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Alors, tu dors ? Démarre !
Arrêtez !
Inspecteur Marc Ferrot.
Evidemment.
C'est calme, chez le patron, hein ?
Joli, pour un divisionnaire.
Moi, je n'aurai jamais ça, je suis tombé amoureux d'une femme sans dot.
Juste le contraire de madame Ganay.
A demain 8 h pour l'interrogatoire des 2 types de l'église.
- Salut, Ferrot. - Salut, Ménard.
Mes hommages, madame, je suis désolé de partir si tôt.
- Je vous accompagne. - Au revoir.
On aurait dû inviter sa femme, mais il serait quand même pas resté.
Résultat, tu nous ennuies, avec tes dimanches à la campagne.
Les maisons de campagne, c'est fait pour les gens qui ont des enfants.
Qui en ont eu.
Lui, il reste tout seul, toujours.
Je voudrais bien savoir de quel ventre il est sorti.
- T'es fatiguée ? - Je voudrais bien rentrer.
Oh, bravo ! Ma femme n'est pas bien, nous rentrons.
- Vous, restez, vous êtes chez vous. - C'est grave ?
Elle pense qu'elle pourra plus sortir.
Vous savez, Ferrot...
l'arrestation des Christani, j'y croyais plus.
Moi, si, monsieur.
Ça fait un an que je les guette.
Seulement, faites attention, Ferrot.
Une fois de plus, vous étiez seul...
pour arrêter 2 types armés, la nuit.
Soyez gentil de fermer le portail. A demain.
Au revoir, monsieur Ganay.
Je vous ai pris en flagrant délit.
- Elle vous plait ? - Qui êtes-vous ?
- Qu'est-ce que vous foutiez à l'église ? - Ah, vous croyez bien.
- Pardon ? - Mais non, c'était un hasard.
Je travaillais de nuit, et j'ai pris des photos pour ma vitrine.
Allez remettre vos chaussures, vous attrapez froid.
Mais non, excusez-moi !
Je suis désolée, les photos, je vous les apporte.
- Les négatifs aussi. - Pardon.
Vous le prenez, ou je vous le porte ?
- Ce soir ? Demain ? - Je sais pas.
Où ? Quand ?
Dernier train de Paris demain.
Voulez-vous reprendre ?
Ça va faire 8 heures qu'on répète la même chose.
Allo.
A quelle heure est le dernier train venant de Paris ?
23 h 04.
Merci.
Oui, je sais bien que c'est l'anniversaire.
Et alors, on le fêtera demain. Je suis obligé de rester.
Ça lui fait quel âge, au petit ?
10 ans.
Bon, vous pouvez renter, je m'occupe d'eux.
Tu me gardes un bout de gâteau ?
Abadie, vous pouvez rentrer aussi.
Bon !
Terminé. Nous reprendrons tout ça demain.
Orléans, Saint-Pierre-des-Corps et Tours...
express 1ère et 2ème classe.
- Je vous ai pas vue passer. - Vous m'avez pas reconnue.
Tenez !
De quel signe êtes-vous ?
- Je vous dépose où ? - Tout droit.
Et vous venez de Paris pour faire des étalages la nuit ?
Vous avez quelque chose contre la nuit ?
Vous me laissez là.
- Au revoir. - Au revoir.
Pourquoi me suivez-vous ? Vous me surveillez ?
Non, c'est idiot, je ne sais pas pourquoi, vraiment.
Je ne veux plus jamais vous revoir.
Plus ça va, plus j'ai envie de toi.
- Hé, là-bas, arrêtez-vous ! - Tirons-nous !
- Attendez ! - Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Attendez ! Attendez ! Arrêtez !
- Mais qu'est-ce que tu as fait ? - C'est parti tout seul.
Hein ?
Je t'interdis de toucher à cette arme, t'as compris ? C'est pas un jouet.
T'as pas de pitié, non ?
- Merde, mon stylo ! - Si tu as du courage, retourne-y.
Tu es fâché ?
Tiens !
Tu le perds pas, hein ? C'est un japonais, complètement automatique.
Attends !
C'est pour un stylo. Je veux le plus cher.
Mais je peux vous faire un prix, madame.
Voilà.
- Il est moche. - Vous trouvez ça moche, monsieur ?
C'est le plus beau de ma vie.
T'as encore oublié de faire réparer cette poignée.
- Tu m'écrivais ? - J'avais envie de vous écrire.
- J'ai faim. - Il y a ce que vous aimez.
Je suis un salaud.
Quoi ?
Un vieil égoïste.
C'est vrai.
Je te bloque ?
Evidemment, à cause de moi, tu ne peux pas rencontrer qui tu veux.
Pourquoi ? J'ai pas l'air heureuse ?
Tu pourrais être là-bas.
Merci.
Elle est belle.
Bonsoir, mon cœur.
Je voudrais ton avis, net.
Les policiers parlent de se mettre en grève.
Qu'en penses-tu ?
Fort de café, non ?
Enfin, encore quelques mois, et puis la retraite.
Oui.
Faut donner une réponse pour la maison du Midi.
Elle vous plait ?
Et à Sylvia, tu lui en as déjà parlé ?
Non, pas encore.
Tiens, elle s'amuse à t'écrire ?
Période bleue, période rose, noire...
Ça s'arrête, et puis ça reprend.
Sois pas négatif de la défaite.
Je vous aime bien.
Mais personne n'aurait fait ça pour elle.
Tu vois, c'est la première fois que je me sens bien à Paris.
T'as pas 100 balles ?
- Vous vous êtes fait mal ? - Bande de cons !
Tu aurais pu lui faire mal.
Hein ?
Qu'est-ce que tu as ?
Hum ?
Qu'est-ce que tu as, dis-moi.
C'est pour toi, Marc.
Mais non, c'est trop beau.
Tu aimes pas.
Mais si, voyons !
Mais je n'ai eu qu'un bijou dans ma vie, une petite chaine à cheville.
A l'Assistance, on a failli me baptiser officiellement Fer-Au-Pied.
Heureusement, ils m'ont appelé Ferrot.
Et même Ferrot, ça me plaisait pas.
Je veux vivre avec toi.
Si t'as quelqu'un, fallait que tu me le dises.
Non, personne.
Alors, pourquoi tu fais tout pour avoir l'air de me cacher ?
A Orléans, on peut sortir ensemble, quand même ?
Oh, j'ai marre des flics.
Pourquoi tu parles des flics ?
Parce que tu me poses des questions.
Ecoute...
je t'ai obéi, je vais jamais chercher à savoir quoi que ce soit.
Et ça ?
Ça, c'est l'heure de l'autre ?
Tout est facile, pour toi.
Y'a une faute en jeu, j'ai eu un voleur à l'arrêt, et en plus...
- tu ne comptes que sur toi, toujours. - Oui.
Tu vois ? Tu ne fais confiance à personne.
C'est vrai.
C'est vrai, mais avec toi, c'est différent.
Alors, heu...
Ecoute, arrêtons, je veux pas qu'on s'engueule.
Alors, on rentre et tu m'appelles quand tu seras décidée. D'accord ?
C'est pour toi.
- Sylviane. - Sylviane ?
Tiens !
Allo.
Allo !
Allo !
Allo !
Allo !
Oui. Bien entendu, je vais bien.
C'est pour ça que tu me téléphones ?
C'est gentil, je t'embrasse.
Elle téléphone ici, maintenant ?
- D'où appelait-elle ? - De chez elle, voyons !
Tu es toujours sûr que personne est au courant pour vous 2 ?
Parce que j'en connais quelques-uns qui aimeraient t'épingler.
Puis faire un gros scandale.
A 3 pas de la retraite, ça serait trop bête.
Personne n'est au courant.
Et dans les campagnes ?
- A ta grenouillère ? - Ne recommence pas, Thérèse.
Je l'ai emmenée une fois...
y'a si longtemps.
Tu vois comme c'est simple.
C'est pas du tout simple.
Parle-moi encore, toujours.
Je veux pas encore te donner ce rendez-vous, hein !
Pour m'en aller ?
Germaine, de Rivière 18, je quitte le réseau.
J'ai une migraine de cheval.
A demain.
Vous ne pouvez pas faire attention, non ?
En plus, c'est défendu de marcher sur les pelouses.
Tu sais où j'habite, maintenant. Tu es content ?
Je t'aime.
Pour la dernière fois...
viens avec moi.
Hein ?
Y'a que le pognon qu'ils perdent jamais, les salauds.
Minou, minou, minou, minet !
J'ai apporté du foie gras, tu veux que je prépare des toasts ?
- Il reste du pain ? - Je vais le faire.
Non, je vois que tu es fatiguée.
Pas du tout, je suis allée au cinéma.
Le Ricard, ça se boit avec de l'eau.
Et j'aimerais bien vous voir partir debout.
Tu n'as plus faim ?
- Je sais bien que je vous dois tout. - Je ne demande que la vérité.
Mais dis-moi...
- on pourrait peut-être faire quelque chose. - Cette fois, non.
- C'est qui ? - Personne.
Tu mens ! Je vous ai vus.
De la fenêtre, tout à l'heure.
Qui est-ce ? Il te menace ?
Qu'est-ce que vous allez chercher ?
C'est ça ! Il te fait peur !
C'est vous qui me faites peur.
Vous êtes gentil, toujours gentil.
Cette montre !
Ce que vous faites pour votre femme, très peu, on dirait.
C'est pour ma tranquillité.
- Ce que vous faites pour moi ? - C'est pour mon plaisir.
- Vous êtes impeccable ! - Bien sûr, j'ai eu tort.
Arrêtez de vous accuser.
Je comprends que tu en souffres à présent.
- Arrêtez de comprendre ! - Si ça peut t'aider.
Je ne veux plus qu'on m'aide !
Là !
Toujours pour nous !
Toujours pour ceux qui aiment des choses dans la vie, quoi, moi, j'aime les cochons.
J'en ai fait 2 000 le mois passé.
Mais ça retombe, c'est comme tout...
on peut plus compter sur rien.
Oui, y'en a un autre.
Et il m'aura complètement.
- Mais tant mieux, Sylvia. - Je le veux complètement.
Comme tu voudras.
Et peut-être vous allez louer une chambre.
- Pourquoi pas ? - Ah ?
Décidément, rien ne vous arrête.
Je ne veux que ton bien.
Vous me dégoutez !
Je préfèrerais des coups !
Tu comprends ?
Bonsoir, malappris !
Tu viens pas m'embrasser ?
Elle t'a quitté, hein ?
Elle est morte.
Ferme la porte.
Ferme la porte !
Je l'ai frappée.
Je sais pas ce qui m'a pris.
Oh, le petit oiseau...
que t'as entendu si souvent dans ta carrière...
t'as jamais voulu le comprendre.
Va prendre un oreiller.
Non, là, comme l'autre.
Assieds-toi là.
Là.
- Avec une arme ? - Un cendrier.
- Qu'est-ce que tu en as fait ? - Je l'ai jeté dans la Loire.
C'est curieux.
Tout à l'heure, j'ai failli me tenir debout.
Le mieux, c'est de tout avouer demain.
On t'a vu ?
- Y'avait quelqu'un, j'ai vu de la lumière. - Qui était-ce ?
J'ai vu que la lumière.
S'il ne se passe rien dans l'heure qui vient...
pourquoi tout avouer ?
Je comprends pas.
Ou on t'a vu, et à l'heure qu'il est, tout est déjà en marche...
ou on t'a pas vu.
C'est cette heure-ci qui va être difficile à passer.
Parce que l'autre...
celui de la lumière dont tu parles...
peut-être qu'il existe uniquement dans ta tête.
- Je voudrais bien. - Il faut que tu dormes.
Donne-moi la petite bouteille, là.
J'irais bien, moi, au cimetière.
Allo.
Salut, Ménard.
Non, pas très bien.
Je suis mal fichu, une espèce de grippe.
Je vais aller voir un toubib, ce matin.
J'en ai un très bon, il m'a déjà guéri.
Quoi ?
Une autre ?
Commencez sans moi, on fera le point à midi au bureau.
Au revoir.
Ouch !
- Ménard sera là vers midi. - Je sais, merci.
Oui, merci.
Donnez-moi Ménard.
Il n'est pas là, je viens de vous le dire. Je vous passe son remplaçant.
Allo.
Non, rien.
Monsieur Ganay pour Ferrot.
Il est en conférence.
Je veux lui parler.
Je ne peux pas vous le passer.
Jusqu'à quand ? Je veux le voir.
Dans 1/2 h.
Bon, j'y serai.
Monsieur Ganay vous attend.
Votre toubib ne vous retire pas du circuit avec une tête pareille ?
J'ai le gant de l'assassin, ses chaussures et une lettre signée "M".
- Et j'ai le signalement complet. - Asseyez-vous.
Vous parlez du meurtre de cette nuit ?
Oui, et je ne rentre pas bredouille, sans compter ce qui est déjà au laboratoire.
Le meurtrier a laissé une trace de boue sur le parquet, en zigzag.
Tout de suite, j'ai reconnu le dessin.
Je suis passé chez moi, les voilà. Zigzag.
On en a acheté une paire ensemble avec Ferrot il y a 2 mois.
Elles étaient en solde chez Méris, rue Royale.
Et le premier témoin qu'on a trouvé nous a parlé de chaussures claires.
Quel témoin ?
Une vieille qui nourrit les chats dans le quartier toutes les nuit.
Elle a vu courir quelqu'un...
l'heure concorde, il a perdu un gant...
elle l'a ramassé...
c'est celui-là.
- Et l'arme ? - On ne sait pas encore.
Mais l'assassin est un homme violent, il lui a fait éclater le crâne.
On a sa lettre.
"Pardon, je t'aime pour toujours". Signée "M".
Et toujours la même heure, 1 h 30.
On a aussi une lettre de la victime. " Je vais vous quitter".
Pas d'effraction apparente, les voisins n'ont rien entendu.
Oui, rupture à sens unique, ça tourne mal...
et on s'enfuie sans précautions.
Pour les empreintes, ne nous faisons pas trop d'illusions.
La femme de ménage avait passé le chiffon avant de trouver le corps.
Votre grippe, ça va ?
Tant mieux, vous vous chargez de l'enquête.
J'ai déjà demandé des renseignements à Paris.
La victime habitait ici depuis 5 ans, m'ont dit les locataires.
- Ils doivent avec qui elle vivait. - Les locataires n'ont jamais vu personne.
Ni la femme de ménage.
Maintenant, avec les fiches de paye, je m'occupe de ses employeurs.
Vous insistiez pour me parler, c'était pour ça ?
Allo.
Oui, il est là.
Lamblin ?
Merci.
Tenez, Ferrot, un second témoin oculaire.
Il aurait parlé à un homme qui suivait la victime.
Il vous attend.
Si le signalement de votre vieille aux chats concorde, y'a pas d'erreur possible.
Bonne chance.
Thérèse...
c'était pas dans ma tête.
Prenez le volant.
- C'est là. - Faut que je passe à la pharmacie.
Je reviendrai vous chercher au bistrot là-bas dans 1/2 h.
D'accord.
Monsieur Lamblin est parti, il revient dans 1/2 h.
Ah bon.
Dites-lui que je l'attends au café à côté.
- Bien, Monsieur l'Inspecteur. - Merci.
- Monsieur l'Inspecteur ? - Oui.
Enchanté, monsieur Lamblin.
- Asseyez-vous. - Merci.
Vous avez une déclaration à faire ?
Il pouvait être minuit, je promenais Joséphine.
Ma levrette.
Vous étiez à quelle distance de lui ?
Environ 20 m.
- Qui c'est ? - Mon chef.
Excusez-moi.
Ça a l'air d'être le même type.
Mais comme il se cachait, il n'a pas pu voir vraiment son visage.
Ça fait 2 signalements identiques autour de la même heure.
Evidemment, c'était son amant.
Mais elle lui aurait jamais parlé de moi ?
Cloison.
Eh oui, le cloisonnement...
c'est le principe même pour pas couler.
Il l'a giflée parce qu'elle ne voulait rien dire.
Et à toi non plus, elle a rien voulu dire.
Crêve !
Il m'a peut-être vu.
Pourquoi ne dit-il rien, alors ? Qu'est-ce qu'il attend ?
S'il a les apparences contre lui...
il cherche à donner un renseignement sans se compromettre.
Il dira rien.
Il dira rien parce qu'il a rien à dire.
T'as pas vu ?
Tu te rends pas compte de la chance qu'on a.
Le coupable...
c'est lui.
N'y va pas.
- Je t'en supplie, n'y va pas. - Je vais tout dire.
Y'a aucun indice contre toi.
Aucune relation avec toi.
Quelqu'un a allumé la lumière.
Quelqu'un respirait au téléphone.
Ce quelqu'un, vous allez bien finir par le trouver.
Alors, s'il a vu quelque chose, là, il sera dangereux.
Seulement, toi, tu le sauras avant lui.
Alors, s'il a vraiment vu quelque chose...
on agira.
Bien obligés.
Enlève ton chapeau.
Parfois, je pense à Dieu.
Je me dis qu'il est immobile.
Il a bien raison.
- C'est elle qui prenait les photos ? - Oui, elles sont très belles.
D'ailleurs, je les ai toutes gardées.
Dans ma réserve, dans la cour.
- Inspecteur Ménard. - Y'en a déjà un qui fouille dans ma réserve.
- Je ne savais pas que vous étiez là. - Je suis toujours le premier partout.
Si je devais vous attendre !
Mais Ferrot, je fais les boutiques où elle travaillait. Les magasins ouvrent à 9 h.
Rien d'intéressant ici.
Je l'ai interrogé, et il n'a jamais vu personne avec la victime.
Je suis persuadé que chez tous les autres, ce sera pareil.
Bon, j'y vais.
Ah, quand est-ce que vous voulez voir son appartement ?
Faites venir toutes ses affaires à l'hôtel de police.
Ça sera beaucoup plus simple pour faire l'enquête.
Leopardi Sylvia Magdalena.
Née le 25 décembre 45 à Agrigente, Sicile.
Père médecin, l'a reniée à sa majorité.
Raison invoquée : incendie de la maison de son oncle.
Viol ? Vengeance ? Rien n'est clair.
Vol et récidive à Palerme.
Quitte la Sicile pour Paris le 10 octobre 68.
Paris nous envoie la suite.
On cherche un amoureux, moi, je verrais plutôt un maquereau.
Cette fille n'était pas une putain.
Pourquoi pas ?
Travail honorable.
Y'en a plein maintenant, des filles de luxe.
Je regrette que vous n'ayez pas visité son appartement.
Ça y est, tout est en bas.
Une jolie fille sans aucun bijou, c'est curieux.
Vous avez bien tout passé au peigne fin ?
Y'a plus rien, là-bas.
Et puis on l'a pas tuée pour ça, on a retrouvé tout son argent.
Ça, c'est sûrement un cadeau.
Y'a l'adresse derrière, je vous laisse faire, c'est du tout cuit.
Non, moi, je m'occupe des robes...
vous, des meubles, Abadie, voyez pour les objets.
C'est tamponné au musée Gustave Moreau.
Elle est allée faire un petit tour à Paris.
Celui qui a tué n'était pas le seul homme dans sa vie.
Tout a été commandé par correspondance. On n'a jamais vu personne.
Elle avait un réveil dans son sac. Ça n'allait pas bien entre eux.
Un grand type qui n'avait pas l'air commode.
- Elle venait seule ? - Oui, toujours seule.
Brun, les yeux marrons, en veste grise.
Je le reconnaitrais facilement.
Oui, toujours seule.
- Qu'est-ce que j'ai dit ? - Rien.
Sylvia Leopardi a été vue toujours seule...
ou alors toujours avec le même homme...
et qui correspond au signalement de l'individu aperçu le soir du meurtre.
Grand, 1 m 85-86, brun...
yeux marrons, solide.
On les a vus se disputer au musée Gustave Moreau.
Le gardien parle d'un réveil.
Je pense que c'est le même qu'on a retrouvé détruit chez la victime.
Pourquoi le même ?
Comme ça, et puis...
on n'a retrouvé qu'un seul réveil.
Ménard pense qu'on devrait rechercher un maquereau.
Un maquereau qui l'emmène au musée Gustave Moreau ?
Un raffiné, qui sait ?
- Un Orléanais. - Pourquoi un Orléanais ?
En effet.
Mais nous allons essayer de le savoir.
Mettez un portrait de la victime dans la presse avec appel à témoins.
Si vous faites ça, l'assassin ne se montrera plus.
Il le sait bien, qu'il est recherché.
Si c'est un Orléanais, c'est qu'il ne voulait pas se montrer avec elle.
Chaque fois qu'on les a vus ensemble, c'était au moins à 50 km d'ici.
Vous avez une cigarette ?
- Vous fumez ? - Oui.
Relisez-moi le dossier de Paris.
Leopardi Sylvia Magdalena.
Arrestation le 20 décembre 68 pour usage de stupéfiants.
A sa sortie de prison, mariage à la mairie du 5ème avec Breuil René...
5 condamnations pour proxénétisme.
Breuil Sylvia se prostitue alors dans le 8ème arrondissement.
Tentative de suicide aux barbituriques...
hôpital sous protection, divorce.
Et subitement, tout change.
Elle se met à travailler normalement.
Quitte Paris pour Orléans, conduite irréprochable depuis 5 ans.
Quand on change à ce point-là...
c'est que quelqu'un vous fait changer.
Et c'est ce quelqu'un qui m'intéresse.
Autrement dit, on cherche un type bien.
- Pas un maquereau. - Mélangez pas tout, Ménard.
Personne n'est 100 % bien ni 100 % maquereau.
Champion, l'idée du journal ! Efficace !
Y'a des clients pour vous là-haut.
Même à 3, il faudra la journée.
Occupez-vous en, j'ai trop de travail.
Et on se tape encore tout le boulot.
Ménard, chacun à sa place !
Vous les écoutez et vous les triez.
Et puis ceux qui ont quelque chose à dire, je m'en occuperai.
Elle a fait croire qu'elle venait de Paris.
Je fermais mon guichet.
Je l'ai entendue dire à l'homme qui venait la chercher...
- A l'homme ? - Bof, 45 ans...
brun.
Je connaissais un contrôleur sur les lignes de Bretagne...
là où je travaillais avant.
Tout son portrait ! Fermé à double tour !
J'ai une femme qui a vu la victime et le suspect...
l'après-midi du meurtre dans un jardin public.
Ils se sont engueulés, séparés, 2 mn plus tard, elle est revenue.
Lui, il la suivait en se cachant d'elle.
Il voulait déjà la tuer.
Venez la voir, tout concorde. N'oubliez-pas, lettre de rupture.
4 h après, il la suivait encore.
Chapeau, la filature !
- Vous vous êtes blessé ? - Non, c'est rien.
Terminez-la, je vais à l'infirmerie.
J'ai un témoin qui les a vus dans son champ.
Ils auraient tiré des coups de feu.
- Il a vu l'homme ? - Non, uniquement la fille.
Et toujours cette même 404 grise.
- Ils ont tiré sur quoi ? - C'est elle, elle m'a tué un faisan.
Vous avez trouvé des balles ?
On a même pas pu le manger, il était en purée.
Bon, aucun intérêt.
C'est pas avec n'importe quel flingue qu'on met un faisan en purée.
Avec mon 38, je ferais un grand trou, mais c'est tout.
Un type bien qui la sort de la merde...
avec une arme, des engueulades, elle lui fait croire qu'elle habite Paris...
il la suit, non, ça ne colle pas tout ça.
- Je vous dis qu'il y a 2 types. - Décidément, vous y tenez !
Toute la journée, on m'a décrit le même bonhomme, un seul !
Ce n'est pas parce qu'ils avaient tous vu le même type que c'est le meurtrier.
- Mais on cherche qui, alors ? - J'en sais pas plus que vous.
Il faudrait une confrontation générale avec vous.
Un portrait-robot.
Oui.
C'est une des filles de l'Alsacien !
Le salaud, il se croit tout permis parce qu'il me donne des tuyaux.
Vite, elle à l'hôpital, et moi, je m'occupe de l'Alsacien.
Bonsoir, Monsieur l'Inspecteur.
Alors, le vitriol, t'as appris à t'en servir, maintenant ?
- Tu ne t'éclabousses plus ? - Qu'est-ce qui se passe ?
- Vous avez des ennuis ? - Salaud !
Qu'est-ce qu'il y a ? Mais calmez-vous !
Il est cinglé ! Allez, on se tire !
Allez, dépêchez-vous, montez !
Arrêtez !
Arrêtez-le !
On y est pour rien !
Mais calmez-vous, nom de Dieu ! Ecoutez-moi !
La fille est revenue à elle.
C'est un de ses clients qui a fait le coup. Un dingue.
Il avait déjà tout raconté au commissariat quand on l'a trouvée.
Qu'est-ce qui vous a pris ?
L'Alsacien insinue des choses sur vous.
- Je suppose, puisque je me servais de lui. - Tout doux, Ferrot, j'aime pas ça.
- Il porte plainte ? - Pas cette fois.
On l'a calmé.
Bon ! L'affaire Leopardi.
René Breuil, son ancien mari...
l'interrogatoire n'a rien donné.
Voilà ce qu'on a recueilli de nouveau sur le suspect.
Il avait une arme et se déplace en 404 grise.
L'homme et la victime cachaient leur liaison dans la ville...
à l'exception de rencontres à la gare.
A la gare ? Elle voyage avec lui ?
Non. Elle lui faisait croire qu'elle venait de Paris.
Elle avait déjà peur de lui ?
Ou d'un autre.
On note ici une promenade l'après-midi du meurtre.
Ils auraient eu une forte dispute dans un jardin public...
et il a été vu en train de la filer jusque chez elle.
C'est pas rien, ça.
C'est logique, un jaloux.
Il cherchait déjà à la tuer.
Ou à savoir quelque chose.
- Ça lui cachait quelqu'un d'autre. - Quelqu'un d'autre ?
- Retire-lui l'enquête. - Sous quel prétexte ?
- Je te dis de lui retirer l'enquête. - Il a que l'intuition, lui.
Il peut rien trouver, y'a rien à trouver.
Et s'il remonte jusqu'à son arrestation, avec Breuil ?
Tu sais très bien que j'ai rencontré Sylvia longtemps après.
Et par hasard.
Vous, ça vous plait, hein ?
Salut, Ferrot, ça, c'est dangereux.
Et c'est ça qui vous plait !
Je peux ?
C'est un voisin qui a entendu du bruit qui nous a prévenus.
On est passé par les toits, les scellés sont intacts.
Qu'est-ce qu'on est allé chercher là-dedans ?
Rien, peut-être.
Vous verriez le chantier !
Il faut être fou-furieux pour faire ça.
Du même style que le meurtre.
Arrêtez-vous là, j'en ai pour 30 secondes.
- Prenez du chewing-gum pour le petit. - D'accord.
A l'alimentation...
les pâtes en sauce Lustucru !
Dans le même paquet, des pâtes aux oeufs frais...
et une très bonne sauce préparée par Lustucru.
On vient de le voir, là, dans le magasin.
Le type qui a appelé nous attend devant la porte numéro 1.
- Qui a appelé ? - Un témoin qu'on a déjà interrogé...
il est contrôleur à la gare.
- Pourvu que ce ne soit pas une blague. - Il a dit à la caisse 25.
Bon, faisons les caisses. Vous, bloquez les sorties.
S'il fallait en plus que je regarde les clients !
C'était pas une blague, y'a un chariot plein abandonné.
Bien ! Vous, restez ici, contrôlez toutes les identités.
- Oui, Ménard ? - Ah !
Le témoin du supermarché, c'était bien le contrôleur de la gare.
Il est à l'hôpital.
Le suspect lui a filé 2 méchants coups.
Faut prévenir tous les témoins qu'ils se tiennent à carreau.
- Il a parlé ? - Non.
Les médecins nous interdisent de l'approcher avant demain midi.
Bien. Midi ?
C'est très bien d'être venu, Ménard, mais vous auriez pu téléphoner.
Je passais prendre Etienne à la sortie de catéchisme.
Alors...
Excusez-moi plutôt de vous avoir dérangé.
N'oubliez pas, demain midi.
Alerte à toutes les voitures. Occupation de l'usine Delmotte...
bagarre entre piquets de grève et surveillants.
On reste là-bas.
Germaine de Rivière 18, passez-moi Ménard.
Ferrot, où est-ce que vous êtes depuis ce matin ?
On a juste le temps pour l'hôpital à midi.
Le contrôleur a le type en tête comme s'il l'avait photographié.
Je passe par l'usine Delmotte.
On a déjà du monde, là-bas.
C'est sur mon chemin, je serai à l'heure.
Comme vous voudrez.
- Je veux parler au patron. - On l'a bouclé, personne n'entre.
Où est-il ?
On lui fait des radios, il faut attendre.
Qu'est-ce qu'il allait faire là-bas ?
Je ne sais pas. J'attendais à l'étage au dessus avec le témoin du supermarché.
Je ne comprends pas. Il n'est jamais là où il devrait être.
- Il a toujours été comme ça. - Mais pas à ce point-là !
C'est l'affaire Leopardi.
Avec sa théorie du 2ème homme. Il bute dessus mais il s'acharne !
C'est pas parce que 2 amants se cachent qu'il y a forcément un 3ème larron.
- Il y a 100 raisons ! - Il n'a toujours rien trouvé ?
Mais comment voulez-vous que je sache ?
Je suis la lanterne, moi, au rancard !
Il ne veut plus de vous ?
Jamais il n'a voulu qu'on aille ensemble à l'appartement.
Les témoins, il ne veut pas les voir.
La confrontation générale, il ne veut pas. Excusez-moi, Monsieur, mais j'en ai marre.
Et le suspect, pendant ce temps-là, il démolit tout le monde !
Calmez-vous, on va arranger ça.
Non, monsieur Ganay, toujours rien.
Enfin, si je vous écoute...
pourquoi un 2ème homme qui aurait fait changer la vie de Sylvia Leopardi...
et pourquoi pas le même que le suspect ?
- Il y en a 2. - Enfin, Ferrot, ça tourne à la manie !
Il y a un suspect, conduisez l'enquête comme on doit le faire !
Bien, monsieur.
Et puis vous vous lèverez quand les médecins vous le diront !
Merci.
Ménard !
Tant que notre ami ne sera pas rétabli, vous le remplacerez.
Bien, monsieur.
Je n'ai rien de cassé, laissez-moi sortir.
Reposez-vous, c'est un ordre.
Ah !
Ah, ben alors, c'est Sylvia qui lui a donné ma montre...
pour que tu comprennes bien qu'elle voulait plus de toi.
Lui, Ferrot !
Eh oui ! Bien sûr, Ferrot !
- Un autre orphelin, comme elle. - Un flic.
Ça, les flics, elle les attirait !
Elle pouvait pas s'en passer.
D'ailleurs, c'est tant mieux, parce que...
ça sera plus facile pour t'en débarrasser.
Il sera facile à confondre, bien sûr.
Ça n'est pas ça que je te dis.
T'as raison, Thérèse, mais ce n'est plus utile, tout l'accuse.
Son signalement, son silence, son arme, jusqu'au supermarché.
Mais il est tout de même innocent.
Et alors ? Il sera pas le premier condamné à clamer son innocence.
Tu es si sûr de toi ?
Parce que Sylvia...
elle s'est cachée de toi et de lui.
Elle avait un grand gout de la cachette.
Alors, quand il a fouillé l'appartement...
au point de le saccager...
il a peut-être trouvé quelque chose.
Ça, je le saurai ce soir.
Je vais lui annoncer moi-même que je le mets demain...
devant tous les témoins, il est fini.
Ménard, Ganay. Je veux une réunion de tous les témoins pour demain matin...
enfin, ceux que vous trouverez. On a assez perdu de temps comme ça.
Si, l'inspecteur Ferrot sera là.
Ferrot !
Vous avez la tête dure.
Je venais vous voir.
Montez.
Je vous plains, Ferrot.
Demain, tout le monde va vous reconnaitre.
J'ai ordonné la confrontation générale que vous n'avez pas voulu faire.
- Quand avez-vous compris ? - Au supermarché.
- Je ne l'ai pas tuée. - Pourquoi n'avoir rien dit ?
J'ai eu peur et je voulais le coupable.
Si je parlais, on me foutait en taule.
En prison, je ne pouvais plus me défendre ni chercher.
Nous, nous pouvions chercher.
On m'a toujours appris à me démerder seul.
Vous avez peut-être des circonstance atténuantes.
- Je ne l'ai pas tuée. - Alors, qui ?
- Un autre. - Je dois vous arrêter.
Laissez-moi encore quelques jours, regardez !
Regardez !
J'ai trouvé ça chez elle.
Et je veux retrouver cette maison, là, derrière.
Pour quoi faire ?
Je veux l'homme qui était là avec elle.
- Elle est seule sur la photo. - Non.
Une photo qu'on recolle, qu'on cache, c'est qu'on y tient.
- Désolé, Ferrot, c'est du délire ! - Non, c'est un souvenir.
Et on n'a pas de souvenir seul.
Il a bien fallu que quelqu'un la prenne, cette photo.
Je dois déposer un médicament chez ma femme, vous m'attendrez.
Nous en rediscuterons plus longuement.
Ferrot, non !
Je porte un médicament à ma femme, c'est tout. Je ne serai pas long.
Ferrot a trouvé une photo du relai de campagne.
Je sais même pas qui l'a prise, un client ?
Sylvia n'a pas arrêté de rire ce jour-là.
On a été qu'une seule fois à la grenouillère.
Et ma voiture sur la photo.
La Nash.
Une Nash ! Je suis seul à en avoir jamais eu une dans le département.
Heureusement, c'était avant l'arrivée de Ferrot.
Il m'a jamais vu avec.
Donne-moi un gant.
Je vais lui faire déclarer qu'il connaissait Sylvia.
C'est une photo Polaroïd, y'a pas de négatif, plus de preuve...
plus rien.
Bon !
Je vous donne 3 jours...
mais donnant-donnant.
Je n'ai jamais rien dit parce que tout m'accusait.
Je sais que des flics avoine, ça existe.
C'est trop compliqué.
Ce n'est pas pour moi.
Un autre monde, vous comprenez.
Ce que les autres doivent avoir quand ils sont gosses.
Enfin, je ne sais pas.
Ma photo !
De quel droit vous faites ça, monsieur ?
Pourquoi ?
Moi, je l'aimais.
Vous l'avez tuée.
Ah !
J'étais sûr que vous étiez là, j'ai même pas essayé d'appeler l'hôpital.
On a profité que vous étiez au lit...
pour foncer derrière votre dos.
Demain, confrontation générale avec les témoins.
- A 11 h. - J'y serai.
- Bonsoir, monsieur Ferrot. - Bonsoir, Abadie.
Tout le monde préparé pour demain.
11 h ! Je crois qu'on va l'avoir, notre bonhomme !
- T'étais où, ce soir ? - Quoi, encore ?
- T'étais où ? - Vous êtes pire que Ferrot !
J'étais au banquet des anciens de la France Libre, j'ai 40 témoins !
On vient de découvrir le corps de monsieur Ganay.
C'est pas vrai ?
- Et Ferrot ? - Ça va...
mais il m'a dit qu'il avait tout pris sans rien voir.
- La confrontation Leopardi ? - Annulée !
Inspecteur Ménard.
Vallois. Paris me charge de l'intérim.
Vu la précision, c'est un tireur professionnel.
Exact ! En plus, c'est du 357.
Venir ici, armé...
qu'est-ce qu'on a pu lui proposer ?
Mais, dites-moi...
Ganay...
3 voitures, une résidence secondaire, une maison dans le Midi...
- pour un traitement de divisionnaire, hein ? - Tout cela vient de sa femme.
Elle est issue d'une vieille famille d'ici.
- On l'a interrogée ? - Oui, elle ne sait rien.
Je vais demander aux RG le passé politique de Ganay.
Vous êtes fatiguée...
il faut dormir.
Alors ?
A force de me répéter, moi, je sais plus où j'en suis.
Ça fait des semaines, on s'en souvient plus.
Moi, je l'oublie pas, ce fumier.
C'est ça !
Une raie...
les cheveux denses.
Plus fournis que ça ?
Alors, je vous parle !
C'est comme ça, les cheveux, ou non ?
Je sais plus.
Emmenez la voiture, s'il vous plait.
Il faut que j'aille à la maison de l'étang.
Bien, madame.
Votre collègue...
qu'est-ce qui lui est arrivé ?
- Une brûlure. - Il y a longtemps ?
Non, pourquoi ?
Il a pas l'air commode. Fermé à double tour.
Voilà la nuit, madame.
Vous vous arrêterez chez mon pharmacien.
Et vous me prendrez cette ordonnance.
Montez, monsieur Ferrot.
Montez !
S'il vous plait.
C'est là ?
C'est lui qui vous avait amené, ou c'est vous ?
C'est lui.
Alors, maintenant, il faut finir ce qui a été commencé.
J'ai essayé, essayé.
Je peux pas.
Pourtant, je suis déjà morte.
Oui, je suis morte.
Parce que sans ça, j'aurais déjà parlé, puisque je sais tout.
Je sais que vous n'avez pas tué Sylvia.
Je sais que vous avez tué Ganay.
J'aurais menti aussi un petit peu, parce que...
je mentais très bien quand j'étais vivante.
Et alors là...
vous vous seriez vraiment défiguré pour rien.
Alors, je vous en supplie...
je vous en supplie, aidez-moi.
Aidez-moi, tout le monde croira à un suicide.
Je vous en supplie !
Je suis chez le divisionnaire Vallois ?
Inspecteur Ménard. Excusez-moi de vous appeler si tard, mais c'est très urgent.
Je dois tout de suite parler à votre mari.
Comment ?
A l'hôtel de police, à cette heure-ci ?
A son bureau ?
Bon, j'y vais tout de suite. Merci, madame, et excusez-moi encore.
- T'arrives ? Je partais te chercher. - Je veux parler à Vallois.
C'est lui qui m'envoie te prendre. Il va y avoir un hold-up au supermarché.
Il t'a désigné toi, vu l'état de Ferrot.
Allez !
Je te raconte, on fait une souricière !
Vous n'en sortirez pas !
Jetez vos armes !
T'en fais pas !
- Ils vont les tuer, merde ! Arrêtez le tir ! - Ils vont cramer dans la bagnole !
Appuie-moi, Seguin !
Attention, ça va exploser !
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