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Précédemment dans Reasonable Doubt...
Je suis Will, votre garde de nuit.
-Pourquoi tu ne reviens pas ? -Oui, pour nous protéger.
Je reviendrai un jour.
Et comme je ne peux pas être là, Will s'en charge.
Jax, je sais que Lewis et toi avez vos différends,
mais tu devrais faire un effort.
Elle reste avec son mari qui la trompe effrontément
et elle me donne des conseils relationnels.
-Tu m'as posé un ultimatum. -J'étais obligé.
Tu ne m'écoutes que si je te menace.
N'oublie pas l'anniversaire de Paul ce week-end.
Oui. Je l'avais vraiment oublié.
Ton beau-père et moi t'attendons ici ce week-end.
Il y a un type qui veut nous rencontrer.
-Brayden Miller. -Appelez-moi Rich.
Mes amis me donnent ce nom.
J'ai un souci avec une ancienne employée.
Kaleesha Moore. Elle affirme que je l'ai agressée sexuellement.
Jax est dans la défense civile et pénale.
Alors que faites-vous ici ?
Que je sache, l'agression sexuelle est un crime.
Un certain Damon Cooke veut te parler.
Il va être libéré sur parole.
C'était ton client ?
Il y a longtemps.
Ce serait comme dire au monde que vous avez tué cet homme.
Que vous êtes un criminel.
Je croyais que vous aimiez les criminels ?
Si je n'avais jamais été condamné ?
Que se serait-il passé ?
Kaleesha est morte.
Merde.
Kaleesha Moore, ancienne employée de Clout,
a été retrouvée morte chez elle
au bloc 1300 d'Aqua Vista, à Studio City.
Selon un rapport préliminaire, son décès remonte à hier soir,
mais une parente l'a découverte ce matin.
Malgré l'absence de signe d'effraction, les autorités
ont ouvert une enquête pour homicide.
Toutes mes condoléances.
-Vous êtes parent de la défunte ? -Je suis son mari, Ryan Moore.
On peut vous poser quelques questions ?
Qui a pu faire ça ?
Nous l'ignorons, mais nous allons le découvrir.
-C'est votre résidence commune ? -Non.
On était séparés.
Mais on avait décidé de se remettre ensemble.
Elle allait réemménager la semaine prochaine.
Monsieur, pouvons-nous parler en privé ?
On peut...
-C'est vous qui l'avez trouvée ? -Oui, je suis...
j'étais sa cousine, Fallon.
On avait rendez-vous pour préparer son interview à Good Morning America,
mais elle était morte.
Savez-vous qui pourrait en vouloir à Kaleesha ?
-M. Miller, vous êtes toujours là ? -Oui, je suis toujours là.
-Vous êtes sûr que c'est Kaleesha ? -Sa famille l'a identifiée.
Je n'arrive pas à y croire. Je...
Oui ?
Je n'en reviens pas.
Oui, c'est bouleversant,
mais sachez que la police vous interrogera sûrement
car vous étiez son patron.
Ils ne tarderont pas à découvrir...
-votre autre relation avec elle. -Quoi ?
Ils vont m'accuser ? Ce n'est pas moi.
Personne n'a dit ça.
Mais comprenez-moi bien : quand la police vous interrogera,
ne dites rien.
Jax et moi sommes en route.
Jax.
Oui, et vous me remercierez plus tard.
Aidez-moi.
Bonjour, ma reine.
Will.
Bonjour.
-Tu as de l'origan ? -De l'origan ?
Tu veux dire, l'épice ?
Un petit-déjeuner est la moindre des choses après cette superbe nuit.
Non, c'est vraiment très gentil, Will, mais ce...
Non, je comprends.
Tu n'aimes pas le bacon.
C'est pas grave.
J'apprends à te connaître.
Oui. Oui. Tu sais quoi, Will ?
-Je dois y aller, alors... -Maintenant ?
-Oui, maintenant. -Quoi ? D'accord.
Je suis sûre que tu as à faire aussi, alors...
Prends soin de toi.
-Tu m'appelles ? -D'accord. Au revoir.
Un verre, inspecteurs ?
Ça ira. On pose juste quelques questions à M. Miller,
et ensuite on s'en va.
On devrait parler en privé.
Vous pouvez tout me dire en présence de Theo,
-c'est mon bras droit. -Non, c'est bon.
Je serai dans mon bureau.
Je ne parlerai pas sans mon avocat.
Ce n'est pas un interrogatoire. On a juste besoin de votre aide.
Si quelqu'un peut nous aider à tirer ça au clair,
c'est l'intrépide dirigeant de cette entreprise florissante.
Quelques simples questions qui nous mettront sur la bonne piste.
Bien sûr.
Merci.
Kaleesha Moore travaillait pour vous ?
Comme vice-présidente des ventes et des marques.
Vous la connaissiez bien ?
Je sais qu'elle était méticuleuse, organisée.
Excellentes idées, avenir brillant.
C'est sûrement ce que vous auriez dit dans une lettre de recommandation,
mais ce n'est pas ce que je voulais dire.
Vous aviez souvent affaire à elle au bureau ?
Assez souvent.
C'était une employée haut placée.
Et en dehors du bureau ?
Eh bien, je vois que ça a déjà commencé.
Madame Stewart, vous tombez bien.
On se débarrassait des questions préliminaires.
Des questions préliminaires ?
-Nom, date de naissance... -Trouvable en ligne. Compris.
Et juste pour que je sache tout,
M. Miller vous a-t-il dit qu'il attendrait son avocat
avant que vous ne posiez ces questions préliminaires ?
Effectivement.
Vous avez donc raté le moment de vous taire ?
Je vous raccompagne tous deux.
INFLUENCE
Désolé du retard. Ils ont dit quoi ?
Je m'inquiète plus de ce qu'ils n'ont pas dit.
Ils ont concocté une histoire tournant autour de Brayden.
Ils ont dû apprendre dans la presse
que Kaleesha allait parler à GMA.
Ils vérifiaient peut-être l'alibi de Brayden ?
Peut-être.
Mais renseigne-toi au bureau du procureur.
Ou tu appelles Mike.
Vous n'étiez pas ensemble à la fac ?
Non, et je t'ai déjà rendu un fier service en venant ici.
Je réserve mes contacts à mes clients, pas à ce connard.
Depuis quand avoir un connard comme client te pose problème ?
Merci d'être venue.
Alors, que fait-on maintenant ?
Désormais, adressez les questions juridiques à Rich,
c'est l'avocat que vous avez choisi.
Bonne journée, messieurs.
-Bonjour, mamie Lu. -Bonjour, mon grand.
Merci de les avoir emmenés à l'école.
Pas de problème.
Tu cherches une femme de ménage ? Parce que j'en connais une...
Non, c'est juste que j'ai été occupé.
D'ailleurs, je dois y aller.
Je vais chercher Terrence à l'aéroport.
Comment vont ton frère et son conjoint, Jason ?
Jason va bien. Pour autant que je sache.
Bien.
Toi et Jacqueline, ça va ?
Très bien. On essaie de trouver une solution.
Les enfants. Vous allez être en retard.
Bonjour, mamie.
Bonjour, mon chéri.
-Bonjour, mamie Lu. -Bonjour, mon ange.
-On se voit au collège. -D'accord.
-Bonne journée. -Merci.
Tu n'es pas obligé de m'écouter, mais je dois te dire ceci.
Répare ton couple tant que c'est encore possible.
Plus tu attendras, plus vous serez tous deux confrontés
à des problèmes insolubles.
Bonjour, patronne.
Bonjour, Krystal.
Tu m'as acheté une Nicorette ?
D'accord. Tu sais que je suis là pour toi.
Tout vaut mieux que ces cigarettes pourries.
Vraiment ?
Débarrasse-toi de ce dossier. Miller ne sera pas mon client.
Merci, Seigneur. Et merci Jacqueline Stewart.
Je ne l'ai pas fait pour toi.
Peu importe pour qui, j'en suis reconnaissante.
Son visage a fait la une de tous les médias ce matin
après la découverte de Kaleesha.
Oui, et c'est celui de Kaleesha Moore qu'on devrait voir, pas le sien.
C'est lui qui l'a tuée.
Et comment tu sais ça ?
Elle allait le ruiner, il s'est débarrassé d'elle.
Tu n'y crois pas ?
Je déciderai en fonction de preuves légales, pas de spéculations.
Seigneur.
Tu vas le prendre, hein ?
Jette le dossier, Krystal.
Bou ! Bou !
De la part d'un enfoiré comme toi, c'est un compliment.
-Tu ne connais que cette chanson ? -C'est la préférée de tous.
C'est la dernière du concert, et ça fera plaisir à Jax.
Je...
Je ne sais pas si Jax viendra à ton concert ce week-end.
-Quoi ? Pourquoi ? -À cause...
du boulot.
Allez. C'est cool, non ? On passera du temps entre frangins.
Jason vient pour le concert, et je suis sûr que tu préférerais
un double rencard plutôt que de tenir la chandelle.
Je veux bien appeler ta chérie pour la convaincre.
Allez. Ce sera plus amusant avec elle. Sans vouloir te vexer.
-Très bien. -Oui ! Oui ! Oui !
-D'accord. On y sera. -Super. Je dois y retourner.
Mais tu ne le regretteras pas. Ne me hue plus jamais.
-Plus d'une chanson, s'il te plaît. -D'accord. À bientôt.
Brayden Miller ?
Oui, j'ai entendu parler de cette affaire.
Mais la police enquête toujours, alors pourquoi m'en parler ?
Je ne sais pas.
Peut-être parce qu'un homme en vue, presque milliardaire, est impliqué
dans le meurtre de son ancienne employée ?
Un procureur qui a des ambitions politiques
ne pourrait pas fermer les yeux.
Ça a pu attirer mon attention.
Tu as remarqué aussi
que la police base toute son enquête
sur l'intuition que Brayden pourrait être un suspect potentiel ?
Il est son ancien employeur. Tu sais comment ça marche.
Toutes ses connaissances proches et intimes seront interrogées.
D'accord, mais ils interrogent qui d'autre ?
Kaleesha avait un ex-mari. Pourquoi n'est-il pas suspect ?
D'après mes connaissances limitées,
il a bien été interrogé, et il était à une soirée de travail à Pomona,
entouré de 60 personnes qui peuvent le confirmer.
Il a aussi posté des photos sur les réseaux sociaux.
-Je croyais que Rich s'en occupait. -C'est le cas.
Alors que fais-tu ici ?
Je joue collectif.
Tu ne joues que quand tu penses pouvoir gagner.
Et cette affaire sera difficile à gagner.
J'espère que ton enquête sera plus approfondie que rapide.
Mieux vaudrait finir maire que rester procureur à vie.
Aïe.
Monsieur Ortiz, ils vous attendent.
Tu peux rester dans le bureau.
D'accord. Merci.
-Bonjour, Daniel. -Jackson.
La police a trouvé chez Kaleesha un reçu de voiturier
d'un restaurant où Brayden et sa femme ont mangé
pour leur anniversaire ce soir-là.
Brayden était donc chez Kaleesha le soir du meurtre.
Exactement.
Ils ont toutes les preuves nécessaires.
Merde, tu veux quoi ?
Tu me manques.
Ils ont trouvé le reçu de voiturier de Brayden chez Kaleesha.
Tu savais qu'il était là le soir du meurtre ?
Il m'a dit qu'il s'en occuperait lui-même.
C'est-à-dire ? La tuer ?
Lui faire signer l'accord de confidentialité.
Comment ?
Je ne sais pas.
Mais c'était bizarre.
Il a dit qu'il savait ce dont Kaleesha avait besoin
et qu'il le lui donnerait, qu'elle le veuille ou non.
Elle a signé l'accord, finalement ?
Oui.
Il m'en a envoyé une copie aujourd'hui.
J'aurais dû dire quelque chose ce jour-là, l'en empêcher.
En fait, non.
Non, c'est bien.
Pardon ?
Si elle a signé l'accord, c'est qu'il a eu ce qu'il voulait.
Il n'avait plus de mobile.
Voilà pourquoi tu devrais être sur cette affaire.
Quiconque ayant entendu cette histoire l'aurait accusé,
mais tu as été plus lucide.
Bien essayé, mais non. Tu t'en sors bien, Rich.
Si bien que tu as mis ton détective sur le coup ?
C'est comme ça que tu as su pour le reçu de voiturier.
Oui, Daniel a vérifié ce que la police sait,
mais pour prouver mon intuition, qui s'est avérée exacte.
Écoute, je n'ai aucune envie d'être sur cette affaire
et Brayden ne veut pas de moi non plus.
-Il a changé d'avis. -Oui, parce qu'il a besoin
d'une avocate noire symbolique.
Non, il a besoin d'un avocat pénaliste,
ce que je ne suis pas.
Je ne discuterai pas de problèmes noirs avec toi.
Je veux juste dire...
que tu es la mieux placée.
Je ne prends jamais d'affaire dont je ne veux pas.
C'est pourquoi je te demande de bien vouloir prendre celle-ci.
Tu sais que tu en as envie.
Je vais y réfléchir.
-Ce n'est pas un non. -Ce n'est pas un oui.
Où as-tu caché les emballages ?
Ce n'est pas toi qui as cuisiné ça. Impossible.
Tu viens ici chercher les embrouilles ?
-Laisse tomber. -Toi, alors.
Attends. Je suis la première ?
Autumn est coincée au boulot et j'ignore où est Shanelle.
L'audience s'est arrêtée tôt, j'ai pu arriver à l'heure...
et acheter des ailes de poulet.
Quoi ?
Eh bien ! Tu arrives tôt et tu apportes à manger.
Je ne veux pas de poulet bon marché dans mes bonnes assiettes.
Fais pas comme si c'était pas les meilleures ailes de poulet de LA.
-Arrête. -Tu as raison.
D'accord.
Alors, quoi de neuf ? Tu as passé une bonne nuit ?
Ça, on peut le dire.
T'as trouvé une bite d'âne.
Sally, arrête.
T'en as trouvé une, pas vrai ? C'était Lewis ?
Peu importe.
Tant mieux pour toi.
Merci.
Je sais que Lewis et toi êtes séparés,
mais tu vas lui dire ?
C'était juste une fois. Je ne veux plus jamais le revoir.
Je te comprends.
Elles font quoi, ces pétasses ?
Appelle Shanelle.
-D'accord. -Je te le dis, c'est une mancha.
-Oui. -C'est quoi, une mancha ?
Tu te souviens quand Shanelle appelait notre tante Tina comme ça
car ses membres étaient trop courts ?
-Arrête ! -Et qu'elle mettait ses mains
sur ses hanches comme ça ?
Pour cacher ses petits bras de bébé.
Ça ne marchait pas.
-J'en peux plus de vous. -Ouah.
RICH BRAYDEN DIT QU'IL VA T'APPELER.
-Que s'est-il passé ? -Mince...
Mon cabinet veut que je représente un client dont je ne veux pas.
Pourquoi ça ?
Au début, il ne voulait pas de moi sur l'affaire.
Il a changé d'avis.
Sans violer le secret professionnel,
je dirai juste que la situation est compliquée.
Pourquoi ne pas prendre ce client
s'il ne s'agit pas de tes sentiments ?
La femme qui l'a accusé d'agression sexuelle est morte.
Ça a l'air compliqué.
Tu sais s'il l'a violée ?
Non.
C'est peut-être pour ça que tu refuses l'affaire,
pour ne pas être de son côté.
Je ne fais pas mon boulot en fonction de mes sentiments.
Je sais. C'est juste que...
j'essaie d'aider. C'est tout.
T'es une dure à cuire.
-Tu peux faire ce que tu veux. -D'accord.
Ce cabinet s'appelle Binder, Hurwitz et Stewart, putain.
Tu n'as rien à expliquer à personne.
-Je lève mon verre à ça. -Moi aussi.
Tu sais qui d'autre est une mancha ?
-Arrête. Stop. -Pas question de remettre ça.
On ira droit en enfer.
Madame Stewart.
Monsieur Miller. Que puis-je pour vous ?
Je ne vous supplierai pas, alors dites-moi.
Combien pour m'assurer vos services ?
Il ne s'agit pas d'argent.
Je me suis renseigné sur vous.
Vous étiez commise d'office avant de passer dans le privé.
Comme je vous l'ai déjà dit,
tout tourne autour de l'argent.
Sauf quand il faut choisir un avocat.
Qu'est-ce qui m'a mise hors jeu la dernière fois ?
Ma mélanine ou mon sexe ?
Ce n'est pas une question d'affinité,
mais de savoir qui peut atteindre mes objectifs.
Et c'était Rich.
Et maintenant qu'une noire est morte,
vous avez besoin de quelqu'un comme moi ?
Combien, madame Stewart ?
Comme je l'ai dit, il ne s'agit pas d'argent.
Prenez soin de vous, monsieur Miller.
Allez.
Hé ! Qu'est-ce qui se passe ?
Spenser a laissé sa Bible.
Dépêche-toi, Spenser. On va être en retard.
Viens là. Laisse-moi te regarder.
Où est M. Will ?
Oui, papa. Où est passé M. Will ?
M. Will ne convenait pas pour ce travail.
Oh. Moi, il m'a semblé bon.
Je l'ai.
-Allez, on y va. S'il vous plaît. -Allez.
J'espère que cette femme bruyante ne sera pas en face de nous.
-Tu te souviens de la dernière fois ? -Oui.
Sœur Jacqueline.
-Bonjour, pasteur. -Bonjour.
J'aimerais vous présenter
Fallon Stevens, une autre de nos paroissiennes.
Sa famille vient de vivre une tragédie
et ils ont besoin d'aide.
Le procureur les fait tourner en rond,
j'ai pensé que vous pourriez les aider.
Je ne crois pas qu'elle puisse nous aider.
C'est son avocate.
C'est le client de mon cabinet, pas le mien.
Peu importe.
Et il n'est pas suspect.
Pas encore.
Puisque M. Miller est client de mon cabinet,
je serais ravie de vous recommander une défenseure des victimes.
Entre cette tragédie et le jargon juridique,
il vous faut quelqu'un de compétent,
capable d'affronter le procureur
et les médias, car ça peut faire beaucoup.
Tenez, je vous laisse ma carte.
Envoyez-moi votre numéro et je vous mettrai en relation.
Veuillez m'excuser.
Tournez-vous et serrez la main de quelqu'un.
Dites-lui : "Dieu est bon."
-Dieu est bon. -Dieu est bon.
Amen ! Oui !
Aujourd'hui est un jour béni.
Je le crois.
Amen ! Amen !
Pendant que le diacre passe faire la quête,
ouvrez votre Bible à l'épître aux Romains, chapitre 12.
Nous ouvrons ce matin avec un sacrifice personnel.
Jax.
Jax.
Jax, dis-moi...
tu es occupée ce soir ?
Non, je travaille sur des dossiers. Pourquoi ?
Terrence donne un concert et Jason vient en ville.
Ils aimeraient te voir.
Oh. Oui, ce serait bien de les voir.
Tu veux y aller ?
J'ai besoin de sortir, et Terrence est génial.
Super.
Tu as l'air surpris que j'accepte.
Oui, un peu. Et content, aussi.
D'accord. On dépose les enfants chez Lu et Paul avant d'y aller ?
Si on demandait à ma mère de venir les garder chez toi ?
D'accord, parfait. Je passe te prendre à 20 h ?
Ce sera un peu juste avec le boulot, je viendrai chez toi en Uber.
Tu me déposes après ?
Au revoir, mes chéris.
Allons, enfin, Spenser.
Tu as faim ?
Oui. Soulful Kitchen est ouvert.
Bonjour, qu'est-ce que vous faites là ?
Vous êtes venu à mon église ?
La première AME ?
-J'ignorais que vous étiez... -Apparaissez autant que vous voudrez,
mais je ne changerai pas d'avis.
Sur quoi ?
Le fait de ne plus vous parler
si vous avouez un crime que vous n'avez pas commis.
C'est ce que vous avez fait, non ?
Oui.
Je ne veux pas...
dire une évidence, mais...
votre église est en face d'ici, alors...
Peu importe, Damon. Ne vous approchez pas de moi.
Vous êtes chez moi.
On vous a déjà dit que vos yeux...
révélaient toutes vos pensées ?
Moi aussi, je suis content de vous voir.
Vous êtes sur la liste des visiteurs ?
Non, je ne fais que passer.
Faut-il vous rappeler le règlement, monsieur Cooke ?
C'est ma faute. J'ignorais qu'il devait...
Brent. Je m'en occupe.
Vous ne voulez pas de moi à votre église ?
J'en trouverai une autre.
-Je suis désolée. -C'est bon.
À votre prochaine visite,
appelez d'abord.
Je dois suivre les règles.
Ne passe pas la nuit sur ces appareils.
Fais bien tes devoirs.
Va te coucher avant 21 h. Et pas de sucreries.
Comme si tu pouvais savoir.
-Pardon ? -Papa nous laisse manger
du gâteau avant de dormir.
C'est chez lui, il fixe les règles.
Tu sais quoi, Spenser ? J'en ai assez de ton insolence.
Le parent qui dit "non" l'emporte.
Mamie a des brownies.
Regardez-moi ça. Mais quelle élégance, tous les deux.
Mais dis-moi... Tu as changé de coiffure ?
Non, maman, c'est la même que la semaine dernière.
Je dois avoir l'habitude de te voir si fatiguée.
-Toi aussi, tu travailles... -Oh, on devrait y aller.
-Vraiment. -Oh, Seigneur, pitié, oui.
D'accord. Amusez-vous bien.
Paul a une soirée entre hommes,
alors rentrez aussi tard que vous voulez.
-Maman... -Oui. On est... oui.
Regarde ce que maman a ici.
LA MENTHE
Un frère, c'est le punching-ball idéal.
Non !
Allez, mec. J'étais un peu sensible.
Maintenant, je sais d'où Spenser tient ça.
Hé.
Terrence, c'est exactement ce que Spenser m'a dit. Pas vrai ?
-Absolument. -Il déconne, ce petit morveux.
Enfin, je me sens comprise.
Je te comprends.
Merci.
On n'a pas de couple d'amis à Philadelphie.
Il y en avait un, mais ils ont rompu.
Victimes de la pandémie.
Je suis ravi que ça aille entre vous. On ne le supporterait pas.
On ne le supporterait pas non plus.
-Tu veux faire un TikTok avec moi ? -Je suis occupé.
Pourquoi tu as fermé ton ordinateur ?
Parce que j'avais fini.
Tu regardes des trucs dégueu.
Quoi ? Naima.
Voilà pourquoi je déteste partager ma chambre avec toi.
J'ai hâte que ce soit fini.
Spenser, tu crois que maman et papa vont divorcer ?
Ils viennent de sortir ensemble, alors... non.
Je les ai entendus se disputer et ça avait l'air grave.
Vraiment ?
Je n'ai rien entendu.
Tu vivrais avec qui ?
C'est débile, cette discussion.
Et tu sais que papa ne laissera jamais ça arriver.
Et ce que maman veut ?
Tu sais ce que je veux, moi ?
Que tu me laisses tranquille.
SPENSER, NOUS EN PARLERONS DEMAIN APRÈS LE COURS.
Bon sang.
Oui !
Merci.
Je voudrais dédier la dernière chanson
à mon frère et à ma sœur qui s'aiment.
Ils sont un modèle pour moi et mon mari, Jason.
On ne le leur dit pas assez.
Il fait doux et sombre Je me perds, je veux qu'on me trouve
J'ai besoin de toi
Faisons un tour du monde Je te donnerai tout ce que tu mérites
Crois-moi
Comme ce soir Je vais donner de l'amour
On peut aller Jusqu'au bord de l'océan, bébé
Oui.
On se retrouve à la voiture.
Dis à tes amis que tu ne viendras pas
Car on a cette chance Qui vaut la peine d'être prise
Oh, bébé
On fera peut-être l'amour ce soir
-Sous les étoiles -Sous les étoiles qui brillent tant
Personne n'a besoin de savoir À part toi et moi
On devrait peut-être s'en moquer
Écouter notre cœur
Personne n'a à savoir Qu'on a franchi la limite
Oui.
Donne-moi ton amour
C'est tout ce que je veux
Il ne connaît pas d'autre chanson ?
Je lui ai posé la même question, mais tu as dit que tu l'adorais.
C'est vrai, mais il fait comme si c'était Ribbon in the Sky.
Même Stevie Wonder a d'autres tubes.
Un tordu dans le ciel. C'est pas vrai.
Tu m'as amenée ici et fait sourire devant ça.
Maintenant, il n'arrêtera jamais de la chanter.
On n'ira pas à son prochain concert.
Je me sens comme Sunshine Anderson chantant qu'elle a déjà entendu ça.
-Vas-y, chante ! -Oui !
-Oui ! -Oui !
Il dit qu'il écrit,
mais il écrit peut-être sans cesse la même chanson.
-T'en penses quoi ? -Je suis d'accord.
Ce n'est pas la peine de me raccompagner.
Oh, allez.
Merci d'être venue.
Je me suis amusée.
Et merci de n'avoir rien dit à Terrence.
Je ne veux pas qu'il se mêle de mes affaires.
Je comprends. Fais-moi confiance.
Ça me fait un peu bizarre de déposer ma femme chez nous.
Oui, je ne m'y suis pas faite non plus.
Ce n'est pas la peine.
Tu m'as manqué.
C'est ce que tu veux ?
Oui ?
C'est ce que tu veux ?
Oh, chéri, je te jure...
Tourne-toi.
Quoi ?
Tourne-toi.
Quoi ?
Tu fais quoi, là ?
Je te donne ce que tu veux.
Tu crois que c'est ce que je veux ?
Il semblerait. C'est toi qui as lancé ce jeu.
Tu sais quoi ? J'ai plus envie de jouer.
Mais avec lui, tu veux bien ?
Tu sais qu'il ne s'agit pas de Will.
Tu voulais du spectacle, je t'en ai donné.
Puisque tu veux me surveiller tout le temps.
Ne fais pas comme si c'était la première fois que je te regardais.
C'était il y a longtemps. Les choses ont changé.
-On a changé. -On s'en fout, de tout ça.
-Je veux juste retrouver ma femme. -Oui, je sais.
-À tes conditions, pas vrai ? -Et tu me veux aux tiennes, Jax.
Je t'avais bien dit qu'il nous fallait une thérapie de couple.
-Ou on peut se parler entre nous. -Je t'en prie.
Non, tu veux engager quelqu'un et le payer tout ce blé
pour me dire ce que je sais déjà.
C'est ça, Lewis. Toi, tu as toutes les réponses.
Parce que t'es un petit malin qui sait tout sur tout.
-Merde, Lewis. -Jax ! Jax ! Jax ! Jax ! Jax !
On peut recommencer à zéro ?
Il est tard. Tu dois retourner voir les enfants.
Tout est bon pour m'éjecter, hein ?
C'est toi qui es parti.
Que fais-tu là ? Je vous ai dit de rentrer tard.
On s'est bien amusés... un certain temps.
Vous vous êtes disputés ?
Je ne veux pas en parler.
Mais merci encore, Lu.
Qu'y a-t-il ? Les enfants vont bien ?
Oui, tout le monde va bien.
Je voulais juste savoir ce qui t'arrive.
Lewis et moi avons discuté. On s'inquiète pour toi.
Il fait de son mieux pour que ça marche.
Et moi pas ?
On ne dirait pas.
Tu as un homme bien qui t'aime.
Quoi qu'il ait fait ou pas fait, ça peut être pardonné, non ?
Dis-moi une chose, maman.
Pourquoi à chaque fois que tu parles de mon couple,
on dirait que tu représentes Lewis ?
Tu ne t'es jamais demandé
si ce n'était pas dur pour moi aussi ?
Ou as-tu tellement l'habitude de défendre les hommes
que ça ne t'a jamais traversé l'esprit ?
Je t'ai juste dit que j'étais venue parce que je m'inquiétais pour toi.
Parfois, tu fais comme si je n'étais pas une bonne mère.
Maman, tu sais que je ne pense pas ça.
Tu es mon seul enfant. Je ne veux que ton bien.
Je sais, maman.
Je suis désolée.
Il est tard, alors...
D'accord.
Si tu as besoin que je garde les enfants, dis-le-moi.
-D'accord. -D'accord. Bonne nuit.
Bonne nuit.
Je vais au tribunal pour l'affaire Rydell.
Des nouvelles de Mike ou de la police sur Kaleesha ?
Tu me le demandes en tant que collègue ou co-avocate ?
Je te le demande en tant que citoyenne curieuse.
Il n'y a pas d'affaire.
La police enquête toujours, il n'y a rien à faire.
Ils ont dit à Brayden de les prévenir
s'il prévoit de quitter le pays ou l'État.
Ce n'est pas bon signe.
Tu crois qu'il sera inculpé ?
Je n'y ai pas réfléchi.
Jax.
Quoi ? C'est vrai.
Mais puisque tu le demandes, je crois que oui.
-Mais c'est une erreur. -Pourquoi ?
La police, le bureau du procureur,
tout le monde a jugé trop vite.
C'est affreux pour Brayden, mais plutôt excitant
pour une avocate pénaliste.
Tu es tordue.
Mais je ne fais pas trop confiance à Brayden.
Je crois qu'il nous cache quelque chose à propos de Kaleesha.
C'est une chose d'être un meurtrier, et une autre d'être un menteur.
Et s'il était les deux ?
L'un est un crime qu'on a juré de défendre.
L'autre est répugnant.
-Elle s'appelle Emily Endris. -Emily ?
Pas une noire, j'imagine.
Effectivement.
Mais c'est une formidable défenseure des victimes et une vraie alliée.
On a travaillé ensemble à l'aide juridictionnelle.
Elle veut bien vous aider,
et elle vous contactera dans la journée.
Je ne vous imagine pas commise d'office.
Quand on l'est, c'est pour toujours.
J'imagine.
J'aimerais faire plus, Fallon, mais...
Vous en avez fait plus qu'assez.
Merci. Je vous suis très reconnaissante.
Je vous en prie.
Je sais que votre cabinet l'aide,
mais je suis ravie de voir que vous êtes du bon côté.
J'en ai assez des femmes noires protégeant des hommes noirs indignes.
Comme je suis d'accord.
Tenez-moi au courant de la suite.
-Bonjour. -Bonjour.
-Merci pour le texto. -Merci d'être venu.
-J'avais une pause au tribunal... -C'est sûr.
Prenez ce que vous voulez. Je vous invite.
-Un café noir avec du lait. -Quel genre de lait ?
Du lait normal ?
On a du lait d'amande, de chanvre, de coco...
-Laissez tomber. Noir, ça ira. -Quelle torréfaction ?
Ça veut dire quoi ?
Grillé, moyennement grillé, infusé à froid, flat white...
Un Americano au lait d'amande pour lui et un thé vert pour moi.
Il faut remplir un questionnaire pour avoir un café ?
Elle en faisait des tonnes. Elle vous comprenait très bien.
Quand êtes-vous allée à la plage pour la dernière fois ?
On peut s'asseoir un peu ?
Oh, non, non, non. Non, vous voyez cette tenue ?
Oui. D'où cette couverture.
Écoutez, je...
Je sais que vous avez dit que vous ne me pardonneriez pas.
Je n'aurais pas dû dire ça et je...
Écoutez-moi jusqu'au bout.
Le soir où j'ai décidé d'avouer le crime,
je lisais un livre, et l'auteur...
parlait du sable qui s'écoulait des mains d'une femme.
J'ai commencé à avoir une crise d'angoisse en réalisant
que je ne me rappelais même pas de ma dernière balade à la plage.
Merde. Je ne sais même pas nager.
J'étais dans ma cellule
et j'ai réalisé que j'allais peut-être mourir
sans avoir eu l'occasion de voir cet endroit situé à moins de 15 km.
C'est absurde, non ? Je veux dire...
Bref, j'ai juste...
Sachez que c'est l'une des raisons
pour lesquelles j'ai avoué ce crime.
Je pouvais rester en prison et rêver à la vie que je pourrais avoir,
ou la vivre vraiment.
C'est juste que...
Damon, perdre votre procès...
ça m'a anéantie.
C'est ce qui m'a fait démissionner de l'aide juridictionnelle.
Je venais travailler pleine de passion,
en me préparant à me faire écraser,
sachant que personne...
ne se battait pour éviter la prison à des gens comme vous.
Je ne voulais pas que vous compromettiez votre dignité
pour avoir une seconde chance.
Vous méritez mieux que ça.
Merci.
Ça me touche profondément de vous entendre dire ça.
Je ne voudrais pas que vous le preniez personnellement
après vous être tant battue pour moi.
Personne ne s'était jamais battu pour moi comme vous l'avez fait.
Merci. Mais c'était mon travail.
Non, ce n'était pas votre travail. Vous êtes comme ça.
La loi n'a pas été créée pour nous.
Elle est faite pour qu'on perde.
Mais vous ?
Vous êtes faite pour gagner, Jax.
Je ne déteste pas le joueur. Je dis : "J'emmerde le jeu."
Oui.
J'ai toujours adoré les...
bonnes références sportives.
C'est gentil.
Je suis content que vous soyez heureuse.
Oui.
Moi aussi.
Il faut que j'y aille.
C'est sûr. Oui.
Merci.
Je vais rester un peu ici
avant de retourner au garage.
Vous devriez apprendre à nager, vous savez.
C'est très amusant.
Je l'ajoute à ma liste.
D'autres suggestions ?
Je vais y réfléchir.
-Vous promettez ? -Oui.
D'ajouter ça à la liste des choses auxquelles je dois réfléchir.
Allô ?
Avez-vous violé Khaleesha ?
-Quoi ? -Vous m'avez entendue.
Non, je ne l'ai pas violée.
Vous en êtes sûr ?
On a fait l'amour la veille de la signature de l'accord,
et c'était consenti.
Pourquoi coucher avec moi si je l'avais violée ?
Les victimes ont plus souvent qu'on ne pense des relations intimes
avec leur agresseur après une agression sexuelle.
-Vraiment ? -Oui, vraiment.
Je vous repose la question : avez-vous violé Kaleesha ?
Que dois-je dire ?
La vérité.
Ma vérité ?
Non.
Mais apparemment, pour elle, oui, alors franchement, je n'en sais rien.
Je sais juste qu'elle est morte
et que j'ai l'air coupable d'un crime dont je suis innocent.
Contente ?
Oui.
Je vous prends comme client.
Vous êtes sérieuse ?
Après tout ça ?
Pourquoi ce revirement ?
Je me réserve le droit de changer d'avis.
C'est une leçon sur le consentement, monsieur Miller.
Et, que vous le sachiez ou non,
vous avez besoin de moi.
-Salut. -Salut.
Ça a été, au tribunal ?
Je sais que tu es contente que l'affaire Ragdoll soit finie.
J'ai perdu.
Je rigole.
J'ai gagné, évidemment.
Et oui, je suis très contente, d'autant qu'on a un nouveau client.
Laisse-moi deviner.
Brayden Miller.
Regarde-moi ça, tu anticipes mes besoins.
Ça, c'est une bonne assistante. Tu sais à quel point tu es douée ?
Brayden est excité que tu sois dans l'équipe.
"Excité" ?
C'est comme ça qu'il le dit.
Et on est prêts pour l'interrogatoire de Brayden avec la police ce soir.
Attends. Quoi ?
L'inspecteur Charles a appelé pour organiser un interrogatoire.
Au moins, cette fois, il a fait ça bien.
Non, Rich, Brayden ne doit pas parler à la police.
C'est déjà arrangé.
Tu as négocié un interrogatoire discret ?
Une entrée privée en pleine nuit ?
Si la police sait qu'il vient, la presse le sait aussi.
Il va y avoir une tempête médiatique.
Bon, écoute. Allons le chercher chez lui,
et on le briefera en allant au poste.
Il n'y est pas. J'en viens.
Alors où est-il ?
Je lui ai dit de nous y rejoindre, mais il n'a pas répondu.
Il faut le trouver. Allez, on y va.
Phil, c'est ça ?
Oui.
Jax, Rich.
-Vous avez vu Brayden ? -Il n'est pas venu aujourd'hui.
Il avait besoin d'un jour de congé, a-t-il dit. Je le comprends.
-Daniel, tu as trouvé Brayden ? -Oui.
Il est à l'autre bout de la ville. Je t'envoie l'adresse.
On doit être au poste dans combien de temps ?
Une heure.
Vas-y si on est en retard. Je vais parler à Brayden.
Inspecteur Charles.
Je voulais vous dire qu'on risque d'avoir un peu de retard.
M. Miller n'essaierait pas de s'enfuir ?
Ça vous plairait bien, pas vrai ?
S'il ne peut pas répondre à quelques questions, ce sera très révélateur.
Alors, heureusement qu'il ne s'enfuit pas.
On a juste besoin d'un court délai de grâce. On sera là bientôt.
Monsieur Miller.
Cette association part du mauvais pied.
Vous deviez aller au poste de police.
Ça fait mauvais genre d'être en retard.
Les gens pourraient se faire des idées.
Ils se sont déjà fait une opinion sur moi.
Peu importe ce que pensent les gens. Seule compte la loi.
Vous croyez que je l'ai tuée ?
Peu m'importe également.
Que faisons-nous ici ?
J'y viens pour réfléchir.
Je ne me suis jamais mis au golf. Ça avait l'air si...
convenu, banal.
Je n'aime pas être prévisible.
Manifestement. Vous êtes doué.
Je me débrouille.
Mais mon petit frère ?
C'était une bête.
Il avait le talent et la taille nécessaires.
On m'appelait Spud Webb
pour ma vitesse et mon tir en suspension.
Il avait cinq ans de moins que moi, alors j'ai dû m'occuper de lui.
Il voulait toujours venir au terrain.
Il y passait des heures.
Jusqu'au jour où une balle perdue l'a atteint au cou et l'a tué.
Je l'ai tenu dans mes bras en attendant l'ambulance,
mais au lieu de ça, j'ai fini...
par le regarder mourir.
Je suis désolée. Je ne savais pas.
Je sais que c'est un cliché pour un noir qui a réussi
d'épouser une blanche.
Mais Sarah était avec moi quand j'étais fauché.
C'est une épouse formidable.
Une mère formidable.
Mais vous étiez amoureux de Khaleesha.
Oui.
J'étais amoureux d'elle.
Vous est-il déjà arrivé d'être complètement...
enivrée par quelqu'un ?
Ça craint.
Je n'aurais pas dû y aller ce soir-là.
Je suis retombé amoureux d'elle.
Écoutez-moi bien.
Je me battrai pour vous, mais fuir n'est pas la solution.
On doit aller au poste de police et reprendre le scénario en main.
Ravi que vous ayez changé d'avis.
Moi non plus, je n'aime pas être prévisible.
Monsieur Miller.
-Monsieur Miller. -Vous avez un alibi ?
-Monsieur Miller. -Monsieur Miller.
M. Miller est venu aider la police
par souci pour son amie et employée.
Mais la police a manifestement ses propres objectifs :
faire immédiatement de ce pilier de la communauté un suspect,
pas parce qu'il y a une raison de le soupçonner,
mais pour des raisons n'ayant rien à voir avec les faits.
Et je crois que nous connaissons tous ces raisons.
Inutile d'énoncer des évidences.
À chaque fois, c'est la même histoire.
Mais notre cabinet s'est engagé à veiller
à ce que l'histoire de M. Miller ait un autre dénouement,
basé sur des preuves concrètes et des précédents.
Parce qu'en fin de compte,
notre système judiciaire repose sur la présomption d'innocence,
et non de culpabilité.
C'est tout ce qui compte.
Quelle garce.
Sous-titres : Mireille Janquin
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