All language subtitles for One From The Heart (1981).720p.BluRay-French

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Original subtitles

Ah, si j'avais gagné un dollar

chaque fois que j'ai tenté ma chance,

avec ces Roméos-bidons de hasard

marchands de fausses espérances !

Pourtant, on repense toujours

à son dernier amour

sachant qu'un autre naîtra un jour

car, "il était une fois, à un carrefour"...

COUP DE CŒUR

A travers les âges

écoute la voix du sage

qui a dit : ne mise pas tes gages... sur l'amour.

Attention, corruption, collusion !

Evite les intrusions

et si tu veux que tout soit perçu

il faut passer par la mise à nu.

A la croisée des chemins

une question se pose soudain

le pont s'est effondré

et la route est barrée.

J'ai toutes raisons

de croire pour de bon

que l'amour n'est en réalité

qu'exploitation et déception.

Seulement, il y a une retenue

au moment où tout est foutu :

c'est la petite boule rouge, qui, dans ta poitrine

se rappelle à toi.

Simple addition

dans la tradition.

Ne mise pas tes gages sur l'amour.

Traverse un village, une ville, une capitale

parcours la grande rue, le quartier central.

Tu verras, l'amour a son cimetière

une vaste aire... où reposent

les victimes de ses cimeterres.

Elles se sont saignées pour leur cause.

Ta pelle, c'est le verre du condamné,

creuse ta tombe,

enterre les restes de ton âme qui sombre.

La mariée s'en Vient,

le marié s'en va,

on dirait qu'un ouragan

est passé par là.

Ça sent la salle de billard.

Où est donc ma chaussure ?

J'en ai ras le bol de ramasser tes affaires.

On dirait que tu es restée toute la nuit

dans une tranchée.

Dis-moi

depuis quand tu te peignes avec une clé ?

Les roses sont fanées,

les violettes bonnes à jeter

et j'en ai ras le bol de ramasser

tes affaires éparpillées.

Ce que tu m'as fait peur !

Il a raccroché.

Qui c'est ?

Un de tes petits copains.

Ou une de tes petites copines.

On ne sait jamais.

Non. Jamais.

C'est quoi, demain, Franny ?

Le 4 juillet.

Le jour où on s'est rencontré, il y a 5 ans.

J'ai pensé qu'on méritait un cadeau.

- Pour nous. - Oh, chérie !

J'ai un cadeau aussi.

Sans blague ?

Bon anniversaire. Je t'aime.

Je t'aime.

Ouvre.

Non, toi.

C'est quoi ?

Des billets.

Deux billets pour Bora-Bora.

Bora-Bora ?

Toi et moi sur une plage.

On fera l'amour, on ira surfer, on aura du sable sous les pieds.

De l'amour et du surf. Regarde ce que c'est, toi.

Un acte de propriété.

L'acte de propriété de la maison.

J'ai racheté la part de Moe.

- Tu plaisantes ? - Je l'ai embobiné.

L'acte de propriété de cette maison ?

Oui, elle est à nous !

Cette maison ?

Hank, cette maison,

c'est le genre de maison qu'on retape et qu'on revend.

Elle offre plein de possibilités. Qu'est-ce que tu racontes ?

Elle est super, cette maison, Franny ! Tu seras bien, ici.

On va la retaper et ce sera notre chez-nous.

Mais oui. Et ensuite, on ira où tu voudras.

N'importe où.

Je m'appelle Condoleya.

Qui es-tu, esclave païen ?

A genoux.

Dansez pour moi, Condoleya.

Tu vas adorer les mers du Sud.

C'est une bonne idée, mais on a pas les moyens.

Je sais

que j'ai été pigeonné,

je n'ai pu compter sur toi.

Pire, tu te fiches pas mal de moi.

Prends-toi un appart,

tu y vivras en célibataire.

J'en ai ras le bol de ramasser

tes affaires.

Embarque ta famille

et toutes tes chaussures.

Crois-moi

je serai drôlement bien quand tu seras loin.

Poulet et champagne tous les jours

quand on se sera quitté

et que je me serai ramassé

une nouvelle poupée.

- Qu'est-ce que tu fais ? - La cuisine.

Dîner d'anniversaire.

Pourquoi tu t'es sapée ?

Je croyais qu'on sortait.

Faisons la paix.

C'est vrai. Je t'aime.

Chéri, promets-moi...

qu'on ne se disputera plus jamais.

- Tu me le promets ? - Je te le promets.

Avec un baiser !

Je vois clairement

que rien n'est clair.

Je déprime

tous les ans, rien à faire.

Attaquons la vie au marteau,

Attends, je reviens.

Laisse tomber ! Peut-être qu'on aura un gosse.

On n'est même pas mariés.

Comment sortir de ce rêve ?

Tu sais...

une escapade-vacances, ça nous ferait du bien.

Au fond, c'est du solide, cette maison.

Elle est chouette.

- Pardon. - Vas-y !

Non. Toi.

C'est la chose à faire.

Ce serait un bon investissement.

Si c'est dans nos moyens.

Quoi ? Mais on l'a achetée ! Elle est à nous.

Tu l'as achetée.

Mais avec notre argent.

Notre argent ?

Tu le dépenses sans me consulter ?

Tu as bien acheté les billets !

C'est une occasion.

J'ai eu une réduction.

T'occupe. Je sais, moi.

Au fait, bon anniversaire !

La première fois que je t'ai vu, je me suis dit :

Ce n'est pas mon type d'homme.

Vraiment pas.

Ni physiquement, ni la façon de parler.

Tu n'étais pas "lui".

Lui ?

Le Prince Charmant.

Mais... tu m'as plu quand même.

Et après, je t'ai aimé... parce que tu étais gentil.

Gentil ?

Tu étais gentil.

Vraiment gentil.

J'ai pensé que tu changerais un peu. Moi aussi.

Qu'on s'entendrait, et que tout irait bien.

Mais tu n'as pas changé.

Tu n'es même plus gentil.

Et toi, Franny ?

Avant, tu te rasais les jambes.

Maintenant, tu attends des semaines !

Tu étais appétissante.

Mais maintenant !

Quoi ? Maintenant, quoi ?

Tu t'es regardé ?

Avant, tu n'étais pas mal foutu.

Avant ! Maintenant, tu as l'air d'un oeuf !

- D'un oeuf? - Oui, d'un oeuf.

Si j'ai pris, 2, 3 kilos...

pourquoi tu ne m'as rien dit ?

Parce que tu n'écoutes jamais ce que je dis.

- Tu n'as rien à dire ! - Oh si, j'ai à dire !

Plein de choses à dire ! Plein ! Plein !

Bravo ! Tu en dis long, là ! Chapeau !

- Où tu vas ? - Faire un tour.

Parfait ! Va-t'en ! C'est tout ce que tu sais faire !

Le pied ! Elle part, les copains ! Une fois de plus !

- Tu sais ce que tu es, toi ? - Non. Dis-moi vite !

Ennuyeux. Mais ennuyeux ! Tu ne sais même plus vivre !

Et moi, je fous le camp avant de devenir comme toi !

Au revoir, Miss Bora-Bora !

Qu'est-ce que tu déconnes !

Toi et ton Paradis !

Tu te retrouveras sur la plage avec toutes tes conneries !

Pas toutes, parce que toi, je t'aurai largué !

Tant mieux ! Parce que moi, je ferai tourner l'affaire.

Je pars. C'est fini...

pour de bon.

Je sais que c'est fini depuis le Premier de l'An.

Quand à minuit j'ai eu envie...

d'embrasser la grande blonde, tu sais ?

Oui, la grande blonde.

Je voulais pas de toi, non plus. Je voulais embrasser Moe.

Ton meilleur ami ! Il m'a...

dégrafée, il m'a fait une langue...

et j'ai adoré !

N'approche pas ! Ne me touche pas !

Ne me traite pas de pute, salaud, hypocrite !

Tu lui as téléphoné, à ta blonde ?

Tu as couché avec elle ! Je le savais !

Mais ce n'était rien.

Ça compte pas. Je ne voulais pas te faire de peine.

Allez, quoi.

Reviens.

Bon ! Après tout, tu l'auras voulu !

Franny, arrête !

- Qu'est-ce que tu fais ? - Salut !

Angela, c'est Moe.

Ton petit Moe ! Moe-la-vie ! Moe-l'amour !

C'est vrai que tu es folle de mon corps ?

Ça fait longtemps que je voulais savoir.

Je croyais que c'était toi qui étais fou de mon corps !

- Tu veux venir ? - Bien sûr.

Mon petit chou à la crème céleste.

- Tu as embrassé Franny ? - Quoi ?

Ecoute, Angela, je te rappelle.

Si j'ai quoi ?

Qu'est-ce qui s'est passé au Premier de l'An ?

Au Premier de l'An... je ne sais plus, moi.

Elle dit que tu l'as embrassée.

Ah ça... bof... non, il ne s'est rien passé.

Un baiser de réveillon, c'est tout.

De réveillon ?

Tout le monde s'embrasse au réveillon.

Tu as dégrafé son corsage.

Elle a dit ça ?

Je ne sais pas.

Je ne me souviens pas de l'avoir... dégrafé.

Tu l'as dégrafé, ou elle l'a retiré ?

Elle ne l'a pas retiré.

Non... c'est un malent... je ne me souviens plus... attends...

Tu es mon meilleur ami.

Si je n'ai pas confiance en toi, alors en qui ?

Ecoute, il ne s'est rien passé, d'accord ?

Rien passé, mon œil !

Eh ! Qu'est-ce que tu as ? Hein ?

Il ne s'est rien passé. On avait bu, on s'amusait...

Tu veux que je te dise ? Je ne te crois pas !

Tu es un salaud !

Moi, un salaud ? Parlons plutôt de Jan Morehouse !

Je n'ai jamais voulu y revenir, mais...

- Ce n'était pas pareil. - Pourquoi ?

- Tu ne l'aimais pas. - Tu n'en sais rien !

C'était une affaire, c'est tout. Je ne voulais pas te faire mal.

Tu ne voulais pas ?

Dans mon lit, pendant que je vais chercher des pizzas !

- "Pas me faire mal" ! Ecrase-toi ! - Toi, écrase !

C'est toi qui remues ces conneries.

Il y a trois ans de ça.

Pour moi, c'était hier.

Et il y a six mois que j'ai embrassé Franny !

Embrassé cette garce. Ah, les femmes !

Quelle allumeuse ! Et elle m'a drôlement laissé en rade !

- Je m'excuse. - Moi aussi.

Je m'excuse de m' être foutu en rogne.

Ça ne va pas ?

Je ne peux plus respirer.

Je me sens mal.

Ça va ?

Franny et moi, c'est fini.

Cette fois, c'est pour de bon.

On casse, on recolle. Personne n'est parfait.

Tant qu'on a la santé ! Tout va s'arranger.

Tu n'as pas besoin de frimer avec moi.

Je suis ton amie.

Tu as envie de craquer ? De pleurer ?

Vas-y ! Craque. Ça te fera du bien.

Maggie, je n'ai pas envie de craquer.

Tu veux que je te dise la vérité ?

Non. Aucune envie.

La vérité, c'est que tu as de la veine.

Hank est un type épatant.

- D'accord, un peu radin. - C'est un père-pantoufles.

Vous allez vous rabibocher.

Mesquin, mais super.

La gerbe !

- Franny ? - Quoi ?

Ça va s'arranger, je te le promets. Ça s'arrangera.

Pleure, ça ira mieux. Crève l'abcès un bon coup.

Je n'ai pas envie de pleurer. Vraiment pas envie.

Si tu en as envie, pleure, toi.

Je voudrais bien pleurer. Je ne demande que ça...

mais je ne sais même plus si je peux.

Tu n'as pas idée de ce que c'est dur, pour moi.

- Je suis tellement paumée. - Je veux vivre !

Voilà ce que je veux, moi ! Je veux sortir en bande.

Je veux vivre des trucs érotiques !

Franny, tu es folle !

Je veux aller au Paradis ! Je veux faire plein de choses !

Susan Hayward et moi, nous allons vivre !

Tous les matins, je me réveille, et je ne sais même pas où !

Je sors avec un type, ce soir. J'en ai pas envie.

Mais je marche. Je pleure et je marche. Je marche toujours.

Gonflé avec ça ! Il appelle à la dernière minute.

Il me dit d'aller le rejoindre en taxi en pleine nuit.

Il a de la veine que je sois folle de lui !

Franny, tu te débrouilleras ?

Promis ? Tu mettras la chaîne à la porte ?

Je mettrai la chaîne.

Vieux copains...

Au fond de la poche de ton ciré,

comme des ampoules grillées

sur le Grand-Huit.

Vieux copains.

Tu te souviens de nos virées

quand on se garait dans l'orangeraie ?

Désolé, j'ai pas de mayo pour le thon...

mais j'ai rien d'autre.

Je file. J'ai rencard avec 2 filles au Flamingo. Je t'appellerai.

Merci, vieux.

Tu as la télé, du hasch dans le bureau.

On se voit... enfin, je t'appelle. Dans une demi-heure.

Merci. Amuse-toi bien.

Je t'aime bien, va. A tout à l'heure.

On est amoureux, tu Vois,

de quelqu'un

qu'on était autrefois.

Ce n'est pas très souvent

que je pense à toi,

n'empêche

que parfois, un mannequin

vêtu d'une robe fraîche

transforme une vitrine

en rêve cristallin

Mais ces rêves-là

sont à quelqu'un d'autre.

Ils parlent en dormant

dans le tiroir où sont rangés maintenant

tous mes vieux copains.

Les filles fleurissent dans les bars

à chaque printemps.

Dans l'obscurité

on se souvient souvent

des vieux copains.

Vélos cassés,

vieilles chaînes brisées,

guidons rouillés

par la pluie.

Quelqu'un devrait créer

un orphelinat

pour toutes ces choses au rebut

dont on ne veut plus.

Septembre nous rappelle juillet,

le temps des adieux est près.

L'été s'est enfui

mais notre amour durera

comme de vieux vélos à plat

sous la pluie.

Je m'en... fous. Je m'en fous !

Vous me voyez bien ? Je-m'en-fous.

Ce sera quoi ?

La vitrine ?

Bora-Bora.

Vous savez, dans le Pacifique... l'île.

Ce n'est pas comme ça.

Non ?

Pas du tout. Le ciel n'est pas comme ça.

- Vous y êtes allé ? - Souvent.

- C'est vrai ? - C'est un autre bleu.

J'ai été à Tahiti, Bora-Bora, Pago Pago.

C'est pas ça la couleur, non ?

Je ne sais pas. Je n'y suis jamais allée.

Je fais juste la vitrine, d'après les photos.

Quand je passe,

je regarde votre vitrine et je me dis :

"Qu'est-ce que je fais ici, je devrais être là-bas.'

C'est drôle, je pense pareil en la faisant.

Que je devrais être là-bas, à faire du houla-hoop.

Je vous regarde tout le temps.

Ah oui ?

Je travaille pas loin, je joue du piano.

Du piano ? C'est extra.

Et je chante.

C'est chouette.

Vous voulez venir m'écouter, ce soir ?

Moi ?

Tu as vu ce type ?

Non. Je suis aveugle ! Superbe mais dangereux.

Je passe à 10 h et à minuit. Je vous ferai entrer.

- C'est à quel nom ? - Mon nom ?

- C'est pas mon genre, ça. - Je suis vannée.

Peut-être...

Ça ne sera pas un soir comme les autres.

Ce sera fabuleux !

Si on veut faire des courses, il faut y aller.

C'est fête. Ça ferme tôt.

Lancez-vous ! C'est le 4 juillet !

Vous m'intriguez.

Et ce genre-là, j'évite en ce moment.

- Pourquoi ? - Dangereux.

- Vous l'êtes, vous ? - Venez m'écouter, vous verrez bien.

Attendez !

L'adresse. Tenez.

- Je ne peux pas. Vraiment. - Pourquoi pas ? Dites-moi pourquoi.

Ce n'est pas bien.

Vous êtes mariée ? Fiancée ? En ménage ?

Non.

Prends les allumettes, on aura du feu.

Ce sera sympa. C'est oui ? On se voit à minuit.

Minuit, d'accord ?

- Il est superbe. - Je sais. Je m'effondre.

C'est quoi, votre nom ?

Franny. J'adore danser.

Moi, c'est Ray. J'adore danser aussi.

- On va danser ! - Oui, vous allez danser.

C'est pas si grave, une petite dispute.

Mes parents s'engueulaient, mais ils vivaient ensemble.

Maintenant, on se tire.

Il n'y a plus rien qui compte sauf s'amuser.

Arrête de gémir. Franny-ceci, Franny-cela, marre !

Tu sais ce qui cloche en Amérique ?

- La lumière. - Qu'est-ce qu'elle a ?

Rien ne reste secret.

Tout est toc, bidon. Rien n'est vrai.

Eh, regarde !

- Elle est vraie ? - Elle est superbe !

Je ne sais pas ce que c'est. Un cirque, ou quoi ?

Peut-être de la pub.

Je crois qu'elle nous regarde.

Décontract'. Sourire.

- Elle regarde qui ? Toi ou moi ? - Pas moi. Ça doit être toi.

C'est toi qu'elle regarde.

Tu crois ?

Pousse-toi, on va voir. Pousse-toi.

Adorable.

Je suis amoureux, Moe.

Tente ta chance. On a 30 secondes.

Ça va ?

- Du feu ! - Bien sûr.

Vous êtes drôlement bien foutue, je veux dire...

vous avez l'air très gentil.

Vous avez de beaux, de très beaux yeux.

Et une famille charmante.

Rendez-vous à 9 h au Fremont ?

Vous plaisantez ! Vraiment ?

Où vous voudrez ! Sur le pont de Brooklyn !

C'est son vieux.

Qu'est-ce qu'elle a dit ?

Je crois bien qu'elle a dit : rendez-vous à 9 h au Fremont.

Elle t'a dit ça ?

C'est ce qu'elle a dit.

Mon salaud, tu te l'es assurée !

Alors ça, il faut le voir pour le croire !

Fantastique ! Ça paie ! C'est comme ça qu'on les tombe.

- Le fute est serré. - Mais c'est ce qu'il faut !

- Ça moule le... - C'est sexy.

- J'en jette ! - Tu t'étais embourgeoisé.

Les femmes sont libérées.

Elles y vont carré, faut que tu y ailles carré.

- Faut bouger, mec ! - Regarde ce qui passe !

Le 4 juillet, il y a cinq ans...

En plein désert, ma voiture est tombée en panne. Le 4 juillet.

Tout le monde m'engueulait...

et puis, ce type est arrivé avec sa dépanneuse.

- Il m'a sauvée. - Un coup d'œil et...

j'ai su que c'était une emmerdeuse.

J'aurais dû me méfier. Elle m'a raconté sa vie.

Il m'a lu des poèmes.

Ils n'étaient pas de lui, mais c'était joli.

C'était ceux d'un client. Il frime avec.

Elle m'a regardé avec sa bille de clown.

J'aurais voulu les avoir écrits.

Ah oui ? Qui les avait écrits ? Léon ?

Non. Fox.

Hank croit qu'il comprend les femmes. Il rêve.

C'est ça dont je te parlais. Super excitant.

Ça se met comment ?

Franny croit qu'elle comprend les hommes.

Aucune femme ne comprend les hommes.

Ça dépend des femmes.

J'ai l'air d'un thon.

Mais non ! Tu es terrible ! C'est un chef-d'œuvre.

Chapeau, Tony.

C'est vachement mode.

Son amie le trouve ennuyeux.

Cinq ans avec Hank et tout ce que tu as, c'est ta liberté.

Tu aurais au moins pu y gagner un logement.

Je sais.

Je ne suis qu'un épouvantail

sans toi.

Oh, baby, ne disparais pas.

Chérie, pardonne-moi.

Ma bouteille me sert de trompette,

mon carton à chapeaux de tambour.

Je t'en prie, chérie, pardonne-moi.

Je me suis emporté,

j'ai perdu pied,

ce que j'ai dit.

Tu es le panorama

de ma rêverie.

Chérie, je t'en prie,

pardonne-moi.

Qu'est-ce que tu as fait à tes cheveux ?

Mes cheveux ?

J'ai fait une permanente.

- Tu n'aimes pas ? - Si. J'aime bien.

Ça change, c'est tout.

Ça change !

Qu'est-ce que tu fais là ?

J'habite ici. Faudrait pas oublier !

Tu emmènes ton diaphragme ?

Où tu vas, dans cette tenue ?

Me faire foutre.

Pas de problème dans cette robe.

- Tu sais ce qu'elle dit ? - Quoi ?

"Allez-y les mecs, j'attends que ça."

Tant mieux.

Parce que c'est exactement ce que je dis.

Je dis : "Allez-y les mecs".

Tu pars en voyage ?

Peut-être bien.

Où tu vas ?

Moi ? Je vais au Paradis.

Pas faire du roller, dans le Nevada.

Pas à Reno, ni à la pêche.

Je vais à Bora-Bora et à Tahiti.

C'est très exotique, à cette période de l'année.

- Ce sera chouette. - Allez... dis merde à Bora-Bora.

Je t'en prie !

Je n'attends pas après toi pour vivre ma vie !

- Tu le regretteras. - Saleté de valise.

Je ne suis pas une savate !

Mais comment on en est arrivé là ?

Je te regarde descendre et je ne fais rien pour te retenir.

Ça veut dire quoi, ça ?

Je n'en sais rien, moi.

Que c'est fini.

Bonjour, beauté.

Vous n'auriez pas du feu ?

Si, j'en ai.

Cadeau.

Merci. Bonne journée.

Maggie.

Alors ?

Alors ? Alors, je suis crevée.

Superbe. Un sexe fou.

Vrai ?

Sacrée ligne. Tu as pris mon parfum ?

- Une goutte. - Une goutte ! A 65 dollars !

C'est le 4 juillet, et...

Où tu as rencard ? Où tu vas ?

Là où il m'a dit.

Merde ! J'ai donné les allumettes au petit mec !

Je reviens.

Je joue du piano. Et je chante.

Rendez-vous à 9 h au Fremont.

Tu te souviens de moi ?

- Myriam. - Non, Leslie.

Seule ?

Non. J'attends quelqu'un.

- Vous serez combien ? - Deux.

- self, ou dîner ? - Dîner.

Ici.

Et tenez-vous à carreau !

Couvert !

Ça, on verra.

Excusez-moi...

Ray ?

- Franny. Vous vous souvenez ? - Ça alors !

Vous savez, j'ai pensé à vous toute la journée.

- Ah oui ? - Oui, oui.

Que je vous explique :

Je chante une ou deux fois et entre temps...

- Vous êtes serveur. - Je suis serveur.

Moi aussi, j'ai été serveuse.

En Floride, pendant longtemps.

"Et une omelette qui marche !"

C'est parti.

Elle a cru que... Je vous ennuie. Je m'en vais.

Non. Prenez un verre de vin. J'arrive.

Du vin ? Oh, non.

Vous voulez un sandwich ?

Oui. Je meurs de faim.

Ma patte de crabe fout le camp. Tenez.

- Je suis content. - Moi aussi.

A Bora-Bora, et au romantisme !

Ce n'est pas mon sandwich ?

Plus maintenant.

- Aux bougies, OK ? - Non, non.

Pourquoi pas ? C'est le 4 juillet ! Il faut être heureux !

- Je le suis, avec vous. - Et moi, avec vous.

Je devais vraiment chanter, ce soir.

Mais au dernier moment, le patron a déclaré forfait.

J'avais un numéro extra.

En voilà des façons !

Pardon. Vous permettez ? Je bavarde avec mon amie.

Ah oui ? Moi, je fais tourner ma brasserie !

Ce sont mes gaufres !

Je vais me fâcher.

Je peux avoir du raifort ?

Javier.

C'est Xavier.

Sois comme Javier.

Il chante, mais il aime bien servir aussi ! Tu m'écoutes ?

Javier ! Le raifort !

Terminé. Je te vire.

Tu chantes comme un pied. Tu ferais pleuvoir !

- Le raifort. - Pas à moi. A lui.

Jamais on ne m'a traîné dans la boue comme ça !

- Vraiment ? Désolé. - C'est un boui-boui, ici.

Mon pauvre vieux, tu me fais mal aux seins !

Ça devrait payer l'addition.

- Le service est déplorable. - A qui la faute ?

Ray, vous êtes viré.

Vous me donnez des ailes. Partons.

Un jour, je chanterai dans une boîte !

Garde-moi des places !

- Eh, vieux, le steak de la dame ! - Vieux ?

Je suis le patron, bande de cannibales !

Vous avez changé vos cheveux.

- Je les ai fait friser. - Vous êtes très belle.

Merci. Vous aussi.

C'est... un genre de dancing, non ?

J'adore danser. Je dansais, avant.

Asseyez-vous.

C'est adieu Las Vegas, pour moi.

- Vous allez partir ? - Oui. Vous voyez ce bar ?

On aurait pu faire un super-show ici : Moi.

Avec que des créations. J'avais les meilleurs musiciens.

Vous allez partir pour de bon ?

Où vous allez ?

Je ne sais pas. Quelque part.

Comme dans "Casablanca".

Vous vous souvenez ? Humphrey Bogart.

Il était super-cool.

C'était le patron d'un club.

Ça aurait pu être moi.

Peut-être.

Il perd son amie, à la fin.

- Non. - Si.

Il y renonce pour une chose plus grande.

Quoi ?

La Liberté.

Liberté ?

Vous n'auriez pas gardé la fille, vous ?

On verra.

J'aime bien.

- Vraiment ? - Oui. C'est bon.

Retrouve-moi ce soir,

il pleut des havanes.

Des havanes ?

Retrouve-moi ce soir,

on fera l'amour n'importe où.

On verra.

Embrasse-moi, ce soir,

il pleut des chateaubriands.

Et du Dom Pérignon !

Tout est magique ce soir

et tu me rends fou.

- On va où ? - On va danser. Vous voulez ?

- Vous faites le tango ? - Je me débrouille.

- Vous dansez comme un dieu ! - Je sais.

Leila !

Elle ne viendra pas. Je le sais.

Tu aimes ces cheveux, toi ?

L'idée n'est pas de moi.

Non. Le type a dit : "C'est la mode, en ce moment".

C'est ce qui se fait.

Petit berger, souffle dans ton chalumeau,

le loup a mangé t es agneaux !

Rentre vite, rentre vite, samedi matin très tôt,

et jusqu'à midi... dodo.

Il faut dire qu'elle savait te radoucir

et toi, tu savais tenir... tes promesses.

Ron et ton, patapon. Sors de ton cocon,

vide ton sac et tes poumons, jusqu'à extinction !

Petit berger, crève l'abcès,

va jusqu'au bout de toi-même.

Pleurer, c'est pas normal, un jour de Fête Nationale

même si t'as des problèmes.

Abracadabra, elle a disparu !

Ta vie n'est plus que Canada Dry.

Reprends courage, fais le ménage,

siffle ton Bourbon et bye bye !

Petit berger a perdu son hirondelle,

elle est tombée du nid.

C'est quand même idiot qu'elle t'ait possédé

toi le macho, comme tous les autres.

Chaque fois qu'il pleut, le parapluie est hargneux,

c'est toujours sur lui que ça tombe.

Fais une croix dessus, oublie-la, c'est du passé

et tu es à côté de tes pompes.

58, 59... 60.

J'ai dit : Hôtel Fremont, 9 heures.

Leila !

Vous êtes encore là !

Mon père m'a bouclée 2 heures dans la salle de bains.

C'est l'étage de mon amie. Il faut que j'y aille.

- Venez avec moi. - Je ne peux pas.

Mais si, Franny ! Pourquoi ? Venez.

Je ne peux pas.

Alors, dites-moi de partir.

Vous devriez partir.

Vous le voulez ?

Je voudrais venir, mais mon amie m'attend.

Allez. Venez avec moi.

- Je suis à vos pieds ! - Je ne peux pas.

C'est ça, l'amour.

Devinez.

On est dans une vieille usine. Et c'est vous le gardien.

Pas tout à fait.

Dans le donjon du Marquis de Sade...

- et je suis votre prisonnière. - Si seulement !

Non... on est dans le Taj Mahal...

et c'est votre jardin.

Une étoile filante !

Vous avez fait un vœu ?

C'est le jardin du Taj Mahal.

Vous savez qu'il a été bâti pour une femme ?

C'est vrai ?

C'est ici...

que je viens réfléchir.

Une gorgée ?

Et puis zut, j'y vais.

Je ne voulais plus jamais le refaire.

Mais je le ferai pour toi.

Attends.

Je t'en prie, fais-le pour moi.

Lumière !

Tambour !

Et voici pour la première fois : "Los Trapenos".

Attention ! Ce sont des fils à haute tension.

Moe n'en croira pas ses oreilles. Garanti.

Et voici : "Stock-Car-lotta".

Attrape-moi !

Chez moi.

C'est joli.

Je peux te poser une question personnelle ?

Pourquoi pas.

Tu es souvent amoureuse ?

Au lycée, on allait dans les drive-ins.

Tu veux qu'on y aille ? C'était très excitant.

Il fait froid, tu ne trouves pas ? Vachement, même.

Tu veux la couverture ? Tu n'as jamais été au lycée ?

Déjà eu un petit ami ? Déjà été dans un drive-in ?

Musique ?

Qu'est-ce que tu veux ? Je vais te le dire, moi.

Dis, tu connais la Carioca ?

C'est pas un fox-trot, ni une polka.

C'est nouveau, fantastique,

c'est un rythme extatique !

Le tempo, il faut qu'on le pique,

c'est exotique, énergique, érotique !

Danse ça avec ta nouvelle minette

et il y aura de l'amour dans ses mirettes.

Tu en rêveras

de la Carioca.

Elle ne parle

que de baisers et de soupirs.

Tu en rêveras

de la nouvelle Carioca,

quand le bal terminé, il faudra partir.

Joue contre joue c'est tellement plus doux.

C'est la base de tout. Deux bras vous enlacent...

Franny ?

Qu'est-ce que tu fais ?

Ce n'est rien.

Ça compte pas.

Je le savais ! Je le savais !

Allô, Maggie ? Passe-moi Franny. Elle est là ?

Comment ça, une erreur ? Erreur mon cul ! Quoi ?

Tu sais, la fille du cirque, elle est là.

Va chez moi, et prends ma voiture, elle est devant.

Il me faut Franny !

Je sais. Il faut le voir pour le croire.

Bonjour.

Bien dormi ?

- Oui. Très bien. Et toi ? - Tu te lèves tôt.

Le monde appartient aux lève-tôt.

Sans doute.

Pour ce qu'ils en foutent !

Je t'ai entendu téléphoner. Ça fait tôt, non ?

A une relation d'affaires.

Dans les pare-chocs.

Il travaille à Long Beach.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Ça ?

Je l'ai ramassée au Caesar Palace. Une bague avec un rubis.

Tu sais ce que c'est ?

L'œil qui voit tout.

Qui dit la vérité.

Tu dis la bonne aventure ?

Hélas ! Sale aventure.

Elle est avec son mec, hein ?

L'amour, c'est pour les cons.

Tu devrais rester avec les gens qui te comprennent.

Qui veulent les mêmes choses que toi.

- Comme toi ? - Exactement.

Qu'est-ce qu'on ferait ?

On suivrait son cœur.

Où ça ?

- Où il nous emmènerait. - Vraiment ?

Oui. On irait à l'aéroport, on prendrait un avion...

et on se réveillerait à Paris... ou à Rome.

Dans le Pacifique Sud.

- On ne peut pas. - Pourquoi pas ?

Pourquoi on ne pourrait pas ? Tu as ton agence...

j'ai de l'argent de côté. Impeccable.

Ce soir.

- On pourrait, oui. - Et on le fera.

On pourrait vraiment.

- On le fera. Tu veux ? - Sur la plage.

Avec des étoiles de mer.

- Dans une folle étreinte. - Coladas...

Noix de coco...

Appuie, Moe.

Aimer un homme marié, ça s'apprend.

Je ne suis pas un homme marié.

Vous démarrez la journée ensemble. Mais tu dois rentrer seul.

C'est de la corde raide.

Oui. L'amour, c'est de la corde raide.

Surtout avec lui.

Regarde devant toi.

Pour se débarrasser d'une fille de cirque, il faut fermer les yeux.

Et alors, fille de cirque ?

Elle disparaît.

Comme un crachat sur le gril.

Allons voir si Franny est là.

Quoi ?

Sauve-toi avec moi. Fuyons Las Vegas.

Tu veux ? Tente ta chance.

Je ne veux pas te faire de peine.

Vraiment, je...

vraiment je...

Je t'aime aussi.

Tu es belle.

Attends-moi. Je reviens. D'accord ?

N'oublie pas :

comme un crachat sur le gril.

Viens. On va lui parler.

Je veux voir, c'est tout. Je sais où elle est.

C'est dimanche. Il y a des gens qui dorment.

- Qui est là ? - C'est moi, Hank !

Ouvre, j'ai à te parler.

Reviens plus tard, quand on sera levé.

Maggie, ouvre, j'ai à te parler !

Je t'en prie !

- Où est Franny ? - Elle dort.

- Réveille-la. - Non. Elle est malade.

Et moi donc ! Ouvre, s'il te plaît !

J'enfonce la porte !

Mais tu es complètement fou ! Espèce de sauvage !

Vous feriez mieux d'ouvrir.

Je le savais ! Je le savais !

Elle n'est pas là. Elle n'a pas passé la nuit ici.

- Ravi, Moe Pavitch. - Enchantée. Maggie Levine.

En fait, c'est Leveen. Dire qu'on ne s'est jamais vu.

Ça va aller ?

Tiens, tu veux une cigarette ?

Tu veux du café ? J'en fais un extra.

J'en veux pas. Où est-elle ?

- Je n'en sais rien. - Où est-elle ? Tu le sais !

Ça va ? Tu me promets d' être sage ?

- Ça va. Ça va. - Elle est avec un ami.

Le mec en smok ?

Elle a le droit d'avoir des amis.

Tout le monde en a besoin, hein ?

Oui. Il est peut-être de la famille.

Il s'appelle comment ?

Ray. Il travaille au "Tropical". Ils te donneront son adresse.

Au Tropical. Viens, Moe !

Je l'aime !

Je l'aime. Et il va y avoir du bobo !

Je vais l'appeler, ce type.

Allez, on y va. Ça suffit, le bla-bla.

On n'empêche pas l'eau de couler,

petit.

Je ne sais pas comment tu t'en sortiras,

petit.

Elle fait de grands projets

dont tu ne fais pas partie.

Prends-le avec philosophie,

car on n'empêche pas l'eau de couler,

paumé !

Il te faudra un avocat, pour ce voyage-là.

Qui est là ?

Service d'étage.

Nous n'avons pas sonné.

Quel effet ça te fait ?

Comment te sens-tu dans ce pays ?

T'es qu'un petit homme perdu

dans la grande métropole.

T'as peut-être agi un peu vite.

Tu ne peux pas retirer ce que tu as dit.

Franny, qu'est-ce que tu fais là ?

Du calme, monsieur.

Vous, laissez ma femme tranquille.

- Une cigarette ? - Non, je veux ma femme !

Tu voulais du changement, en voilà !

Ça te change assez ?

Salaud !

Ta gueule, Franny !

Je ne veux plus de toi. C'est clair ?

Ce que tu es bête !

C'est humiliant ! C'est plus que bête, c'est gênant !

Sale type ! Je ne la fermerai pas ! Il n'y a pas de raison !

Foutez le camp !

super. Juste ce dont j'avais envie, un tour à poil...

le dimanche, avec un type que je déteste.

Si tu crois que je t'aime !

Vous n'avez jamais vu des seins ?!

- Tiens, couvre-toi. - Prenez une photo-souvenir !

Je m'en fous. Je m'en fous complètement !

Tu vas...

avec ce type ?

Mais enfin, qu'est-ce qu'il a ?

Il est différent ?

Il ne me crie pas après.

- Il chante pour moi. - Il chante pour toi ?

- Hank, tu pleures ? - Non. Je ne pleure pas.

Tant mieux.

Si je savais chanter, je chanterais.

Mais je ne sais pas, Franny.

Tu ne vois pas que je souffre, Hank?

Ça fait des années qu'on se dit adieu.

Cette fois-ci, c'est pour de bon.

Adieu, Hank.

Buvez de la bière, vous serez centenaire !

Voilà tes vacances. Rien que toi et moi.

Bora-Bora, nous voilà !

Pourquoi pas ?

Je n'arrive pas à y croire ! L'aéroport ! Enfin, je pars !

Vite. Il ne faut pas rater l'avion.

Je t'en foutrais du Bora-Bora !

Je ne vais pas te laisser à ton Rudolph Vaselino ! Crois-moi !

Tu sais que Bora-Bora fait 30 km de périmètre.

A pied, on en fait le tour en une journée.

C'est à 800 km de Tahiti...

mais il faut passer par Papeete. C'est une des îles Fidji.

- Tu es nerveuse ? - Moi ? Non. Je parle trop ?

Excusez-moi.

Ce n'est pas mon style, mais j'ai mon avion !

Les cartes d'embarquement. Voilà l'avion.

- Il y a un vol pour Bora-Bora ? - Là-bas.

Il est un peu cinglé...

Non. Il souffrait.

Désolé. Prenez la queue.

Ensemble depuis...?

Cinq ans.

C'est long, quand on s'est trompé.

Séparés depuis quand ?

Avant-hier.

- Pas de vol pour Bora-Bora. - Alors, quelle Cie ?

- Passez par L.A. - A quelle heure, le vol L.A. ?

- Nous n'en avons pas. - Ne me compliquez pas la vie.

C'est vous qui nous compliquez la vie, à tous !

Le dernier vol pour L.A.

vient de partir.

Encore !

- Que fais-tu là ? - Un voyage !

Où ?

J'avais pensé à Bora-Bora.

Tu n'as pas de passeport.

J'en aurai un. Où ça se fait, un passeport ?

Il faut que j'y aille.

Franny, je ne prendrais pas cet avion, à ta place.

L'aile à l'air bizarre.

Viens, Franny. Je t'en prie.

Je ne veux plus me bagarrer.

Je t'en prie, Franny. Reviens.

- Viens avec moi. - Ne pars pas.

Je ne suis pas venu me bagarrer avec toi.

Je suis venu chanter pour toi.

Tu es mon rayon de soleil.

Mon unique rayon de soleil.

Tu me rends heureux

même quand le ciel n'est pas bleu.

Tu ne sauras jamais

à quel point je t'aime.

Ne me prenez pas

mon rayon de soleil.

- Viens, Franny. - C'était joli.

Reviens à la maison.

Reviens.

Il est trop tard.

Je devrais faire une fiesta infernale,

c'est la Fête Nationale.

Au lieu de ça, je bois

C'est sûrement l'amour,

ça n'a jamais été si brutal.

Cette fois, c'est le coeur qui parle.

L'ombre sur le mur

ressemble à des rails.

Je me demande

s'il reviendra jamais.

La lune est une tache jaune

dans le ciel.

Cette fois, c'est le coeur qui parle.

Les blondes,

les brunes, les rousses

reposent le marteau

qui labourait mon cœur.

Mais elles n'étaient que parenthèses.

Je ne sais plus :

c'est une sirène

ou un saxo ?

Les rues

sont si glissantes quand il pleut.

Je t'aime

plus que ces mots

te le diront jamais.

Cette fois, c'est le cœur qui parle.

J'ai fait une bêtise.

Ramène-moi chez nous,

grand fou.

Mets tes bras

autour de mon cou.

Le monde ne tourne pas rond

sans toi.

Je m'en veux

de t'avoir brisé le cœur.

Ne me quitte pas

Ramène-moi chez nous,

grand fou

car je t'aime encore.

sous-titres : Anne et Georges DUTTER

Sous-titrage vidéo : C.M.C.

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