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DEUXI�ME FLOTTE DE L'US NAVY
CENTRE D'OP�RATIONS KEFLAVIK, ISLANDE
Lieutenant,
respirez un coup et reprenez.
Venez voir �a, capitaine.
Un de nos satellites l'a d�tect�.
Un bateau, immense.
Plus de 300 m de long.
- Il �met un signal ? - N�gatif.
Leur transpondeur est coup�.
Ils ne r�pondent pas.
C'est un Kuznetsov ?
Aussi pr�s de la c�te ?
Un porte-avions n'appara�t pas par magie.
Et il ne dispara�t pas non plus.
J'en vois un autre. M�me taille. Cap � 183 degr�s.
Vitesse de 22 n�uds, pas de transpondeur.
� 42 km du pr�c�dent.
C'est s�rement une erreur technique.
Ne prenons pas de risques. Envoyez un Hornet.
Je veux un retour visuel.
Les satellites d�tectent un projectile en approche.
On dirait un missile t�l�guid�.
Les satellites d'alerte n'ont rien vu.
Je demande une confirmation au sol ?
Quelle est sa vitesse ?
Cap � 179 degr�s et Mach 5,5.
Contactez STRATCOM imm�diatement. Renseignez-vous.
D'apr�s la distance,
52 secondes avant impact.
STRATCOM sur la ligne 5.
Capitaine Ridge.
On a un missile en approche sans alerte de lancement.
- Vous voyez quelque chose ? - N�gatif, capitaine.
Attendez.
19 secondes avant impact.
D'apr�s l'�tat-major, rien � signaler.
Aucune perturbation climatique.
Fermez la porte coupe-feu. Abritez-vous. Proc�dure d'explosion.
Dix secondes.
Neuf,
huit, sept,
six, cinq,
quatre, trois,
deux, un...
Mesdames et messieurs, voil� qui cl�t la d�monstration.
Les ench�res seront ouvertes pendant 36 heures,
� partir de maintenant.
Je ne m'attendais pas � votre appel.
Je ne connais pas le gouverneur.
Je pensais que c'�tait r�ciproque.
Tr�s peu de gens savent ce que je vais vous dire.
Nous comptons donc sur votre discr�tion.
Apr�s 41 ans de service public, le s�nateur Warwick prend sa retraite.
Navr� de l'apprendre, mais �a ne me dit pas
pourquoi le juriste du gouverneur m'invite � d�jeuner.
Apr�s la d�mission du s�nateur,
le gouverneur d�signera son rempla�ant.
- Vous avez �t� �voqu�. - Moi ?
Vous avez quitt� l'arm�e avec les honneurs
pour poursuivre une longue carri�re exemplaire � la t�te du FBI.
Vous ne plaisantez pas ? Le gouverneur m'envisage ?
C'est un homme bien.
Il cherche la personne id�ale.
Vous �tes utile au FBI,
mais vous le seriez encore plus au S�nat.
Vous auriez un vrai impact national.
Vous le m�ritez.
La Virginie a besoin de vous.
Que vous faut-il ?
Votre permission. Pour soumettre votre candidature.
Je dois �tre s�r que vous accepterez avant d'aller plus loin.
S�nateur ?
J'ignorais vos ambitions politiques.
Je n'en ai pas, mais le gouverneur a un avis diff�rent.
Et qu'en pense Charl�ne ?
Je ne lui ai pas dit.
Vous m'en parlez avant de le dire � votre femme ?
Harold, j'esp�re qu'il n'y a pas de l'eau dans le gaz.
Non, mais votre avis m'importe.
Et je sais ce qu'elle dira.
Que le gouverneur a un dessein cach�.
J'ai toujours dit que vous ne la m�ritiez pas.
Il n'est pas seulement int�ress�
par mon charme ravageur.
Je suis Noir et repr�sentant de la loi.
Je coche des cases. Est-ce si grave ?
Pas du tout, mais je suis une de vos cases.
Si le gouverneur l'apprend,
il risquerait de croire � tort
que votre int�grit� peut �tre n�goci�e.
Parce que nous travaillons ensemble ?
Parce que vous me tol�rez, moi et mes actions.
Parce qu'il vous arrive
de fermer les yeux.
Pour le bien commun.
Selon moi, c'est admirable,
mais le gouverneur risque de vous trouver opportuniste.
Bonnet blanc, blanc bonnet.
Tornade, cyclone.
Venons-en � la raison de mon appel.
Que savez-vous
du National Reconnaissance Office ?
Il aura fallu 30 ans
pour que le gouvernement admette son existence.
M. Ogden Greeley est contractuel � la d�fense.
Enfin, il l'�tait. Il a disparu il y a cinq jours.
Greeley a une habilitation "Tr�s Secret D�fense".
Tout ce qu'il y a � savoir sur la technologie satellite du pays,
il le sait.
La CIA pr�sume qu'il a �t� enlev�,
probablement par les Iraniens ou les Russes.
- Un acte de guerre. - S'il avait �t� enlev�.
Je crains que la v�rit� soit plus troublante.
Mes associ�s au Moyen-Orient m'ont envoy� un communiqu�.
Je ne doute pas que vos coll�gues des renseignements
le verront bien assez t�t,
si ce n'est pas d�j� le cas.
Je suis un patriote.
J'ai tent� sans succ�s de convaincre nos responsables
de veiller � la s�curit� de notre pays.
Par cons�quent, j'en suis venu � croire
que le seul moyen de r�pondre � ces failles
est de les exploiter.
Que seule une d�faite militaire montrera aux bureaucrates
les probl�mes qu'ils refusent de reconna�tre.
J'ai d�cid� de vendre mes connaissances
sur la vuln�rabilit� de notre syst�me satellite
au plus offrant.
Il dit prendre les ench�res. De la part de qui ?
L� est le hic.
Cor�e du Nord, Russie et Iran ?
Reddington sait pour ces pays,
mais il y en a s�rement d'autres.
En plus de particuliers mal intentionn�s.
Le National Reconnaissance Office ?
- Je ne connais pas. - C'est normal.
Ils �laborent, construisent et entretiennent nos satellites-espions.
Ils sont essentiels � la s�curit� nationale.
Radars, radios, transmissions portables.
Les g�n�raux du Pentagone et nos soldats d�pendent de ces renseignements.
Greeley �tait � la NSA, il est p�re de famille.
Les hommes comme lui ne d�cident pas soudainement
de trahir leur pays.
Interrogez sa femme.
Mojtabai et moi allons pr�venir le NRO et la CIA.
On a combien de temps ?
D'apr�s Reddington, les ench�res s'ach�vent dans 13 heures.
BALTIMORE, MARYLAND
D�sol�e,
c'est le bazar, ici.
Ce n'est rien, Mme Greeley. Nous ne serons pas longs.
Des agents du FBI sont venus.
Des gens du NRO aussi.
Nous faisons partie d'une unit� sp�ciale.
J'aimerais vous aider,
mais Ogden ne parlait jamais de son travail.
Ceux qui le d�tiennent, les Russes ou...
S'il leur dit tout,
ils ne lui feront pas de mal ? Ils le lib�reront ?
Il est possible qu'il n'ait pas �t� enlev�,
qu'il ait disparu volontairement avec des infos confidentielles.
Ogden ?
C'est impossible. Pourquoi dites-vous �a ?
Savez-vous quoi que ce soit qui nous aiderait ?
Sur l'endroit o� il se cache ?
Il ne se cache pas.
Il n'est pas ici car il ne le peut pas.
Ogden est un homme bien.
Ce doit �tre dur de l'imaginer trahir son pays.
Pas seulement son pays, sa famille aussi.
Non. Ogden nous aime.
Je connais mon mari.
C'est un homme bien.
C'est fait ?
Vous revoil�.
La paruline tigr�e !
Anna, c'est �a ?
Anne.
Vous retrouvez vos amis ?
Je les fuis, � vrai dire.
Le travail aussi. Je fuis tout, aujourd'hui.
Vous �tes au bon endroit.
Vous �tes artiste ?
Loin de l�.
Je n'ai jamais le temps de finir.
Parfois, je ne dessine que les nids.
Je les trouve jolis.
Ils se donnent beaucoup de mal
pour construire une maison o� �lever leurs petits, puis ils s'en vont.
C'est triste, au fond.
Mais int�ressant � dessiner.
Je peux ?
Ils me plaisent �norm�ment.
Rappelez-moi votre nom.
Raymond.
C'est qui, ce gaillard ?
Un bruant fauve.
On n'en croise pas beaucoup par ici.
Il vit un peu plus loin, l�-bas.
O� �a ?
Je vais vous montrer.
Combien de temps avez-vous �t� mari�s ?
Pr�s de 25 ans.
Cal est mort d'un cancer du poumon un mois avant notre anniversaire.
Il fumait comme un pompier.
Certains aiment vivre dangereusement.
Oui, c'est bien vrai.
Que faites-vous ?
Je suis un fugitif.
Num�ro un sur la liste des gens recherch�s par le FBI.
Num�ro un ?
J'aurais dit quatri�me.
Vous �tes un dr�le d'individu qui a la folie des grandeurs.
Vous habitez pr�s du parc ?
J'habite dans le Kansas.
Dans une petite ville au nord de Wichita.
Wichita, c�l�bre pour ses d�fenseurs de premi�re ligne.
Qu'est-ce qui vous am�ne � New York, � part les oiseaux ?
Les spectacles.
Cal et moi, on �tait f�rus de th��tre.
Apr�s sa mort,
je me suis promis d'aller voir de vraies pi�ces � Broadway.
Donc j'ai collectionn� les bons de r�duction,
j'ai �conomis� toute l'ann�e,
j'ai r�serv� une chambre au Sheraton,
et je vais voir le plus de spectacles possible.
Quelle merveilleuse id�e.
Je vais voir Dear Evan Hansen ce soir.
Le dernier spectacle du voyage.
On est arriv�s ?
C'est la demeure du bruant fauve ?
C'est ici qu'il �tait la derni�re fois.
Je ne sais pas pourquoi, mais observer les oiseaux...
Je trouve cela...
tr�s apaisant.
C'est une fa�on d'�chapper au monde.
Vu votre profession, je parie que vous �tes dou� pour l'�vasion.
Raymond,
je peux vous poser une question indiscr�te ?
Je vous en prie.
Est-ce que...
vous seriez int�ress�
par une moiti� de sandwich au poulet ?
Oui, je le suis.
Mon taxi arrive.
C'�tait un plaisir de vous revoir, Anne.
Profitez de votre dernier spectacle.
J'y compte bien.
D�sol�e de ne pas avoir retrouv� le bruant fauve.
Je reviens dans un mois. Je le chercherai � ce moment-l�.
- Vous ne vivez pas ici ? - Si, parfois.
Il faut croire que j'ai la bougeotte.
Honte � moi.
Je ne sais absolument rien de vous.
J'ai monopolis� la conversation.
J'ai pass� un d�licieux moment.
Je dois r�pondre.
Pardonnez-moi.
Tu as eu Marvin ?
Oui.
On peut payer les honoraires.
Contacte Zurich.
Je veux d�bloquer les fonds
sans toucher aux autres liquidit�s.
Vous disiez en avoir pour une heure. �a fait trois heures.
Vraiment ?
Bont� divine !
Je ne me reconnais plus.
Vous �tes sans protection.
C'est dangereux.
Un apr�s-midi de calme et de tranquillit�
est si pr�cieux que le risque en vaut la peine.
Contacte Zurich et ne t'inqui�te pas, je vais bien.
J'ai annul� le taxi.
Le lever de rideau est � 20 heures. J'ai le temps.
- Qu'avez-vous en t�te ? - Vous.
Vous pourriez m'aider � trouver un cadeau pour ma s�ur.
Je connais un superbe endroit,
minuscule, avec � peine assez de place pour nous deux.
C'est un chocolatier �...
sept ou huit rues d'ici.
Agents Park, Ressler. Entrez, je vous prie.
Jim Halloran du NRO. Et Paul Thorn du renseignement.
Merci de nous rencontrer.
Nous avons visionn� la vid�o.
Vous pensez que Greeley d�tient ces infos ?
C'est certain.
Greeley a aid� � concevoir notre logiciel satellite.
Il en a �crit le code.
La d�fense nationale
repose enti�rement sur cette technologie.
Prenez-vous la mesure de cette menace ?
Nos missiles sont t�l�guid�s par satellite.
Nous d�tectons les missiles de la m�me fa�on.
Ils aident � pister chaque jet, bateau ou soldat.
- Et Greeley peut tout couper. - Pire que �a.
Il peut profond�ment endommager les satellites.
Son code appara�t dans plusieurs syst�mes essentiels.
S'il a cr�� une backdoor, il peut infiltrer nos ressources.
Il donnerait le contr�le � nos ennemis.
Ils recevraient nos donn�es,
ils rapatrieraient nos drones.
Ou ils nous transmettraient de fausses informations.
Les drones perdraient leur utilit�
si l'ennemi est inexistant.
Ou si l'ennemi n'est pas rep�r�.
Si un de nos ennemis ach�te ces informations et les utilise,
nous ne gagnerons pas cette guerre.
Je l'ai trouv�.
On a demand� des infos � des agences alli�es.
Elles ont envoy� �a.
Il y a cinq mois, � Berlin.
Que faisait-il l�-bas ?
Une chose est s�re, il n'�tait pas avec sa femme.
Tu parles d'un p�re de famille exemplaire...
- Qui est-ce ? - On ne sait pas.
Je cherche une correspondance.
D�s qu'on l'aura identifi�e, on agit.
- M. Cooper arrive bient�t ? - Il est sorti. Pour une affaire priv�e.
Alors qu'on essaie de pr�venir une guerre spatiale ?
Tu en fais un peu trop.
C'est quoi, alors ?
Une prise de contr�le de nos communications
qui pourrait affaiblir notre d�fense
et nous d�sarmer face � de nombreux adversaires.
Ouais.
Franchement, qu'a-t-il � faire de plus important ?
S�nateur Cooper.
�a me pla�t.
J'esp�rais que tu trouves cela ridicule.
Pourquoi ?
Personne n'est mieux plac� que toi.
Si.
Je ne comprends pas pourquoi je les int�resse.
Il y a bien une raison.
Je vois au moins trois raisons.
Tu es respectable,
honn�te et impliqu�.
D'apr�s Reddington,
c'est � cause de mon int�grit� � g�om�trie variable.
Je serais connu pour fermer les yeux.
Raymond Reddington est un criminel
qui manque de discernement.
Je lui mettrais bien une racl�e. Comment peut-il se permettre de te juger ?
Au lieu de lui mettre une racl�e,
concentrons-nous sur l'entretien avec le gouverneur.
Gouverneur Cooper.
�a aussi, �a me pla�t.
Juste apr�s "pr�sident Cooper".
�a, �a me pla�t �norm�ment.
S�nateur,
je vous pr�sente le directeur adjoint et sa femme.
Ravi de vous rencontrer.
Vous faites le bon choix.
Elle est aussi partiale que directe.
Elle a bien raison.
Pas besoin de me convaincre, je suis conquis.
- Asseyez-vous, je vous prie. - Merci.
Merci, ch�ri.
Avant de commencer, je suis sur une affaire.
S'il y a du nouveau, je devrai prendre cong�.
- �a a l'air important. - En effet.
Malheureusement, c'est confidentiel.
Quelle ironie !
Vous aurez acc�s � moins d'informations
en devenant s�nateur.
L'annonce de votre retrait nous a surpris.
Ne le dites � personne, mais j'ai 68 ans.
Il est temps de faire place � du sang neuf.
� de nouvelles id�es.
Mais parlons un peu de vous.
Mon sujet pr�f�r�.
�a d�fie toute logique.
Je n'aurais jamais imagin�...
S'il vous pla�t...
J'insiste.
Si j'avais su,
j'aurais choisi une bouteille hors de prix.
Ce vin est d�licieux. Comment s'appelle-t-il ?
Je ne sais pas, c'est un vin fran�ais.
Il est assez ancien pour se marier avec le chocolat.
Nous sommes venus � bout
des truffes au champagne.
Avez-vous go�t� celles � la lavande ?
Oui et � vrai dire,
je trouve que la lavande est un peu trop...
pr�sente.
Il ne reste plus grand-chose.
Vous allez devoir trouver
un autre cadeau � votre s�ur.
Pourquoi pas un T-shirt "I love New York" ?
Ou une statue de la Libert�.
Ou une tour Eiffel.
Le monument local.
Alors,
parlez-moi de votre travail.
Vous �tiez dans la marine ?
Dans une autre vie, oui.
J'ai ma propre entreprise, d�sormais.
Que faites-vous ?
Je suis consultant.
En profilage des donn�es,
supervision d'op�rations
d�localisation,
services comptables...
�a m'a l'air bien myst�rieux.
Qui conseillez-vous ?
C'est assez vari�.
Depuis quelques ann�es, je travaille avec le gouvernement.
�valuer le danger pour le gouvernement.
�a a l'air plus sympa que Cottonwood Falls.
Je n'en suis pas si s�r. Votre vie me semble plut�t...
�quilibr�e.
Merci.
J'aime � croire qu'elle l'est.
Aimez-vous Alfred Hitchcock ?
Fen�tre sur cour, L'Inconnu du Nord-Express ?
J'ai vu Les Oiseaux. �a ne m'a pas plu.
Vous observez les oiseaux.
C'est normal qu'un film sur des oiseaux tueurs vous d�plaise.
Et La Mort aux trousses ?
Il passe au cin�ma Village East demain,
� la s�ance de minuit.
- Mon vol est demain matin. - Changez de vol.
Vous le connaissez ?
Oui, c'est un coll�gue.
Le travail parvient toujours � me retrouver.
Toutes mes excuses, Anne.
J'ai pass�
un apr�s-midi absolument merveilleux.
Mais le devoir m'appelle.
Et vous avez
un spectacle � ne pas manquer.
Voulez-vous qu'on vous d�pose au Sheraton ?
Non, je vais marcher un peu.
Promettez-moi une chose.
Songez s�rieusement � reporter votre vol.
Si vous acceptez, je vous attendrai
sous la marquise du Village East,
demain � minuit, munis de deux billets
pour La Mort aux trousses.
J'y songerai, promis.
Mon offre est sinc�re.
Hitchcock et moi serions aux anges
si vous acceptiez de venir.
Merci pour le d�licieux vin et les chocolats.
Le plaisir �tait pour moi.
J'apporte nos manteaux.
Tu as eu Zurich ?
Les fonds sont disponibles.
Effectuons la transaction.
Merci.
Votre unit� fait un travail inestimable.
C'est gr�ce � vous.
Devenir s�nateur serait une belle reconnaissance.
Si je suis intronis�,
j'aurais besoin d'�tre �paul�.
Nous pouvons nous �pauler mutuellement.
Bien s�r.
Tant mieux, car deux semaines apr�s votre intronisation,
vous voterez le budget noir
sur tous les fonds publics allant de la CIA � la NSA.
Le National Reconnaissance Office aussi ?
Ces agences sont essentielles.
Le contenu de leurs actions,
vous n'�tes peut-�tre pas habilit� � le conna�tre.
Je connais leur valeur.
Le vote du budget noir porte sur le total.
On n'a pas le d�tail.
On ne sait pas o� va l'argent, pour quels programmes.
Il faut voter pour ou contre le budget global.
Cette ann�e, le budget s'�l�ve � 80 milliards de dollars.
Vous devez me promettre de voter pour.
Je le ferai certainement. Je dois y r�fl�chir...
Le gouverneur choisit mon rempla�ant,
mais il a promis de me soumettre un candidat pour accord.
Je suis navr�.
Je vous en prie.
Ce sera l'occasion de mieux conna�tre votre femme.
J'�coute.
Nous avons une vid�o
de Greeley fricotant avec une espionne russe, Nina Kurylenko.
L'antenne russe a des infos ?
Kurylenko vient d'atterrir � Londres.
Allez-y avec l'agent Park. Combien de temps reste-t-il ?
Les ench�res s'ach�vent dans sept heures.
Interrogez Kurylenko.
Charmant.
- Je dois vous laisser. - Bien s�r.
Tant que Charl�ne reste.
Je me suis promis deux martinis. Je suis � mi-chemin.
Je t'appelle plus tard.
Merci.
Harold, � propos de ma demande,
j'esp�re que vous accepterez.
J'y tiens beaucoup.
Monsieur ?
Voil� ce que vous vouliez.
C'est tout ?
Il n'y a que le total, pas le d�tail ?
On l'appelle le budget noir pour une bonne raison.
Merci, Aram.
Le budget du NRO en fait partie. Cela concerne Greeley ?
Fermez derri�re vous.
J'ai besoin que vous me rendiez un service.
�claircir le budget noir ?
Avec plaisir.
Envoyez les documents � Dembe
et je passerai des coups de fil.
Je vous disais...
Tu ne disais rien, tu jouais les rabat-joies.
Je comprends qu'elle compte pour vous.
Ce qu'elle repr�sente.
Mais vous avez renonc� � avoir une vie normale.
- C'est seulement un film. - Elle ne vous conna�t pas.
Elle va en souffrir, Raymond.
Ce n'est pas n�cessaire.
La seule personne
qui va souffrir � cause de ce film,
c'est Martin Landau quand il tombe
du Mont Rushmore.
Revenons � nos affaires. Finalisons les d�tails.
LONDRES, ANGLETERRE
C'est Kurylenko ?
On en est quasi s�rs.
Je reste � distance,
mais je sais que c'est elle.
Monsieur,
les ench�res sont finies.
Allez-y.
Si c'est elle,
amenez-la � la planque.
Ne vous retournez pas.
Une femme vous observe.
Elle se dirige vers vous.
Park, tu la vois ?
Pas encore, attends.
Elle se l�ve.
Ressler, elle s'enfuit ! Elle se dirige vers le sud.
Nina Kurylenko.
Enchant�.
J'ignore ce dont vous parlez.
Je m'appelle Marjorie Ellis. Je suis britannique.
Vous �tes anglaise ?
Et vous, am�ricain.
Vous n'avez aucun pouvoir, ici.
Nous savons que vous avez vu Greeley � Berlin.
Vous �tes du FSB.
Vous l'avez convaincu de voler des renseignements.
Rendez-nous service et arr�tez votre petit num�ro.
Je n'ai rien � dire.
Vous avez int�r�t � nous parler, Nina.
Car si vous refusez, on vous livre � la CIA.
Ils vous feront enti�rement dispara�tre.
Votre coop�ration est la seule chose qui vous permettra
d'�chapper au n�ant.
Et vous, vous voulez m'aider ?
Je ne veux pas vous aider.
Mais je le ferai, si cela nous permet d'intercepter Greeley.
Si vous nous aidez � l'arr�ter,
je vous escorterai � l'ambassade de Russie.
C'est une promesse.
Hors de question qu'on la lib�re !
- Pas notre priorit�. - Elle travaille pour l'ennemi.
Ce n'est pas toi qui dictes les lois.
Greeley menace la s�curit� du pays.
Je pr�f�re la lib�rer et prot�ger nos int�r�ts.
Toi, oui.
Mais la justice ne sera pas d'accord.
Dans dix minutes, la CIA fera son entr�e.
Dites-moi o� il est et je vous prot�gerai.
- Je devrais vous faire confiance ? - Greeley �tait votre cible.
Vous deviez le convaincre de trahir son pays.
Parlez-moi, le temps est compt�.
Les informations qu'il a vol�es, il les a vendues � la Russie ?
Il m'a d�voil� leur contenu
pour que mon gouvernement fasse une offre attractive.
Mais avons-nous fait la meilleure offre ?
Vous m'avez arr�t�e avant que je ne le d�couvre.
Savez-vous au moins o� et quand la transaction aura lieu ?
Il est dans votre int�r�t de d�noncer Greeley.
Je ne peux pas l'aider, mais je peux vous aider.
Si vous m'aidez en retour.
Le rendez-vous, o� aura-t-il lieu ?
En Mongolie ?
Dans quatre heures, aux abords d'Oulan-Bator.
- Vous croyez Kurylenko ? - Oui.
Arr�tez Greeley avant qu'il n'entre dans le pays.
Il y est d�j�.
- On conna�t l'acheteur ? - N�gatif.
La Mongolie est entre la Russie et la Chine.
Je parierais sur un des deux.
Ils ne nous laisseront pas d�barquer et l'arr�ter.
De toute fa�on, on arrivera trop tard.
Et si nous disons la v�rit�,
nous devrons aborder les renseignements de Greeley.
Ils seront tent�s de les lire ou de les copier.
On ne peut pas l'arr�ter et on ne peut pas demander de l'aide.
On est coinc�s.
- Et la Disposition Matrix ? - La quoi ?
Une liste de mise � mort.
Vous dites qu'on devrait l'assassiner ?
On peut envoyer un drone.
Il y a une diff�rence entre un meurtre
et une neutralisation militaire.
Dans tous les cas, ce serait tuer un citoyen am�ricain
sans suivre de proc�dure.
Une proc�dure, c'est long. En cas d'acte de guerre...
C'en est un ?
Devons-nous nous mettre en p�ril pour une autorisation ?
Oui, nous le devons.
La situation est in�dite. Est-on s�rs que c'est possible ?
Non.
Mais je dois pr�senter toutes les options au Conseil de s�curit� nationale.
Franchement ! Vous ne pouvez pas y adh�rer.
Aram, on n'a pas vraiment le choix.
Appelez la Maison-Blanche. Pr�venez-les de mon arriv�e.
Qui est l� ?
Le Pr�sident depuis son avion, l'�tat-major,
les membres du Conseil de s�curit� nationale,
dont le secr�taire d'�tat � la d�fense
� distance.
Le Pr�sident ordonne une frappe ?
La question est en train d'�tre d�battue.
Directeur adjoint Cooper.
Merci d'avoir attendu.
- Nous avons des questions. - Bien s�r.
Comme vous le savez, la liste de mise � mort
vise principalement le terrorisme.
Le pr�sident a le pouvoir de faire usage de la force militaire
suite au 11 septembre.
Mais ce pouvoir ne s'applique pas ici.
Greeley n'est pas un terroriste.
Il n'est pas avec Al-Qa�da, Daech,
ou toute autre organisation terroriste.
Il agit seul pour son propre profit.
Ce qui complique l'affaire.
L'article 2 de la Constitution
exige du Pr�sident qu'il d�fende son pays
en cas d'attaque imminente.
Nous ne savons pas si l'attaque est imminente.
En effet, Greeley ne vend pas des armes,
mais des informations qui pourraient devenir des armes.
Nous ne sommes pas en guerre avec les acheteurs.
Nous n'avons pas d�clar� la guerre,
mais un de nos ennemis pourrait bien le faire.
S'ils ach�tent ces renseignements,
c'est pour s'en servir.
Allons-nous attendre que la Cor�e du Nord ou l'Iran nous attaque
avec notre propre technologie ?
Greeley est un citoyen am�ricain. Nous devons suivre une proc�dure.
Nous n'y sommes pas tenus.
S'il �tait ici, il serait d�j� menott�.
Mais c'est impossible, nous n'arriverons pas � temps.
La charte des Nations Unies stipule que nous devons pr�venir la Mongolie
avant d'attaquer sur leur sol.
Nous n'avons pas pr�venu le Pakistan pour Ben Laden.
Cela n'est pas n�cessaire
si le pays en question
est r�ticent ou impuissant.
Nous ne pouvons pas pr�venir la Mongolie, Diane.
Personne ne doit savoir que des renseignements sont en jeu.
Et nous n'avons pas de trait� d'extradition.
M. le Pr�sident,
nous avons moins de trois heures.
Si vous voulez agir, dites-le maintenant.
O� �tes-vous ?
Devant la salle de conf�rence.
Le drone sera bient�t en position.
M. Cooper ? Tout est pr�t.
La voiture de Greeley.
- Il est en route. - On est s�rs que c'est lui ?
Confirm� par des cam�ras de la ville.
CENTCOM, ici Ames,
membre de l'�tat-major.
La cible est loin ?
� 4 minutes.
Un RQ-180 est en reconnaissance
et un MQ-9 est en chemin.
Nous n'attaquerons pas
avant d'avoir la cible et l'acheteur en visuel.
OULAN-BATOR, MONGOLIE
Si quelqu'un approche, je veux savoir qui c'est.
Bien re�u.
La cible arrive en ce moment m�me.
Pouvez-vous zoomer l'image ?
Cible confirm�e.
Et les b�timents alentours ? On risque des dommages collat�raux.
Impossible � dire. Nous t�chons d'identifier les habitants.
L'attaque doit avoir lieu en ext�rieur.
Nous ne tuerons pas de civils.
Stand-by.
Deux individus s'approchent de Greeley.
Repositionnement de l'image.
Incroyable...
C'est...
Raymond Reddington.
M. Greeley.
Ou pr�f�rez-vous Ogden ?
CENTCOM, nous attendons.
Nous nous tenons pr�ts et attendons l'ordre.
Arr�tez tout.
Pardon ?
- Reddington est un criminel. - Et alors ?
Le Pr�sident a autoris� la frappe pour prot�ger le pays
d'un pouvoir rival, d'un ennemi �tranger
voulant retourner notre technologie contre nous.
Reddington n'a pas d'arm�e, il ne peut pas frapper.
Peut-�tre, mais il peut les vendre � un pays.
Je dois admettre, M. Reddington,
que je ne vous pensais pas aussi riche.
Je suis moi-m�me �tonn�.
Apparemment,
ma solvabilit� criminelle explose tous les plafonds.
Ne restons pas ici.
Allons � l'int�rieur.
Nous devons nous demander
si la pr�sence de Reddington remet en cause
l'op�ration.
On abandonne ?
On laisse des renseignements
atterrir dans les mains d'un fugitif ?
G�n�ral Ames ?
Vous devez prendre une d�cision. On les perd de vue.
C'est pas vrai !
Appelez le Pr�sident imm�diatement.
La cible bouge. Visuel perdu.
Trouvez-les !
Nous n'avons pas d'agent sur le terrain. On ne peut pas les suivre.
Vous avez mis nos citoyens en danger.
Nous les retrouverons.
Je vous promets de tout faire
pour les arr�ter.
Le budget noir.
Voil� les r�sultats que vous vouliez.
Je sais que Reddington a achet� les renseignements.
J'aurais pu l'en emp�cher,
mais il aurait fallu que je vous tue.
Vous vous demandez si vous auriez d� ?
Comment fait-il ?
Pour d�couvrir des choses
impossibles � d�couvrir ?
C'est un homme plein de ressources.
Vous �tes un homme bien.
Quoi que ce dossier contienne,
j'esp�re que �a ne remettra pas en cause la proposition du gouverneur.
Le pays a besoin de vous.
M. le directeur.
Ou devrais-je dire, M. le s�nateur ?
Pouvez-vous nous laisser ?
Les bonnes nouvelles se partagent.
Dans ce cas, vous devriez partir.
Qu'est-ce que c'est ?
La raison pour laquelle je ne peux honorer ma promesse.
Alors vous ne serez pas �lu.
Quand les budgets sont opaques, l'argent peut aller n'importe o�.
Notamment dans un contrat � 100 millions de dollars
avec une soci�t� dont votre fils est le propri�taire.
- Mon fils ? - Ce n'est pas le sujet.
Vous d�tournez des fonds publics pour votre profit.
Les informations que vous d�tenez, vous les avez obtenues
ill�galement.
Les enveloppes budg�taires sont confidentielles.
- C'est une menace ? - C'est un conseil.
Je vous conseille amicalement
d'oublier nos �changes, dans votre int�r�t.
Je pensais que vous �tiez l'homme de la situation,
mais je me suis fourvoy�.
Warwick est un mis�rable chewing-gum sous votre chaussure.
Et le S�nat ?
"Brasser du vent" y prend tout son sens.
Ce que nous faisons est bien plus important.
Tenez.
Les renseignements vol�s.
Heureusement, j'ai �t� le plus offrant.
Si vous comptiez les acheter, pourquoi nous solliciter ?
Ne vous sous-estimez pas.
De temps en temps, le FBI peut s'av�rer tr�s utile.
Par exemple,
dans une op�ration de rachat.
Vous nous vendez nos renseignements ?
Oui.
Pour 200 millions.
175 millions. Je vous fais un prix d'ami.
Combien les avez-vous pay�s ?
150 millions.
Je ne prends qu'une toute petite marge.
Je vais n�gocier 155 millions.
Contre les renseignements et un merci.
Nous savions que Greeley �tait en Mongolie.
Le Pr�sident a ordonn� une frappe de drone
contre lui et l'acheteur myst�re.
- Via la liste de mise � mort ? - Oui.
Vous avez agi dans le secret
et vous avez failli �tre �limin�.
Va pour 155 millions.
Et je vous remercie.
D�sol� pour le S�nat.
Il avait raison.
� cause de notre collaboration,
Warwick pensait que mon int�grit� �tait n�gociable.
- Il a eu tort. - Vraiment ?
Je n'en suis pas si s�r.
Vous acceptez que le monde soit gris.
C'est une vertu, pas un vice.
Je sais que mon unit� est respectable,
je sais que les hommes comme Greeley sont des menaces
et que nous les arr�tons.
Mais je fais d'autres choses.
Comme ordonner une frappe contre un citoyen
sans suivre la proc�dure.
Je ne rapporte pas les crimes de l'agent Keen.
Vous prenez des risques r�fl�chis
et vous en avez �t� r�compens�.
Seul le temps nous le dira.
Mais pour l'heure,
notre collaboration m'a chang�.
Nous a tous chang�s.
Nous ne sommes plus les m�mes qu'au d�but.
Moi aussi, j'ai chang�.
Je suis meilleur.
Et c'est � vous que je le dois.
Vous auriez pu dire oui � Warwick,
dire que vous voteriez pour,
et revenir sur votre parole apr�s votre intronisation.
Certains l'auraient fait.
La plupart des gens que je connais l'auraient fait.
Mais pas vous, Harold.
Vous auriez pu faire une promesse que vous ne comptiez pas tenir
et devenir s�nateur des �tats-Unis.
Vous ne l'avez pas fait.
Car vous n'avez qu'une parole.
Ce n'est pas le cas de tout le monde.
Dit comme �a,
je suis presque content de ne pas vous avoir tu�.
Comment r�agira Charl�ne face � votre refus ?
Elle sera d��ue
pendant dix minutes.
Elle haussera les �paules, fera du pop-corn
et on s'endormira devant la t�l�.
C'est tout ?
C'est tout.
C'est ce que les gens ordinaires font.
Vous devriez essayer d'avoir une vie ordinaire.
C'est plut�t extraordinaire.
LA MORT AUX TROUSSES
- Raymond ? - Anne.
Je suis vraiment navr�.
Tout va bien ?
Non, �a ne va pas. J'ai une urgence professionnelle.
Malheureusement, je ne pourrai pas venir.
D'accord.
Ce n'est pas grave.
Si, c'est grave.
Je vous ai demand� de rester, de changer vos plans.
Raymond, ne vous en faites pas.
Ce n'est rien.
Je n'ai pas chang� mes plans.
Je suis rentr�e il y a quelques heures.
Je vois.
J'ai pass� un merveilleux moment avec vous.
Moi aussi.
Peut-�tre que nous nous reverrons.
Au parc.
Je chercherai ce bruant fauve pour vous.
J'esp�re bien.
- Dites-moi si vous le trouvez. - Promis.
Au revoir, Anne.
Au revoir.
Sous-titres : Lilia Adnan
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