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NOSFERATU LE VAMPIRE
D'apr�s Dracula de Bram Stoker.
Adapt� librement par Henrik Galeen, r�vision Soazig Morin.
R�alisation : F. W. Murnau
Costumes et d�cors : Albin Grau
Compte rendu sur la peste qui s�vit � Wisborg
en l'an de gr�ce 1838
Il est des mots
lugubres comme l'appel d'un oiseau de la mort.
Gardez-vous de les dire ou votre vie sera peupl�e d'ombres
et les fant�mes qui hanteront vos r�ves
se nourriront de votre sang.
J'ai longtemps r�fl�chi
� la mortalit� qui avait frapp� ma ville natale.
Voici son histoire.
� Wisborg vivaient Hutter et sa jeune femme Ellen.
"Pourquoi les as-tu tu�es... ces belles fleurs ?"
"Pas si vite, mon jeune ami !
Personne n'�chappe � son destin."
Il y avait un certain Knock, marchand de biens.
Toutes sortes de bruits couraient sur lui.
Mais il payait bien ses gens.
"Le comte Orlok, seigneur de Transylvanie...
souhaite acheter une belle maison dans notre ville..."
"Vous pourriez gagner beaucoup d'argent..."
"M�me si cela co�te un peu d'efforts, de sueur...
et peut-�tre un peu de sang..."
"Il aimerait une belle maison abandonn�e..."
"Cette maison... en face de la v�tre.
Proposez-la-lui !"
"Mettez-vous en route, mon jeune ami,
et faites bon voyage au pays des fant�mes."
"Je pars au loin, au pays des voleurs et des fant�mes."
Hutter laissa la jeune femme soucieuse
sous la protection de son ami, le riche armateur Harding,
et de la s�ur de celui-ci.
"Sois sans crainte."
Apr�s avoir parcouru bien des routes poussi�reuses,
le jeune Hutter aper�ut enfin les cimes des Carpates.
Les chevaux fatiguaient.
"� manger... vite.
Je dois me rendre au ch�teau du comte Orlok !"
"N'allez pas plus loin.
Le loup-garou r�de dans les bois."
Des vampires, des fant�mes malfaisants
de la sorcellerie et des sept p�ch�s capitaux.
Nosferatu est issu du d�mon Belial.
Ce vampire se nourrit de sang humain.
Il vit terr� dans des caveaux et des cercueils,
dans la terre maudite des cimeti�res de pestif�r�s.
"Plus vite ! Le soleil baisse !"
"Payez ce que vous voulez ! Nous n'irons pas plus loin !"
"N'y allons pas ! Cet endroit est sinistre ! Il est hant� !"
D�s qu'Hutter eut franchi le pont,
ses craintes, qu'il m'avait confi�es,
ne tard�rent pas � se mat�rialiser.
"Vous m'avez fait attendre.
Il est presque minuit. Les domestiques dorment !"
"Vous vous �tes fait mal... Le pr�cieux sang !"
"Voulez-vous me tenir un peu compagnie, tr�s cher ?
"Il reste du temps jusqu'au lever du soleil
et le jour, mon bon ami, je dors du plus profond sommeil."
L'aube dissipa les ombres de la nuit.
Mon amour ! Ma bien-aim�e !
Ne sois pas triste de me savoir au loin.
Les moustiques sont un vrai fl�au, ils m'ont piqu� au cou.
Des piq�res rapproch�es, des deux c�t�s.
On dort mal dans ce ch�teau d�sol�,
mais ne te tracasse pas.
La nuit, une lumi�re spectrale semblait donner vie aux ombres du ch�teau.
"Votre �pouse a un cou magnifique..."
"J'ach�te la maison abandonn�e... Nous serons voisins..."
La nuit, Nosferatu boit le sang de ses victimes
pour poursuivre sa pitoyable existence.
Voici son elixir maudit.
Prenez garde que son ombre d�moniaque
ne vienne emplir vos r�ves de frayeurs terrifiantes.
Au m�me moment...
"Un m�decin... un m�decin !"
"Une congestion b�nigne."
Le m�decin attribuait les angoisses d'Ellen � une maladie inconnue.
Mais je sais que son �me avait r�pondu � l'appel de l'oiseau de la mort.
Nosferatu d�pliait d�j� ses ailes.
A l'aube, Hutter cherchait � comprendre l'�pouvante de ses nuits.
Les bateliers ne savaient pas
quel terrible fardeau ils descendaient dans la vall�e.
"Des paysans l'ont transport� hier, � l'h�pital.
Ils disent qu'il a fait une chute.
Il est encore fi�vreux..."
"Des cercueils..."
Nosferatu �tait en route. Le danger s'approchait de Wisborg.
Le professeur Bulwer, qui �tudiait les secrets de la nature,
m'en avait parl�.
On avait charg� sur l'Empusa des cercueils remplis de terre.
"Le navire doit prendre la mer cette nuit m�me."
Chargement de l'Empusa Destination : Wisborg
Au m�me moment, le professeur Bulwer, un adepte des th�ories de Paracelse,
expliquait � ses �l�ves la cruaut� des plantes carnivores.
Les secrets de la nature se r�v�l�rent � leurs yeux horrifi�s.
Cela ressemble � un vampire, n'est-ce pas ?"
Il semble que l'approche du malfaisant Nosferatu
avait une emprise sur Knock, le marchand de biens.
"Le malade arriv� hier a une crise de d�lire..."
"Le sang, c'est la vie !"
"Voyez celui-ci..."
"Un polype avec des tentacules..."
"Transparent... Presque incorporel..."
"A peu de choses pr�s, un fant�me..."
"Des araign�es... !"
Ellen se promenait souvent dans la solitude des dunes.
Sa tristesse s'envolait vers son bien-aim�,
tandis que ses yeux scrutaient les vagues et l'horizon.
Mon amour ! Ma bien-aim�e !
Ne sois pas triste de me savoir au loin.
Les moustiques sont un vrai fl�au, ils m'ont piqu� au cou.
Des piq�res rapproch�es, des deux c�t�s.
"Non, je dois partir... regagner la maison au plus vite !"
Nouvelle �pid�mie de peste en Transylvanie et dans les ports de la Mer Noire.
Les jeunes gens sont d�cim�s en masse.
Toutes les victimes portent les m�mes marques �tranges au cou.
L'origine de ces blessures reste une �nigme pour les m�decins.
On recherche le navire suspect dans les Dardanelles.
"Il y a sous le pont un matelot malade. La fi�vre le fait d�lirer."
Cette �trange maladie gagna bient�t tout le navire.
Le premier marin � pr�senter les sympt�mes
entra�na tout l'�quipage avec lui dans la tombe noire des vagues.
Au soleil couchant, le capitaine et son second immerg�rent leur dernier camarade.
"Je descends ! Si je ne suis pas l� dans dix minutes..."
Le navire de la mort avait un nouveau capitaine.
Malgr� sa faiblesse, Hutter surmonta les difficult�s du voyage.
Le souffle mortuaire de Nosferatu gonflait les voiles du navire
qui voguait tel un spectre vers son but.
"Je dois le rejoindre. Il arrive !"
"Le Ma�tre arrive..."
Je m'interrogeai longtemps sur ces cercueils remplis de terre
que Nosferatu avait emport�s.
Puis je d�couvris que les vampires devaient reposer dans cette terre damn�e
pour conserver leurs pouvoirs diaboliques.
"Il n'y a pas �me qui vive � bord."
12 juillet. Equipage : Un capitaine, un quartier-ma�tre,
un mousse, cinq matelots. D�part pour les Dardanelles.
13 juillet. Un matelot atteint de fi�vre.
Cap : Sud, sud-ouest. Direction du vent : Nord-est.
14 juillet. �tat du matelot empire.
La fi�vre le fait d�lirer, il a vu une silhouette sous le pont.
22 juillet. Rats � bord. Danger de peste.
"Danger de peste !
Rentrez chez vous et barricadez-vous !"
Avis � la population.
Les citoyens sont inform�s que le Conseil des Anciens
interdit � ceux suspect�s d'infection de se rendre � l'h�pital,
ceci afin d'emp�cher que la peste se r�pande dans les rues.
Hutter supplia Ellen d'abandonner le livre qui l'effrayait tant.
Mais elle ne put r�sister � l'�trange tentation.
Nosferatu boit le sang de ses victimes
pour poursuivre sa pitoyable vie.
Prenez garde que son ombre d�moniaque
ne tourmente vos r�ves.
Pas d'autre salut qu'une femme au c�ur pur
qui ferait oublier au vampire le chant du coq
en lui offrant son sang de son plein gr�.
"J'ai la m�me vision, chaque soir... !"
La peur r�gnait sur toute la ville.
Qui �tait encore sain ? Qui �tait malade ?
"Je cours chercher Sievers..."
Pas d'autre salut qu'une femme au c�ur pur
qui ferait oublier au vampire le chant du coq
en lui offrant son sang de son plein gr�.
La ville �pouvant�e cherchait un bouc �missaire : ce fut Knock.
"On l'a vu ! Il fuyait sa maison !
Il a �trangl� le gardien..."
"Il l'a �trangl�... le vampire !"
"Bulwer ! Va chercher Bulwer !"
"On a captur� Knock !"
"Le Ma�tre... le Ma�tre... !"
"Le Ma�tre... est... mort."
Au m�me instant, comme par miracle, les morts cess�rent
et, dans les rayons victorieux du soleil matinal,
on vit dispara�tre l'ombre de l'oiseau de la mort.
FIN
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