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Donc, vous commencez toutes vos r�unions

en tuant les amis de votre interlocuteur ?

- Eh bien... - Je connais .

- Pardon ? - Vous avez lu Machiavel ?

Qu'est-ce qui vous fait penser ?

Parce que ce que vous avez fait

est tout à fait machiav�lique.

Je ne dirais pas .

"Le lion ne se d�fend pas des pièges,

"le renard ne se d�fend pas des loups.

"Il faut donc être renard pour connaître les pièges

"et lion pour effrayer les loups."

- Malin, non ? - Oui.

On passe au reste ?

Je vous en prie.

Je gagne combien, M. Barrett ?

Pas assez.

Je sais combien vous gagnez.

C'est faux.

Je peux le deviner.

Vous savez ce qu'on dit des devinettes ?

Encore une pens�e de Machiavel ?

Peu importe.

Continuez.

Vous êtes venu d'Espagne.

Vous avez repris l'affaire

de votre pr�d�cesseur et l'avez redress�e.

Sur mon territoire.

Je veux ma part.

15 %.

Pay�s à la fin de chaque mois.

En contrepartie,

je vous prot�gerai, vous et votre organisation.

Le seul petit hic, c'est que

vous avez tu� six de mes hommes.

- Et vous, trois des miens. - On n'est pas quitte, alors.

Ce n'est pas le souci.

Mais là, je vous parle, dans mon bureau.

Faites preuve de respect.

Je m'en sors parfaitement bien

sans votre aide.

Pourtant, on vous a aid�.

- Quoi ? - Comment je vous aurais trouv� ?

L'agence a d�cid� de s'attaquer à la corruption.

Je dirige l'unit� en charge de cela.

Ah.

Je connais vos flics corrompus,

les d�tectives McGrath et Long.

Ils m'ont tout dit.

Conclusion : vous n'avez jamais eu accès

à quelqu'un d'aussi infiltr� que moi,

je n'ai jamais eu accès à autant d'argent que vous.

Donc ?

D�sol� pour vos hommes, mais...

votre indemnisation,

sera de mener vos affaires sans ne serait-ce qu'une amende.

Bien sûr, tout cela n'est qu'une formalit�,

vu que vous n'avez pas le choix.

Refusez et vous aurez la mort de trois policiers sur le dos.

Et merde.

Je ne veux pas bosser avec vous. Vous êtes insupportable.

Fait chier.

Donc.

Remettons-nous-en à Dieu.

Si j'appuie sur la gâchette et que vous mourez,

sera le destin,

j'assumerai,

mais si vous ne mourez pas,

notre avenir commun s'annonce radieux.

Entendu.

Bon, un dernier mot ?

Non.

Non ? Impec.

Hâte de bosser avec toi.

Dans mes bras !

Bienvenue dans l'organisation.

TROIS ANS PLUS TARD

Relax, Danny.

Impossible. On vole l'argent de Gabriel.

Planque-le dans la chemin�e et assieds-toi.

T'es s�rieux ?

Il nous sous-paie.

On le m�rite.

On leur soutire le code et c'est bon.

Maman m'a appris à nourrir les invit�s.

Pas le temps.

On a des trucs à faire.

Des trucs ?

- Il est presque minuit. - Je veux bien manger.

- Ça vient d'où ? - Ninos.

C'est pas ferm� ?

Si, ils nous devaient un service.

Avec des couverts, s�rieux ?

C'est gras.

J'ai ma belle veste.

Pire pizza de chez Ninos, c'est infect.

Allez, la valise.

Où est mon fric, Gabriel ?

Depuis combien de temps je paie

pour être tranquille ?

- Quatre ans ? - Trois.

Et c'est grâce à que tu as pu d�velopper ton petit empire.

Trois ans, et tu ne me fais toujours pas confiance.

Tu restes un criminel, Gabriel.

Je sais que tu es nouveau dans cette organisation,

mais cette all�gation me paraît bien hypocrite.

Un peu de lecture s'impose.

Doux J�sus.

Tu as d�jà lu Machiavel, Garland ?

D�tective Garland. Et oui.

C'est mon mantra, j'adore.

Tout le monde adore.

"Celui qui devient prince

"par la faveur du peuple doit travailler à conserver son amiti�."

Quel rapport ?

Il veut rester ami avec nous,

�tant devenu prince grâce à tes services.

Et mon fric ?

Tu l'auras.

Un mois que tu r�pètes .

Tu sais...

je ne t'arnaque pas, là...

Si je le voulais, je vous tuerais tous les deux,

maintenant, ici même.

Non.

L'agence te tomberait dessus.

N'importe quoi.

Tu crois vraiment que si je te tuais,

embêterait qui que ce soit ? Non.

Par contre, je devrais trouver deux autres flics ripous,

ce qui est p�nible et que je n'ai pas le temps de faire.

Foutaises, Gabriel, je te sais plus malin que .

"Chacun voit ce qu'on paraît être,

"peu perçoivent qui on est r�ellement."

- Machiavel, j'imagine ? - Oui.

Mes hommes r�cupèrent l'argent dans l'une de mes planques ce soir,

vous aurez le fric d'ici demain.

Vous pouvez disposer.

J'ai faim.

Merde, alors.

Bien.

Faisons comme .

Mains sur la table.

Grosse erreur.

Il y a cinq minutes, j'aurais dit le contraire.

- Tu es d'accord ? - Oui.

J'ai pas pens� au temps d'action du poison.

Tu bluffes.

Le code de la valise et on vous laisse foncer à l'hosto.

Vous êtes morts.

Si Gabriel ne vous tue pas,

les d�tectives le feront.

Les d�tectives ?

Oui, connard, tu crois qu'on bosse pour qui ?

Ce fric, c'est un pot-de-vin pour l'ACG.

Vous d�pouillez tout le monde.

C'est bon.

Et merde !

Merde, alors !

C'est chaud !

Quoi ?

Non, j'ai pas mal.

Je me suis cram� la main.

Bonjour, Siobhan, tu veux quoi, meuf ?

Mmh ?

Ouais.

Quoi ? Maintenant ?

D'accord, t'�nerve pas, j'arrive.

Bonjour, mon amour.

Bonjour.

Merde.

Meg, on doit y aller, Siobhan est dehors.

Allez.

Allez, vite.

Bonjour.

- Bonjour. - Salut.

- Salut, Charlie. - Salut.

- Pas trop d�fonc� ? - Bof.

Il va devoir d�m�nager du van s'il ne change pas.

T'es la meilleure marraine.

Elle essaie.

Encore et encore.

Belle �ponge.

Putain de merde.

Il fait grave chaud.

Un de ces jours, un criminel reviendra nous faire la peau.

T'inquiète, Siobhan, karat�ka Charlie est là.

Pas vrai, Charlie ?

J'ai une question, tu faisais quoi dans l'arm�e ?

Allez, Chuck, on a du sang à nettoyer.

C'�tait flippant, mec.

Oh, oui.

Possible qu'il y ait des micros dans la pièce.

- Pour info. - Oui, merci.

H�, Meg,

pourquoi lui dire ?

Rien de mal à s'amuser un peu.

Prends ces trucs.

C'est un toxico.

Il s'amuse d�jà assez comme .

Il s'amuse assez pour nous tous. Bouge-toi.

S'amuser ?

Une bonne pipe et un bol de c�r�ales, m'aurait amus�.

Et tes gosses, Siobhan ?

Je pr�fèrerais ne pas les avoir.

Tu les as adopt�s, pourtant.

Je savais pas qu'ils �taient cons.

Mais si.

Tu m'adopterais, moi ?

J'ai besoin d'une nouvelle maman.

T'es con, je le sais.

La fac t'a refus�, ce taf pourri est ta seule option.

Une fois mari�s, on ouvre nos pompes funèbres.

Maison fun�raire de Meagan et Alex.

On pourrait l'appeler

"La Bonne mort, maison fun�raire."

Alors, Siobhan ?

Tu veux investir dans mon projet ?

Allez, maman.

Alors, Siobhan ?

Holà.

Vous êtes ensemble grâce à moi,

je n'en ferai pas plus.

Je suis HS.

C'�tait de la cocaïne ?

Tu sais qu'il y a une diff�rence

entre être d�fonc� et se d�foncer au boulot ?

D�jà, c'�tait pas de la coke,

mais des sels.

D�sol�e, alors.

Et au petit-d�j, tu m'as fait rater mon caf�, maman.

Donc, c'est ma faute ?

En fait, oui.

Arrête ton num�ro de pleurnichard.

Il neige.

- Siobhan ? - Oui ?

Il faut que tu rebaptises ta boîte de nettoyage.

Je sais.

- Dis, Charlie. - Oui ?

T'as trouv� des mouchards ?

Non, mais...

Cherche encore, beau gosse.

D'accord.

T'es un putain de g�nie.

Waouh. Punaise.

Tu siffles pour nous ?

Ouais.

T'as trouv� un truc ?

Merde, alors.

Vous lui avez dit de faire ?

Oui, pour rigoler.

On ne rigole pas avec Charlie.

Je vais regarder .

Bien.

C'est quoi, ?

- Siobhan ? - Mmh ?

Y a une valise dans la chemin�e.

Sors-la de là.

D'accord.

Bordel de merde.

C'est quoi, ?

Pas nos affaires.

Donne-la aux flics et dis-leur qu'ils sont nuls.

Une minute.

Et s'il y avait un truc de fou dedans ?

C'est pas mon problème.

Meagan, on ne sait pas ce que contient cette valise.

Ni à qui elle appartient.

Du fric, peut-être ?

Assez pour changer nos vies.

Pour ta retraite et mes pompes funèbres.

Alex m'�pouserait,

ce que j'attends depuis 5 ans, mais à cause du taf, il ne le fait pas.

Siobhan ?

Si tu le sens, prends la valise.

Je m'en lave les mains.

Au boulot, tout le monde.

Entendu.

Bien jou�, Charlie.

NETTOYAGE LA BONNE VIE

Allez, c'est fini pour cette baraque.

La valise.

C'est la vôtre ?

Vous êtes flic ?

Non, je le savais.

Je suis vraiment sous-pay�e.

- Allez... - Donnez-la-moi.

Laissez-moi passer.

Donnez-moi la valise et je m'en vais.

Prenez plutôt .

Bon, Siobhan, tu l'arrêtes ?

C'est qui, ce mec ?

Et merde.

Eh bien, Siobhan, t'es mouill�e jusqu'au cou, là.

T'es bête ou quoi ?

Non.

On va rendre aux flics.

Pas de flics.

Pourquoi pas ?

Manquait plus que .

Mais non, arrête.

C'est un cycle.

La magie de l'aide sociale qui se r�pète.

- Je sais. - T'as les sels ?

Oui, je les ai.

Alors, sers-t'en.

Tiens.

Sniffe-moi un bon coup.

Regarde-moi, allez.

Tu sais où t'es ?

Oui.

Alors, debout, lève ton cul.

Allez.

Debout, mec.

Putain de merde.

Et ?

C'est pas ton sang.

Dans le jardin, le temps presse.

Voilà ce qu'est devenue notre vie.

Oui.

J'ai plus de rêves depuis longtemps.

Jamais trop tard pour renoncer à ses vieux rêves

et s'en faire de nouveaux.

Mon seul rêve, c'est de t'�pouser.

Alors, plus on attend,

plus sera dur de fonder une famille.

On peut adopter, comme l'a fait Siobhan.

Non ?

Pas vrai, Siobhan ?

Ferme-la.

Tiens, le voilà, ce mec ressemble à Tarzan et se comporte comme Jane.

- R�animons ce connard. - Oui.

Eh, r�veille-toi, lève la tête.

On lève la tête, bien.

Bon garçon.

Vous êtes qui ?

Peu importe qui on est.

Qui tu es, toi, et que contient la valise ?

Vous êtes à la masse.

Par rapport à quoi ?

Je vais crever.

Tu vas crever.

Toi, tu vas crever.

Et toi aussi.

On a compris.

Tuez-moi.

On fait quoi ?

Ouvre la bouche.

Montre-nous le code. Avec tes doigts.

Bon garçon.

Pourquoi sent le feutre ind�l�bile ?

C'est du PCP ?

Chuck.

Les gars ?

Regardez-moi .

Deux millions.

C'est à la Commission.

- Et l'Agence contre les crimes graves. - Putain.

Faut qu'on se d�barrasse de ce fric.

Y a pas le feu au lac.

- Mais, non. - Holà.

- La matin�e a �t� longue. - Oui !

D�tendons-nous.

Posons-nous un peu.

D�jà, on mange. On y repense dans une heure ou deux,

et on voit ce qu'on fait.

Non.

Pourquoi ?

Je devrais garder la valise.

Pourquoi toi ?

J'ai le code.

Je l'ai aussi.

Si l'oseille appartient à qui ce gars a dit,

on ne veut rien avoir à faire avec lui.

- H�, Siobhan. - Quoi ?

On est d�jà mouill�s.

Écoute, on a ouvert la boîte de Pandore et trouv� deux millions en espèces,

on ne peut pas la refermer,

si tu ne voulais pas, il fallait le dire plus tôt.

Mais je ne voulais pas.

On aurait dit l'inverse.

Pas du tout.

Mais là, on ne peut pas rester, parce que ce gars va avoir des renforts.

- D'accord. - On va faire quoi ?

Eh bien... on ira chez toi.

Et notre otage ?

On le prend avec nous.

- Euh, Siobhan ? - Oui ?

Comment on va bouger ce gars

et une valise pleine de fric hors de cette maison incognito ?

Comment , la livraison �tait en retard ?

C'est ton boulot de faire en sorte qu'il n'y ait pas de retard.

Tu comprends ?

Gère , d'accord ?

Bonjour, M. Barrett.

Pourquoi t'arrives si tôt ?

- Alors... - Ne me parle pas

avec ta main comme . C'est bizarre.

Oh. On y va ?

Oui, allons-y.

Aucun paiement, hier soir.

Comment ?

L'argent n'est pas arriv�.

C'est impossible.

Je n'inventerais pas .

Bien sûr que si.

C'est quoi, l'objectif ?

Me faire marcher pour ton boss ?

M'extorquer plus de fric ?

Me pi�ger, me faire tomber ?

Je t'assure que...

"Celui qui veut tromper..."

"Trouve ais�ment des dupes."

Je connais cette citation.

Alors, tu sais que je ne me laisserais pas duper.

Je t'assure, l'argent n'est pas arriv�.

Ou tu veux le garder pour toi.

Un double pot-de-vin ?

Tu es tout seul, aujourd'hui.

Le d�tective James fait autre chose.

Je n'en doute pas.

Disons que c'est vrai, que l'argent n'est pas arriv�,

et après ?

On est all�s voir la planque.

Comment vous savez où elle est ?

On est l'ACG, l'Agence contre les crimes graves.

Exact.

Mais oui ! D�sol�.

Bon sang.

Dans la planque, il y avait une �quipe de nettoyage.

C'est les derniers à y avoir �t�.

Vu que c'est ta planque,

on a la ferme intention de se mêler de cette affaire.

Nous nous en tiendrons donc à notre travail,

et ne pourrons plus garantir la s�curit� de ton organisation.

- Rob ! - Oui.

Aboule tes fesses !

D�sol�.

- M. Barrett. - Oui.

On revient avec un mandat dans trois jours.

Si tu n'as pas pay�, on l'appliquera.

Non.

Pousse-toi, fillette.

Rob, tu connais la planque sur Peyton ?

Oui.

Danny et Jack en �taient bien responsables ?

- Exact. - Oui.

T'as des nouvelles d'eux ?

- En fait, non. - Non.

Ces cr�tins seraient morts ?

L'un d'entre eux, oui.

L'autre est là-bas.

Je vois, tu le veux vivant.

- Je me soucie de lui ? - Bien sûr que non.

Non... pas vraiment.

Mais j'ai besoin de mon argent le plus vite possible.

Carr�ment. Je vais le chercher.

Au sous-sol.

Il respire encore.

Sortons-le de là.

Putain de bordel de merde.

Charlie, tu l'as cogn� fort, ou quoi ?

Oh...

Allez, aide-moi.

Debout.

Et merde.

Voyons comment tu vas.

Il va bien.

Alex, on peut discuter à l'int�rieur ?

Oui.

Surveille-le.

NETTOYAGE LA BONNE VIE

Pas encore.

Quoi ?

Je devrais garder la valise, je crois.

- Pourquoi pas moi ? - Quoi ?

Tu devrais la garder, oui,

mais je suis un peu vex� que tu n'aies pas pens� à moi.

Qu'est-ce que tu racontes ? On vit ensemble.

Laisse tomber.

Je me m�fie d'eux.

Je me m�fie de tout le monde, sauf toi et moi.

Quel est le pire sc�nario ?

Que les m�chants nous butent ?

Concernant l'argent, Meagan.

Enfin, Charlie d�penserait tout en drogues,

et Siobhan n'en veut pas.

Elle rendrait l'argent et serait fini.

Elle n'ira pas voir la police.

Elle nous aide à s�questrer un otage.

Pas la police, la Commission.

Je me m�fie d'elle.

Alors ?

Elle se m�fie de toi.

Elle se m�fie de moi ?

J'hallucine ou tu m'as pos� la question ?

Non.

Donc, elle va prendre la valise ?

Elle veut faire .

Fait chier.

Faut que t'arrêtes de fumer cette merde.

Je file un taf à cette fille, je lui trouve un mec, et elle se m�fie de moi.

Elle se m�fie de moi.

C'est quoi, ce bordel ?

Comment c'est possible, ?

Où elles sont ? Il y en avait d'autres, là-dedans.

Et voilà.

Je le savais, ce fric va nous attirer des ennuis.

Bien.

Pourquoi pas ?

Rien ne doit arriver à cet argent.

On pourrait se marier, ouvrir nos pompes funèbres.

Tu sais quoi ?

J'ai jamais dit oui, pour les pompes funèbres.

Si.

Je ne pense pas,

mais oui, tu devrais garder la valise.

Je vais le dire aux autres, OK ?

D'accord.

Bien.

Bon, j'ai pris une d�cision.

Je le sais d�jà.

Deux cl�s, une pour Alex, une pour moi.

Jusqu'à ce qu'on se d�cide pour l'argent, reste verrouill�.

Chuck et moi, on part, on va dormir et voir mes petits morveux.

N'oubliez pas de nourrir l'otage.

Chuck !

Quoi ?

Je vais nourrir l'otage.

On a de la compagnie.

Quoi, encore ?

J'ai besoin de cet argent.

C'est de l'argent sale, entach� de sang.

Cet argent changerait tout.

Pour nous tous.

Mais à quel prix ? Hein ?

Ça sème la zizanie entre nous.

Il n'y a pas de zizanie.

On veut juste être riches et tu as d�cid� d'être soûlante.

Il faut que tu grandisses.

ESPAGNE

Quoi, Rob ?

D�sol�, d�tective James,

je t'ai pris pour quelqu'un d'autre.

Je comprends.

J'y travaille.

Bien. Eh bien, passe une bonne journ�e.

Au revoir.

- Oui, patron ! - Rob, enfoir�.

Tu as progress� ?

Oui, beaucoup.

Ah oui ?

On dirait que tu manges encore des frites.

Tu ne le sais pas.

Tu ne manges que !

Non, pas que .

Et puis, les frites, c'est des l�gumes.

Que... �coute.

En quoi t'as progress� ?

Eh bien...

ils sont dans une baraque, je les surveille, là.

Et notre indic de la police dit que Danny est toujours en vie.

J'imagine que si Danny est là-bas, la valise aussi.

D'accord.

Écoute, changement de plan.

Il me faut la valise ce soir.

Et les nettoyeurs ?

Aucun ne doit survivre, sinon, je trucide toute ta famille.

Ça me paraît normal.

Oui. Au revoir.

Je ne sais pas.

Elle est fâch�e contre moi, non ?

Franchement, tout le monde a l'air fâch�.

Oui, mais elle, c'est contre moi.

Je ne sais pas.

Et tu sais quoi ?

Quoi ?

Peu importe, vu qu'on va tous crever.

Et j'ai soif.

J'ai un truc à te dire.

Quoi ?

T'es nul en boxe.

On peut parler ?

Oui.

Tu fais quoi ?

S�rieux ?

Quoi ?

Je commence.

Je suis perdu.

Je suis d�sol�.

De quoi t'es d�sol� ?

De ne pas t'avoir d�fendue contre Siobhan.

- De ne pas t'avoir soutenue ? - Exact.

Alors, pourquoi t'es perdu ?

Mais je t'ai d�fendue contre Siobhan.

Et je t'ai soutenue.

Je me suis plus battu que toi.

Pourquoi toujours moi ?

Elle t'a donn� la cl�.

Ça revient à nous donner la cl�, Meagan.

- Je te dis la v�rit� ? - Oui.

Je voulais le voler.

- Mais... - J'ai pas fini !

Qu'on le vole et qu'on file.

Une telle somme nous changerait la vie.

Siobhan n'en veut pas et mieux vaut que Charlie ne l'ait pas.

Ce fric devrait être le nôtre.

En quoi te met en boule contre moi ?

Question de principe.

De principe ?

De principe ?

Je ne peux pas gagner.

- Non. - Merde.

D'accord.

Bon, d'accord.

Je suis partant.

Quoi ?

Je suis partant.

On va voler ce fric.

J'ai un coupe-boulon, Meagan, les menottes, la cl�,

on s'en fout, je lui couperai les mains.

T'es s�rieux, là ?

Oui, très s�rieux.

Tout ce que je veux, c'est toi.

Je pr�pare vite fait une valise pour toi et moi,

on prend le fric et on s'arrache.

D'accord.

C'est quoi, ?

Reste ici.

Merde.

Bordel de merde.

Meg ?

Meg !

Meg ?

Meg !

Meagan !

J'y crois pas. Je te croyais mort.

J'ai cru que je l'�tais.

Qu'on allait tous mourir !

Où est Meagan ?

Meagan !

Meagan !

Et merde !

Putain de merde !

En quoi c'est ma faute ?

Primo, ne lève pas la voix sur moi.

Deuzio, qui nous a convaincus de prendre le fric, au d�part ?

Amstramgram... c'est toi, sale enfoir�.

D'accord, donc, c'est ma faute,

mais ce n'est ni moi, ni le fric,

mais Meagan qui est en danger.

Elle est peut-être d�jà morte,

et ne semble rien vous faire, à vous deux !

Si tu savais les trucs horribles qu'on a vus.

Va chier.

Alex, appelle les flics.

Pas les flics.

Tu sais quoi ?

Pour la première fois de sa vie, il a raison.

Pas de flics.

C'est trop tard, Siobhan,

et n'oublie pas que toi aussi, tu as viol� la loi.

Regarde-moi.

J'ai besoin de ton aide.

Pas en tant que patronne, mais qu'amie.

Je ne suis pas ton amie.

Vous deux, vous l'avez cherch�.

Comment , je l'ai cherch� ?

C'est toi qui m'as appel� à 7h30 du mat !

- Pour bosser. - Et regarde où m'a men�.

Et toi, Charlie ?

On est amis.

Je t'achèterai de la came.

Je te donne ma part. Et la part de Siobhan, elle n'en veut pas.

- T'aider, veut dire quoi ? - J'y crois pas.

On trouve à qui appartient ce fric, on va le voir,

on tue tout le monde, on revient ici. C'est tout.

Un million et demi ?

Un million et demi.

Un million, Chuck. Je me r�implique.

- Ah oui ? - Je suis Chuck.

D'accord.

C'est ce que je voulais entendre.

- Bon, on fait quoi ? - Prends tes affaires.

Le mec et l'argent sont au sous-sol ?

- Oui. - Alex, prends une autre caisse.

Incognito.

Je vais chercher notre ami.

Bien.

Chuck Leavenworth a des problèmes, mais il est loyal.

Il est prêt à mourir.

J'espère que tu peux avoir sur la conscience.

C'est le cas.

Si tu le dis.

Je le dis.

Je vous en prie.

- Salut. - Assieds-toi sur le canap�.

C'est pas trop tôt.

On a un souci.

Sans blague. C'est qui, elle ?

Elle est de l'�quipe de nettoyage.

Je vois, viens par ici.

Pourquoi tu m'apportes une fille et pas une valise pleine de fric ?

Parce qu'elle n'�tait pas là-bas.

Les autres ont dû la prendre et cette fille est notre moyen de pression.

Qui... sont ces gens ?

Je ne sais pas.

Tu sais quoi de moi, Rob ?

De moi.

- T'es le patron. - Oui.

Tu cites trop Machiavel.

- Oui. - Et...

Attends. Arrête.

R�pète la première chose.

T'es le patron.

Oui, pas "un" patron, Rob, "le" patron.

OK.

Les autres organisations peuvent être traqu�es et d�truites.

- Exact. - Tu connais les Cinq familles ?

Traqu�es. Les Cartels ?

Encore en activit�, mais traqu�s.

Moi ? Nous ?

La Commission ?

Mais pas nous, pas vrai ?

- Exact. - Tu sais pourquoi ?

Tu vas me le dire, non ?

- Oui. - D'accord.

Parce que fait sept ans que je paie des flics ripous, pour notre s�curit�.

La corruption, c'est une tradition vieille comme le monde.

Et personne n'y excelle mieux que moi. Veuillez m'excuser.

Si tu ne trouves pas ce fric pour moi, qu'est-ce qui va nous arriver ?

Eh bien, on...

Non. Question rh�torique.

On sera foutus.

Rob, je ne veux pas te tuer, je t'aime bien.

Moi aussi, je t'aime bien.

Mais si tu ne trouves pas le fric,

je n'aurai pas le choix.

Je vais trouver ce fric !

- C'est . - Je le trouverai !

- Je vais le chercher. - Oui.

Je vais le tuer.

Siobhan, je pensais que Charlie vivait dans le van ?

Oui. Ça, c'est en cas d'urgence.

Il cache bien ses racines am�ricaines, hein ?

On dirait un Disneyland de psychopathe.

Bon, entrons.

Allez !

Enchaîne-le.

Assieds-toi ici, mec.

Tiens.

D�sol�, mec.

On peut rien y faire.

Oui, on peut rien y faire.

T'es bien install� ?

- Oui. - Bien.

Siobhan ? Charlie ?

Siobh... Charlie...

- De qui te caches-tu ? - De Dieu.

Chuck, pas ici. Jamais.

Vous savez quoi ?

Écoute, Charlie.

Sobre, Charlie arrive à finir ses phrases.

Mmh.

Mais le Charlie sous PCP n'y arrive pas.

Il neige tout le temps, t'es tout le temps à terre, à poil, en train d'halluciner.

C'est quoi, ce putain de d�lire ?

Surtout pour un beau mec comme toi.

D'accord.

Bien.

Va poser des questions à l'autre pisseux.

Et merde.

T'as raison.

Je deviens rouill�.

Bien, mec.

Il va s'en sortir.

Coucou !

Oh, non, pas lui.

J'�tais en descente quand on a attach� ce blaireau.

Tu l'as fouill� ?

Non.

Amateur.

Viens par là.

Dis-moi ce que tu veux.

Inutile d'être aussi brutal.

Allons au sommet. Qui est le grand chef ?

Je ne sais pas.

Mais si.

Non.

L'organigramme de la Commission est complexe.

Chaque membre connaît à peine quelques autres membres.

Le trouver, c'est remonter un chemin de petits cailloux.

Quelque part dans ce t�l�phone, il y a ton grand chef.

J'ai très envie de te torturer.

Il a très envie de te torturer.

Ou alors, je vous le dis.

Ne me dis pas quoi dire, dis-moi son nom.

- Diarmuid. - Et voilà.

Il faudra remonter à partir de lui.

Bon garçon.

Chanm�.

Bien ouèj.

T'as dead .

Pas vrai ?

Super.

Siobhan ?

Oui. Ce qu'il a dit.

Pas de quoi.

On a une localisation.

Ces connards ne connaissent que quelques membres,

il faut remonter la hi�rarchie.

Je savais qu'il cracherait le morceau, j'ai apport� des joujoux.

Euh, non, attends.

Waouh.

Matez-moi cette �p�e.

- Ah ! - Holà. Alex.

- Oui ? - C'est à moi.

Monseigneur.

C'est une fille.

Il lui a même donn� un nom.

- Alex ? - Oui.

On doit prendre ta caisse. Ils reconnaîtraient le van.

Dacodac.

Bien.

D�sol�, les gars.

Petit souci.

- Euh... - Oh non !

Ma caisse est pour deux personnes.

Oui.

- Je peux... - D�sol�.

Charlie, j'ai laiss� la cl� dans la maison.

Va la chercher, alors.

- File ! - Oui.

- Vite ! - Bouge pas.

La cl� !

Je vais mourir.

On remonte la hi�rarchie, qui est ton chef ?

Rien ? Sous l'eau.

C'est bon ?

Bien.

Je me fous de te savoir mort ou vivant.

Qui est ton chef ?

O'Connor.

Reggie O'Connor.

C'�tait pas si dur.

C'est bon ?

Bon garçon.

Bon sang.

Tu fais quoi, putain ! Arrête !

Bonne nuit.

- Il est mort. - Ouais.

Tu l'as tu�.

T'as jamais vu de mort avant ?

Pas un que j'ai tu�, non.

On n'a pas tu� celui-là.

Et merde.

Charlie, je peux te poser une question ?

Oui ?

Tu faisais quoi, dans l'arm�e ?

J'�tais pas dans l'arm�e.

Mais si tu y avais �t�, t'aurais fait quoi ?

T'as d�jà vu Zero Dark Thirty ?

Oh, le film. Oui.

Oui.

Un truc du genre.

On nettoie juste des scènes de crime.

Et cette �quipe de nettoyage,

elle veut faire toute sa vie ?

L'un d'entre nous veut être combattant MMA,

l'autre est un ancien militaire et l'autre,

on ne sait pas grand-chose de lui.

Pas grand-chose de lui ?

Vous bossez ensemble depuis combien de temps ?

Environ un an.

Un an... et vous ne savez rien de lui ?

Plus personne n'apprend à se connaître, de nos jours.

Bon sang.

J'ai boss� comme concierge pendant trois jours,

et je connaissais le menu de Noël pr�f�r� de mon collègue.

Vous êtes pass� de concierge à parrain ?

Sacr�e r�ussite.

Ouais, je suis super fort.

Patron ?

Oui !

On a un souci.

Tu bois du th�, là ?

Du th� !

Oui. Je... je bois du th�,

c'est , ton souci !

Le th� ?

Non.

O'Connor a reçu un SMS super bizarre de Diarmuid...

Crache le morceau.

T'as �puis� ma patience.

D'accord, oui, on est all�s le voir et il...

flottait dans sa piscine.

Et ?

Eh bien... il voulait discuter.

Donc, on est all�s chez O'Connor.

Oui. Qui �taient ses contacts ?

Danny et Jack.

"Pour �valuer l'intelligence d'un dirigeant,

regardez d'abord les hommes qu'il a autour de lui."

Oui.

- Machiavel. - Machiavel, exact.

Tu me fais passer pour un idiot.

Rob.

Je vais trouver le fric.

T'as int�rêt. La prochaine fois, ce flingue sera pas vide.

Bon sang.

Je le sens mal.

Tu fais quoi, Charlie ?

Pas maintenant.

Non, c'est le moment id�al.

Enfin, Charlie, tu t'en sortais si bien.

Et merde.

Les choses vont s'envenimer.

Allons-y.

S'envenimer ?

Pourquoi tu le sens mal, Charlie ?

Allez.

Tu fais quoi ?

Allez.

Charlie, je ne...

Toque.

Quoi ?

Toque à la porte.

Putain.

C'est pas un jeu.

Toque.

Bordel de merde.

Des fois, je te d�teste, Charlie.

Ouais. Reprends-toi.

Merde de merde.

Encore une fois.

Maintenant.

Donc, ils sont là.

Tu m'as fait toquer pour , enfoir�.

Fallait voir si quelqu'un �tait là.

Beau boulot.

- Beau boulot. - Donnez-nous la valise.

À moi de jouer.

Vas-y, mon grand.

Allez.

Viens par là.

Je vais prendre .

Merde.

Putain de merde.

N'importe quoi.

Comment va, mec ?

J'ai toutes les côtes p�t�es.

Tu survivras, va.

C'est qui, celui-là ?

Pour battre la Commission, il me faut un mec capable de tuer.

Je vais le faire.

Oui.

Pense à l'argent.

À Meagan.

- Oui. - Ce salaud d�tient Meagan.

Je vais lui faire sauter la cervelle.

- Je peux pas le faire. - Mais si.

Pointe le flingue sur lui et tue-le.

D'accord.

- Doigt sur la gâchette. - Oui.

Inspire à fond.

Appuie et c'est fini.

Je t'attends dans la voiture.

Qu'est-ce que t'as fait, Alex ?

Veuillez m'excuser.

- Quoi ? - Les nettoyeurs ont tu� O'Connor

et ont �chapp� à l'embuscade.

Et merde !

Putain de merde !

Je vais bien. Oui...

Je vois .

Ça va.

J'imagine que s'est bien pass�.

- Super bien. - Chuck ?

T'es encore d�fonc� ?

Marre de ce merdier.

De nettoyer du sang ? Moi aussi.

Non, j'en ai marre que tu fiches ta vie en l'air.

Ça m'aide.

On a tous deux connu .

Tu dois trouver un meilleur moyen de g�rer.

Je vais bien.

Tu penses vivre combien de temps comme ?

Pour toujours.

Ton pour toujours sera bref, si tu continues.

L'espoir fait vivre.

Tiens, voilà notre tueur.

Je veux juste que s'arrête.

Ça sera le cas. Bientôt.

Tu l'as encore laiss� se d�foncer ?

J'ai fait quoi ?

Je vais tâcher de tirer autre chose du pisseux.

Où est son t�l�phone ?

- Je suis pas son parrain. - Oh, si.

Non, pas du tout, absolument pas.

Si !

Ça va, Charlie ?

Oui.

Et merde.

Dis-moi, petit, tu viens d'où ?

- Ça t'int�resse ? - Non.

- T'as des gosses ? - Non.

Moi, si.

Ils sont p�nibles, mais je tiens à ce qu'ils survivent.

Dis-moi.

Quel est le nom le plus important dans ce t�l�phone ?

Je l'ai d�jà dit à l'autre.

Tu lui as donn� un nom, mais pas celui-là.

Il y a un contact d'urgence, forc�ment.

- C'est sous "SOS". - Bien, voyons .

- Dis que j'y suis pour rien. - La ferme.

Non, ce n'est pas Danny.

Pas vos oignons.

Je veux passer un accord avec vous et votre chef.

Où peut-on se rencontrer ?

Tout ira bien.

Le premier, c'est toujours le plus dur.

Autre chose ?

Euh, non. Rien d'autre.

Je vais faire un petit tour.

Tu vas où ?

Acheter quelque chose.

Tu peux me prendre un m�doc contre le mal de ventre ?

Bien sûr.

- V�gan pour toi, Chuck ? - Oui.

Je ne vous crois toujours pas.

Quelle diff�rence ferait que je vous mente ?

On vous bottera le cul.

Oh, non.

Personne ne me bottera le cul.

Ça, non.

Alors, quelle importance ?

Vous voulez savoir pourquoi vous êtes encore en vie ?

Oui.

Parce que j'en ai envie.

Pas besoin d'autre raison que .

Que je vous tue ou pas, ne changera strictement rien.

Exact.

Mais m'excite un peu de me dire

que peut-être... je pourrais vous tuer

devant leurs yeux.

Ils se soucient de vous, donc je vais m'en servir,

pour les torturer encore plus quand on les tuera.

Alors, ne me r�pondez pas.

Ne vous imaginez pas que vous vous en sortirez,

parce que vous allez mourir.

Mais rigolons un peu.

Laissons Dieu en d�cider.

Je suis ath�e.

Rien de tel que le pr�sent, hein ?

Une ultime d�claration ?

Allez chier.

- Merde ! - Prends un flingue.

On s'arrache, allez.

Putain de merde.

Et merde !

Tu peux le faire, Alex.

T'es un putain de dur à cuire !

Ouais !

Baisse-toi.

Charlie !

Ouais !

Et merde.

Danny !

Le fric !

Merde !

Pourquoi ?

Siobhan.

Elle nous a entub�s.

- Et merde. - Chuck !

Tu... Bordel.

Ils nous ont trouv�s.

Je vois .

Ils ont pris le fric ?

Il n'est plus là.

Ça vaut probablement mieux.

On �tait trop mouill�s, dès le d�but.

Tu veux sûrement r�cup�rer .

T'avais aussi une cl� pour les miennes ?

Pardon ?

Je me demande juste si t'es la seule à nous avoir trahis.

J'ai trahi personne !

Je leur ai rendu le fric, fin de l'histoire.

- On rentre chez nous. - Non.

On peut pas rentrer chez nous.

On doit r�cup�rer Meagan et le fric.

Meagan est morte, Alex.

C'est toujours comme que se passe.

Il faut l'accepter et passer à autre chose.

Tu leur as dit où on �tait ?

Non, putain !

Il y a sûrement une balise GPS sur le t�l�phone du pisseux.

Ta sale combine a failli nous coûter la vie.

C'�tait pas une combine, Chuck.

- C'�tait le mieux à faire. - Non.

- Non. - Argent sale...

Merde !

- Va-t'en. - Chuck ?

- Va-t'en ? - Non. Je pensais faire...

Barre-toi d'ici !

- Attends. - Quoi ?

S'il te plaît, Chuck, comprends-moi...

Va-t'en !

Charlie ?

Oui.

Tu crois que Meagan est morte ?

Non.

Je vais t'aider à la trouver.

Elle et l'argent.

Vraiment ?

Honnêtement, je pense qu'on est amis.

Enfin, je vais pas coucher avec toi comme Meagan.

Oh, non. Bien sûr.

Je crois qu'on est amis.

Oui.

- Oui, on est amis. - Oui.

Charlie ?

En tant qu'ami... Siobhan a raison.

Tu dois vraiment arrêter la came... je te le dis.

Oui.

Charlie ?

Encore une question.

Vas-y, Alex.

T'es... un criminel de guerre ?

Pas officiellement.

Ah, oui.

On dirait que quelqu'un a bien fait son boulot.

Eh bien... et j'ai tout compt�,

tout y est, au centime près.

- Oui. - Aïe !

Oui.

Comment tu l'as retrouv� ?

Les nettoyeurs se sont retourn�s les uns contre les autres.

Excellent.

- "Le sage fait d'embl�e..." - Non.

- "... ce que l'idiot finit par faire." - Non.

Machiavel.

- J'en ai presque une �rection. - C'�tait pour toi.

Ravi de ne pas avoir à te tuer.

Oh, moi aussi.

Moi aussi.

Va passer un coup de fil à ces d�tectives, finissons-en.

- D'accord. - OK.

Je peux toucher ?

Euh, non, tu ne peux pas.

Question stupide.

Exact, mais pas grave.

- Je t'aime. - Oui, moi aussi, je t'aime.

J'imagine que vous allez me tuer ?

Euh, non.

Parce que Dieu en a d�cid� autrement ?

Quoi ?

Non... Je ne crois pas en Dieu.

- J'aime juste le citer. - Alors, pourquoi ?

Ils sont encore en vie, ils doivent encore payer,

donc, tant qu'ils sont en vie, vous aussi.

- Hourra. - Hourra.

Laissez passer !

... n'est pas en service.

Vous pouvez laisser un message après le bip sonore.

Salut, Alex, on s'est quitt�s en mauvais termes,

après que j'ai failli te faire tuer.

On va te poser des questions

et t'as int�rêt à r�pondre.

Sinon...

Torture par noyade, tu connais ?

Mais je d�bute en amiti�,

je voulais vraiment assurer ta s�curit�.

Je ne voulais pas que tu finisses comme Meagan,

non pas que je pense qu'elle soit morte mais...

Qui est ton chef ?

Charlie !

Quoi ?

C'est un peu trop, mec.

Allez.

Bref, j'espère que Chuck et toi vous portez bien.

Rappelle-moi quand tu auras le temps.

Je suis vraiment d�sol�e, j'aimerais arranger les choses.

Bon.

- Ouvre. - Oui.

Vous embêtez pas, je sais qui vous êtes.

Venons-en aux faits.

Vous voulez la valise ?

- Non. - Si.

Je veux la fille qui a �t� enlev�e avec.

Vous me donnez quoi, en �change ?

Tu veux quoi ?

Du fric.

Achetez-moi.

Non, c'est mon fric.

Vous devez me donner quelque chose.

Tu sais quoi ?

- Je vais le faire. - OK.

Et si je ne te tirais pas une balle dans la cervelle ?

Et si je ne disais pas à mon ami Charlie de te crever les yeux

avant qu'on te fasse brûler ?

D'accord. J'ai compris.

Promettez-moi de me laisser partir, OK ?

- Entendu. - OK. Il s'appelle Gabriel Barrett.

Je sais rien sur la fille,

mais il aura la valise, si vous faites vite.

Il y a un entrepôt d�saffect� sur les quais.

Il est là-bas.

D'accord ?

D'accord.

- Ferme. - Vous ne me lib�rez pas ?

Vous deviez me lib�rer.

C'est ce qui arrive, quand on enlève la petite amie de quelqu'un.

Dans un monde id�al, Charlie, on foncerait dans le tas.

Mais on n'est que deux.

Si on perd l'effet de surprise, on est foutus.

Oui, t'as raison.

Faut qu'on contourne par l'arrière.

On s'arrache.

H�, Charlie, grouille-toi un peu.

La ferme.

H�, connard, c'est à moi, .

Sale con irrespectueux.

Dis, Charlie, laisse-moi passer en premier.

J'ai le vertige, si je tombe,

je veux un gros truc d�bile sur lequel retomber.

T'es un bon gars.

Et attention avec ton �p�e, Lancelot.

Dix-huit.

Bien.

Bien.

Pile, t'appelles ta femme.

Face, ta copine.

Pile.

Merde.

Les deux meilleures sur trois.

Ils sont là.

J'ai entendu.

On dirait qu'on a un comit� d'accueil.

J'imagine que le connard en costume est Gabriel.

Oui.

Votre argent, comme promis.

Plus un petit suppl�ment, pour le d�sagr�ment.

- C'est bon ? - Non.

C'est pas bon, Gabriel.

Tu crois qu'un petit suppl�ment règle ton merdier ?

J'ai des maisons pleines de cadavres à maquiller.

Des fusillades en pleine ville, bon sang.

Mais... on a eu un souci, comme tu sais.

Tu le comprends.

Tout le monde le comprend.

Eh bien, il nous faut un responsable.

Soit tu te sacrifies, soit tu me donnes l'un de tes bras droits.

À toi de voir.

Oh là là.

Tu abordes sous le mauvais angle.

Tu l'as toujours fait.

"On ne peut �viter la guerre, on ne peut que la reporter

"au b�n�fice d'autrui."

Bien vu.

Pas encore ce putain de Machiavel.

Attends.

Waouh.

Waouh.

Waouh.

Le d�tective James n'avait aucune id�e de la ligne à suivre.

Je prends le relais.

Et à partir de maintenant, notre part augmente.

"Un homme habitu� à une certaine marche ne saurait en changer.

"Il est fatal qu'il succombe

dès que viennent des temps qui ne cadrent plus avec sa manière."

Allons-y.

Ça va ?

Quoi ?

Putain.

Bon, tu viens me chercher quand c'est termin� ?

Des renforts ?

Pour quoi faire ?

C'est un agent de nettoyage. Il est inoffensif.

Mais...

Tu vas où, toi ?

"Il est plus sûr d'être craint que d'être aim�".

"Il est plus sûr d'être craint que d'être aim�."

"Il est... plus sûr d'être craint que d'être aim�."

"Il est plus sûr d'être craint que d'être aim�."

Butez celui qui a la mitraillette.

Et merde.

Bande d'encul�s !

H�, debout !

Si tu ne te bouges pas le cul, je vais te d�gommer la tronche.

Je suis toujours en vie.

Bien sûr que t'es en vie, espèce de cr�tin.

Merde !

Continuez à tirer.

Continuez à tirer !

Enfoir�s.

Je remets mon chargeur.

T'as une �p�e au beau milieu d'une fusillade ?

Allez !

Tu frappes mon genou

et t'essaies de me buter avec une foutue �p�e.

Connard, va.

Qu'est-ce que tu fous ici ? Comment tu nous as trouv�s ?

Chuck m'a envoy� un SMS.

Meagan est en vie. On va la trouver.

Allez, colle-moi une beigne.

Je la m�rite.

Je vais pas faire , je vais faire quelque chose de pire.

Je te pardonne, mais je vais m'en rappeler jusqu'à la fin de tes jours.

Ça me va. Où est Chuck ?

On dirait que fait super mal.

Je devrais te pi�tiner jusqu'à ce que t'en crèves.

Mais non.

Ça, c'est bien mieux.

Je vais te faire remonter ta micro queue jusqu'à la gorge.

Ça fait quoi ?

Chut... ferme les yeux, mon petit.

Tout sera bientôt termin�.

Non, non, mon petit.

Ferme les yeux.

Chut.

Ferme les yeux.

Ah ! Merde ! Bordel !

Attends !

Quoi ?

J'ai juste une question, de professionnel à professionnel.

Vous êtes qui, putain ?

Les nettoyeurs de La Bonne vie.

Salut, Charlie.

Comment va, fiston ?

- Allez. - Viens.

Bon sang.

Que t'es lourd !

La vache.

Content de vous voir.

Ferme-la.

Où est le grand chef ?

À l'�tage.

Dans la petite pièce ?

- Mmh. - Parfait.

- J'ai apport� . - Oh.

J'ai très envie de tester cette grenade.

Ça, c'est mon type de femme.

Fumier.

Merde, l'argent.

Euh... je vais le chercher.

Tu peux t'occuper de lui.

Merci, mec.

Évite de faire .

D�sol�.

- Là-haut ? - Oui.

- Tu peux tenir ? - Oui.

Allons-y.

Attention !

Merde !

T'es en vie, j'y crois pas.

Viens, ma belle. Bonne fille.

Quelqu'un d'autre est en vie ?

On va tirer sur tous les corps.

Je suis en vie.

Je suis en vie !

Et merde !

Je te le laisse.

Il t'a rien fait de pervers ?

Non, heureusement.

T'es en vie, ouf.

Tu me croyais morte ?

Bien sûr que je te croyais morte.

Lève ton cul de derrière ce putain de bureau.

Bouge-toi.

Mets tes mains derrière la tête.

C'est toi, Gabriel, alors ?

- C'est moi. - Ah !

Tu t'appelles comment, mon pote ?

Primo, je suis pas ton pote.

Mmh.

Deuzio, j'ai un fusil à pompe

qui va te faire un trou aussi gros que Gibraltar.

Et tertio, t'as enlev� ma petite copine.

Je m'appelle Alex.

Tu lis Machiavel, Alex ?

Non.

Jamais lu Machiavel.

Eh bien, j'ai une citation de lui.

- Vas-y. - C'est...

"Chacun voit ce qu'on paraît être,

peu perçoivent qui on est r�ellement."

Merde, alors.

Alex.

Alors là, t'es cuit, mec.

Oui. Pourquoi pas ?

C'est fait.

Je l'en savais capable.

- Meg, va ? - Je vais bien.

- Il t'a pas bless�e ? - Non.

- Bien. - On se barre.

C'est bon ?

Pourquoi tu mets ton bras autour de moi ?

C'est pas pour te r�conforter, abruti.

On m'a tir� dans la jambe, cr�tin.

Oh, oui, d�sol�.

Et maintenant ?

On forme une bonne �quipe.

- J'ai tout rat�, j'aimerais voir . - Allez, Chuck.

Tu sais quoi ? J'ai un don pour tuer.

OK, t'es capable de le faire, mais te monte pas la tête.

On se prend un plus gros van ?

Oui.

- Dis, Siobhan. - Oui ?

Et tes gosses ?

Ils sont à l'arrière.

- Bien. - Tout à fait. Allons-y.

Oh� !

Les gars, vous êtes là ?

Vous me lib�rez ?

On avait pass� un accord.

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