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Original subtitles

Emballez tout ce qui a de la valeur !

Les fourrures et l'or !

Votre Majesté, il faut faire vite !

Je sais. Je vais lui parler.

Chéri ! Tu dois te dépêcher !

Ils sont aux portes du palais,

nous devons fuir !

Un moment, mon amour.

Que Dieu me vienne en aide, juste quelques gouttes !

Tu m'entends ?

Si tu ne sors pas tout de suite...

Liberté, liberté !

Du nerf, servantes, cessez de lambiner !

Portez mes robes et mes bijoux dans les carrosses, sur-le-champ !

Ne pensez pas que vous allez quitter cette pièce

avant que mes robes et mes titres ne soient à l'abri !

Toi, là !

Femme de chambre, je t'ai vue !

Cela te vaudra la pendaison !

Vite, ils nous rattrapent !

Toi à gauche, moi à droite !

Où est-elle passée ?

L'un de vous la voit-il ?

- Tu les as semés ? - Oui.

Vite !

Viens là !

Votre Majesté ?

Une éternité que nous n'avions pas fait cela !

Votre Majesté !

Votre Majesté !

Votre Majesté, toutes mes excuses !

Pardon de vous déranger.

Napoléon a été renversé.

Attendez ! Prince héritier !

Prince Rodolphe ! Où êtes-vous ?

Interdit de regarder !

- Rends-moi mon lapin ! - Viens le chercher !

- Rends-le-moi ! - Prends-le !

Napoléon s'est enfui.

Les révolutionnaires français réclament une République.

C'est la guerre dans les rues.

- Et l'impératrice Eugénie ? - Aucune nouvelle.

Tous deux ont disparu.

Cela signe la fin de l'empire français.

Ne t'inquiète pas, Franz.

Vienne n'est pas Paris.

- Tu abandonnes, mauviette ? - Oui, j'abandonne.

J'abandonne !

Merci, ce sera tout.

En sortant, dis au prince héritier de venir.

- Rends-le-moi. - Le voilà.

Peux-tu me laisser seul avec Rodolphe ?

S'il te plaît.

Papa aimerait te parler un instant.

Alors, mon garçon ? Te voilà presque un homme.

Que ferais-tu si je t'attaquais ici et maintenant ?

Je te dirais de ne pas m'attaquer

parce que tu es mon papa.

Voyons voir.

Montre-moi ta force.

Tape aussi fort que tu peux.

Plus fort.

Plus fort !

Rodolphe, tape de toutes tes forces !

Tape-moi vraiment !

Plus fort !

Allez, attaque-moi ! Comme ça !

Tiens.

Prends bien soin de lui.

Tu sais, tu...

Tu dois apprendre à être fort.

Et à avoir une longueur d'avance sur ton adversaire.

Pause déjeuner !

Venez, les gars !

Quinze minutes de pause déjeuner !

Pas une minute de plus ! Ensuite, retour à l'ouvrage !

Pas une seule patate dans ma soupe.

Tiens, mon gamin, prends la mienne.

- Tu n'as que la peau sur les os. - Père, tu dois manger.

J'ai déjà eu assez.

Donne, je vais t'en rechercher.

Et toi, mange ta soupe !

Tu n'auras rien.

On verra bien.

Tu en as déjà eu.

Sans une seule patate.

C'est pas mon problème.

"Pas mon problème."

Mais c'est le nôtre ! Remplis ma gamelle !

Et mets des patates !

Lâche-le, maçon !

On nous avait promis un repas chaud.

La soupe est en plus de votre paye.

C'est pas de la soupe, c'est de l'eau salée !

Il a raison ! C'est de l'eau chaude !

On a faim !

La société Wertheim existe depuis bientôt 50 ans.

Et aucun ouvrier n'est jamais mort de faim.

Regarde mieux.

Certains peuvent à peine tenir leur cuillère. Pas vrai ?

C'est vrai !

Personne ne vous oblige à rester, vous pouvez partir.

File !

Mange toi-même ta merde !

Petite ordure !

Nous aurons des guirlandes, des ballons, un feu d'artifice.

Des cracheurs de feu...

Votre Altesse ?

Je suis confuse, mes pensées étaient ailleurs.

Auprès des événements en France ou de votre fils ?

Ce n'est rien.

Voyons, l'anniversaire de Rodolphe.

Il a grand-hâte de ce voyage.

- Tout est prêt ? - Oui, Votre Altesse.

Au lendemain de la fête, départ pour Trieste,

puis cap sur Corfou.

Et le gâteau ?

Orné d'un bateau en pâte d'amande avec des voiles blanches.

"Paris en cendres.

"La République mène la France à sa perte."

Voici ce que les journaux doivent imprimer.

En couverture.

Votre Altesse, et si...

l'Autriche devait subir le même...

Sortez !

Votre Majesté !

Une révolte sévit sur le chantier de l'Exposition universelle.

Ils veulent plus d'argent.

Alors payez-les mieux.

Je ne peux pas ! Le prix des matériaux a doublé.

Vous avez intérêt à terminer le parc des expositions à temps.

La plus grande coupole du monde.

A Vienne !

Cette Exposition universelle est d'une importance capitale.

Si l'argent manque, donnez-moi des soldats !

Crapule ! On veut un salaire décent !

Vous aurez vos soldats.

Lâchez-le !

Hé, vous deviez me déposer dans le centre !

Navré, madame, je ne peux aller plus loin.

Crotte !

Donnez-nous du pain !

Et du travail !

Attends un peu, sale gredin !

Bien peu de retenue pour une grande dame.

Je t'offre un schnaps ?

Un miséreux en haillons ? Sans façon !

Allez, ne sois pas rancunière !

Ton nom ? Moi, c'est Gustave.

Bas les pattes !

Pas une once de sang bleu !

Je rêve !

Attention aux cavaliers !

Attention !

Sissi !

Le jardin devrait toujours rester ainsi.

Que s'est-il passé ?

Rien d'important.

Tes parents vont arriver.

Allons les accueillir comme il se doit.

Comtesse, allez chercher les enfants.

Grand-père !

Bonjour, mes chéris !

Gisèle, comme tu as grandi !

Et toi, mon grand ? Prêt pour ton anniversaire ?

Oui.

Quel âge vas-tu avoir ?

Tu ne le sais pas ?

Je veux l'entendre de ta bouche.

Neuf ans !

Pour toi.

Mais grand-père, ça porte malheur

de recevoir un cadeau avant son anniversaire.

Tu ne le veux pas ?

Si.

Qu'est-ce que c'est ?

Un sextant.

Pour ton grand voyage à Corfou.

Grâce aux étoiles, il t'indique où tu es.

Et si le capitaine tient le bon cap.

Toujours aussi belle, Sissi.

Où est maman ?

La pauvre. Une terrible migraine.

Tu sais bien, le changement de temps.

Et sinon ?

Où est votre mère l'archiduchesse ?

Vous êtes toujours en froid ?

C'est peut-être mieux ainsi.

Dans le centre de Vienne, il m'a traversé l'esprit

que ça pourrait finir comme à Paris.

Des émeutes au Prater ?

Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?

Franz, parle-moi !

J'ai décidé que Rodolphe débuterait son éducation militaire cette année.

Nous étions convenus d'attendre encore un an.

Certes.

Mais j'ai moi-même profité de cette voie.

Et j'étais plus jeune que lui.

- Parlons-en après le voyage... - Sissi !

Je n'ai jamais approuvé ce voyage à Corfou.

Tu veux tout annuler ?

Les pensées de notre fils ne doivent pas vagabonder au loin.

Rodolphe devra peut-être affronter plus tôt que prévu

des barricades en feu ou un champ de bataille.

La situation est-elle si grave sur le chantier ?

J'ai pris ma décision.

Merde !

Cour condamnée !

Ne traînez pas !

Continuez ! Avancez ! Avancez !

Et... prisonniers, halte !

Que personne ne bouge, tas de bâtards !

Vous travaillez pour l'empereur !

Notre pays peut se passer d'agitateurs comme vous !

Ces hommes viennent tous du même chantier ?

Donc ils sont organisés.

Nous l'ignorons.

Que devons-nous faire d'eux ?

Les émeutes ont été violentes ?

Une fois que nos cavaliers sont intervenus, oui.

Laisse-les partir.

Pardon ?

Tu vois l'homme à la casquette sombre ?

Suis-le.

Mêle-toi à son groupe.

Je veux savoir ce qu'ils pensent. Et s'ils ont un meneur.

Napoléon a sous-estimé la force révolutionnaire.

Je ne veux pas commettre la même erreur.

Alors ? Vous pouvez la guérir ?

Je ne peux rien faire pour elle.

Je t'ai donné 50 Kreuzer, tu ne l'as même pas examinée !

Le Seigneur donne et Il reprend, jeune homme.

Il n'y a rien à tirer de pauvres gens comme vous.

La lie du peuple.

Cela t'incitera peut-être à faire un effort, "docteur".

Une fois que tu l'auras aidée.

C'est un remède contre l'infection.

Je ne peux rien te promettre, mais ça peut aider.

"Paris en cendres !

"La République signe l'arrêt de mort de la France !

"Paris en cendres !

"La République signe l'arrêt de mort de la France !"

Est-il vrai que Napoléon a fui ?

Napoléon est un lâche.

Il est malade.

Cette maladie l'a privé de son courage.

Quelle est sa maladie ?

Soucis de vessie.

Soucis de vessie ?

C'est quoi ?

Il n'arrive plus à pisser.

Papa !

Et c'est pour ça qu'il a perdu son trône ?

A peu près.

Nous avons une nouvelle à t'annoncer.

Concernant mon voyage ?

Concernant ton avenir.

Tu vas commencer dès maintenant ton éducation militaire.

Et Corfou ?

Corfou sera pour plus tard, mon chéri.

Sissi.

Tu es d'accord ?

Je croyais que tu avais appris

à contrer cet illuminé du conservatisme !

Max, ça suffit !

Que le cuisinier se rassure, cela ne vient pas des ballotines.

J'ai perdu l'appétit !

Tu as fait un mauvais rêve ?

S'il te plaît, ne le dis pas à papa.

Bien sûr que non, mon chéri.

Est-ce que... lors de mon éducation militaire,

je devrai tuer des hommes ?

Non !

Qui dit des choses pareilles ?

Tu es bien en chair, toi.

Ma femme cuisine bien.

Bien, va aider les gars aux échafaudages.

Je suis maçon de métier.

Tu es du genre à chercher des noises ?

Non, à faire ce que je sais faire.

Si vous voulez finir à temps, il vous faut du monde.

D'accord, tu travailleras avec les maçons.

Mais si tu crées des ennuis, tu dégages, compris ?

Et pas de soupe pour toi !

Tu as assez de gras sur les côtes.

Tu cherches ceci ?

Donne !

Qu'est-ce que c'est ?

Il est écrit...

In...

In...

Inv...

Donne, je te le dirai.

Dis, et je te le donne.

C'est une invitation.

Je le savais. Invitée où ?

Au bal de l'empereur.

Le bal de la cour !

Que vas-tu y faire ?

En quoi ça te regarde ?

De toute façon, je ne pourrai entrer sans...

Où est ma broche ?

Je l'ai troquée.

Contre quoi ?

Un médicament ?

Mufle !

Tu vas être magnifique.

Quand j'irai à l'académie militaire,

où habiterai-je ?

A la caserne.

Comme les autres garçons.

Mais je veux habiter avec vous.

Est-ce que tu voudrais aller visiter la caserne ?

Ta grand-mère Ludovica dit toujours

que les choses qu'on connaît perdent leur inimitié.

C'est ce qu'on ne connaît pas qui nous fait peur.

Alors ? On va voir la caserne ?

C'est parti.

Votre Altesse, vous ne pouvez pas...

Pourquoi pas ? Je suis l'impératrice.

A vos ordres, Votre Altesse.

Plus de vivacité, tas de gringalets !

Plus fort !

Qui est cet homme ?

Il entraîne les garçons

à devenir des soldats.

Qu'est-ce que tu as ?

Ramasse ton sabre et relève-toi !

Un soldat qui reste à terre est un homme mort !

Je t'ai dit de te lever, allez !

Défends-toi !

Tu vois ?

Et vous, qu'est-ce que vous regardez ?

Reprenez le combat !

Votre Majesté.

C'est un plaisir de vous voir ici.

Voici mon fils.

Rodolphe.

Ravi de faire votre connaissance,

Votre Majesté.

Je m'occuperai personnellement de votre instruction.

Franz, laisse-nous envisager une autre solution !

Il n'est pas fait pour cette éducation.

C'est ton père qui t'a mis ça dans la tête ?

Cela n'a rien à voir avec mon père !

Je t'en supplie.

Rodolphe est un garçon sensible,

il n'est pas prêt pour l'armée.

L'empire a besoin d'un souverain à poigne.

Il est mort de peur depuis qu'il a vu...

C'est toi qui l'as conduit là-bas, pas moi !

Son éducation commence demain.

Franz !

De grâce, ne me rends pas les choses encore plus difficiles.

Votre Altesse.

Voici le gâteau pour le prince héritier.

Tout est prêt pour demain.

Je suis sûre que nous allons...

Vas-y !

Souffle toutes tes bougies en une fois.

Cela porte bonheur.

Avant, j'avais le trac avant chaque apparition.

Quand j'ai appris que je devais monter sur le trône,

j'ai vomi pendant des heures.

Franz, je t'en prie.

Laisse un médecin décider s'il peut aller à l'armée.

Papa, ne te mêle pas de ça.

Je n'ai rien dit.

Mais si vous voulez savoir...

Merci, Max, nous savons ce que tu penses.

Entendu, on va le faire examiner.

Maintenant ?

Rodolphe !

Viens !

Faites venir le docteur !

Maman !

Physiquement, tout me semble parfait,

Votre Altesse.

Et...

Mentalement ?

Quel est l'état mental de notre fils ?

Est-il apte pour...

Souffrez-vous d'une sensibilité anormale,

Votre Altesse ?

Réponds, Rodolphe.

Préfères-tu rester seul avec le docteur ?

Non.

Une mélancolie excessive ?

Le docteur veut savoir si tu es souvent triste.

Si tu as peur, si tu es soucieux.

Des cauchemars ?

Réponds en toute sincérité, mon chéri.

Les rêves sont des choses qu'on ne maîtrise pas.

Non...

Je ne fais pas de cauchemars.

Je vais très bien.

Je ne peux que vous rassurer, Votre Majesté.

Rien ne s'oppose à son éducation militaire.

Merci beaucoup, docteur.

Viens !

Joyeux anniversaire, Rodolphe !

Il y a 9 ans aujourd'hui, tu es venu au monde.

Tu as fait de moi

la maman la plus heureuse du monde entier.

Hé, docteur !

Comment m'as-tu retrouvée ?

C'est ici le bouge le plus infâme de tout Vienne.

Tu es un petit malin.

Que veux-tu ?

Je te le rends si tu me dis ce que tu fais ici.

Je ne suis pas idiot.

Je sais que c'est un blason.

Il vient de France ?

Paris.

Tu étais une bonne ?

Une bonne !

J'étais femme de chambre.

Chez l'ambassadeur autrichien, la famille Metternich.

Et ces affaires ?

Volées à ma maîtresse, tout comme la broche

et l'invitation au bal de la cour.

Que comptes-tu y faire ?

Chaparder tout ce que je peux.

Bien.

Allons-y ensemble.

N'y pense même pas !

L'invitation est adressée

à Antoinette Pascalina Metternich comtesse Sandor von Winneburg.

Chacun sait qu'elle n'est pas mariée.

Dommage.

Mais peut-être...

qu'elle a depuis peu un fiancé.

Enseignez à mon fils tout ce que doit savoir un prince héritier.

N'usez d'aucune clémence. A l'image de ma gouvernance.

A vos ordres, Votre Majesté.

Ouvrez le portail !

Sa Majesté le prince héritier Rodolphe !

Garde-à-vous !

Votre Altesse.

Puis-je faire quoi que ce soit pour vous ?

Maman.

M'aider à libérer mon fils.

Adaptation Carole Formont

Sous-titrage Audi'Art

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