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Écoute, si tu crois que je refuse d'admettre mes torts, c'est faux.
J'en ai fait une liste.
- On va tout passer en revue. - Je t'en prie...
Je suis un connard.
Je suis égoïste. Je ne pense qu'à moi.
Arrête ça et écoute.
Ce n'est vraiment pas de ta faute.
- Je vous interromps ? - Non, on en avait terminé.
- À un de ces quatre, Simon. - Accorde-moi 40 minutes.
- On est déjà en retard, hein, Laura ? - Très en retard.
- C'est pas fini depuis mardi ? - Si. Il a voulu me revoir.
Mais comment tu fais, Lucy ?
Tu largues le mardi, le vendredi t'as quelqu'un d'autre.
- C'était une décision mutuelle. - Regarde-le, il pleure !
Ma propre soeur fait pleurer un homme adulte dans un café.
J'ai failli pleurer aussi.
Je ne pleure pas, mais j'ai des sentiments.
Simon est un idiot, mais il est inoffensif et tu...
Sérieux, Lucy, tous ces types et tu n'as jamais vécu
- la folie d'une grande passion. - Oui, je sais.
Un truc énorme, mental et physique, enrobé d'une excitante fantaisie.
Tout ce blabla et t'en es où ?
T'es pas sortie avec un mec depuis un an.
Et le dernier, c'était ce barbu qui buvait du Pernod.
Bernard.
Quand est-ce que tu passes à l'action ?
Je le ferai un jour et je le sais, c'est là la différence.
Bref... À la nôtre.
Lucy : "D'ailleurs, Adam ne m'a même pas draguée."
Ils me supplient de chanter.
Cet endroit est rempli d'ex.
T'inquiète, il m'intéresse pas.
Encore un. Laura avait peut-être raison, finalement.
J'arrive pas à me décider. Ce sont des mecs sympas.
Enfin, la plupart.
Mais parfois, on a envie de voir une nouvelle tête.
Eh bien... Qu'avons-nous là ?
Bas les pattes, Maria, je l'ai vu avant toi.
Est-il timide à ce point ?
Ça va me changer un peu.
C'est parti...
Vous commandez ou vous attendez quelqu'un ?
- Pardon ? - Vous voulez commander ?
Oui. Je vous avais prise pour une chanteuse.
Ça dépend du point de vue.
Je suis soit une chanteuse qui sert, soit une serveuse qui chante.
- Je ne sais pas trop ce que je suis. - Une excellente chanteuse.
- Oui, fabuleuse. - Merci.
- Vous voulez manger ? - Bien sûr...
- Le poulet au maïs est excellent. - Ça ira très bien.
Et du vin... Vous préférez du rouge ou du blanc ?
Le rouge du patron est bon, mais si vous voulez du blanc...
Le rouge du patron fera très bien l'affaire.
Poulet au maïs et cuvée du patron.
J'adore les hommes qui savent ce qu'ils veulent.
Quel sourire.
Je t'ai eu...
Tiens... Vous partez ?
J'espère que ça vous a plu.
C'était excellent.
Ne voit-il pas qu'il n'a qu'à demander ? Allez, ose !
Seigneur...
On pourrait peut-être se revoir, se fixer un rendez-vous...
- Oui, ça me ferait vachement plaisir. - Tant mieux.
- Au fait, moi c'est Lucy. - Enchanté et moi, c'est...
- Tu ne connais pas ton nom ? - Si, je m'appelle Adam.
Comment va-t-on... ?
- Appelle-moi. T'as un stylo ? - Oui.
Je suis ravi que tu me l'aies proposé. J'étais...
C'est bizarre, mais j'ai senti qu'il se passait un truc.
C'est peut-être le cas.
Très bien... Je t'appelle prochainement...
... Adam.
Salut...
- Lucy, tu décroches ? - Oui.
- Prends le combiné, alors. - Oui.
- Fais-le. - Oui, mais laisse-moi.
Très bien.
- Il va finir par laisser tomber. - Maman !
Salut ! T'as eu mon message ?
Je les ai tous eus.
Je ne savais pas si...
C'est dur de parler à ces machines. Ici, c'est maman notre répondeur.
La ferme, Lucy ! On dirait un cheval sous acide !
Enfin bref...
T'es toujours là ? - Toujours là.
Et si on se voyait demain ?
Je viendrai te chercher en voiture.
Ici ? - C'est mal ?
Non, ce sera très bien.
Passe vers 19h30.
Oui, c'est ça...
Tu vas raccrocher, oui ?
Salut.
Ça s'est bien passé. T'étais nerveuse ?
- Maman... - C'est juste une question.
- T'es rarement nerveuse. - Il vient me chercher demain.
- Il a une voiture. - Formidable.
J'achèterai un gâteau.
Regardez-moi cette petite fille tellement craquante.
- Ça te gêne pas de la garder, maman ? - Pas du tout.
- La petite Jeanie... - Je passe la prendre demain.
Un gâteau... J'ai pas oublié un anniversaire ?
Le mien, ces 20 dernières années.
Le nouveau copain de Lucy vient la chercher.
- Content pour toi, Lucy. - Merci.
On y va.
- Attendez un peu. - Non, allez-vous-en tous.
On vit ici, où veux-tu qu'on aille ?
Il vient la chercher en voiture pour leur premier rendez-vous.
- Il lui donne de mauvaises habitudes. - On va lui souhaiter la bienvenue.
C'est lui ?
On va donc rencontrer le vainqueur de la semaine.
Laisse tomber.
Salut... Merci beaucoup.
- C'est un peu ringard, je sais. - Pas du tout.
J'espère que ça te dérange pas mais ma famille est au complet.
Ça te dirait de les rencontrer ?
- Juste une seconde, ensuite on file. - Avec plaisir.
Bonsoir, Adam.
Sympa...
Un morceau de gâteau ? Ce n'est pas un fait maison.
Alice, ma fille aînée et son mari, Martin.
Et ça, c'est mon bébé, enfin, mes deux bébés :
David et ma petite-fille.
Et puis la pauvre Laura.
J'avoue que j'ai été surprise. Il n'a rien à voir avec les autres.
- Tu vois. - D'où vient ce changement ?
- Je mûris. - Et ce nom, si originel : Adam...
Oui, c'est pas terrible.
Et il lit. Il cite Christina Rossetti.
- Pour quoi faire ? - On a abordé le sujet.
Pourtant, elle n'est pas très connue. J'approuve ton choix.
- J'espère juste que tu es prête. - Oui, je suis pleine de ressources.
- Alors, t'es jalouse ? - Ne sois pas idiote.
La pauvre Laura. Bien sûr qu'elle n'est pas jalouse.
Et si c'était moi qui devais vivre la folle passion dont elle parle.
Je voudrais acheter ce livre.
Encore un livre... C'est pas avec des livres qu'elle y arrivera.
Dis, Lucy, tu crois que Karen a un problème ?
Ça la gêne même pas de dire qu'elle est vierge.
Ça veut dire quoi ?
Ça fait 3 semaines que je sors avec elle.
Elle a son propre appart. On ne craint rien.
Drôle de définition du sexe sans danger.
Bref, fait chier.
- Je parie que toi et Adam, c'est fait. - Non, on n'a rien fait.
D'ailleurs, Adam ne m'a même pas draguée.
Je te jure.
Mais ça ne m'aurait pas déplu.
Alors, il te plaît à toi aussi ?
Un peu trop calme pour moi. Mais je peux me tromper.
Pose la question à Adam, il travaille ici.
C'est à toi que je la pose. Entre soeurs, on se dit ces choses-là.
- Alors ? - Quoi ?
- Je ne sais pas trop. - D'accord, je vois.
- À chacun sa façon de faire. - Absolument.
Enfin bref... Occupe-toi de tes affaires.
Tu entres ? Il accroche une nouvelle expo aujourd'hui.
Non, on se verra plus tard.
Alice ?
Tu sais comment les mecs insistent tellement pour faire l'amour ?
- Ça me dit quelque chose. - Eh bien, pas Adam.
On dirait qu'il préfère me laisser faire.
- Ça me change. - T'es en train de tomber amoureuse ?
À plus tard...
Quand tu fais l'amour pour la première fois...
- Pardon ? - Non, je parle en général.
Je veux juste que tu saches
que je préfère te laisser décider.
Je ne pige pas.
Tout. L'endroit, le moment, les circonstances...
Je veux que ce soit exactement comme tu l'entends.
Ça te va ?
Et si on le faisait maintenant, dans la voiture.
Je vais y réfléchir.
J'adore la campagne.
- Pas vous ? - Espèce de bonne-à-rien !
C'est tellement revigorant.
Ce vent, ça vous nettoie.
J'aurais manqué ça pour rien.
La prochaine fois, tu ne viendras pas et t'auras pas de glace.
Je pourrais bien m'habituer à cette voiture.
- Tu lui as raconté l'histoire ? - Non.
- On en apprend des choses en balade. - Quoi ?
- Racontez-moi. - On devrait ?
C'est une jolie histoire, très simple.
Adam était jeune quand ses parents sont morts,
mais il se rappelle qu'en se promenant,
ils passaient à côté d'un beau garage.
Son père adorait une des voitures, une Jaguar.
"Regarde-moi cette Jag." Pour moi, c'était ce qu'il y avait de mieux.
Son père promettait à sa mère
qu'il lui en achèterait une quand il aurait de l'argent.
Et tu sais ce que ce qu'Adam a fait ?
Quand il a eu dix-huit ans et qu'il a touché l'héritage,
il a tout utilisé pour acheter cette voiture en souvenir d'eux.
Adam, pourquoi tu ne m'as rien dit ?
J'en sais rien.
Ce jeune homme a l'alcool joyeux.
J'aurais gardé ton père s'il n'avait pas eu l'alcool triste.
- Et s'il avait été plus beau. - Non, mais regarde...
Il m'arrive d'avoir pitié d'Alice. Mais bon, elle a fait son choix.
Tu lui as dit que c'était un bon parti.
J'ai fait ça ? Où avais-je la tête ?
Regarde-le. On a envie de le prendre dans ses bras pour le mettre au lit.
Et de s'y glisser avec lui.
Ne sois pas grossière. Je ne veux pas le savoir.
Désolée, maman.
Je vais l'attraper avant qu'il ne tombe.
J'ai promis à Alice qu'on garderait la petite vendredi soir. Ça te va ?
Mais je travaille, vendredi.
J'irai seul. Elle est adorable, cette petite.
Si tu veux.
- Alice sera ravie. - Elle l'est déjà.
- Salut, Sue. - Lucy !
Simon ? Salut...
- Tu attends une table ? - Non.
Comment vas-tu ?
- Bien. Je dois me changer. - Oui... Écoute.
Je joue de nouveaux sketches au club ce soir, je peux te faire entrer.
- Merci mais je finis tard... - Je t'en prie, Lucy.
T'auras pas besoin de m'approcher.
C'est juste pour que t'entendes les sketches.
Bon, d'accord.
Si je peux, je viendrai.
Ça va, toi ?
Salut...
On pourrait être heureux si on le voulait.
Mais le malheur est plus intéressant.
Rien n'est plus emmerdant que le bonheur.
C'est comme une longue route droite avec l'Allemagne au bout.
C'est sur scène que je t'ai vu la 1re fois : cool, futé.
... des femmes cultivées mais influençables.
J'ai cru que tu étais comme ça pour de vrai. Mon Dieu...
Adam n'est ni cool, ni futé, alors pourquoi je tombe amoureuse ?
Mon Dieu, j'ai prononcé LE mot ?
Alice, t'es déjà de retour ?
Adam est encore là ? - Oui, je vais le chercher.
- Salut, Lucy. - Salut.
Ça s'est bien passé ? - Qu'est-ce que tu fais ?
Rien, je quitte le boulot. J'avais juste envie de t'appeler.
C'est gentil.
Je peux te parler d'Adam ?
C'est un type extra.
Mieux que l'humoriste au regard suppliant ?
Simon... Très drôle sur scène. Un cauchemar au lit.
Je sais ce que c'est.
Adam n'a rien à voir.
Il est très timide, mais avec moi...
... il est moins renfermé. Il est fabuleux, mais manque d'assurance.
Et vous allez partir en vacances ensemble ?
Si tu savais ce qu'il a fait...
Grimpe.
On s'éloigne de la côte, mais on poursuit vers le sud.
T'en es sûre ?
C'était grisant, excitant, et complètement déroutant.
C'est un mélange que j'affectionne.
Finalement, Adam m'a emmenée dans un joli hôtel de campagne.
C'est là que j'ai pris conscience de la particularité de cette relation.
On pourrait appeler ça de l'amour.
Ou bien de la chance, plus que j'en mérite.
Ça te dit un week-end ?
Adam...
C'est magnifique.
Ma soeur Laura appellerait ça de la passion.
Ça ne suffit pas pour tout décrire.
- Alors, qu'est-ce que t'en penses ? - Ça te va à merveille.
Je te parle d'Adam. Qu'est-ce que tu en penses ?
J'en veux bien. On dirait un cadeau du ciel.
Oui, il n'a pas l'air mal, hein ?
Qu'est-ce que t'as ? T'es bien stressée.
Disons que je me jette dans l'inconnu.
J'espère juste ne pas me ridiculiser.
Merci beaucoup. J'ai quelque chose à vous dire.
Ma famille est là, ce soir, assise là-bas.
- C'est l'anniversaire de maman. - Je vais te tuer.
Nous t'aimons tous, Peggy Owens !
Et puis, il y a un homme dans ce cercle, appelé Adam.
C'est mon copain.
Je sais que maman l'adore.
J'ai donc pensé que le plus beau cadeau serait de lui annoncer
qu'on va se marier, Adam et moi.
Non ! Attendez !
Je ne lui ai pas encore demandé.
Alors, Adam...
... je te le demande.
Veux-tu m'épouser ?
Avec plaisir.
Je suis si heureuse.
Laura : "Je pense qu'Adam renferme un drame tapi au fond de lui."
- Bonjour, Adam, c'est ça ? - Mme Owens.
Tu veux du gâteau ? Ce n'est pas du fait maison.
Mais il est bon.
Lucy a dit qu'il était timide.
Il n'a pas l'air très timide. Elle se fait toujours des illusions.
Pauvre maman. Tous ces petits copains qu'elle essaie d'apprécier.
Même Martin. Enfin, elle le supporte pour Alice.
Quoi que je fasse, je ne ferai pas cette erreur.
Quoi que je fasse... Rien, en gros.
Bon, sois sympa.
- Bonjour, je suis Adam. - Laura, celle du milieu.
- Laura, vraiment ? - Oui, pourquoi ?
- Mon film préféré, c'est "Laura". - De Preminger ?
Oui, il est super.
Et dans mon poème préféré, il y a une Laura...
J'y crois pas...
- Ce serait pas "Marché gobelin" ? - Si, exactement.
Elle s'écria "Laura !" dans le jardin.
Je t'ai manqué ? Viens m'embrasser. Oublie donc mes blessures.
Serre-moi, étreins-moi. Aspire tous mes jus.
- Pressés sur le gobelin pour toi. - Christina Rossetti ?
C'est pas croyable.
Aime-moi, Laura. Fais cas de moi...
Je fais ma thèse sur elle.
- Christina Rossetti ? - Oui, en partie.
Le titre, c'est "Vierge ou traînée, le drame des femmes victoriennes."
Mais je m'appuie sur des auteurs comme Rossetti ou les Brontë.
Je ne suis pas un érudit, mais j'adore ce que sa poésie dégage,
- cette énergie. - C'est exact.
Tu vas rire, mais je la trouve... - Sexy.
... très sexy.
Oui, de façon refoulée. Et je crois que c'est ce qui la rend excitante.
- Je suis à toi. - Très bien, j'arrive.
Au revoir, Laura. Je devrais relire ce poème, ça fait un bail.
Je m'étonne de l'avoir retenu.
Au revoir, Mme Owens.
N'est-il pas charmant, hein ?
Je suis contente pour elle. Avec Stephen, ça a été dur.
Simon. Et ça s'est fini il y a quelques jours.
Lucy aime la compagnie.
Elle ne sait pas s'amuser seule, comme toi.
Tu as cette chance-là.
Salut...
- Tu fais des recherches ? - Pas vraiment.
- Je cherche le poème dont on a parlé. - Génial.
Je pensais l'avoir, mais impossible de le trouver.
Je suis sûre qu'ils vont te le trouver.
Je vis quasiment ici à force de travailler sur ma thèse...
Je dois y aller. Je suis sûr de l'avoir chez moi.
Tout va bien, Adam ?
Oui, en fait...
J'espère te revoir très bientôt.
Si ça ne me regarde pas, je m'en vais.
T'es sûr ?
Ça m'arrive de temps en temps,
sans crier gare.
Quand je ressens une vive émotion, alors j'ai comme...
... un flash. Les choses me reviennent.
Euh... Est-ce que ça pourrait t'aider d'en parler ?
Laura, peux-tu garder un secret ? Personne ne doit savoir.
Bien sûr.
Merci.
Ma mère est morte quand j'étais petit.
J'étais trop jeune pour m'en souvenir.
Pendant des années, il n'y eut que moi et mon père.
Quand j'ai eu l'âge de conduire, il m'a fait passer le permis.
Je l'ai eu et le lendemain, il m'a offert cette voiture.
- Comme ça ? - Oui, je ne m'y attendais pas.
Il a dû casser sa tirelire.
Le lendemain...
... il a disparu et je n'ai plus entendu parler de lui.
Et j'ignore toujours pourquoi.
Je sais quel genre d'homme c'était. C'était un passionné.
Mon Dieu...
Il était toujours dans l'extrême.
Pourtant, je culpabilise toujours.
- Tu sais que c'est faux. - Je me sens mauvais.
C'est pour ça que de temps en temps, comme maintenant, je...
- Quoi ? - Ce sentiment resurgit.
Ça m'arrive toujours dans la voiture, et systématiquement quand j'ai...
Quoi ? Quoi ? Quoi ?
Pardon.
Je ne devrais pas me laisser submerger.
- Désolé, je sais que tu as du travail. - Non, c'est bon.
On pourrait peut-être discuter un jour.
Ça me ferait très plaisir. Tu sais que j'ai... On pourrait...
- Ça ira. - Tu en es sûr ?
Ça va.
Un câlin ?
Travaille bien. J'espère te revoir très bientôt.
Très bien...
Même son nom, il est si originel : Adam...
Oui, c'est pas terrible.
Et il lit. Il cite Christina Rossetti.
- Pour quoi faire ? - On a abordé le sujet.
Pourtant, elle n'est pas très connue. J'approuve ton choix.
- J'espère juste que tu es prête. - Oui, je suis pleine de ressources.
Elle perçoit quelque chose ?
- Alors, t'es jalouse ? - Ne sois pas idiote.
Elle te regarde. Fais quelque chose.
Déjà, arrête de parler d'Adam. Je vais acheter un livre.
C'est le fameux livre.
Je le fais ?
Oui, je vais l'acheter.
Je voudrais acheter ce livre.
Qu'entendait-il par "J'espère te revoir très bientôt" ?
Et ce baiser, alors ?
Il doit aimer le contact. Je vais demander à Lucy.
Non, elle va avoir des doutes...
Mon Dieu !
T'as oublié ta monnaie.
Ah oui...
- Tiens. - Merci.
- C'est quoi, ce livre ? - De la poésie. Ça t'ennuierait.
C'est pas gentil de dire ça.
Tu as raison.
Désolée, mais je déteste oublier des trucs.
Je suis un peu déroutée. Mais je suis ravie que ça aille bien pour toi.
Adam est génial. Il a l'air tellement...
À Adam, avec tout mon amour...
Non, je ne peux pas parler d'amour.
Ce serait mal.
Si Lucy le voyait...
À Adam...
Amoureux de la poésie, unissons-nous.
Non, c'est trop joyeux, trop ringard.
Il me faut quelque chose d'amical, de chaleureux et d'inoffensif.
À Adam, dans l'espoir de nombreuses conversations.
"De nombreuses conversations", c'est horrible.
Ça fait tellement pipelettes.
À Adam, bienvenue dans la famille.
On dirait un truc de la Mafia.
Qu'est-ce que je veux vraiment lui dire ?
Je ne peux pas dire ça.
À Adam,
j'espère que ce livre comptera autant pour toi qu'il compte pour moi.
Laura.
Oui !
T'as vu ce que je lis ?
- Je pensais l'acheter. - Ne fais pas ça.
Pourquoi ?
Je ne peux rien dire, mais ne l'achète pas maintenant.
Tu es drôle.
D'accord, j'attendrai.
Tu...
Je dois retrouver une amie de fac. Si tu veux te joindre à nous.
- Ce n'est pas un problème, on... - Non, non.
Si tu avais été seule, peut-être...
Enfin, bref...
Je dois...
Salut.
Le vampire, symbole de domination virile par le sang et le sperme.
- Mais ça ne va pas loin. - Tout juste. Où sont mes clopes ?
Tiens, prends-en une.
- Tu fumes, toi ? - Non, je les ai trouvées.
Mais je vais quand même en fumer une.
- De quoi on parlait ? - La domination virile. Le sperme.
Stoker s'intègre dans la vision victorienne des femmes :
des occasions passives ou des proies innocentes.
Oui. Et tu vas adorer cette version.
Il accorde aux femmes le droit d'accéder à leurs désirs,
quelles que soient les conséquences.
En fin de compte, Dracula peut devenir un fantasme féministe,
un antidote à ces conneries de paternalisme victorien.
Je ne bois pas de sang.
Je ne bois pas de sang.
Est-ce que ça va ?
- Ça ne t'a pas plu ? - Si.
- Je n'ai rien fait depuis une semaine. - Comment ça ?
- J'ai rien fait, je suis coincée. - Ne t'inquiète pas...
Je ne crois plus en ce que je fais.
- Tu déconnes ? Ta thèse... - Oui !
C'est une idée géniale. McCormack répète...
D'accord, ça fonctionne en tant qu'idée.
Mais maintenant, je sais...
... que ce n'est pas vrai. Je le sens.
- Elle me grossit, non ? - Pas du tout, elle est superbe.
- Si le prix ne te gêne pas. - J'adore payer.
C'est ce que je préfère. Et la tête de Martin quand il voit la note...
J'ai fait mon choix.
Mon Dieu...
Et zut... Alice.
Je viens de voir Adam, il descend.
Super. Je ne l'ai pas vu depuis le premier rendez-vous.
Comment ça va entre lui et Lucy ?
Je ne suis pas sûre que ça durera. Adam est trop mélancolique.
- Trop quoi ? - Trop réfléchi pour Lucy.
- Où est-il ? - Il va descendre.
- Voyons ce qu'il pense de ma robe. - On l'a peut-être raté.
- Du calme, il avait un achat à faire. - Il m'a fait signe qu'il descendait.
- Je ne le vois pas. - Laura !
- Je ne comprends pas ! - Seigneur !
- Je l'ai vu monter. - Tu te donnes en spectacle.
- Je n'ai pas rêvé. - Je sais.
Je sais que tu l'as vu. Il a dû partir faire un tour, c'est tout.
Il n'y a pas de quoi en faire un plat.
Mais je n'arrête pas de le voir, de le rencontrer.
Par hasard.
Quand vous vous voyez, avec Adam, de quoi parlez-vous ?
De rien. On parle, c'est tout.
Moi et mon esprit tordu. T'inquiète.
M'inquiéter de quoi ?
Rien. Tu me connais.
Je me demandais si vous parliez de choses personnelles, intimes.
Disons, des choses sur ton physique ou des trucs sexy...
Pas du tout.
Alice, tout n'est pas nul et cynique.
Je pense qu'Adam renferme un drame tapi au fond de lui.
Ah... Je ne m'en étais pas rendu compte.
Mais je le connais à peine. Tu le connais bien mieux.
Pas du tout, mais je... Mon Dieu !
- Adam ? - Non, c'est Simon.
- Qui est-ce ? - L'ex de Lucy. Un humoriste.
Quand on parle du loup...
- Salut. Tu es la... - Soeur de Lucy.
Ne dis rien, je vais trouver...
Laura...
- Comment va Lucy ? - Bien, tu la connais.
Tu devrais l'appeler, on ne sait jamais.
Tu crois ? Ça me ferait plaisir. J'ai justement de nouveaux sketches.
Mais, non.
- Tu veux... ? - Non. Je dois y aller.
Au revoir.
Bip ! Bip !
Il conviendrait bien mieux à Lucy qu'Adam.
- Il est beaucoup plus son genre. - J'en suis sûre.
Tu sors ?
De quoi tu te mêles ? Si je veux sortir, je sortirai. Tu piges ?
Je pige.
- Qu'est-ce qu'elle a ? - J'en sais rien.
J'allais juste lui dire de prendre un imper.
C'est toi, Adam ?
Mon Dieu... C'est bien Laura ?
Adam, je sais que ça a l'air idiot.
Mais s'est-on vus chez Brown Thomas l'autre jour ?
Oui, on s'est vus.
Mais que s'est-il passé ?
J'étais dans l'escalator, je t'ai entendue m'appeler...
...et je t'ai fait un signe.
D'accord... J'aimerais savoir une chose.
Est-ce que tu m'évites ?
Non, pas du tout. À vrai dire...
Rien ne me ferait plus plaisir que de te voir maintenant.
Laura, est-ce possible ?
Peux-tu venir ?
Voilà pourquoi je voulais pas que tu l'achètes.
J'espère que la dédicace ne te gêne pas.
C'est magnifique.
Je ne sais pas ce qui m'arrive.
Soudainement, il m'arrive de penser à toi.
Je me mets à créer des conversations, toujours avec toi.
- Ça me rend heureux. - Il m'arrive la même chose.
Et en plus de ça...
- Je ne peux pas dire ça. - Quoi ?
- Non, tu vas me prendre pour un taré. - Dis-moi.
- Ne me demande pas ça. - Sois honnête avec toi.
Je t'en prie.
L'autre soir, j'étais en train de...
Enfin, tu vois. J'étais avec Lucy.
Je t'ai imaginée.
Est-ce vraiment tordu ?
Non.
Bonjour, maman.
Tu sais ce qu'Adam manigance ?
Il joue les mystérieux.
Il m'a dit d'être là à 18h, sans me dire pourquoi.
- Et alors ? - T'es dans le coup ?
Adam est un vrai mystère. Je ne sais pas ce qu'il a en tête.
Si tout périssait mais que lui restait,
je continuerais à être.
Mais si tout restait et que lui était anéanti,
l'univers deviendrait un étranger dont je ne ferais plus partie.
Mon amour pour Heathcliff ressemble aux roches éternelles,
une source de plaisir peu visible,
mais essentielle.
Nelly, je suis Heathcliff.
Je l'ai toujours dans la tête.
Pas plus un plaisir
que je ne le suis pour moi-même...
Un rendez-vous romantique en onze lettres.
Ça marche.
- Où va-t-on ? - Je ne te dirai rien.
Je te dirai juste qu'on part en voiture.
Attention à ta tête.
Où va-t-on, Adam ?
Dis-le-moi, Adam.
Pas plus un plaisir que je ne le suis pour moi-même.
Allons-y.
Adam, si tu ne me dis rien, j'enlève le bandeau.
Non, tu gâcherais tout.
On y va !
Mon Dieu !
Ma famille est là, ce soir, assise là-bas.
C'est charmant et n'est-elle pas superbe ce soir ?
Et toi aussi.
C'est l'anniversaire de maman. Nous t'aimons tous, Peggy Owens !
Et puis, il y a un homme dans ce cercle, appelé Adam.
C'est mon copain. Je sais que maman l'adore.
J'ai donc pensé que le plus beau cadeau serait de lui annoncer
qu'on va se marier, Adam et moi.
Non ! Attendez !
Je ne lui ai pas encore demandé.
Alors, Adam...
... je te le demande.
Veux-tu m'épouser ?
Avec plaisir.
Comme c'est romantique !
C'est pas croyable.
- Qu'est-ce que je dois faire ? - Tu l'as déjà fait.
- Laura, je me sens retourné. - J'ai du travail.
Je t'en prie, pas ici.
- Ne me lâche pas. - C'est moi qui te lâche ?
Le resto était bondé et tout le monde me regardait.
Tu as dit oui parce qu'on te regardait ?
Non, je veux épouser Lucy.
- Je l'aime et tu le sais. - Épouse qui tu veux. Je ne...
- Le mariage n'a rien à voir là-dedans. - Je sais.
Je mérite quand même un peu...
... de respect.
C'est vrai.
Crois-moi, je ne voulais pas te faire mal.
Je n'aurais pas dû venir, excuse-moi.
- Tu comptes le dire à Lucy ? - Sûrement pas.
Ta famille entière te renierait. Ils te fuiraient.
Tu serais une Jezabel.
Je ne supporterais pas de te voir traitée ainsi. Je suis fou de toi.
Mais ce que je ressens,
comme tu dis, ça n'a rien à voir avec le fait de s'installer ensemble.
C'est un autre genre de passion.
Arrête de réfléchir, Laura. Laisse-toi aller.
Seigneur ! Ces femmes ! Ces idiotes de femmes !
- Qui ? - Les femmes victoriennes.
Qui mettaient toute cette passion dans des écrits au lieu de la vivre !
Mais on n'aurait pas eu toute cette magnifique littérature.
Elles auraient trouvé un autre sujet.
C'est ça.
Et ce sera le sujet de ma thèse.
Quoi ?
Ces femmes ont traité de toute cette hystérie sans aller jusqu'au bout.
Elles n'ont pas compris qu'on ne perd pas son âme,
qu'on ne s'anéantit pas. On passe juste à autre chose.
Comment ça ?
D'une aventure à l'autre.
Excitée par la dernière mais sans crainte de la prochaine.
J'ai hâte de m'y mettre.
- À quoi ? - À ma thèse.
Salut, David.
C'est ton frère.
Je n'ai pas oublié.
Oui, je sais, il pleut.
Désolé, je n'ai pas vu le temps passer. J'étais occupé.
Très bien, j'arrive tout de suite.
J'ai promis à Dave et Karen que je passerais.
- On peut y aller maintenant ? - Bien sûr.
Vas-y.
C'est bizarre.
Ces déceptions...
... m'excitent les nerfs.
C'est génial, non ?
J'ai l'impression d'être surveillée tout le temps.
Mais c'est justement ça, non ?
Il faut juste savoir...
...prendre des risques et agir.
Ensuite, on voit.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien du tout.
Je me disais juste que la vie est vraiment grisante, n'est-ce pas ?
Absolument.
- Où est-ce que je te dépose ? - À la bibliothèque.
David : "J'arrive pas à le croire. Je bande pour Adam."
...pour arrêter l'équipe hollandaise.
Pourquoi moi, dans une maison pleine de femmes ?
La blague idiote de tante Patsie : "Béni sois-tu parmi les femmes. "
D'accord, c'est l'anniversaire de maman et je l'aime.
Mais est-ce qu'on doit supporter ces trucs de nanas tout le temps ?
- On est obligé de regarder ça ? - Oui.
Je m'en ficherais si elles n'étaient pas des clichés.
"Blabla le foot... "
Seigneur...
- Tu crois qu'Adam va aimer ma coupe ? - C'est possible.
Avec Adam, j'ai un peu de compagnie normale.
Ça change des crétins que Lucy ramène généralement.
- Karen vient ce soir ? - Oui.
C'est pas croyable.
- Tu devrais aller la chercher. - Je vais y aller.
Je devrais demander conseil à Adam pour Karen.
Je parie que Lucy lui a dit qu'on n'a encore rien fait. La honte.
Dire qu'elle et Adam s'en donnent à coeur joie.
Adam va adorer.
Elle est à ses pieds.
Ce week-end surprise qu'il a organisé...
Bien vu. Ça a dû être la fête cette nuit-là.
Va donc chercher Karen, on a réservé pour 21 h.
Très bien, j'y vais.
Tu vas rencontrer Adam.
Je crois que ça marche bien entre lui et Lucy.
Oui, ils sont partis en week-end surprise dans une auberge.
- Ça devait être super. - Oui, Lucy a trouvé ça extra.
Et ta mère n'a rien dit ?
- Elle est plutôt cool avec ça. - La mienne ferait une attaque.
- Si elle le découvrait. - Je ne garderais pas ça secret.
Super ! C'est vraiment génial !
Alors, Adam...
... je te le demande.
- Veux-tu m'épouser ? - Mon Dieu !
Avec plaisir.
Comme c'est romantique !
Tu avais raison, David. Adam est fabuleux.
Je te l'avais dit.
- Je peux avoir ton avis ? - Bien sûr, David.
- C'est à propos de sexe. - C'est dans mes cordes. J'écoute.
- T'es un peu mon beau-frère. - Oui, et ton pote.
- J'espère bien. - C'est le cas.
Vas-y, tu parlais de sexe.
- C'est un peu compliqué. - Comme toujours.
Mais résumé en une phrase : Karen refuse de le faire.
- C'est ça ! Comment t'as su ? - L'intuition. Je sens ces choses-là.
- Lucy me l'a dit. - La salope.
Bon, là, t'es trop bourré pour en parler.
Et franchement, moi, je suis trop heureux !
- On se voit prochainement, O.K. ? - D'accord.
Lave-toi les mains.
C'est pas une histoire d'attendre le mariage.
C'est quoi, alors ? Vas-y, crache le morceau.
Elle me dit de ne pas la brusquer, de la laisser décider.
- Et ? - Je la laisse tranquille.
- Je n'aborde pas le sujet. - Et ?
- Rien. - Rien ?
Rien.
Combien de temps attends-tu avant d'en reparler ?
Deux ou trois jours.
Et elle te donne un peu d'espoir ?
Oui, elle dit m'aimer et vouloir me le prouver de toutes les façons.
Absolument toutes les façons. Ce sont ses termes.
"Mais il faut me faire confiance. Ce sera encore mieux si on attend."
C'est des conneries.
Mais elle est terrible.
Elle m'excite tellement, je ne peux pas la larguer.
Elle me rend dingue. Elle m'obsède.
C'est pas vrai ! Ça mérite un carton jaune, ça !
Il va le laisser s'en tirer !
- Elle en baiserait pas un autre ? - Quoi ?
J'y avais jamais pensé. Non, certainement pas.
- Non. - T'en es sûr ?
Oui, j'en suis sûr.
Je le pense aussi. Voilà ce qui se passe.
Elle fait semblant de vouloir avoir le choix du lieu, du moment...
Mais en réalité, elle veut que tu l'en débarrasses.
- Je pige pas. - Elle veut pas que tu lui demandes.
Sinon, elle sera obligée de dire oui ou non.
Il faut une situation où elle n'aurait pas de choix à faire.
Il faut que je lui saute dessus.
Non, il faut être plus subtil que ça.
Je vais y réfléchir.
Avec ta caisse, tu dois lever les filles sans problème.
Pourquoi je l'ai achetée ?
Mon père disait : "Rolls pour l'élégance, Mercedes pour le confort,
mais Jaguar, c'est du sexe assuré."
J'aimais pas trop mon père, mais il avait raison.
Même Karen s'allongerait.
T'inquiète pas, elle va le faire.
Elle a sa ligne ou un téléphone dans le couloir ?
- Un téléphone dans le couloir. - Tant mieux.
Impeccable.
Bon, il va nous falloir de la pluie. Ça devrait pas être trop difficile.
- L'un de vous deux cuisine ? - Non.
Alors, achète du chinois, loue une vidéo et invite-moi.
J'apporterai du vin. Ça aura l'air naturel.
Ça passera avec elle ?
Ça ira. On cherche toujours à s'occuper.
Elle a trouvé le coup du resto hyper romantique.
- Elle sera ravie de te revoir. - C'est bien. Très bien.
J'arriverai à 20h30.
C'est toi qui dois ouvrir la porte, seul.
Pourquoi ? - Sois seul, c'est tout.
On mange et on boit un peu.
Conversation légère.
Karen doit boire beaucoup.
J'ai déjà essayé, ça n'a pas marché.
Ça va plus loin que ça.
On regardera le film, détendus.
Puis, vers 1 h, je vous dirai au revoir.
C'est tout ? - C'est là que ça commence.
C'est pas une nuit pour tomber en panne.
- Je vais appeler un taxi. - Il y en a encore à cette heure ?
Ça veut dire que la ligne est coupée, ça ?
Il n'y a plus rien.
Désolée, Adam, ça doit être l'orage. Quel bazar.
- Voyons ce qu'on peut faire au chaud. - Non, ça va aller.
Quelle soirée.
- Je vais sortir trouver un taxi. - Pas sous cette pluie !
- C'est vrai. - Je serai un peu mouillé.
Ce sera l'aventure.
Je ne te laisserai pas sortir par ce temps.
Ah bon...
Qu'est-ce qu'on fait, alors ?
Parfait, je vais dormir sur le canapé.
C'est ça.
- Impeccable. - Je t'amène une couverture.
Inutile. Allez vous coucher, ça ira très bien.
Moi, ça me va.
Non, mais c'est pas croyable.
Comment a-t-elle pu m'humilier comme ça devant toi ?
Elle préfère dormir seule dans un canapé que dans un lit avec moi.
- J'ai un truc qui cloche ? - Mais, non, tu es adorable.
Tu ne mérites pas ça.
Je l'ai mal jugée.
Ça marchait comme sur des roulettes. La pluie, le vin, la voiture...
Je pensais que ce serait du gâteau. Qu'est-ce que je vais faire ?
C'est rien, ne t'en fais pas.
C'est pas de ta faute. C'est elle qui résiste.
C'est toi qui offres.
Penses-y. Tu es chaleureux, tendre, sensuel.
Tu as beaucoup de choses à lui offrir.
Si Karen avait conscience du plaisir que tu peux lui donner...
Je sais ce que tu ressens.
Une douleur abdominale à chaque fois que tu penses à elle.
Mon Dieu ! Seigneur, non, pas ça !
Qu'est-ce qui m'arrive ? J'ai une érection.
Je ne peux pas l'empêcher. Je bande pour Adam.
- Pourvu qu'il ne le remarque pas. - ...de ta passion.
Il ne manquerait plus que je sois gay.
Comment pourrait-elle résister ?
Bon, eh bien... bonne nuit.
Est-ce que ça va ?
- Tu es vraiment vexé ? - Non, non...
Je suis juste fatigué. J'ai besoin de dormir.
Quelle soirée de folie. Il faut que je dorme, Adam.
Bonne nuit. Prends toute la place que tu veux. Moi, je dors comme ça.
Bonne nuit.
Je t'en prie l'érection, va-t'en ! Je t'en prie.
Ça, c'est agréable.
Mon Dieu...
Espèce d'enfoiré. T'as foutu ma vie en l'air.
T'as baisé ma copine et fait de moi un homosexuel.
Autant me tuer.
Ou bien je pourrais te tuer, toi.
J'espère ne pas être amoureux de toi.
Quel type génial.
Oui, il est étonnant.
Tu sais, on a beaucoup parlé cette nuit pendant que tu dormais.
- Vous avez parlé ? - Oui, on n'arrivait pas à dormir.
Ça devait être l'orage.
On a parlé. Je ne sais pas si c'est sa façon de dire les choses,
mais j'ai commencé à changer de point de vue.
- On a beaucoup parlé de toi. - Vraiment ?
Je me suis sentie très flattée.
C'est tellement beau ce que tu as dit à Adam.
Adam m'a remis les idées en place.
J'ai un cours à 11 h.
Mais je peux l'annuler.
Et si on se faisait une grasse matinée ensemble ?
Tous les deux.
Merci, Adam ! Merci mille fois !
La vie est merveilleuse.
Toujours en train de chahuter avec Adam. Quel beau couple.
Tellement uni.
Mon Dieu !
Simon ?
Quoi ?
Alice : "Pourquoi fais-tu ça, Adam ?"
Salut, bonne soirée.
Adam a l'air un peu plus futé que les autres copains de Lucy.
Tu ne trouves pas ? Ce n'est qu'une première impression, mais...
C'est à lui, ça ? C'est un modèle des années 60. Ça vaut...
Martin, je t'en prie.
La ferme ! N'oublie pas notre accord.
Inutile de se raconter des conneries quand on est tous les deux.
Ça pourrait rendre les choses plus supportables.
Je voulais juste te dire que c'est un modèle célèbre
et qu'elle vaut un paquet.
Pour que tu saches que ta soeur n'est pas avec un tocard.
Si ça t'intéresse.
- Alice, je t'entends mal. - Moi, je t'entends très bien, Laura.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- J'ai besoin de me changer les idées. - Demain à 10h, chez Brown Thomas.
Je dois y aller. - Parfait, à demain.
Et voilà.
- Tu viens prendre le thé ? - Je dois y aller.
Alice doit être en train de siroter un Martini en lisant un magazine.
- Elle serait ravie. - Je dois vraiment y aller.
- Belle bagnole. - Salut.
C'est le copain de la plus jeune soeur d'Alice.
Il possède une de ces voitures, une Jaguar.
En fait, il y a vingt ans,
- ses deux parents et sa soeur aînée - je le tiens de lui -
sont tous morts dans un accident de voiture.
Dans la voiture qu'il conduit aujourd'hui.
Lui était à la maison avec la baby-sitter.
- Que faisait-il ? - Rien, il avait trois ans.
Bref, il a vécu et tous les autres sont morts sur le coup.
La voiture n'a pas été envoyée à la décharge.
Elle est restée là.
En grandissant, Adam a compris ce que signifiait cette épave.
Puis, il a reçu de l'argent, un héritage ou un truc dans le genre.
Vous savez ce qu'il a fait ?
- Il l'a dilapidé ? - Non.
Il a tout dépensé au pub.
Il a utilisé tout l'argent pour faire retaper la voiture.
Il a tout dépensé et a même mis la main à la pâte.
Et la restauration est parfaite, vraiment époustouflante.
Et maintenant, il a ce magnifique bolide
qui est comme un monument funéraire pour ses parents et sa soeur.
Elle est superbe.
- Si le prix ne te gêne pas. - J'adore payer.
C'est ce que je préfère. Et la tête de Martin quand il voit la note...
- Mme Rooney ? - Merci.
Voilà qui est décidément sexy.
Pardon ?
Je suis sérieux. Même d'ici, je commence à être excité.
Qui est à l'appareil ?
Désolé, Alice. C'est Adam.
Oui, tu te souviens ?
L'Adam de Lucy ?
Désolé pour la frayeur, mais je t'ai vue et je me suis dit "Ouah !"
D'ailleurs, je te vois toujours.
Où es-tu ? Dans les cabines ? - Non. Regarde mieux.
Oui, tu chauffes.
Alice, je ne rigole pas.
Je n'avais pas réalisé à quel point tu étais superbe.
- Salut. - Attends, Adam.
Je viens de voir Adam, il descend.
Naturelle.
Super. Je ne l'ai pas vu depuis le premier rendez-vous.
C'est presque vrai.
Où est-il ?
Espérons qu'il est parti.
Il va descendre.
- Voyons ce qu'il pense de ma robe. - On l'a peut-être raté.
- Du calme, il avait un achat à faire. - Il m'a fait signe...
Quoi ? Elle est plus nerveuse que moi...
C'est la plus hystérique de la maison, mais...
Seigneur...
Une minute. Notre Laura manigancerait-elle un truc ?
Quand vous vous voyez, avec Adam, de quoi parlez-vous ?
De rien. On parle, c'est tout.
- Moi et mon esprit tordu. T'inquiète. - M'inquiéter de quoi ?
Rien. Tu me connais.
Je me demandais si vous parliez de choses personnelles, intimes.
Disons, des choses sur ton physique ou des trucs sexy...
Pas du tout.
Alice, tout n'est pas nul et cynique.
Je pense qu'Adam renferme un drame tapi au fond de lui.
Je ne m'en étais pas rendu compte.
Mais je le connais à peine. Tu le connais bien mieux.
Pas du tout, mais je... Mon Dieu !
- Adam ? - Non, c'est Simon.
- Qui c'est ? - L'ex de Lucy. Un humoriste.
Quand on parle du loup...
- Salut. Tu es la... - Soeur de Lucy, Laura.
C'est à toi que je la pose. Entre soeurs, on se dit ces choses-là.
Je ne sais pas trop. Enfin bref... Occupe-toi de tes affaires.
Absolument.
Tu entres ? Il accroche une nouvelle expo aujourd'hui.
Non, on se verra plus tard.
Alice ?
Tu sais comment les mecs insistent tellement pour faire l'amour ?
- Ça me dit quelque chose. - Eh bien, pas Adam.
On dirait qu'il préfère me laisser faire.
- Ça me change. - T'es en train de tomber amoureuse ?
À plus tard.
T'es obligée de mettre le paquet ?
C'est qu'une des beuveries de Peggy.
J'ai pas dit à Karen de venir à cause de maman et ses chansons.
- C'est pas son truc. - Salut, David.
- Dégage, petit mec. - Quoi ?
Dégage !
Tu te souviens de notre conversation ?
- C'est finalement arrivé. - Et alors ?
Fabuleux, enfin...
Vas-y, je me charge de ça.
Comment ça va ?
- T'en as pas assez de nous ? - Non, c'est super.
J'adore cette famille.
- Tu ne chantes pas ? - Non.
- Vous êtes toutes très différentes. - Par certains côtés.
Merci.
- C'est toi la plus sexy. - Vraiment ?
Oui, sans aucun doute.
J'aime toujours autant cette robe.
Pourquoi n'es-tu pas venu me parler ce jour-là ?
- Ça t'aurait plu ? - Évidemment.
- Tu as envie de mieux me connaître ? - Oui.
J'aimerais...
Ce que j'aimerais faire, là...
... c'est te toucher.
Tu es tellement sexy.
- Voyons-nous vendredi soir. - Je dois sortir avec Martin.
Prends-moi comme baby-sitter vendredi.
J'adore les gosses.
Je viendrai chez vous et je ferai le baby-sitter.
J'y serai à ton retour.
Qu'en dis-tu ?
D'accord.
- Lucy sera au courant ? - Oui, je lui dirai.
Elle travaille vendredi. Elle trouvera ça très bien.
Elle veut que je m'entende avec toute la famille.
On est à la maison ?
Salut, Adam. Tu peux me filer un coup de main ?
Et si tu allais te coucher pendant qu'Adam et moi on boit un verre ?
- Pas pour moi, Martin, je conduis. - Je le sais.
Dans ta superbe voiture.
T'es un beau salaud d'avoir une voiture pareille.
T'as intérêt à la garder dans un état impeccable.
Moi non plus, je ne boirais pas avec une voiture pareille.
Tu sais...
Ouf ! C'est la chambre d'amis pour moi, ce soir.
Elle a été adorable.
La soirée était sympa ?
Non.
Ça te dit, un café ?
- Non... - Si...
J'ai dit non. Désolée.
Je sais que ce serait très agréable.
Je t'ai donné l'impression que j'étais partante.
Je l'étais et je le suis. C'est juste...
Je me fiche de savoir pourquoi.
Tu es sûre de ton choix, oui ou non ?
Oui... Oui, j'en suis sûre.
D'accord.
Eh bien...
- Tu prendras quand même un café ? - Euh...
Oui, pourquoi pas ?
- Adam est encore là ? - Oui, je vais le chercher.
Adam, c'est Lucy.
Elle veut te parler.
Salut, Lucy.
Alors, Adam...
... je te le demande.
Veux-tu m'épouser ?
Avec plaisir.
Comme c'est romantique !
C'est pas croyable.
Oui, complètement incroyable.
Regarde ces plumes. Allez.
Jeanie, pourquoi ne peux-tu rester ainsi ?
Tu t'en sortirais mieux.
Mais non, l'avenir est devant toi.
Tu vas grandir et tu vas devenir belle.
Les types seront là à te renifler.
Et un jour ou l'autre un pauvre idiot t'approchera, le regard pétillant.
Et il te dira : "Tu sais de quoi tu as besoin, ma belle ?
D'une bonne partie de jambes en l'air. "
Ça t'arrivera, crois-moi.
Mais tu sais ce qu'il y a de vraiment embêtant ?
C'est que ça pourrait être vrai.
Maman, j'ai oublié de faire un truc.
Je te laisse Jean, j'en ai pour une heure.
Oh, non !
- Ne fais pas ça. - Qu'est-ce qu'il y a ?
Rien du tout.
Je me disais juste que la vie est vraiment grisante, n'est-ce pas ?
Absolument.
Tu ne vas pas te promener dans cette tenue.
- Lucy, tu viens avec nous ? - J'ai déjà dit non.
- On pourrait régler plein de choses. - C'est pour ça que je ne viens pas.
J'en ai assez des listes d'invités, des menus, des tenues, du mariage.
Je veux juste un après-midi pour moi.
C'est compris ? Incroyable...
- Quelle mouche l'a piquée ? - Laisse-la tranquille.
Si tu venais avec moi une fois par mois, ça te ferait un bien fou.
Ça éloigne tous les mauvais esprits.
Et regarde-moi cette vue !
- Dublin est immense ! - Je le savais déjà.
Mais là, on le visualise.
Dis-moi la vérité, tu n'as jamais aimé Martin ?
Réponds-moi.
- Ces dernières années ? - Depuis que tu l'as rencontré.
À vrai dire... non.
Je crois bien que non.
Pourquoi tu n'as rien dit à l'époque ?
Pour ne pas mettre mon grain de sel.
Mais tu l'avais cerné. Tu savais que c'était un idiot fini.
C'est pas grave. Je me posais juste la question.
Si je m'en étais mêlée, c'eût été pire que tout.
Tu l'aurais quand même épousé pour m'embêter.
C'est vrai.
Et Adam, alors ?
Adam ? C'est une toute autre histoire. J'en suis ravie.
Il s'entend avec tout le monde.
Gentil avec Lucy, copain avec Laura...
Et c'est un modèle pour David. Il a égayé toute la maison.
- Oui... - Me dis pas que tu ne l'aimes pas.
Adam ? Si je l'aime bien, c'est certain.
Alors, c'est quoi le problème ?
Tu ne trouves pas qu'on en sait peu à propos d'Adam ?
Tu crains que Lucy ait des surprises ?
Oui...
Tu sais comment je vois les choses ?
Les hommes ennuyeux sont la malédiction du monde.
Si une fille arrive à les éviter, c'est la chance de sa vie.
- Où passez-vous votre lune de miel ? - C'est un secret, Andy.
- Si je mettais la robe ? - Attends la dernière minute.
Merci. Sinon, tu vas avoir peur de bouger.
Et si elle ne me va pas ?
Hier soir, elle t'allait très bien.
Merci, Alice.
Calme-toi, Lucy, tout ira bien.
Je suppose que les félicitations sont de mise.
Le professeur McCormack ne me l'a pas dit officiellement,
mais j'ai eu la mention très bien.
- Tu veux la lire ? - D'après toi ?
Sérieux, ça parle de femmes et de sexualité.
Il y a un exemplaire là-bas.
Pour une thèse, c'est intéressant à lire.
Je crois que je vais attendre le film.
Tu es magnifique, Lucy. Chapeau, Andy !
HYSTÉRIE ET LUXURE Les femmes de plume victoriennes
Tu peux faire le point avec moi ?
... ça tiendra la journée.
- À quelle heure t'attend Adam ? - Une heure. Il faut tout vérifier...
Je file.
Tout ira bien.
Salut...
Ne laisse personne te voir comme ça.
J'ai un cadeau pour Lucy.
- C'est gentil, je lui remettrai. - Je peux peut-être lui dire bonjour.
Elle est débordée, comme tu peux l'imaginer, Simon.
- Juste une minute... - Non, mais merci pour le cadeau.
Seigneur...
J'ai fait une chose terrible.
Laura, je peux te parler ?
Pas toi, maman. Reste où tu es.
- Tu as couché avec Simon ! - Je l'ai croisé à la piscine.
Je me sentais bizarre à l'idée de perdre ma liberté.
- Mon Dieu... - Tes cheveux !
On fait tous une connerie avant de se marier.
- Pas vrai, Laura ? - Je n'aurais pas dû.
Je ne pourrai pas regarder Adam en face à l'église.
- Je dois lui dire. - Seigneur, Jésus !
Bon écoute. Tu veux épouser Adam ? Tu veux passer ta vie avec lui ?
- Pas avec Simon ? - Certainement pas.
- Alors ne dis rien, jamais. - Ce n'est pas honnête.
Ça vous rendra plus heureux ? Ça effacera ce que tu as fait ?
- Tu comprends, maintenant ? - Elle a raison, Lucy.
Oui. Je suppose que oui.
Très bien, je vais oublier tout ça.
Merci.
Allons-y avant que maman ne cède à la curiosité.
- Est-ce que ça va ? - Oui.
Au fait, c'était sympa ?
- Quoi ? Simon ? - Oui.
- C'était pas mal. - Ça valait la peine, alors.
Bonjour.
Alors, tu vas bel et bien te lancer ?
Bien sûr.
Entre.
- Tu es superbe. - Tu le penses vraiment ?
Oui, tout le temps, mais là tu l'es particulièrement.
Ils te plaisent ? Ils étaient à mon père.
Ils ont une histoire, eux aussi ?
Comme ça, tu couches toujours avec Laura.
Et tu coucherais quand même avec moi.
- N'est-ce pas ? - Absolument, si tu le veux.
Pourquoi fais-tu ça, Adam ?
J'en sais rien.
Je ne le fais pas parce qu'on a gâché ma vie et que je veux ma revanche.
Ça ne servirait à rien.
Tu me croiras peut-être si je te dis que quand je suis avec les gens,
que je les écoute, je sens toujours qu'ils veulent une part de moi.
Ça je le crois.
Et ça ne me gêne pas. J'aime ça.
J'aime donner aux gens ce qu'ils veulent, si je le peux.
Ce qui peut les rendre heureux. C'est facile pour moi.
Je dirais même simple.
C'est possible.
- Tu me crois ? - Le truc, c'est que j'en ai envie.
- Est-ce que ça me rendrait heureuse ? - On a 30 minutes pour le savoir.
Tu veux de moi ?
La vie est grisante, n'est-ce pas ?
- Mon Dieu, David ! - Il y a des chances.
- Devine qui c'est. - Salut, David.
T'es prêt ?
Bien sûr que non, j'ai été interrompu.
Monte.
Qu'est-ce que tu fous ?
Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce que je cherche ?
Allez, on attend plus que toi.
C'est qui ? David ? - À ton avis.
Viens nous dire de quoi on a l'air.
Très bien.
Pauvre Martin...
Vous êtes tous les deux très sexy.
On assure...
Adam m'a dit ce que tu étais venue faire.
C'est très attentionné. En fait, t'es une vraie sentimentale.
Tu ne connais pas ta soeur.
Que penses-tu de ton cadeau ?
Ils te vont très bien. J'en suis ravie.
Bon, je vais y aller.
D'accord. Et nous, on est prêts ?
On se voit à l'église.
Reste donc avec Jean dans le fond au cas où elle s'agiterait.
Allez, ma grande, papa va s'occuper de toi.
Excusez-moi, j'espère être au bon mariage.
- Je cherche Laura Owens. - Laura est ma soeur.
Je m'appelle Alice. Et vous êtes ?
Harry McCormack, son maître de thèse. C'est Laura qui m'a invité.
Je vois. Eh bien, allons la rejoindre.
Elle a fait une bonne thèse, non ?
Allons jusqu'à dire extraordinaire, électrique.
D'ordinaire, les thèses sont barbantes à lire. Mais là...
Laura, ton maître de thèse. Installez-vous.
- J'ai relu le chapitre quatre hier. - Harry...
Regarde ta tante Lucy, Jean.
Regarde comme elle est belle.
Magnifique.
Elle est magnifique. Tu es magnifique.
Mon Dieu...
Je ne peux pas ! Pardon, maman.
- Adam, tu veux vraiment épouser Lucy ? - Oui.
Tu en es certain ? Avec tout ce que cela veut dire ?
Alors, cours après elle, mon beau.
C'est pas grave si tu as changé d'avis.
Ce n'est pas ça. Il n'y a rien que je souhaite plus.
Mais je ne peux pas. Adam, il faut que je te dise quelque chose.
- Attends un peu. - Quoi ?
Tu n'as pas à me dire quoi que ce soit.
- Mais je ne veux pas de secrets. - Pourquoi pas ?
Parce que je veux que tu me fasses confiance.
Je te fais confiance.
Mais je ne veux pas que tu me dises tout.
J'ai confiance en toi, mais ça ne veux pas dire...
On a tous besoin d'avoir des secrets. Je ne te dirai pas les miens.
- Tu me caches des choses, toi aussi ? - Évidemment.
Tu serais choquée. Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu adores qu'on te prenne pour un homme mystérieux et intéressant.
En bien... je le suis.
Je te promets.
Oublions ce mariage. On saute dans la voiture et on file droit devant.
Ça... Mais ce n'est pas... Où est passée ta Jaguar ?
La Jaguar traînait un lourd passé.
Alors je l'ai échangée hier.
Je me suis dit qu'une familiale serait plus adéquate.
- D'accord... - Ça ne te gêne pas ?
Non, c'est juste que...
... la Jaguar te ressemblait plus.
Regarde...
Enfoiré !
Je t'aime. Veux-tu m'épouser ?
- Avec les secrets et tout ? - Vas-y, prends le risque.
On redémarre à zéro.
Oui.
Dieu merci ! Est-ce qu'on peut s'y mettre maintenant ?
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