- C'est urgent. - Tout dans ce bureau est urgent.

Même un "bonjour" est une crise.

Mais ne vous laissez pas décourager.

Merci Monsieur. Il s'agit de mon navire le Crenshaw.

En l'absence du commandant, je suis responsable des réparations.

Que voulez-vous que je fasse ?

Que j'accompagne la main et l'aiguille du trèvier pour coudre

quelques plaques sur votre précieux navire ?

Non monsieur.

J'ai juste hâte de reprendre la mer, M.

Moi aussi.

J'ai plus hâte que vous de reprendre la mer.

Est-ce que je harcèle le secrétaire de la Marine à ce sujet ?

Je pense que oui, monsieur.

Vous le faites, n'est-ce pas ?

Vous avez tout à fait raison, je le fais.

Le seul endroit pour un marin. C'est la mer.

Oui, je le pense aussi, monsieur.

Votre visage m'est familier.

Avons-nous navigué ?

Non M. Je ne pense pas, monsieur.

N'étiez-vous pas l'officier des Transmissions de Charlie Harridge

sur le vieux destroyer Norris, division sept, patrouille 1918.

- Oui Monsieur. - Je le savais.

J'oublie jamais un visage. J'étais votre commandant de division.

J'ai été nommé enseigne du maître d'équipage

le jour de notre entrés en action.

Un beau spectacle, Roberts.

- Un beau spectacle. - Oui Monsieur.

Celui-ci est plus important.

On ne se croise plus ? Service étranger ?

J'ai pris ma retraite en tant que Lt. en 1937.

L'urgence m'a mis en service actif.

Très intéressant.

Vous voulez reprendre la mer, Roberts ?

Avez-vous déjà entendu parler du destroyer, Warren ?

Vous parlez du rafiot

qui cultive des berniques dans la baie de San Diego ?

Un navire de l'U.S. Navy ne peut être qualifié de rafiot.

Notamment par son commandant.

Je vous demande pardon ?

J'ai dit son commandant.

Ce que vous êtes depuis 60 secondes.

Vous aurez vos ordres dès qu'ils seront écrits.

Mais il est plus vieux que le Norris.

Il repose dans une tombe depuis 20 ans.

Pour votre information, Roberts, ce chantier naval l'a ressuscité.

Et c'est un fantôme en bonne santé.

Il a encore des combats devant lui.

Mais mon navire, le Crenshaw,

avec votre permission, je préfère y rester.

Contestez-vous mon jugement, M. Roberts ?

Je ne m'intéresse pas aux personnalités,

ni aux préférences des individus !

Qui est avec l'amiral ?

Le Cpt. de corvette Roberts du Crenshaw.

Roberts ? Ah oui, je m'en souviens.

Le Warren est votre navire, M. Roberts.

Je m'attends à ce que vous lui fassiez prendre la mer

le plus tôt possible.

Bien, monsieur.

Nous devons utiliser tout ce qui peut flotter

si nous voulons survivre.

Vous ferez du bon travail, Bonne chance, Roberts.

- Bonne course. - Merci Monsieur.

- Est-ce tout ? - N'est-ce pas suffisant ?

Si Monsieur.

- Bonjour. - Bonjour.

Vous avez suivi mon conseil.

- Êtes-vous... - Masterman !

Oui, je le suis.

J'espère que tout c'est bien passé ?

M. Masterman, vous avez un sens de l'humour particulier.

Le genre qui vous cause beaucoup d'ennuis

- Masterman ! - J'arrive monsieur.

Navré, l'amiral.

Si je peux vous être utile, n'hésitez pas à faire appel à moi.

Masterman, j'attends de mes assistants qu'ils soient à portée de voix.

J'ai cru que votre sonnette était en panne.

On m'a donné une voix avant que j'évalue la sonnette,

elle n'est pas H.S !

- Et plus efficace, monsieur. - Quoi ?

Je suis désolé.

J'ai quitté le bureau pour le dîner

de la commission des affaires navales du Sénat.

Voilà, je pensais commencer par les huîtres.

Des huîtres ?

Je veux le rapport sur les dégâts du Crenshaw.

Oh ça.

Oui monsieur, le voici.

Un trou côté tribord, monsieur.

Vous l'avez depuis des heures, pourquoi ne l'ai-je pas vu ?

J'ai eu les détails de la visite des entre les mains.

et que vous voudriez que ce soit en ordre.

Je les ai pris à l'aéroport, puis l'hôtel et fait une interview.

Ce n'est pas la semaine des vieilles maisons, Masterman.

Ces hommes viennent ici pour remettre

les navires de combat en mer le plus vite possible.

Peut-être croyez-vous, comme d'autres,

qu'on peut mener la guerre avec les navires de demain.

Faites en sorte que le directeur du chantier reçoive ça vite.

Qu'il donne aux réparations du Crenshaw la priorité.

Pas étonnant que des officiers au regard fou viennent chez moi,

- Inopinément. - Je suis désolé, monsieur.

- Cela ne se reproduira plus. - Bien.

C'était un peu un sale tour à jouer à Roberts.

Lui retirer le commandement d'un destroyer impeccable

et le transférer sur un navire comme le Warren.

Pas cette vieille arche de Noé.

Le faire venir, juste au moment

où j'ai besoin d'un Cpt. pour le Warren un coup de chance.

Roberts connaît ces vieux traqueurs

de la proue à la poupe et de la barre à la quille.

Je n'aurais pu trouver meilleur.

Félicitations, monsieur.

Vu qu'il aura les mains pleines,

Je veux lui trouver un suppléant d'élite.

Qui proposez-vous de condamner aux galères ?

Asseyez-vous, Masterman.

Merci Monsieur.

Vous, de la nouvelle marine,

accordez peu d'importance aux officiers comme Roberts.

N'est-ce pas ?

Pour être honnête, je ne pensais pas à lui.

Je peux comprendre pourquoi.

Vous, par exemple.

Vous avez eu le privilège d'avoir une éducation à Harvard,

avec ce que la famille et la position offre.

Comme tout Américain solide, vous en avez pleinement profité.

Ça se voit dans l'examen pour le service naval

sur le dossier après avoir rejoint la marine.

C'est pourquoi vous avez avancé si vite.

J'ai essayé de faire au mieux.

Bien sûr que oui.

J'attendais rien d'autre de vous.

Mais Roberts l'a fait à la dure.

Il s'est enrôlé pendant la dernière guerre.

Il avait l'âge minimum pour l'enrôlement.

Peut-être un peu plus jeune.

Son père était fermier,

Sans famille pour l'aider, et pas de traditions.

Il s'est frayé un chemin.

Masterman, vous n'avez jamais eu à vous battre pour quoi que ce soit.

Vous avez raté beaucoup de plaisir...

Et de la marine,

la vraie marine qui ne flotte pas sur l'eau salée,

mais dans le sang d'un homme.

L'homme qui partira en mer en tant que commandant en second du Warren

Sera chanceux.

Il apprendra beaucoup d'un commandant comme Roberts.

J'en suis sûr, monsieur.

J'ai déjà beaucoup appris en servant sous vos ordres, monsieur.

J'ai remarqué.

Votre lumbago, monsieur ?

M. Masterman, un point occasionnel dans le dos n'est pas un lumbago.

Je vous prierai de ne pas en parler

ça pourrait être mal interprété par des médecins curieux.

J'ai encore des rêves de devoir en mer.

Oui, je serai très prudent.

Eh bien, pourquoi restez-vous là ?

Nous avons déjà perdu 10 minutes

à apportez l'ordre de réparation au directeur du chantier.

N'oubliez pas on doit donner à Roberts

un excellent commandant en second.

Je rédige la liste des officiers disponibles.

Et ne commencez pas par les huîtres !

- Et voilà. - Oh, c'est gentil.

- Voulez-vous autre chose ? - Non, lieutenant.

- Merci beaucoup. - Sénateur ?

Non, merci.

Excusez-moi.

Désolé de laisser la musique se perdre.

Vous semblez avoir le parti sénatorial en main...

Comme le reste.

Les sénateurs sont faciles à gérer.

Rappelez-vous qu'ils sont humains, comme tout le monde,

et se rappelez de ne pas les traiter comme tels.

Nous sommes seuls,

donnez-moi une raison d'abandonner mes fonctions d'officier de marine,

pour votre invitation du week-end ?

Vous rencontrerez des gens adorables, et la nourriture n'est pas mauvaise.

Je suis au régime.

En plus, je veux être seul.

Il y a un beau parcours de golf.

Une belle piscine, et un super court de tennis.

Oh, ne mentionnez pas le mot exercice.

J'entretien mes muscles la semaine.

Quand vient le week-end,

je veux juste me blottir quelque part avec un bon livre.

Je vous demande pardon.

Un message du Cpt de corvette Roberts, c'est urgent.

Roberts ?

Oh oui, Roberts.

Excusez-moi.

- Une réponse, monsieur ? - Non, pas de réponse.

C'est sérieux ?

Non, rien de grave.

Je vous demande pardon.

Amiral Thomas, voici Mlle Carr.

- Comment allez-vous? - Enchanté ?

- Mon oncle, le sénateur Masterman. - Enchanté ?

Pourquoi souriez-vous ?

C'est drôle, le commandement de M. Roberts

lui serait-il monté à la tête.

Cher Masterman, je veux de suite vous voir à bord du Warren

au sujet des affaires du navire, Roberts."

Quoi de drôle dans le fait qu'un capitaine

veuille discuter avec son officier supérieur ?

Je vous demande pardon, monsieur ?

On voulait donner au Warren un second d'élite.

Oui, j'ai soumis une liste de noms d'officiers...

J'apprécie votre modestie, mon garçon,

en supprimant votre nom de la liste.

Mais je l'ai remis en haut et j'en ai informé Roberts.

Je voulais vous féliciter pour votre nouvelle fonction,

mais la commission sénatoriale des affaires navales, vous comprenez.

- Oh, bonne croisière, Masterman. - Merci Monsieur.

Chère madame,

permettez-moi de vous offrir ces fourragères,

en lieu et place de notre week-end littéraire.

Attention sur le pont ! Le capitaine monte à bord.

Bonsoir. Bienvenue à bord, monsieur.

Désolé de ne pas vous recevoir avec les honneurs.

Merci.

Il semble n'y avoir personne à bord.

Non monsieur, personne d'autre que moi.

J'ai réagi par la force de l'habitude, monsieur.

Qui êtes-vous ?

Chef Yeoman Henry Johnson.

Depuis quand êtes-vous à bord ?

Vingt-six ans, monsieur.

- Vingt-six ans ? - Oui Monsieur.

J'ai embarqué à sa mise en service la 1ère fois.

C'était en 1916.

Nous sommes ensemble depuis.

Mais il est hors service.

Oui Monsieur. Je suis sorti du service avec lui.

Le département de la marine nous a mis ensemble.

Vous êtes resté à bord tout ce temps ?

Ce n'était pas long, monsieur.

Je me sens plus chez moi ici que sur la plage, monsieur.

Oh, j'aurais dû dire, ex-chef Yeoman, monsieur.

J'ai été gardien civil.

Mais nous, eh bien...

Lui et moi avons en fait sorte...

que rien n'ait changé, monsieur.

Le lieutenant Masterman est à bord ?

Non M. vous êtes le premier des nouveaux officiers.

Demandez-lui d'aller au carré, voulez-vous ?

Bonne nuit Johnson.

Bonne nuit Monsieur.

Bonsoir Monsieur.

Bonsoir. Alors, c'est l'USS Warren, hein ?

- Oui Monsieur. - Il est dans un sale état, non ?

Maintenant, il est un peu

comme une dame tirée d'un profond sommeil

dans la nuit avec un visage plein

de crème et des bigoudis.

Donnez-lui une chance de se refaire une beauté,

il battra les nouveaux destroyers dans un concours de beauté.

Je vois bien que c'est une belle beauté.

Beauté de 1902.

Le capitaine est-il à bord ?

Il vous salue et vous demande d'aller au carré des officiers.

Merci.

Oh, monsieur Masterman.

Entrez.

- Bonsoir Monsieur. - Bonsoir.

Heureux de vous avoir à bord.

Asseyez-vous.

Joyeux, non ? C'est quand l'enterrement ?

Vous en faites pas, il n'y a rien d'effrayant sous les sièges.

J'ai regardé

J'ai rencontré ce vieux marin au bout de la passerelle.

Vous voulez dire, l'ex-chef Yeoman Johnson ?

C'est un personnage.

M. Masterman, veillez à ce que l'entrepôt

s'allume à la première heure demain matin.

Faites charger et ranger la cargaison à bord.

Une fois en ordre, vérifiez que la barge de carburant soit à quai.

- Vous devrez nous choisir un équipage. - Oui.

Ils sont peut-être rares,

Choisissez les membres d'équipage expérimentés que vous trouverez.

Oh oui, le stock torpille.

Faites-les monter à bord.

Dois-je aussi vérifier les arcs et les flèches, monsieur ?

Monsieur Masterman ?

À bord d'un destroyer, le second doit être un touche-à-tout.

Je suis un homme-à-tout-faire, ok.

Avec votre respect Cpt., j'ai préparé un peu de café pour le carré.

- Ça sent bon. - Oui Monsieur.

Rien que l'odeur du café amène de la vie à bord.

Merci Johnson de vous donner du mal.

- Merci. - C'est rien, M.

J'ai une cuisine installée à l'étage.

Il y a une chose devant la porte que j'aimerais vous montrer.

- Lait ou sucre, Masterman ? - Non, noir merci.

Voilà, monsieur.

Vous êtes la bonne personne

pour vous charger de ça, M.

C'est une plaque.

Elle a été mise après la dernière guerre.

Ordres du Secrétaire de la Marine.

Comme une médaille d'honneur.

"USS Warren a servi pendant la guerre mondiale..."

"du 6 avril 1917 au 11 novembre 1918.

Patrouille maritime, 1917 à 1918.

À capturé le U, 109. 11 mars 1918.

À coulé le U, 141. 3 août 1918.

À participé à l'action de destruction,

9 septembre 1918."

C'est là que j'ai eu ça...

un éclat d'obus.

"À transporté le secrétaire adjoint de la Marine, Franklin D. Roosevelt,

en Europe, en juillet 1918.

Il était présent à la reddition de la flotte ennemie à...

Scapa Flow."

C'est tout, monsieur.

Vous trouverez les vis qui le tiennent, monsieur, sur la face arrière.

Je les ai enlevé pour le garder en lieu sûr.

Ça l'a empêché de se ternir.

Toutes ces années ?

Oui Monsieur.

Merci Johnson.

Nous veillerons à ce qu'il retrouve à sa place.

Merci Monsieur.

Merci.

Je demande pardon au Cpt., monsieur.

J'aimerais embarquer pour une autre croisière.

- Embarquer ? - Oui Monsieur.

Johnson, c'est un bel état d'esprit.

Je suis sûr qu'il y a un travail que vous pouvez faire dans la Marine.

Vous savez, le service sur un destroyer est l'affaire de jeunes hommes.

C'est dur pour les cheveux gris.

Je suppose que vous avez peut-être raison.

Eh bien, bonne chance.

Je sais que le Warren vous emmènera là où vous allez et vous ramènera.

- Bonne nuit. -Johnson ?

M. Masterman et moi prendrons bien soin de votre navire.

N'est-ce pas, Masterman ?

Nous le ramènerons avec des rubans dans les cheveux.

Je sais que vous le ferez.

C'est un fier navire.

Glissant sur les mers vertes qui roulent sous lui.

C'est aussi beau qu'une image.

Bien...

Bonne nuit Monsieur.

Alors ?

Ce style d'homme a construit la Navy.

Élargissez votre point de vue, prenez-le à bord ?

Sur un destroyer,

il faut avoir plus de bras et de jambes qu'un mille-pattes.

Vous ne pouvez pas le laisser à terre en ces temps.

On ne dirige pas une marine au sentiment, M. Masterson.

Je m'en souviendrai.

- Je m'excuse, monsieur. - Oui Johnson ?

Vous allez prendre la mer avec le Warren, je crois.

Je pense oui.

Il est merveilleux à la barre.

Il réagit comme un pur-sang. Je le connais bien.

J'étais avec lui comme quartier-maître.

Vous le constaterez, quand vous tournez face au vent,

donner- lui un peu d'avance pour l'empêcher de ralentir.

- Il aime être cajolé. - Merci Johnson, je m'en souviendrai.

La soupape des gaz sur le moteur tribord.

Elle s'ouvre de temps en temps.

Elle a jamais bien fonctionné.

Dommage que vous ne veniez pas, Johnson.

Le Cpt. sait ce qu'il fait.

Les choses ont changé

depuis que vous êtes sur la liste des inactifs.

Oh, oui, monsieur.

Quand le Warren et moi étions amarrés à San Diego,

J'allais à l'école de la base trois soirs par semaine.

Ça m'a tenu au courant des choses.

Quel âge avez-vous, Johnson ?

Oh, j'approche les 40 ans, monsieur.

Voyons, vous aviez juste 14 ans

quand vous patrouillez en mer du Nord.

Oui, mais j'étais un grand garçon pour mon âge.

Vous seriez d'une grande aide pour le second du Warren,

vous le connaissez bien.

Je donnerais n'importe quoi pour venir avec vous.

Les cheveux gris font paraître un homme plus vieux qu'il ne l'est ?

Sans ça, vous rajeuniriez de 20 ans.

Vous seriez un homme différent.

Bonne nuit, Johnson.

Bonne nuit Monsieur.

Attention sur le pont, Le capitaine monte à bord !

Officiers, saluez !

Bonjour, messieurs.

Bonjour Tim, heureux de vous voir à bord.

Ça va en salle des machines ?

Tout est en ordre.

Lt. Royce, artillerie...

- Royce ? -Comment allez-vous ?

Lt. Martin, torpille.

- Martin? - Comment allez-vous ?

- L'enseigne Lindsay. - Lindsay ?

- Première fois ? - Oui Monsieur.

Je suis monté à bord hier soir.

Vous aimerez sur un destroyer ?

Oui, c'est merveilleux, monsieur.

L'équipage est prêt pour l'inspection.

Très bien.

- Chef des transmissions Jones. - Bonjour monsieur.

Maître d'équipage en chef Jenks.

Jenks, ravi de vous avoir à bord.

Merci Monsieur. Très content d'être à bord.

Quartier-maître chef Rankin.

- Rankin, ravi de vous voir à bord. - Merci Monsieur.

Chef Yeoman Johnson.

Johnson...

Vous ?

Oui monsieur, moi.

Comment êtes-vous monté à bord.

J'ai demandé à être ré-enrôlé sur le Warren, à mon ancien poste

et j'ai été accepté, monsieur.

Avec l'aide de M. Masterman, monsieur.

Monsieur Masterman ?

Vous n'avez pas, par hasard,

suggéré que Johnson se teigne les cheveux ?

Vos ordres disaient des hommes expérimentés.

Et ne pas diriger une marine au sentiment.

Toutes mes félicitations.

Très seyant.

Merci Monsieur.

"Par l'autorité du Secrétaire de la Marine,

contenue dans l'arrêté du 21 mai 1942,

Par la présente, je remets en service l'USS Warren

dans le service naval des États-Unis

et le remets à son commandant. »

L'USS Warren est remis en service et vous est livré, monsieur.

J'en accepte le commandement.

Sections droite et gauche, face !

Musique !

Sections droite et gauche, face !

M. Masterman, réglez les montres.

Réglez les montres, 1ère section !

Réglez les montres, 1ère section !

Réglez les montres, 1ère section.

Officiers et hommes d'équipage,

votre navire, le Warren,

est désormais chargé par les États-Unis

de combattre nos ennemis.

Vous faites partie de l'équipage.

Réguliers,

réservistes,

recrues...

si vous vous serrez les coudes,

vous deviendrez une machine bien rodée,

qui à travers votre esprit,

vous ferez vivre ce navire...

ainsi vivra notre pays.

Pour l'instant,

il faut mener la guerre de cette génération

en partie avec des navires de dernière génération.

Le Warren est vieux, sorti de sa retraite honorable

pour se battre à nouveau,

mais c'est un navire glorieux

avec une grande histoire.

Il y avait un autre vieux navire de la marine américaine,

qui tombait pratiquement en morceaux.

Il a combattu une toute nouvelle frégate à ruban bleu.

Quand il a été mis en pièces,

en feu,

démâté,

le capitaine de la frégate ennemie l'a salué,

lui demandant, s'il abaissait ses couleurs.

Sa réponse à cette question

a été le mot d'ordre numéro un de la marine américaine

pendant 150 ans.

Vous vous souvenez peut-être de son nom...

"Le Bonhomme Richard".

Capitaine John Paul Jones,

un fils de fermier, le commandait.

Sa réponse était,

"Je n'ai pas encore commencé à me battre."

Demande permission de quitter le navire.

Permission accordée.

- Bonne croisière, Roberts. - Merci Monsieur.

- Bonne croisière, Masterman. - Merci Monsieur.

Saluez.

Rompez.

Regagnez vos quartiers.

Le vieux tient au "Bonhomme Richard",

c'est un miracle qu'on ne parte sur lui.

Vous n'estimez pas le Warren ?

Franchement non.

Et je crois que vous non plus.

Monsieur Masterman,

pour moi, John Paul Jones est le héros de l'histoire navale.

Peut-être n'estimait-il pas le "Bonhomme Richard".

Mais c'était son navire.

Le Warren est votre navire.

Vous en êtes le second et navigateur.

Cette croisière inaugurale terminée,

vous aurez peut-être une affectation qui vous conviendra mieux.

Pour l'instant, préparez-vous à partir à 11h00.

Dites à l'officier mécanicien d'éteindre ses deux autres chaudières

dès que nous serons sortis.

Nous sommes au deux-quatre-six.

Monsieur Masterman,

si vous devez fumer cette pipe,

Ça vous dérangerait de le faire en bas ?

Oh, désolé, monsieur.

- Midi, monsieur. - Marquez.

Soixante-dix-neuf degrés.

Trente-deux minutes.

Dix secondes.

Vous savez, Masterman, vous êtes un bon navigateur.

C'est très différent de votre bateau de course de luxe

n'est-ce pas ?

Eh bien, les cabines étaient bien mieux.

On avait ce sentiment réconfortant qu'elle résisterait à un choc.

- Masterman. - Oui Monsieur?

Dès que le ciel sera dégagé, on fera un exercice anti-aérien.

On en a fait tous les jours depuis la sortie.

Nous aurons encore des exercices anti-aériens, M. Masterman.

Munitions prêtes ?

Libérez le numéro un !

-Libérer le numéro un ! - Oui monsieur.

Utilisez 2.0, plage 7-5-0, échelle 1-0-1.

- Utilisez, réglez ! - Charger !

- Prêt ! - Sur la cible.

Ouvrez le feu !

- Libérez le numéro deux ! - Libérez le numéro trois !

Utilisez 2.2, plage 8-5-0, échelle 1-0-4.

- Utilisez, réglez ! - Régler.

- Prêt ! - Sur la cible !

Ouvrez le feu !

Utilisez 2,5, plage 1-0-0, échelle 1-0-5.

- Utilisez, réglez ! - Régler !

- Prêt ! - Sur la cible !

Ouvrez le feu !

- Bon tir, monsieur. - Bien.

Cessez le feu et sécurisez.

Cesser le feu et sécuriser.

Utilisez 2.8...

Le capitaine dit de cesser le tir et de sécuriser.

- Cessez le feu et sécurisez. - Oui...

Beau travail, les gars.

Entrez, Masterman.

Batterie sécurisée.

3 séries effectuées, pas de victimes.

Très bien. Asseyez-vous.

Merci Monsieur.

Vous fumez ?

Non merci, monsieur. Mais...

Vous savez,

l'exercice s'est bien déroulé aujourd'hui, Masterman.

Joli Tir.

Pas très excitant, comme tirer sur des pigeons d'argile.

C'est excitant quand les pigeons commencent à vous tirer dessus.

Le plus tôt sera le mieux.

Si ça arrive, je crois qu'on sera prêts.

Vous savez,

On a bien avancés ces 2 dernières semaines.

Le Warren commence à changer maintenant.

Il devient un navire de guerre.

On ne peut espérer un meilleur équipage.

Vous êtes un peu optimiste.

Monsieur Masterman,

quelques fois j'ai cru décelé un léger défaut

dans votre scolarité.

Si vous pensez que je ne suis pas diplômé de "Pollyanna", c'est vrai.

Je ne sais pas pour Harvard,

mais la Navy apprend à faire le meilleur job possible

avec les outils disponibles.

Je suppose que c'est aussi de John Paul Jones, monsieur.

Non, c'est de Martin J. Roberts.

Entrez.

Excusez-moi, l'opérateur radio vient de capter ce message.

"SOS du SS Lancaster à tous les navires.

Avons été pilonné par sous-marins ennemis,

position latitude 27'45 Nord.

Longitude 140'36 ouest."

M. Masterman, la croisière est finie, tracez cette position.

Donnez-moi le cap et la distance jusqu'au Lancaster.

Jonson ? Dites à l'officier mécanicien

d'allumer ses deux autres chaudières.

On va à pleine puissance.

Il y a une lueur à l'horizon.

Deux points à l'avant tribord. On dirait un feu, monsieur.

Rien que de l'huile brûlante sur l'eau.

C'est donc tout ce qui reste du Lancaster.

- On stoppe les machines ? - Stopper les machines ?

M. Masterman, le sous-marin qui a coulé le Lancaster

nous attend quelque part maintenant.

La silhouette du Warren à l'arrêt sur l'horizon

serait une cible parfaite.

À bâbord 10 degrés, cherchons des survivants dans la zone.

Oui, monsieur le secrétaire.

Non, monsieur le secrétaire.

Oui, monsieur le secrétaire.

Non, monsieur le secrétaire.

Au revoir, monsieur le secrétaire.

Voilà ce que j'aime du téléphone.

Il donne à un homme la chance de s'exprimer.

Veiller à ce que ces ordres soient exécutés.

Alors Dudley, qu'y a-t-il ?

Message du chef des opérations.

- Lisez-le. - Oui Monsieur.

"Vous êtes relevé du commandement du chantier naval de cet État."

Quoi ?

" De vous rendre immédiatement à Pearl Harbor

et prendre le commandement du convoi de l'Est, regroupé à Honolulu."

- Relisez-moi ça. - Oui Monsieur.

- Vous... - Non, je vais le lire.

"Vous êtes relevé de votre commandement..."

"Prenez le Chattanooga comme navire amiral."

- Service actif. - Oui Monsieur.

Dudley, combien de temps pour nous mettre en route ?

Un hydravion part à 4h00, monsieur.

Ça nous donne le temps de se préparer.

Pas comme un 1er commandement !

J'ai mis 3 mois pour aller au navire.

Les choses vont plus vite de nos jours.

En mer à midi, un jour,

assis dans un PBY à 4h l'après-midi.

Arrivée à Honolulu le lendemain matin à 7h...

Avant de dire "Jack Robbin",

j'arpente le pont du vaisseau amiral.

Et retour sur le continent.

Quoi ?

De toute façon, je serai en mer.

- Bonjour Monsieur. - Bonjour, monsieur.

Bonjour Ludlow, Bonjour Dr Stone.

Belle journée, beau temps pour naviguer.

Comment vous sentez-vous, monsieur ?

Jamais senti mieux de ma vie.

L'air salin et la mer, c'est ce dont un homme a besoin.

Un beau navire, le Chattanooga.

Fier de l'avoir comme porte-drapeau.

C'est un plaisir de servir avec vous.

Qu'y a-t-il, Dudley ?

Un message visuel du destroyer du flanc droit, le Murray.

Panne de gouvernail, rend les manœuvres impossibles.

Réparations en mer, impossible.

Demande instructions.

C'est très bien.

Le soleil brille, tout le monde est content.

Et le Murray a une panne de gouvernail.

C'est préoccupant, le flanc droit est sans protection.

Faites signe au Murray de retourner à Pearl Harbor

et demandez d'envoyer le destroyer le plus proche.

M. Martin demande de vous montrer cela immédiatement.

- C'est important. - Merci.

Eh bien, c'est ça, priorité de la base.

On a ordre de rejoindre un convoi vers l'Est demain midi.

Latitude, 23'30 Nord. Longitude, 143'20 Ouest.

Messieurs, on dirait que nous y sommes.

Quelle distance, Masterman ?

- Environ 965km, monsieur. - Six cents milles ?

Il va falloir faire du 25 nœuds pendant 24 heures.

Et le carburant ?

Pensons à y aller.

Allez, Tim, retournez aux chaudières.

Je ne sais pas comment l'annoncer à ces vieux moteurs bruyants.

Vérifiez la position et cap sur le rendez-vous, M. Masterman.

C'est un long voyage, à 25 nœuds... dans cette mer.

Nous le ferons, on doit y arriver.

C'est un ordre que vous avez en mains.

J'aimerais que le type qui l'a envoyé soit ici.

C'est ça, monsieur. Action !

Si ce qui tient nos moteurs ensemble cède pas sous la pression.

Vous inquiétez pas, monsieur. Il peut le faire.

Ils n'ont pas mieux que ça.

Faites signe au Glengow d'arrêter de faire de la fumée.

C'est comme surveiller un élevage de poulets

sachant qu'une belette est dans la basse-cour.

Le Warren nous rejoint demain midi.

Ce flanc sera couvert.

Le Warren.

Avec tous les destroyers modernes de la Navy, U.S

on me donne le Warren.

Ne l'avez-vous pas remis en service vous-même.

Pour la patrouille côtière, oui.

Il aurait pu le faire assez bien.

Pour protéger le flanc d'un convoi ?

Le Warren.

Avion en vue à bâbord, monsieur.

Position 225 degrés relatif.

Il passe à tribord.

Je ne vois pas son marquage.

Il n'est pas des nôtres, mauvaise silhouette.

- M. Lindsay ? - Oui Monsieur.

Alertez le Q.G, virez 30 degrés droite, Mast., à la batterie.

Voici un nouveau type de pigeon d'argile.

- Bonne chasse. - Préparez-vous au combat !

Chargez, dépêchez-vous, chargez !

Plage, 1-9-0-0. Échelle, 9-7.

Commencez le tir !

Que se passe-t-il ? Ces obus n'éclatent pas !

Quel est le problème avec Masterman ?

Sur le pont ?

Plage, 1-0-0-0. Échelle, 9-4.

Tir de barrage. Feu !

Sur le pont ! Sur le pont !

Je ne peux pas les avoir, monsieur.

J'y vais, Lindsay, prenez la relève.

Attention ! Il arrive !

Tir rapide ! Commencez le tir !

Il revient vers nous !

- Visez sur la cible ! - Masterman !

Pour l'amour du ciel, vous oubliez les détonateurs.

Baissez-vous !

Cessez le feu !

Aucune autre chance avec l'oiseau.

Il retourne sur son perchoir.

Demandez aux artilleurs de se tenir prêt au cas où.

Johnson,

demandez à l'officier des transmissions d'encoder et d'envoyer ça à la base.

Attaqué et bombardé par un avion ennemi de type catapulte.

Demandez au navigateur d'ajouter notre position.

J'aimerais pouvoir ajouter avion détruit par l'artillerie.

Moi aussi, monsieur.

Pourquoi ne pas dire que c'était de ma faute.

- C'est tout, Johnson. - Oui Monsieur.

Entrez, Masterman.

C'est gentil de votre part, d'épargné mes sentiments.

Quoi ?

En abattant ce Jap on serait couvert de gloire

si je n'avais pas été pris par la frousse.

C'est ce que vous voulez me dire ?

Certainement pas. Asseyez-vous.

Pour la défense anti-aérienne, on a aussi des mitrailleuses.

- Elles ont manqué. - Je sais à qui est la faute.

- Moi, j'ai raté ma mission. - Masterman.

La 1ère mission d'un homme ressemble à son premier match de football.

Il peut être parfait à l'entraînement,

mais quand il entre sur le terrain, face à la réalité,

il risque d'être trop anxieux.

Il pourrait être envahi par une grosse frousse, comme vous dites.

Mais après avoir pris plusieurs fois et quelques bonnes raclées,

il se stabilise généralement.

Merci pour l'encouragement, mais nous ne jouons pas.

Peut-être que John Paul Jones ou la Navy enseigne différemment.

Harvard enseigne à un homme à être debout

et à accepter la responsabilité de ses erreurs.

Sur un navire, le seul qui accepte la responsabilité d'une erreur

est son capitaine.

Oui Monsieur.

Entrez.

Journal approximatif et rapports à vérifier.

Merci.

Vous ai-je dit, pourquoi je n'aime pas le poisson ?

Quoi ?

C'est toute une histoire, monsieur.

Quand j'avais 10 ans, mon père m'a emmené pêcher.

Vers midi, j'ai commencé à avoir faim.

Et mon père faisait la sieste,

alors j'ai planté les 2 cannes dans la berge,

et sorti un sandwich du panier.

Eh bien, à peine j'avais pris ce sandwich,

que le bouchon d'une ligne s'est agité comme un fou.

Alors j'ai tout assuré et j'ai tiré.

J'avais attrapé une beauté.

J'étais là à admirer le poisson.

Quand, le bouchon de l'autre ligne a commencé à s'agiter.

J'étais là, monsieur.

Un sandwich dans cette main, et un poisson vivant dans l'autre.

Eh bien, je me suis un peu mélangé dans mes mains.

Au lieu de me mettre un sandwich en bouche,

j'ai mis un poisson.

Et je n'ai plus aimé le poisson depuis.

C'est marrant ce qu'un homme peut faire dans un moment d'excitation.

Merci Johnson.

Je vois ce que vous voulez dire.

Merci Monsieur, Sans vouloir vous offenser.

C'est une belle nuit, n'est-ce pas ?

Vous avez l'air un peu vert, Lindsay.

Pourquoi ne pas descendre?

J'étais en bas, monsieur, mais...

Je suis juste venu prendre une bouffée d'air.

Ça ira, monsieur.

Je suis content que vous le pensiez.

Notre position à huit heures. Calcul présumé.

Trop couvert pour voir les étoiles.

Passerelle.

Un radeau de survie tribord, se balade sur le pont.

Ok, Jenks.

Le chef Paulson rapporte,

qu'un radeau tribord se balade sur le pont.

Occupez-vous-en, Masterman ?

- Je viens avec vous, monsieur. - Ok, Johnson.

Soyez prudent, monsieur ! Elle est agitée !

Utiliser la ligne de sécurité.

Soyez prudent, monsieur !

C'était moins une, Johnson !

- Ça va, monsieur ? - Je vais bien.

Johnson ! Johnson !

- Il va mal, Miller ? - Assez mal.

Il a une commotion, peut être une fracture du crâne.

Mais, il a une chance.

À son âge, on ne récupère pas comme un jeune de 20 ans.

Je crains qu’il ne supporte pas ce raffut.

Si nous étions en eau calme,

ou si nous réduisions la vitesse...

- Faites tout votre possible. - Oui Monsieur.

- Il a été balayé. - Ouais.

Il m'a empêché de tomber du bateau. C'était de ma faute.

Oubliez ça.

N'importe quel homme à bord aurait fait la même chose.

Je suis dans le cirage.

Je vais aller m'allonger un moment.

Prenez la suite, Masterman.

Mais Doc dit que Johnson ne supporte pas ce fracas.

J'ai peur qu'il doive le supporter.

Ne m'appelez pas sauf nécessité.

Bien...

...bateau...

Des centaines de lignes...

- Que dit-il ? - Il a parlé de son navire.

Ce navire, monsieur.

Johnson...

Johnson ?

Je vous entends, monsieur.

J'arrive tout de suite.

Si vous faites le quart, monsieur,

mieux vaut porter votre manteau en daim et cuir.

Daim et cuir ? Je n'en ai pas.

Celui que vous avez pris

au commandant de l'U109 quand nous l'avons capturé.

Vous en aurez besoin, monsieur.

Il y a une odeur de glace dans l'air.

Merci Johnson de m'avoir rappelé ce manteau.

Si seulement nous pouvions ralentir.

Ça lui permettrait de se reposer.

Allez au 3-1-5 ! Vérification magnétique 3-0-2.

Vitesse standard 25, 277 tours.

Chaudière une et deux sous pression.

Maintenez le cap et la vitesse actuels toute la nuit.

Vérifiez avec le prochain quart, deuxième section.

Je vous remplace, monsieur. Bonne nuit.

Réduisez la vitesse à 1/3, M. Martin.

Mais les ordres sont de maintenir la vitesse actuelle.

J'assume la responsabilité du changement d'ordres.

Très bien monsieur.

- Quartier-maître ? - Oui.

Avertissez le capitaine que j'ai réduit la vitesse à 1/3

sur ordres du second.

- Oui. - Arrêtez, quartier-maître.

Les ordres du Cpt sont de ne pas le déranger,

sauf si je le juge nécessaire.

Infirmerie, infirmier Mate Miller.

Comment va, Miller ?

Eh bien, M. Masterman, il va mieux.

- Il se repose mieux. - Bien.

Martin, mes ordres étaient de maintenir une vitesse de 25 nœuds toute la nuit.

J'ai changé ces ordres, monsieur.

J'espère que vous avez une bonne explication, M. Masterman.

Elle est des plus satisfaisante.

Le chef Yeoman Johnson est grièvement blessé.

J'en étais conscient quand j'ai donné les ordres.

Votre contre-ordre a coûté un temps précieux.

La vie d'un homme comme Johnson vaut le temps, aussi précieux soit-il.

Si c'est du sentiment, je suis prêt à assumer.

Vous oublier que le convoi que l'on rejoint

transporte des centaines de femmes, enfants et blessés,

pouvant être à la merci de l'ennemi.

Risquer la vie d'un seul homme doit être subordonné à celle de plusieurs.

Reprenez la vitesse normale, M. Martin.

Quand vous serez au commande, M. Masterman,

vous constaterez devoir prendre

de décisions qui vous seront personnellement désagréables.

Également qu'il est nécessaire d'exécuter un ordre,

ceci contre vents et marées.

Très bien, Johnson. Tout va bien, mon vieux.

Calmez-vous.

Doucement, Johnson.

- Bonjour Monsieur. - Bonjour.

- Bonjour, Masterman. - Bonjour Monsieur.

- Bonjour, monsieur. - Bonjour, chef.

Le prochain qui appelle ce navire,

vieille baignoire avec des moteurs de bouilloire à thé,

se retrouver avec un œil noir.

Il peut le supporter. Écoutez-le.

Il tourne comme une montre, ronronne comme un chat.

Gardez le ainsi, chef.

Bonne vielle fille.

Dommage que l'homme à bord qui savait qu'il pouvait le supporter

ne nous entende pas nous féliciter.

Quoi ?

Ah Johnson.

Il a bien encaissé.

Il va beaucoup mieux ce matin.

Objet flottant à bâbord avant.

On dirait un canot de sauvetage.

Un canot de sauvetage. Il peut y avoir des survivants.

C'est peut-être un Jap qui cache son périscope derrière.

- M. Lindsay. - Oui Monsieur.

Tournez autour à grande vitesse.

Des survivants, bien.

M. Masterman, stoppez les machines.

Stoppez les machines, monsieur ?

Oui, monsieur Masterman.

C'est l'exception qui confirme toujours la règle.

Il y a un homme dans ce bateau qui a l'air bien épuisé.

- Stoppez les machines, M. Lindsay. - Stopper les machines.

Il y a un autre homme à l'avant.

M. Lindsay, machines en arrière toute !

Machines en arrière toute.

Préparez-vous à recevoir le canot de sauvetage à bâbord.

Très bien, les gars ! Au travail !

- Attention à la corde ! - Attention !

Sur les côtés, les gars. Allez, Davis.

Faites vite !

Tenez la corde à l'arrière !

Fixez-le à la poupe !

On se dépêche, là-bas.

Montez-les à bord et laissez le canot dériver.

Allez, les gars, amenez-les.

Donnez-leur un coup de main.

- Du calme, mon garçon. - Voilà, mec.

Soulevez !

Bienvenue à bord.

Sous la bâche...

Il dit qu'il y a quelque chose sous la bâche !

Hé regardez ! Hé chef, regardez !

Nom d'un maquereau !

Alors, Jenks ! Y-a-t-il un signe de vie !

Que se passe-t-il là-bas ?

Je ne sais pas, monsieur.

Il semble qu'on a fait une moisson !

Des femmes... et toute une école de bébés !

- Des bébés ?! - Oui Monsieur.

Des enfants, monsieur. Des tout petits.

C'est impossible !

Qu'allons-nous faire avec des bébés ?

S'ils sont petits, vous pouvez les remettre dedans.

Gain de temps.

D'accord, embarquez-les.

Allez, faites monter les femmes.

Au boulot, les gars.

Tout va bien, madame.

Amenez ces enfants ici !

Doucement, grosse vieille nounou !

- Félicitations, monsieur. - Quoi ?

La vieille Warren semble être devenue mère tard dans sa vie.

C'est incroyable.

Femmes et enfants à bord d'un destroyer.

Je dirais que du boulot nous attend.

Vous ferez le meilleur boulot possible

avec les outils à portée de main.

- Quoi ? - Monsieur ?

Oh oui, vous avez tout à fait raison.

Et j'ai l'homme pour s'occuper d'eux.

- Vous. - Moi ?

Je me rappel comment vous vous occupiez des affaires de l'amiral.

- Attendez ... - Masterman, c'est un ordre.

Contre vents et marées, souvenez-vous ?

Et vous rencontrerez les deux dans cette mission.

Reprenez la vitesse normale, M. Martin.

Tous présents et compté, monsieur.

Les hommes au garde-à-vous.

Garde-à-vous !

M. Masterman, on peut installer les bébés ici

dans les compartiments de l'équipage.

J'ai rassemblé les bras n'étant pas de quart

pour s'occuper d'eux.

Ces femmes me paraissent épuisées.

Surtout celle-ci.

On dirait qu'il va falloir s'organiser

pour faire face à la situation.

Attention messieurs.

Tous les hommes mariés avec enfants, un pas en avant.

Le reste, disposez.

Tous en ligne ici.

Eh bien, voici votre personnel de nurserie, Jenks.

Très bien Monsieur.

Eh bien,

si ces enfants peuvent supporter ça,

ils survivront à tout.

Vous êtes sûrement une bande de papas à l'allure angélique.

Certains d'entre vous devront s'occuper de plus d'un bébé.

Mettez les petites dames à bâbord

et les petits messieurs à tribord.

Rompez.

Tous les hommes qui n'ont pas de bébés, prenez-en un.

Attention maintenant.

Disposez couchettes et hamacs autour d'eux

qu'ils ne tombent pas.

Que le cuisinier prépare du lait chaud.

Ils se calmeront quand ils auront mangé.

Oh, merci beaucoup, lieutenant.

Vous feriez un merveilleux père adoptif.

N'êtes-vous pas jeune pour être la mère

d'une si grande famille ?

Vous êtes trop épuisée pour jouer à l'infirmière.

Elle est... assez mal.

Vous irez bien toutes les deux.

Je vais demander à des officiers leurs cabines, pour vous.

J'ai entendu parler de 3 hommes en bateau,

mais 2 femmes et 20 bébés, ça me dépasse.

Les pauvres enfants.

Ce sont des évacués de la maternité d'Honolulu

en route vers le continent.

Notre navire a été séparé du convoi.

Ils nous ont eus la nuit.

N'y pensez plus, vous êtes en sécurité.

Y a-t-il un médecin à bord ?

Non je suis désolé, seulement l'infirmier.

- Oui, mais... - Vous inquiétez pas.

- On prendra soin de vous. - Ne partez pas.

Ne me quittez pas.

Je ne peux pas partir.

Elle a désespérément besoin d'aide.

J'ai peur de devoir insister.

Vous ne tenez plus debout vous-même.

Je veillerai à ce que votre amie déménage vite.

Rankin,

Porte l'autre dame dans la cabine de Martin.

Vous avez vécu une expérience assez désagréable, Mlle...

- Mlle... - Mme.

Mme Steve Collins.

Mon mari est pilote sur un porte-avions

quelque part dans le Pacifique.

Alors, vous vous sentirez comme chez vous à bord de ce navire.

Comment va-t-il ?

Mieux, monsieur.

Il dort maintenant, mais son esprit vagabonde toujours.

Toujours à faire l'autre guerre ?

Jeter un œil aux dames qu'on a récupérer.

Elles sont en mauvais état.

Oui Monsieur.

Elles sont dans les cabines de Martin et de Royce.

Masterman,

j'ai entendu des rapports élogieux sur votre compétence

dans les soins et l'alimentation des nourrissons.

- Très gratifiant. - Merci Monsieur.

Dommage que vous et ces messieurs

soyez étrangers à la douce caresse d'une main de bébé,

à la magie d'un sourire à fossettes,

le charme d'un pantalon triangulaire.

Vous n'avez pas idée de ce que vous ratez.

Excusez-moi monsieur. Elle va avoir un bébé !

Quoi ?! Qui ?

La femme que nous avons embarquée.

- Il y a 2 femmes. - L'une est en train d'accouchée.

Celle de la cabine de M. Martin.

Miller,

vous ne pouvez accepter ça sur ce bateau !

C'est contraire à la réglementation.

Peut-être qu'en lisant le règlement à Mme, Miller...

Nous n'avons pas le temps, monsieur.

Et en plus, je ne suis qu'un infirmier !

Une question.

John Paul Jones a dû dire quelque chose

sur un tel moment.

Vous n'en avez pas le souvenir...

- M. Masterman ? - Oui Monsieur.

Attendez, je suis officier sur ce navire, pas une cigogne.

C'est vrai, vous êtes le second.

Je ne sais pas ce que John Paul Jones aurait dit,

mais les règlements de la marine stipule

que toutes questions relatives à l'équipage du navire

relèvent de la compétence du commandant en second.

La dame, par la force des choses,

fait donc partie de l'équipage du navire.

Exécution, M. Masterman. Exécution.

Messieurs...

Votre attention.

Naturellement, cette tâche quelque peu inhabituel...

cette situation est un grand choc pour nous tous.

Mais en bons marins, nous devons aller

au bout pour l'honneur du vieux navire.

Alors,

vous tous, messieurs, avez eu des bébés à vous.

Avez-vous...

déjà prêté main forte lors de l'heureux événement ?

Monsieur Masterman, monsieur Masterman !

Le lieutenant, pardon monsieur, l'infirmier...

il veut vous voir vite ! Cette dame, elle est...

D'accord, d'accord...

Rompez, allez à votre jardin d'enfants, les gars.

J'ai une idée, monsieur.

- Monsieur Masterman ! - Oui, oui...

M. Masterman, s'il vous plaît, elle a besoin d'aide tout de suite !

Je suis désolé, je n'en peux plus.

D'accord, je vais y aller !

Jenks ! Jenks !

Tenez, faisons en sorte que ce soit bien fait.

Comme à l'hôpital, monsieur.

L'assistant charpentier, veut vous parler.

Il ne va pas avoir un bébé aussi.

- Entrez, Chips. - Merci Monsieur.

C'est que je ne voulais pas le dire devant les autres.

Ma femme est une infirmière à domicile,

et je l'ai aidé dans des occasions comme celle-ci,

et je ne prétends pas être un expert,

J'ai eu la chance de mémoriser les spécificités pour ainsi dire.

Chip, vous êtes celui que nous recherchons.

Mais c'est très informel M. Masterman.

Sachez que je suis un parfait inconnu pour la dame.

Vous en faites pas, Chips, je vous présenterai après.

Calmez-vous, Lindsay.

Après tout, vous n'êtes pas le père.

Je sais, monsieur. Mais je suis toujours nerveux.

Vous savez, Masterman, c'est une leçon pour moi.

Une ou deux fois j'ai pensé à m'obliger.

Plus maintenant.

Pas après ça.

Chut !

Alors ?

Je souhaite signaler la présence d'un passager clandestin.

Je dois dire d'environ six livres et demi.

Chips, pour votre bravoure, vous méritez une médaille.

Je me contenterais d'une tasse de café.

Vous l'aurez.

Eh bien, l'envoi est terminé, monsieur.

Maman et bébé sont en pleine forme.

C'est un garçon.

Je suis content que ce soit fini.

Bravo, Masterman.

Strictement conforme au règlement.

- Jenks, qu'y a-t-il ? - Excusez-nous, Cpt.

C'est une délégation de l'équipage.

À propos de quoi ?

Il s'agit d'un nom pour cette nouvelle unité, monsieur.

Warren est un beau nom pour un garçon, monsieur.

- Passerelle ?

Convoi à l'avant tribord !

On dirait un convoi de 30 navires.

Le croiseur en tête est le Chattanooga.

J'ai oublié de vous dire l'amiral à bord de ce croiseur

est Steven Thomas, USN.

Le Vieux "Culotte de fer" ?

Il a enfin exaucé son vœu.

Comment va son lumbago.

On va le savoir.

On arrive avec 1h de retard au rendez-vous.

Le Warren a été aperçu à 2 points sur l'avant tribord.

- J'ai des yeux, Dudley. - Oui Monsieur.

Signalez-lui de se mettre sur le flanc tribord du convoi

au poste de patrouille.

Demandez-lui d'expliquer pourquoi

il a une heure de retard à son rendez-vous.

Ordres du vaisseau amiral,

"Position sur le flanc tribord au poste de patrouille."

Exécutez ces ordres, Masterman.

Deuxième message, monsieur.

"Expliquez l'heure de retard au rendez-vous."

Réponse.

Désolé, retard dû à une mauvaise interprétation des ordres.

Bien monsieur.

Le Warren signale un retard dû à une lecture erronée des ordres.

Lecture erronée ? Qu'est-ce que c'est que cette réponse ?

Dites au Warren que je veux le numéro de l'officier

responsable de la lecture erronée des ordres.

Du vaisseau amiral.

"Signalez immédiatement le numéro de l'officier

responsable de la lecture erronée des ordres."

Donnez mon numéro, Martin.

Après tout, j'étais responsable du retard.

Pourquoi ne pas donner le mien ?

C'est pas une question de blâme, Masterman.

L'amiral a demande le numéro de l'officier responsable.

Exact.

À bord d'un navire, le Cpt. est responsable de tout.

Oh oui. Bien.

J'ai cru que ça vous avait échappé.

Le Warren a répondu avec le numéro du commandant,

Le Cpt. de corvette Roberts.

Exactement ce que j'attendais de Roberts, pas d'alibi.

Je reconnais toujours un bon officier à sa façon d'agir.

Allons-y, M. Lindsay.

Passez à la vitesse de 15 nœuds.

Passez à la vitesse de 15 nœuds.

Écoutez la section des bébés.

Vous vous rendrez à la poupe.

Heure du bain de soleil des bébés.

N'oubliez pas, nourrices, nous sommes dans un convoi,

gardez ces enfants hors de vue autant que possible.

♪ Je suis un marin qui fait ce qu'il peut ♪

♪ pour participer aux plans de la marine de votre Oncle Samuel ♪

♪ Et dans tous les ports je suis un James Ford mort ♪

♪ Et je saisirai l'occasion de botter les fesses ♪

♪ Du mec qui dit que la marine ♪

♪ ne navigue pas, ne navigue pas, sur les Sept Mers ♪

♪ apportant la liberté à vous comme à moi.♪

♪ Lorsque nous naviguons, nous sommes une force d'un million ♪

♪ et nous ne pouvons pas faire d'erreur car nous sommes tous ♪

♪ dans la marine de votre oncle ♪

Jenks, es-tu sûr qu'on peut utiliser la levure chimique ?

Bien sûr.

On l'utilise pour le pain, non ?

Mais ce sont des bébés.

Si c'est bon pour le pain, c'est bon pour les bébés.

Répand-la.

Hey Jason, tu ferais bien de mieux plier ce pantalon,

c'est trop lâche.

Essaie avec ce fond de pantalon, ça peut les inciter à faire.

On se sent mieux, maintenant que le Warren est en position.

Oui, oui, oh oui.

Voyez-vous ce que je vois sur le pont arrière ?

Ça semble être une fausse structure.

Structure ? On dirait une porcherie.

Ils sont fous sur le Warren.

D'abord une porcherie et maintenant un cochon.

Juste sous mes yeux.

Je n'arrive pas à voir, mais ça n'a pas l'air...

Je reconnais un cochon quand j'en vois un.

Envoyez un message au Warren.

Expliquez la présence d'une porcherie non autorisée

et d'un porc en liberté sur le pont.

Je n'y aurais pas cru, si je ne l'avais vu de mes yeux.

Bébé au rapport ! Comptez vos bébés !

J'en ai neuf !

Hé, attendez !

Le bébé numéro neuf de la section trois est porté disparu.

Il était là il y a une minute.

Où est passé ce vaurien ?

Message du vaisseau amiral.

"Expliquez présence d'une porcherie et d'un cochon sur le pont."

Un cochon ?

Hé, tête de pioche !

Ah, tu es là...

Pourquoi est-ce que tu t'enfuis, ainsi ?

Je dois être fou, c'est un cochon, et ils en ont fait un animal de compagnie.

Ce sont des bébés, monsieur.

Oui, oui, oui...

Ça ressemblait à un cochon.

Dudley ! Corrigez-le message précédent au Warren.

Remplacez cochons par bébés et enclos au lieu de porcherie.

Message du Warren, monsieur.

Du Warren, monsieur.

"Avons à bord 25 survivants civils d'un navire torpillé

en partance d'Honolulu pour San Francisco.

Les personnes secourues, 2 femmes, 20 bébés et 2 marins.

L'un d'eux..."

Deux femmes, 20 enfants et 2 marins soit 24 survivants.

Le message continue, monsieur.

"L'une des dames secourues a donné naissance à un enfant à bord."

"En l'absence de médecin, l'aide-menuisier a officié."

"Demandons votre soutien."

Fin du message, monsieur.

Je suis surpris par Roberts.

Autoriser une telle irrégularité.

J'aurais dû être informé de toute l'affaire.

C'est totalement sans précédent.

- Garçon ou fille ? - Ce n'est pas dit.

C'est pas dit ? Quel est de ce rapport ?

Laissant de côté le détail le plus grave.

- Je me renseigne. - Oui.

Un autre message du Warren.

Oui, oui, oui.

C'est un garçon.

Oh. C'est un garçon.

C'est un garçon. Bien, bien, bien.

Signalez au Warren.

- Bravo, le Warren. - Oui monsieur.

Maintenant, calmez-vous, Johnny.

- Il va mieux ? - Oh beaucoup mieux.

Mais quand même...

Bonjour Johnson, ça va ?

Je me porte comme un charme.

Sauf un petit bourdonnement dans ma tête.

Mais rien qui puisse garder un homme au lit.

Je suppose qu'on a droit à un jour de repos

après ce qu'on a fait à ce sous-marin hier.

On lui a tiré dessus en plein ventre.

J'ai vu son numéro quand il a explosé.

Calmez-vous, Johnson.

Hello Papa, comment vont tous les petits enfants ?

- Très drôle. - Vous avez vu Johnson ?

Oui.

Il naviguait en mer du Nord il y a 25 ans.

Il pense que je suis son capitaine.

Monsieur Masterman, monsieur !

Je m'excuse, mais...

l'autre dame cette fois,

est sur le point de... sur le point de...

Sur le point de quoi ?

Sur le point d'avoir un bébé.

Eh bien...

M. Masterman ?

Marine des États-Unis.

Je donnerais un mois de solde

pour voir Masterman entouré de tous ces bébés.

Masterman ?

Mon ancien assistant junior, un drôle de type.

Je me suis toujours senti mal à l'aise.

Comme si ma cravate n'était pas droite un truc comme ça.

Quel est le problème avec lui ?

Qu'une croisière, le Warren et un tas de bébés ne soigneront pas.

M. Dudley désire vous voir, monsieur.

D'accord.

- Message du Warren, monsieur. - Oui, oui, oui.

"La 2 passagère est sur le point d'avoir un enfant.

Demander l'approbation et un avis médical."

Écoutez, Dudley, ces choses doivent cesser.

Je fais la guerre, je ne dirige pas un hôpital.

Dois-je transmettre cela au Warren ?

Certainement pas.

Eh bien, docteur, allez, dites quelque chose.

Dire quoi ?

Vous avez entendu le message, le Warren veut un avis médical.

Eh bien, monsieur, je... je ne sais pas exactement quoi dire.

Stone, êtes-vous oui ou non un médecin ?

Je suis un chirurgien naval, pas un spécialiste du bébé.

Si la femme s'était cassé le cou, ou autre chose du genre...

Stone, elle va avoir un bébé.

Le Warren attend.

Eh bien, une telle question demande du temps pour y répondre.

Je vais devoir me rafraîchir l'esprit. Chercher !

Que dois-je dire au Warren ?

Dites au Warren de patienter,

mon chirurgien en chef consulte un livre.

Oui, monsieur.

- Comment va-t-elle ? - Pas très bien.

Je suis inquiet.

L'autre dame ça a été assez faciles mais...

Mais Mme Collins, c'est son premier enfant...

Elle a traversé des épreuves.

La torpille, la bousculade, le canot de sauvetage

tout est contre elle.

Mais elle a du courage, monsieur.

Ça l'aiderait si je lui parlais ?

Ça pourrait la rassurer.

Je suis désolé de causer tant de problèmes, Mr Masterman.

Désolé que nous ne puissions faire plus, Mme Collins.

Pourquoi, vous faites tout.

Je pense que vous avez été merveilleux.

Si on pouvait vous mettre sur le Chattanooga.

Ils ont un médecin.

Êtes-vous effrayé ?

Oui. J'ai peur de mourir.

Mais je continue de penser à Steve.

Mon mari.

Il a eu peur tellement de fois,

mais il continue de se battre.

C'est le moins que je puisse faire.

Si ça peut vous aider, tous à bord du Warren sont avec vous.

Je ne peux que réussir !

Dites au Lt Dudley que je souhaite le voir.

Y a-t-il des nouvelles du Warren ?

Qu'y a-t-il avec Roberts ?

Ne lui avez pas dit de nous informés ?

Dites-lui à nouveau.

Je veux savoir où en sont les progrès.

Eh bien, docteur ? Bien ?

J'ai tout organisé, monsieur.

- Je l'ai en main. - Asseyez-vous.

J'ai posé des questions au Warren, je peux les conseiller.

Quel genre de questions ?

Je dois connaître l'âge, la taille, le poids et la condition physique

Savoir si c'est son premier enfant, et si ou...

Le Warren demande un avis médical Docteur,

et vous répondez par une demande détaillée de la vie de la dame.

Comment donner des instructions fiables

si je n'ai pas l'historique du cas ?

Docteur, il y a peu un autre bébé est né sur le Warren

avec l'aide d'un charpentier

qui ne connaissait pas le nom de la patiente.

Et quand le chat du navire a eu des chatons, vous avez paniqué.

Ça aurait dû m'avertir.

Comme je l'ai rappelé.

Je suis chirurgien à bord d'un navire de guerre.

Navire de guerre ou pas, une femme accouche sur le Warren,

et je fais une dépression nerveuse !

Bien, Joe.

- Comment va-t-elle ? - Pire encore.

C'est bien dommage.

Après tout, monsieur, Chips n'est que le charpentier du navire,

et c'est un destroyer, pas une maternité.

Je suis désolé qu'on ne puisse rien faire pour l'aider.

Il y a une chose qu'on peut faire.

Transférez-la sur le Chattanooga, dans les mains d'un médecin.

C'est ce qu'on ne peut pas faire.

Faudrait stopper le Warren et le Chattanooga.

Ce serait s'inviter au désastre.

Je pense au mari de cette femme,

s'invitant au désastre à chaque décollage de son avion du porte-avions.

Et lui dire que la Marine ne peut sauver la vie

de sa femme et son bébé par peur du risque.

Masterman, il fait son job, nous aussi.

Oui je sais.

Pas de décisions aux sentiments.

Ou l'humanité.

Du Warren, monsieur.

"État critique de Mme Collins. Demandons instructions."

Si seulement elle pouvait être transférée ici...

Non, c'est impossible.

Je ne peux mettre en péril un convoi de 30 navires et une escorte.

Dans ce cas, autant abandonner.

- Ça doit être presque l'aube. - Abandonner ?

Stone, avez-vous déjà été père ?

- Non monsieur. - Vous auriez dû l'être.

Vous auriez pu l'aider pour ce lancement.

Vous parlez du bébé comme si c'était un navire.

C'est pratiquement la même procédure.

Si un navire s'arrête en route,

vous lui donnez un bon coup avec une rame en bois.

C'est ça. Un bruit sourd !

Mais je ne vois pas ce que...

Saviez-vous qu'à l'époque des voiliers de la marine Anglaise,

les femmes voyageaient sur des frégates

et quand femme ne pouvait effectuer un lancement par elle-même,

le canonnier commençait toujours par une salve pour Dieu.

Oh, cette vieille superstition.

J'ai entendu ces histoires d'anciens combattants.

Vous voulez dire des vieux comme moi.

Voulez-vous dire qu'une ancienne tradition navale

n'est que superstition ?

Eh bien, si vous pensez que cela ferait du bien.

Donner l'ordre au Warren de tirer une salve pour Dieu ?

Non, non.

Ça révélerait notre position.

La sécurité du convoi doit passer avant une vie.

Même celle d'une femme.

- Oui. - Avion ennemi en vue...

Avion ennemi en vue, monsieur !

Écoutez...

Nous avons été touchés !

Aux postes de combat !

Vous avez entendu ?

On est en alerte ! Je dois rejoindre mon poste !

Calmez-vous, Johnson, calmez-vous.

Écoutez monsieur, le navire amiral a été touché.

L'appareil ennemi se dirige vers le convoi.

Réglez les détonateurs sur trois.

Plage, 2-5-0-0. Échelle, 8-2.

- Détonateurs réglés ! - Prêt !

- Sur la cible ! - Tir rapide, commencez !

Masterman est sur la cible.

Sur la cible !

Sur la cible !

Sur la cible !

Un pour nous ! Lindsay, à tribord toute !

Sur la cible !

Sur la cible !

- Ils l'ont eu, monsieur ! - Joli coup.

Ce pigeon d'argile ne tirera sur personne !

Le navire amiral est hors de contrôle !

Ludlow, qu'y a-t-il avec notre guetteur d'avions ?

L'avion était au-dessus du brouillard,

quand il l'a aperçu il plongeait déjà.

Quels sont les dégâts ?

Nous auront un rapport bientôt.

La catapulte avion est hors service ainsi que les commandes de la barre.

Faites quelque chose.

Je ne peux rester ici toute la journée sans bouger.

Cet avion a été lancé depuis le navire amiral ennemi

qui se trouve quelque part ici dans ce foutu brouillard !

On fait notre possible.

Votre manteau, monsieur.

Beau sac de nœuds.

Frappé à l'arrière d'un coup de poing sournois

d'un Belzébuth aux yeux bridés.

Cuirassé ennemi en vue, monsieur.

Par l'avant tribord.

Japonais. De la classe Ishamoto.

- Ludlow, commencez le tir. - Oui monsieur.

Un cuirassé japonais.

Toute ma vie, j'ai prié pour avoir l'occasion

d'affronter un de ces vautours au mât en pagode.

Et me voilà coincé, naviguant en cercle

comme dans un foutu manège.

Signalez-le au convoi par signaux.

Prévenez le Warren, que je suis hors de contrôle.

Touché à l'arrière.

Ne mettez pas ça dans le message.

Non, monsieur.

Ils ont tiré avec leur première salve !

Lâchez ce que vous avez, Ludlow !

Message du Chattanooga. Ils sont sans contrôle.

On doit prendre la tête.

Lindsay, en avant toute, pleine vitesse.

À la salle des machines faites

un écran de fumée entre le Jap et le convoi.

Inversons le cap, barre à tribord toute.

Barre à tribord toute.

Regardez, par la brèche dans le brouillard !

Le Warren change de cap !

Ils tirent sur le Warren avec une autre batterie !

Roberts est couvert d'un écran de fumée !

- Batteries 1, 2, 4 ouvrez le feu ! - Batteries 1, 2, 4 ouvrez le feu !

Baissez-vous !

Chargez !

Chargez ! Un, prêt !

Quatre, prêt !

- Vous me demandé ? - Oui, Masterman.

Voici mon plan d'attaque.

L'ennemi sera forcé d'entrer dans le convoi.

Je vais cesser le feu.

Dans 2mn, inversez le cap, parallèlement à l'écran de fumée.

Passez à travers et surprenez-le en lui lâchant nos torpilles !

C'est un cuirassé, il va nous sortir de l'eau !

- Sans aucun doute. - Et les femmes et les enfants ?

C''est pas qu'un destroyer, c'est une nurserie flottante.

Je sais, dans cette situation, les décisions,

ne peuvent être influencées par des sentiments personnels.

Avec un commandement, vous réaliserez ça.

Retournez à votre poste.

M. Masterman ! Le Cpt a été touché !

C'est grave, monsieur ?

On dirait que vous...

avez obtenu un commandement plus tôt que prévu, Masterman.

Les ordres, monsieur ?

Ça ira, Harvard.

Secouez-les et frappez-les.

OK, John Paul Jones.

Emmenez le capitaine en bas !

On va s'occuper de vous.

Attachez bien ça, les gars.

J'ai besoin de vous, avec Mme Collins.

Ok, aidez-moi à attacher Johnson.

On a besoin de moi sur le pont, je vous dis.

Maintenant, venez, mon gars.

Dites au contrôle de cesser le feu.

Contrôle, cessez le feu.

Soyez prêt à tirer des torpilles des deux côtés.

Inverser le cap vers la droite.

Parallèle derrière l'écran de fumée.

- Barre à droite. - Barre à droite, monsieur.

Le Warren se cache derrière son écran de fumée.

Ils tirent à l'aveugle dans l'écran de fumée.

Toujours en train de s'amuser là-haut, Chips ?

Ne vous inquiétez pas, Mme.

C'est juste du remue-ménage.

Lindsay, je vais faire une manœuvre à 90 degrés.

Ça nous ramènera à travers notre écran de fumée.

- Droit face à l'ennemi. - Exactement.

Je vais voir le Jap au plus près.

Ce sera la surprise.

Il va nous faire sauter hors de l'eau.

Barre à droite, quartier-maître.

Nouvelle route 1-7-5.

La barre à droite, route 1-7-5.

Mme Collins et l'autre dame.

Et tous ces enfants...

C'est la seule chance au convoi de se disperser.

Sortir de l'écran de fumée et torpiller ce Jap

avant qu'il ne nous frappe avec une bordée.

Vous n'allez pas gâcher la vie de ces femmes et enfants.

M. Lindsay, le Cpt. ne fait pas toujours ce qu'il veut.

En ayant un commandement, vous verrez.

Qu'y a t-il Rankin ? Ramenez le navire !

La barre est à droite, mais elle coince !

Barre à droite à fond !

Barre à droite à fond !

Emmenez le chef en bas !

- Allez-y ! - Johnson !

Vous inquiétez pas, on va droit au but.

On entre dans l'écran de fumée.

- Stabilisez au 1-1-7-5. - Stabilisez au 1-1-7-5.

- Le voilà, monsieur. - Batteries, ouvrez le feu !

Un prêt !

Un prêt !

Quatre, prêt !

Les torpilles dès que vous êtes prêt ! Cible au 2-9-0 !

Angle de visée 2-9-0 ! Préparez les tubes 2 et 4 !

- Deux et quatre en attente. - Soyez prêt.

- Un feu ! - Un feu !

- Deux feu ! - Deux feu !

- Trois Feu ! - Trois Feu !

- Bon travail, Martin ! - Merci Monsieur.

Il se dirige vers l'écran de fumée !

Oui et le convoi ! Reste-t-il de torpilles ?

Six à tribord.

Pièces tribord en batterie.

Qu'allez-vous faire, M. ?

Traverser l'écran de fumée et finir le job.

La barre à droite, venez cap 3-5-5 et stabilisez !

Barre à droite, au cap 3-5-5 et stabilisons, monsieur !

Ça va, Johnson ?

Hé Doc ! La dame, vite !

Très bien.

Vers la droite, 20 degrés de gouvernail.

Augmenter à droite, 20 degrés de gouvernail.

Deux points à l'avant tribord, monsieur !

On va vers l'écran de fumée !

Il retourne vers son port !

Poste tribord, ouvrez le feu.

Poste tribord, ouvrez le feu.

- Vitesse 10 ! Angle de tir 1-2-0 ! - Vitesse 10 ! Angle de tir 1-2-0 !

Bon, donnons-lui du travail !

Tenez-vous prêt 223 !

- Deux-une prêtes. - Torpille trois prête.

- Un feu ! - Un feu.

- Deux feu ! - Deux feu.

- Trois feu ! - Trois feu.

On l'a touché, monsieur

Lindsay, à la vitesse croisière.

Là, pouvez-vous le voir ?

Je ne vois rien dans cette fumée et ce brouillard.

C'est la fin du vieux Warren.

Oui,

ces pauvres femmes et ces bébés.

Ce brave petit bateau.

Bien joué, monsieur !

On a soufflé un bouffeur de riz.

On a réussi, M. ! On a réussi !

Un destroyer, comme dans touché-coulé !

Lindsay est comme un fan de baseball de Brooklyn.

Désolé monsieur.

Johnson !

Quartier-maître ! Prenez la barre !

Monsieur Masterman.

Tout va bien, Johnson ?

Oui, j'en suis aussi sûr que la pluie.

J'ai dû me cogner la tête.

On vient de couler un cuirassé japonais.

Vous avez coulé un Jap ?

J'ai dû dormir tout le temps.

J'ai l'impression de me réveiller.

Comprenez-vous, Johnson ?

Le Warren, dont ils se moquaient,

a battu un char de combat japonais.

Je ne suis pas surpris M.

Le Warren peut battre tout ce qui flotte !

Regardez monsieur ! Au-dessus par quart tribord !

C'est le Warren, monsieur !

- Incroyable ! - C'est le Jap qui a explosé !

Oui, le Warren l'a mis K.O. !

Vous vous comportez comme une bande d'écoliers.

- Entrez, Masterman. - Comment allez-vous, monsieur ?

Beaucoup mieux, merci.

- Et vous, ça a été ? - Tout est sous contrôle.

Total des pertes, 12 blessés. Tout est pris en charge.

Batterie avant détruite, aucun dommage sérieux.

Aucune victime chez les femmes et enfants.

C'est tout, monsieur.

Masterman, pouvez-vous venir ?

- C'est très urgent. - Oui...

Alors, monsieur.

Ludlow, à ma connaissance, c'était la plus

grande action de destroyers de l'histoire navale...

Magnifique, s'il n'y avait pas eu le Warren,

le convoi aurait été perdu.

Ludlow, je l'ai remis en service.

Du Warren, monsieur.

- Message du Warren, monsieur. - Un instant, Dudley.

Messieurs,

nous vivons un de ces moments qui peuvent entrer dans l'histoire.

Ce message du Warren

pourrait devenir aussi célèbre dans la marine américaine que Paris :

"Nous avons trouvé l'ennemi et il est à nous."

Bien ?

Lisez-le.

C'est un garçon.

C'est un garçon, 3,3 kilo.

C'est un garçon. C'est un garçon.

Sept livres, 4 onces (3,3 kilo).

Bon sang de bon sang !

Il y a un côté grandiose dans le retour, monsieur.

Quel retour au bercail, monsieur.

Tout à fait.

On fait une belle queue de cerf-volant pour le Warren

On en rit surement de Cacosol à Dutch Harbor,

et de l'Islande à l'Australie.

Je n'oserai plus me montrer au club de l'armée et marine.

Dire que je me sentais désolé d'avoir envoyé

Roberts en mer sur cette vieille cafetière.

Capitaine de corvette Roberts.

Lieutenant Masterman. Chef Yeoman Johnson.

Venez au centre.

Pour sa bravoure exemplaire, et action contre l'ennemi,

La croix de la marine américaine

est décernée aux personnes suivantes,

par ordre du président des États-Unis.

Capitaine de corvette Martin J. Roberts, commandant de l'USN.

- Félicitations, Roberts. - Merci Monsieur.

Lieutenant Gregg Masterman. USNR.

- Félicitations Masterman. - Merci Monsieur.

Chef Yeoman Henry Johnson. USN.

- Félicitations Johnson. - Merci Monsieur.

Masterman, puisque vous êtes un foutu héros,

Vous pensez avoir mérité vos fourragères.

En fait, monsieur,

les huîtres et comités sénatoriaux ne sont plus importants.

Vous êtes un couple de chiens chanceux.

Je donnerais mon poste juste pour être à votre place.

Être sur un destroyer en temps de guerre.

C'est un job pour un vrai marin.

Je vais camper à l'extérieur du bureau du commandant

jusqu'à la priorité sur les réparations et que je reprenne la mer !

Qu'attendent-ils de moi ?

L'éternité en cale sèche ?

- Je sais ce que vous ressentez. - Quoi.

- Regagnez les quartiers. - Oui monsieur.

Regagnez vos quartiers !

- Félicitations, monsieur. - Félicitations, Johnson.

Oui en effet.

Ça me fait drôle une médaille.

Il n'y a pas si longtemps,

j'avais peur de ne jamais naviguer.

Je dois vous remercier pour ça.

Et vous Monsieur.

C'était bien d'être compagnons.

Combien de temps avant de repartir ?

- M. Masterman. - Oui Monsieur.

Faites accélérez les réparations et le ravitaillement.

On veut reprendre la mer.

C'est le seul endroit d'un marin, la mer.

Masterman. Arcs et flèches vérifiés ?

Arcs et flèches en parfait état, M.

C'est parfait.

Traduction : Y. LTR Septembre 2022 Revu J.Y. 16/10/2022

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