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1 Précédemment...
Coucou.
Attends.
- Mais enfin ! - Laisse-la.
- Je supporte pas ça. - Ça ?
J'ai fait tout ce que je pouvais.
Et donc ?
C'est pas ma ville !
Ni ma fille, mais je me suis accrochée.
Paf, Alison récupère tout, même toi.
On a perdu un enfant !
Je sais bien. Comment je peux lutter ?
J'ai fait mes preuves, depuis.
Par ailleurs, j'ignore
si ma cliente est prête aux visites sans tiers.
La situation a été et demeure
source de stress.
Il suffit que tu dises au juge
que tu me fais confiance. Que je suis assez stable,
pour m'occuper de Joanie.
Je vais assez bien pour baiser,
pas pour être mère.
- Y a une procédure... - OK. Merci d'être passé.
Pourriez-vous nous dire
où vous étiez la nuit de mercredi ?
Il était à la maison. Avec moi.
Cole te prendra toujours pour une paumée.
Quels que soient tes efforts,
pour lui, tu traîneras toujours des casseroles.
Une signature, pour divorcer à l'amiable.
Je ne réclame rien. J'ai juste envie de repartir à zéro.
Partie 1 : Alison
L'enjeu n'est pas tant de savoir
si ma jeune cliente appréciera
d'être seule avec Mme Bailey,
mais plutôt de se demander
si Mme Bailey s'y est préparée.
Toujours pas d'emploi fixe.
Ni même de divorce d'avec son 2e mari,
un ex-détenu, au passage.
M. le juge, Me Gutteman noircit le tableau.
Mme Bailey est copropriétaire d'un restaurant florissant,
et le jugement de divorce d'avec son 2e mari
vient d'être prononcé.
En voici un exemplaire pour vous et mes confrères.
Me Gutteman.
- Vous avez un témoin. - Oui, M. le juge.
J'appelle Luisa León à la barre.
Levez la main droite.
Jurez-vous en votre âme et conscience,
de dire devant nous la vérité,
toute la vérité, rien que la vérité ?
Je le jure.
Mme León, avez-vous eu l'occasion
de voir ma cliente en compagnie de sa mère ?
Bien sûr.
Depuis la dernière audience, diriez-vous que la relation
entre ma cliente et Alison Bailey
s'est épanouie ou s'est dégradée ?
Je dirais qu'elle s'est épanouie.
D'ailleurs, Joanie a déjà vu sa mère sans tiers.
Elle a dormi chez Alison, pour son anniversaire.
Je vois. Pour une occasion spéciale.
Oui. Joanie est revenue ravie.
J'imagine pourtant que vous n'apprécieriez guère
que cela devienne une habitude...
Objection. Tendancieux.
Accordée. Me Gutteman,
je vous rappelle que vous devez représenter
votre cliente en toute impartialité.
Sincèrement, je trouve
qu'il faut cesser cette procédure. Je n'en peux plus.
Joanie adore sa mère et veut passer du temps avec elle.
Je ne raffole pas d'Alison, mais peu importe.
Elle doit récupérer sa fille.
Excusez-moi.
Vous avez dit "récupérer sa fille" :
vous accepteriez donc
un droit de visite sans tiers ?
Je parle de résidence alternée.
Rien d'autre.
Vous vous méprenez.
La résidence alternée n'est pas envisagée.
Eh bien, elle devrait l'être.
M. le juge, je demande
une courte suspension d'audience.
Je vous accorde
5 minutes pour parler à vos clients,
puis je vous verrai dans mon bureau.
C'en est où ?
Cole accepte la résidence alternée.
Vous êtes d'accord aussi ?
Moi ?
Oh là là ! J'en reviens pas.
C'est grâce à Luisa. Vous vous y attendiez ?
Non ! Je la croyais remontée contre moi.
À l'évidence, elle a bon cœur.
Le reste n'est plus qu'une formalité.
Bravo. Je sais combien ça a été dur,
mais c'est terminé.
Merci.
Merci.
Encore bravo.
Merci.
J'ai déposé Joanie, Luisa m'a dit où tu étais.
Voilà, tu m'as trouvé.
Je t'ai apporté un café et un muffin.
Je pose tout là. Si jamais t'as faim plus tard.
Minute !
Je passais surtout pour savoir si tu vivais bien
ce qui est arrivé au tribunal.
Pourquoi je le vivrais mal ?
Tu semblais un peu surpris par la position de Luisa.
Franchement...
ça me paraît un poil précipité.
T'es toujours pas un modèle de constance.
Fidèle à toi-même.
Ça veut dire quoi ?
Rien.
Merci pour le muffin.
Tu me crois incapable de l'élever ?
Tu t'es barrée au premier écueil.
J'espère pour Joanie, que dorénavant, tu assumeras.
T'as rien compris au film, en fait.
J'ai pas le temps pour une scène.
Si mes ouvriers et mes frères te voient, ils vont pas piger.
Félicitations pour ton divorce.
Tout ça pour ça, en fait.
"Tu l'avais pas vu."
Ça a duré 5 minutes : on a signé, il est reparti.
- Tu tenais à ce divorce ! - Je m'en tape.
Gutteman a été très clair...
C'est typique.
Typique de quoi ?
Je peux pas te faire confiance.
Va te faire, Cole.
Dr Parry ?
Oui, ça va super bien.
Quelle joie de vous entendre.
Mon Dieu, comme c'est triste.
Elle tient le coup ?
Très volontiers. Quand ?
Demain, d'accord.
Joanie sera chez Cole, ça tombe bien.
Oui. 11 heures ? Entendu.
Alors à demain.
Bienvenue à Woodlawn Changer de vie pour bâtir l'avenir
- C'est arrivé quand ? - Il y a 2 mois.
On l'a placée sous surveillance suicide.
J'espère que parler à quelqu'un
qui est passé par là pourra l'aider.
Ça va aller ?
Bonjour.
Je m'appelle Alison.
Je peux ?
Le Dr Parry t'a dit qui j'étais ?
Son ancienne patiente.
Exact.
Je suis restée ici longtemps.
Combien de temps ?
6 mois.
Vous étiez vraiment dingue.
J'avais plein de choses à dénouer.
Comme toi, peut-être.
Je m'en vais bientôt.
C'est trop cher pour mes parents.
Tu as hâte ?
Elle s'appelait comment ?
Mon fils s'appelait Gabriel.
Comme son grand-père.
Moi, j'avais...
pris l'habitude de me réfugier dans sa chambre, quand il est mort.
Dans son lit. Avec tous ses jouets autour de moi.
Les draps avaient gardé son odeur, j'enveloppais l'oreiller dedans
pour "le" serrer dans mes bras.
Ma mère...
a mis toutes les affaires de Dawn
au garage, dès qu'elle est morte.
Dans un carton.
Elle ne doit pas faire ça.
Dis-lui de les remettre à leur place.
Tu as besoin de les voir, sinon...
Tenter d'effacer son souvenir ne te consolera pas.
Elle...
Elle me manque atrocement !
Attends, je dois avoir un kleenex.
Pas besoin.
Ma mère...
angoisse à fond pour moi.
Elle veut juste...
Elle veut que j'aille mieux.
Que je redevienne moi-même.
Tu n'iras pas mieux avant un certain temps.
Et tu ne seras plus jamais la même.
Faut qu'elle le comprenne bien.
Je passe des heures
à essayer de...
trouver un moyen
de me suicider et de...
faire croire à un accident.
Je vous en prie, leur dites pas.
Promis.
Mais je te comprends.
J'ai été à deux doigts d'en finir, moi aussi.
C'est vrai ?
Qu'est-ce qui vous a retenue ?
Vous avez fait quoi ?
J'ai eu une liaison.
La vache !
Je te le déconseille, ça s'est mal terminé.
Mais tous les moyens sont bons.
Et mourir n'est pas la solution.
Pour l'instant, ça semble idéal, je sais,
mais tu as envie de vivre.
Qu'est-ce que vous en savez ?
Parce que c'est fabuleux d'être en vie.
Tous les autres pensent que la vie est un dû.
Mais toi et moi savons que non.
Toi et moi savons
que le souffle peut s'arrêter.
Que la vie est un cadeau précieux.
Dawn te manquera, mais tu la garderas en toi.
Son souvenir restera vivant.
Dorénavant, tu vivras pour toutes les deux.
Désolée pour ce matin.
Je cherche pas la bagarre.
J'aurais dû te dire au sujet de Noah.
Je peux te parler d'un truc ?
Vas-y. C'est quoi ?
Devine d'où je reviens.
- J'en ai aucune idée. - De Woodlawn.
J'ai parlé avec une maman endeuillée.
C'était comment ?
Extrêmement fort.
Elle est très jeune,
bien plus que nous à l'époque.
Elle souffre le martyre,
ses yeux sont comme recouverts d'un voile de douleur.
Je me souviens bien.
Je crois l'avoir vraiment réconfortée.
Et dixit le Dr Parry, ma toubib,
quelqu'un comme moi, avec mon vécu,
pourrait en faire un métier.
Un métier ?
L'Institut veut innover :
des parents ayant perdu un enfant seront formés
à l'accompagnement du deuil.
On est les seuls capables d'appréhender ce vécu
parce qu'on est passés par là.
Tu déménages dans le New Jersey ?
Quoi ? Non, je ferai la navette !
Tu auras 4 heures de trajet.
J'y passerai peut-être une partie de la semaine.
C'est un plein temps ?
Non, j'en... Rien n'est encore défini exactement.
- Et Joanie, là-dedans ? - Comment ça ?
Tu vas encore l'abandonner ?
Alors tu vas l'emmener loin de moi ?
Arrête ! J'ai...
- J'ai pas réfléchi à tout ça. - Pourquoi ?
C'est exactement ce que je redoutais.
Je m'attendais à ce genre de mauvais coup.
Ça fait combien de temps ? Moins de 24 h ?
C'est plus fort que toi, ma parole.
T'as tort...
C'est toi ! Au tribunal,
t'as eu un bol fou. Atterris un peu !
Montre ta joie et ta gratitude !
Au lieu de tirer sans arrêt sur la corde.
J'oublie toujours,
je suis happé par notre histoire et tout le binz.
Mais c'est toi tout craché.
Tu sèmes le chaos. Je peux pas vivre ainsi.
Personne t'y oblige !
Tiens donc ! Alors pourquoi t'es là ?
- Pour partager ça avec toi. - Pourquoi ?
Parce que... t'es le seul à pouvoir comprendre.
Je pige pas pourquoi t'es furax.
Je m'attendais à ce que tu te réjouisses.
Logique, y en a que pour toi.
Tout tourne autour de ton nombril.
Paraît que t'as cartonné hier, Bailey.
Les nouvelles vont vite !
Ravi pour toi. J'aime que les gentils gagnent.
Parce que t'es un gentil, Clay.
- Je te sers quoi ? - Je sais pas.
Un truc qui arrache.
Je suggère un Long Island Iced Tea.
J'étais en ville et je vous ai vue. Je vous dérange ?
Du tout, asseyez-vous.
Deux Long Island Iced Teas.
- Comment va ? Vous avez bonne mine. - Ça va.
Et vous ?
J'ai connu mieux.
Vous voulez qu'on en parle ?
Vous habitez toujours Montauk ? J'ignorais.
Oui, j'y ai pas mal d'attaches.
Exact, votre fille.
Qui n'est pas de Noah, au final.
J'ai trouvé ça jubilatoire.
Pardon, je voulais pas être garce. Mais j'ai eu une drôle de journée.
On est deux.
Vous l'avez vu récemment ?
Oui. Je me demandais comment il allait.
Il habite chez moi, pour l'instant.
Ah bon ?
C'est provisoire. Sa plaie s'est infectée
et comme mon homme est toubib...
C'est super généreux de votre part.
Les flics avancent ?
Non. L'occasion aurait fait le larron.
- C'est tordu. - Je confirme.
La dernière fois que vous l'avez vu ?
Ça date de quelques jours.
Sérieux ? Pourquoi ?
On a signé les papiers du divorce.
Vous, divorcée de Noah ?
Bienvenue au club.
Tchin !
Je peux te poser une question ?
Qui était-il avec toi ?
Pardon ?
Eh bien, comment décrirais-tu cet homme ?
Noah Solloway.
Je sais pas trop... Je...
Je dirais qu'il était charmant.
Brillant.
Toujours sur la brèche. J'ai jamais rencontré
plus ambitieux que lui.
- Quoi ? - Rien. Continue.
Il était très responsable.
Le genre d'homme...
qui gère en toute circonstance.
Tu le voyais autrement ?
Je trouvais qu'il manquait...
totalement de confiance en lui.
Très intelligent, oui,
mais je le tannais constamment pour qu'il relance son éditeur
ou tienne tête à mon père.
C'était un tout autre homme avec toi.
On voit chez autrui ce qu'on a envie d'y voir.
Il fut un temps où je me disais que Noah ne t'appartenait pas,
que je te le prêtais,
en attendant qu'il se lasse de toi et me revienne.
Même après votre mariage. La lose !
Helen, je suis désolée.
Sincèrement désolée de ce que j'ai fait.
Un mari, un père de famille. J'aurais pas dû...
Je regrette infiniment.
Ce n'est pas ta faute.
Comment dire ?
Les hommes ont besoin de se sentir importants
pour rester dans un couple,
et j'ai cessé de valoriser Noah
un paquet d'années avant votre rencontre.
Ne culpabilise surtout pas.
J'ai un aveu à te faire sur la mort de Scotty.
Ne dis rien.
Au contraire, ça te soulagerait...
Lâche l'affaire.
Franchement...
quel intérêt ? On peut pas remonter le temps.
Contente de t'avoir vue.
Prends soin de toi.
Soirée cheloue ?
Chris ?
Un problème ?
Je voulais te prévenir.
Les gars de la Crime réinterrogent Cole.
Sur quoi ?
L'agression de Solloway.
- Son alibi ne tient pas debout. - Il n'était pas chez lui ?
Non. Ils ont la preuve qu'il a passé le péage de l'autoroute
à 15 kilomètres de la fac, une heure avant les faits.
Punaise...
Tu as une info ?
- C'est le moment d'en parler. - Non, juré !
Espérons qu'il voulait juste admirer les étoiles.
Navré du dérangement. Bonne nuit.
Merci.
Partie 2 : Cole
C'est sorti tout seul, voilà.
Il m'a demandé
si Joanie avait l'air heureuse avec elle.
- T'aurais voulu que je mente ? - Non.
Bien sûr que non.
Mais t'aurais pu m'en parler avant.
Justement, j'avais pas prévu
de dire ça !
Le juge préconise la résidence alternée.
Qu'en pensez-vous ? Vous accepteriez ?
Donnons-lui ce qu'elle veut
et tirons enfin un trait.
J'en ai plein le cul de parler d'Alison.
Non, mais je rêve ou quoi ?
Ordre d'arrêt du chantier
Qu'est-ce que tu fous ici ?
- J'apporte des donuts. - Pourquoi ?
Au cas où t'aurais une petite faim.
Et aussi en remerciement
pour ce matin.
Ça vient pas de moi.
N'empêche, t'as accepté, alors merci.
Ali, j'ai pas faim.
Mais si !
- Non. - Je sais que si.
Ta ride te trahit.
Va-t'en, s'il te plaît.
Faut pas que mes ouvriers et mes frangins te voient.
Ils vont penser quoi ?
J'en sais rien, je veux pas de souci.
Enfin, c'est que des donuts !
Stop, t'as ce que tu voulais.
T'as récupéré Joanie. À quoi tu joues ?
Lâche-moi un peu.
On a fait une erreur, on le sait.
Hou là, je viens pas pour ça.
T'es sûre ?
Je viens te dire merci.
Cette journée a été importante pour moi.
Capitale, même.
Je te les laisse.
Si jamais t'as un petit creux.
Fait chier. Putain.
Bonjour, Willa.
Cole ? J'allais fermer.
Je dois parler à Jerry. Il est là ?
Il est parti en Floride.
- Longtemps ? - Pour sa retraite.
Il rêvait de se tirer d'ici.
Qui a pris le relais ?
- Vous êtes Tim ? - Timothy.
Au temps pour moi. Cole Lockhart.
M. Lockhart. Enchanté.
C'est moi. Félicitations pour le poste.
Merci. J'ai fait un saut chez vous.
Je sais. J'ai eu votre message.
Votre métrage est caduc.
J'en doute. Il a moins de 3 ans.
- Exact. - Il n'est donc pas caduc.
"Tout nouveau bâtiment nécessite un nouveau calcul."
On arrête en attendant.
Pitié. Faire refaire un métrage me coûtera un bras
et je perdrai 8 semaines.
Peut-être moins.
Rien que 6, et je l'ai dans l'os pour toiturer avant l'hiver.
Désolé, l'urbanisme doit veiller au grain.
Timothy, je sais que vous débarquez ici.
C'est une petite ville, on se serre les coudes.
J'ai beaucoup entendu parler de vous.
"Un pilier de la communauté qui force l'admiration."
Vous avez sûrement à cœur de rester dans les clous.
Navré pour le désagrément.
Tu sors d'où ?
J'ai donné le bain.
Elle dort ?
Elle regarde un film.
Je... lui ai raconté ce qui s'est passé au tribunal.
Et ?
Elle est ravie.
On a eu raison.
Il se fait tard.
Mets-la en pyj', je lirai l'histoire.
Ça roule.
Ton repas est au chaud.
Miam !
Dis-moi...
j'ai bien réfléchi.
Et si on fondait notre famille à nous ?
On peut adopter ou trouver une mère porteuse.
Non ?
Non... Enfin, pas "non". Oui !
Absolument, oui.
Bien sûr que j'en ai envie.
Mais là, je suis claqué, mon cœur.
On en reparle demain ?
Si tu veux.
T'es malade ? C'est l'urbanisme qui m'envoie.
- Quoi ? - J'ai vu Tim.
Tu dois arrêter, point barre.
Rien à foutre. Combien pour l'amadouer ?
- Il est pas achetable. - Mon cul, tout le monde l'est.
Il veut faire un exemple. Il cédera pas.
- Pourquoi ? - Tu es un notable.
Et il tente d'assainir ce...
cloaque corrompu et arriéré qui nous est cher.
- Déjà, pourquoi lui ? - Arrête quelque temps.
Tu permets ? Fait chier.
Oui, je suis sur un chantier.
Oui, j'ai vu pour les couches. J'ai déjà...
Non, j'ai pas pris rendez-vous...
Il a rien, il fait ses dents. Mais si tu veux...
La connasse de première.
Tout baigne ?
Oui, c'était affectueux.
Mini Oscar est malade ?
Il fait ses dents.
Mais il pleure non-stop et Jenny s'inquiète.
Elle a repris le taf, elle stresse, il dort pas.
Alors c'est engueulades et abstinence.
Tout va très bien, madame la marquise.
Vous allez survivre ?
Comment ça ?
Tu l'as traitée de connasse.
Parce qu'elle me pourrit royalement la vie.
Mais on se séparera pas, aucun risque.
Jenny est...
un joli petit lot.
Et soyons réalistes, je suis un pou.
Si elle doit gueuler et me raccrocher au nez,
si ça suffit à son bonheur, ma foi,
c'est pas cher payé pour une belle petite famille.
Tu penses jamais à une autre vie, une autre... ?
Une autre quoi ? Une autre nana ?
Qui, par exemple ?
J'y crois pas.
C'est ça, le fin mot de l'histoire ?
"Je dois toiturer", tu parles, Charles.
Merci d'être passé.
Minute, papillon !
Tu baises avec ton ex ?
T'as baisé avec ton ex ?
T'es con ou quoi ?
T'as une vie en or. À quoi tu joues ?
Je sais pas.
Bon sang de bonsoir.
Je te jette pas la pierre.
Y en a pas deux comme ton ex.
Mais souviens-toi d'il y a 5 ans.
Elle t'a plaqué et t'a brisé le cœur.
- Pour en faire des confettis. - Je me souviens.
Alors pourquoi cette conversation ?
J'en sais rien.
Je sais plus où j'en suis.
Si tu caftes à Luisa, je te crève.
Relax, mon pote ! Je suis rangé des voitures.
Je gâche plus la vie des autres, la mienne m'occupe suffisamment.
Entre nous, quand j'ai rencontré Jenny,
j'ai eu un putain de flash en quatre couleurs.
C'était une vraie nympho.
Je pensais signer pour des turluttes à vie.
3 petites années plus tard,
au lieu de m'envoyer en l'air, la nuit, je change les couches.
Cette nuit, j'en avais pas sorti, il a eu envie de faire :
j'ai tendu la main pour qu'il chie dedans.
Et là, tu sais ce que je me suis dit ?
C'est ce qui arrive quand on tombe amoureux.
La suite logique.
Puisque ça te pend au nez, autant choisir Luisa, non ?
Elle sera toujours là pour toi. Alors qu'Alison
te fera faux bond 9 fois sur 10.
Ce fut un plaisir. Merci d'être passé.
Sympa, la discute !
Arrête ton chantier.
Le métrage
date d'il y a 3 ans, en novembre.
Dès que possible.
Minute !
La semaine prochaine, sur place. Au revoir.
Je t'ai déjà dit...
Il m'est arrivé un truc énorme, aujourd'hui.
J'étais à Woodlawn pour parler à une maman en deuil
et comme j'ai assuré, ils m'ont proposé un job.
Un job ?
Oui. C'est totalement novateur...
Et t'as accepté ?
Mais oui.
C'est dans le New Jersey.
Peu importe.
Ah bon ?
Tu pourrais te réjouir pour moi.
Que devient Joanie, là-dedans ?
Tu l'emmènes ou pas ?
Sûrement à mi-temps.
- Elle va à l'école ! - À la maternelle.
On en trouvera une là-bas. Quoi ?
J'espérais que ce serait différent.
Mais encore ?
J'espérais que tu te poserais un peu.
Si tu veux Joanie la semaine, discutons...
Je veux que tu agisses en être sensé,
pas que tu fasses la première connerie venue.
Épargne-moi ta dinguerie.
Ça t'arrange bien que je sois chtarbée.
Répète !
Comparé à moi, t'as l'air d'un mec équilibré.
Je suis partant !
Pour fonder une famille. Ta sœur sera notre mère porteuse.
Pardon d'avoir été bizarre.
Tu veux des enfants, moi aussi. Lançons-nous.
J'appelle le toubib dès demain, pour qu'il m'explique.
La nuit porte conseil :
reparlons-en quand tu seras zen.
Je suis zen et motivé.
M. Lockhart.
Quoi encore ?
Oui, moi aussi, je suis d'une humeur de merde.
Ça me met en rogne de revenir jusqu'ici
pour reposer la même question,
mais c'est la vie.
Où étiez-vous la nuit de l'agression ?
- Déjà répondu. - Chez vous, OK.
Sauf que c'est madame qui l'a dit.
Pourquoi a-t-on votre photo au péage
du pont George Washington cette nuit-là ?
Vous avez télépayé. Tout est enregistré.
Et ce pont est à 40 minutes du campus,
mais vous le saviez sûrement.
Dites-nous où vous étiez vraiment.
Je répète : j'étais avec ma femme !
Vous ne vous rendez pas service.
Parlez ou vous allez être notre suspect numéro un.
Promis juré ?
Dis-leur la vérité !
- Écoutez madame. - Dégagez !
Ah oui ?
On se calme ! Mets-lui les menottes.
M. Lockhart, très mauvaise idée. En route !
C'est Chris Gibbons qui m'a prévenue.
Je lui ai demandé de me faire une fleur.
Pourquoi ?
Cole, nous deux...
on se connaît...
depuis quasiment toujours.
T'as plein de défauts, mais t'es pas un menteur.
Alors dis-moi...
T'as poignardé Noah ?
J'hallucine... Non !
J'étais même pas dans les parages.
Dans ce cas, t'étais où ?
Je suis allé à Woodlawn.
Discuter avec ta toubib.
Le Dr Parry, c'est bien elle ?
Oui. Pourquoi ?
Pour parler de toi.
Quand t'es revenue ici, t'avais l'air...
mieux dans ta tête.
Te voir, toi, te voir avec Joanie,
ça a fait resurgir plein de souvenirs.
Lesquels ?
Nous deux.
Et pourquoi tu voulais voir ma toubib ?
Pour avoir un avis médical, j'imagine.
Sur quoi ?
Sur ton état.
Sans dec' ? Tu voulais un mot du docteur ?
- Et elle t'a dit quoi ? - Rien !
Elle plaisante pas avec la déontologie.
C'est donc ça, le grand secret que tu caches.
- Bon, dis-le aux flics. - Impossible.
- Pourquoi ? - Devine.
Ma langue au chat.
Si je reconnais ça,
je devrai reconnaître tout le reste.
Reconnaître quoi ?
Je me construis une vie, une immense maison
pour prouver à tout le monde que je ne t'aime plus.
Que j'ai pas besoin de toi, que je te désire pas,
que je te regrette pas.
Alors que c'est faux.
J'ai besoin de toi.
Je te désire, je te regrette, je t'aime.
Et j'en ai marre de prétendre le contraire.
Suffit d'arrêter de faire semblant.
Impossible.
Pourquoi ?
Je suis pas Noah Solloway.
Je suis un mec bien.
Je serais barge de te faire confiance.
Je refuse de replonger
et de sacrifier ce que j'ai construit.
Alors bouge surtout pas.
Personne te met un flingue sur la tempe.
Cela dit, tu vas devoir te décider.
Je suis moi, je te cache rien.
À force de bosser sur moi, je suis devenue
mille fois plus costaud qu'avant.
Mais je serai toujours impulsive
et mélancolique,
avec des hauts et des bas.
C'est pas de tout repos de m'aimer, je sais.
Mais je t'aime.
Depuis toujours et pour toujours.
Enfin, c'est à toi de décider.
Et je voudrais pas être à ta place.
T'as dit quoi aux flics ?
La vérité.
J'étais allé à l'Institut d'Alison parler à sa toubib.
Pourquoi ?
Je voulais un avis sur son état psychique
pour m'en servir au tribunal.
Pourquoi avoir menti si longtemps alors que c'était si simple ?
J'en sais rien.
Je crois que tu continues de mentir.
J'ai plus envie d'en parler.
Bonne nuit.
On revient sans cesse l'un vers l'autre.
Je sais.
Ça veut dire quelque chose, non ?
Que notre histoire n'était pas terminée.
Et maintenant... elle l'est ?
T'as la trouille.
Tu renonces parce qu'on a merdé en beauté.
Et que c'est le boxon.
Si tu quittes Luisa,
tu pourras plus passer pour un chic type.
Tu seras aussi dégueulasse que moi.
Mais mieux vaut être dégueulasse et heureux.
Que chevaleresque et malheureux.
Bref, si jamais, t'as besoin de moi...
tu sais où me trouver.
T'es toujours là ?
C'est chez moi.
Chez nous !
Si tu veux encore de moi.
Oh que oui.
Sous-titres : Claudia FAES
Sous-titrage : Videaudi
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