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PAT : OK. Merci, Lady B.
Bon, pour moi, il fait beau,
alors ce serait bas de jogging, haut de jogging et baskets blanches.
- TOUS : Oh ! - Stylé.
- Robin ? - Euh, euh, euh...
Une combinaison spatiale Apollo A7L.
Avec refroidissement à eau, système de support de vie,
gants qui font "Kshhh..."
Astronaute. Ouais, vraiment cool.
- C'est cool. - Julian ?
- Pantalon. - D'accord, n'importe quel... ?
N'importe quel pantalon.
C'est drôle, ça ne vous manque qu'une fois enlevé.
Non.
Kitty ?
Un jean bleu... et un pull vert.
Comme Alison ?
Oh mince. Oui !
- Nous serions jumelles. - Capitaine ?
Ceci.
- Tu plaisantes. - Non.
On a dit qu'un beau matin, tu pouvais porter ce que tu veux.
Thomas est tout en jean avec des lunettes d'aviateur !
- Et alors... ? - Et Mary
porte une robe faite de coquillages.
Avec un simple chapeau homard.
- Ça ne change rien. - Bon, bien.
C'est tout pour "Ce que je porterais si je pouvais aujourd'hui" aujourd'hui.
N'oubliez pas le petit topo de Julian
à 18 h précises, sur l'art de la mystification.
Tu vas nous faire un tour de magie ? Parce que...
Non, non. C'est une tactique politique inventée...
Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais.
Gardons-le pour plus tard.
Cool, cool.
Regarde ce que j'ai trouvé. Un trésor ?
TOUS : Oh...
- Intéressant. - Ça a de la valeur ?
C'est la reine Victoria ?
Oh, c'est Élisabeth II.
C'est laquelle ?
- La nôtre. - Oh, je désespère !
Peut-être un autre trésor ?
Il y a une vieille pipe et ce machin.
Ah, une balle de mousquet ?
- LADY B : Je pense. - Ils pensent à une balle de mousquet.
C'en est une.
Thomas, ce ne serait pas celle... ?
Je sais que si.
[RETIENT UN CRI]
Oh mon Dieu.
Oh mon Dieu, ça brûle !
[SANGLOTE] Ne vous moquez plus, monde cruel !
Une balle de mousquet.
[MUSIQUE POP EN FOND]
Tu veux vraiment que je vienne ?
Tout le monde vient en couple.
Ouais, mais c'est ta réunion d'anciens.
Je suis pas allé à ton école. J'aurai l'air con.
Obi sera là. Tu lui parleras.
Et ce Kevin, là ?
Kevin McMahan ?
Tu sais de qui je parle.
Celui que tu as largué pour moi.
Je ne sais pas. Peut-être.
- Sa copine sera là ? - Je ne sais pas.
S'il en a une.
D'accord.
OK.
- Ouais, cool. - Ça va ?
Ouais. Cool.
- OK. - Cool.
Cool, cool, cool.
Ça me va.
[THOMAS SE RACLE LA GORGE]
Thomas.
Je voulais m'excuser pour ma crise tout à l'heure.
Laquelle ?
Tu es gentille de le minimiser.
Cela a dû être un choc de me voir si emporté par mes émotions.
Euh...
Tu vois, j'ai été submergé par ces souvenirs.
- Entre. - Ils ne sont pas agréables,
- comme tu l'imagines. - Hmm.
Peut-être pourrais-je te conter les mésaventures
de ce jour fatidique.
Oh, tu n'es pas obligé.
10 octobre 1824.
- OK. - Un après-midi d'automne vivifiant.
[MUSIQUE DE CHAMBRE ENJOUÉE]
Mon cousin et moi avions accepté l'invitation
à une rencontre à Higham House,
comme on l'appelait à l'époque.
FRANCIS : Quel endroit ! Imaginez en hériter !
C'est assez agréable à visiter.
Je ne voudrais pas y vivre !
[FRANCIS RICANE]
Les festivités prévoyaient des récitals
de musique et de poésie.
Essayez de ne pas m'embarrasser, cousin.
J'avais hâte de dévoiler ma nouvelle œuvre, mais surtout,
j'avais hâte de revoir la fille de lord Higham...
Ma bien-aimée Isabelle.
Oh !
Mon cœur bat la chamade, cousin.
Elle est gracieuse, en effet.
Allons lui parler ?
Non ! Non, non, non, non.
Elle est avec son père.
Il ignore ce lien dont nous ne pouvons parler ouvertement.
Même si j'ai hâte de savoir que ses sentiments sont inchangés.
Écrivez-lui un mot, alors.
Je le lui porterai. Je serai votre Cupidon.
J'ai écrit un mot, remercié mon cousin...
Merci, cousin.
Et j'ai attendu, haletant...
- [RAFFUT] - la...
Oh, où est ce truc ?
J'écoute.
Continue.
- Snickers ? - Oui.
On dit plus Marathon ?
Snickers, ça sonne comme les baskets.
Snickers. Sneakers.
Bah, c'est pas bien ?
Bah, non, je suppose que non, mais ça veut dire quoi ce mot ?
Ça n'a aucun sens, si ?
- Suis-je en avance ? - Comme d'hab' !
Toujours premier avec lady B.
Plaît-il ?
Je dis que vous êtes toujours les premiers.
PAT : Réglés comme des horloges.
LADY B : Il n'y a aucun mal à être ponctuel.
Bref, il n'est pas encore 18 h, alors...
Parlons entre nous, d'accord ?
[TAPE AU CLAVIER]
Alors, ton cousin a remis ta lettre ?
- Oui. - Oh !
Entre-temps, les divertissements avaient commencé...
- Oh. [SPRAY] - [OPÉRA]
[DERNIÈRE NOTE]
Et bientôt, ce fut à moi de captiver le public.
Et maintenant, chers invités,
le plus grand poète vivant nous fait l'honneur d'un récital.
Thomas Thorne.
[APPLAUDISSEMENTS]
[SE RACLE LA GORGE]
L'été... a suscité
Le crépuscule de la vie dans les foins
Ombres longues et sombres
Le temps a passé depuis la lune de miel de mai
Suspendu aux bourgeons rosés
Dont le nectar sucré interdisait...
J'avais si hâte de lire ses mots.
Mais Hermione & Roger est un poème épique,
dont je ne pouvais priver mon public conquis.
Sur les rives du torrent Ouse
Était assis un pauvre homme...
Ô, bienvenue, Mort...
Deux heures plus tard, j'atteignis le point d'orgue de la pièce.
Sur cette Terre, nous ne sommes que pensionnaires
Car elle était son Hermione
Et lui...
À jamais...
Son Roger !
[APPLAUDISSEMENTS NOURRIS]
Bravo !
Cet homme est un génie !
Oh mon Dieu !
Oh, merci.
Faites silence pour lady Isabelle.
[ELLE SE RACLE LA GORGE]
Sa lettre, cousin.
THOMAS : "Cher M. Thorne.
"Je suis navrée, mais je ne vous aime point.
Peut-être avez-vous mal interprété mes dires ou actions la dernière fois."
C'est envisageable ?
Je veux dire, tu as un petit peu tendance à, tu sais,
mal interpréter les signes.
Es-tu en train de dire ce que je crois ?
C'est presque certain que non.
- Toujours pas, non. - Non.
Hmm.
- "N'OUBLIE RIEN, NE LÂCHE RIEN." - Tût-tût.
Mmh.
[IL SOUPIRE]
- [MUSIQUE GLAUQUE] - JE TUERAIS POUR CET ANGE
[IL GROGNE]
Non, frère.
Hum hum hum.
- Je me disais... - [L'HORLOGE SONNE]
Voilà. Ils sont en retard.
- Toujours les mêmes. - Eh bien...
- Qu'ont-ils d'autre à faire ? - Je sais.
Coincés dans les bouchons ? Ils se pomponnent ?
Jouons pour passer le temps.
Comme "Mamie a fait les courses et acheté une pomme" ?
- [JULIAN SOUPIRE] - Oh, pas ça !
[CLAVECIN]
Tandis que ma bien-aimée jouait, j'étais pour le moins confus.
Je ne saisis pas.
Son affection était si claire avant.
Pauvre cousin.
Peut-être que son père nous a découverts et interdit l'union.
Je dois savoir.
- Qu'elle me le dise en face, au moins. - Prudence, cousin.
Ne jetez pas d'huile sur le feu.
[APPLAUDISSEMENTS]
- Prenons congé ? - Écartez-vous, cousin. Excusez-moi.
Excusez-moi. Excusez-moi.
Isabelle Higham ?
Ha !
Quelle fille insupportable.
Hideuse et sans talent.
Insupportable, dites-vous ?!
Sans talent, dites-vous ?!
Maudits soient vos yeux, dis-je !
Maudits soient votre tête, vos épaules, vos genoux et vos orteils, monsieur !
Et en quoi cela vous concerne-t-il ?
Il se trouve que j'aime cette femme dont vous parlez.
Et j'exige réparation.
Si son père me croyait indigne avant,
il me croyait certainement digne maintenant.
Très bien.
Bonne chance, cousin.
L'air du soir était froid.
Les plus courageux vinrent assister à ma bravoure.
Maintenant, comptez vos pas.
[MURMURE] Quatre, cinq, six...
Onze, douze...
[COUP DE FEU]
[ISABELLE CRIE] [MURMURES CONFUS]
Oh.
- Thomas ! - Cousin !
Nous ne sommes pas à 20.
J'ai été abattu.
Il a triché, le lâche !
[THOMAS HALÈTE]
C'en est fini de moi.
Que Dieu m'accueille en sa demeure.
ISABELLE : Mon bien-aimé !
Mon chéri !
Oh, comme j'étais stupide de croire que Papa n'approuverait pas.
Vous êtes le meilleur des hommes.
Embrassez-moi...
à la française.
- Oh. - Oh !
ROBIN : Ça pas passé comme ça.
- Plaît-il ? - Pas passé comme ça !
J'étais là.
Bien sûr !
Eh bien, dans mon souvenir, si.
- Raconte, Robin. - Je me rappelle ce jour.
- Génial ! - Allons-nous vraiment...
Écoutons ça.
Il arrive à cheval avec ami pâlot.
Ça grande, belle maison.
Ravi de venir. Moi pas vouloir vivre ici.
Oh, flûte !
[ROBIN RIGOLE]
Après avoir nettoyé caca de ses chaussures de dame, lui entrer.
Oh !
Oh, c'est quoi, ça ?
Ta-da !
INVITÉ : Regardez ça.
Quoi de si bon ?
Non !
[APPLAUDISSEMENTS]
Non, recommence. Refais-le !
Et maintenant, homme appelé Thomas faire poème.
[ROBIN GROGNE]
[APPLAUDISSEMENTS POLIS]
Une histoire de fleurs, ou de vin ou de filles, ou autre chose.
[GROGNE]
C'était trop ennuyeux, mais dehors, un truc se passait.
Cligne une fois pour oui, deux pour non.
Non !
Vraiment ?
- [HENNIT] - Où ?
Quelque chose sur la propriété.
Ouh ! Là !
[LONG HURLEMENT DE LOUP]
J'ai sixième sens, alors je suis.
- [MUSIQUE MYSTÉRIEUSE] - [RENIFLE]
[HALÈTE]
Et puis je vois : bébé cerf, mort.
- Quelle bête faire ça ? - ALISON : Robin ?
- Quelle créature ? - ALISON : Robin ?
- Quel démon ? Diable ? - Robin ! Robin.
- C'est un peu hors sujet. - Mais bon passage arriver.
Cela n'a rien à voir avec ma mort.
- Meh... - MARY : Oh !
- Je m'en souviens ! - Oh oui !
Ne vous y mettez pas aussi.
ALISON : C'est incroyable.
OK, tu es sûr ? Certain qu'il vient ce soir ?
Bah, enfin, d'après la page de l'événement, oui.
Mamie a fait les courses et acheté une pomme,
un paquet de Monster Crunch...
- Munch. - Munch.
Une bouteille de sherry...
Le magazine Playboy...
Et...
- Un revolver Enfield n°2 standard. - C'est cela, oui.
- Tu sais qu'il boxe ? - Ouais, il a appris en prison.
- Prison ? - Un jokari
- et un... - MIKE : Sacré morceau.
Oh, ah...
- Ce que tu veux. - FANNY : Oui...
- Allez, Fanny. - Une brassière en dentelle !
Oh, coquine !
Pour quoi tu t'inquiètes ?
Alison l'a largué pour moi.
Oh. C'est vrai ?
L'eau a coulé sous les ponts, non ?
Il a bien dû s'en remettre, non ?
Hmm, probablement, ouais, ouais.
Mmh...
Mary, tu dois t'en souvenir, toi.
Oh, ouais.
- [SOUPIR] - Je me souviens bien.
MARY : La salle était pleine de dandys et de cocottes,
en train de parler et papillonner dans la pièce.
Du vin leur sortait des oreilles.
C'est fort courant.
Les gens ont tous ri et dansé.
[CRIS ET RIRES]
Quand Thomas est entré, lady Isabelle l'a regardé.
J'ai dit à Annie...
Est-ce l'homme dont elle a parlé ?
Wow, wow, wow. Attends, attends.
Annie ? Qui est Annie ?
- [SURPRISE GÉNÉRALE] - On t'a jamais dit ?
Ouais, ouais, Annie est restée ici pendant 100 ans ou plus.
Une vraie amie pour moi.
Je vois.
Avant de se faire sucer.
Pardon ?
[FREDONNEMENT ANGÉLIQUE]
- Ah, elle a... évolué ? - Oh oui. Beaucoup ont été sucés ici.
Ont évolué.
J'ai longtemps rêvé du jour
- où je serais sucée. - Évolué.
Mais j'ai abandonné tout espoir d'être sucée.
- D'évoluer. - Bref...
Annie et moi avons regardé, et Thomas a dit son poème...
L'été a suscité Le crépuscule de la vie dans les foins
Et les gens se sont tous changés en statues.
Franchement, je crois qu'ils sont morts d'ennui.
Oh, allons. Cela n'a aucun sens !
Je dis ce que je me rappelle avoir vu, mec.
Kitty, tu devais être là aussi.
Oui.
HUMPHREY : Et moi !
- Bon Dieu, depuis quand es-tu là ?! - Oh, le début.
Ouais, je m'en souviens. Tant de belles chaussures.
Certaines à talons, certaines plates, une paire de bottes à jolies boucles.
Tu as juste vu des chaussures ?
À peu près, ouais.
Hmm.
Kitty, qu'as-tu vu ?
Oh, j'ignore si je dois le dire.
Tu ne sors pas avec Michael ce soir ?
Nous t'avons retenue assez longtemps.
Je veux savoir ce que Kitty a vu.
Mike, j'arrive dans cinq minutes.
Prends ton temps.
Génial.
Parfait. Fantastique.
- Vas-y, Kitty. - D'accord.
Eh bien, pour commencer, c'était tellement palpitant.
[ELLE GLOUSSE]
Toutes sortes de gens intéressants à la maison,
des plats disposés sur une table.
PAT : Quel genre de plats ?
Oh, mais rappliquez donc tous !
Plus on est de fous, plus on rit. Parlons donc de ma mort !
Nous devions nous rassembler à 18 h pour le topo de Julian.
Reportez. Vous avez l'éternité devant vous.
Continue, Kitty.
- Où en étais-je ? - Tu parlais de bouffe.
Alors, était-ce une sorte de buffet ?
Tu sais, fromage et ananas ?
Ananas ?!
Diantre, non. Ils étaient riches, mais pas princiers.
Je me souviens de l'arrivée de Thomas, tellement amoureux de lady Isabelle.
MARY : Est-ce l'homme dont elle a parlé ?
Il a l'air fort niais.
- Je me souviens de son poème. - Bienvenue, Mort !
Oh, le plus doux des sommeils...
Je ne comprends pas bien la poésie, mais ça devait être drôle,
les gens rigolaient.
THOMAS : Et lui...
À jamais...
Son Roger !
[RICANE]
[QUELQUES RARES APPLAUDISSEMENTS]
Cet homme est un pénis.
Et je me rappelle la dispute.
Thomas n'a pas aimé ce qu'il a entendu.
Que pensez-vous de cette fameuse Shelley ?
Oh, elle est insupportable.
Hideuse et sans talent.
Shelley ?
Non, cela ne se peut. Tu te trompes.
C'est ce que j'ai entendu : Mary Shelley, l'écrivaine.
Insupportable, dites-vous ?
Sans talent, dites-vous ?
Maudits soient vos yeux, dis-je !
Maudits soient votre tête...
vos épaules, vos genoux et vos orteils, monsieur !
Et en quoi cela vous concerne-t-il ?
Il se trouve que j'aime cette femme dont vous parlez.
Et je...
Pardon, quelqu'un aurait un gant ?
- Puis-je emprunter votre gant ? - Non.
Bien. Imaginez le gant.
J'exige réparation.
- Très bien. - Vraiment ?
Oui.
[DÉGLUTIT] Bon.
Bon Dieu.
Lady Isabelle n'avait rien vu de la scène.
- Pourquoi ce duel ? - Pour Mary Shelley.
Apparemment, le poète en est amoureux.
[MURMURE] Sept, huit, neuf, dix...
Ah !
[COUPS DE FEU MODERNES]
[MITRAILLETTE]
FANNY : Ça ne va pas la tête ?!
Kitty racontait l'histoire !
Tu n'étais même pas là !
Bah, c'est ce que j'aurais fait.
Bataille rapprochée...
[ILS PROTESTENT TOUS]
Pardon, mais quelles chaussures... ?
- Quel rapport ? - Je voulais juste...
- [BROUHAHA] - Fusils bas de gamme.
[BROUHAHA]
- Je veux juste savoir... - Alison.
Ouais, salut, désolée. Je descends dans une seconde.
Tu ne la connais même pas !
Chut chut chut ! Juste...
Tu as quelque chose à régler. On annule la réunion ?
N'y allons pas. Aucun problème.
- Quoi ? Non, non. - Je retourne...
On y va toujours. J'ai juste un truc à finir très vite.
- Ouais, mais je... - En vitesse.
Les gars, laissez Kitty finir.
OK.
Ils se sont éloignés l'un de l'autre.
J'avais bien du mal à regarder.
Oh...
[MURMURE] Cinq, six...
Neuf, dix...
Onze, douze.
[DIALOGUE MUET]
[COUP DE FEU]
- Oh ! - Bon Dieu !
[COU DE FEU, CROASSEMENT]
Mes excuses.
FRANCIS : Cousin !
Nous ne sommes pas à 20.
Je suis touché !
Il a triché, le lâche !
Je sais qu'elle ne m'aime pas, mais je vous prie de quérir Isabelle,
que je lui fasse mes adieux.
Bien sûr.
[THOMAS HALÈTE]
Il a attendu...
et attendu...
Elle n'est jamais venue.
[KITTY GLOUSSE]
Ça va ?
Bien, ouais. Juste... un truc dans l'œil.
[SE RACLE LA GORGE]
Maintenant, vous savez.
Je voulais que vous ayez meilleure opinion de moi, mais...
J'ai été un imbécile.
Un imbécile mort seul et sans amour.
Attends. Ton cousin, il ne portait pas des bottes
avec des boucles en bronze ?
On a fini, Humphrey.
Si. Pourquoi ?
Bah, à qui écrivait-il des lettres ?
Plaît-il ?
Eh bien, il a écrit deux lettres.
Sur les marches, là où j'étais.
Pourquoi aurait-il... ?
Je vous prie de quérir Isabelle, que je lui fasse mes adieux.
Bien sûr.
Non !
Quel endroit.
Imaginez en hériter.
Mon cœur bat la chamade, cousin.
Elle est gracieuse, en effet.
Écrivez-lui un mot, alors. Je le lui porterai.
Je serai votre Cupidon.
- Merci, cousin. - [IL RICANE]
ISABELLE : "Veuillez comprendre
"que je ne vous aime point.
Thomas Thorne."
[RETIENT UN CRI]
Suspendu aux bourgeons rosés.
Comment ses sentiments ont disparu si vite ?
Vous méritez mieux. Mon cousin... Comment dire ?
est très fantasque.
Un poète typique.
Nectar sucré interdisait...
THOMAS : "Cher M. Thorne, navrée, mais je ne vous aime point."
Je dois savoir !
Qu'elle me le dise en face.
Prudence, cousin.
Ne jetez pas d'huile sur le feu.
À bien y penser, c'est Francis qui m'a parlé de l'officier.
Excusez-moi.
Dites, que pensez-vous de cette fameuse Shelley ?
Oh, elle est insupportable.
Hideuse et sans talent.
Il a décrit Isabelle comme insupportable et sans talent.
Maudits soient vos yeux, dis-je !
Très bien.
20 pas, cousin.
20 ?
[MURMURE] Onze, douze...
[DIALOGUE MUET]
[COUP DE FEU]
[CROASSEMENT]
Nous ne sommes pas à 20 !
- ISABELLE : Thomas ! - Cousin !
Je suis touché !
Il a triché, le lâche !
Je vous prie de quérir Isabelle, que je lui fasse mes adieux.
Bien sûr.
[IL HALÈTE]
Mmh.
Mais il ne l'a pas cherchée.
ISABELLE : Il est parti trop tôt !
Il est mort. Il est mort et nous ne pouvons rien faire.
- [SANGLOTE] Oh mon Dieu, Thomas ! - Oh, ma pauvre amie.
Oh, ce qu'il vous a fait subir est trop injuste.
- Laissez-moi vous réconforter. - Oh, vous êtes gentil.
Pardonnez-moi. Je...
Je ne connais même pas votre nom.
Button. Francis Button.
Button ?!
Oui.
Ils se sont mariés.
Leur fils est revenu vivre ici.
Le grand-père de mon George.
Cette lettre...
est un mensonge.
Je me disais que c'était pas son écriture.
Et son prénom est mal orthographié.
Je pensais qu'elle l'avait écrite à la hâte.
Toutes ces années,
je me croyais rejeté, alors que...
Elle m'aimait.
Ça te réconforte ?
Non, c'est pire !
Mmh.
Attendez. Button ? Alors...
- Nous sommes parents. - Oui !
- Ouais. - Non.
Enfin, très éloignés. Nos enfants iraient bien.
Nous sommes tous parents, si vous remontez assez loin.
Ouais, vous venez tous de moi.
Et ma sœur.
Mmh ?
Hé, hé, je blaguais !
CAPITAINE : Bien, assez tergiversé.
Allons écouter Julian ? À peine 43 minutes de retard.
MARY : C'est quel sujet ?
L'art de la mystification :
comment un fait ou une histoire peut être raconté de différentes façons
pour influencer les opinions.
Bah, je pense qu'on est au point.
Bien joué, Humphrey.
J'ai pas qu'un physique.
- Enfin, si. - KITTY : Oui, je suppose que oui.
Bon, on s'arrache ?
Je veux pas y aller.
- Quoi ? - Je veux pas y aller,
car Kevin, OK, tu l'as largué pour moi
et j'ai cherché, il boxe.
Il combat des gens. Et Obi dit qu'il était en taule,
- alors s'il n'a pas digéré... - Il m'a larguée.
Quoi ?
Il m'a larguée.
J'ai dit que je l'avais largué
car je trouvais que ça sonnait mieux.
Pour te faire croire que je te choisissais.
Ce que je-j'ai fait.
- Je t'ai choisi. - J'étais un bouche-trou ?
Non !
Eh bien...
En quelque sorte. Au départ.
Écoute, il ne t'en voudra pas, parce qu'il m'a larguée.
Et j'en suis contente.
Viens, alors. Allons-y.
Pourquoi tu t'inquiètes ? Tu es ceinture noire de taekwondo.
Ouais...
J'ai dit ça.
[MUSIQUE NOSTALGIQUE]
[LA MUSIQUE S'ARRÊTE NET]
[HURLE] Fi !
Traduit par benaddicted www.addic7ed.com
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