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- Vous aimez bien Pilot? - Mais oui, Monsieur.
Entrez.
Bonsoir, Monsieur. Voici Miss Eyre.
Que Miss Eyre prenne un si�ge.
Le th� est pr�t, Monsieur, comme vous l'avez ordonn�.
Ad�le, Miss Eyre, veuillez vous approcher de la table.
Je suis d�sol�e que vous ayez �t� si occup� par les affaires du domaine.
Je me demande comment vous avez eu la patience de les mener jusqu'au bout.
- Madame, je prendrais bien un peu de th�. - Bien s�r, Monsieur.
Voulez-vous passer sa tasse � Mr Rochester? Ad�le risquerait de la renverser.
Monsieur, avez-vous un cadeau, un cadeau pour Miss Eyre dans vos malles?
Vous esp�rez un cadeau, Miss Eyre?
- Aimez-vous les cadeaux? - Je ne sais trop, Monsieur.
J'en ai peu l'exp�rience.
- Ils passent g�n�ralement pour des choses agr�ables. - G�n�ralement? Vous, qu'en pensez-vous?
Je suis �trang�re. Je n'ai rien fait qui me donne le droit d'en recevoir.
Pas de fausse modestie. J'ai examin� Ad�le. Vous vous �tes donn� beaucoup de mal pour elle.
Elle n'est pas brillante, elle est peu dou�e, mais elle a fait de grands progr�s en peu de temps.
Monsieur, vous m'avez donn� mon cadeau: l'�loge des progr�s de mon �l�ve.
Miss Eyre, venez vous asseoir pr�s de moi.
- Il y a trois mois que vous �tes chez moi. - Oui, Monsieur.
Et vous venez d'une institution de charit�.
- Combien de temps y �tes-vous rest�e? - 8 ans, Monsieur.
8 ans!
Vous devez avoir la vie dure! Pas �tonnant que vous ayez l'air de venir d'un autre monde.
Hier soir, quand vous m'�tes apparue sur le chemin, j'ai pens�, sans savoir pourquoi, aux contes de f�es.
- Qui sont vos parents? - Je n'en ai pas, Monsieur.
Et vous n'en avez jamais eu, je suppose.
- Vous souvenez-vous d'eux? - Non, Monsieur.
Je m'en doutais.
Alors... vous attendiez sans doute ceux de votre esp�ce sur ce chemin?
- Qui, Monsieur? - Les verts farfadets.
Les verts farfadets ont tous quitt� l'Angleterre, il y a cent ans.
La lune ne luira jamais plus sur leurs �bats.
- Qui vous a adress�e ici? - J'ai pass� une annonce et Mrs Fairfax y a r�pondu.
Et je remercie chaque jour le ciel de mon choix!
Ne prenez pas la peine de lui d�cerner un certificat. Je jugerai par moi-m�me.
- Elle a commenc� par faire tomber mon cheval! - Monsieur?
Elle a jet� un sort � mon cheval.
- Avez-vous beaucoup fr�quent� le monde? - Non, hors Lowood et cette maison.
- Avez-vous beaucoup lu? - Seulement les livres tomb�s sous ma main.
Vous avez men� la vie d'une nonne. Vous devez �tre tr�s exerc�e aux rites religieux.
- Brocklehurst est pasteur � Lowood, n'est-ce pas? - Oui, Monsieur.
Et vous autres, jeunes filles, le v�n�riez, probablement,
comme toutes les religieuses d'un couvent v�n�rent leur pr�tre.
- Non, Monsieur. - Vous �tes bien froide.
Non? Comment! Un couvent de novices qui ne v�n�rent pas son aum�nier!?
Je d�testais Mr Brocklehurst. C'�tait un homme dur, � la fois solennel et indiscret.
- Quel �ge aviez vous � votre entr�e � Lowood? - Environ 10 ans, Monsieur.
- Vous en avez maintenant 18 ans? - Oui, Monsieur.
L'arithm�tique, comme vous le voyez, est utile.
Sans son aide, j'aurais eu de la peine � deviner votre �ge.
Qu'avez-vous appris � Lowood?
- Jouez-vous du piano? - Un peu.
C'est la r�ponse habituelle. Allez dans la biblioth�que.
J'entends: "Si vous le voulez bien, Miss Eyre."
Excusez mon ton de commandement. J'ai l'habitude de dire: "Faites ceci."
Je ne peux changer mes habitudes pour un nouvel h�te.
Allez donc dans la biblioth�que.
Prenez une bougie avec vous, mettez-vous au piano et jouez un air.
Tr�s bien, Monsieur.
Assez!
Vous jouez un peu, je vois.
Comme n'importe quelle pensionnaire anglaise.
Peut-�tre mieux que certaines ... mais pas bien.
Ad�le m'a montr� certains dessins ce matin qu'elle dit �tre de vous.
Ils sont sur la table. Apportez-les moi.
Ils sont enti�rement de votre main? Un ma�tre vous a probablement aid�e.
- Certainement pas, Monsieur. - Ah!
Voil� qui pique votre amour-propre.
Bon... il y en a trois en particulier...
- O� avez-vous trouv� vos sujets? - Dans ma t�te.
- Cette m�me t�te que je vois sur vos �paules? - Oui, Monsieur.
Contient-elle d'autres mobiliers de ce genre ?
Je le pense. De meilleurs, j'esp�re.
�tiez-vous heureuse quand vous les avez peints?
Les peindre a �t� l'un des plus grands plaisirs que j'aie jamais ressentis.
C'est peu dire. Vos plaisirs, de votre propre aveu, ont �t� rares.
Vous ne poss�dez pas assez de cette habilet� et de cette technique de l'artiste.
Cependant, pour une �coli�re, ces dessins sont originaux.
Bien. Rangez-les.
Il est 9 heures. A quoi pensez-vous de laisser Ad�le veiller si tard!?
Allez la coucher.
Bonne nuit, Monsieur.
- Je vous souhaite une bonne nuit � toutes. - Bonne nuit, Monsieur.
Bonne nuit, Monsieur.
- Bonjour, Monsieur. - Leah.
- J'esp�re que vous avez appr�ci� votre chevauch�e. - J'esp�re que vous avez appr�ci� votre journ�e.
Oui, Monsieur. Je suis si contente que votre jambe soit gu�rie.
- Deux jours ont suffi � la remettre en place. - Vous ne devriez pas prendre de risques.
Sinon vous ensorcellerez encore mon cheval?
Excusez-moi, Miss Eyre. Je dois me changer.
Il est presque totalement r�tabli. Il �tait parti en visite, je suppose.
J'imagine qu'il a pr�sent� ses respects � toute la gentry du voisinage.
En particulier aupr�s de certaines dames...
Avez-vous entendu parler de l'Honorable Miss Blanche Ingram?
- Non. - Eh bien, �a ne saurait tarder, Miss.
Bonjour, Mr Rochester.
Voici votre cadeau. Amusez-vous � l'�ventrer.
- Est-ce vous, Miss Eyre? - Vous souhaitez me voir, Monsieur?
Avancez-vous, Miss Eyre.
Asseyez-vous.
Ne reculez pas ce fauteuil, Miss Eyre. Asseyez-vous exactement o� je l'ai plac�.
Je veux dire: "s'il vous pla�t".
Maudites soient ces politesses. Je les oublie toujours.
Oh! Ciel! Que c'est beau!
Allons, mon enfant, le ma�tre veut parler � Miss Eyre.
Vous m'examinez, Miss Eyre! Me trouvez-vous beau?
Non, Monsieur.
Ma parole! Il y a quelque chose d'�trange en vous.
Vous avez l'air d'une petite nonne.
Bizarre, calme, grave et simple,
avec vos mains devant vous et vos yeux baiss�s sur le tapis.
Sauf, soit dit en passant, quand ils me transpercent le visage. Comme � l'instant.
On vous pose une question et vous d�cochez une r�plique brutale. Qu'entendiez-vous par l�?
- Je vous demande pardon, j'ai �t� trop franche. - Absolument pas. Continuez.
Quels d�fauts me trouvez-vous, je vous prie?
Je poss�de tous mes membres et tous mes traits comme les autres hommes.
Je n'avais pas l'intention de vous blesser. C'�tait une maladresse.
Oui. Et je vous en tiens responsable.
- Alors Mademoiselle... suis-je un sot? - Loin de l�, Monsieur.
Peut-�tre me jugerez-vous impolie si, en retour, je vous demande si vous �tes philanthrope.
Non, jeune fille. Je ne suis pas philanthrope, en g�n�ral.
Mais j'ai une conscience.
Quand j'avais votre �ge, j'�tais un gar�on plut�t sensible,
avec un penchant pour ceux sans exp�rience, sans appui et malheureux.
Mais depuis lors, le destin m'a assomm�,
et je me flatte aujourd'hui d'�tre aussi dur et inflexible qu'une balle de caoutchouc.
Encore p�n�trable, cependant, par une fissure ou deux.
- Cela me laisse-t-il quelque espoir? - Quelque espoir de quoi, Monsieur?
Oh! Vous paraissez fort intrigu�e, Miss Eyre!
et, bien que vous ne soyez pas plus jolie que je ne suis beau,
un air intrigu� vous va bien.
C'est tr�s commode. Cela d�tourne ces yeux scrutateurs de mon visage.
Demeurez donc intrigu�e.
Jeune fille, je suis ce soir d'une humeur sociable et communicative.
C'est pourquoi je vous ai fait appeler.
Je ne pouvais me contenter de la compagnie du feu et du lustre.
Je ne peux parler � une dame �g�e, ni � une enfant, ni � Pilot, mais � vous...
Vous m'avez rendu perplexe le premier soir o� je vous ai invit�e � venir ici.
J'aurais plaisir � vous faire sortir de votre r�serve, � en savoir plus long sur vous.
Parlez-moi donc.
- De quoi, Monsieur? - De ce que vous voudrez.
Vous �tes muette, Miss Eyre?
Obstin�e?
Et contrari�e, hein?
Ah... J'ai pr�sent� ma requ�te sous une forme absurde... presque insolente.
Miss Eyre, je vous demande pardon.
Sachez, une fois pour toutes, que je n'ai pas l'intention de vous traiter comme une inf�rieure!
Je parle simplement avec 20 ans d'�ge
... et un si�cle d'exp�rience de plus.
Maintenant, ayez la bont� de me parler un peu.
Divertissez mes pens�es qui sont...
... qui sont envenim�es par l'obsession d'un m�me sujet.
Je veux bien vous divertir si je le peux, Monsieur, mais comment savoir ce qui peut vous int�resser?
Posez-moi des questions et j'essaierai d'y r�pondre.
Me reconnaissez-vous le droit de me montrer un peu autoritaire, brusque, exigeant parfois,
puisque je suis assez vieux pour �tre votre p�re et que j'ai sillonn� la moiti� du globe,
tandis que vous viviez tranquillement avec les m�mes personnes dans une seule maison?
- Comme vous voudrez, Monsieur. - Ce n'est pas une r�ponse!
C'est exasp�rant et �vasif! R�pondez-moi clairement.
Je ne pense pas que vous ayez le droit de me donner des ordres parce que vous �tes plus �g�
ou parce que vous avez voyag� davantage.
Ce droit � la sup�riorit� d�pend de l'usage que vous avez fait de votre exp�rience.
C'est vite dit, mais je ne vous l'accorde pas. Cela ne ferait jamais mon affaire.
J'ai fait un tr�s mauvais usage de ces deux avantages.
Eh bien, en faisant abstraction de la sup�riorit�,
vous devez accepter de recevoir mes ordres sans �tre froiss�e par le ton de commandement.
Pourquoi souriez-vous?
Je me disais, Monsieur, que bien peu de ma�tres s'inqui�teraient de leurs subordonn�s salari�s.
Subordonn�s salari�s?
Oh! Oui... J'avais oubli� le salaire.
Alors, pour ce motif mercenaire, accepterez-vous que je vous tyrannise un peu?
Non, Monsieur. Pas pour ce motif.
Mais pour le motif que vous aviez effectivement oubli� le salaire,
et que vous vous pr�occupez de savoir si vos subordonn�s sont contents de leur sort.
Accepterez-vous de me dispenser des formes conventionnelles sans me juger insolent?
Monsieur, j'esp�re conna�tre la diff�rence entre l'absence de formes et l'insolence.
La premi�re me pla�t. Quant � la seconde, aucun �tre n� libre ne s'y soumettrait, m�me moyennant salaire.
Sottise! La plupart des �tres libres se soumettent � n'importe quoi, moyennant salaire.
Toutefois, je vous serre mentalement la main pour cette r�ponse, malgr� son inexactitude.
Sur 3,000 gouvernantes fra�chement sorties de l'�cole, pas une ne m'aurait donn� cette r�ponse.
Mais je ne veux pas vous flatter.
Peut-�tre avez-vous d'insupportables d�fauts pour contrebalancer vos quelques bons c�t�s.
Oui, oui... vous avez raison.
J'ai moi-m�me beaucoup de d�fauts.
J'ai �t� lanc� sur une mauvaise voie � 21 ans et n'ai jamais retrouv� la bonne route.
J'aurais pu �tre diff�rent.
J'aurais pu �tre aussi bon que vous.
Plus sage. Presque aussi pur.
Je vous envie votre s�r�nit� d'esprit, votre limpidit� de conscience,
vos souvenirs sans fl�trissure.
- Comment �taient les v�tres � 18 ans, Monsieur? - Oh! J'�tais comme vous, Miss Eyre.
Tout � fait comme vous.
La nature me destinait � �tre un homme de bien, Miss Eyre.
Mais, voyez-vous, je n'en suis pas un.
Je suis un p�cheur vulgaire et banal,
rompu � la vie dissip�e et sans int�r�t des riches.
Je regrette de ne pas �tre demeur� ferme.
Dieu sait que je le regrette...
Redoutez le remords quand vous serez tent�e de succomber, Miss Eyre.
Le remords est le poison de la vie.
On dit que le repentir en est l'antidote, Monsieur.
Ce n'est pas son antidote.
Se r�former, peut-�tre...
Je pourrais me r�former... mais � quoi bon?
Entrav�, accabl�... maudit comme je le suis!
D'ailleurs, j'ai droit au plaisir de la vie et je le prendrai � n'importe quel prix.
- Alors vous vous avilirez davantage. - Pourquoi donc?
Si je peux jouir d'un plaisir doux et frais...
... et j'ai ce pouvoir.
Aussi doux et frais que le miel sauvage butin� par les abeilles dans la lande.
Vous �tes comme un oiseau mis en cage.
Vivace, r�solu, agit�, mais captif.
Si seulement il �tait lib�r�...
... il prendrait son envol jusqu'aux nuages.
A dire vrai, je ne vous comprends pas.
En ce moment, Miss Eyre, je pave l'enfer avec �nergie.
Monsieur?
Je le pave de bonnes intentions
que je crois aussi durables que le silex.
Avez-vous peur de moi parce que je parle comme un sphinx?
Vos propos sont �nigmatiques, Monsieur,
mais, si je suis d�concert�e, je n'ai certainement pas peur.
- Voici, Mademoiselle. - O� allez-vous?
Coucher Ad�le. L'heure est d�j� pass�e. N'est-elle pas belle?
Sa m�re en miniature.
- La petite s�ductrice. - Monsieur?
Qu'importe. Je vous expliquerai un jour.
- Bonne nuit, Miss Eyre. - Bonne nuit, Monsieur.
Ne bougez pas, Ad�le. Ne bougez pas.
Que se passe-t-il, Mademoiselle? Je commence � avoir froid.
Vous pouvez vous reposer un instant, Ad�le.
Je vous ai promis une explication, Miss Eyre.
Ad�le est la fille d'une danseuse d'op�ra fran�aise, C�line Varens,
pour qui j'ai jadis nourri une grande passion.
Point de reproche, Miss Eyre?
Point de le�on de morale?
Non, Monsieur.
J'aime cette journ�e.
J'aime ce ciel d'acier.
J'aime Thornfield.
Ma maison, autant qu'elle peut l'�tre...
Pourtant, combien j'en ai longtemps abhorr� jusqu'� l'id�e...
combien je l'ai fui comme un asile de pestif�r�s, combien je l'ai craint.
- Craint, Monsieur? - J'�tais en train de parler de C�line Varens.
Un soir, je me suis pr�sent� sans pr�venir chez elle, et l'ai surprise avec un autre homme.
Mademoiselle.
- Merci, Ad�le. - Pour vous.
- Allez lire votre livre, petite. - Allez-y.
C'�tait un officier de cavalerie, un jeune coq vicieux et sans cervelle.
Une femme capable de me trahir pour un tel rival ne m�ritait que mon d�dain.
Je lui donnai son cong�.
Vous n'avez jamais �prouv� la jalousie, n'est-ce pas, Miss Eyre?
Non.
Bien s�r que non, vous n'avez jamais �prouv� d'amour.
Je suis si ignorante du monde.
J'aurais peut-�tre pu deviner quelque chose de cette sorte.
A pr�sent que vous savez qu'elle est l'enfant ill�gitime d'une fille d'op�ra fran�aise,
vous changerez peut-�tre d'opinion sur votre place et votre prot�g�e.
Vous allez venir me voir pour me dire que vous avez l'intention de partir,
que vous avez trouv� une nouvelle place, et me prier de trouver une nouvelle gouvernante.
Non, Monsieur.
Ad�le n'est pas responsable des fautes de sa m�re ou des v�tres.
J'ai de l'affection pour elle.
Et maintenant que je sais qu'elle est, en quelque sorte, sans parents,
abandonn�e par sa m�re, et reni�e par vous, Monsieur,
je vais m'attacher � elle plus que jamais.
Monsieur?
Mr Burrell, le r�gisseur, est ici. Vous souhaitiez le voir imm�diatement.
Oui, c'est vrai. Menez-le � la biblioth�que.
Merci, Miss Eyre.
Qui est l�?
Qui est l�?
Mrs Fairfax!?
Mrs Fairfax!?
Mr Rochester! R�veillez-vous!
Enfer et damnation!
�touffez-le! Utilisez la couverture.
Ce n'est pas l� encore de votre magie, sorci�re?
J'ai entendu des pas dans le couloir. Et un rire terrible.
Une personne a mis le feu � votre chambre puis s'est enfuie par la porte menant au-dessus.
- Faut-il que j'appelle Mrs Fairfax? - Pourquoi diable l'appeler?
- Que peut-elle y faire avant le jour? - Je vais r�veiller Leah...
Vous ne r�veillerez personne!
Tenez.
Tenez. Enveloppez-vous-en.
Asseyez-vous l�.
Restez o� vous �tes jusqu'� mon retour.
Ne bougez pas. Et n'appelez personne.
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