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Et sur la mélodie, Papa
dansait, Taka dansait, Taka dansait.
Papa me suit sur le beat,
c'est mon frère.
Quand je fais des conneries,
Papa devient père.
Et j'ai peur de le perdre,
presque autant que les enfers.
Les enfers, ça c'est rien
face à la main, mon père.
Papa fait ça et Papa fait ci.
Papa se relâche à quoi je
fais dans ma vie.
Mes papa a perdu le sourire
C'est ces enfants qu'il
faisait survivre
J'ai pardonné mon temps
Celui qui a changé son
quotidien pour moi
Il dansait, il faisait la fête
Il est loin de temps
Mon papa a été le roi
Il est en jeu car tiens maintenant
Il a fait ses preuves
Cet étrange matin où je n'ai
plus pleuré
C'est mon papa
Taka dansé, Taka dansé
Et sur la grille d'autre
Papa dansé, Taka dansé
Taka dansé
Tout peut et on va venir
vous faire danser
Taka dansé, Taka dansé
Tu vas danser, rien qu'on est pensé
T'as qu'à danser, t'as qu'à
danser, la chanson, c'est vrai, drôle.
Oh ! Travaille un peu.
Oh, poteau, ça va ?
Ça va et toi ?
Ah mec, je suis mort, je suis mort.
Ça va ? Je te scoop.
Je t'ai dit que t'arriverais
vraiment en retard. Ça va.
Il a fallu que je passe au
bureau international.
Tiens, je t'en prends.
Vas-y, je t'en prie. Mais merci.
Je t'en prie.
Bon, du coup, c'est officiel.
Ouais.
Et tu pars sur récord ?
On va voir à la fin des
cours, je pense.
Ah ouais, déjà.
Mais t'inquiètes, c'est qu'un an, mec.
Je reviens après.
Et puis je continuerai à
t'emmerder, même à distance.
Ouais, intérêt, hein.
S'il vous plaît.
Ah, c'est ta tête, quoi.
Quoi, quoi ? Ici, là.
Ouais.
Allez, on se concentre, s'il
vous plaît.
Non mais le set était bien,
j'ai foiré une transition mais
j'ai eu surtout peur qu'il a
failli renverser sa bière sur ma table.
Ça j'ai fui faire. Tu m'étonnes.
D'ailleurs tu m'en dois avec une mec.
On passe à l'appart ce soir,
j'ai des bières au frais.
D'accord.
Avant faut qu'on parle. De ?
Je t'ai vu à la soirée.
Elle te plait vraiment ?
Tu parles de quoi là ?
Mais Gwen ! Ah !
Vous étiez genre hyper proche mec !
Vous iriez bien ensemble ?
Si tu le dis.
Quoi si je le dis?
Faut toujours que tu fasses
le difficile quoi.
Non mais c'est pas ça, c'est
juste que j'ai pas le temps
entre les cours, les soirées...
On a toujours le temps mec pour ça.
Ça dépend.
Ça dépend quoi?
Non rien, c'est une panique.
Bon, j'y vais là moi.
Ah bah vas-y mec, puis essaye
de pas être en retard au match.
Oui je sais, allez ciao!
Salut mec, je te dérange pas?
Viens viens.
Comment tu vas?
Ben écoute, ça peut aller. Ouais ?
Ouais.
Installe-toi.
Je crois que je suis amoureux.
Toi ? De qui ?
Tony.
Je ne l'ai pas quitté les
yeux de la soirée.
Je n'arrête pas de penser à lui depuis.
Écoute, je ne sais pas.
Tu ne penses pas que tu
l'idéalises un peu ?
C'est ton meilleur pote.
Quand t'es avec lui, tu te
sens rassuré.
Tu as confiance en lui. Si, si.
Ça me fait peur justement.
Mais genre, le premier mec
dont je tombe amoureux, c'est
mon meilleur pote, c'est hyper
cliché, tu vois.
Ouais, essaye peut-être de
t'en détacher un peu, essaye
de voir si tu peux parler à
d'autres mecs ou...
Genre des abus de rencontre ?
Pourquoi pas, ouais, en vrai.
Tu trouveras peut-être des réponses.
Au moins, tu sauras si tu
l'aimes vraiment ou...
Non, ça, je l'aimerais, je
suis sûr, je le sens.
Super, vas-y, fonce, mec, dis-lui.
Ton père, il en pense quoi, du coup ?
Je sais pas, il m'a toujours
pas répondu.
Ça a pas dû lui faire
plaisir de savoir que son
fils était pédé.
Laisse-le un peu de temps, mec.
Bon, je m'arrache, on m'attend.
Vas-y, gros.
Merci pour la bière, mec.
T'inquiètes.
Oh, salut les amoureux !
Oh, brun !
Ça va ?
Ah ouais, et toi ?
Ouais, tranquille, ton week-end ?
Bah écoute, on a gagné vendredi.
Ouais ?
J'ai un foutu du week-end.
Ça m'étonne pas.
Et toi, Arthur ?
Ouais ouais ouais, ça va, ça va.
T'es sûr mec ?
Mets ça à gueule, hein ?
Non, j'étais juste en train
de réfléchir, t'inquiète.
T'as plutôt la gueule des
mecs qui s'est pris un râteau ?
T'es ouf !
D'ailleurs, en parlant de râteau,
ça me fait penser à un truc.
Hier soir, je suis tombé sur
un bail mon pote,
sur Netflix, des mecs,
ils font sauter des
grenouilles, ils élèvent des
grenouilles
comme des hauteurs, enfin
comme des hauteurs...
Lâche les cacahuètes !
Depuis tout à l'heure,
laisse-moi-en au moins !
Je suis trop content !
Ça va ?
Ben on va dire légèrement
moins joyeux que toi !
Ben écoute, arrêtez ma boule !
Ça revient en verre, ça
revient en verre !
Faut qu'il ne rattrape !
Ça ira mieux avec ça ! Santé !
Un peu d'avance ! Voilà !
C'est ça qu'on veut mec !
Ça a pas mis à se passer ça !
Oh !
P'tite frappe, p'tite frappe.
Le mec il commence à peine.
P'tite frappe, non.
En fait, c'est ça mon
problème, c'est que je
m'attache trop vite aux gens.
Je pense pas que ça soit un
défaut en soi.
Justement, ça veut dire que
t'as le cœur sur la main,
que t'es un super pote,
que t'es toujours là pour les autres.
Ouais, je suis assez d'accord.
T'as des gens, tu les connais
depuis, puis ils finissent
quand même par décevoir.
C'est vrai ?
Et puis franchement, moi je
pense, si t'es vraiment au
courant de quelqu'un,
tu dois lui dire que tu peux
pas garder ça comme ça pour toi.
Et puis franchement, ça se
voit quoi, c'est grillé, grave.
Et puis par respect pour
l'autre, t'es obligé.
Bah, non, mais justement, par
respect aussi pour l'autre,
c'est pas mieux de rien dire aussi.
Pourquoi ? Elle a quelqu'un ?
Non, non, non.
Ouais.
Il n'a personne. Oh !
Ah !
Eh ben tu devrais lui dire quand même.
T'as rien à perdre.
Ouais.
Et puis s'il dit non, c'est un con.
C'est parce qu'il loupe.
Ouais, il a rien à voir.
Bon, je me casse.
Bon bah salut mec !
Vas-y, rends bien soin. J'suis un...
En tout cas mec, j'suis avec
toi, sache-le.
Hé ho !
Allez viens, on va danser.
On va vomir avant.
Ouais, t'as oublié quelque chose ?
Mec, aide-moi s'te plaît,
j'sais pas c'qui s'passe.
J'ai viens de me réveiller,
j'te ai couché par terre.
Attends, attends, qu'est-ce qui
s'passe là ? T'es où ?
J'sais pas, mes affaires ont
disparu, mon portefeuille,
j'sais même pas où j'suis.
Juste, décris-moi où t'es,
décris-moi où t'es.
Si j'attends, je sais pas, je regarde.
On dirait, tu sais, des
petites ruelles après de la
place d'armes, mais je suis pas sûr.
Ok, ok, tu sais quoi, bouge
pas, bouge pas, je viens de chercher...
Attends, attends, attends, ils
ont pris ton porte-feuille,
ton sac, mais ils ont pas
pris ton téléphone.
Je trouve ça drôle en plus.
Oh ouais, plutôt.
C'était une blague, ça va, t'inquiètes.
Je te déteste. Je sais.
Non, je te déteste vraiment
là, en fait.
Non, je suis arrivé chez moi.
Tu me refais plus jamais ça, en fait.
Ouais, pas vous, c'était drôle.
Juste un peu.
Ouais, tu vois.
Allez, bonne nuit, mec. Bonne nuit.
Tiens, mais qu'est-ce qu'il fout ?
J'ai pas entendu mon réveil s'énerver.
Tu lui as parlé ?
De qui ?
Bah, ton croche, là.
Ah, non, tu t'es trop occupé
à savoir si j'allais revoir
mon meilleur pote. Sérieux ?
Bon alors, promis, juré, je
le ferai plus. Parole. Sérieux ?
Tu sais que je te déteste, tu vois ?
Pour me faire pardonner, je
t'invite au ciné.
Ah ouais ?
Inquitable.
Tu bosses sur quoi ?
J'en ai aucune idée, je...
Et après, c'est moi qui te
rebuve, quoi.
Ça va, je te vois. Pas de commentaires.
Je me souviens à peu près de la soirée.
Quelle indignité.
Non mais mec, c'est pas possible.
Faut que je lui dise avant qu'il parte.
Tiens, prends ça.
Merci.
Tu ferais quoi, toi?
Ça y est, c'est le grand départ.
Ouais.
Attends, je pars samedi à 5 heures
et mon avion il est à 15.
Du coup, c'est sûr, là, on
va pas se voir pendant un an.
Ça va être long.
J'apprends pas mal, je t'avoue.
C'est normal, mais bon.
Tu vas passer la meilleure
année de ta vie aussi. Ouais, j'espère.
Tu veux boire un truc,
quelque chose, avant qu'on y aille ?
Non, non, non, t'inquiètes, ça
va aller.
C'est...
Juste, je voulais te parler
d'un truc avant. Ouais ?
Tu te rappelles, quand on
était à la soirée, on parlait
avec les autres et je vous
ai dit que j'étais gay et
que j'aimais un mec.
Ouais. C'est cool, gars. On est
contents pour toi.
Et vous m'aviez dit que je
devais absolument le dire.
Ouais. Ça, je suis d'accord.
Tony, c'est toi ?
Non, je suis désolé. J'aurais pas dû.
Non mais... Arrête. C'est pas ta faute.
Tu n'as plus rien. T'excuses pas.
Tu ne choisis pas.
Tu vas me manquer.
Oui, je sais.
Ça va aller ?
Ouais, ça va aller, ça va aller.
Bon, allez, on se fait fasciner.
Ah, vas-y, on y va.
On se retrouve tout à l'heure.
À toute.
Il s'est passé quoi, hier, en fait ?
Écoute, je sais pas ce que
t'as cru, mais il s'est rien passé.
Je crois rien, j'en suis sûr.
Tu m'as embrassé, mec, c'est...
Qu'est-ce que t'as pas compris ?
Il s'est rien passé, putain !
J'ai pas rêvé, putain !
Genre, moi, je t'aurais embrassé ?
Hein ? C'est ça ?
Toi, là, le pilier du groupe,
je t'aurais embrassé.
Tu crois que je fais partie
de ton équipe ?
Tu crois que j'aime ça, me
faire enculer tous les soirs ?
Mec, t'aimes la queue, d'accord ?
C'est pas mon problème, tu vas...
Putain ! Lâche-moi ! Lâche-moi !
Y'a rien entre nous.
Arrête de te voler la face, en fait.
Tu vas juste le regretter. Aaaaah !
Qu'est-ce que tu fous là ?
Faut que je te parle.
Attends.
Je t'ai menti, Arthur.
Écoute, je suis désolé.
J'aurais pas dû réagir comme
ça, c'est la première fois
pour moi et c'est compliqué.
Putain arrête !
Tu veux savoir ce qui est compliqué ?
Ce qui est compliqué c'est de
se sentir différent, de devoir
se cacher, se la voir
à soi-même, se dire qu'on est
gais, bédé comme tu préfères.
Je te parle même pas de la
peur de l'annoncer à ses
parents et le pire c'est que la
elle part pas, elle reste,
elle s'accroche, elle
s'accroche, quand on est
devenu pote il s'est
passé quelque chose, j'ai
compris, il a ressenti ce
truc étrange, cet espèce de sentiment
où je tenais plus ça à
quelqu'un d'autre que tout au
monde tu vois, c'est ce que j'ai essayé
de te faire comprendre mais
apparemment on joue pas dans
la même équipe.
Je n'aurais pas dû dire ça,
je suis désolé.
Mais putain, mais qu'est-ce
que t'attends de moi ?
Qu'est-ce que t'attends de moi ?
Tu veux que je te fasse un câlin ?
Que je te dise que ça va
bien se passer ?
Arrête de me gueuler dessus !
T'arrêtes tout de suite de me
gueuler dessus.
Parce que tu crois que c'est
simple pour moi ?
T'arrives comme ça, tu me dis
que t'es gay.
Et que tu m'aimes.
Tu me regardes de toute manière.
Que j'aime en fait.
J'ai fait court de ça
moi-même, maintenant j'ai
besoin de toi.
Moi aussi, mais ça peut pas
bien se passer, ça peut pas
bien se passer, on aime les hommes.
Et le monde qui nous entoure
il est tout sauf tolérant,
les gens ils nous regardent,
ils nous jugent constamment,
en permanence, mais ça va
vouloir passer outre.
Parce que ce qui compte le
plus pour moi, c'est d'être
avec la personne que j'ai,
c'est d'être avec toi.
Tu peux pas dire qu'il s'est
passé quelque chose maintenant.
Je suis bien avec toi.
Et même si ça va pas être
facile quand tu vas partir,
bah c'est avec toi que je veux être.
Allo papa ?
Des prières pour cinq ou dix
ans ou l'éternité
Quand tu me fais fermer tes
paupières de mes yeux clairs
Fatalement on se noie dans la
trothèse qui tourne
Terriblement assemée, n'oublie
les airs sordains
Dormez, dormez, douze apôtres
de mes songes
Donnez à ce cœur des raisons de voguer
Car oui, l'océan m'a légué son iris
Et j'y plonge
Tu le sais
Tu sens nos sens se serrer
Fatalement on se noie
Dans la trotteuse qui tourne
Terriblement acémée
On oublie les heures sordes
Et les crocs des flots dans la sueur
De l'obscur azur
Puissent les écrits évoquer mon amour
Mon armure
Et on suffoque
Finalement la trouteuse s'est arrêtée
Terriblement j'aimais
Ces heures à s'oublier
Et les crocs des flots en suer
Cette oscure azur
Puisque les écrits t'évoquent mon amour
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