All language subtitles for Zorro.FR.2024.S01E02.1080p.WEB-DL.H.264-RGzsRutracker_SDH_track5_[fre]

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Original subtitles

Qu'est-ce que c'est ?

Les dettes de la ville en ma faveur.

- Qu'est-ce que ça veut dire ? - Je me rembourse, comme prévu.

[Gabriella] Laissez-le !

[Gabriella] Ce pauvre enfant en prison. Il faut agir, Diego.

- J'écris à Ferdinand VII. - Ça va mettre un moment, non ?

[Don Alejandro] Los Angeles a besoin d'un défenseur à sa mesure.

J'ai bien peur que tu ne le sois pas.

[musique trépidante]

- Qui êtes-vous ? - On m'appelle Zorro.

[tintements d'épées]

[la musique s'arrête]

[musique dramatique]

[l'orage gronde au loin]

[la musique s'arrête]

Bon.

[Don Diego soupire]

[bruissement]

[Don Diego] Ah ben, nous voilà bien.

[Don Diego] C'est fait en quelle matière ?

Et ça, c'est que pour la doublure ?

[bafouillant] Bon, d'accord, j'ai compris. Ça va. Allez, hop.

[Don Diego] Allez.

[bruit sourd au loin]

Voilà.

Fini les déguisements.

[musique du générique, entraînante] ♪ Entendez-vous au loin le galop ♪

♪ D'un étalon à toute vitesse ? ♪

♪ C'est le beau, le grand, le svelte Zorro ♪

♪ Qui vient sauver Los Angeles ♪

♪ La lune est sa seule complice ♪

♪ Quand il se faufile avec adresse ♪

♪ Un bandit attaque ♪

♪ Il l'esquive sans même froisser sa veste ♪

♪ Qui est Zorro ? ♪

♪ Qui est Zorro ? ♪

♪ Derrière le masque, Un homme, un dieu ♪

♪ Ou un brigand ? ♪

♪ Qui est Zorro ? ♪

♪ Qui est Zorro ? ♪

♪ Un chevalier moderne Qui fait régner la justice ♪

♪ Sans jamais verser le sang. ♪

[la musique s'arrête]

[des oiseaux pépient]

[des pas s'approchent]

[il boit bruyamment]

Pardon, señora .

[elle rit] Ne t'inquiète pas.

Tout va bien.

Quel âge as-tu ?

Huit ans.

Huit ans ?

Dix ans, dix ans. [elle rit doucement]

- Mouais... - Et comment tu t'appelles ?

[la bouche pleine] Nakaï.

[Gabriella] Nakaï ?

[Gabriella] C'est joli.

Ça veut dire quoi ?

Celui qui mange la peau du chien.

[bruit de pas] [une porte s'ouvre]

[Don Diego] Bien dormi ?

Bonjour.

T'es encore là, toi ?

Je, je... Je veux dire, t'es qui ?

[Don Diego] Qu'est-ce que tu fais chez moi, mon petit gars ?

[Gabriella] Question légitime.

Ben oui. C'est quoi, cette histoire ?

Je tombe des nues, moi. Personne me dit rien.

Apparemment, la prison de la ville a été attaquée

par un type avec un masque au nom invraisemblable,

Zo... quelque chose, je sais plus trop.

Il a libéré le petit et il nous l'a amené.

Mais pourquoi il t'a amené le petit à toi ?

À nous ?

Mais je... Je ne sais pas.

J'ai pas eu le temps de lui demander.

Il te l'a amené et c'est tout ?

Mmh.

Et vous ne vous êtes pas parlé ?

Rien du tout.

[Don Diego] Pas un mot ?

[Gabriella] Non. Pas un.

[des oiseaux pépient]

Donc, en somme, ce type distribue des enfants au premier venu

sans explication.

Voilà.

[Don Diego inspire fort]

- Et c'est qui, ce Zorro ? - Zorro !

- Oui. - C'est ça, je me souvenais plus.

Mais je ne te l'ai pas dit.

Si.

- Ah non, elle l'a pas dit. - Si, elle l'a dit.

C'était qui ?

- [Gabriella] Zorro ? - Oui.

C'est...

un type euh... grand, brun,

ténébreux...

très charismatique.

Très ordinaire, au final.

En plus, il faisait nuit noire. J'ai... j'ai pas bien vu.

[il rit]

Qu'est-ce qu'il y a de drôle ?

Rien du tout.

Il est vraiment traumatisé, ce pauvre petit.

[Gabriella] Hein ?

Oui... ben il a bien des parents, ce petit, faut leur ramener.

C'est pas sûr qu'il ait des parents.

Bien, c'est souvent le cas, quand même.

[Gabriella] Pas toujours.

Y a bien des parents sans enfant,

il peut y avoir des enfants sans parents.

Écoute, Zorro, il vole peut-être des enfants, mais pas moi.

Je te laisse le ramener.

Oui, bien sûr.

[ses pas s'éloignent]

[musique triste]

[un bébé pleure] [un chien aboie]

[ambiances du village]

[un rapace glatit]

[Gabriella] Je crois que c'est ici.

Où est-ce que tes parents peuvent se trouver ?

[un homme crie en espagnol]

[femme] Quoi ? [homme] Va me chercher à boire !

[la femme] Vas-y, toi, cochon.

Envoie le petit, alors.

[la femme] Le petit, il est en prison ! T'as déjà oublié ?

[l'homme] Ben il nous manque quand même.

T'as entendu ça ? C'est gentil.

[l'homme] S'il peut plus bosser, qui va aller chercher le pognon ?

[la femme] Hors de question que je fasse le trottoir

pour te ramener ta gnole !

Que te calle!

Oh, mon Nakaï !

[avec un accent] Oh, mon petit Nakaï !

Viens voir ta maman. Mouah !

[surexcitée] Mon petit ange.

Merci, señora,

de nous avoir ramené notre petit amour.

Mais c'est normal.

Venez, rentrez.

Non, je ne veux pas déranger. Je suis juste venue raccompagner...

Mais si, venez.

Venez honorer notre humble maison de votre auguste présence.

[une mouche vole]

[tintement du couteau]

[l'homme] Mon fils !

Mon fils !

[l'homme] Il m'a tellement manqué !

[il souffle et rit tout bas] [tintement du couteau]

[des fillettes gloussent]

[il grogne]

Merci.

[des fillettes gloussent] [tintement du couteau]

[l'homme] Mmh.

[tintement du couteau]

[le verre cogne sur la table] [il grogne]

Quelle robe magnifique, madame.

[chuchotant] Merci. [la voix voilée] La vôtre aussi.

[elle tousse] La vôtre aussi.

[tintement du couteau]

- Vous trouvez ? - Oh oui.

Elle est... Elle est rustique, mais...

chic.

- Mmh ? - [Gabriella] C'est...

C'est très à la mode à...

À... ?

À...

[l'homme] À... ?

À Paris.

- Ah ouais ? - [l'homme] Aaah !

Ben je l'ai faite moi-même, hein.

Bravo. C'est une réussite totale.

On échange ?

Pardon ?

[la femme] Eh ben, on échange de robes.

Oh, non.

- Vous avez dit que vous aimiez. - Oui, mais...

Rustique, mais chic. Vous l'avez dit.

[tintement du couteau]

- [l'homme] Ah, oui. - Oui, bien sûr.

Mais alors quoi ? Tu l'aimes ou tu l'aimes pas ?

[musique tendue]

[des oiseaux chantent]

[une porte claque] [brouhaha dans la pièce]

[fin de la musique] Bonjour, tout le monde.

[tous] Aaah !

Qui va s'occuper de mes oranges ?

Y a plus personne, vous vous rendez compte ?

Comment on va faire pour manger ?

Ben oui, quoi ? On mange plus ?

Tu me parles pas comme ça, toi.

Calmez-vous, s'il vous plaît. Chacun va m'expliquer ses problèmes.

Bernardo, tu nous fais un café ?

Comment ça, y en a pas ?

Il faut demander à Ojaï. Il est où, Ojaï ?

Ah.

Et son copain de l'intendance, il peut pas nous le faire ?

Celui qui a un très joli nom coloré, là...

Tapaï, Papaï... ?

Oui voilà, lui.

Ou un autre, hein.

Ah bon. Là, c'est... [l'homme soupire]

Vous semblez dans la même situation que nous.

[Don Diego] C'est-à-dire ?

Regardez-moi. Rien ne vous choque ?

Votre veste ?

Ce matin, personne pour me réveiller.

Pour ma toilette, personne.

Pour m'apporter le journal...

Personne.

Plus de personnel nulle part.

- Et pour faire le ménage... - Personne non plus.

Ben si, ça, c'est ma femme.

Les Indiens sont trop sales et maladroits. Je fais pas confiance.

Non, on ne dit plus "Indien" pour...

Et mes chaussures ? Qui va me les boutonner ?

J'étais bloqué dans mon hacienda.

Heureusement que j'ai trouvé la poignée de la porte.

Oh, il a l'Eau courante !

[homme] Quoi ? Où ça ?

Qu'est-ce qu'il se passe encore ?

[musique trépidante] [un cheval hennit]

[homme dehors] Allez, on avance !

[homme, menaçant] Allez ! Dépêche-toi !

Eau courante !

[homme, menaçant] Allez, plus vite !

[coup de fouet]

C'est qu'il va me l'abîmer, en plus ! Oh ! Esclavagiste !

[homme, menaçant] Dépêche-toi !

[coup de fouet] [elle gémit]

[homme, menaçant] Dépêche-toi, viens ici !

[une femme gémit] [coup de marteau]

[coup de fouet] Qu'est-ce qu'ils construisent ?

[la musique devient intrigante]

[Don Emmanuel, chuchotant] Voilà. Voilà.

[Don Emmanuel marmonne] Il manque ça, là.

[claquement de doigts]

[Don Emmanuel a peur]

[Don Emmanuel gémit]

[il halète]

[il est attendri]

Oooh !

[des chevaux hennissent]

[des chevaux soufflent]

Dites-lui qu'on est à bout.

- N'oubliez pas mon toiletteur. - Et mon Eau courante.

Oui. Toiletteur, Eau courante, tout va rentrer dans l'ordre.

[la musique s'arrête]

Puis-je parler à Don Emmanuel, mon brave ?

Qui dois-je annoncer ?

Don Diego de la Vega, l'alcade de cette ville.

Vous savez bien ce qu'est un alcade ?

Bien sûr, Don Alejandro nous manque tellement.

Quel drame.

[les hommes, désolés, approuvent]

Vous pouvez appeler le maître de maison ?

[ses bottes claquent]

[la porte grince]

[un cheval souffle et hennit]

[Don Diego se racle la gorge] Il va m'annoncer.

[brouhaha de la rue]

[la femme] Et voilà !

[musique triste] [un coq chante]

Ben, merci, señora de la Vega. Revenez nous voir quand vous voulez.

Avec plaisir.

Bon, eh bien...

Tiens.

Et au revoir.

Tu sais que ma maison te sera toujours ouverte. Toujours.

Merci.

[la musique s'arrête]

Qu'est-ce que tu nous as ramené de chez tes nouveaux amis, hein ?

Mais rien du tout ! Je suis pas comme vous, moi.

[tintements métalliques]

[Nakaï gémit]

[le père] Oh !

[le père] Oh, la belle récolte !

Ça, c'est à moi, par contre.

Non, non, non.

Ça, je le garde,

à cause de la frayeur que tu as faite à ta mère et à moi.

Je veux retourner là-bas, moi.

C'est parce qu'on n'est pas d'aussi bons parents que les riches ?

Forcément que c'est des bons parents, ils ont pas d'enfants.

Mais quand on en a, on sait que c'est des bêtes.

Moi aussi, si j'avais du personnel, je serais une bonne mère, hein.

[les parents rient]

[Don Emmanuel] Oh, Don Diego ! Quel plaisir de vous voir.

Merci. Cher ami.

Je vous en prie, entrez.

Je suis venu attirer votre attention sur une situation en ville,

concernant votre parcelle. Je...

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Ça, c'est une maquette.

C'est une reproduction de la ville en petit.

En fait, ce sont les mêmes bâtiments qu'on voit dans la rue...

Oui, ça, d'accord, mais ça, là ?

Attention ! Ça, c'est mon casino.

Vous faites fouetter ces gens pour construire un casino ?

On est obligés de les fouetter.

D'ailleurs, je dis à mes hommes :

"Fouettez-les,

mais avec humanité."

Je vous en prie.

Vous n'êtes pas obligé de faire preuve d'une telle violence.

On voit bien que c'est pas votre argent.

Mais on veut ouvrir avant la fin du mois ou pas ?

Sinon, moi, je m'en fiche...

La ville n'aura pas de casino avant des années.

Et je leur donne une seconde chance à ces gens.

C'est drôle, personne n'en parle.

Une seconde chance ?

Vous voyez...

[il marmonne]

Euh, oui.

[Don Emmanuel se racle la gorge] Le problème avec les...

gens d'ici, ce sont les vagabonds.

Ils terrorisent la population.

Ils commettent larcin sur larcin.

C'est vous qui les avez expropriés.

Oh ben, oui... Ils ont toujours une bonne excuse.

Où j'en étais ? Vous me coupez tout le temps.

- Les vagabonds. - Les vagabonds.

Vous savez ce que dit notre très juste Code des Indes.

Livre sept, titre quatre, loi première :

"Les vagabonds ne seront pas tolérés."

[musique intrigante] C'est interdit, le vagabondage.

[Don Emmanuel] Alors, je me suis demandé

comment faire pour qu'ils ne soient plus dans la rue ?

Comment les aider,

ces petits sauvages sans toit au-dessus de leur tête ?

- Tu vagabondes ? - [Gabriella] Pardon ?

T'étais en train de vagabonder, là ?

[Gabriella] Je suis pas sûre de comprendre.

C'est interdit.

- Quoi donc ? - Les Indiens peuvent pas vagabonder.

Les autochtones.

Vous faites erreur, messieurs, je suis Doña Gabriella de la Vega.

[les deux] Oui, oui.

La femme de Don Diego de la Vega.

- Tout à fait, on le voit. - Oui, c'est clair.

- Elle a pas l'air très espagnole. - Non, ben non.

Sors le papier, va.

Toute cette paperasse, je te jure, c'est...

[garde] Alors, regardez-moi ça.

T'es quoi, toi ? T'es...

un dix ? Un onze ?

Quelle horreur...

[musique intrigante]

Cherchez plutôt en fin de liste, dans les marrons.

Les marronnasses, là...

C'est vraiment un malentendu.

De toute façon, dans le doute...

Dans le doute, quoi ?

C'est inaccepta... Aïe !

[Don Emmanuel] Tous ces vagabonds dans le besoin, où finissent-ils ?

S'ils n'ont pas une main bienfaitrice qui leur vient en aide ?

Je vous le demande.

[il claque des doigts]

Vous ne trouvez pas cette situation inacceptable ?

Bien évidemment.

On est d'accord. Alors moi, je leur offre une alternative.

Moi, je leur offre une chance de se réinsérer par le travail.

Un travail utile.

Un travail digne.

[la musique devient tragique]

[homme, menaçant] Allez, on continue !

[coups et cris]

[Don Emmanuel] C'est grâce à leur volonté propre

que ces braves gens retrouvent le chemin de la société, hein.

[claquement de doigts] Allez.

[la musique se radoucit]

Il faut voir leurs petits yeux qui brillent de fierté

lorsqu'ils reçoivent leur juste récompense.

Vous devriez venir, à la tombée du jour,

assister à la paie.

On dirait un rituel sacré.

Rien que d'en parler...

j'en ai des frissons.

[la musique devient dramatique] [brouhah]

[la femme gémit]

[garde] Suivant !

[garde] Allez ! Voilà.

Suivant !

[Gabriella] Qu'est-ce que c'est ?

Rhum, et mescal.

Allez, dégage.

[garde] Allez, dépêchez-vous. Suivant.

[garde] Suivant !

[brouhaha des esclaves saouls]

[garde] Allez, on y va, là !

[la musique s'arrête]

Voilà pourquoi ils viennent travailler chez moi,

pour se sortir de nos rues, de nos prisons,

pour être transformés.

Oui, mais sur place,

ça ressemble quand même beaucoup à de l'esclavage, Don Emmanuel.

Mais tout le monde n'a que ce mot à la bouche.

C'est insensé, quoi. "Esclavage, esclavage."

- L'esclavage est illégal, non ? - Je le confirme.

Qu'y a-t-il d'illégal dans ce que je fais ?

[des corbeaux croassent]

- Rien. - Bon...

[satisfait] C'était une idée de Giorgina.

Ah oui.

Je dois reconnaître que j'étais pas...

j'étais pas convaincu au début, mais elle a raison, hein ?

[Don Emmanuel] Ça désencombre.

[musique triomphale] [brouhaha des esclaves saouls]

[garde] Allez, avec les autres !

Ivresse sur la voie publique ! Allez !

Hé !

[la femme gémit]

[garde] Lève-toi ! [la femme crie]

[cri aigu du garde]

[la musique s'arrête]

[un cheval hennit]

Bon, c'était un tout petit peu plus compliqué que prévu.

[Bernardo est essoufflé]

Non, je veux pas le savoir, Bernardo.

On en a déjà parlé. C'est définitivement terminé.

Non, Bernardo, j'entends pas. J'entends pas.

J'en... Aïe ! [son pied cogne un seau]

Mierd...

[Don Diego] Gabriella ?

Quoi, Gabriella ?

Tu pouvais pas le dire plus tôt ?

[notes de violoncelle dramatiques]

Le costume.

[Don Diego soupire] [des oiseaux pépient]

Pourquoi tu m'as laissé le détruire, Bernardo ?

[Don Diego] À quoi tu pensais ?

[il soupire]

J'y vais comme ça ?

[musique trépidante]

Ah oui, quand même.

[Don Diego] Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

[Don Diego] Très bien, Bernardo. Bravo.

C'est parfait. Bien joué !

[Don Diego] Oui ?

[cliquetis métalliques]

Qu'est-ce que c'est ?

[la musique s'arrête]

Ah. Des gants pour voir derrière ?

Ah... Je les mettrai pas.

[la musique reprend]

Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Ah, ça !

Montre-moi.

[la musique s'arrête]

[bruit de ressort]

C'est un... mi-fouet, mi-sabre ?

[Don Diego] Euh ouais...

Je dirais plutôt ni fouet ni sabre.

[bruit de ressort]

Je dirais même, c'est... ni fouet ni à faire.

[musique de suspense]

Dépêchons-nous, Gabriella est en danger.

[la musique devient héroïque]

[le cheval hennit]

[la musique s'arrête] [le cheval hennit]

Laissez ces pauvres gens tranquilles !

[garde] Attrapez-la !

[elle crie]

Allez, allez ! Faites vite !

[cris de combat]

Vous le connaissez pas, il peut surgir d'une minute à l'autre.

[elle gémit]

[garde] Lâche ça ! [Gabriella lutte]

[garde] Hé, recule !

[Zorro] Écartez-vous !

- [le cheval hennit] - [garde] Halte là !

[musique du générique]

- [la musique s'arrête] - Et voilà...

[la musique reprend] [femme crie] C'est Zorro !

[Zorro] Reculez !

[le cheval hennit]

[cris]

[Zorro] Vous êtes libres. Allez ! [brouhaha]

[femme] Merci ! Merci !

[la musique se calme]

Que faites-vous là ? Pourquoi êtes-vous déguisée ?

Et vous, pourquoi être déguisé ?

[garde] Il est là !

[autre garde] Arrêtez-le !

[tintement d'épée]

[musique d'action]

Je vais devoir vous sauver la vie tous les soirs ?

Je m'en sortais bien seule.

Oh oui.

[Gabriella] Attention !

[Zorro] Hein ?

[des bouteilles s'entrechoquent]

En tout cas, votre présence est la bienvenue. Je voulais vous parler.

Je vous écoute, Doña Gabriella.

[gémissements de douleur]

Merci pour ce que vous faites pour les autochtones.

Ensuite, nous ne devons absolument plus...

Qu'est-ce que vous faites ?

[tintement d'épée]

[Gabriella] Oh !

[la musique devient dramatique]

Vous disiez ?

Nous ne devons plus nous revoir.

D'accord.

Je n'ai pas terminé.

Je voulais absolument m'expliquer par rapport à hier soir.

Je ne sais pas ce qui m'a pris.

La chaleur de la nuit, sans doute.

Et puis, j'avais très légèrement dîné.

Ne vous méprenez à mon sujet,

je ne suis pas une femme de mauvaise vie.

J'aime mon mari !

C'est exactement ce que je me disais.

"Voilà le baiser d'une femme qui aime son mari !"

[le garde crie de douleur]

Ne vous moquez pas, Don Zorro.

Ne pensez pas que je sois prête à tout quitter pour vous suivre.

Moi, j'ai jamais...

[il gémit]

Je vois bien que j'ai éveillé chez vous de faux espoirs,

que vous vous êtes projeté

dans une nouvelle vie pleine de passion.

Comme si on vous offrait une deuxième jeunesse

en laquelle vous n'osiez plus espérer.

Je sais, les pensées qui se sont bousculées dans votre tête.

Qui sait quand l'appel de l'aventure reviendra ?

La vie est courte, pourquoi ne pas en avoir deux ?

[Zorro] C'est bien aussi, une vie.

Je sais, Don Zorro...

Mais c'est impossible.

Pardonnez-moi, je ne voulais pas vous faire souffrir.

Vous venez ?

[la musique devient trépidante]

[les gardes les interpellent]

[gardes] Oh !

[Gabriella respire fort]

[ils gémissent]

Allez-y ! Allez-y !

[ils gémissent]

[le lasso se déroule]

[la structure grince]

[Gabriella gémit]

[la musique s'arrête]

[on n'entend plus que leur souffle]

[le cheval souffle]

[les gardes gémissent]

[Gabriella] Bien...

Adieu, Don Zorro.

Adieu, señora.

[musique triste]

Hey !

[le cheval hennit]

[le sergent souffle]

[le cheval hennit]

Zorro...

[la musique s'arrête]

[un cheval hennit]

[musique mélancolique]

[Gabriella respire fort]

Je vais me coucher.

[la musique s'arrête]

[des criquets stridulent]

[un cheval hennit dehors]

Si t'avais vu comment elle le regardait.

[des pas s'approchent]

Lui.

Ça m'a rappelé nos sorties à Santa Anna.

[musique triste]

[Bernardo soupire]

Merci, Bernardo.

[Gabriella gémit] [la musique devient stressante]

[musique romantique]

[Gabriella respire fort]

[la musique devient pesante]

[musique romantique]

[la musique redevient pesante]

[la musique devient calme]

[notes de musique intrigantes]

[la musique s'arrête]

[des oiseaux chantent] [air de guitare doux]

[quelqu'un siffle sur l'air]

[Gabriella respire fort]

[la guitare s'arrête]

[Gabriella gémit] [il siffle une note très aiguë]

[la guitare reprend]

Ah, c'est toi.

Oh, pardon, chérie. Je t'ai réveillée ?

Pas du tout, voyons.

Je me disais qu'on aurait pu aller à Santa Anna.

[Gabriella] Ah... [le cheval hennit]

Ça va se couvrir, non ?

Nos cœurs réunis ensoleilleront la vallée.

[il rit]

J'arrive.

[des oiseaux chantent]

[le tonnerre gronde]

[le tonnerre gronde]

- [Don Diego] C'est bon ? - [Gabriella] Mmh.

C'est Bernardo.

Oui, je sais.

Ça va ?

Le petit ne te manque pas trop ?

Ça va.

C'était plus raisonnable de le ramener, tu avais raison.

Je crois, oui.

[le tonnerre gronde]

Quand on pense au sort de ces pauvres gens,

on relativise nos propres malheurs.

Comment ça ?

Quels malheurs ?

Tu es malheureuse ?

Non, pas du tout. Au contraire, je suis...

je suis très heureuse.

[Don Diego] Ah oui.

C'est juste que je me disais...

que tu devrais sérieusement te pencher

sur la question des autochtones.

Ben, pour le coup, je ne fais que ça,

me pencher sur la question des autochtones.

Déjà, on les appelle autochtones grâce à moi.

- [Gabriella] Oui, je sais. - Oui.

- C'est pas comme si je faisais rien. - Ah non, absolument.

[Gabriella soupire]

[le tonnerre gronde de plus belle]

Sinon...

On pourrait peut-être...

en faire un autre.

Un quoi ?

Euh... un petit.

Non, je dis...

On pourrait peut-être faire un petit...

Enfin, faire un... enfant.

Ah !

[Don Diego] Comme on est tranquilles ici...

Il fait beau. Enfin...

[le vent souffle]

[le tonnerre gronde]

Tu en reveux ?

[Don Diego] Oui.

[des criquets stridulent]

[musique intrigante]

[il respire fort]

[l'argenterie s'entrechoque bruyamment]

[chuchotant] Merde, merde !

[la musique devient angoissante] [Nakaï halète]

C'est pas ce que vous pensez, señor.

Quel est ce raffut, Bernardo ?

Nakaï ?

[musique grave]

[Gabriella] Il nous a volé ?

Mais non ! Je vous jure, j'étais...

Bernardo, laisse-le terminer !

[la musique s'arrête]

- Tu nous as volé ? - Non, j'ai...

[Don Diego] Non, il n'a rien volé du tout !

Il se trouve que c'est moi qui lui ai... donné ces objets.

- Hein ? - Mais quand ?

Le jour de son départ.

[Don Diego] Pourquoi tu les as rapportés ?

Je te les ai donnés, Nakaï. Tu te souviens ?

Oui...

Oui. Eh bien, ils sont à toi.

Voilà, euh... L'affaire est close.

Je veux vivre avec vous.

[des criquets stridulent]

S'il vous plaît.

[Don Diego soupire]

[musique calme]

Bon, c'est pas tout à fait adapté, mais on...

peut changer la décoration, si tu veux.

Mais c'est pour moi tout seul, cette chambre ?

[Gabriella] Bonne nuit, alors.

[Nakaï] Bonne nuit.

C'est pour le... petit autochtone.

[rire étouffé]

[ils gémissent] [la musique devient romantique]

[chuchotant] Merci.

Je ferais tout pour toi.

[la musique s'arrête] Eh ben, dis donc !

Mon amour ?

Je suis pas venu pour rien.

- Tu vas prendre froid. - J'ai pas froid.

T'es sûre ? [la musique reprend]

Mon vieux, j'imaginais pas que c'était comme ça entre vous.

- [Gabriella] On va se réchauffer. - Chut !

- Mmh ? - Rien.

[elle rit]

[la musique reprend]

[Gabriella] Bon...

J'ai une idée.

C'est bête,

et ce n'est pas ton style, mais...

C'est quoi, mon style ?

[Don Alejandro] Ben oui, c'est quoi, ton style ?

Mais je me disais...

[presque inaudible] C'est pas possible !

[chuchotant] Je me disais qu'on pourrait

s'amuser à faire des personnages.

[la musique s'arrête]

[Don Alejandro] Oh ! Quelle fièvre, cette petite !

Je dois complètement revoir ma copie à son sujet.

C'est... C'est comme un déguisement.

Pour pimenter un peu.

[Gabriella] Peut-être que ça pourrait nous aider. Enfin, si...

Oui, bon...

[Gabriella] Si tu veux pas le mettre...

[Don Alejandro] Mets-le.

Comme tu veux. T'es pas obligé.

- Mets-le ! - Ça pourrait être amusant.

Ouais, mais...

- Mets-le ! - Je comprends si tu veux pas.

Attends, parce que tout le monde parle en même temps.

Tout le monde ? C'est-à-dire ?

Attends, excuse-moi.

En fait, je suis... je suis un peu fatigué ce soir.

Je suis désolé. C'est pas contre toi.

Pardon.

- Oublions tout, hein ? - [Don Diego] Oui.

- Bonne nuit, mon chéri. - [Don Diego] Bonne nuit.

[Gabriella soupire] [une porte se ferme]

[musique triste]

[voix en écho] Diego, je suis désolé...

[une porte grince et se ferme]

[la musique s'arrête]

[des cloches sonnent] [des oiseaux pépient]

[ambiances du village]

[musique intrigante]

[Don Emmanuel] Eh ben voilà, on y est arrivés.

Heureusement que je me soucie de cette ville.

[la musique devient triomphale]

Entrez mes amis, entrez !

[brouhaha des villageois]

[la musique devient angoissante]

[la musique s'arrête]

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