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Musique
Bonsoir à tous, les comédiens ont rejoint leur loge et nous nous nous retrouvons en
direct de Villeneuve-le-Roi dans ce décor de la pièce de ce soir, le coucou,
une comédie écrite par Sacha Judasco et Mathieu Burnell.
Au casting ce soir, trois comédiens extrêmement populaires.
À commencer par Emmanuel Boidron qui a pris son envol sur les planches il y a
nombreuses années, notamment avec les monologues du vagin.
Si vous ne l'avez pas vu de Pinavaro, elle a beaucoup, beaucoup, beaucoup grandi.
À ses côtés, Luc Hamet, personne ne peut oublier la voix de Luc Hamet.
Il a doublé tellement de comédiens américains, dont Michael G.
Fox et oui, Marty McFly, la voix dans Retour à le Futur, c'est lui.
À leur côté, un petit jeune.
C'est sa première sur des planches parisiennes, Gérard Vives.
Lui aussi extrêmement populaire dans les années 90, grâce à l'acide comme les
filles d'un côté, et puis on l'a retrouvé un peu
après, au côté de Vincent Lagaffe pour des animations.
Très belle alchimie entre ces trois comédiens.
Ils ont un point commun, ces trois comédiens.
Ils sont extrêmement méticuleux.
Nous nous sommes donc glissés dans les coulisses du théâtre
Edgar pour voir si cette information était véridique.
Gérard Vives a déjà vécu plusieurs vies, mais il
est une aventure qui n'avait pas encore expérimenté.
C'est celle des planches.
C'est donc avec la gourmandise d'un sportif qu'il arrive au théâtre Edgar.
Toujours en avant, c'est avec des habitudes
bien huilées qu'on ne lui connaît pas forcément.
Ce qui régale sa partenaire, Emmanuelle Boadron, elle aussi toujours très punctuelle.
Ma petite repasse, très fêlée.
Tu es un petit ingénieur.
La ténacité de Luc Hamet, directeur du théâtre Edgar, a fini par payer le
troisième projet proposé à Gérard Vives et le Bordeaux.
Je lui ai dit, voilà, Gérard, j'ai une nouvelle pièce.
Tu vas dire que j'ai de la suite dans les idées avec la Tédri.
Et je lui ai dit, bon, maintenant, tu me dis tout de suite si tu n'as pas
envie de jouer au théâtre, parce que c'est vrai que je t'en ai proposé deux ou trois.
Mais non, mais pas du tout Luc, mais je ne veux pas que tu penses ça et tout.
Et je lui ai dit, bah écoute, l'ila et tu me rappelles.
Je l'ai lu.
Ça m'a plu.
On a fait une lecture et c'était très bien.
Et là, j'ai rencontré aussi Emmanuelle Boadron que je ne connaissais pas.
Et ça, moi, j'ai eu la sensation qu'à la lecture, tout de suite, tous les trois,
ça se passait bien.
Je cherchais un couple.
Bizarrement, un couple d'hommes.
Un couple.
Parce que le comique, c'est Laurel et Hardy.
C'est le grand, le petit.
Et il me fallait, il me fallait un macho face à un con, face à un comptable.
Et dans comptable, il y a et il fallait absolument ce binôme.
C'est le nerf de la pièce.
Emmanuelle Boadron se faufile dans ce duo d'hommes avec délectation, très complice
avec Luc Hamet pour avoir travaillé de nombreuses fois avec lui.
Elle a fait connaissance avec Gérard Vives et se trio sur scène la réjouie.
Donc vrai cauchemar, ce sera d'être seul sur scène, de faire un seul en scène.
Voilà, mon premier cauchemar, c'est ça.
Donc avec Luc, évidemment, c'est super.
Mais rencontrer d'autres comédiens, c'est un bonheur.
Et puis en plus, on est tombé sur Gérard, qui est une personne absolument délicieuse.
On a commencé à travailler tout de suite le texte et tout.
Et moi, c'est un truc qui m'a plu parce que c'est vrai que je viens du sport et j
'ai besoin de m'entraîner énormément dans ma tête, ça me rassure.
Il est extrêmement gentil.
Mais vraiment, il est une profonde gentillesse.
Il est vraiment bosseur.
Et ça, c'est bien parce qu'il est humble là-dessus.
Il se dit, moi, je dois travailler, c'est un sportif.
Il sait qu'avec le travail, on arrive à tout.
Et c'est le cas.
Pour sa première sur les planches, Gérard vivait,
c'est nourri de l 'expérience de ses deux partenaires.
Lui, c'est mon patron.
Je le dis.
Et sérieusement et en blagant, c'est mon patron.
C'est lui.
C'est lui le metteur en scène.
Et donc, pour qu'une équipe tourne bien, il faut qu'à un moment donné, elle
propose, mais si il dit, non, tu t'assois à gauche, je vais tout faire pour m
'asseoir à droite si je pense que c'est mieux.
Mais si il me dit, tu vas à gauche, je vais à gauche.
Prendre le spectateur par surprise, voilà le challenge qu'il se fixe.
Moi, ce que j'essaye vraiment, vraiment, vraiment, c'est de me faire oublier.
Je m'appelle Maxime de Pratte.
On doit pas avoir Gérard Vivès.
Et si on ne voit pas Gérard Vivès, c'est ma plume.
C'est ça ma récompense, vraiment, vraiment.
À n'en pas douter, cet homme est surprenant.
On a tous été un jour ou l'autre, était pris pour quelqu'un d'autre avec les
quiprocos et les malentendus que cela peut engendrer.
C'est exactement la scène de ce soir sur cette
planche, sur ces planches de Ville -Neuve -Le-Roi.
Alors Maxime de Pratte est marié à Ségolène.
Il invite ce soir son comptable pour indiner avec des raisons peu avoibles.
En fait, lui, le grand directeur d'une grosse entreprise,
c'est un peu amusé avec les chiffres de son entreprise.
Et pour présenter son bilan financier et ne pas
aller en prison, il a besoin de son comptable.
Tout ça est très bien, sauf que c'est sans compter,
sans une ressemblance et le tonnerre qui gronde.
Je laisse Luc Hamet, Gérard Vives et Emmanuel
Boadron vous compter le reste de l 'histoire.
Le coucou est prêt à chanter, à vous enchanter.
Certainement, à vous faire chanter aussi.
Passez une excellente soirée.
C'est Golène, mais ils sont où les meravins ?
À leur place.
C'est-à-dire.
C'est-à-dire.
À droite.
À droite.
C'est-à-dire.
En bas.
En bas.
C'est pas pareil.
Cacahuètes, olives ou mousses, c'est pas top 1 pour l'apéritif.
On va faire avec.
Il faut que tu nous sauves le diner avec ton soufflé.
Le dessert.
On a un dessert.
Là !
Juste des clémentines ?
Des mandarines, chérie.
C'est pareil.
Ah non, la clémentine est plus petite, moins
sucrée et moins parfumée que la mandarine.
Non mais on s'en fout, c'est pas la question, on va pas lui servir des mandarines.
Mais pourquoi ?
Bon bah sinon, il reste des yaours dans le frigo.
Mais c'est Golène, c'est un diner d 'affaires, c'est pas un repas à la cantine.
Oui mais si tu m'avais prévenu avant aussi, j'aurais eu le temps de faire les courses.
Mais là, il me reste exigeux.
Non mais quelle idée aussi, lancer une invitation pour le soir même.
Et pas le temps de se faire livrer avant qu'il arrive.
Mais ben j'ai pas eu le choix, figure-toi.
Ah bon ?
Le pétrus.
On va ouvrir le pétrus.
Neuf pétrus ?
Écoute, si on assure pas avec la bouffe qu 'on assure au moins avec le vin.
Mais enfin, t'avais dit qu'on le gardait pour notre anniversaire de mariage ?
Oui ben, on a pas le choix, figure-toi.
Il est où le tièrouchon ?
À la même place depuis dix ans dans le tiroir de la cuisine.
Mais quel tiroir ?
Sous la plaque de cuisson.
Ouais, c'est bon, je l'ai.
Ah bah dis-donc.
Si seulement tu pouvais mettre autant d 'entrin quand on reçoit mes parents.
Non non, mon amour.
Si c'est très bien que j'adore tes parents, mais excuse-moi
le repas de ce soir, il est quand même plus important.
Bon bah j'ai l'impression.
Mais là, tu m'as même pas dit comment il s 'appelle ?
Je vais pas l'appeler monsieur le comptable toute la soirée ?
Michelot.
Il s'appelle Corentin Michelot.
Mais à la boîte, tout le monde l'appelle le coquelin.
Tu sais pour le pétrus faudrait le carafer, tu sais pas où aller là ?
Là ?
Ah, merci.
Mais comment tu sais que ça fait que le trompe ?
Elle est secrétaire aux ressources humaines.
Bah je peux te dire qu'elle en a de la ressource.
Parce que ce césaire d'ingénie, sa petite gerçande, eh ben on a déroulé du câble.
Maxime?
Bah elle s'est fait baiser par toute la boîte.
Ah, par toute la boîte ?
Oui, par toute la boîte.
Alors... Sauf moi.
Bon, mais mon amour se voit bien arrière avec tes idées.
Tu sais très bien que je ne t'ai jamais trompé, que je ne te tromperai jamais.
Puis de toute façon, aujourd'hui, il faudrait être complètement suicidaire
pour pouvoir coucher avec une collègue de bureau.
Bah il suffit que tu t'engueules ou que tu lui refuse la
moindre augmentation pour qu 'elle a écrit sur tous les toits.
Tu l'as harcelée, voire même tenté de la violer.
Maxime, je t'ai interdit de dire ça.
T'as remarqué que dans diffamation, il y avait femme.
Il y a même dix femmes.
Ce n'est pas moi qui le dis.
C'est l'étymologie.
Eh bien dans ce cas, si je suis ta théorie débile,
je comprends mieux pourquoi il y a homme dans rectum.
Ah, c'est élégant.
C'est de l'étymologie, paraît-il.
Bon, en tout cas, c'est un bijou.
Bon, attention, il va falloir qu'il s 'ouvre encore un petit peu.
Mais tu vois, déjà là, au premier nez, c'est de la cerise et de la violette.
Une pointe de truc, il est exceptionnel, vraiment.
Non, mais je t'ai jamais vu comme ça, bon, enfin.
Il est si terrible que ça, ce Michelot.
Michelot terrible.
C'est une flacque d'eau tiède, totalement incipide.
Il a autant de charisme qu'un poule peu mort, c'est pour te dire.
Bah alors, pourquoi tu te mets dans des états pareils ?
Et puis alors, surtout, s'il est si peu intéressant,
pourquoi tu l'as invité à dîner à la maison ?
Bah, j'ai besoin qu'il me rend un service.
Bah, ça, j'avais compris, mais on pouvait pas plutôt faire ça au restaurant.
Ah non, non, surtout pas, non.
Bah, pourquoi ?
Bah, ce que je lui demandais, se demande pas d'un zoo le public, voilà.
Ah bon ?
Dis-moi ce que c'est, parce que tu commences à me faire peur.
Bah dis-donc, je vais lui demander de trafiquer les comptes de la société.
Tu vas lui demander de trafiquer les comptes de la société ?
Voilà, c'est exactement pour ça que je voulais
pas qu'on en parle dans un lieu public.
Non mais c'est illégal de trafiquer des comptes.
Oui, je te le confirme.
Et bah, pourquoi tu veux faire ça ?
Dis-donc, j'ai confondu le compte de la société avec mon compte personnel.
Et je voudrais pas que les actionnaires s 'en appuient à soi, voilà.
Et t'as confondu à quel point ?
Non mais c'est pas vrai !
Mais pourquoi t'as fait ça ?
Mais pour toi.
Enfin pour nous.
Pour qu'on manque de rien.
Et je veux tellement que tu sois heureuse.
Je t'ai jamais rien demandé.
Non mais je sais, je te reproche vraiment.
Non c'est moi, voilà, je me suis laissé griser par amour et puis là je suis mal.
Ma demain c'est l'Assemblée générale.
Généralement jamais les actionnaires veulent voir les comptes.
Et bah là je sais de sources sûres que certains veulent y jeter un œil.
Enfin absolument que Michelot me valide le bilan que
j'ai trafiqué parce que sinon je risque gros, voilà.
Je risque très gros.
D'ailleurs.
Non mais attends, c'est quand même pas rien ce que tu vas lui demander là.
Et tu crois que te verts de pétruses vont suffire à le convaincre ton comptable ?
Bon alors je te l'accorde.
C'était un peu léger ce que je vais te dire.
Enfin faut quand même pas oublier que dans comptable, il y a que...
Sans vouloir te vexer, j'ai une confiance très
relative dans ton approche de l 'étymologie.
Mais non mais j'ai lui proposé le poste de responsable du service comptabilité.
Ah, c'est une super promotion ça.
Je savais pas que t'avais ce pouvoir là.
Je l'ai pas.
Non mais j'ai dit que j'ai lui proposé, j'ai pas dit que j'allais lui donner.
Alors tu sais bien que les promesses n 'engagent que ceux qui les croient.
Non mais une fois qu'il leur a signé mon bilan voilà j'aurais sorti d'affaire.
Non mais c'est horrible de lui faire croire ça.
Ah moi ça me plaît pas.
Mais bah j'ai pas de choix fille pour toi.
C'est lui qui valide les comptes de mon service.
Si tu te crois ça me fait plaisir notre soir cette abruti à la maison.
Mais pourquoi tu dis que c'est un abruti ?
Mais parce que c'est un abruti.
Et le pire c'est qu'il y a des collègues qui trouvent qu'on se ressemble.
Parce que c'est un abruti ?
Mais non physiquement, parce qu'on n'a rien à voir.
Et pourtant tu vois pas Turelle, la nouvelle directrice des acquisitions.
Là maintenant quand elle me croise dans le couloir
c'est, non mais c'est Michelot, vous allez bien.
Putain ça me rend fou ça.
Mais c'est peut-être parce qu'elle est nouvelle
qu'elle connaît pas encore bien vos noms.
Camara.
Camara ça fait 15 ans qu'il est dans la boîte.
Bah depuis qu'il a vu du Sénilar du Portugal t'es encore hier, il m'a lâché.
C'est Michelot, vous pensez, me l'aide de frais.
Putain mais lui tu vois, lui je peux pas le voir.
Mais je vais finir par le taper là, c'est sûr.
Si Camara vous confond aussi, c'est bien la preuve que vous vous ressemblez un peu.
Non mais pas du tout, je comprends même pas pourquoi vous vous croifiez comme ça.
Non mais t'es sûr qu'ils te font pas une mauvaise blague ?
Bah c'est ce que je me suis dit.
Sauf qu'il y a trois jours, Michelot a pris
l'ascenseur que le big boss, qu'il a pris pour moi.
Il a même affiché à déjeuner.
Ah mais non !
Et le monsieur devrait de sa perçue de rien ?
Bien sûr que si.
Mais là tu te dis qu'il y avait un truc qui n'allait pas.
Bah Michelot lui a parlé de comptabilité pendant tout le repas.
Non mais c'est dingue !
Tu devrais offrir à chacun une petite médaille de Saint-Odile.
Mais qu'est-ce que tu racontes ?
Saint-Odile est né aveugle.
Et grâce à l'eau du baptême, elle a retrouvé la vue.
C'était elle qu'on fait appel pour retrouver un peu de clairvoyance.
Après, c'est toi qui vois.
C'est le cas de le dire.
C'est toi qui vois.
Bon, enfin si tu veux qu'ils arrêtent de vous confondre,
tu n'as qu'à leur offrir une médaille de Saint-Odile.
Mais arrête, t'es bon, dieu zri, là tu racontes n'importe quoi.
Eh ben c'est très efficace pourtant.
Bon, et ça dure depuis quand cette histoire ?
Bah depuis qu'on est revenus du seigneur du Portugal.
Ah mais je vais vraiment finir par croire qu'ils ont tous reçu la foudre.
Comment ça ?
On visitait une église à Lisbonne.
De vrai de paturer les camarades et de la sensation de recevoir la foudre.
Alors qu'il n'y avait pas d'orages, c'est quand même bizarre non ?
Et pas toi ?
Ah ben moi je l'ai entendu mais j'étais dans le confessionnel.
Qu'est-ce que tu faisais dans un confessionnel ?
Je visitais.
Tu crois que c'est ton comptable ?
Je sais pas, t'as invité quelqu'un d'autre ?
Non.
Bah alors c'est lui ?
Oui ?
C'est le coquet ?
C'est qu'on aime !
Mais l'appel pas comme ça, ça s'échange sur nous à la boîte.
Ici c'est Michelot !
Mais oui je sais.
Oui c'est au 6e.
C'est bon, il arrive.
Babys, elle est caricature du concept, tu lui dis 20h30 ?
Ah bah il arrivera pas 31.
Bon et ça va ?
Je suis assez bien pour le recevoir ?
Qu'as-tu me fait, hein ?
C'est à moi que tu dois plaire.
Mais tu sais bien, qu'à toxicante mon chéri !
Mais j'ai envie de faire une bonne impression.
Allez, je le refonte pas mais... Oui,
M.
Leuride?
Ah bah justement Michel, tu as être entrainementé chez moi.
Non, non, non, non, non, non, non !
Je veux juste t'inquiète m'sieur.
M.
Leuride, j'ai la situation bien en main, ça va bien se passer.
Mais certainement, je vais pas parler de gérissance sa femme !
Bah ce qui se passe dans un confessionnel...
Bah reste-te dans un confessionnel bien évidemment.
Oui.
Pardon ?
Où est-ce que je ne vous ai pas calculé ?
Chez Glouglou.
Bruit des martyres près d'un floriste.
Ah non.
Non, c'était pas moi, là, vous devez faire consomber.
Bon, je vous laisse.
Michelot est arrivé.
Bonsoir, monsieur De Prathe.
Bonsoir, Michelot.
Désolé pour le retard.
Mais les 20h31.
Bah justement, je savais pas s'il fallait être à
20h30 en bas de l'immeuble ou à 20h30 chez vous.
Oui, alors c'est pas très grave.
On dirait que c'est les minutes de politesse.
Allez, entrez.
Ah oui, mais vous savez, c'est les petits
détails qui font les beaux bilans comptables.
Je m'en souviens, là.
Tenez, je vous ai apporté une bonne bouteille.
C'est gentil, Michelot.
Un beau Joli Nouveau.
Ou Mademoiselle.
Ah, mais fallait pas, Michelot.
Ça, c'est original.
Alors, il paraît qu'il est très bien.
On ne le trouve que chez un petit caviste rue des martyrs.
Je vous donnerai l'adresse parce que c'est à retenir.
Un caviste rue des martyrs, hein ?
Près d'un floriste ?
Oui.
Chez Glouglou ?
Osude, vous connaissez du genre.
Non, non, pas du tout.
Alors, il faut le servir très frais.
Parce que ça va faire ressortir son arrond de bananes.
Du vin rouge à la banane.
Ah mais je savais pas qu'il y ait des bananes raies dans le beau Joli.
Allez, asseyez-vous.
Alors, en tout cas, hein, encore merci pour cette invitation.
Non !
Là, c'est ma place.
Ah ?
Là, donc !
C'est celle de ma femme.
Vous, c'est là.
En tout cas, ça me fait plaisir, Michelot.
Et entre collaborateurs, c'est normal, non ?
Hopin, vous êtes quand même mon supérieur hiérarchique.
Ah non, Michelot, alors ce soir, il n'y a pas de supérieur hiérarchique, hein.
On est tous égaux.
Je l'ai ce qu'on va faire, on va oublier le protocole,
et puis vous allez me faire péter cette cravate.
Ah, en panneaux, quand même, Michelot.
J'insiste.
Alors, je vais péter.
Faites péter.
Bonsoir.
Michelot, ma femme.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Bonsoir, madame de Prâtre.
Bonsoir.
Monsieur Michelot, c'est ça ?
Oui, c'est ça.
Qu'est-ce qu'il y a, mon amour ?
Pardon, excusez-moi.
Enchanté, monsieur Michelot.
Enchanté.
Qu'est-ce qu'il y a, mon amour ?
Mais vous vous ressemblez pas du tout.
Comment ça ?
Non, c'est parce que je racontais à ma femme que
certains collègues arrivent à nous confondre, voilà.
Ah bon ?
Et d'ailleurs, à ce propos, à la boîte, on ne vous confond pas avec quelqu'un.
Non ?
Non.
Ah si, il y a bien une collègue de la
comptabilité qui m'a pris pour le gros blaireau.
Mais je n'ai jamais compris que c'était le gros blaireau.
Le gros blaireau ?
Oui.
Et elle s'appelle comment, cette collègue ?
Ah non, je vous le dirais pas, parce qu'après, vous allez la sacquer.
Mais non, faites-moi confiance.
Ah non, non, je dirais rien.
En plus, c'est un super élément, madame Couturier.
Alors...
Ah ben, je ne signe pas.
Vous voulez que je vous débarasse ?
Ah, avec plaisir.
Oh, merci.
Oh, mais elles sont magnifiques.
Il ne fallait pas, monsieur Michelot.
Bon, appelez-moi Corentin.
Oh, dans ce cas, appelez-moi Saint -Bolaine.
Bon, on passe à l'apéritif.
Eh oui, très bien.
Eh bien, moi, je vais prendre cette veste et ce joli fleur.
Allez, faites-donc, va.
Je vous sers à boire.
Alors, vous pouvez ouvrir mon beau gelet, parce qu'il est bien frais.
Oui.
Mais non.
Non.
Parce que je viens de faire aérer celui -ci.
Tenez.
Merci.
Qu'est-ce que c'est ?
Un pétrus.
Ah, oui.
2... Alors ?
Oui, si, ça vaut me tuer vain.
Vous permettez ?
Ah bah oui, comme ça, c'est mieux, parce qu'il était un peu chaud.
Santé !
Santé.
Être invité comme ça chez mon supérieur, moi ça, mais jamais arrivé avant.
Enfin, je peux dire que depuis que le grand patron m'a invité à déjeuner,
alors là, plus rien ne m'étonne dans cette entreprise.
Mais non, vous avez déjeuné avec Debright.
Oui, oui.
Oh, c'était très sympa d'ailleurs.
On a parlé qu'on t'a tout le repas.
On s'est régalé.
À tout ça pour dire qu'en ce moment, j'ai vraiment une chance incroyable.
Je suis invité partout.
Tenez, je suis tellement verni que j'ai trouvé
une place en arrivant juste devant chez vous.
Mais non.
Si, alors que j'imagine que c'est hyper galère pour se garer dans votre quartier.
Mais c'est carrément impossible.
J'ai encore vu garer ma porte devant le garage de ma voisine.
Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
En ce moment, j'ai vraiment une chance incroyable.
Avec un surnom pareil.
Un surnom, mais quel surnom ?
Non, c'est un surnom qu'on vous donne à la
boîte, mais ça n'a pas d'importance, vraiment.
Ah bon ?
Mais c'est quoi ?
C'est le cow-boy.
C'est le cow-boy.
Ben le cow-boy, pourquoi le cow-boy ?
Alors pourquoi le cow-boy ?
Parce qu'un cow-boy, c'est viril.
Parce que c'est même le symbole du mal dans toute sa puissance.
Mais comme vous, Michelot.
Ah bon ?
Parce que alors moi, je suis le symbole du mal dans toute sa puissance.
Mais bien sûr ?
Ah ben c'est sympa.
Ah ben c'est sympa.
Alors attendez, attendez, excusez-moi.
Quel est le rapport entre un cow-boy et avoir de la chance ?
Alors le rapport...
Ah ben si, si si justement.
Quel est le cow-boy le plus connu de tous ?
Ah ben tu as le loin.
Non.
Non, c'est... De l'altreinte.
Non.
C'est Lucie Luc.
Lucie Luc, ça veut dire quoi ?
Ca veut dire Luc, le chanceux.
Vous voyez maintenant le rapport avec la chance ?
Ah ben alors là j'aurais jamais pensé.
Je dois bien reconnaître que même pour moi c'était pas évident.
Non, parce que...
Parce que moi je connais l'expression.
Avoir une chance de cocu.
C'est vrai, c'est vrai, y'a cette expression là effectivement.
Ca marche pas avec vous.
Bah vous n'êtes pas cocu de vous.
Ah non.
Non.
Moi je suis séparé.
Ah mince.
Oui non mais tout se passait merveillusement entre nous et puis au
retour du séminaire au Portugal, Gerson m'a quitté.
Ah bon oui pourquoi ?
Bah elle a dit que j'étais pas l'homme de sa vie.
Quoi ?
C'est impossible.
On voit bien au premier coup d'oeil que vous êtes un homme exceptionnel.
Oh vous êtes gentil.
Non non non je ne suis pas gentil.
Sincèrement j'ai jure devant Dieu que j 'aimerais avoir votre charisme.
Bah vous êtes pas mal aussi.
Bon vous êtes pas... mais vous êtes pas mal quand même.
Alors venant de votre part Michelot, ça me touche.
En tout cas, vous avez un bien bel appartement monsieur de Pratte.
Je vous remercie.
Vous savez ça me fait vraiment plaisir que vous ayez accepté mon invitation.
Ah non c'est à moi que ça fait vraiment plaisir.
Parce que vous savez nous des fois au service comptabilité, enfin même souvent,
on a l'impression d'être la portion congrrute la boîte.
Allez on peut s'entendre.
Ah vous êtes rupture de cette entreprise, vous êtes son âme, vous êtes même sa sève.
Ah mais Michelot.
Mais qu'est ce qu'on ferait sans la comptabilité ?
Ah mais je suis bien d'accord avec vous.
D'ailleurs vous connaissez l'étymologie de comptabilité ?
Oui ?
Non ?
Vous pensez la connaître ?
Et vous vous trompez ?
Parce que dans comptabilité, bien évidemment, il y a compté, le verbe
compté, mais il y a surtout le compte, le noble,
comme un baron, comme un duc, mais comme un roi.
Et je vais vous dire Michelot, sincèrement pour moi franchement,
mais vous êtes la noblesse de cette entreprise.
Ah quand même.
J'avais jamais envisagé les choses comme ça.
Pourtant c'est le cas.
Et puisque vous me parlez de boulot étant que j'y pense, s'il vous prenez ma place,
allez-y.
J'ai une petite broutille à vous faire signer, je me dis
autant s'en débarrasser maintenant qu'en me passer à table.
Ah bon ?
Deux fois, une formelette.
C'est ce bilan, en dessinant.
Alors c'est vrai, j'aurais dû vous le faire passer avant, mais étourdit comme je
suis, le problème, c'est que j'en ai besoin demain.
Mais vous savez Michelot, tu n'en as pas la chance à avoir votre rigueur.
C'est d'ailleurs ce que j'admire chez vous, votre rigueur.
Je vais même vous dire Michelot, je vous admire.
Mais vous êtes un exemple pour moi.
Je vous demande d'être paraffé donc toutes les parches, allez-y.
Et signer la dernière, allez-y, allez-y.
Eh ben dis donc, quel coup de tonnerre !
Eh ben j'ai rien entendu.
Bah moi non plus !
Ah bon bah c'était impressionnant pourtant.
Mais alors c'est bizarre, il n'y a pas un nage dans le ciel.
Alors dites-moi, vous travaillez ensemble depuis longtemps ?
Ça fait 200.
Non parce que mon mari ne me dit jamais rien.
Dès qu'il s'agit du boulot, il est très secret.
Petit cachotier va.
Pardon ?
Et alors, je me demandais.
Bon, c'est peut-être une question un peu idiote.
Mais c'est un rêve d'enfant d'être comptable ?
Non parce qu'on en parlait tout à l'heure avec Max.
Et je trouve que c'est un métier très noble.
Pas vrai chéri ?
Non mais c'est Golan.
Tu déconnes ou quoi ?
On me dit donc au rentin, on se connaît à peine.
Je vous autorisais à m'appeler c'est Golan, toi me tutoyer.
Ah mais tu joues à quoi là ?
C'est moi.
Qu'est-ce qui vous prend, Mr Michelot ?
Et toi tu dis rien ?
Je suis pas Michelot.
Mais c'est lui Michelot.
Moi je suis Maxine Le Prat et je te rappelle que je suis ton mari.
Ah bon ?
Ben oui.
Enfin vous êtes sûrs ?
Ben oui.
Ben... Ben je vous faisais une plaigre.
Vous feriez vos têtes, je vous ai bien lu.
Ah ben c'est réussi.
Et puis alors c'est drôle.
Ça va on peut rigoler un peu non ?
Ben oui, ça fait du bien de temps en temps monsieur le patron.
Non mais tu sais bien que toi qui compte mon chéri.
Tu as toujours été le seul et l'unique.
Non mais comment veux-tu que je te confonde avec quelqu'un d'autre ?
Au même si je vous trouve très sympathique au demeurant encore.
Merci.
Mais pardon, je vous interrompu, vous parliez de quoi ?
Non mais j'ai expliqué l'itimologie de Comptable à Michelot.
Je lui ai marqué que dans Comptable il y avait... Compte ?
Non.
Ah non c'est volaine, ça suffit des blagues là.
Bah c'est toi qui m'a dit que...
Que dans Comptable il y avait Compte, tu sais, comme le noble.
Comme un baron, comme un duc, comme un roi.
Ah oui.
Ah mais mon amour, sérieusement tu m 'inquiètes.
Mais tu commences à divaguer, tu racontes n'importe quoi.
Oui ben il faut peut-être que je prenne un petit verre, ça va me remettre les idées.
Alors si je peux me permettre, celui-là n'est pas très frais.
Alors que...
Mon beau joli, il est juste comme il faut te les toucher.
Oh oui, oui, il est bien frais.
Alors, puis vous allez voir, il sent la banane.
Oh, ça donne envie, je vais l'ouvrir.
Oui, alors si vous pouvez aussi me ramener un autre verre.
Non parce que celui-là franchement est un peu... Léger sur la banane, c'est ça ?
Non c'est pas ça.
Ah non c'est pas ça, c'est pas ça.
Il a le goût de vieux.
Non mais tu sais, c'est sympa, après c'est juste une question de goût.
Oui c'est juste une question de goût, on est bien d'accord.
Mais vous n'avez toujours pas signé mon bilan.
Ah ah ah ah.
Tu vois ça, je...
Je peux pas parce que... Je peux pas parce que c'est... C'est bourré d'erreur.
Comment ça c'est bourré d'erreur ?
Ah ben je vous le dis, il y a plein d 'erreurs !
Et vous savez moi, alors là on ne me trompe jamais.
Ah ben c'est ce que tout le monde dit à la boîte.
Ah ben je vous le confirme, parce que, comme ça, à la louche sur le résultat
final, il y a au moins une erreur d'un zéro.
Ah bah c'est bien ce que je dis.
C'est pas bourré d'erreur.
Il en a qu'une.
Il y a un zéro en plus.
Par un zéro dans une addition, ça compte pas.
Mais franchement Michelot...
On n'est pas un zéro près.
Ah non malade, ah non malade.
Je peux pas signer ça comme ça, si c'est...
Parce que ça engage ma responsabilité.
Et de quelle responsabilité vous parlez ?
Vous êtes juste comptables.
Justement juridiquement, au cas de problème.
D'après le code pénal.
Si... Non non non non Michelot, je vous arrête tout de suite.
Non mais rassurez-moi.
Vous n'avez pas prévu de me parler de boulot toute la soirée.
Oh bah c'est vous qui me... Non non non non.
Je vous demande juste d'en signer ce bilan.
Comme vous le faites tous les ans.
Dans lequel ?
Dans lequel il y a peut-être un petit écart.
Dans une addition.
Voilà.
Vous n'avez jamais fait de petit écart vous ?
Non.
Vous n'avez jamais arrangé un peu des choses en votre faveur.
Oh alors là non.
Vous mentez Michelot.
Mais non.
Comme vous voulez vous, je vous fasse confiance si vous me cachez des choses.
Vous savez Michelot.
Je suis déçu.
Mais non.
Mais vraiment.
Mais non.
Alors...
Alors si il y a bien... Il y a bien une fois où... où j'ai triché.
Ah, c'était au baccalauréat en plus.
Vous avez triché pour l'examen du bac ?
Ah non.
Au jeu du baccalauréat.
Non.
J'ai inscrit une réponse alors que le sablier était déjà fini.
C'est comme ça que j'ai gagné contre le petit homme.
Je me suis beaucoup voulu après coups, beaucoup, beaucoup, beaucoup.
Je n'en ai pas dormi pendant quatre mois.
Ah bah c'est noche.
C'est pas glorieux, glorieux.
Vous vous rendez compte Michelot.
Face à un enfant, vous trichez pour gagner.
Bah c'est honteux.
Alors que moi je ne vous demande pas de tricher.
Je vous demande simplement de signer.
Vous savez ce qu'on vit ?
Signer n'est pas tricher.
Ah oui, mais quand même.
Ça m'embête Michelot.
Bon Michelot, je voulais pas vous en parler ce soir.
Mais vous savez que Mme Venturini va bientôt partir à la retraite.
Et qu'il va falloir la remplacer à la tête du service comptabilité, vous le savez.
Ah oui, oh là là là là là.
Bon, oui.
Et bien vous savez qui je veux mettre en avant justement pour récupérer son poste ?
Non.
Tiens mais Michelot réfléchissez un peu.
Ah mais non.
Mais oui.
Ah il n'en mérite tellement ce poste Monsieur Ben-Cherba.
Mais je pensais pas Ben-Cherba.
Mais je pensais à vous.
Ah ben non, ça me gêne beaucoup pour Youssef.
Bon bon bon bon, Monsieur Ben-Cherba.
Parce que c'est mon meilleur ami dans le service.
Il a toujours été là pour moi.
Et puis c'est un extrêmement bon élément Monsieur Ben-Cherba.
Non mais vous en foutes Ben-Cherba.
Non mais c'est vrai Michelot, pensez à vous quoi.
Ça peut changer beaucoup de choses dans votre vie.
Ne serait-ce qu'au niveau financier.
Bah vous pourriez multiplier votre salaire par 2.
Par 2,34.
Oui si on s'en réfère à la nouvelle grille salariale, 2,34.
2,34 si vous voulez, c'est énorme en tout cas.
Mais oui ça peut changer beaucoup de choses.
Ça peut même changer votre vie.
Je veux même vous dire Michelot, une promotion comme
celle-là, ça fait revenir votre femme à la maison.
Ah non, ah non, ah non.
Parce que Gersand n'est pas une femme intéressée par l'argent.
Non mais si Routy du Ruinard, dans la suite
d'un 4 étoiles, ça lui a jamais posé problème.
Pourquoi vous avez dit ça ?
Alors attention, j'ai dit ça dans l 'absolu.
Ce que je veux dire par là, c'est que les femmes aiment
boire du champagne dans une belle chambre d'hôtel.
Elles aiment être choiées, recevoir des beaux cadeaux,
mais même ma femme aiment recevoir des beaux cadeaux.
D 'ailleurs, j'aime gâter ma femme.
Et vous savez pourquoi ?
Parce que je l'aime trop.
Quoi ?
Je rien dis.
Vous n'avez rien dit, mais quand j'ai quand même dit
que j'ai ma femme, vous avez fait une mou dubitative.
Ah non, je vais pas faire la mou.
Si, quand je me répète, quand j'ai dit que
j'aimais trop ma femme, vous avez fait la mou.
J 'ai pas fait la mou.
Vous vous doutez de l'amour que j'ai pour ma femme ?
Ah non, ça monsieur de Pat, je n'oserais pas.
Ah non.
C'est parce que...
c'est parce que j'ai vu...
j'ai vu passer les notes de frère avec les
chambres d'hôtel l'après-midi à 450 euros tétécées.
C 'est vrai que de temps en temps, j'aime bien faire la sieste à l'hôtel.
J'ai vu aussi passer toutes les notes de room service.
Il y en a quand même une avec champagne et caviar qui s'élève à 1580 euros hors-tax.
Hors-tax.
Ah oui.
Oui, ça y est.
Maintenant que vous m'en parlez, ça me revient.
Mais c'est peut-être parce que nous avions une très grosse réunion.
Oui, alors j'ai aussi remarqué qu'après vos petites siestes à l'hôtel,
vous aimiez bien acheter des gros bouquets de fleurs et des bijoux.
Effectivement.
Effectivement.
Et vous savez pour qui sont ces cadeaux ?
Bah ils sont pour ma femme.
Parce que je l'aime et que je la respecte profondément.
Et puis je pense que je vais vous dire une chose.
J'ai toujours été un genre humaine, c'est pas mal non que ça va se changer.
On ne me refrape pas.
C'est comme ça.
Et voilà votre Beaujolais bien fait.
C'est Gollene.
Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures.
Ah mais je vous promets que c'est pas une blague, c'est bien votre Beaujolais.
C'est vrai que nous, à la base, on est plutôt bordeaux.
Ah mais nous.
Mais qu'est-ce que tu fais là ?
Un chirot de champi.
C'est un massage du crâne d'origine indienne et ça détend terriblement.
Pas vrai chéri ?
Non mais c'est Gollene.
C'est bon, alors t'arrêtes ça, il y a que l'eau.
Va falloir me parler sur un moton qu'on entend.
Non mais c'est Gollene, j'ai compris ta blague, alors maintenant t'arrêtes.
Je suis Max.
Et lui c'est Michelot.
N'importe quoi.
Michelot.
Dites quelque chose.
Bah quoi ?
Je sais pas.
C'est très agréable, le chirot de champi.
Je vois votre petit manège à tous les deux.
Vous voulez vous venger de ma petite blague de tout à l'heure ?
Quoi ?
Mais pas du tout.
Non mais ça marchera pas sur moi.
Je le reconnaitrais entre mille, mon petit Maxou.
Arrêtez Michelot.
Mais c'est pas moi.
Et en plus, tu mit très mal, Monsieur Michelot.
Je vous ai dit d'arrêter Michelot.
Je n'ai rien fait.
Mais bordel c'est Gollene.
Putain mais tu vois bien c'est Michelot.
Mais oui c'est moi qu'on rente à Michelot.
Mais bien sûr, c'est mon jeu les petits comptables à moi ça.
Putain mais tu sais quoi ?
Je vais le taper.
Ah j'y suis pour ou non ?
C'est Gollene, si t'as appelé tes collègues.
Je te jure, je vais défoncer.
Ah mais je vous promets madame de pas que c'est moi qu'on rente à Michelot.
Mais vous êtes vraiment Monsieur Michelot ?
Ah oui.
Mais c'est pas possible.
Mais bien sûr que c'est Michelot.
Qu'est-ce que t'arrives toi ce soir ?
C'est le vrai.
Il faut que je l'écroche.
Et c'est Gollene je te préviens.
Oh saisis-toi.
Je te le dis.
Oh saisis-toi.
Mais Monsieur le vrai.
Oui je vais une petite seconde de ton isolé.
Oui.
Ça va madame de Pratt ?
Vraiment je... Je suis désolée.
Je vous prie de m'excuser je sais pas ce qu'il m'a pris.
Non mais il y a pas de mal.
Mais sincèrement, sincèrement madame de Pratt vous nous avez vraiment confondus.
Mais oui.
Mais c'est incroyable ça parce qu'on se ressemble pas du tout.
Non mais je sais bien mais pour moi si.
Quand vous êtes arrivé tout à l'heure vous n'aviez absolument aucun point commun avec
mon mari et là... eh ben je n'arrive plus à savoir qui est qui.
Mais c'est faux ça.
Non mais c'est dramatique vous voulez dire.
Non mais si je vous confonds encore une fois
avec Max il va très mal le prendre je le connais.
Il faut absolument que je trouve une solution pour vous distinguer.
Mais qu'est ça ?
Excusez-moi madame de Pratt votre mari va pas trouver sa louche.
Vous avez raison il faut trouver autre chose.
Alors si vous voulez je peux prendre l 'accent belge.
Vous avez fait un l'accent belge ?
Oui bien sûr j'en ai pas aux enquins un problème madame de Pratt une fois.
On va faire autre chose si vous voulez bien.
Alors sinon je peux me racler la gorge avant de parler.
Tenez comme ça regarde ça va...
Ah c'est pas mal ça.
Oui mais si vous ne parlez pas eh ben je me le racle quand même.
Non non non ça va pas le faire.
Qu'est-ce que vous faites ?
Eh ben comme ça je suis sûre de vous reconnaître.
Non non quand même une chemise toute propre.
Non non non ne l'enlevez pas sinon je ne pourrais pas vous reconnaître.
Oui ben ben je vais pas rester avec du houmous sur ma chemise.
Ecoutez Max est très jaloux et si je vous confonds
encore une fois avec lui il va s 'énerver très très fort.
Et je le connais dans ces cas là il n 'arrive plus à se contrôler.
Ah bon ?
Il y a deux mois un serveur m'a fait un peu trop rire.
Il lui affraquerait la mâchoire.
Ah quand même.
C'est un amour mais il est très sanguin.
Et comme ça vous allez mieux me reconnaître.
Parfait mais promettez-moi de ne pas vous essuyer sinon.
Ah ben comptez sur moi parce que... Merci.
C'est moi.
Vous permettez c'est ma mère il faut que je la prenne.
Je vous en prie.
Et moi vais faire monter le souffle.
Oui maman ?
Tu me vois série ?
Ah oui je te vois mais pourquoi tu m 'appelles en festime ?
Ecoute je voulais juste savoir si c'est bien ces cas là
qu'il faut que je replie sur ma déclaration d'impôts.
Regarde.
Maman je t'ai déjà dit que j'allais la faire ta déclaration.
Je t'ai aimé je préfère progletto.
Je n'ai aucune confiance de l 'administration fiscale depuis que j'ai
appris que mon contrôleur est un petit bébé.
Maman ?
Je n'ai pas bien appelé un chat un chat.
Moi un petit enfant d'un autre homme et j 'appelle ça un petit bébé.
C'est tout.
Maintenant je comprends mieux pourquoi des impôts.
Je la chaque fois me la mets de tension.
Maman tu sais très bien que je ne supporte pas quand tu parles comme ça.
Et si je ne supporte pas c'est parce que t 'es un sifflol.
D'ailleurs c'est pour ça que j'ai ressenté ta plaquée.
Parce que t'as rien d'encier mon pauvre garçon.
Mais bon, qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
T'as arrêté du caractère de mouche de ton père.
Bon écoute maman alors là je suis chez mon patron.
Alors je suis obligé de te laisser je te rappellerai plus tard.
Un problème.
Ah vous étiez là ?
Alors euh... c'était ma mère elle est un peu spéciale.
Ah j'ai cru comprendre oui.
En tout cas ça marche bien ses appels en FaceTime.
Alors on se voit on se parle on se voit on se parle.
D'ailleurs je vous ai jamais remerché pour les nouveaux téléphones.
Ah mais c'est pas moi qu'il faut remercier c'est monsieur de Vrythe.
Il a voulu que l'entreprise offre le même téléphone à tous ses employés.
Ils sont en distinction.
Et d'ailleurs il va bien monsieur de Vrythe.
Bah il n'y captait pas c'est pour ça qu'il me rappelle
dans deux minutes justement pour boucler le dossier.
Dis-donc monsieur de Vrythe je voulais vous dire pour tout à l'heure.
Non je suis désolé les propriétés vraiment déplacées.
Je vous excuse.
Non mais je parlais pas de mes propos.
Je parlais de ceux de ma femme.
Il faut l'excuser je sais pas ce qu'elle en ce moment elle est un peu fatiguée.
Micheneau qu'est-ce que vous avez là ?
Hein ?
Vous avez une tâche d'eux-mêmes.
Oh non.
Bah si.
Oh oui.
Et bah alors ?
Non mais ça va ça... ça ne m'imgène pas.
Mais vous n'avez pas resté comme ça toute la soirée.
Ah si.
C'est parce que je n'y suis habitué.
Vous y êtes habitué ?
Oui, oui ça, ça ne m'imgène pas.
Non mais il suit vous je vous dis.
Pourquoi faire ?
Non mais Micheneau il va pas y passer des heures.
Où j'ai pas ?
Hein ?
Il en reste.
Où j'ai pas ?
Voilà.
C 'est fou ça.
Micheneau.
Oui ?
À quoi vous jouez ?
Alors vous vous foutez de moi.
Ah non ça monsieur de Pratt je ne me permettrai pas.
Ce chapeau.
Quel chapeau ?
Celui que vous avez sur la tête.
Ah celui-là ?
Ah oui non ça c'est parce que j'ai plus de tâche alors hein.
Vous n'avez plus de tâche mais qu'est-ce que vous me racontez ?
Ah bah moi je le trouve très joli.
Ah bah il peut, il m'a coûté une blin.
Ah bah je sais, 150 euros t'étais c'est le 13 avril de l'année dernière.
Mais comment vous savez ça ?
Bah je vous ai dit je vois passer toutes les notes
de frère alors comme j'ai plutôt bonne mémoire.
Non mais Micheneau.
Ça suffit là.
Vous êtes vraiment flippante par moment.
Oh la la la la c'était pour mettre un peu d'ambiance.
Cha cha cha !
Retirez ma chapeau.
Oui tout de suite monsieur de Pratt mais quand
même hein il faut vous détendre un peu hein.
Cha cha cha !
Mais qu'est-ce qu'il se passe ce soir ?
Non mais c'est de la porte ou quoi non ?
Bon alors ça suffit.
Il va vous couper le souffle.
Il n'y a plus de ta...
de ta...
de ta...
de ta boulet.
C'est pas grave je n'aime pas ça.
Non mais non plus.
Ah tant mieux.
Bon encore désolé pour tout à l'heure j'ai une absence.
C'est oublié.
Oui c'est oublié.
Bon.
Oh quelqu'un reprendra bien un petit cuillard de houmous ?
Non.
Je préfère les cacahuètes.
Merci.
Ça y est.
Ça y est quoi ?
Ça y est c'est bon j'ai compris.
Compris quoi ?
Le raclement de gorge.
Quoi ?
Le message est passé.
Ça va tu détends chez lui ?
Je ne suis pas la personne que vous croyez une fois.
Malheure pas de tout deux fois.
Excusez moi je vais surveiller le souffle.
C'est le vrai.
Faut que je l'écruche.
Oui c'est le vrai.
Justement j'en parlais avec Michelot.
Ne vous inquiétez pas.
Ça va bien se passer.
En revanche je n'ai pas mon ordinateur.
Je vous demande une petite seconde.
Une petite seconde.
Max ?
Non.
Il est sorti téléphoné.
Donc vous êtes quarantaine ?
Oui.
Non mais vous êtes inconscient ou quoi ?
Vous m'avez promis de ne pas vous essuyer.
Mais c'est pas bon.
Si vous n'imitez pas un peu du vôtre, moi je suis perdu.
Et mon mari va finir par vous casser la figure.
Ah ben ça si on pouvait éviter.
Alors faites ce que je vous dis.
Vous avez de la chance qu'on s'en sorte aussi bien.
C 'est vrai qu'en ce moment je suis vernie comme pas possible.
Ah bon ?
Oui.
Même votre mari s'en est aperçu.
Ca doit être pour ça qu'on m'a donné ce surnom à la boîte.
Mon mari vous a dit qu'elle était votre surnom ?
Oui.
Vous le connaissez vous aussi ?
Ben...
Elle l'a pris ce soir.
Et ça va, c'est pas trop dur.
Oh ben non, au contraire...
C'est hyper flatteur.
Ah vous trouvez ?
La seule chose que je me demande, c'est si mon ex Giresande est au courant elle aussi.
Oh, bah y'a des chances quand même.
Ah parce que vous pensez que c'est grâce à elle qu'on m'appelle comme ça ?
Évidemment.
Et on n'a jamais parlé !
Vous savez, dans ces cas-là, on est toujours les derniers informés.
Si ça, c'est pas une preuve d'amour.
Oui, enfin ça dépend pour qui.
Ah bah si je vous le dis, je suis sûr que si on était comme ça, que je lui demandais
les yeux dans les yeux, elle me l'avouera jamais.
Oh bah là, en même temps, elle pourra difficilement faire autrement.
Oh non, sous son petit effragile, Giresande,
c'est une fille qui se couche pas facilement.
C'est pas ce qu'il se dit.
Eh ben moi je vous le dis, moi je vous le dis, c'est une vraie tête de mule.
Mais je finirais bien par lui faire avouer parce que...
Elle est tellement naïve.
Bah d'ailleurs, au bureau tous les collègues le
disent, ils peuvent lui faire avaler n'importe quoi.
Ah bref non !
Vous savez, c'est le vrai, c'est ce qu'il faut faire, c'est la lierre subvention.
Mais non !
Et cette fois de l'artiller, ce sont aucun prétexte !
Mais non, parce qu'elle pensait à vos temps.
Oui.
Moi, mais vous inquiétez pas, je suis un garçon intelligent.
Il a très vite compris.
Ce que je vous propose, monsieur le vrai, c'est qu'on relise le paragraphe,
on le corrige tout de suite et je lui donne un Michelot pour qu'il le signe.
Monsieur, vous voulez ?
Michelot, passez-moi le bilan, monsieur le vrai, vous voudrez modifier un chiffre.
Michelot!
Passez-moi le bilan.
Non mais Michelot, à quoi vous le jouez ?
Donnez-moi ce bilan !
Non, mais c'est pas possible !
Donnez-moi ça !
Monsieur le vrai, je vais vous demander une petite
minute et je vous reprends tout de suite après.
Michelot ?
Oui ?
Vous avez des problèmes si comoteurs ?
Bah non, pourquoi ?
Vous vous ratez systématiquement votre bouche.
Ah oui !
Eh ben, faites attention !
C'est pas moi !
Comment ça, c'est pas... Bon, essuyez-vous !
Non, non, ça va.
Je vous ai dit ça, mais je n'aime pas.
Ah non, ça va pas.
Commencez, essuyez-vous, je vous dis.
Voilà !
Oh là là là là !
Ben mais Michelot, vous venez bien qu'il le reste.
Oui, on prend beaucoup, hein.
C'est pas vrai.
Si ça continue, je vais vous acheter un bavoir.
Bougez pas.
Ça fait deux fois quand, ce soir, hein.
Voilà, donnez-moi ça.
Bon, en tout cas, M.
de Vraille, t'es ravie que vous acceptez de signer son bilan.
Je n'ai jamais dit ça !
Michelot !
On corrige ou signer, on passe à table.
C'est clair, ça.
Oui, M.
de Vraille.
Oui, je le bilan.
Alors, il faut que je retourne à l 'ordinateur.
Une petite seconde.
Pâche 14.
Alors, attendez, je vais y.
Ah, Max !
Eh, franchement, je vois pas pourquoi tu dis que c'est le dernier des abrutirs.
Moi ?
Non, mais t'es trop sévère.
Moi, je le trouve très sympathique.
Et il n'a pas du tout le charisme d'un poule peu mort.
Qui ça ?
Bah, ton comptable, pas le pape.
Oh, puis honnêtement, ce brave quarantain, oui, il me fait mal au coeur.
Pourquoi ?
Il est tellement gentil, le pauvre.
Non, mais c'est moi, je viens de lui faire
mériter une promotion que tu lui donneras jamais.
Hein?
Eh, fais pas l'innocence, c'est très bien, c'est mal de m'en tir pour arriver à ces.
..
Non, et puis il est dans une phase suffisamment difficile comme ça.
Il a des petites gersandes qui se tapent la terre entière.
Ah non, et dire que toute la boîte est au courant, non, mais c'est dur quand même.
Et toi, qui lui annonce comme ça, de but en blanc, que
toute la boîte l 'appelle le cocude et qu'il a bien connu ?
Ah non, mais franchement, tu manques vraiment de tactes, par contre.
Mais bon, heureusement qu'il est bonne composition et qu'il le provient.
Ah bon ?
Ah non, mais je sais pas comment il fait.
Moi non plus !
Je n'ai pas dit donc, chérie, il ne déplaît pas
tant que ça, son petit beau gelet de merde !
Michelou !
On est arrivés, ça y est, c'est corrigé.
Vous n'avez plus qu'à part à faire, signer, et je
trinque avec nouveau responsable du service quantabilité.
Chouette, non ?
Je savais pas que vous aviez le pouvoir de donner des promotions.
Je croyais que c'était Monsieur De Vrijte qui décidait de tout.
Oui ?
C'est vrai ?
Et Monsieur De Vrijte m'écoute avec attention, puis je vais vous dire,
je suis très très bien et que directeur des ressources humaines.
Gersand travaille aux ressources humaines.
Gersand, euh... Votre femme ?
Mon ex !
Je suis désolé.
Monsieur De Pratt, je peux vous poser une question ?
Bien sûr, avec plaisir.
Mais pas à fait.
Bah on peut parler, pas à faire même temps.
Je voudrais savoir...
est-ce que vous croyez que... Gersand m'a déjà trompé ?
Trompé, c'est-à-dire.
Soyez sincère, Monsieur De Pratt, parce que j'ai
vraiment l'impression que vous me cachez quelque chose.
C'est pas du tout.
Mais vous avez confiance en moi ou pas ?
Si vous ne me répondez pas, je ne signerais pas.
Qu'est-ce qui vous arrive encore ?
Sincèrement !
Est-ce que vous croyez que Gersand m'a déjà trompé ?
Sincèrement ?
Oui.
Bon, il y a chose que je vais vous dire ne va pas vous faire plaisir.
Je vais quand même vous le dire.
Bon, c'est vrai que pendant le séminaire au
Portugal, eh bien j'ai vu Gersand se faire draguer.
Par Ben Sherba.
Votre meilleur ami.
Youssef, je crois.
Ben oui, forcément, Gersand...
Eh bien, Gersand...
n'a pas bougé une oreille de chlo.
Vous savez pourquoi ?
Mais parce qu'on ne trompe pas le coboy.
Non mais, Michelot, quand on a un caractère, quand on a une personnalité
comme la vôtre, quand on a un charisme comme
le vôtre, on n'a pas de soucis à se faire.
Ah mais bon, on n'a pas de soucis à se faire.
Mais vous êtes un homme exceptionnel.
Mais vous avez une personnalité unique, mais vraiment unique.
Attends !
Allez, prenez vos terres !
Mais qu'est-ce qu'il vous prend, vous ?
Vous êtes un grand-mère du coin ?
Non mais on se détend, Quentin.
Non mais tu vas pas recommencer, toi aussi.
Je vous autorise à m'appeler Cégolène, femme tutoyée.
Je suis ton mari.
Alors là, non.
Non mais pas cette fois, tous les deux.
Je sais parfaitement qui est-il.
C'est un cauchemar, là.
Mais je vais devenir dingue.
Mais Cégolène, t'as de la merde dans les yeux, ou quoi ?
Oh non mais parlez-moi sur un auton.
Je t'ai parlé comme je ne suis ton mari.
Là, franchement, vous devenez très lourds, Quentin.
Arrête de m'appeler comme ça.
Enfin, dis quelque chose, chérie.
Ouais, dis quelque chose, vous.
Il va falloir parler sur un autre ton à ma femme, Michel.
À ma femme ?
Oui, parce qu'on veut bien être polymets.
Il y a quand même des limites à ne pas dépenser.
Parce qu'on est bien gentils de vous inviter le soir chez nous à diner.
Mais j'aimerais que vous nous respectiez, à minimum.
Mais soude-moi, lui.
Pas du tout.
D'ailleurs, faites attention, Michel, vous avez encore raté votre bouche.
Vous avez des problèmes psychomoteurs, ou quoi ?
Mais j'ai été cartilé devant toi.
Mais tu vois, si j'ai des problèmes psychomoteurs...
Tu t'as dit de ne dépasser pas les limites t'entends.
Mais ta gueule, toi !
Mais arrête de m'appeler comme ça.
Ça fait des fois que je te le dis.
Et comment tu peux me confondre avec cette raccour de bidet, là ?
Ah ben, là, comme ça, on est d'accord, on se ressemble pas du tout.
Mais heureusement qu'on pas, là.
Regardez, nous avons tous les deux les mêmes téléphones...
qui se déverrouillent grâce à la reconnaissance faciale.
Alors, le téléphone avec le portrait de Ségolène en fond d'écran...
c'est le téléphone de Maxime de Pratt, on est bien d'accord ?
Absolument.
Donc, c'est très simple.
Si ce téléphone me reconnaît, c'est que je suis Maxime de Pratt.
Eh ben, vas-y.
Eh ben, voilà, il est déverrouillé.
Mais c'est pas possible.
Ah ben, si, là, il est déverrouillé.
Mais c'est de la merde, cette technologie.
N'insistez pas, Michelot, même les téléphones me reconnaissent.
Vous voyez, la science a parlé.
Alors, de grâce, arrêtez cette masquerade.
Non, je vais pas arrêter.
Mais je suis Maxime de Pratt, tu le comprends, ça ?
Je suis Max ton mari, mais qu'est-ce qu'il
faut que je fasse pour que tu le comprennes?
Bon, alors d'accord, très bien, pas de souci.
On va dire que vous êtes... Enfin, que tu es Max.
Eh ben, dans ce cas, tu vas facilement pouvoir me dire
quelle est la date de notre anniversaire de mariage.
C'est une plaisanterie.
Si vous êtes Max, vous connaissez forcément la date.
Bon, là, attends, c'est le... 21 juillet !
Tais-toi, toi.
Et même que cette année, pour notre anniversaire de mariage, je t'ai offert
une jolie montre poirée à 2450 euros, t'étais chère !
Mais comment tu sais ça, toi ?
Du cal, du cal !
Et mon anniversaire, c'est quand ?
Le 13 avril !
Mais tu veux peut-être demander à Monsieur Michelot ce
que je t'ai offert cette année pour ton anniversaire ?
Bah, arrête !
Mais c'est bon, on s'en fout de ça.
Mais non, qu'est-ce que mon mari m'a offert pour mon dernier anniversaire ?
Ça s'oublie pas, un collier l'ov de chez Cartier.
Oh, tout à fait, chérie.
Et mon gâteau préféré, c'est ?
L'espoir de chez Pierre Hermé, 78 euros !
Oh, et ma destination de vacances préférée, c'est ?
Poudre-tacana !
Mais tu y vas souvent seul parce que je travaille trop.
Non, mais c'est le cauchemar qui continue, là.
Non, mais excusez-moi, Monsieur Michelot, mais vous
avez bien la preuve que c'est vous qui déraillez.
Arrête de m'appeler comme ça.
Vous voyez bien que votre supersturie ne prend pas.
Mon mari me connaît comme personne.
Alors de quoi s'arrêter cette mauvaise blague ?
Ça devient pénible, hein.
Non, c'est pas parce qu'il a vu passer 3 notes de
vrai qu'il connaît mieux ma vie que moi, ce con.
Apparemment, si !
Alors, attends.
Comment s'appeler ma mère, hein ?
Comment elle s'appelait ?
Tu vois ?
Eh ben, il sait pas, il sait pas comment elle s'appelait ma mère.
Mireille, ma mère, s'appelait Mireille de Prat.
Elle habitait au 41 rue des éconciens Neuilly, 90, 12, 200.
Comment tu sais ça, toi ?
Parce que tous les anges lui faisaient livrer
un gros bouquet de roses pour son anniversaire.
Mais vous voulez peut-être savoir la date de son enterrement est de se lever de mon
père, parce qu'à l'heure-là, j'ai pas les inés sur la gerbe.
Mais t'es un psychopathe, toi !
Mais vous voyez bien que ça ne sert à rien d'un système, Monsieur Michelot.
Mais tu sais quoi ?
Je vais te crever ?
Espèce de merde !
Je vais te crever, tu peux caraller !
Arrêtez-vous !
Enfin, vous êtes fous !
Mais laisse-moi, je vais te crever !
Et tu vois pas qu'on a genre plein délire !
Ah ben, je suis bien d'accord !
C'est pour ça qu'il faut se calmer.
Calmez-vous.
Et posez ce couteau à beurre.
Par exemple, je me calme.
Je vais te dire par faire une connerie.
C'est bien !
Eh ben, en tout cas, merci.
Merci ?
Merci de quoi ?
D'avoir remis mon mari à sa place, il y a tellement longtemps qu'il me le mérite.
C 'est-à-dire ?
Je peux vous faire une confidence ?
Si j'avais pu, il y a longtemps que j'ai remis une bonne dérouillée.
Eh ben, alors là, je comprends pas.
Apparemment, Max me trompe allègrement.
Quoi ?
Ah non.
Alors, certainement pas, jamais de la vie.
Non.
Non, mais c'est gentil à vous d'essayer de le défendre.
Ah, mais je le sais.
Et je vais même vous dire, je pense que je suis encore plus coquue que vous.
C'est-à-dire ?
Max est un salaud qui passe tantôt à me tromper.
Pour faut dire, un homme qui ne porte pas son alliance, c'est louche.
Oui, alors ça, ça, ça, ça veut rien dire.
Je jure de vendu... Ah, ne jurez pas !
Il ne porte pas son alliance parce que ça le gêne pour draguer.
Et j'ai toutes les preuves de son infidélité.
Oui, alors là, ça m'étonne.
Parce qu'il fait gaffe quand même.
Oh, vous savez, c'est un homme, hein.
Il se croit malin, mais il est pas très discret.
C'est quand même rare de rentrer du travail en s'entend meilleur qu'en partant.
Mais bon, j'en ai fait mon deuil.
Non, mais il faut pas dire ça.
Bah, c'était des femmes sans importance.
Bon, peut-être, mais ça ne change rien.
Ah bah si, ça change beaucoup quand même.
Bah, il n'y avait pas de sentiments, c'est... C'était des histoires sans lendemain.
C'est comme une sorte de fuite en avant, comme pour combler.
Un monde de confiance en soi, c'est sûrement ça.
C'est pour ça que je me suis pas gênée de mon côté.
Non, mais je comprends.
C'est-à-dire ?
Non, mais je vous raconte tout ça, mais je vous
embête peut-être avec mes états d'âme, pas en tant.
Bah, du tout.
Mais libérez-vous.
Bah, Quarantin vous écoute.
Je peux vraiment me confier à vous.
Mais bien sûr.
Et puis, dites-moi tout.
Vous avez la parole d'un comptable que ça restera entre nous.
Je peux vous faire confiance ?
Bien sûr.
J'ai avorté sans le dire à Max.
Mais non.
Max a toujours voulu des enfants, mais j'ai
toujours pensé qu'il ne ferait pas un bon père.
C'est pour cette raison que vous avez décidé d'avorter ?
Ah non !
C'est parce que c'était pas lui, le père.
Quoi ?
C'était Brandon, le moniteur de plongée de Punta Cana.
Ou Thierry, le prof de tennis.
Je n'ai jamais vraiment su.
Vous trouvez que je suis une femme un peu légère ?
Mais dites-vous bien que quand je suis à Punta Cana,
je sais très bien ce que mon mari fait à Paris.
Et bah en tout cas, merci.
Ça m'a fait du bien de me confier à vous.
Il n'y a pas de quoi.
Mais, hey, ne dites rien à mon mari.
D'ailleurs, je vais voir comment il va.
Et après, on passe à table.
On passe à table.
Ah, quand même.
Qu'on rentre un ?
Tu m'entends ?
Oui ?
Tu me vois, là ?
Bah oui.
Et tu n'en dirais pas.
Tu reste que la bouche au verre pour tuer une huître.
Elle est énorme et claire.
Il a de faire péter tous les coups de la maison.
Et j'ai perdu ma déclaration en ligne.
Ah, c'est dommage.
C'est dommage.
Non, c'est pas dommage.
C'est dramatique.
T'es plus là comme ton père, donc.
Attendez, madame.
Là, parce que là, vraiment, vous vous faites erreur.
Vous êtes...
Tu es sûre que tu me vois bien, là ?
Evidemment.
Je me suis pensé empérer de la cataracte pour tes beaux yeux.
Donc, je voulais te demander.
Alors, attends.
Maman.
Il faut que je te dise quelque chose avant.
Oui.
Qu'est-ce qu'il y a, chérie ?
Voilà, maman.
Je suis homosexuel.
J'aime les hommes, maman.
À ton petit quarantain, il est... Il est homo.
Il est gay.
Il est pédé.
T'appelles ça comme tu veux.
Mais il aime emprendre plein le sion.
Je propose chile.
Mais... Mais... Mais gère-sans, d'accord ?
C'est un homme.
Et avant notre mariage, gère-sans s 'appelait...
Robert.
Voilà, maman, je te laisse sur ces belles images.
Je te souhaite de passer une excellente soirée.
Et je t'embrasse.
Comment t'as, mon mari ?
Il se demande si vous êtes bien calmé.
Si je suis bien calmé ?
Je demande si je suis bien calmé.
Ah ben là... Là où je suis bien, bien, bien calmé.
Là, j'ai eu un appel qui m'a fait vraiment le plus grand bien.
Et ben tu vois, je lui ai calmé.
Allez, viens.
Allez.
Je vous laisse agler ça tous les deux, vite fait.
Et après, on passe à table.
Mais promettez-moi de ne pas vous battre.
C'est promis.
Ah ben oui, c'est promis.
C'est bien.
Bon, Michel-Levaud.
Je m'excuse, j'aurais jamais dû vous parler comme ça.
Ah ben je vous m'excuse aussi.
J'aurais jamais dû vous provoquer comme ça.
Et puis aussi, je vous promets de plus jouer à me faire passer pour vous.
Et pourquoi vous êtes rentrés dans son jeu aussi ?
Ben, pour vous prouver qu'on n'est pas si différents vous et moi.
Et puis aussi parce que...
J'ai l'impression que depuis le début de la soirée, vous vous moquez de moi.
Et pas du tout.
Vous saviez que Jersand me trompe.
Et vous ne l'avez pas dit.
Bien évidemment.
Mettez-vous à ma place, on croit que c'est facile d'annoncer ce genre de choses.
J'ai voulu vous préserver, voilà, c'est tout.
Et en plus, vous n'avez jamais eu l 'intention
de me faire nommer chef du service comptabilité.
Mais si, pourquoi vous dites ça ?
Mais c'est votre femme qui me l'a dit !
C'est Golan.
Non mais c'est Golan, elle se mélange toujours les pinceaux.
Michelot, je jure devant Dieu que j'ai prévu de
vous nommer responsable du service comptabilité.
Une fois, vous m'auriez signé ce bilan bien sûr.
Vraiment ?
Pour qui vous me prenez ?
Ben là, je sais plus trop.
Mais vous pensez que je vais vouloir faire à l'envers ?
Ben oui.
Donc qu'est-ce que vous voulez que je fasse ?
Une déclaration sur l'honneur ?
Ah oui !
Vous n'avez pas vouloir baisser à ça ?
Ben si.
Mais pas entre nous ?
Ben si.
Non ben, j'vais faire ça, non ?
Ben j'y compte bien.
Je suis signé Maxime de Pratt.
Oui, alors vous précisez bien que mon salaire sera triplé.
Non, non, doublez Michelot, pas triplé.
Non, non, triplé.
Ah vous apprenez vite, vous ?
J'ai un bon professeur.
Ah vous voulez bien décrocher pendant que je termine ?
Ah oui.
Aloïe ?
Ah non, non c'est monsieur Michelot, un ami de monsieur de Pratt.
Ah.
Très bien, ben... Je lui dis, voilà.
Bonne fin de soirée madame.
C'était qui ?
C'était votre voisine.
Elle dit que vous êtes encore garée devant la porte de son garage et qu'elle va rayer
votre Porsche si vous la déplacez pour immédiatement.
Ah bah il manquait plus qu'elle, non ?
Bon je suis désolé Michelot, il va falloir que
je descende, ce qu'elle est capable de le faire.
En attendant, ben...
Regardez, puis vous me direz si ça vous convient.
J'ai ascende.
Je sais que tu m'as interdit de t'appeler.
Ah non, non, mais non, au contraire.
J'ai eu tellement peur.
Qu'est-ce qui se passe ?
Il y a eu un énorme coup de teneur au -dessus de moi, tous les plus on se tait.
Et ça va, tu n'as rien.
Ça va.
Je n'ai que depuis, je suis très très ébité.
Ah bah c'est normal, quand il y a de l 'orage.
Je suis envie de sentir des mains sur mon corps.
J'ai envie que tu me prennes sauvagement.
Ah bon ?
Je vais de moi ce que tu veux.
Viens me confesser comme au Portugal.
Salut !
Oh, oh, c'est gollet, si j'ai ascende.
Non mais vous allez faire ça chez nous !
Comment ?
Alors, excuse-moi, je te rappelle chérie.
Chérie ?
Et bah tu n'as pas volé celle-là, il y a longtemps que tu l'amériques.
Excusez-moi, c'est le mien.
Ah non !
Ah bah non, c'est le mien !
Non, j'ai pris de vous de par erreur.
Comment ?
Regardez, c'est ma femme en fond d'écran.
Non mais tu me détestes hein, c'est ça ?
Mais non, pas du tout.
Mais je t'excite plus !
Mais c'est pas ça !
Moi aussi respecte une salope.
Il suffit de me le demander.
Mais non, enfin !
Demande-le-moi.
Comment ?
Demande-le-moi.
Mais non !
Bon allez, viens.
Mais où ?
Bah dans notre champ.
Bah pourquoi faire ?
Il est où l'autre ?
L'autre ?
Michelot !
Michelot, bah il est parti garer la voiture.
Allez, viens, j'en t'ai plus !
Ça ne veut pas, ça ne veut pas, c'est gollet.
Oui ?
Je... J'ai fait tomber les clés de la porche dans la cage de l'ascenseur.
Tu sais pas où sont les doubles ?
C'est Gollet, tu m'entends ?
Oui !
Je cherche les clés des doubles de la porche.
Ce serait pas dans le tiroir de la commode.
Ah oui, tout en fond !
Arrime, il est bloqué !
Non mais c'est plus fort !
J'ai ce que je peux, t'es gentil !
Encore plus fort !
Eh, j'ai tout défoncé !
Mais vas-y !
Je suis pas tomber !
C'est bon, je l'ai, je fais vite !
Ah oui, excellent, excellent !
Parce que tu crois que je me promène ?
Ah oui !
C
'est gollet, ça va ?
Est-ce que ça va ?
Mais tu ne m'as jamais fait l'amour comme ça ?
Ah bon ?
J'ai l'impression d'être avec un autre homme !
Ah quand même !
Oh mon amour !
Oui ?
Tu l'aimes ?
J'ai soif !
Où je peux, chérie ?
J'y vais !
Ah quelle soirée !
Ah mais je vais m'occuper de toi, mais comme jamais !
C'est gollet que si t'arrives.
Oh excusez-nous, de vous avoir abandonné comme ça, mais...
Il fallait absolument qu'on se retrouve avec mon mari.
C'est à dire ?
Vous n'êtes plus un enfant, vous devinez bien ce qu'il s'est passé !
Non, je comprends pas.
C'est-à-dire ?
Je vous accorde que c'est un peu intime comme confidence, mais...
Oh mais en fait, tout ça, c'est grâce à vous !
C'est une belle !
Ah mais pas du tout !
Le fait de vous avoir parlé tout à l'heure m'a incroyablement libérée et...
Et ça a permis qu'on se retrouve avec Max.
Mais c'est pas possible !
Ça m'a même été incroyable.
J'avais l'impression que c'était notre première fois.
Quoi ?
Ah non, en fait, je vais vous dire mieux, c'était une première fois.
Quoi ?
Ça n'a jamais été aussi bon.
Je vais t'éter comme on ne t'a jamais sauvé Je
vais t'éter comme on ne t'a jamais sauvé Je vais
t 'éter comme on ne t'a jamais sauvé Vous avez trouvé une bonne place ?
Non, j'ai pas trouvé.
T'aurais pu trabiller, chéri.
Je vais le buter.
Ah non, non, vous n'avez pas recommencé tous les deux.
T'as couché avec ma femme ?
Eh ben, je vais le buter.
Comment ça ?
T'as couché avec sa femme ?
Bah toi aussi, t'as bien couché avec ma femme, connard !
Jamais de la vie, j'ai jamais couché avec monsieur.
Et j'ai jamais touché ta femme, espèce d'ordure.
Eh, c'est rien qu'il me l'a dit, alors.
Oui, n'importe quoi, j'ai jamais dit ça.
Mais de toute façon, je vais le buter.
Il fallait pas commencer, il fallait pas coucher avec elle.
Mais je te jure que j'ai jamais couché avec lui.
Enfin, t'as vu à quoi il ressemble ?
Mais en fait, c'est toi, la salope.
Pardon ?
Belle salope, même.
Mais ça va pas me parler comme ça.
Mais enfin, dis quelque chose, toi.
Tout ça, c'est vaut de faux que fallait pas coucher avec elle.
Mais puisque je te dis que j'ai jamais couché avec lui.
Non, mais c'est dingue, ça.
Je sais encore avec qui je couche, quand même.
Putain, mais tu dégoûtes.
Bon, je vais pas me faire un sous-titre plus longtemps comme ça chez moi.
Mais comment vous avez pu me faire ça, vous ?
Je vous invite chez moi.
Je vous propose une super promotion.
Je vais vous coucher avec ma femme.
Vous avez bien couché avec la mienne.
Mais moi, c'est pas pareil.
Ah bon, et pourquoi ?
Parce que je suis un con.
Je suis même un gros con.
Sans morale qui se croit superre aux autres.
Je suis une merde.
Mais vous, Michelot, putain, mais pas vous.
Vous êtes quelqu'un de bien, vous êtes généreux,
vous êtes polis, vous êtes bien élevés.
Mais tout l'inverse de moi.
N'exagérez pas non plus.
C'est la vérité, Michelot.
J'ai un gros con cocuc, il n'a que ce qu 'il mienne.
Ah non, ne dites pas ça.
Si votre femme a couché avec moi, c'est uniquement parce qu'elle m'a prise pour vous.
Oui, c'est vrai.
Mais elle m'a aussi confondue avec le moniteur de plongée.
Et le professeur du...
Punta Cana.
Elle confonde beaucoup.
Bon, vous voulez que je vous le signe, ce bilan, avant d'aller me rhabiller ?
Et pourquoi vous feriez ça ?
Bah parce que je vais pas sortir dans la rue avec votre paix de moi.
Mais non, mais pourquoi vous accepterez de signer ce bilan ?
Ah, eh ben parce que... parce que ça va...
ça va me donner une très très belle promotion.
Et puis aussi, ça va tripler mon salaire.
Alors, malgré tout ce qui s'est passé ce soir, vous acceptez quand même de le signer?
Il faut pas tout confondre dans la vie, monsieur de Prate.
Le privé, le professionnel, c'est très différent.
Télie
!
Vous n'avez pas oublié une page ?
Ah non.
Et bah voilà !
Bah voilà, tu t'es bien fait baiser.
Pardon.
Parce que tu crois qu'il y a un bilan aussi pourrié.
Va passer inaperçu.
Mais tout le monde va voir qu'il a été trafiqué.
Bien petit détail.
Ah oui, un tout petit détail.
La signature en bas de la dernière, pas chez la tienne ?
Alors crois-moi que de Raït et moi, on va tout te mettre sur le dos.
Et tu vas finir en tôt, là.
Je crois au contraire que c'est vous qui allez finir en prison.
Parce que... C'est votre signature en bas de ce bilan !
Mais ça te réussit pas, toi, le Beaujolais, hein ?
Mais c'est toi qui viens de signer.
Ah non, c'est monsieur Michelot.
C'est bien ce que je dis.
Sauf que c'est vous, monsieur Michelot.
Quoi ?
Re saisis-t-il vous, mon vieux ?
Si moi, je suis Maxime de Prade, vous êtes Laurentin Michelot ?
Mais qui va couper ça ?
Eh ben, demandez à c'est Golan, demandez à Gersandre.
Quoi ?
Venez, monsieur Michelot !
Je ne vous salue pas !
Mais c'est Golan, c'est moi... Ah !
Ne touchez pas où j'appelle la police.
Je vous interdit de toucher à ma femme, Michelot !
C'est Golan.
Non, mais ça suffit maintenant.
J'ai... j'ai une petite absence tout à l 'heure, je vous l'accorde.
Mais maintenant, il n'y a plus d'autre possible.
Alors soyez gentil et rentrez chez vous.
Mais c'est ici chez moi.
Non si c'était pas Michaud.
Mais comment est-ce que j'ai pu vous confondre ?
On ne confond pas un étalon ?
Ah !
Avec l'huile !
Alors vous allez vraiment prendre ma vie ?
Et c'est la mienne maintenant Michaud.
Mais j'ai eu tort de vous appeler le cuckoo.
Et j'aurais dû vous appeler le coucou.
Le coucou ?
Oui, le coucou est un oiseau qui a la particularité de sa propriété ni des autres.
Ah mais je me l'appropri pas, on me l 'offre !
Mais vous voulez vraiment être maximum prête ?
Mais je vous laisse ma place, moi.
Et je vous souhaite bien du plaisir.
Parce que vous croyez qu'elle est idéale, Michaud ?
Vous allez voir ce que c'est divers sous la pression constante de Doveride.
De tous vos collègues, là, qui ne rêvent que d'une chose prendre autre place.
Et puis tous ces gens qui vous tournent autour
et qui viennent vous parler que par intérêt.
Ah mais je vois bien ça.
Ça lui paraît léger comme problème.
Moi, je n'en peux plus.
Je ne peux plus te sauver le déceau cul, là, qui m'a
collé un nul cercle et il va finir par me faire crever.
Alors oui, j'en ai marre.
Oui, j'ai envie de changer d'air.
Je n'en peux plus, moi.
Je n'en peux plus de tromper.
Ma femme avec des nanas dont je ne connais même pas le prénom.
Je ne peux plus te rentrer tous les soirs dans ce fini aseptisé.
Je n'en peux plus surtout de savoir que ma femme n'est avec moi que par peur du vide.
Et qui accepte de vivre dans cette cage dorée.
Alors oui.
Et puis, ensuite, je vais prendre votre passe, et vous allez prendre la mienne.
Sauf que moi, demain, à la première heure, je vais poser
ma démission et je me casse à l'autre bout du monde.
Alors, je dois quand même vous signaler que ce n'est pas avec le plan et par le
logement de Corentin Michelot que vous allez
pouvoir vous acheter une vie de la à mi -a-mi.
Mais Michelot, demain, à la première heure, la boîte va me verser un million d
'euros sur un compte numéroté des îles Jersey.
Ah ben, ne comptez pas sûrement.
Ah non, mais c'est pas vous.
Mais c'est pas vous qui allez le faire.
Mais sûr que non.
Bah, c'est votre comptable.
Corentin Michelot.
Et comme ce versement sera effectué depuis un compte caché, je doute que vous,
vous devraient être portiers plainte.
Effectivement, ça ne serait pas très judicieux.
Bon Michelot, on est bien d'accord.
Pour ce bilan.
Je vous laisse vous démerder.
Je vais reprendre tout ça ma manière et rendre ces comptes beaucoup plus
acceptables que ce que vous m'avez proposé.
Le conseil d'administration n'y verra que du feu.
Non, mais j'en suis sûr.
Bon, vous trouverez mes papiers.
Enfin, vos papiers dans ma chambre.
Pas ma veste.
Et puis, tenez.
Les clés de ma porche.
Elle est toujours garée devant la gare de ma voisine et je
suis certain que vous saurez lui trouver une meilleure place.
Merci.
Les clés de ma fiat multipla.
Je roule en fiat multipla.
Oui.
Je vous dis pas merci, Michelot.
Bonne route, Quarantin.
Ah, nos téléphones.
Ah, c'est un texto de ma mère.
Alors elle dit, de toute façon, je le savais, je m'en suis toujours douté.
Pourquoi elle écrit ça ?
Aucune idée.
Ah bah, de toute façon, maintenant, c'est vous que ça concerne.
C'est vrai.
Au revoir, Max.
Au revoir, Quarantin.
Monsieur Michelot !
Au fleur, je ne peux plus les accepter.
Pardon, c'est golé.
Au revoir, Quarantin.
Eh bah t'en réinvitera des collaborateurs.
J'avoue que ça a été un peu sportif.
Mais franchement, chérie, sur ce coup-là, t'as manqué de clairvoyant.
Ça dépend de quel côté on se place.
Je te dis, pour toujours avoir les idées claires, fais comme moi.
Porte une petite médaille de Saint-Odile.
Je l'y penserai.
Et ton bilan ?
Ah, c'est bon.
Il est signé.
Ah bah tant mieux.
Au moins, on n'aura pas fait tout ça pour rien.
Sauf que le soufflet est retombé et qu'on n'a plus rien à dîner.
Ah bah si, il y a les mandarines là.
Ah, mais oui, c'est vrai.
Tu m'as donné une.
Tu sais pourquoi avec le temps, j'ai fini par
coifférer la mandarine à la clémentine, chérie ?
Non.
Parce que même si d'apparence, on peut les confondre, l'intérieur de la
mandarine est bien meilleur que celui de la clémentine.
Et il n'y a pas de pépin.
Avec toi, j'en apprends tous les jours.
Tant que tu y es, tu veux bien passer un coup sur la table, je suis crevée.
Avec plaisir.
Et dire que certains pensent que dans domination, il y a homme.
Comme quoi, l'équimologie, ça veut vraiment rien dire.
T'inquiète, chérie, je m'occupe de tout.
Mais je sais.
Je jure devant Dieu que tu es l'homme de ma vie.
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