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Original subtitles

Votre Altesse ! Attendez !

Vous étiez sérieuse ?

Je vais quitter Vienne cette nuit avec Rodolphe.

Comtesse, bonne nuit.

Je t'en prie, Sissi.

Fais-moi confiance.

Je veux notre bien à tous, celui de notre fils aussi.

Je garderai un oeil sur Rodolphe.

Crois-moi, il est prêt pour l'armée.

Tu sais...

D'une certaine manière, j'ai peur que...

tout ceci prenne fin un jour.

Aussi bien notre chagrin que notre bonheur...

Des robes plus simples !

Parlez-moi enfin ! Que comptez-vous faire ?

Dites-le-moi !

Celle-ci, je l'emporte.

Merci, je m'en occupe.

Ecrivez une lettre pour moi, je vous prie.

"Cher Franz,

"lorsque tu liras ces lignes,

"j'aurai déjà quitté Vienne avec Rodolphe.

"Je veux que tu saches que cela me fend le coeur...

"mais je ne reviendrai...

"que si tu me confies l'éducation de notre fils.

"Si tu es prêt

"à respecter mon voeu,

"fais paraître ces lignes de Heinrich Heine

"dans le Wiener Tageszeitung :

'Je veux un plein droit à la liberté

'Et si j'y trouve la moindre restriction

'Pour moi, le paradis se transforme

'En un enfer, en une prison'

"Avec tendresse, Sissi."

Attendez demain soir

avant de lui remettre la lettre.

Vous voulez...

Vous voulez partir sans moi ?

J'ai besoin de vous à la cour, comtesse.

Vous êtes la seule à qui

je puisse confier ma fille Gisèle.

Faites atteler un simple fiacre.

Sans garde impériale.

Où partez-vous ?

Je ne peux vous le dire, pour votre sécurité.

Pensez-vous vraiment que ce soit une bonne idée ?

C'est la seule que j'ai trouvée.

Nous allons côtoyer les plus riches. Mais une fois à l'intérieur...

C'est chacun pour soi.

Exact. Et ne te fais aucune illusion,

ce sera notre seule complicité. Ensuite, chacun de son côté.

Je t'accepte...

Parce que je sais voler, j'ai compris.

Dans ce cas...

Vidons la cour comme si c'était une dinde de Noël.

N'exagérons rien.

Rends-moi ma broche.

Walli.

Pardon ?

C'est mon nom.

Tu me l'avais bien demandé ?

Gustave.

Reviens demain soir avec des souliers corrects.

Tu devras danser.

Je n'ai que ceux-là.

Ouvrez, comptez

et dites-moi si la somme vous convient.

Amenez-moi mon fils.

Comtesse.

Votre Altesse.

Où est l'impératrice ?

Je ne comprends pas votre question.

Vous n'avez jamais su mentir.

Qu'est-ce que c'est ?

Rien.

Gardes !

Votre Altesse !

Qu'est-ce...

Votre mère est ici. Suivez-moi !

Vite !

Maman, qu'est-ce que tu fais ici ?

Nous voulions faire un voyage, tu te rappelles ? C'est parti !

Partez, vite !

Dispersez-vous et cherchez partout !

Et maintenant ?

Tu dois vite te changer.

Me changer ?

Tiens, mets ça !

En avant !

Arrêtez-vous ! Immédiatement !

- Continuez ! - Hue !

Entrons là !

Maman...

Halte !

Arrêtez-vous !

Votre Majesté, quels sont vos ordres ?

Papa !

Pourquoi nous cachons-nous de papa ?

N'aie pas peur, mon chéri. Ca va aller.

Tu me fais confiance, Rodolphe ?

Continuez les recherches ! En avant !

Fouillez toute la ville !

En avant !

Viens !

Vite !

Ils sont pas d'ici, ceux-là.

Un autre schnaps.

A moi de jouer.

Quand est-ce qu'il nous apporte à manger ?

Que fait un gamin ici ?

Une portion de pâtes au chou

pour le petit.

Ca fait 10 Kreuzer.

Je n'ai pas la monnaie.

C'est pour moi.

Et un verre de vin pour la dame.

Merci beaucoup.

Elle arrive, ma bière ?

Tu sais, Rodolphe...

J'ai écrit dans une lettre à papa

que je ne veux pas que tu ailles à l'armée.

Et qu'on ne reviendra que s'il ne t'y oblige pas.

Et...

il ne va pas être fâché contre toi ?

Alors, ma jolie ?

Tu es libre ?

La chaise est prise.

Tant pis.

Ceci n'est pas un endroit pour une impératrice.

Où les avez-vous déposés ?

Parle, cocher ! Dis-le-moi !

- Où sont ma femme et mon fils ? - Je l'ignore.

Verrouillez la ville !

Et personne ne doit savoir que l'impératrice a disparu !

Les patrouilles se sont retirées.

Merci.

Pourquoi vous cachez-vous de votre époux ?

Nous sommes...

C'est une longue histoire.

Peut-être devriez-vous dormir un peu.

Qu'y a-t-il dans ces malles ?

Elles contiennent toute ma vie.

Vous êtes photographe ?

Photographe.

Peintre.

Chasseuse.

Rassurez-vous, je ne chasse que des instants.

Avec mon coche, je parcours le monde.

En quête...

de grâce.

De nostalgie.

De sincérité.

Avez-vous trouvé tout cela ici ?

A Vienne ?

J'y ai trouvé beaucoup et rien.

Mais un opticien a pu me vendre des plaques pour mes appareils.

Demain matin, je poursuis ma route.

Pouvez-vous nous conduire hors de la ville ?

Je dois me cacher avec mon fils.

Où est maman ?

Est-elle souffrante ?

Non.

Sissi s'est volatilisée cette nuit.

- Volatilisée ? - Avec Rodolphe.

- Où sont-ils allés ? - Je l'ignore, ma chérie.

As-tu quelque chose à me dire, Max ?

Non.

Mais tu as raison.

Même si j'en savais plus, je ne dirais rien.

Je peux te l'assurer.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Maman est partie ?

Avec Rodolphe ?

Vont-ils revenir ?

Bien sûr que oui, ma chérie.

C'est ta maman.

J'imagine que tu approuves la décision de ta fille.

C'est fort possible.

Je te serais bien obligé de garder cela pour toi.

L'annonce de sa disparition

ferait l'effet d'un explosif dans la situation actuelle.

Si je ne la retrouve pas bientôt,

j'annoncerai qu'elle est partie avec Rodolphe.

En cure.

Il y a assez de place pour deux.

Un compartiment secret.

J'y cache mes appareils des voleurs.

On vous a déjà volé des choses ?

C'est arrivé.

Voilà pourquoi...

j'ai aussi une amie.

Allez, en voiture !

Walli ?

C'est vous ?

Je voulais juste...

Je suis contente de vous revoir.

Lotte a beaucoup grandi.

J'apporterai bientôt plus d'argent.

Cela suffira peut-être pour qu'elle aille à l'école.

Voulez-vous la voir ?

Elle a toujours votre poupée.

Elle a l'air d'aller très bien.

Plus vite, les gars !

On ne vous paye pas pour tirer au flanc !

Du nerf !

Toi aussi, dépêche-toi !

L'empereur veut ses pavillons pour l'Exposition universelle !

Mettez les bouchées doubles !

Doucement, père. Repose-toi, tu es à bout de forces.

Pas le temps de faire une pause.

Ce soir, le mur doit être monté.

On n'y arrivera jamais. Ils nous exploitent.

Raison de plus pour ne pas traîner.

En avant !

Père !

A l'aide ! J'ai besoin d'aide !

Je t'en prie, ouvre les yeux ! Père !

Que se passe-t-il ?

C'est le père d'Albert. Il est mort ?

Il est tombé de là-haut.

Miséricorde ! Apportez une civière !

Il est inconscient, il respire encore.

Et vous, là !

Retournez au travail, tout de suite !

Ce chantier est sous l'autorité de l'empereur !

Non.

Mon père gît là.

On ne va pas reprendre comme si de rien n'était.

Il a raison, ça suffit.

Je vous préviens. J'ai le soutien de la couronne.

Réfléchis bien à ce que tu fais, maçon.

Vous avez entendu ce que j'ai dit ?

Ce soir, le mur sera monté.

C'est vraiment une honte, pauvre Johann.

On a pas le choix, il faut y retourner.

Ils vont nous le payer.

Viens, emmenons-le sous un abri.

Allez, tout le monde descend !

Sommes-nous sortis de la ville ?

Oui, nous avons passé l'enceinte il y a une demi-heure.

Vous êtes en sécurité.

Merci.

Que comptez-vous faire maintenant ?

Nous voulions prendre un bateau à Trieste.

Mais Franz fait sûrement contrôler les ports.

Si vous voulez,

je rejoins un endroit où votre époux ne pourra pas vous trouver.

Quel est cet endroit ?

Une petite île au sud de Marseille.

- C'est ma patrie. - La France !

N'est-ce pas quelque peu dangereux ?

Pour nous ?

Parce que nous avons renversé Napoléon ?

Liberté,

égalité, fraternité.

Vous devriez aller voir ça de vos propres yeux.

Nous acceptons votre proposition.

- Avec plaisir, Votre Altesse. - Sissi.

Alma.

Tout le monde remonte ! Destination la mer.

Vite !

Vas-y, allume-la.

Venez, on y va. C'est maintenant.

A bas la monarchie !

A bas l'Exposition universelle !

- Aux abris ! - Attention !

Attrapons-les !

Prends ça, sale rat ! Reste à terre ou je tire !

Vite, rattrapons-les !

Il y a eu un accident sur le chantier.

Un ouvrier est tombé d'épuisement d'un échafaudage.

Ces hommes ont un dur labeur et un salaire de misère.

Franz.

Tu devrais écouter ce qu'ils ont à dire.

Les cuisines de la cour

se chargeront désormais des repas sur le chantier.

Fais croire que c'est une idée de l'impératrice.

Je veux qu'on organise une grande fête à Josefstadt.

Le but est de distraire le peuple.

De la musique, des danses.

De la nourriture pour tous.

Je fais le nécessaire.

Si tu savais où elle se cache,

tu me le dirais, n'est-ce pas ?

Où elle se cache ?

Sissi s'est enfuie.

Elle te pose un ultimatum ?

Tu as choisi une femme prête à enfourcher un cheval

pour se rendre en Bavière, seule et sans gardes.

Merci, je m'en souviens.

A l'époque, je l'ai cherchée en vain dans tout Vienne.

Envoie des patrouilles

aux frontières avec la Hongrie et la Bavière.

Crois-tu Sissi capable de me quitter ?

Le plus fascinant chez ton épouse,

c'est qu'elle est la seule à pouvoir y répondre.

Il faut que tu boives, père.

Laisse-moi dormir.

Allez, bois un peu de bouillon.

Regarde qui voilà.

Comment va notre père ?

Il est réveillé ?

Tu n'es pas en train de voler ?

Je ne vole que les riches.

Et j'ai apporté un poulet. Père doit manger.

Apporté ? Volé, oui !

Apporté, volé, ça change quoi ?

- Réfléchis un peu ! - Ecoutez, tous les deux.

Arrêtez de vous disputer, mes gamins.

Réconciliez-vous.

C'est bon, papa.

Bonjour, comtesse.

C'est mieux. Volées ?

Empruntées.

Maintenant, il te faut un costume.

Tu dois apprendre l'étiquette pour passer inaperçu.

Et vu que c'est un bal, tu devras danser.

Tu sais danser ?

Oui.

Tout le monde sait danser.

Fais voir.

Bon...

Déjà entendu parler de la valse ?

Alors...

tu poses ta main ici.

Dans l'autre, tu prends la mienne.

Le dos bien droit.

Tes pieds collés aux miens.

Et maintenant ?

Oui...

Non...

On va plutôt commencer par les pas.

Un, deux, trois. Un, deux, trois.

Un, deux, trois...

Un... Deux...

Un, deux...

Un...

C'était une mauvaise idée.

Si, Walli, je vais y arriver.

Je suis...

Oui ? Tu es quoi ?

J'apprends vite.

Un, deux, trois...

Un, deux, trois...

Cherchez-vous un filet précis dans ce journal ?

J'ai encore espoir, Votre Majesté, que vous fassiez paraître ce poème.

Mon épouse vous considère comme une amie.

Je suppose que vous me le tairiez si elle vous contactait ?

Vous avez raison.

Nul besoin de vous expliquer

que le choix qu'elle a fait est dangereux.

Elle n'est pas n'importe quelle femme

et mon fils n'est pas n'importe quel garçon.

Votre épouse sait ce qu'elle fait.

Quelle est l'ambiance sur le chantier ?

Toujours aussi misérable, qu'imaginais-tu ?

Et s'ils profitent de la fête pour se révolter ?

Nous devons nous y préparer.

Je veux 100 soldats en civil dans la foule

et du renfort dans les hôpitaux.

Et trouve-moi enfin leur meneur !

A vos ordres.

Achetez des fleurs coupées !

Des Bretzel bien croustillants !

J'ai des bouquets, des fleurs coupées !

Bonjour.

Qui avons-nous là !

Le nouveau.

Comment va ton père ?

Il est vivant.

Je te présente Kurt. Valentin.

Moi, c'est Albert.

Joseph.

Regarde son costume, il t'irait bien.

Quoi ? Il a l'air d'un épouvantail !

Qu'est-ce qui t'amuse ?

Rien.

Quoi, rien ?

Finalement, tu es coquet.

Ainsi parle une grande dame venue du grand Paris.

Voilà le carrosse impérial. L'empereur !

Voilà l'empereur !

Avec votre Exposition universelle, on meurt de faim !

- Dehors, l'empereur ! - A bas la monarchie !

Le voilà, ce fumier.

Ne fais pas ça.

Pourquoi ? Il n'y a pas de soldats.

Pas en uniforme.

Voulez-vous vraiment prendre la parole,

Votre Majesté ?

Donnent-ils l'impression d'attendre un discours ?

Je m'en occupe.

Bière gratuite pour tout le monde !

S'il croit pouvoir nous acheter comme ça !

Vous permettez ?

- Tu perds la tête ! - Viens si tu oses !

Achetez mes fleurs coupées !

Je t'ai dit que j'apprenais vite.

C'est ce costume que je veux !

Attends-moi !

Tu devrais montrer ça à Rodolphe.

Chéri, réveille-toi.

Réveille-toi !

Regarde !

N'est-ce pas magnifique ?

Regarde comme c'est beau. La mer.

Je vous le dis, les gars.

Sans son aumône et sa bière gratuite,

le peuple aurait déjà massacré l'empereur.

Et sans ses soldats.

Comptez les caisses et chargez-les !

A demain sur le chantier.

Vous, vous restez.

Je vais boire un verre avec mes gars.

Bien.

A demain.

Tu ne lui fais pas confiance ?

Si. Mais la prochaine étape sera sans lui.

La prochaine étape ? Que veux-tu dire ?

Comptez le contenu de chaque caisse !

Tu as bien vu qu'ils étaient armés.

Des armes.

Il nous faut des armes.

Un de nos convois d'armes a été attaqué.

- Bonjour, monsieur. - Bonjour.

Peut-on emprunter votre bateau...

Ta mère n'est pas une femme comme les autres.

C'est l'impératrice d'Autriche.

- Avec plaisir. - Très aimable.

Pour vous dédommager, merci.

Venez, qu'est-ce que vous attendez ?

Au revoir !

Au revoir !

Les deux femmes et le garçon...

Où vont-ils ?

Adaptation Carole Formont

Sous-titrage Audi'Art

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