All language subtitles for China Gate by Samuel Fuller (1957)

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Original subtitles

La Porte de Chine

Ce film est dédié à la France

Il y a plus de trois cents ans les missionnaires français

ont été envoyés en Indochine pour prêcher l'amour de Dieu et l'amour fraternel entre les hommes.

Petit à petit, l'influence française pris forme sur la terre vietnamienne.

Au fur et à mesure des difficultés le mode de vie a progressé

et la nation florissante s'est convertie à la culture du riz.

Sous l'administration française, les zones montagnardes se sont développées

jusqu'en 1941, l'année où les troupes japonaises ont envahi et souillé les rizières

du sang des défenseurs.

En 1945, Ho Chi Minh, un révolutionnaire indochinois soutenu par Moscou,

entame une campagne pour bâtir une nation sur le modèle du communisme chinois,

et implante son quartier général dans le nord en nommant cette nouvelle région Viet Minh.

Après la fin de la guerre de Corée, la France s'est retrouvée seule pour protéger le pays

et a combattu pour freiner le communisme et le pillage de l'Asie.

Des forces de la Légion Etrangère sont venues du nord de l'Afrique

luttant vaillamment sous le drapeau français,

sans pouvoir localiser la route de l'approvisionnement des munitions provenant de Moscou.

Les bombes et les munitions fabriquées en Russie se trouvaient stockées dans des tunnels secrets

construits le long de la chaîne des montagnes de la Porte de Chine.

Grâce à cet arsenal, les communistes étaient en passe de gagner la guerre.

Les bombes et les munitions stockées sous terre passaient de village en village.

Mais à 16O Km de la Porte de Chine s'est trouvé le village agonisant de Sun Toi,

l'ultime foyer de résistance du Nord.

Leurs provisions avaient été confisquées, leurs munitions étaient épuisées,

mais la lutte continuait alors qu'ils mourraient de faim.

Leur seule possibilité de survivre étaient les approvisionnement de nourriture

provenant du Sud, parachutés par les américains.

Année : 1954. Jour : jeudi. Heure : 10 H du matin.

Tous les animaux ont été mangé. Tous, sauf un.

A manger. A manger.

Comment va Pierre ?

Il a faim.

A manger.

Ne traverse pas la route, tu entends ?

Viens, Leung.

Il va exploser. Eloignez-vous. Eloignez-vous.

Merci, mes soeurs. Merci beaucoup.

Tu es magnifique, Lucky, simplement magnifique. J'aime te regarder.

Je te présente le Capitaine Caumont, des forces aériennes.

Il a cessé le combat, spécialement pour te rencontrer.

Capitaine, voici Léa Sommer.

C'est vous qu'on appelle Lucky Legs ?

Je les découvre dans les grandes occasions.

Mais il y a assez de place pour cacher du cognac.

Vous ne le saurez jamais. Comment-allez-vous, Colonel.

Je sais que c'est dur d'être sobre, mais ceci est important.

- Important pour qui ? - Important pour nous tous.

Il s'agit d'une photographie aérienne de la frontière.

Il y a des centaines de tunnels le long des montagnes de China Gate.

Et vous vouliez que je sois sobre pour entendre ça ?

Je sais que tu connais les tunnels.

De quoi s'agit-il Colonel. ?

Par là, il y a un grand dépôt de bombes et de munitions

qui déciment nos troupes.

Tout le monde sait ça.

Mais on ne sait pas exactement où il est.

Nous avons envoyé des bombardiers, mais ils n'ont rien détruit de stratégique.

On a envoyé des patrouilles, aucune n'est rentrée.

Tu connais les 160 Km d'ici à la frontière

aussi bien qu'une bouteille de cognac.

Tu as fait ce trajet des centaines de fois. Les guides te font confiance.

Nous avons besoin de toi.

Mais surtout, tu connais le Commandant Cham, à China Gate.

Mes rapports avec le Commandant sont mes affaires personnelles.

Nous sommes intéressés par le Commandant parce qu'il est le verrou du dépôt

et que toi seule a la clé pour l'ouvrir.

Ce n'est pas ma guerre.

Tu es à moitié Indochinoise.

Je suis un peu de tout et beaucoup de rien du tout.

Les Indochinois disent que je suis ceci, les Français, cela, les Américains...

En ce qui me concerne, vous les gars, la faucille et le marteau,

vous pouvez continuer à vous battre.

Quand le dépôt explosera, ce sera la panique.

Dans la confusion, je volerai un avion.

Mon devoir est de revenir à Sun Toy.

Pour ce travail, tu recevras 5000 $, on ouvrira un bar pour toi à Saigon.

Tu auras les meilleurs vins et alcools. Tu marches ?

Non.

D'accord. Quel est ton prix ? Combien veux-tu ?

Je veux envoyer mon fils en Amérique.

C'est un garçon sans histoire et en bonne santé.

Il a 5 ans et c'est une lourde croix à porter.

S'il est en Amérique, cette croix sera plus légère.

Vous avez des relations.

Utilisez-les pour mon fils et je trouverai le dépôt.

Non, les lois sont strictes en Amérique.

Très bien.

Lucky, un instant.

Dans ce cas particulier, je pense que nous pourrons faire quelque chose.

- Quand partons-nous ? - Immédiatement.

- J'ai une belle surprise pour toi. - Quoi ? Une bouteille ?

Venez !

Tu te souviens de l’artificier américain, le Sergent Brock ?

Il est dans la Légion Etrangère, maintenant. Il est chargé des explosifs.

Il n'y a plus d'accord. Trouvez votre dépôt vous-même.

Mais . . . Mais . . . Je ne comprends pas. Je pensais . . .

Je pensais que cette mission serait plus agréable si vous travailliez ensemble.

Vous avez vécu ensemble à Saigon, non ?

Eh bien, que s'est-t-il passé ?

Non seulement nous vivions ensemble, Colonel. Nous nous sommes mariés. A l'église.

Pour 30 $, et après 2 ans vous pouviez la faire enregistrer comme votre épouse.

- C'est vrai. - Elle vous a surpris avec une autre femme ?

- C'est pour ça qu'elle vous a giflé ? - Non, je suis parti.

Cela arrive tous les jours dans cette partie du monde.

Oui, ça aurait pu être pire.

- Ça l'est. - Que voulez-vous dire ?

Elle m'a dit que son père était blanc et sa mère Indochinoise.

Qui aurait pensé qu'elle était Indochinoise ? Pas même à moitié ?

J'ai toujours voulu un enfant, un enfant né en Amérique.

Mais ça ne s'est pas passé comme ça. Le bébé est né à Saigon.

Le médecin m'a appelé. Et j'ai couru, j'ai couru à l'hôpital.

J'ai vu le bébé.

Je n'ai pas pu le supporter.

Je me suis enfui.

Pourquoi ?

Il était Indochinois.

Qu'espériez-vous ?

Un acte notarié certifiant que l'enfant aurait vos yeux ?

Savez-vous pourquoi elle est volontaire pour cette mission ? Pour votre fils.

J'ai promis de l'envoyer en Amérique si elle trouve le dépôt.

- Un garçon ? - Oui, vous avez un fils.

Il a 5 ans. Un garçon sans histoire et en bonne santé.

Son unique tort est d'avoir les yeux bridés.

Bonjour mon Père. Vous m'avez marié il y a 6 ans à Saigon.

Brock, Johnny Brock, j'étais Sergent dans l'armée américaine.

J'ai épousé Léa, Léa Sommer, vous ne vous rappelez-pas ?

Ouais, je pensais qu'il avait été tué en Corée.

Vous me détestez, n'est-ce pas, mon père ?

Pourquoi le Colonel voulait-il que vous me parliez ?

Nous avons besoin de Léa pour une mission

Elle a accepté. Jusqu'à ce qu'elle me voie.

Je dois y aller. Je suis l’artificier.

Elle est la seule à pouvoir nous emmener à China Gate.

Le Colonel pense que vous pourriez m'aider à la convaincre de changer d'avis.

Pourquoi le devrais-je ?

Parce que sa haine pour moi n'est pas aussi importante que cette mission.

Son père lui a tout appris sur les femmes. Sa mère, tout sur les hommes.

Mais pas assez sur les hypocrites.

Vous avez épousé une belle femme pour satisfaire votre vanité.

Pour moi, c'est un acte criminel.

Lorsque vous l'avez quittée, on a commencé à l'appeler Lucky Legs.

Lucky Legs ! C'est ainsi qu'on l'appelle.

On dit qu'elle a fréquenté une fumerie d'opium, qu'elle a trempé dans un meurtre,

qu'elle conduit un homme au suicide,

qu'elle a fricoté dans le marché noir et vécu comme une princesse,

qu'elle a vécu comme une prostituée,

on dit qu'elle est traître à la France,

on dit qu'elle est traître aux Indochinois rouges.

On dit. Les médisants et les commères qui s'efforcent de répandre des mensonges.

Je sais que ce sont des mensonges car je connais cette femme.

Je sais ce qu'elle a vécu pour nourrir votre enfant.

Les communistes m'ont coupé la jambe,

une marque au couteau qui signifie "espion capitaliste".

Léa m'a trouvé hors du village, nettoyé la plaie gangrenée

et emmené à l'hôpital.

Vous aider ? Restez en dehors de sa vie.

Je n'aurais pas dû te gifler. J'aurais dû te tuer.

Mais ton armée m'aurait mise en prison.

Et ton fils, lui, oui, ton fils, serait maintenant à fouiller les poubelles.

Regarde bien, Brock, tu n'avais pas de temps quand il est né, tu te rappelles ?

J'ai vu ses yeux. Je me suis senti mal.

Il était si laid ! Indochinois de la tête aux pieds.

A notre première rencontre, tu disais : J'aime les enfants et je veux en avoir.

Tu parlais comme un prêtre.

Je n'étais pas un Saint quand nous nous sommes mariés.

Tu savais ce que je pense des enfants métis.

Pourquoi m'as-tu épousée ?

Pour que tu ne ressembles pas à une petite amie Indochinoise à 30 $.

Je suis venu te prier.

Dis au Colonel que tu as essayé.

Et essaye de ne pas caresser mon fils comme un chien en partant.

Ne creuse pas sa tombe simplement parce que tu ne peux pas me sentir.

On t'a offert quelque chose d'unique

Tu n'auras pas une deuxième chance d'aller en Amérique.

China Gate, China Gate

Many dreams and many hearts you separate.

Like two arms open wide,

some you welcome in and some must stay outside.

Bowl of rice, bitter tea,

is this all the good earth has to offer me?

Will I find peace of mind?

Does my true love wait behind the China Gate?

China Gate.

Bien. Vérifiez encore votre équipement et vos armes.

- Kruger ? - Explosifs et graisse pour armes.

- Charlie ? - Fils électriques et pistolet mitrailleur.

- Andreades ? - Explosifs et pistolet mitrailleur.

- Goldie ? - Explosifs et graisse pour armes.

- Jaszi ? - Rations, munitions et pistolet mitrailleur.

- Pigalle ? - Explosifs et pistolet mitrailleur.

Bien.

Regardez ça. Regardez attentivement.

Les détonateurs. Ils sont très sensibles.

Un seul choc et ils explosent.

Nous devons toujours les tenir loin des explosifs.

Écoutez. Je prends cette boîte de 50.

Il y a une autre boîte de 50.

Je veux un volontaire pour prendre cette boîte.

Je la prends.

Levons le campement.

Écoutez.

Je ne veux pas d'ennuis avec cette femme.

Elle a un travail à faire. A nous de le finir.

Vous voulez me rendre aveugle ? Éteignez cette lumière.

- Lucky ? - Qui d'autre à cette heure ?

Retirez la mine. C'est Lucky Legs. Retirez la mine.

Cognac, hein ?

Lucky Major

Tu sais ? Ma mère m'a donné l'éducation pour être officier.

Tu devrais boucher ça.

- Comment ça va dans ton village ? - En ruines.

- Ton fils va bien ? - Pour le moment. Nous avons subi un raid.

Oui, j'ai vu un avion. Il est tombé sur ton bar ?

Il a été détruit il y a quelques jours. Mais mon cognac était bien enterré.

- Il y a une chose qui me gène, Lucky. - Oui ? Qu'est-ce que c'est ?

Je suis ici depuis plus d'un an pour empêcher l'infiltration des Français

qui voudraient s'approcher de notre ligne d'approvisionnement.

Fais-moi une faveur, Lucky. Mais sois prudente.

Quand tu verras le Commandant.

Dis-lui que ce serait bien de me muter sur la route de Sun Boi.

Je n'ai pas vu ma famille depuis un an.

Je ... Je vais essayer.

Je n'ai jamais vu un homme te dire non.

Amarrez-vous ici. Nous continuons à pied.

La rivière va vers l'ouest et nous au nord-est.

Hé, Goldie, dans quelle région de Tchécoslovaquie as-tu combattu ?

- A Pilsen. - C'était la dernière bataille. Non ?

- Oui, c'est vrai. - Quelle unité ?

- Première Division. - Ah, cette unité, la "Big Red One ».

Hé, c'est pas votre unité qui a libéré les camps de concentration allemands

et qui a dû enterrer les Russes morts ?

Oui, c'est drôle. Le mal qu'on s'est donné pour que les cadavres de Moscou

aient une sépulture décente.

Je ne l’aurais pas fait.

Eh bien, à cette époque, c'étaient nos amis.

Qui sait qui sont nos amis ?

Tout est fou et tout est mélangé.

Nous savons une chose : les Américains sont des amis.

Je ne les vois pas se battre ici. Je veux dire, en uniforme.

Ils nous aident pour ce dont nous avons le plus besoin.

La guerre est coûteuse et en particulier cette guerre folle.

Ça leur a déjà coûté beaucoup.

Hé, Lucky Legs, on va traverser des villages "Moï" ?

Il y en aura un ou deux le long du chemin.

- "Moï", c'est quoi ? - "Sauvage" en Vietnamien.

Parce qu'ils sont sauvages, on a profité d'eux.

Les communistes, au lieu de riz, leur ont donné des armes.

Ils aiment jouer aux soldats avec des étoiles rouges sur leurs casquettes.

Tu connais bien les Moïs ?

Très bien. Ma mère était Moï.

C'est vrai ? J'ai entendu dire que tu avais du sang Indochinois.

Vous avez bien entendu.

Les Moï croient que ce monde est celui des morts et le prochain, celui des vivants.

Leur religion c’est leurs ancêtres.

Ils remplissent une énorme jarre d'alcool de riz et prient les Esprits de rester dedans.

Dans une jarre ? Les ancêtres dans une jarre ?

Comment tu le sais ?

Un jour j'ai rencontré un Moï qui était un peu à court. Tu sais ce qu'il a fait ?

Il a pris une vieille jarre et l'a vendue avec sa grand-mère dedans.

- Non ! - C'est vrai.

Vous n'avez pas l'air Indochinoise.

Tout le monde ne porte pas sa vie sur sa figure.

J'aime l'idée d'une Fräulein pour nous guider.

Moi pas.

- Tu es superstitieux ? - Non, mais beaucoup de Vietnamiens

deviennent soudainement communistes.

Ils vendent leurs amis. Et même leurs familles

Tu crois que le Colonel l'enverrait s'il pensait qu'elle puisse changer de camp ?

Pourquoi pas ? Le Colonel était désespéré. Il saisit sa chance à tout prix.

Vous pouvez m'imaginer entrant dans une brasserie avec une fräulein comme ça.

Qui pourrait croire qu'elle est à moitié Indochinoise ?

On dit qu'il y avait une compagnie d'infanterie américaine à Saigon.

Une compagnie ? Il y avait tout un bataillon.

- Vous savez ce qu'elle a fait ? - Ferme-la.

Tu es le premier Américain qui n'a pas le sens de l'humour.

Ferme-la.

Je répète seulement ce que j'ai entendu, Sergent.

Un soldat aussi malin que toi ne devrait pas avaler ces mensonges.

Après treize ans d'armée, mes oreilles sont des éponges.

Tu as mis leur propagande dans tes éponges quand tu as rejoins les Français.

- Les Français ? - Tu collectionnes les uniformes, Kruger?

C'est la seule vie pour moi, même si je dois mourir pour vivre.

Hé, Goldie, de quelle partie de l'Amérique viens-tu ?

- De New York. - J'étais dans la division Hammer.

- Oui, je sais. - Le Capitaine était toujours en Sicile.

Oui, je me souviens.

Hé, pourquoi as-tu quitté ton armée pour combattre en Indochine ?

Je n'avais pas fini ce que j'avais commencé en Corée. Il reste beaucoup de communistes vivants.

Jaszi ! Jaszi !

Il est fou ! Il m'a attaqué !

Pourquoi il a fait ça ? Je pouvais le tuer.

Je suis désolé, Goldie. Je fais constamment ce cauchemar.

Je revois toujours ce soldat russe qui me recherche. Je suis désolé.

Oublie ça

Je lutte tout le temps. Je lutte.

J'aurais dû rester en Hongrie.

J'en avais assez de voir saccager mon église.

J'allais à l'université de Budapest quand c'est arrivé.

- Je suis désolé, Goldie. - Je t'ai dit d'oublier.

Une nuit, j'étais ivre. Ivre de haine Seulement de haine.

J'ai suivi un soldat russe dans une ruelle, près de l'université.

Vous savez comment je l'ai tué ?

Avec mes mains.

Mes mains.

Maintenant, je le revois sans cesse en rêve. Et je le tue encore et encore.

- Vous l'avez choisi, Capitaine. ? - Oui

Dans un avion, vous pouvez toujours attacher un fou.

Mais dans une mission d'infanterie il n'y a rien d'aussi facile.

Que proposez-vous, Sergent ?

Nous ne pouvons pas l'abandonner.

Il pourrait être capturé et torturé.

Mais nous ne pouvons pas le garder. Il pourrait revoir ce soldat russe.

Rien de personnel, Jaszi. Nous t'aimons bien, tu le sais.

Tu es un danger pour nous tous dans cette mission.

Tu pourrais nous tuer dans notre sommeil. Ou nous bousculer Goldie ou moi, avec les détonateurs.

Tu sais ce qui se passerait ?

Nous sauterions tous.

Tu es malade.

Tu dois partir.

Je crois que tu as raison.

Je sais que j'ai raison. Personne ne fera échouer cette mission, personne.

Vous êtes le patron. Choisissez un homme.

Le plus tôt sera le mieux.

Cela semble sensé. Mais je ne vais pas donner cet ordre.

- Je ne comprends pas. - Vous voulez le tuer ? Tuez-le.- Mais vous prenez la décision.

Très bien.

Non ! Attendez, Sergent. Juste ... Juste une minute.

Attendez. Je...je n'ai pas peur de mourir.

J'étais volontaire pour cette mission. Mais, être tué par l'un de vous !

Je le promets. Je ne dormirai plus.

Je serai aussi discret qu'un oiseau.

Plus de rêve. Plus de cauchemar.

Je ne vais pas dormir jusqu'à la fin de la mission.

Vous avez un couteau. Utilisez-le.

Non.

Je vais passer pour cette fois, Jaszi.

Le prochain cauchemar sera le dernier.

Jaszi.

Je suis comme toi. Prends des somnifères.

Tout est miné. Sauf vers les statues.

Il y a toujours un poste de garde là-bas, qui est en contact avec son PC.

Je m'en occupe. Leung vous dira quand commencer.

Rappelez-vous : la seule zone de sécurité est large comme ça.

Restez collé aux idoles ou vous marcherez sur les mines.

Vous avez plus peur du Lieutenant que moi.

- Tiens, bois. - Non, bois toi. J'ai trop bu.

Vous avez peur du Lieutenant Sinwei, non ?

Tiens, bois un coup. Je vais te raconter une histoire du Lieutenant Sinwei.

Attendez ! C'est rien.

Des mines. Soyez prudents.

Doucement.

Doucement. C'est miné.

Soyez prudents.

Il y a des pièges tout autour. Ils les changent de place chaque jour.

Comment traverser ?

Ils peuvent nous voir du poste d'observation.

Quel poste ?

Dans un arbre par là-bas. De là on peut tout voir.

Je peux obtenir l'information, mais passer la nuit serait dangereux.

De jour ce serait pire. Ils nous verraient.

C'est vrai. Mais un garde mort ne voit rien.

Je vais envoyer un homme pour l'éliminer.

- Tu es passée souvent ? - Oui.

- Seule ? - Oui.

- Tu es, Lucky ? - Oui.

- Tu es seule ? - Non, je suis avec Leung et des amis.

- Apporte une bouteille ! - Combien en veux-tu ?

Juste assez pour moi.

Dis-leur que je ferai signe pour passer.

Depuis quand tu traînes la nuit dans la jungle ?

Tu crois que j'aime ? Il m'a ordonné de me dépêcher.

Commandant Cham ?

Es-tu jaloux ?

Tout le monde est jaloux de lui.

- Est-ce que le N° 3 est éteint. - Non. Tous les passages sont câblés.

- Tous ? - Oui. Il y a un passage à 20 mètres d'ici.

Où ? Pourquoi là ? À 20 mètres ?

Oui, tu peux passer à gauche. Mais c'est dangereux la nuit..

Tu ferais mieux d'attendre le matin.

Je vais le dire à mon cousin.

- Leung ! - Quoi ?

Attends jusqu'au matin.

- Tu entends ? - Oui, j'ai entendu.

Leung est un très bon cousin.

Le Capitaine m'a ordonné de passer la nuit ici

au cas où des communistes montent l'échelle.

Le Capitaine est un entremetteur frustré.

Oui, je crois que tu as raison.

Quand ils m'ont pris, ils ont voulu me faire un lavage de cerveau. Mais j'étais un mauvais cas.

Quand ce fut fini, j'ai été échangé.

- Ainsi, tu as été capturé... - Oui.

Qu'y a-t-il ? Tu ne me crois pas ?

Tu m'as dit que personne ne pourrait te capturer.

Tu préfères la mort. Tuer ou être tué.

- Mais si tu veux vivre, tu te rends. - C'est vrai.

Donne-moi une bonne raison pour que tu aies envie de vivre.

J'avais peur de mourir. C'est aussi simple que cela.

Ta vertu, Brock, ne pas mentir.

Je n'ai pas eu à le faire.

Pourquoi as-tu rejoint les Français.

L'armée est mon métier.

La guerre s'est terminée en Corée et a commencé en Indochine.

Tu voulais vraiment te battre pour les Français ?

Bien sûr, je n'aime pas les communistes et la France a pris la suite.

La France ! Il y a seulement une poignée de Français. Et des millions d'Indochinois.

Tu es venu te battre pour un enfant Indochinois. Allez, avoue-le.

Tu te fiches des Français, avoue-le.

J'apprends à haïr rien qu'en te regardant.

Je suis trop lasse pour continuer.

C'est ma faute, pas la tienne.

Tu sais tout de moi et je ne sais rien de toi.

Oui, tu as voyagé, mais sans rien apprendre. Rien d'essentiel.

Tu n'as pas laissé ton coeur entrer dans ta tête.

J'ai vu à ton insensibilité que tu ne pourrais pas faire face aux problèmes de la vie.

Tu es un dur. Tu manies les explosifs. C'est plus facile que d'affronter la vie.

C'est vrai. J'ai fait une erreur.

Nous faisons tous des erreurs.

Cinq ans. Cinq ans, c'est long de penser à toi chaque nuit.

Johnny, pour moi aussi.

Cinq ans, c'est trop long pour penser à un seul homme.

Chaque nuit je parlais à notre fils.

La moitié du temps j'étais ivre, mais je lui parlais.

Je lui disais ce que j'avais fait. Je lui disais comme j'avais honte.

Et je lui demandais de me pardonner.

J'ai eu plus de chance que toi, Johnny, j'avais quelqu'un à qui parler,

quelqu'un qui m'aimait.

Chaque nuit, Johnny, je lui disais, je lui disais,

combien j'aimais son père.

Nous devons penser à notre mission, Johnny.

Nous rentrerons ensemble avec notre fils en Amérique.

Je ne voulais pas dire ça.

Que voulais-tu dire ?

Que penses-tu ?

Pour moi, un homme est mort ce soir.

Dis au Capitaine d'envoyer quelqu'un d'humain.

Pourquoi êtes-vous en colère ?

Non, je sais. C'est votre femme.

Un homme n'a pas de vie privée dans la Légion.

Je suis une grande gueule, Sergent

En m’engageant dans la Légion, je ne pensais pas que c'était une vieille femme avec une langue de vipère.

Le temps change tout, Sergent, y compris la Légion.

Le légionnaire, aujourd'hui, ne se bat pas pour de la nourriture, un bouteille ou une femme,

il ne se bat pas pour de l'argent,

ni pour l’État Français. Il se bat pour tout le Monde Occidental contre un ennemi commun.

C'est naturel qu’au fil du temps, l'intérêt des hommes change.

Ils aiment beaucoup Lucky Legs, ils connaissent votre fils

ils savent que vous avez honte de lui

et ils ne vous aiment pas.

Attention !

Je ne me sens pas bien.

Ta colonne est fracturée.

J'ai déjà vu une colonne fracturée.

On ne peut rien à faire pour me sauver.

Rien.

Qu'attendez-vous ?

Partez ! Partez !

Nous devons attendre.

- Pour quoi faire ? - On ne peut pas t'enterrer vivant.

Je n'aime pas qu'on me regarde mourir.

Nous n'aimons pas regarder non plus.

Cette femme a beaucoup de classe.

C'est une femme merveilleuse, Brock.

Qu'est-ce qu'elle a pu te trouver ?

- Es-tu déjà allé en Grèce ? - Non.

- Et toi ? - Non.

Je me souviens quand ma femme est devenue folle.

La pauvre est morte folle.

Désolé de mettre autant de temps pour mourir.

Rien ne presse.

J'espère qu'il y a un paradis.

Parce que je serais horrifié de revenir ici.

Je suis confus, Léa. Je pensais que tu comprendrais.

Je veux dire ... Ce que j'ai dit dans le poste dans les arbres.

Je pourrais te mentir, remplir ta tête de mensonges,

dire que j'aimais cet enfant, dire que je l'emmènerai aux USA et autres foutaises.

Mais je ne l'ai pas fait, je ne l'ai pas fait.

Je ne peux pas quand je ne suis pas capable de ressentir quoi que ce soit.

Tu veux dire que maintenant, après l'avoir vu, tu ne ressens rien ?

Tu es la seule personne qui me rend honteuse.

Honteuse de ma mère, de ma race, de moi-même.

Je sais que je suis différente. De mes soeurs, de mes cousins,

mais je n'avais jamais eu honte.

Je t'ai dit comment il pourrait naître, non ?

Tu m'as répondu que c'était sans importance s'il naissait en bonne santé.

Oui.

Mais il était si différent quand il est né.

Je n'aurais jamais imaginé qu'il puisse autant ressembler à un Chinois,

- Parce qu'il n'y a rien ... - Non, il n'a rien de Brock en lui,

sauf qu'il est de ton sang.

Sinon il est comme des millions d'enfants en Asie,

mais je ne veux pas le voir avec une grenade à 10 ans,

ni avec un fusil à 15, ni qu'il soit tué ou qu'il devienne communiste.

La prochaine fois que tu tomberas amoureux,

demande un certificat comme quoi ton enfant sera blanc.

Sais-tu pourquoi on m'appelle Pigalle ?

Parce que j'étais flic à Paris, à la circulation.

Mon poste était Place Pigalle.

Tu sais ? Ce que les Américains appellent "Pigali".

J'y passais toute la journée. J'étais le "Roi des rues".

Arrêtant une voiture, disant à une autre de passer.

Stop ! Passez ! Stop ! Passez !

Je soufflais si fort dans mon sifflet,

qu'un jour mes lèvres ne purent plus déguster un verre de vin.

Je devenais fou.

Je vais respirer un peu d'air frais.

Et soudain, je me suis retrouvé à diriger ma famille comme je dirigeais la circulation.

Je disais à ma femme quand se coucher, quand manger ou quand ne pas manger,

quand marcher ou quand ne pas marcher.

Jusqu'à ce que je perde la tête,

et que je m'engage dans la Légion.

C'étaient les premiers qui me disaient : Stop ! Avance !

Pour la première fois, j'étais heureux et ma femme était heureuse,

je n'étais pas là pour la contrarier.

Mes enfants aussi sont heureux sans que je les mène à la baguette.

Je te dis, c'est la bonne manière de vivre.

Planquez-vous là-bas !

C'est Goldie. Il est cerné.

Allons ! Venez !

Goldie...

J'en ai eu un. Il y en a un autre caché.

Couvre-moi. Je vais lancer une grenade.

- Attention avec mes cigares. - Ça va !

Tiens-les.

Nous avons toujours de 45 kilos d'explosifs et 50 détonateurs.

25 pour moi.

Et 25 pour toi, Goldie.

Trois...

Quatre...

Cinq...

Six...

Les femmes et les enfants d'abord.

C'est le nouveau slogan de la guerre.

Il n'existe aucune loi en temps de guerre.

Il y avait des nazis qui croyaient qu'il fallait tuer tout le monde.

Etais-tu l'un d'eux ?

Je pense seulement à sauver ma peau.

Peu importe pour qui combattre ou contre qui.

Tu as de la chance, tes blessures sont invisibles.

Nous avons tous des blessures invisibles.

J'ai retrouvé un morceau de ma mère dans un cratère de bombe.

Il y a une règle dans la guerre : Voir ce qui vous entoure.

C'est difficile de voir tout ce qui vous entoure.

Regarder un meneur de jeu. Il captive n'importe quel enfant.

Aussi, nous nous comportons comme des enfants.

Des enfants avec des armes. Du sang au petit déj et la croix gammée comme récompense.

Que ce passe-t-il, Goldie ?

C'était un enfant. Je l'ai vu.

Tu as eu de la chance que ce n'était pas piégé à l'explosif.

Eh, doucement ! Je n'ai demandé à personne de m'aider.

- Je le fais parce que je t'aime bien. - Tu veux une médaille ?

Qu'est-ce qu'il y a ? Tu cherches un prétexte pour te disputer avec moi ?

Pourquoi pas ? Tu es le seul américain de cette mission

à te comporter comme une belette.

Qu'est-ce qui ne va pas ? Ne tourne pas autour du pot. Où est le problème ?

Lucky Legs et ton fils.

Oui ? Dans quel sens ?

Je voulais avoir un fils, Brock.

Mais ma femme ne pouvait pas en avoir.

Nous avons rempli les papiers pour une adoption.

Mais ma femme est tombée malade,

consumée de l'intérieur

de ne pouvoir en avoir.

Elle pesait 35 Kg.

Elle est morte pour moi, de ne pas m'avoir donné un enfant.

Quand j'ai entendu que tu avais abandonné le tien...

Je vais te dire quelque chose, Brock :

J'ai vécu deux guerres et je vais quitter cette vie. Et tu sais pourquoi ?

Parce que j'ai une raison.

Je vais quitter l'armée et tous sauront pourquoi.

Je vais te dire une chose : Lucky Legs a beaucoup souffert pour ton fils.

Et si quelque chose lui arrive, son fils ira aux États-Unis

même si je dois le ramener sur mon dos.

J'ai toujours voulu un fils, Brock,

et encore plus un de 5 ans.

Le village est plein de soldats.

Ils arrivent et se dispersent.

Que proposes-tu ?

Nous devons continuer à travers la jungle.

Après le village Moï, nous serons à China Gate.

Qu'est-ce qui est arrivé, Goldie ?

Rien, j'ai marché sur un clou.

Et ce bon Samaritain m'a soigné.

- Léa ! - Bonjour !

- Fais attention, là ! - Je sais, je sais.

- Où est ton cousin Leung ? - Il arrive.

- Pour toi. - Merci, Léa, merci.

- Tu es enfin arrivée ! - C'est bon de te voir ! - Comment vas-tu ?

- Viens, fêtons ça. - Oui.

- Tu as quelque chose pour nous ? - Venez tous.

Tu sais ce qu'on joue ?

Oui, de la musique.

Nous avons attaqué une caserne française, une grande caserne.

Nous avons tout pris. Tu vois ? Même la musique.

Tu aimes cet air ?

Oui, nous sommes heureux.

Nous allons la jouer toute la nuit, toi et moi.

Oh, non, non. Je ne peux pas rester.

Quand mon cousin sera là, je devrai aller voir le Commandant

- Tu connais cet air ? - C'est l'air du peuple.

- Tu connais les paroles ? - Oui.

Viens, Léa, chante ! Viens nous apprendre !

Chante avec nous, Léa ! Oui, très bien !

Les gardes ont quitté leur poste.

Je vais chercher le cognac. Suivez-moi.

Allons-y.

Eh bien ! Vous avez pris du ventre.

Oui. Oui.

Ne voulais-tu pas te débarrasser des moines.

J'ai changé d'avis.

Il est plus malin de conserver ce lieu sacré.

Il semble paisible vue du ciel.

Les pilotes français sont stupides, tout comme les Américains.

Il ne bombardent pas les temples et les églises.

Nous bombardons tout. Donc, nous allons gagner.

Je suis venue, Cham. Mon village est en ruines.

Je t'ai dit que tu pouvais venir ici. Comment va ton fils ?

Presque mort dans une attaque. Tu dois m'aider.

Il y a de la place à revendre.

Je ne veux pas être ici quand le vrai combat commencera.

Le vrai combat ? Le cognac a dû t'aveugler.

La guerre finira bientôt, Léa. Encore quelques offensives.

Tu l'as amené ?

Non, je suis venu avec Leung.

Je ne comprends pas. Comment je peux t'aider ?

Dis-moi où il n'y a pas de bombardements. Nous irons là.

La situation est complexe. Nous attaquons partout.

Je ne peux pas croire que tu parles avec une telle indifférence

de la mort de femmes et d'enfants.

Je me souviens quand tu détestais la violence,

quand tu détestais les communistes.

C'est stupide de dire ça devant elle. Heureusement, elle est sourde.

Ne dis jamais ça devant tout le monde.

Bien sûr il y a de la haine et des morts. Si les Français gagnent, je redeviendrai instituteur,

s'ils ne m'exécutent pas. Il faut s'adapter à son temps, Léa.

Si les communistes gagnent, je peux aller à l'école d'état-major.

Je pourrais être Général avec un poste à Pékin ou Moscou.

- Tu imagines ? - Tu peux devenir quelqu'un, Cham.

Ça a été une longue route.

Tu l'aurais faite avec moi si tu n'avais pas écouté cet Américain.

Je t'avais dit que c'était une arnaque.

Tu sais, il ne t'aurait pas achetée 30$

ton bel Américain s'il t'avait vraiment aimée

il voulait des enfants et les emmener en Amérique.

C'est un homme merveilleux, Léa, l'un des plus brillants au monde :

Ho Chi Minh, celui qui éclaire.

Il parle 5 langues, j'en parle 7.

Le jour où je recevrai mes ordres de Moscou plutôt que de Pékin,

j'aurai du pouvoir au sein du Politburo Viet Minh.

Peut-être as-tu raison ? J'ai été trop aveugle pour voir ce qui se passait.

Peut-être que je devrais amener le garçon ici.

Ce serait plus judicieux. Léa...

Nous sommes métis tous les deux. J'ai eu plus de chance que toi,

j'ai des ascendants chinoises, pas toi.

Imagine-toi être l'épouse d'un Général Ton fils serait en sécurité la nuit,

jouerait tous les jours, recevrait l'éducation pour suivre mes pas et protéger le peuple

J'ai été marié plusieurs fois, Léa...

mais je n'ai aimé qu'une seule femme.

Permets-moi d'envoyer le chercher.

Je ne sais pas encore.

Tu sauras quand tu verras ce qui se passe.

Ces montagnes sont pleines de tunnels.

Les Français ont perdu la guerre

parce qu'ils ne savent pas que les tunnels sont des arsenaux.

Tu vas voir pourquoi il est logique de m'épouser.

Ici, il y a suffisamment d'armes pour assurer la sécurité de ton fils.

Une seule pourrait le tuer.

Cela dépend de toi.

C'est d'ici que partent les bombes pour la tuerie.

Appelle-la tuerie, mais ensuite il faut l'appeler vertu.

Et tu peux dormir tranquille ?

Ce n'est pas si simple.

Si tu es un dirigeant, ils te pendent.

Mais si la révolution triomphe,

les générations futures te reconnaissent comme le père de la nation.

- Peux-tu contrer cet argument ? - Non, non, c'est. . . c'est terrible.

Mais c'est la finalité.

La différence entre échec et réussite

est d'agir avec conviction.

Si cela ne te convainc pas d'épouser un gagnant

je pense que tu es stupide.

Et ton fils pourrait mourir.

Léa...

Le Livre de la Genèse commence avec un homme et une femme dans un jardin

et se termine par l'Apocalypse.

C'est mon jardin, Léa, ma version de l’Apocalypse.

Les Moï vivent plus longtemps et mieux.

Laisse-moi réfléchir.

Plus tu tardes, plus courte sera la vie de ton fils.

Je me déciderai ce soir.

J'ai prié pour que cet instant arrive.

Toi ? Prier ?

Il y a des moments où mon âme s'agenouille.

La garde du poste de surveillance est relevée toute les 2 heures.

Il faut 20 minutes.

C'est l'entrée du tunnel. Il y a 2 gardes.

- La relève était quand ? - Il y a une heure.

De l’autre côté, il y a 5 gardes. Je m'occupe d'eux.

Leung me dira quand ce sera fini.

Le Colonel a eu raison de te choisir pour cette mission.

Il ne lui a pas fallu longtemps pour trouver cet arsenal.

- Ce n'était pas difficile. - Non, je vois.

Êtes-vous prêt ?

Tu obtiendras une médaille, Brock. Je veux que tu en aies une.

- Êtes-vous prêt ? - Oui

Suivez-moi. Peut-être qu’un garde n'aimera pas mes jambes.

- Léa. Attends. - Un problème ?

Oui. Moi

Léa...

Je n'ai jamais dit que j'étais désolé pour ce que j'ai fait

Je ne me suis jamais excusé.

Je ne t'ai jamais demandé pardon.

Léa... Léa...

Je t'aime, Léa.

Je t'aime.

Et cet enfant, je l'aime tel qu'il est.

Léa...

Veux-tu redevenir ma femme ?

Johnny...

J'ai attendu mille ans pour entendre ça.

Il y a un seul problème.

Quoi ?

Eh bien ...

Le prêtre unijambiste.

Il a dit qu'il ne me marierait pas une autre fois.

Si seulement tu n'avais pas divorcé.

Mais Johnny, je ne l'ai pas fait.

Je te détestais, mais tu... tu avais honte de moi.

J'étais sûre que toi...

Moi ? Moi ? Chérie, je ne pouvais pas divorcer.

Je ne pouvais pas.

Allons, viens.

Nous avons une mission à remplir.

Oui.

Allons-y.

Bonjour, Léa.

- Bonjour, soldat, comment vas-tu ? - Très bien.

- Que c'est beau ! J'aime cet endroit. - Oui, c'est très beau.

Regarde ça. C'est merveilleux.

Vous êtes de garde très tard aujourd'hui.

J'ai vu le Commandant Vous savez ce qu'il dit ?

Que vous êtes les meilleurs gardes de toute l'armée.

Ça vous a plu ?

Je reviendrai plus tard vous raconter une histoire du Commandant

- Oh, non je ne t'oublierai pas. - Léa.

- Retournez à votre poste. - Oui, mon Commandant

- Que personne ne nous dérange. - Bien, mon Commandant

J'ai une surprise pour toi.

Tout est prêt. Il y a un avion prêt à décoller

- Où est Léa ? Où est-elle ? - Avec le Commandant

On va attendre.

- Branchez, Sergent - Non, pas avant qu'elle soit là.

Faites le branchement, c'est un ordre !

Nous allons attendre.

Nous ne pouvons pas.

Capitaine, elle est maligne, elle trouvera le moyen de sortir. Laissons-lui le temps.

Comme vous disiez, Brock, personne ne fera échouer cette mission.

Si quelqu'un voit les fils, cela n'aura servi à rien.

Je vais faire le branchement, Capitaine Laissez-lui 2 minutes.

D'accord, 2 minutes.

Ça y est.

Deux minutes, Brock.

Si ça n'explose pas, je le ferai sauter moi-même et vous ne reverrez jamais votre enfant.

Je viens de recevoir un message de Moscou.

Je vais envoyer des hommes chercher ton fils dans le village.

Tu sais ce que ça veut dire ? Pas besoin de réfléchir davantage.

Nous pouvons aller à Moscou tous les 3.

Commandant Cham !

Oui.

Oui.

Donnez l'alerte.

Tu n'es pas venue seule, n'est-ce pas ?

Combien d’artificiers sont venus avec toi ?

On a trouvé les fils dans les tunnels. On les a coupés

Ta mission a échoué.

Pourquoi avoir fait ça ?

Pour que mon fils aille en Amérique.

Ton fils ira à Moscou.

Quelque chose ne va pas. C'est déconnecté.

Rebranchez, Brock.

Les fils sont coupés. Regardez l'aiguille.

Elle est morte. Oubliez-ça.

Comment le savez-vous ? Comment pouvez-vous en être certain ?

- Brock, elle est morte. - Je veux la voir.

Partons.

Nous perdons de l'altitude.

- Je vais bien. . . Je vais bien. - Remontez !

C'est une petite blessure.

- Vous savez piloter un avion ? - Non !

Je vais bien. Je vais bien !

Réveillez-vous ...

Allez !

Allez, réveillez-vous !

Réveillez-vous, Capitaine !

C'est le village ?

Capitaine, c'est le village ?

Capitaine, c'est le village ?

Capitaine, c'est le village ?

Arrêtez de tirer !

Nous sommes du 3ème régiment.

C'est un avion communiste.

Oui, on sait. On sait.

Il faut enterrer le Capitaine Il est encore dedans.

Eh bien...

Les voici.

Les papier de l'enfant sont en ordre, M. Brock.

Merci.

China Gate, China Gate,

many dreams and many hearts you separate.

Like two arms open wide,

some you welcome in and some must stay outside.

Bowl of rice, bitter tea,

is this all the good earth has to offer me?

Will I find peace of mind?

Does my true love wait behind the China Gate?

China Gate.

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