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Tout n'est qu'une question de pr�tention.
Enfin, non...
Plut�t une question de limites, en fait.
Il faut conna�tre ses limites et savoir les respecter.
Ton patron, Tama, il avait une r�putation solide, c'est vrai,
mais il savait surtout se tenir � sa place.
Il savait exactement ce qu'il pouvait se permettre.
C'est pour �a que Bangun le laissait faire.
Ne fais pas attention � eux.
J'estime �tre un homme sage.
Je ne te cache pas que j'ai des ambitions, moi aussi.
Mais dans le monde dans lequel on vit, le plus important,
c'est de ne pas brusquer les choses.
Et crois-moi...
si tu avais suivi ce raisonnement,
tu ne te retrouverais pas l�, � genoux, dans ce champ.
- Bangun va... - Il ne va rien faire du tout !
Il n'en a plus pour longtemps.
Je t'ai tendu la main, non ? Mais c'est lui que tu as choisi.
Et voil�.
Tout �a nous ram�ne � la question des limites et de...
de la pr�tention.
Non. Non, Bejo, fais pas �a, je t'en supplie !
Fais comme je t'ai dit. Ne fais pas attention � eux.
Je t'en supplie ! Arr�te, Bejo !
LE RAID 2 LA VENGEANCE
- Ton nom ? - Rama.
Oui, je sais qui tu es.
Mon fr�re m'a dit... que je pouvais avoir confiance en vous.
Alors il a dit vrai.
Ils t'ont salement amoch�.
Oui, monsieur.
Emm�ne-le se faire soigner.
Fais attention.
H�, h�, h� ! Stop ! Vous faites quoi, l� ? Ho !
Non ! Stop ! H� !
Qu'est-ce que vous faites ?
�a va, c'est rien. Calme-toi tout de suite et assieds-toi.
Assis.
Enlevez-lui ses gants, sa veste aussi, toute la tenue officielle,
et balancez le cadavre au large.
Le courant le rabattra sur la c�te demain matin.
Oui, monsieur.
Tu as vu comme il �tait mal en point ?
Dans tous les cas, il n'aurait pas surv�cu jusqu'au petit jour.
Et c'�tait le seul moyen
de s'assurer qu'il ne parlerait de toi � personne, ni de notre unit�.
Quelle unit� ?
Je dirige une unit� sp�ciale qui traque les policiers v�reux dans son genre.
Et j'aurais besoin des services de quelqu'un comme toi
pour en d�nicher d'autres. Nos effectifs sont limit�s.
Et ce, pour une raison tr�s simple : La confiance.
J'avais toutes les preuves.
J'aurais pu t�moigner, on avait de quoi le coincer !
C'est quoi, tes preuves ? Des rumeurs,
et une poign�e de conversations enregistr�es ?
Non, le r�sultat, on le conna�t par c�ur.
Ils cracheront des noms pour faire baisser la pression, mais des petites mains.
Si on veut vraiment faire le m�nage dans cette ville,
il faut viser le sommet.
C'est notre seul moyen de r�ussir.
Apr�s le coup que tu leur as port� aujourd'hui,
ils vont chercher � se d�barrasser de toi.
Ils seront pr�ts � tout pour t'emp�cher de nuire.
Si on n'agit pas vite, je vous donne...
moins d'une semaine, � toi et � ta famille.
On peut encore y rem�dier.
Tu vas oublier ce qui s'est pass�.
Si tu la boucles, je peux m'arranger pour que tu sois mis hors de cause.
J'ai les moyens de te prot�ger.
Pour toi, la journ�e d'aujourd'hui n'a jamais eu lieu.
Tu n'�tais m�me pas pr�sent.
N'oublie pas qu'� leurs yeux, tu n'es qu'un flic en d�but de carri�re.
Personne ne remarquera qu'il manque un nom sur le rapport.
Ils y sont tous ?
Oui, 18 en tout.
Il n'y a aucun survivant.
Qu'est-ce que t'en penses ?
Reza !
On continue les recherches.
Je vais m'en occuper en personne.
Aucune exception.
Qu'est-ce que vous voulez de moi ?
Que tu acceptes de faire partie de mon unit�.
Tu vas suivre un entra�nement
pour pouvoir assurer le type de missions que tu devras effectuer.
Pour le bien-�tre de cette ville et pour le tien.
Qu'est-ce que tu en dis ?
Non, non, �a ne m'int�resse pas.
R�p�te-moi �a ?
Monsieur... �coutez, avec tout le respect que je vous dois,
je l'ai amen� jusqu'ici pour qu'on l'arr�te. Il �tait pas question qu'on l'ex�cute !
Si on l'a ex�cut�, c'est pour te sauver la peau !
�a n'existe pas, une guerre propre.
Ouvre un peu les yeux !
Excusez-moi, mais j'ai les yeux grands ouverts, justement.
On veut la m�me chose, vous et moi,
mais je ne veux pas suivre le m�me chemin que vous pour l'obtenir.
Qui est-ce qui l'a tu� ?
- Qui a tu� mon fr�re ? - Il s'appelle Bejo.
Dans le milieu, c'est une figure montante.
J'en ai entendu parler.
Rama...
Ton fr�re avait des ennemis tr�s dangereux.
Mais dis-toi bien que ce ne sont que des petits joueurs
� c�t� des gens qui en ont apr�s toi.
Je peux mettre ta femme et ton fils en lieu s�r.
Je peux te garantir que rien ne leur arrivera.
Mais j'ai besoin de toi.
� l'heure qu'il est, la ville est partag�e entre deux clans.
D'un c�t�, Bangun, le chef du milieu local, et de l'autre, la famille Goto, des Japonais.
Tama �tait sous les ordres de Bangun.
Son immeuble lui permettait de payer qui il voulait
sans qu'on n'en sache rien.
Si on s'approche suffisamment de Bangun,
on aura la liste de tous les flics pourris en ville et on pourra enfin les �radiquer.
Rama, �coute...
Si on veut en venir � bout, il me faut le nom de toutes les personnes impliqu�es.
Et il faut qu'on apporte la preuve que Reza marche main dans la main
avec Bangun et ses associ�s.
Vous avez un plan ?
Uco, le fils de Bangun.
Il est justement en prison, en ce moment.
Et c'est l'occasion id�ale pour que tu te rapproches de lui.
Comment �a ?
Tu vas te faire arr�ter.
Je vais devoir partir quelques mois.
Je n'aurai pas le droit de te dire o� je me trouve.
Et il ne faut pas qu'on me voie avec toi, ni avec Angga.
Si je ne fais pas �a, cette fois, je ne pourrai rien faire pour nous prot�ger.
Il faut que tu comprennes.
Je n'ai pas d'autre choix.
- Il est sorti de l'h�pital ? - Oui, il para�t qu'ils l'ont laiss� partir.
Tu vas fermer ta gueule ?
Tu hoches la t�te.
C'est tout. Je veux pas t'entendre. Pig� ?
Il t'avait fait quoi ?
Il a fait quoi ?
Peu importe.
J'ai besoin de plus de d�tails.
C'est un petit con, c'est le fils d'un procureur.
Vous pouvez pas m'enfermer directement ? Je suis oblig� de tabasser ce pauvre gars ?
Son p�re dirige l'instance qui a envoy� Uco en prison.
Et en termes de cr�dibilit�,
�a t'envoie directement dans la cour des grands.
Dans le pire des cas, �a vous fait un point commun, un sujet de conversation.
Si je dois faire �a, mettre une racl�e � ce type,
il va me falloir une meilleure raison.
Si tu veux tout savoir, le procureur en question est l'un des bienfaiteurs...
de Bejo.
H�, Rama, �coute...
Vas-y assez fort pour te faire condamner,
mais attention, n'en fais pas trop
si tu ne veux pas finir ta vie derri�re les barreaux.
Je le trouve o� ?
Beni et sa bande t'ont souhait� la bienvenue, il para�t ?
C'est qui, Beni ?
Lui.
Tant que je suis ici, lui et ses gars sont avec moi.
Ah oui ?
Et t'es qui, toi ?
Tu le d�couvriras tr�s vite.
Et � ce moment-l�, quand tu me parleras, tu feras un petit peu moins le fanfaron.
Mais pour cette fois, je te pardonne.
Et �a, c'est pour quoi ?
Pour que je m'excuse ?
Ah, �a ?
Il m'accompagne tout le temps.
M�me ici, on n'a pas toujours un mur pour prot�ger ses arri�res.
Et c'est valable pour toi aussi.
Surtout apr�s ton petit spectacle d'hier.
Mais je peux t'offrir un mur sur lequel t'appuyer.
Je peux assurer tes arri�res tout le temps que tu seras l�.
Tu ne sais pas encore � qui tu as affaire, mais quand tu le sauras,
tu comprendras que ma proposition est tr�s s�rieuse.
Tu n'auras plus jamais de probl�mes dans cette prison si tu te joins � nous.
Et ce serait un plus de t'avoir � nos c�t�s.
Je suis tr�s honor�, mais...
Tu sais que si tu refuses, tu vas m'embarrasser.
Sans vouloir t'offenser,
�a m'int�resse pas trop de jouer les gros bras dans les chiottes.
Excuse-moi.
�coute bien.
Un conseil : Tu ferais mieux de choisir qui sont tes amis ici.
Si tu restes seul dans ton coin, tu n'as aucune chance de t'en sortir.
Je vois �a.
Le directeur m'a dit que tu t'�tais mont� une arm�e ?
J'ai pris qui j'ai trouv�.
Je vais essayer de faire entrer des gars de chez nous pour te d�fendre.
Mais d'ici l�, tu dois faire profil bas, et ne faire confiance � personne.
Faire profil bas ?
Je suis le fils de Bangun.
Rien qu'� cause de �a, j'ai une cible dessin�e dans le dos.
Tout ce que je peux faire c'est leur rappeler qui je suis pour leur foutre la trouille.
C'est ton boulot d'assurer ma s�curit�, pas le mien.
�a me faciliterait beaucoup le travail si tu arrivais � te rendre un peu moins voyant.
C'est quand, la derni�re fois que t'as fait de la taule ?
Ici c'est pas une option de fermer sa gueule, sauf si tu veux te r�veiller
avec un beau gros balai dans le cul tous les matins.
Pour commencer, tu pourrais te renseigner sur le nouveau qui est l�.
Comment il a atterri ici ?
Lui ?
Il a cass� la gueule au fils de ton procureur pr�f�r�.
Pas mal.
Il s'appelle Yuda, c'est un paysan. Il d�barque de la campagne.
Il a mis une branl�e � 15 de mes hommes.
Bon, d'accord, il sait se battre, mais �a ne fait pas tout.
Il n'a aucune connexion dans le milieu, tout le monde s'en fout de lui.
Qu'est-ce tu veux ?
Je suis l� pour te faire cadeau
du nom que je me suis fait pendant mes cinq ans de taule.
Depuis que tu es arriv�,
tous les gars t'observent, ils cherchent � savoir ce que tu vaux.
Et en m'asseyant � cette table aujourd'hui,
je viens de faire de toi un homme aux yeux de tous.
Tu me remercieras plus tard, je t'assure.
Ah ouais ? Et je dois remercier qui
pour les trois ans de prison que je viens de me prendre ?
Bunawar m'avait parl� de quelques mois, pas trois ans.
Tu croyais que le p�re du type que t'as �clat� se contenterait de quelques mois ?
Et puis qu'il passerait l'�ponge ? Tu r�ves.
Tu t'en es pris � son fils.
Estime-toi heureux qu'il ne s'en prenne pas au tien.
�coute, il faut que je parle � Bunawar.
Non, non, non. Moi, je suis l� pour montrer ma t�te.
J'ai rempli ma part du contrat. � partir de l�, t'es tout seul ici.
Maintenant, ravale ta fiert� et ne fais pas foirer le coup.
Je compte sur toi pour te montrer digne du cadeau que je viens de te faire.
T'en fais pas, va. Les blessures, �a gu�rit.
DEUX ANS PLUS TARD
Alors, �a fait quoi d'�tre libre ?
C'est bizarre.
- Donne ton sac. - Non, �a va.
Fais pas ta t�te de con, allez, donne.
Je serais gar� loin, je te l'aurais pas propos�.
Mais je suis juste l�, alors je peux faire �a pour toi.
�a fait plaisir de te voir.
Merci pour la lib�ration anticip�e. Je n'en pouvais plus, l�-dedans.
Tu diras merci � ton p�re de ma part pour le coup de main.
Tu vas pouvoir lui dire toi-m�me.
Il veut te remercier en personne. Je t'emm�ne � son bureau.
- C'est pas la peine. - Il y tient.
OK ?
Tu connais un certain Bejo ?
Le nom me dit quelque chose.
C'est un jeune qui s'est fait un nom en �liminant la bande de Yudi.
Son nom circule beaucoup, ces temps-ci.
Il poss�de une poign�e de restaurants en ville,
et il r�gle des probl�mes pour quelques gros clients.
Le genre de gars qui travaille dans l'ombre.
Je me souviens l'avoir rencontr�.
Il cherchait un financement pour monter une affaire, � l'�poque.
J'entends dire qu'il cherche � �tendre ses activit�s.
O� �a ?
Les rumeurs s'arr�tent l�, mais...
s�rement sur un secteur qui nous appartient.
Oui, j'�coute ?
D�sol�e, il n'est pas disponible. Merci.
- Mon p�re est encore en r�union ? - Il devrait bient�t avoir fini.
Pardon pour le d�sordre.
Peut-�tre que ce n'est rien du tout, mais je voulais que tu sois au courant
pendant que... qu'on peut encore r�gler le probl�me.
Je comprends, oui. Je dirai � mes hommes de le surveiller.
S'il fait un pas de travers, je m'en occupe. T'as pas � t'inqui�ter.
Qu'est-ce qui te fait croire que je m'inqui�te ?
Avec tout mon respect.
Un respect que je te rends bien.
Goto-san...
Les voil� !
Bonjour, monsieur Goto.
Je te rencontre enfin.
- C'est un honneur, monsieur. - Oui.
Votre fils m'a dit �norm�ment de bien de vous.
C'est normal, je suis son p�re.
On a tout fait pour te faire sortir le plus t�t possible.
Mais... tu t'en es pris � la mauvaise personne.
Son p�re a tout fait... pour nous compliquer la t�che.
- Je vous remercie. - L'essentiel, c'est que tu sois en libert�.
Il faut oublier et r�ussir � aller de l'avant.
- C'est vrai. - Bien. Enl�ve tes v�tements.
Quoi ?
Tu as entendu ce que j'ai dit.
T'en fais pas, vieux. Fais ce qu'il te dit.
- Attends, c'est quoi, c'est une blague ? - Chut ! �coute.
C'est pas que je n'ai pas confiance en toi. Je n'ai confiance en personne.
Si la pire chose qui t'arrive au cours de ton s�jour chez nous,
c'est de devoir montrer ta bite, dis-toi que tu t'en es bien tir�.
Ob�is.
Enl�ve tout.
�carte les bras.
Demi-tour.
Inspecte-les.
C'est bon.
Retourne-toi.
Br�le-les quand m�me. Je pr�f�re. Donne-lui des neufs.
Incin�rateur !
Voil� la situation.
Je serai toujours reconnaissant de ce que tu as fait pour mon fils en prison.
�a, je ne l'oublierai jamais.
Mais sache que �a ne t'accorde aucun passe-droit avec moi.
Je t'ai remerci� en personne...
et tant que tu seras avec nous, tu n'auras besoin de rien.
Par contre, pour tout ce qui touche au travail,
ne t'attends � aucun traitement de faveur.
Si tu �choues, tu sors.
Je ne vous d�cevrai pas.
Voil�, c'est chez toi.
Tu devrais trouver tout ce qu'il te faut.
S'il te manque quoi que ce soit...
- tu appelles et on s'en occupe. - D'accord.
Bangun m'a donn� tout ce que je poss�de.
Ce qu'il a fait pour moi, il le fera pour toi aussi.
Tu sais, on vient du m�me endroit, toi et moi.
J'esp�re que ce n'est pas notre seul point commun.
Je viendrai te chercher demain matin � 8 h.
Sois pr�t � 7.
C'est moi.
Qu'est-ce qui s'est pass� ? On a perdu ta trace.
Vous essayez de me faire tuer ? Un micro le premier jour, vous �tes cons ?
Tu viens de sortir de prison, ils ne peuvent pas se douter...
Eh bien, ils m'ont fouill� quand m�me. Ils ont br�l� toutes mes fringues.
- Ils l'ont trouv� ? - Non, je l'avais enlev� avant,
sinon ils m'auraient br�l� avec. Ne vous amusez pas � �a.
Je ne veux plus aucune surprise, OK ? �a suffit comme �a.
- Bon. O� es-tu ? - Non, �a, je vous le dis pas.
Et n'essayez pas de localiser mon t�l�phone.
Je veux pas vous voir r�der autour d'ici, c'est bien compris ?
�coute, calme-toi, tu ne risques rien. Ils voulaient seulement...
Non, je sais ce que je dis. Je suis pass� � deux doigts.
S'il y a le moindre d�tail qui ne colle pas, ils s'en rendront compte.
Maintenant, voil� comment on va faire.
Je vous laisse des chaussures au point de rendez-vous.
Vous mettez un capteur dedans. Je passerai les prendre.
Vous saurez que je les ai quand je marcherai avec.
Non, attends, c'est pas si simple.
- Il me faut du temps pour... - D�merdez-vous.
Angga, arr�te de faire �a ou je vais me f�cher ! Je te l'ai d�j� dit !
All� ? All� ?
Isa.
Rama ? Tout va bien ? O� est-ce que tu es ?
�a va, ne t'en fais pas. Tout va bien, oui.
Isa...
Rien ne s'est pass� comme pr�vu. Pardonne-moi.
- Comment �a va, vous deux ? - On s'en sort comme on peut.
- C'est Annga que j'entends ? - Oui.
Laisse-moi l'�couter, Isa.
Pas la peine de me le passer, j'ai seulement envie de l'entendre.
S'il te pla�t.
D'accord.
Merci.
Rama !
Ne baisse pas ta garde une seule seconde. Des gars comme �a,
on ne peut jamais pr�dire comment ils vont r�agir.
Qu'on arrive tout sourire ou avec des flingues � la main,
leur r�action sera exactement la m�me. Ils n'ont rien � perdre.
C'est juste une bande d'animaux. Regarde cet endroit.
On marche dans des flaques de pisse tous les deux m�tres.
Soit toujours � l'aff�t. Reste concentr� et ouvre bien les yeux.
Topan.
Ah, Uco.
Quoi ?
Tu as besoin d'autre chose ?
Tout est l�, dans l'enveloppe, comme d'habitude.
Cette fois, il en manque.
Comment �a ?
J'ai compt� moi-m�me. Tu peux v�rifier.
Je te crois. Je suis s�r qu'il y a la m�me somme que d'habitude,
mais le tarif a chang�.
� partir d'aujourd'hui, tu devras rajouter 5000 de plus tous les mois.
Assieds-toi.
Reste l�, pauvre con, arr�te de bouger !
- A�e, �a fait mal ! A�e ! - C'est pas vrai, merde !
- D'o� est-ce que vous le sortez, ce connard ? - Il faisait du stop.
Du stop ? Sans d�conner ! Comment est-ce que tu veux
que je travaille dans des conditions pareilles ?
Aide-moi, fais quelque chose.
On perd notre temps. Je me demande ce que je fous l�, moi.
C'est quand m�me pas compliqu� ! Moteur, �a tourne et action, tu l'encules !
Esp�ce de sale pute ! Et arr�te de me faire chier !
Excuse-moi, euh... j'ai d� mal comprendre. Tu fais quoi, l� ?
Tu plaisantes, c'est �a ?
Assieds-toi.
Je t'�coute.
Depuis maintenant 20 ans, mon p�re fait en sorte que les flics
ne mettent pas leur nez dans ton business pour que tu travailles tranquille.
On t'a laiss� faire des affaires sur notre territoire,
et on a toujours bien cohabit�.
Mais voil�, ces enveloppes,
elles te couvrent quand tu filmes une fille qui encule un auto-stoppeur, par exemple.
Par contre, elles ne te couvrent pas...
en cas d'�volution.
Et tu vois, j'entends toutes sortes de rumeurs.
Les gens discutent.
Il para�t que toi et tes hommes, vous produisez de la poudre
que vous vendez sur le territoire de mon p�re.
Ah bon, d'accord. Non, en fait, c'est juste que...
On sait absolument tout.
Inutile de m'expliquer.
Bien. En fonction de ta nouvelle activit�,
et du travail que cela implique
d'emp�cher les flics de venir frapper � ta porte,
le tarif mensuel vient d'augmenter.
Tout ce que tu as � faire, c'est rajouter quelques billets,
et on acceptera de te pardonner ton �cart.
Donc si tu veux bien faire un petit effort, ce sera tr�s appr�ci�.
Cette enveloppe est un peu l�g�re.
Il s'est tr�s bien d�brouill�. C'est lui qui l'a rattrap�.
On dirait qu'il a fait �a toute sa vie.
Aucun faux pas.
Bien.
Uco, donne-lui �a.
Tu as bien dirig� l'op�ration.
�a a fait passer le bon message, et c'est ce qui est le plus important.
Continue comme �a.
- Je te remercie. - Bon.
- Papa ? - Oui ?
Je me posais une question. Vu que...
tu es content de mon travail...
il serait peut-�tre temps que tu me donnes plus de responsabilit�s.
Je pourrais... diriger certaines branches de...
Je te le dirai quand le moment sera venu, mais pas encore.
Un jour.
Bon...
Autre chose ?
Non.
Dans ce cas, j'ai � faire.
Merci.
- Tu veux que je te resserve ? - Non, merci.
Bois un coup. Allez, vas-y, sers tout le monde.
Non, �a va, j'ai assez bu.
Si t'as pas envie de boire, tu pourrais au moins chanter.
T'as rien dit depuis qu'on est l�.
Je suis bien, l�, � regarder, t'inqui�te.
OK. Tu bois pas, tu chantes pas, et tu dis rien.
Fallait me le dire avant, on serait all� dans une bo�te de strip
pour se taper des danseuses ouzb�kes, plut�t que de se faire chier ici
- avec des putes qui nous regardent m�me pas. - H�, oh ! �a va pas de nous traiter de putes ?
Je fais ce que je veux, pauvre pute.
J'ai l'impression que tu sais pas � qui tu parles.
Esp�ce de connard.
- Joanna, non, arr�te. - Laisse, c'est pas grave.
Ta copine est plus maline que toi.
Elle sait que je suis pas quelqu'un avec qui on plaisante.
T'as qu'� lui demander.
C'est �a. Et pourquoi est-ce que j'aurais peur de toi ?
Disons que... l'endroit o� tu travailles, ton appart de merde,
la chambre o� tu te fais baiser...
tu sais, par tes clients,
eh bien, tu vois, tout �a, �a appartient � mon p�re.
Mon boulot, c'est de faire en sorte que tout le monde
qui travaille dans cette ville se souvienne de la gratitude qu'il lui doit.
Ouais bien, j'ai d�j� pay� mon loyer.
Je vais chanter. Fais voir la liste des chansons.
Non.
On discute, c'est tout. C'est une grande fille.
- Elle a le droit de dire ce qu'elle veut. - Exactement.
Bois, t'as raison. Comme �a, �a fera moins mal tout � l'heure.
Qu'est-ce que tu viens de dire ?
J'ai seulement dit...
- que c'�tait � ton tour de chanter. - J'ai pas envie de chanter.
R�p�te ce que tu viens de me dire.
�coute, esp�ce de sale pute, soit tu baises, soit tu chantes !
Ou alors les deux ! Allez, chante !
C'est ta derni�re chance. T'as envie de baiser ou de chanter ?
Qu'est-ce que tu choisis ? T'as envie de chanter ? Choisis une chanson !
Tu veux la liste des chansons ? O� est le livret avec les chansons ?
D�p�che-toi, tu vois pas qu'elle attend ?
Toi, touche pas � ce bouton !
Tu m'entends ?
Et voil�, c'est toujours le m�me chose dans ce pays.
Les gens te font toujours des promesses. Ils disent : "Oui, bien s�r, pas de probl�me !"
Par contre, au moment o� il faut payer, il n'y a plus personne.
"Je peux pas, je suis d�sol�."
Mon cul, ouais !
Non, ce soir, �a marche pas !
Alors maintenant, tu chantes.
Est-ce que... tout se passe bien, monsieur ?
Oui.
On s'amusait.
Pas vrai qu'on s'amusait, hein ?
- Alors, vous voyez que tout va tr�s bien. - S'il te pla�t, aide-nous !
Vous fermerez la porte en sortant. Merci.
Faites sortir les filles.
Allez, Uco.
Dehors !
Je suis d�sol�.
La maison vous offre les verres.
Je vous remercie.
H�, tout va bien ?
�a va, c'est seulement des putes. Je m'en fous de ce qu'elles racontent.
Ce qui m'emmerde, c'est qu'elles se permettent de me parler comme �a.
Je vaux mieux que tout �a, je le sais.
Je vaux beaucoup mieux que �a.
C'est mon heure, c'est maintenant que �a se passe, pourquoi il s'en rend pas compte ?
- T'en fais pas, �a viendra. - Ah ouais ? Quand ?
Je reviens.
All� ?
J'ai vu appara�tre et dispara�tre une foule de gars
depuis que je suis dans ce m�tier. Une foule de gars
qui n'ont pas �t� capables de s'arr�ter quand il fallait,
sans quoi ils seraient encore vivants � l'heure qu'il est.
Mais non, c'est plus fort qu'eux.
Et les uns apr�s les autres, ils se retrouvent l�, dans cet �tang...
� pourrir ensemble.
Et quelqu'un d'autre arrive et les remplace.
Mettez des cailloux pour le lester.
La r�alit�, la voil�.
Tu marches avec nous ou tu cr�ves.
C'est aussi simple que �a.
J'ai vu tellement de gars se br�ler les ailes.
Et je le vois prendre le m�me chemin.
J'ai ferm� les yeux jusqu'� maintenant,
mais je sais que Uco a ce feu qui br�le en lui.
Plus jeune, il a fallu que je perde tellement de choses
avant de me rendre compte de ce qui �tait vraiment important dans la vie.
Je ne veux pas que mon fils commette les m�mes erreurs.
�a n'arrivera pas.
Parce que votre fils vous admire ; il suivra toujours vos ordres.
J'esp�re que tu as raison.
Mais quelque chose au fond de moi me dit le contraire.
C'est toi qui passes le plus de temps avec lui ces jours-ci.
Si tu remarques quoi que ce soit, le moindre d�tail
qui te fasse douter de sa fid�lit�, tu viens m'en parler.
C'est �a ou �a finira comme je t'ai dit.
Un jour, on se retrouvera ici m�me,
au bord de cet �tang.
Esp�rons que tu ne seras pas dedans.
Tu peux remettre les poissons � l'eau. Tout ce qui sort de cet �tang
- est immangeable. - Bien.
La diff�rence entre toi et moi tient en un seul mot.
L'h�ritage.
Chaque pas que je fais, c'est un pas en avant pour ma famille.
Toi, chaque pas que tu fais,
tu le fais dans l'ombre de ton p�re.
Je peux vivre ma vie
sans jamais ob�ir � la moindre r�gle.
Personne ne me dicte qui je dois devenir ou qui je dois �tre.
Je suis mon seul ma�tre.
Mon p�re...
tu veux savoir ce qu'il faisait ? Il balayait les rues.
Si j'�tais devenu cireur de chaussures, �a aurait d�j� �t� une belle �volution.
Alors oui...
tout nous oppose, en effet.
Mais dans le fond, on partage une ambition commune.
La preuve, c'est que tu as accept� mon invitation.
On a bien mang�, on a bu du bon vin.
Malgr� ces politesses, nous sommes tous les deux conscients...
que si mon objectif �tait d'obtenir quelque chose de toi,
il me suffirait de sortir une arme et de te la pointer sur la t�te.
Mais tu vois, je ne fonctionne pas comme �a.
En tout cas, pas aujourd'hui.
Aujourd'hui, je vais m�me te faire un cadeau.
T'offrir une occasion unique.
Une chose que ton p�re n'a pas faite pour toi, je suis d�sol� de le dire.
Regarde.
Quand les portes de la prison se sont ouvertes,
personne de ton groupe n'�tait pr�sent pour les accueillir.
C'est �tonnant.
Tu imagines ma surprise...
Imagine un peu la leur lorsque mes hommes sont pass�s les prendre,
puis les ont amen�s ici.
Et tout �a en ton honneur.
Mon cadeau, le voici.
Je t'offre l'occasion...
d'obtenir ta vengeance.
Et apr�s �a ?
Apr�s �a, on parlera affaires.
Il faut que tu saches que si c'est de l'aide financi�re que tu cherches...
- Non, plut�t de la force de frappe. - �a, j'ai.
Alors, dis-moi ce que tu veux.
J'ai des vues sur un terrain.
Qui appartient � qui ?
C'est pour �a que j'ai besoin de toi.
J'en d�duis que c'est � mon p�re.
Excuse-moi. Sans vouloir t'offenser,
si je voulais louer un terrain de mani�re r�guli�re,
j'en aurais parl� � ton p�re.
Pas � toi.
Il appartient aux Japonais.
C'est l'endroit id�al pour s'agrandir.
Pourquoi c'est � moi que tu en parles
si... si c'est le terrain des Japonais ?
Mon p�re ne permettra jamais �a.
Il ferait rien qui puisse nuire � leur accord de paix.
Encore une fois, je m'en moque de ce que pense ton p�re.
C'est de ton soutien que j'ai besoin, et si je peux �tre honn�te avec toi,
j'ai l'impression que tu as besoin du mien.
Comment �a ?
J'entends dire qu'en haut lieu, on n'est plus satisfait du travail de ton p�re.
Les temps ont chang�. La famille Goto �tablit
de nouvelles connexions. Des connexions s�rieuses.
Quand ton p�re quitte le bureau, il rentre � la maison et il se couche.
Alors que pendant ce temps, Goto emm�ne Reza et ses gars
au bar � putes et les arrose de whisky.
Tu serais surpris de ce qu'on peut obtenir d'un flic ou d'un homme politique
en l'invitant � picoler et � tirer un coup.
Qu'est-ce que je devrais faire, d'apr�s toi ?
Donne-moi ta parole, et moi, je fais �clater leur accord de paix.
Fais-moi confiance et je te promets que tu sortiras vainqueur
de la guerre qui va se d�clarer.
Tu poss�deras tout.
Et les gens verront que tu as su prendre le contr�le
et rendre ta famille plus puissante qu'elle ne l'avait jamais �t�.
Et toi, l�-dedans ? O� est-ce que tu t'y retrouves ?
C'est un investissement � long terme.
On pourrait se partager le territoire des Goto, diriger cette ville c�te � c�te,
et je me garde un territoire pour moi, gratuitement.
Sans comptes � rendre.
Tu veux t'y prendre comment pour d�clencher la guerre entre nos familles ?
Pas une goutte de sang n'a coul� en plus de dix ans.
�a, on peut y rem�dier.
L�... Gentil...
Si tu veux d�clencher une guerre entre mon p�re et la famille Goto,
il va falloir frapper plus fort qu'en tuant un de leurs petits soldats.
J'ai quelqu'un d'autre en t�te qui pourrait justement faire l'affaire.
Au mois prochain � la m�me heure.
Euh... Dwi, attends.
Qu'est-ce que tu veux ?
- Et pour Karim ? - Quoi, pour Karim ?
Dwi, tu m'avais promis.
J'ai dit : Quand on trouvera un moment propice.
Encore une fois, ce n'est pas maintenant.
Ses amis viennent manger ici, Koso.
Tu crois qu'il a envie de leur pr�senter un p�re qui ressemble � �a ?
Pas la peine de me dire des choses pareilles. J'ai compris, tu sais.
S'il te pla�t, la derni�re fois que je l'ai vu, il avait...
Ah oui ? Et � qui la faute ? La mienne, peut-�tre ?
C'est toi qui as choisi de le faire, ce boulot !
C'est pour subvenir � vos besoins.
Y a des millions de p�res dans le monde qui subviennent aux besoins de leur famille,
mais ils rentrent pas le soir avec les mains pleines de sang.
C'est absolument immonde. Tu t'en rends compte ?
Je suis pas tr�s malin.
Sans rire ?
Avant, tu �tais quelqu'un de bien.
Bon, mais j'ai quand m�me le droit de voir mon fils.
Bien non, tu vois ? Tant que tu continueras...
t'auras pas le droit.
Et je ne veux plus t'entendre dire que tu vas changer.
�a fait 15 ans que �a dure. Regarde-toi, je ne te reconnais m�me plus.
RAPPELLE UCO
D�sol�... Il faut que j'y aille.
Comme toujours.
Regarde-moi un peu �a !
De nos jours, ils font rentrer n'importe qui ici.
Cette bo�te avait du standing, dans le temps. Maintenant, regarde...
Des petits blancs en sandales qui se tapent des putes dans les chiottes,
qui leur co�tent moins cher que leur verre de bi�re.
C'est la honte, sans d�conner.
Il faut que les choses redeviennent comme avant.
On �tait importants, et on �tait chez nous.
� l'�poque, si mon p�re passait la porte, on entendait les mouches voler.
Tout le monde le craignait.
Ils savaient qu'il �tait capable d'absolument tout.
Les temps ont beaucoup chang�.
Ton p�re ne fait peut-�tre plus aussi peur aux gens qu'� une �poque.
Mais en tout cas, il n'a pas perdu la rage qui l'anime, je te rassure.
Il a seulement r�ussi � la contr�ler, et �a l'a fait monter dans l'estime des gens.
Il n'a plus besoin de leur faire peur. Maintenant, tout le monde le respecte.
C'est �a, le plus important.
� l'�poque, c'�tait important. � l'�poque !
Maintenant, on s'en fout, de ces histoires.
Les temps changent beaucoup plus vite que tu le penses. Les gens aujourd'hui,
en ont plus rien � foutre de comment �a se passait avant.
Eux, tout ce qu'ils voient, c'est le pr�sent.
Le respect ? �a ne veut plus rien dire pour les gens.
�a n'a rien de nouveau, ce que tu dis l�.
Des petits cons qui pensent avoir tout compris, il y en a toujours eu.
Mais fais-moi confiance, Uco, les mecs comme �a, ils durent jamais.
Le jour o� ce sera � toi de devenir chef, tu comprendras de quoi je parle.
Tu les verras tomber � tes pieds comme ils l'ont fait devant ton p�re.
Et tu as ce feu en toi, comme lui. Je le voyais d�j� quand tu �tais tout petit.
Ce feu, ne le perds surtout pas.
Apprends � le ma�triser.
Et � ce moment-l�, tu deviendras un grand homme comme ton p�re.
Koso... on te consid�re avant tout comme un ami.
Ton p�re a toujours �t� tr�s bon avec moi, oui.
Alors, � la famille.
Je vais aux toilettes. Je reviens tout de suite.
Les Chinois disent qu'ils ont vu les Japonais attaquer Koso
dans la ruelle qui longe la bo�te ! Pour qui ils se prennent ?
Apr�s toutes ces ann�es ?
Ils osent nous faire �a ? Faut qu'on riposte !
On peut prendre des mesures, mais certainement pas d�clarer une guerre !
Il avait des ennemis. Tu connais sa profession.
Et il n'y a pas que les Goto. M�me les Chinois voulaient sa t�te.
C'est pas la premi�re fois qu'il se faisait attaquer.
Malheureusement, �a a �t� la derni�re.
- Mais t'�tais pass� o� ? - Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Apr�s ce qu'il a fait pour nous toutes ces ann�es,
c'est comme �a qu'on le r�compense ?
Tu sais, pour Koso, il n'y avait que deux choses
qui importaient dans la vie : Sa femme et son fils.
Ne te m�prends pas sur lui, il n'a jamais fait de sentiments avec nous.
Pour lui, c'�tait le boulot et c'est tout.
Ce qu'on peut faire, c'est veiller � ce que sa famille ne manque de rien.
Par contre, il est hors de question qu'on riposte !
Comment ?
Non, mais dites-moi que c'est pas vrai ! Eka ! Dis-lui, il faut pas laisser passer �a !
On se fait marcher sur les pieds !
Papa, c'est notre territoire depuis 30 ans et je n'ai pas envie de le perdre !
Et en faisant ce que je dis, on gardera ce territoire pour les 30 ans � venir !
Fin de la discussion !
Tu te calmes un peu ! �a suffit !
Ce n'est pas toi qui d�cides. Apprends � rester � ta place.
Uco !
Yuda ?
Oui ?
Je veux que tu veilles � ce qu'il ne fasse pas de b�tises.
Emm�ne-le s'amuser et voir des filles. Il faut qu'il se change les id�es.
Oui, monsieur.
J'arrive toujours pas � le croire.
Eka...
C'est pas bon, tout �a. J'ai peur de ce qui se pr�pare.
Uco !
- D�gage ! Me touche pas ! - Ton p�re a raison.
Si tu fonces t�te baiss�e, tu r�gleras rien du tout.
- �a va foutre le bordel. - Et tu es qui, toi, pour me faire la morale ?
Je sais exactement ce que tu ressens. Je suis pass� par l�.
J'ai agi dans la col�re, et t'as vu o� �a m'a conduit ?
Quoi ? O� �a t'a conduit ?
Dans le plus bel appartement que t'as jamais vu, et c'est moi qui te le paye.
- J'essaye de t'aider. Pense � ton p�re... - Ferme ta gueule.
Tu te prends pour qui, pauvre merde ? Parce que tu crois que tu le connais ?
Tu t'imagines que tu comptes � ses yeux ? T'es rien de plus
qu'un objet qui nous appartient. Mets-toi �a dans le cr�ne !
Il t'a pay� ce qu'on te doit, et bient�t, il te foutra � la porte.
�a te surprend ? Qu'est-ce que t'imaginais ?
Va te faire foutre.
Est-ce qu'on a le feu vert ?
On s'en fout, du feu vert. Vous pouvez y aller.
Au travail.
Piti�, je vous en prie !
Passe-moi la balle.
Grosse erreur.
Attends ! Non, je t'en prie, fais pas �a !
Non !
Vous allez o� ?
- � Tanah Abang. - C'est parti.
Messieurs...
nous sommes r�unis pour r�gler votre diff�rend.
Monsieur Goto.
Monsieur Bangun.
Ces derniers jours,
notre ville est la sc�ne d'�v�nements violents opposant vos deux familles,
et ce, apr�s dix ans de cohabitation pacifique.
Je pense qu'il a raison, nous devrions l'�couter.
Cette situation doit cesser imm�diatement.
Vous �tes conscients qu'elle nous met tous en danger.
- Nous avons agi en repr�sailles, c'est tout. - En repr�sailles ?
Et comment vous expliquez la mort de Prakoso ?
L'ordre de le tuer ne venait pas de chez nous.
L'organisation de mon p�re n'a aucun lien avec ces hommes.
Ah oui ? Alors c'�tait qui ?
Peut-�tre que vous le savez.
Monsieur,
sauf votre respect,
l'homme en question �tait comme un fr�re pour mon p�re et comme un oncle pour moi.
Un homme loyal envers notre famille depuis plus de 30 ans.
Si vous continuez � insinuer
- que c'est nous qui l'avons tu�... - �a suffit !
Seul un idiot se fatigue � discuter l'honneur des morts.
Goto-san, toutes mes excuses.
Sans rancune.
Je reconnais ma faute. Pardon.
Mais papa !
Il semblerait que des d�cisions importantes ont �t� prises au sein de l'organisation
par certains de ses membres les moins exp�riment�s.
Je vous demande pardon pour cette maladresse, et je m'engage aupr�s de vous
� tout faire pour que de tels actes ne se reproduisent pas.
Je vous remercie pour cette prise de position qui vise l'int�r�t de tous.
Oui. � pr�sent, veuillez m'excuser, j'ai de l'ordre � mettre dans mes affaires.
- Bien s�r. - Excusez-moi.
On m'a racont� ce qui s'�tait pass�. Est-ce que tout va bien ?
Comment �a se fait qu'une bande de flics m'attaque en pleine rue ?
Qui leur a donn� l'ordre ?
Calme-toi.
� mon avis, ce n'est qu'une histoire de territoire, rien de plus.
Il semblerait que Reza et ses hommes soient plut�t du c�t� de la famille Goto.
Je veux tout arr�ter, tout de suite.
D�sol�, c'est pas possible.
J'ai de quoi t�moigner. Qu'est-ce qu'il vous faut de plus ?
- J'ai vu des meurtres, du chantage, du vol... - Il me faut de la corruption polici�re.
Ta mission n'a jamais �t� d'enqu�ter sur Bangun.
Tu le sais aussi bien que moi.
Nous, ce qu'on veut, c'est les flics � qui il donne de l'argent.
Tu crois que t'es seul sur le terrain ? Y a pas que toi, qu'est-ce que t'imagines ?
On est comme de petites araign�es.
Et tous ensemble, petit � petit, on tisse une grande toile.
�coute-moi, soit fort, tiens bon. Ton identit� est bien gard�e.
Yuda, qu'est-ce que tu fous ?
J'essaie de te joindre depuis tout � l'heure.
Am�ne-toi au bureau imm�diatement.
Il faut que tu viennes chercher Uco avant qu'il se fasse massacrer.
Tu sais combien d'hommes on a perdus � cause de tes petits jeux ?
Tout ce que j'ai construit, c'�tait pour te le donner.
J'ai fait tout �a pour toi !
Avec tes conneries, tu as failli tout foutre en l'air !
Tu as mis tout ce qu'on a en danger !
Et tout �a pourquoi ?
Pour quoi faire ?
Dis-moi pourquoi.
- Dis-moi pourquoi. Pourquoi ? - Papa...
- Dis-moi pourquoi. - Papa...
Papa, papa, s'il te pla�t, papa...
- Pourquoi ? - Arr�te !
Tu me dis que tu as honte de moi ? Eh bien, moi, c'est toi qui me fous la honte !
O� est pass� ton honneur ?
T'�tais l� � ramper devant eux !
Demander pardon � cette pauvre bande de branleurs de Japonais !
Tu m'as dit de fermer ma gueule, sur notre territoire !
Tu veux vraiment savoir ce qui m'a pouss� � faire �a ?
C'est parce que j'en ai marre. Parce que j'en ai marre d'attendre !
J'arrive pas � rester assis � rien faire comme toi.
Toi, � l'�poque, t'as eu ton �ge d'or. Et moi ? Quand est-ce que j'aurai le mien ?
Dis-moi, c'est pour quand ?
Je passe mon temps � collecter tes dettes.
Je vaux mieux que �a. C'est pas le r�le d'un futur patron.
C'est pas un travail pour un patron !
Tu nous as d�truits.
Tu as d�truit tout ce qu'on avait.
Papa... pa... papa, �coute,
ce qu'on a perdu, ce qu'on a perdu, c'est rien.
On peut se refaire. On va se refaire, �a va aller.
Je te jure qu'on va tout r�cup�rer.
Papa... papa, fais-moi confiance, je vais tout arranger.
Oui, je vais tout arranger.
T'entends ? Je vais tout arranger.
Arr�tez, patron.
�a suffit.
Eka, pr�pare un paquet pour les Goto.
Je leur offre notre territoire � Sabang.
Allez.
Oui, patron.
Vous ne pouvez pas entrer, il est en...
Pardonne-moi.
Sale tra�tre.
Comment t'as pu faire �a, Uco ?
Eka, va-t'en !
Qu'est-ce qu'on fait de lui ?
Faites-le dispara�tre.
Comment ?
Bien, je comprends.
Je te rappelle plus tard.
Nos gars viennent de voir Reza entrer dans le restaurant de Bejo.
On s'�tait assur� ses services, pourtant.
C'est aussi ce que je croyais.
Qu'est-ce qu'il fait avec Bejo, dans ce cas ?
R�ponds !
Bejo est un moins que rien, occupe-toi de lui tout de suite !
- Quant � Reza et ses hommes... - Patron, ce n'est pas tout.
Bejo n'est, euh... il est pas arriv� seul au rendez-vous.
Il est avec Uco.
Ils ont uni leurs forces...
apr�s avoir tu� Bangun.
Une balle dans la t�te � bout portant.
Donc... maintenant, Bejo a une arm�e sous ses ordres.
Il repr�sente une menace.
Comme quoi absolument tout est possible.
Qu'est-ce qu'on fait, alors ?
On part en guerre !
S'il a tu� son propre p�re,
il n'h�sitera pas � s'attaquer � nous.
On va faire table rase.
Uco et Bejo doivent dispara�tre.
Reza et sa bande de pourris avec.
Tu plaisantes ? Ce sont des flics, ces gars-l�.
Ils ont mis les pieds dans notre monde.
Ce ne sont plus des flics.
Eka ! Eka ! Eka !
Je connais la v�rit�. Je sais ce que tu fais l�.
Quand t'es arriv�, je te l'ai dit.
On vient du m�me endroit, toi et moi.
J'esp�re seulement...
que �a finira mieux que �a pour toi.
�coute, quoi qu'on te raconte sur moi,
je suis pas un tra�tre, ni un criminel.
�a ne finit jamais.
T'essaies de t'enfuir,
ils te retrouvent � tous les coups.
Quand t'arrives � couper une t�te,
elle repousse tout de suite.
Si tu veux t'en sortir,
tu devras les buter.
Les buter tous.
Eka, attends.
Pourquoi vous ne m'avez pas dit que vous aviez un agent infiltr� chez Bangun ?
De quoi est-ce que tu parles ?
- De Eka. - Cette esp�ce d'ordure ?
Cette esp�ce d'ordure m'a sauv� la vie.
Il nous a donn� de fausses informations qui ont co�t� la vie � dix de nos agents !
Ce gars n'est qu'un tra�tre, Rama. Il roulait pour Bangun.
Et �a ne vous est jamais venu � l'esprit de me pr�venir ?
�coute, c'est pas le moment de parler de �a.
Le commissaire est mort, les cadavres s'empilent aux quatre coins de la ville.
Comme vous le disiez, une guerre propre, �a n'existe pas.
Peut-�tre pas, mais on peut encore faire tomber Reza.
On vient de l'enregistrer avec le micro que t'as pos� sur Uco.
- Ils sont encore ensemble ? - A priori, oui.
On a perdu le signal, mais on est en route.
Il y a une chose que je dois savoir.
Je ne demanderai rien d'autre.
Ma famille va bien ?
- Oui, ils sont en s�curit�. - Si j'y reste, veillez sur eux.
Rama... Rama, attends !
Prot�gez-moi.
Tenez, monsieur. Vous voulez une serviette ?
Si tu veux un pourboire, il va falloir te bouger.
Oui, monsieur.
Bien s�r que c'est possible. Nous faisons ce que nous voulons.
La ville est � nous.
Par contre, il va falloir faire... des concessions.
Quand les t�tes changent, les tarifs augmentent.
�a, c'est nouveau. Soyons raisonnables, Reza.
N'oubliez pas que vous �tes encore en p�riode d'essai.
Goto payait combien ?
Oh, �a, �a n'a aucune importance.
�a en a pour moi.
Sauf que c'est avec vous que j'ai un rendez-vous.
Pas avec lui. Faites-moi une proposition,
et si je reste jusqu'au dessert, c'est que j'accepte, hein ?
Alors, le num�ro deux, on ne t'entend plus.
Patron, il a r�ussi � s'enfuir de la voiture.
Pr�viens tout le monde.
Il y aura une r�compense pour celui qui le trouve.
Non, vous comprenez pas, patron, il est d�j� ici.
- Tuez-le. - Bien, patron.
Il y a un probl�me ?
Occupez-vous-en.
Reza,
il n'y a aucun souci.
Un petit impr�vu que mes hommes vont vite r�gler.
Je ma�trise la situation...
Passe-moi la balle.
Non !
Reza !
Non.
Je rentre chez moi.
LE RAID 2 LA VENGEANCE
Sous-titrage : CNST, Montr�al
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