All language subtitles for Jane Eyre 1983 Episode 11 Reunion Spanish Subtitles (360p_25fps_H264-128kbit_AAC)

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Original subtitles

Vous partez en voyage?

Si soudainement, Jane? Sans pr�venir?

Pardonnez-moi. Je suis brusquement appel�e au loin.

Je serai partie quatre jours environ. Peut-�tre plus.

Mais vous nous reviendrez.

Vous n'emportez presque rien.

- Vous partez seule? - Oui.

Il s'agit de revoir un ami pour qui je m'inqui�te depuis quelque temps, ou d'avoir de ses nouvelles.

Oh, Jane! Vous �tes tr�s p�le. �tes-vous s�re de pouvoir voyager?

Je ne souffre que d'anxi�t�, � laquelle j'esp�re rem�dier par ce voyage.

Oh, Diana, je ne puis vous en dire plus, pour le moment.

Je suis d�sol�e. Pardonnez-moi.

Ici est votre foyer, Jane. Vous �tes libre d'aller et venir � votre guise.

Vous voulez dire: d'aller et de revenir.

Oh, Jane! Revenez-nous vite, s'il vous pla�t.

A la lumi�re de ce que je savais, mon ma�tre �tait � l'�tranger,

et s'il �tait � Thornfield Hall c'�tait avec sa folle de femme.

Je n'oserais lui parler ou rechercher sa pr�sence.

Je d�cidai de me renseigner � l'auberge. On pourrait m'y dire ce que je d�sirais savoir.

Bonjour, Madame. Je vois que vous descendez de la diligence.

- Voulez-vous une chambre? - Oui.

Non. A quelle distance se trouve Thornfield Hall?

Pas plus de deux milles � travers champs.

J'y vais dans peu de temps en cabriolet, si vous souhaitez que je vous y am�ne.

Merci. Je dois m'y rendre imm�diatement. Pouvez-vous surveiller mon bagage?

- Oui, Madame. - Merci.

- Il y a quelqu'un? - Madame?

- Vous �tes bien la dame de la diligence? - Je suis ici. Qu'y a-t-il? Que faites-vous ici?

Vous �tiez dans un dr�le d'�tat, Madame, je m'inqui�tais pour vous.

Je passais de ce c�t�, alors je me suis dit que je ferais un crochet par le manoir.

Je pensais que vous appr�cieriez que je vous ram�ne.

C'est triste, Madame, n'est-ce pas?

- J'ai v�cu ici. J'�tais le sommelier. - Pas de mon temps. Vous m'�tes inconnu.

Vous aussi, Miss. C'�tait du temps de feu Mr Rochester.

- Feu? Est-il mort? - Je parle du p�re de l'actuel Mr Rochester.

J'imagine que vous n'�tes pas de la r�gion, ou vous sauriez ce qui s'est pass� � l'automne.

Ce fut une �pouvantable calamit�, Madame.

Tout est en ruine. Tout a br�l�.

Avant que les pompes n'arrivent de Millcote,

la maison n'�tait plus qu'une masse de flammes.

J'y ai moi-m�me assist�.

- Sait-on comment le feu a pris? - On l'a devin�, Madame. On l'a devin�.

Et les domestiques connaissaient un joli conte.

Vous ignorez sans doute qu'une dame, une folle, �tait retenue dans la maison.

J'en ai entendu parler.

Il s'est pass� une dr�le de chose il y a un an, une tr�s dr�le de chose.

Cette dame se r�v�la �tre la femme de Mr Rochester,

et il y avait une jeune personne, une gouvernante, dont Mr Edward tomba amoureux.

- Peu m'importe. Parlez-moi de l'incendie. - Fort bien, Madame.

Il semble que, dans la chambre de la folle, alors que sa garde dormait...

Monsieur!

Je vous hais! Je vous hais!

Et l'instant d'apr�s, elle gisait �cras�e sur le pav�,

aussi inerte que les pierres sur lesquelles sa cervelle et son sang �taient r�pandus.

C'�tait �pouvantable.

Oh! Grand Dieu!

- Y a-t-il eu d'autres victimes? - Non, Madame.

Pourtant, cela aurait peut-�tre mieux valu.

- Que voulez-vous dire? - Pauvre Mr Edward.

Certains y voient un ch�timent pour avoir voulu �pouser cette jeune fille.

- Vous avez dit qu'il �tait vivant. - Oui, si vous appelez cela �tre vivant.

- Il est compl�tement aveugle. - Aveugle?

Il descendait l'escalier, apr�s que Mrs Rochester se fut tu�e,

quand tout s'est �croul�. On l'a retir� presque mort de sous les d�combres.

Mr Carter a d� lui amputer une main, et il a perdu un �il,

et l'autre s'est tant enflamm� qu'il en a aussi perdu l'usage.

- C'est un aveugle mutil�. - O� habite-t-il maintenant?

Avec le vieux John et sa femme � Ferndean, un manoir qu'il poss�de � 30 milles d'ici.

- Il est compl�tement abattu, m'a-t-on dit. - Vous �tes venu en cabriolet?

- Oui, Madame. - Emmenez-moi � Ferndean. Je vous paierai bien.

- Je vous en prie, il n'y a pas de temps � perdre. - Oui, Madame.

... mais il ne veut de l'aide de personne.

Maria, comment allez-vous?

Et John, comment allez-vous?

Eh bien, pas un mot de bienvenue de la part de l'un ou l'autre?

- Je ne suis pas un fant�me, vous savez. - Miss Eyre!

Est-ce r�ellement vous, Miss, qui arrivez � une heure si tardive dans ce lieu solitaire?

C'est tr�s recul�, n'est-ce pas?

Il veut vivre loin du monde, Miss.

J'ai mis des heures pour venir en cabriolet.

J'arrive de Thornfield. Je sais ce qui s'y est pass�.

Ce fut bien terrible.

J'ai renvoy� le cabriolet. Je suis s�re que vous me trouverez une chambre pour la nuit.

Il n'y a rien d'autre que cette vieille pi�ce poussi�reuse.

Monte avec un balai et allume un feu.

Je m'assurerai que Miss Eyre a des draps secs et un lit chaud pour cette nuit.

- C'est le ma�tre. - Quand vous entrerez...

... dites-lui qu'une personne souhaite le voir, mais ne lui donnez pas mon nom.

Je ne pense pas qu'il vous recevra, Miss. Il refuse toutes les visites.

John, j'ai laiss� mon bagage sous l'arbre pr�s de la grille.

Il commence � faire nuit. Pourriez-vous aller le chercher et le monter dans ma chambre?

Oui. Vous n'avez pas oubli� qui assure ces t�ches, Miss.

Merci, John.

Il veut que vous lui fassiez conna�tre votre nom et l'objet de votre visite.

- Est-ce pour cela qu'il a sonn�? - Oui.

Il se fait toujours apporter des bougies � la tomb�e de la nuit, tout aveugle qu'il est.

Je vais le lui porter.

Que vais-je entendre de sa part?

C'est la pi�ce au bout du couloir, Miss.

Donnez-moi l'eau, Maria.

Qu'y a-t-il?

Couch�, Pilot.

- C'est bien vous, Maria, n'est-ce pas? - Maria est dans la cuisine.

Qui est-ce?

- Qui est-ce? Qui parle? - Voulez-vous encore un peu d'eau?

- J'ai renvers� la moiti� du verre. - Qui est-ce?

- Qu'est-ce que c'est? - Pilot m'a reconnue.

John et Maria savent que je suis ici. Je viens d'arriver ce soir.

Grand Dieu. Quelle hallucination s'empare de moi?

- Quelle douce folie m'a saisi? - Ce n'est ni une hallucination, ni une folie.

Laissez-moi vous toucher.

Ce sont bien ses doigts... Ses petits doigts menus.

Est-ce vous, Jane? Qu'est-ce donc?

- C'est sa silhouette. - Et c'est sa voix.

Elle est l� toute enti�re, avec son coeur aussi.

Jane Eyre.

- Jane Eyre. - Je suis revenue � vous.

J'ai d�j� fait ce r�ve la nuit o�, comme maintenant, je la serrais � nouveau sur mon coeur, l'embrassais...

... o� je sentais qu'elle m'aimait...

... et croyais qu'elle ne me quitterait jamais.

Ce que je ne ferai plus jamais � dater de ce jour.

Plus jamais.

Mais, au r�veil, je d�couvrais que ce n'�tait qu'une vaine duperie.

Douce... tendre r�verie...

Tu vas toi aussi t'envoler.

Est-ce l� duperie? Appelez-vous cela une r�verie?

C'est bien vous, n'est-ce pas, Jane?

- Vous m'�tes donc revenue? - Oui.

Vous n'�tes pas �tendue au fond d'un foss�?

Vous n'�tes pas une proscrite en exil, languissant au milieu d'�trangers?

Je suis � pr�sent une femme ind�pendante.

Mon oncle de Mad�re est mort en me laissant 5,000 livres.

Oh, Janet.

Vous �tes une femme ind�pendante?

Une femme riche?

Une femme libre?

Tout � fait riche.

Assez riche pour faire construire une maison juste � votre porte

o� vous pourrez venir vous asseoir dans mon salon lorsque vous aurez besoin de compagnie.

Vous �tes riche, Jane.

Vous devez maintenant avoir des amis qui ne vous laisseront pas vous consacrer � un aveugle estropi�.

Je suis ma propre ma�tresse, Monsieur.

Et vous voulez rester?

Assur�ment.

Je serai votre voisine, votre nurse, votre intendante.

Si je vous trouve seul, je vous tiendrai compagnie.

Je vous ferai la lecture, me prom�nerai avec vous, m'assi�rai � vos c�t�s, vous servirai.

Je serai vos yeux, vos mains.

Je ne vous laisserai plus jamais seul.

C'est de la piti�, et non de l'amour.

Non!

- Laissez-moi! - Non!

Laissez-moi!

Je vous en supplie.

Il ne se comportait jamais ainsi. Je me souviens du jour o� Mrs Fairfax...

Maria.

- Maria! - Oui, Monsieur?

- Notre visiteuse doit �tre encore ici. O� est-elle? - Elle...

- Elle est quelque part dans la maison. - Trouvez-la. Amenez-la moi.

Je suis ici, Monsieur. Toujours ici.

Jane...

Vous ne devez pas partir.

Je vous ai touch�e, sentie, entendue...

Je ne puis renoncer � ces joies.

Le monde pourra me juger �go�ste, peu m'importe.

Fort bien, Monsieur. Voil� qui est r�gl�.

Oui.

Mais en disant que vous resterez, vous entendez une chose et j'en entends une autre.

- Que pensez-vous donc que j'ai compris? - Vous pensez me servir comme une gentille nurse.

Vous avez toujours �t� g�n�reuse.

Je suppose que je devrais apprendre � nourrir des sentiments paternels � votre �gard.

N'�tes-vous pas d'accord?

Allons, dites-le moi.

Je penserai ce qui vous fera plaisir.

Vous ne pourrez pas �tre ind�finiment ma nurse, Janet.

Vous �tes jeune. Un jour, vous vous marierez.

- Je ne d�sire pas me marier. - Vous devriez le d�sirer!

Si j'�tais encore celui que je fus autrefois, je m'efforcerais de vous le faire d�sirer.

Il est grand temps de vous rendre forme humaine. Avez-vous un peigne de poche?

- Pour quoi faire? - Allez, donnez-le moi.

C'est mieux. Votre crini�re, noire et hirsute, est tr�s inqui�tante.

Et �a?

Il fait piti� � voir.

Comme font piti� vos yeux...

... cette cicatrice sur votre front.

- Prendrez-vous un souper, Monsieur? - Je ne veux pas de souper. Je ne soupe jamais.

Eh bien, vous allez souper ce soir. Vous avez faim, j'en suis s�re.

Voil� qui est mieux.

- Vous rendez-vous compte quand le feu est beau? - De l'oeil droit, je discerne une lueur.

Voyez-vous les bougies?

Tr�s indistinctement. Chacune d'elle forme un nuage lumineux.

Me voyez-vous?

Non, ma f�e.

Mais je peux vous entendre et vous toucher.

Jane, je pensais que vous seriez d�go�t�e par moi.

- Vraiment? - Suis-je d'une laideur repoussante, Jane?

Oui, Monsieur. Vous l'avez toujours �t�, vous le savez bien.

O� que vous ayez s�journ�, vous n'y avez pas perdu votre malice.

J'�tais chez des personnes bien meilleures que vous. Infiniment plus raffin�es et plus nobles.

Chez qui diable �tiez-vous?

Vous n'arriverez pas � me le faire dire ce soir. Je vous le dirai demain.

Malicieuse!

N�e d'une f�e, mais �lev�e parmi les humains.

A pr�sent, je vais vous quitter. J'ai voyag� ces trois derniers jours et je suis tr�s fatigu�e.

- Bonne nuit, Monsieur. - Jane.

N'y avait-il que des dames l� o� vous �tiez?

Bonne nuit, Monsieur.

Ce St-John Rivers... est donc votre cousin?

Oui, Monsieur.

Vous plaisait-il, Jane?

St-John est un excellent homme. Il ne pouvait manquer de me plaire.

Est-ce un homme capable?

Tr�s capable, Monsieur.

Un homme tr�s cultiv�?

St-John est un v�ritable et parfait �rudit, Monsieur.

Ses mani�res, je crois vous l'avoir entendu dire, n'�taient pas de votre go�t.

P�dantes et cl�ricales.

Je n'ai souffl� mot de ses mani�res, mais elles sont �l�gantes, calmes et distingu�es.

Son...

... allure, je ne me rappelle plus la description que vous m'en avez faite.

Une sorte de vicaire mal d�grossi, � moiti� �trangl� par sa cravate blanche, hein?

St-John s'habille bien.

C'est un tr�s bel homme.

Grand, blond, les yeux bleus...

- ... et avec un profil grec. - Le diable l'emporte!

- Vous plaisait-il, Jane? - Oh, oui, il me plaisait, Monsieur.

Mais vous m'avez d�j� pos� la question.

Peut-�tre ne pr�f�reriez-vous pas rester plus longtemps assise pr�s de moi, Miss Eyre.

- Pourquoi, Mr Rochester? - Le contraste entre un...

... grand, �l�gant Apollon blond

et un Vulcain... bruni, large d'�paules et...

... et aveugle par-dessus le march�.

Cela ne m'�tait encore jamais venu � l'esprit, mais vous ressemblez assez � un Vulcain.

Ce Rivers... il voulait vous �pouser?

Vous n'avez pas lieu d'�tre jaloux. Je voulais juste vous taquiner.

Je pensais que la col�re valait mieux que le chagrin.

Je ne suis pas un imb�cile, Jane.

Vous avez form� un nouveau lien.

- Avec qui? - Ce Rivers!

St-John Rivers.

Il est jeune, il est beau, il veut vous �pouser.

Il vous �pousera.

Il ne m'aime pas.

Je ne l'aime pas.

Vous, entre tous, devriez conna�tre la signification de ce mot.

Jane...

Il y a 4 jours, lundi dernier, je...

... un �tat d'esprit singulier s'est empar� de moi... Le chagrin a pris la place de la fureur.

J'�tais assis dans ma chambre, pr�s de la fen�tre ouverte,

quand jaillirent involontairement de mes l�vres ces mots:

"Jane...

"Jane, Jane, Jane."

Avez-vous prononc� ces mots � haute voix?

Oui. Vous allez me croire fou...

car une voix, je ne saurais dire d'o� elle venait mais je la reconnus bien, me r�pondit.

Elle disait...

"Je viens...

"Attendez-moi..."

puis...

... quelques instants apr�s, arriv�rent, port�s par le vent, les mots: "O� �tes-vous?"

Jane, je ne veux pas d'une nurse ou d'une amie.

Je veux une femme.

- Vraiment, Monsieur? - Oui.

Est-ce une surprise pour vous?

Non.

Est-ce une nouvelle d�sagr�able?

Cela d�pend des circonstances, Monsieur.

De votre choix.

Que vous allez faire pour moi.

Je m'en tiendrai � votre d�cision.

Je vous laisse le choix.

Alors, Monsieur, choisissez...

... celle qui vous aime le mieux.

Je vais du moins choisir celle que j'aime le mieux.

Jane...

... voulez-vous m'�pouser?

Oui, Monsieur.

Un pauvre aveugle qu'il vous faudra conduire par la main?

- Oui, Monsieur. - Un infirme, de 20 ans plus �g� que vous,

qu'il vous faudra servir?

Oui, Monsieur.

Sinc�rement, Jane?

Tr�s sinc�rement, Monsieur.

Je suis mari�e depuis 10 ans, � pr�sent.

Au bout de deux ans, Edward recouvra la vue d'un oeil, juste avant la naissance de notre premier enfant.

Je sais d�sormais ce que signifie vivre enti�rement pour et avec celui que j'aime le plus au monde.

Je suis toute la vie de mon mari aussi pleinement qu'il est toute la mienne.

Nous sommes chacun pour l'autre os de ses os et chair de sa chair.

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