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Bonjour.
Rick, ça fait des heures que je t'attends !
Je suis désolé. J'ai dû aller faire le plein d'essence pour ton pÚre.
Et le gars de la station m'a conseillé de mettre des chaßnes et de l'antigel.
Et il t'a fallu une heure pour faire tout ça ?
Je suis tombé en panne d'essence avant d'arriver a la station.
Je n'aime pas faire attendre Papa Doc.
Je comprends bien, chérie. Surtout avec ce qui s'est passé la derniÚre fois.
Il ne faut plus le faire attendre.
Allons-y.
Je voudrais que tu fasses un effort et ĂȘtre gentil avec mon pĂšre.
Ma chĂ©rie, tu sais trĂšs bien que je viens uniquement pour ĂȘtre avec toi.
Je ne viens pas pour bosser, alors, sois gentille avec moi l
TrÚs bien. Alors, nous, on s'amuse, et on laisse Papa Doc et Harvey tout gérer.
Harvey sera lĂ , lui aussi ?
Lui, ça va encore. Mais sa femme...
Nous leur laisserons une bouteille de Scotch
et on devrait ĂȘtre tranquilles pour le week-end.
Pardon, ma soeur.
AprĂšs tout, les mauvais conducteurs n'ont pas besoin de leur montre.
Ok. Viens par-ici la montre !
Que votre volonté soit faite. Au nom du pÚre, du fils, et du saint-esprit.
Amen.
Mission de ramassage accomplie. Il ne reste aucun survivant.
Toutes mes félicitations, Brian.
Ăa alors ! Regardez.
Un véritable canif.
- On peut y aller, Hannah ? - Soeur Hannah !
Allons-y.
Voici quelques informations pour nos amis les skieurs.
Le soleil brille sur la ville. La neige recouvre la montagne.
Par endroit, elle dépasse les 50 cm.
Dans la vallée blanche, quelques lignes téléphoniques sont coupées,.
Soyez prudents, et habillez-vous chaudement.
A partir de 1000 m, les routes sont impraticables.
Il vaut mieux s'équiper de chaßnes.
Une nouvelle vague de froid est prévue pour cette nuit.
La tempéraure risque d'atteindre les -18°.
Demain, à midi, il fera +3°.
Il est recommandé, aux personnes partant en montagne,
de ne pas trop s'éloigner, et d'attendre les chasse-neige.
Restez à l'écoute pour un prochain point info dans une petite heure.
Attendez ! Ne me laissez pas lĂ !
Prenez-le par les jambes.
Super, ce manteau !
- Je suis bloqué. - Attends.
Ăa va?
Ăa va. Je prends ton manteau, j'ai froid.
Par ici.
Dire qu'il y a une liste d'attente pour venir jusqu'ici...
Ăa va bientĂŽt ĂȘtre la foule.
On va avoir du travail. Mais qu'est-ce qu'ils fabriquent?
Allez, au travail, les enfants.
Dis-moi, Papa Doc, c'est quel genre de travail ?
Comment croyez-vous que je suis arrivĂ© lĂ oĂč je suis ?
- Dis-leur, Harvey. - Ils le savent déjà .
J'ai commencé a 14 ans comme plongeur dans un restaurant.
Et moi, a peine 30 ans quand j'ai fait sa connaissance.
- Inutile de compter les annĂ©es, nous... - ...n'avions mĂȘme pas terminĂ© nos Ă©tudes.
La ferme !
Si tu as des mauvais souvenirs, c'est pas le moment d'y penser.
Tu m'as tout de mĂȘme bien gĂątĂ©e, mon chĂ©ri.
Allez, au travail, maintenant.
Je t'ai dit de la fermer.
- Si jamais tu as besoin de moi... - Je te remercie, Harvey.
Tu es le seul Ă savoir tout le mal que j'ai eu pour m'installer ici.
Aussi, je serais ravi qu'un jeune prenne la direction a ma place,
sans avoir peur des heures supplémentaires.
Papa Doc...
Je croyais... enfin, il me semblait...
que ce job avait été promis... enfin, je veux dire...
Demande l'addition, on s'en va.
Putain de klaxon !
Prends nos bagages et va garer la voiture.
Tout de suite, Papa Doc.
ArrĂȘtez un peu, gamins !
Alors, mon cher Harvey, tu avais pourtant une belle occasion.
Et tu ne l'as pas saisie.
J'ai l'intention de lui parler plus tard.
Merci, Ralph. Prends la malette de Papa Doc, et porte-la dans son bureau.
Je vais me changer pendant ce temps. Je reviens de suite.
- Vous pourriez monter mes bagages ? - Avec plaisir.
Rick, viens m'aider à monter tout ça.
Ăa, ça va dans le tiroir du dessus.
Ralph.
Tu es content de travailler pour Papa Doc ?
C'est-à -dire... Quand il ne crie pas aprÚs moi, ça va...
Mais il le fait souvent, et j'ai horreur de ça.
Moi, je ne t'ai pas crié dessus. Alors, tu ne me détestes pas ?
Vous, non.
Je vous trouve trĂšs jolie, vous savez.
Ralph, laisse tomber ça. Viens ici.
Brosse-moi les cheveux.
Ăa te plaĂźt de faire ça ?
J'ai l'impression de peigner mes lapins.
ArrĂȘte. Passe-moi la brosse.
Reste lĂ .
Masse-moi.
Masse-moi les pieds. Retire mes chaussures.
DĂ©pĂȘche-toi un peu.
Alors, qu'est-ce que tu attends ?
Vas-y. Ben ça alors, tu en as, de la force.
Je suis trĂšs fort. J'ai fendu tout seul le bois de Papa Doc.
J'en ai fait un tas haut comme ça.
Montre-moi un peu comment tu as fait.
Je voudrais pas vous faire du mal.
Puisque je te le demande, fais-moi plaisir.
Allez, porte-moi.
Que tu es fort ! Fais-moi descendre, maintenant.
Pas pas terre, voyons. Sur le lit.
- Sur le lit. - Je préfÚre.
Doucement.
Ralph, viens ici.
Allonge-toi à coté de moi.
Dis-moi, tu n'as jamais été dans un lit, avec une femme ?
J'ai pas entendu ce que vous avez dit.
Tu as quand mĂȘme bien connu une femme dans ta vie ?
Oui, j'ai eu ma mĂšre. Puis mes deux soeurs.
Mais elles se sont faites écrasées...par un bus...
En dehors de ça, tu as déjà fait l'amour avec une femme ?
LĂšve-toi.
Allez, lĂšve-toi !
Retire ta chemise.
Qu'est-ce que tu attends ?
Je ne t'ai pas demandé de me la donner.
EnlĂšve aussi ton pantalon.
Sois tranquille, je ne vais pas te dévorer.
Vas-y, n'aie pas peur.
Maintenant, dis-moi ce que tu veux faire.
Je dois nourrir mes lapins.
Tu dois nourrir tes lapins ?
Eh bien, que se passe-t-il, ici ?
C'est Ralph qui m'a aidée pour mes bagages.
Tu peux te rhabiller et descendre en vitesse.
Tiens, Ralph.
Et n'oublie pas de refermer la porte derriĂšre toi.
Vous pouvez compter sur moi.
Que faisiez-vous tous les deux ?
On voulait s'amuser.
C'est incroyable. Tu peux t'amuser n'importe oĂč et avec n'importe qui.
C'est la différence qui nous sépare.
Et puis, ce sont mes affaires, qui ne regardent que moi.
Pour moi, il n'y a que Rick qui compte.
Comme je t'envie...
Mais alors, ça t'ennuierait de le voir baiser avec quelqu'un d'autre ?
Qu'est-ce que tu veux dire ?
J'ai eu la chance de le connaĂźtre avant toi.
MĂȘme que je peux encore l'avoir quand j'en ai envie.
EspĂšce de putain !
Et bien, mes chéries, vous vous entraßnez pour les jeux olympiques ?
C'était juste un peu d'exercice.
C'est tout.
Vraiment ?
Alors, continuez.
Tu sais, Marius, les ĂȘtres humains, ils sont parfois bizarres.
Ils sont trÚs différents de nous.
Ils s'amusent Ă des jeux complĂštement dingues.
Au début, ils te demandent d'enlever ta chemise.
Puis aprĂšs, ton pantalon. Et de t'allonger sur le lit.
Ils sont vraiment cinglés.
Tout ça à cause de Julie, elle est amoureuse de moi.
Ce que c'est dur. J'en ai marre !
- Il y a une chouette maison la-bas. - Si on s'arrĂȘtait un peu ?
Non, il faut continuer à marcher. Je suis sûr qu'on est suivi.
Vous avez bien regardé dans le bus, si tout le monde était mort ?
ArrĂȘte, on ne va pas tout de mĂȘme pas retourner lĂ -bas.
Tu peux me croire, ils ne nous retrouveront jamais.
Allez, Marius, va avec les autres.
Comme ça, vous allez bien vous amuser. Allez, à plus tard.
Surtout, soyez bien sages. Papa revient dans pas longtemps.
Je dois aller m'occuper de tous ces gens.
Il faut que je rattrape ces sales petits garnements.
Ils ont besoin d'une bonne correction.
Mais qu'est-ce que je vais pouvoir... Des sandwiches au jambon ?
Mais Papa Doc, il va vouloir du poulet...
Il n'a pas aimé le dernier que je lui ai préparé.
Juste parce que j'avais mis trop d'épices dedans.
Ah, je sais...
Cette fois, je ne vais y mettre que deux épices.
Comme ça, il pourra deviner ce que c'est.
Il faut que j'y arrive.
Brian.
Ils sont sûrement rentrés dans la maison.
Je dois les arrĂȘter.
Il faut les rattraper.
T'es sûr qu'ils vont rien entendre ?
Sûrement pas, cette maison est trop bien construite.
J'ai bien vérifié l'arriÚre de la maison avant de descendre.
Alors, comment il nous a suivis ?
C'est pas difficile de suivre des pas dans la neige, patate !
Alors, je reste devant la porte au cas oĂč il arrive.
J'ai quand mĂȘme la trouille qu'il nous rattrape.
En tous cas, je ne retournerai jamais lĂ -bas.
- Est-ce qu'il est mort ? - Je crois bien que oui.
J'ai faim. OĂč est Suzanne ?
Elle inspecte la maison.
Je suis fatiguée.
- Et si on montait dans la maison ? - J'ai envie de dormir.
Il faut d'abord se débarrasser de lui.
Cuvée spéciale.
Quelle journée !
Ce que ton pĂšre peut ĂȘtre chiant !
Il suffit de ne pas lui répondre.
On sait qu'il s'est donné du mal pour cette maison.
C'est pas la peine de le rabĂącher sans arrĂȘt.
Il finit par me bassiner les oreilles.
Et puis, il n'a que le mot "travail" dans la bouche.
Tu n'as qu'Ă le laisser dire.
Tu sais bien qu'il a horreur qu'on le contredise et qu'on lui tienne tĂȘte.
Pourquoi tu ne tiens pas ta langue devant lui ?
Ăa nous permettrait au moins de passer un bon week-end.
Je lui parlerai demain.
Tu n'as pas envie qu'on aille faire un tour, demain, tous les deux ?
Histoire de changer d'air.
Impossible.
Tu connais ton pĂšre. Il nous ferait chercher partout.
Il n'y a pas que lui. N'oublie pas celle qui t'a tant aimé.
Ne serais-tu pas un peu jalouse ?
Tu ne dis rien ?
Tu sais Ă qui je pense.
- Tu te fais trop d'idées. - Ne me raconte pas d'histoires.
Réponds à la question :
Est-ce que tu as déjà ...
couché avec elle ?
Bien sûr que j'ai couché avec elle.
EspÚce de salaud ! Tu as osé me faire ça !
Je te déteste, et tu vas me le payer !
Je te l'avais dit.
- Qu'est-ce que tu m'as dit? - Quand je discutais avec Papa Doc.
Au moment oĂč tu me regardais, tu as vu sa rĂ©action ?
Ăa ne m'Ă©tonne pas qu'il ne m'ait pas confiĂ© le job.
Ce n'était ni l'endroit, ni le moment.
Je crois plutĂŽt que c'Ă©tait l'endroit idĂ©al et le moment rĂȘvĂ©.
Sinon, pourquoi on serait venu ici? Pour le plaisir?
De quoi as-tu peur?
J'aurais au moins essayé.
C'est comme quand on joue au tennis, il faut savoir se renvoyer la balle.
C'est exactement ce que je veux.
Et je n'ai pas besoin de toi pour me casser la baraque !
Harvey, j'ai mal Ă la tĂȘte. Alors, arrĂȘte de me parler de ça.
Tu ne crois pas que tu vas un peu loin avec l'alcool?
N'essaye pas de changer de sujet.
Oh mon dieu !
Dites, les copains, ça en fait encore un.
Vous ĂȘtes sĂ»rs qu'il est mort ?
Tu rigoles ? Ăa se voit bien.
Si on rentrait dans la maison ? J'ai un peu mal au coeur.
Tu veux un petit massage ?
Non, pas ici. PlutĂŽt lĂ , derriĂšre.
- Ăa fait du bien ? - Formidable.
Tu sais, ma chérie...
Ăa fait bien longtemps...
Ressers-moi une petite goutte, et on verra aprĂšs. Promis.
Peu importe le flacon.
Harvey !
Qu'est-ce qui se passe ?
LĂ , en bas... Ils sont tout un groupe.
Un groupe de quoi?
Un groupe de personnes. On dirait des enfants.
Allons voir ça de plus prÚs.
Et alors, que voulez-vous ?
Rien. On a marché toute la nuit...
Par ce temps-lĂ ?
D'aprĂšs ma montre, nous avons marchĂ© sans nous arrĂȘter
en direction de l'ouest, de 8h15 Ă 19h.
C'est alors que nous avons repéré votre maison.
Allez, maintenant, ne restez pas sur le carrelage.
Levez-vous, et mettez-vous sur le divan.
Chérie, passe-moi cette couverture.
Tenez, couvrez-vous avec ça.
Nous sommes rentrés parce que la porte était ouverte.
Ăa, c'est encore de la faute de Ralph.
- Vous ĂȘtes tous lĂ ? - Les autres sont morts.
- J'ai mal au coeur. - Un instant. Un peu de patience.
On va s'occuper de toi.
Chérie, descends !
J'arrive. Qu'est-ce qu'il y a, encore ?
Retiens-toi encore un petit peu.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Il y a une petite fille malade.
- Que veux-tu que j'y fasse ? - J'en sais rien.
Ăa va, pas la peine de crier, je ne suis pas sourde.
Elle n'a pas si mauvaise mine que ça.
Viens un peu avec moi.
- Allez, viens. - Tout le monde en haut.
Harvey, c'est vous le docteur.
D'accord, faites-les tous monter. Et faites un premier examen.
- On dirait un ours. - Quoi?
- Tu as raison, c'est un ours. - Quand est-ce qu'on mange ?
Fais un peu attention Ă ce que tu dis. Si tu as faim, tu auras des corn-flakes.
Dans 30 minutes.
Qu'est-ce que c'est que ces maniĂšres ?
Vous savez ce que c'est que de jouer au petit soldat?
J'ai jamais eu le temps pour ça.
On dirait que vous vous ĂȘtes rattrapĂ©.
De quoi je me mĂȘle, espĂšce de crĂ©tin ?
Tu ferais mieux de t'occuper de tes oignons, imbécile !
Allons bon...
Ăa, c'est quelque chose.
Ralph !
- Vous me cherchez, Papa Doc ? - Qu'est-ce que tu fabriques ?
Je coupe du bois.
Je t'avais demandé de réparer le téléphone.
- Ăa a Ă©tĂ© fait. - Alors, pourquoi il marche pas ?
La ligne doit ĂȘtre coupĂ©e.
T'as qu'Ă le rebrancher, c'est compris ?
Dis donc, toi, tu sais que tu ressembles à un dégonflé !
Je crois que tu confonds avec ces crétins d'adultes.
- OĂč sont les autres ? - Soeur Hannah prend un bain.
- Pas de nouvelles de Georges ? - Aucune.
- Pourquoi ? - Juste pour savoir.
Poule mouillée l
Je n'ai peur de personne, imbécile ! Et surtout pas de Georges.
- Ăa va pas dans ta tĂȘte ? - ArrĂȘte de jouer les fortiches.
- Qu'est-ce qu'elle a, la petite ? - Elle a mal au coeur.
J'espĂšre qu'ils vont au moins me donner 60000 par an.
Avec toutes les charges comprises.
Et un peu plus de respect.
Sans oublier la maison d'été, au mois d'août.
Tu as remplacé les bouteilles par des bananes !
Salut.
- Quel est ton nom ? - David.
- Il paraĂźt que vous ĂȘtes au chĂŽmage. - Comment le sais-tu ?
A ton ùge, tu as une idée de ce que c'est?
Pour qui vous me prenez ? J'ai déjà 12 ans.
Pardon, je l'ignorais.
- Nous avons eu un drĂŽle d'accident. - Je sais.
Nous sommes les seuls survivants.
Tes parents seront contents.
C'est trĂšs impressionnant de se retrouver seul au milieu des bois.
C'est grĂące Ă moi que nous avons pu survivre.
Nous n'étions pas loin d'Hollywood quand ça s'est passé.
Je ne savais pas que tu étais un acteur.
Entre autres choses. Je voulais faire un film avec mes amis.
Je trouve ça encore plus passionnant.
C'est joli comme couleurs. Il faut que ça soit bien porté.
Tu as sûrement raison.
Le tissu est beau, mais le style est affreux.
Je vais vous laisser maintenant, monsieur...?
Beckman. Harvey Beckman.
Voulez-vous ĂȘtre mon ami, Harvey Beckman ?
Bien sûr que je le veux.
C'est bien.
Comment te sens-tu ?
- Ăa va bien. - Tant mieux.
- Il y aura des fleurs Ă notre table ? - Si tu veux.
Nous devons te ramener Ă tes parents au plus tĂŽt.
Quand tu auras fini de jouer, on pourra peut-ĂȘtre manger.
Tout de suite, Papa Doc.
Votre voiture est en parfait Ă©tat, je l'ai contrĂŽlĂ©e moi-mĂȘme.
- Que personne n'y touche. - Je m'y connais plus que vous.
Je ne veux pas le savoir. Je t'interdis d'y toucher.
J'ai pas raison, Harvey ?
Vous n'avez qu'Ă faire pareil avec votre tas de merde !
Je voudrais bien, mais je n'y connais rien en voitures.
Enfin, Harvey, vous m'Ă©tonnez. Vous ĂȘtes un docteur brillant.
Vous n'avez aucune excuse.
Pardonnez-nous, ma soeur. Nous parlons affaires.
C'est pas grave.
J'étais en train d'admirer vos cheveux.
Je les trouve ravissants.
Merci.
Ma soeur, pouvez-vous nous dire la bénédiction ?
Bénis, seigneur, la nourriture que tu nous as offerte, et que nous partageons
aujourd'hui en ta mémoire.
Au nom du pĂšre, du fils, et du saint-esprit.
- Amen. - Amen.
Dites-moi, ma soeur, avez-vous la vocation ?
Je ne suis encore que simple novice.
Une débutante, quoi !
Profitez-en pendant que vous n'ĂȘtes pas Ă l'Ă©cole.
A la rentrée, la mÚre directrice sera bien plus sévÚre qu'avant.
Pour le moment, nous sommes ici.
Eh bien, David, quel est le titre du film que tu veux faire ?
Vous ne croyez quand mĂȘme pas tout ce qu'il raconte ?
De tous temps, les vrais artistes ont toujours été ignorés, pas vrai ?
Je suis d'accord. A toi de trouver le sujet qui t'inspire.
Saloperie de temps ! Vous rentrerez demain, les enfants.
Vous avez vraiment une trĂšs jolie maison.
Pour le prix qu'elle a coûté...
Qu'est-ce que vous complotez, tous les deux ?
Une sortie Ă skis pour demain. Qui est partant?
- Nous avons assez de travail. - C'est votre affaire.
Skier est la seule chose qui vous intéresse ?
- Oui, et aprĂšs ? - C'est bon Ă savoir.
- Eh bien, renvoyez-moi. - Vous seriez trop content.
Regardez les beaux fusils, les enfants.
Allez vous faire voir ailleurs.
Tu ne crois pas si bien dire.
La franchise est bien la seule chose que j'apprécie, chez toi.
Je peux faire quelque chose ?
Ăa va aller.
Je peux au moins vous aider Ă essuyer les assiettes.
C'est bien la premiĂšre fois que je vois une nonne faire la vaisselle.
Nous sommes comme les autres, vous savez.
Je trouve pas, vous ĂȘtes bizarres.
Merci.
Vous savez...
Si jamais, dehors, vous vous faites attaquer par un ours,
il ne faut surtout pas hésiter à venir me chercher.
Ăa arrive souvent, par ici ?
Parfois. J'ai déjà vu ça.
Mais jamais en hiver.
Nous sommes un peu isolés, et loin de la route.
Vous ĂȘtes vraiment seul ici ?
- Oui. - Continuellement ?
Ăa doit vous peser.
Non, ça ne fait rien.
MĂȘme quand il y a du monde, ici, personne ne m'adresse la parole.
Ăa n'a pas l'air trĂšs solide. J'espĂšre que ça va marcher.
- Pourquoi tu dis des bĂȘtises ? - Ăa te va bien de lui dire ça.
ArrĂȘtez de me faire suer. Je suis sĂ»r qu'il faut prendre celui-lĂ .
Tu n'as qu'à couper le contact, imbécile !
ArrĂȘte de jouer les durs, ou je vais te faire ta fĂȘte.
Il paraĂźt que j'ai un grain dans la tĂȘte.
Et que je suis un peu trop nerveux.
On ne dirait pas, comme ça.
Peut-ĂȘtre que vous avez aussi un grain dans la tĂȘte.
Vous savez quoi ?
Si vous vous passez dire bonjour, n'hésitez pas.
Enfin, je veux dire... Quand Papa Doc ne sera pas lĂ .
- Il doit surtout pas savoir. - Ce sera notre secret.
Ah ben, alors, ça en fera deux.
Parce que j'ai jamais fait la vaisselle avec une nonne.
Et j'ai jamais eu de secrets.
Qu'est-ce que vous faites, les amoureux ?
Ăa y est, on a fini.
HĂ©, Ralph.
T'as jamais fait ton service ?
Non.
C'est dommage. Tu aurais fait un bon parachutiste.
Un peu gros, peut-ĂȘtre. Qu'en dites-vous, ma soeur?
A quoi on joue, ici ? Qu'est-ce que tu as fait, crétin ?
Je vous jure que j'ai rien fait, Papa Doc. Dis-lui, toi.
Affirmatif.
Eh bien, ma soeur, expliquez-nous.
Quelque chose... m'a effrayée...
Vous avez eu trop d'émotions. Venez m'aider à la mettre au lit.
Venez avec nous.
Ralph, il fait un froid de canard, dans cette maison.
Je t'ai déjà dit d'aller regarder la chaudiÚre, nom de dieu !
J'y vais, Papa Doc.
Bordel de merde !
Comment je vais réparer cette chaudiÚre ?
Putain de chaudiĂšre !
Qu'est-ce que c'est que ce travail !
- Salut, bébé. - Comment va mon champion ?
- Une petite partie ? - Non, je n'ai pas envie.
- J'aimerais juste te parler... - Oh non, ne recommence pas.
- S'il-te-plaßt, mon chérie. - Je t'en prie, n'insiste pas.
Si tu savais ce que j'en ai marre de ton pĂšre, de ta mĂšre, de mon job...
- de la maison... - Ăa va, je ne veux pas t'embĂȘter.
Laisse-moi au moins t'expliquer.
J'ai une excellente idée.
Si on s'offrait une de ces bouteilles de vin tant aimées par ton pÚre ?
Celles qu'il se garde pour lui tout seul.
Ici, nous avons du soda et de la vodka.
Ce n'est pas vraiment ce que l'on recherche, hélas.
Décidément, ton pÚre a toutes les caractéristiques de l'emmerdeur.
Ne sois pas si médisant. Tout est dans la cave.
- C'est une cave spéciale. - Une vraie cave a vins, alors !
Voilà qui est trÚs intéressant.
- Suivez-moi, jeune homme. - Avec plaisir.
Bon dieu, oĂč sont-ils ?
- Ils doivent faire trempette. - Dites plutĂŽt qu'ils nagent.
Je me demande ce que ça signifie.
Personne ne gagne.
Faites vos jeux.
Le 11 noir.
Vous vous ĂȘtes fichu dedans, Harvey Beckman.
Le 9 rouge.
Je suis pour ne rien gĂącher. Tiens, vas-y.
C'est bon ?
Ăa n'est pas dĂ©gueulasse.
Si Papa Doc nous voyait, il verrait ses cheveux se dresser.
Il le retiendrait sur mon salaire, j'en suis sûr!
Tu n'as rien remarqué de bizarre au sujet de ces enfants ?
Pas vraiment.
J'ignore pourquoi, mais devant eux, je ressens un sentiment étrange.
Ils n'agissent pas comme des enfants normaux.
Aujourd'hui, les enfants commencent Ă fumer Ă 10 ans.
Et ils font l'amour Ă l'Ăąge de 12 ans.
Comment veux-tu comparer leurs réactions aux nÎtres ?
Tu as raison, mais je suis persuadée qu'ils sont bizarres.
Quoi donc ?
Tu n'as pas remarqué le comportement de Suzanne quand elle allumait les bougies ?
Et celui de soeur Hannah, totalement immobile ?
Elle te fixait droit dans les yeux avec un regard glacé.
- Comme celui d'un spectre ! - C'est ça.
Et cette montre que porte le petit soldat?
Je suis sûre qu'elle a beaucoup de valeur.
- OĂč crois-tu qu'il l'a eue ? - Il l'a volĂ©e.
Je t'en prie !
Et quand soeur Hannah a dit, en plein milieu du repas :
"Je trouve, monsieur, que vous avez des cheveux ravissants."
Venant d'une novice, c'est un compliment assez original.
Que penses-tu de l'accident dont ils auraient été victimes ?
Ăa a plutĂŽt l'air d'un mensonge.
Sûr qu'ils ne donnent pas l'impression d'avoir envie de rentrer chez eux.
Mais que faire ?
Julie ?
- Vous ĂȘtes lĂ ? - Oui, nous sommes lĂ .
Je croyais que vous étiez en train de nager.
On a juste changé de liquide.
C'est le vin de Papa Doc !
Je me sentais un peu nerveux. Manque de sédatifs.
Tu sais que pour ce genre de sédatif
Papa Doc te prendra au moins 95$.
- Tant que ça ? - Mais oui.
Julie, nous aimerions te parler.
A propos de quoi ?
Des gosses.
Qu'y a-t-il ?
- Nous les trouvons plutĂŽt Ă©tranges. - MĂȘme trĂšs Ă©tranges.
Vous ĂȘtes sĂ»rs de ne pas avoir trop bu ?
- On dirait que oui. - Nous avons été raisonnables.
Vous voulez que je vous dise quelque chose ?
Je crois que vous devriez la finir maintenant.
J'étais sûr que vous alliez faire ça. C'est bien dommage.
Désolé, mais je dois vous prendre votre reine.
Ăchec...
et mat.
Pas mal joué, David. Tu mérites une revanche.
D'accord, je remets tout en place.
Bonsoir, Harvey Beckman.
Sais-tu oĂč sont tes parents ?
J'en ai jamais eu.
Allez, le 6 !
Tu vas sortir !
- Il est l'heure, Suzanne. - Je reste avec Mme Beckman, ce soir.
Demain matin, l'appel est Ă 7h.
- Rends-moi mon dé ! - Non, pas question !
- Donne-le moi. - C'est Ă mon tour de jouer.
- Non, j'ai pas fini. - Tu n'y arrives pas, toi.
- Tu commences à m'énerver. - C'est à moi de jouer.
- T'avais qu'Ă faire un 6. - Ăa va aller mal pour toi !
J'en ai marre, je ne jouerai plus jamais avec toi. Tu triches.
Ces dents... C'est quoi ?
Ce sont des piranhas.
Ils peuvent dépecer un homme en 20 secondes.
C'est une belle histoire pour s'endormir.
Qu'est-ce que vous leur donnez ?
Des poissons rouges. Une douzaine de fois parjour.
Vous vous servez de ces gentils petits poissons pour nourrir ces voraces ?
C'est bien ça.
- Tiens, tu veux le faire ? - Non !
Ce n'est rien, ma chérie.
Tu ne ferais pas ça, n'est-ce pas ?
Désolé, mais je n'ai rien à faire de votre job, Papa Doc.
Et sincĂšrement, vous pouvez vous le foutre au cul !
Mr Beckman se parle toujours ainsi?
C'est la seule façon pour lui d'avoir le dernier mot.
Rose.
Veux-tu me dire ce qu'elle fait ici ?
Tu ne vois pas qu'elle essaie de s'endormir?
Moi qui croyais...
Et oui, Rose, j'attendais ce moment.
Comment te dire...
Ce sont les effets de l'air de la montagne.
Il se fait tard.
Ne m'en veux pas, Harvey, mais j'ai mal Ă la tĂȘte.
Et je crois que je fais une crise de goutte.
Tu veux un aspirine ?
Merde !
Y'en a marre !
Julie... Mais que veux-tu ?
Je cherche Ralph.
Tu ne le trouveras pas ici. L'eau est presque gelée.
Laisse-moi te réchauffer.
Si Papa Doc nous voit, la température risque de monter.
- Et alors, ça ne lui est jamais arrivé ? - Il suffit d'une fois.
Julie...
Je t'en prie.
Laisse-moi m'habiller.
Tu permets ?
Ce n'est pas le moment de s'évader dans ce genre d'aventure.
Ralph !
Y'a plus de chauffage dans la maison, éteins les lumiÚres.
Ralph !
Fais quelque chose, bon dieu !
Bordel !
Mon dieu..
Seigneur !
Je me demande bien comment il a pu faire ça.
Nous ne sommes pas sûrs de ça.
Il a pu faire ça lui-mĂȘme ?
- Il faut appeler la police. - Les lignes sont coupées.
Descendons-le de lĂ et portons-le dans sa chambre.
- Ensuite, tu iras au village. - D'accord.
Je vais me démerder pour remettre en marche cette foutue batterie.
- Vis-Ă -vis des femmes... - On dira que c'est un accident.
D'accord.
Je n'arrive pas Ă y croire.
- Vous pensez que c'est un accident? - Non, je ne le pense pas.
C'est pourquoi je vais aller le déclarer à la police.
Ăa ne peut ĂȘtre qu'un accident.
Nous sommes trop isolés dans cette maison.
Ăa ne peut pas ĂȘtre quelqu'un d'entre nous.
En ĂȘtes-vous sĂ»r?
Comment ça ?
Vous oubliez ces enfants.
Vous voulez rire ?
Alors, donnez-nous votre explication.
Je vous laisse continuer.
Ralph avait de la famille ?
Non, juste nous.
C'est Papa Doc qui l'a amené ici. Il l'a fait sortir de l'hÎpital psychiatrique,
il y a environ 5 ans.
Jamais il n'était parti de cette maison.
Jusqu'Ă aujourd'hui.
Les bougies ont disparu.
C'est moi que vous appelez ?
Est-ce que David a touché à cette voiture ?
Non.
- Vous n'avez vu personne d'autre ? - Négatif.
C'est un peu fort...
Te voilĂ enfin.
Les bougies de la voiture ont disparu.
Il se passe des choses bizarres. Nous devons tous rester ensemble.
- Je rassemble tout le monde au salon ? - Il reste quelqu'un lĂ -haut ?
- Je ne sais pas. - Je vais voir.
Des bougies de voiture ne disparaissent pas comme ça.
C'est sûr, mais rien ne prouve que ce sont les enfants.
Vous ne trouvez pas qu'ils sont quand mĂȘme bizarres ? Surtout David.
C'est comme ça. Vous marchez à coté de vos pompes, Mr Harvey Beckman.
Je ne vois vraiment pas ce qu'il y a de drĂŽle.
Je pense juste au marchand de biĂšres qui passe souvent ici.
Voyons, Rose !
Qui a pu faire une chose pareille ?
- Papa Doc. - EspĂšce de vieille poivrote !
- Gardez vos réflexions. - J'aimerais beaucoup.
Et moi, je vous adore.
Harvey, j'ai envie de partir de cette maison.
Et comment ?
Regarde dehors.
Il y a prés d'un mÚtre de neige, et les lignes téléphoniques sont coupées.
Tu sais ce que ça veut dire, "coupées" ? Oh, excuse-moi.
Sers-moi une goutte de ça.
Si ça ne te dérange pas.
Tu m'as entendu ?
Merci.
Santé.
Assieds-toi, et arrĂȘte de tourner comme un lion en cage.
Tu vas encore nous dire que c'est toi le meilleur.
Négatif. C'est pas lui le meilleur.
Ăa y est, j'ai trouvĂ©. Vous allez voir.
- Je me demande bien quoi. - Pourquoi tu ne devines pas ?
Bon, vous me lĂąchez ?
Ces fusils ne se sont quand mĂȘme pas envolĂ©s.
J'ai cherché partout, impossible de les trouver.
Et j'ai autre chose Ă vous montrer.
Vous beurrerez votre pain avec une cuillĂšre.
Ce n'est pas drĂŽle.
C'est bien ce que je pense.
OĂč Ă©tiez-vous passĂ© ?
Nous n'avons plus de bois.
Allons dehors en couper.
Je pars pour San Francisco.
Ăa va pas ?
Vous m'avez bien compris.
Je vais diriger un nouveau sanatorium.
Ah vraiment ?
C'est deux fois le salaire que je touche actuellement.
Et j'aimerais bien que vous traitiez ma femme avec plus de respect.
Attendez une petite minute.
Maintenant, je vais couper du bois parce que j'en ai envie.
Et non pas parce que vous le voulez.
Vous permettez que j'essaye ?
Bien sûr, David. Tu sais t'en servir?
- Oui, c'est simple. - Alors, tiens.
Attends. Je les mets debout, et toi, tu les fends en deux.
C'est pas mal, mais il faut frapper plus fort. Allez, recommence.
Plus fort encore !
Tu frappes comme une bonne femme. Il faut y aller carrément.
Si tu ne t'en sers pas mieux que ça, je vais devoir appeler tes amis.
On va ĂȘtre obligĂ© d'appeler l'Ă©quipe de secours !
C'est pas mal, cette fois.
Attends, tu vas voir.
SoulĂšve avec moi. On va l'empiler sur le tas.
Que s'est-il passé ?
- Il a voulu me l'envoyer. - Qui ça ?
- Georges. C'est lui qui a fait ça. - Oh mon dieu !
De quel coté est-il parti ?
J'ai eu si peur que je n'ai rien vu.
Il faut s'occuper d'Harvey.
Et surtout, pas un mot de ce qui est arrivé à qui que ce soit.
- Oui, monsieur Papa Doc. - Portons-le dans la chambre de Ralph.
Une semaine...
Sans pouvoir me lever.
Je regrette de l'avoir traité de tous les noms.
Je me rappelle quand il a interpellé Papa Doc.
J'étais si fiÚre.
Je suis aussi de votre avis.
Je l'ai trouvé formidable.
Je l'entends encore.
J'ai toujours en tĂȘte tous les mots qu'il a dits.
Et moi... j'ai failli...
J'ai failli le quitter je ne sais combien de fois.
Au moins une centaine.
Je lui ai dit qu'il était insupportable.
Maintenant qu'il est parti...
je n'attends vraiment plus rien.
Venez un peu en bas, avec nous.
Non, je préfÚre rester ici.
Je suis désolé.
Moi aussi, je regrette.
Si nous partions maintenant, nous pourrions inspecter les bois.
Seulement, il vaut mieux rester ensemble,
tous au mĂȘme endroit, et de commencer demain.
Quel sens pratique... On dirait de la stratégie.
Si vous avez mieux, allez-y !
Au lieu de nous balancer vos remarques désobligeantes.
On ne panique pas quand on a peur, mon garçon !
Bien sûr que j'ai peur, mon garçon !
Bien. Vous vous sentez mieux assis sur vos fesses ?
Moi, je vais prendre un bain et me relaxer.
Sinon je ne tiendrai pas jusqu'Ă demain !
Qu'est-ce que tu fabriques dans mes affaires ?
Et que fais-tu ici ?
Tu entends ?
Attention à mon bébé !
- Pourquoi tu as fait ça ? - Ce n'est pas moi !
Je vous déteste !
Fous-le camp... Tu vas foutre le camp d'ici ?
- Je vous déteste ! - Sors d'ici !
ArrĂȘtez de vous dĂ©battre, vous allez faire mal aux bĂ©bĂ©s !
Je veux que tu ramĂšnes ici tous les enfants, d'accord ?
- D'accord. - Allez, vite.
Ce n'est pas grand chose...
mais c'est mieux que rien.
Ok mais on fait quoi ?
Julie, dĂ©pĂȘche-toi !
Rick, Papa Doc, venez voir !
Que se passe-t-il ?
Julie !
Oh mon dieu !
Vous pouvez me tirer dessus, j'ai pas peur de vous.
C'est quand mĂȘme lourd, ce truc-lĂ .
Mais ce sont les gamins !
Mon dieu ! Maudits gamins !
EspĂšces de petits monstres !
Laissez-la tranquille ! LĂąchez-la !
Je vais chercher le fusil !
Rick, retiens-le !
Doc, vous allez m'écouter !
Doc, attendez ! Ecoutez-moi !
Ne faites pas l'idiot. Calmez-vous, je vous en prie !
- Rick ! - Papa, calme-toi !
Ne tire pas, je t'en supplie !
Vous allez voir, petits monstres ! Je vais tous vous tuer !
Rick, lĂšve-toi, il faut aller l'arrĂȘter !
Rose !
Je vais tous vous tuer.
Je me suis un gros papa ours !
Tu vois ? Je t'avais dit que ça marcherait.
Tu t'es pas trop foulé.
T'as pas fait grand chose non plus. Pousse-toi de mon chemin.
Rick ! ils ont tué mon Rick tu entends ?
Ils l'ont tué !
Prends le bidon, imbécile !
Tu se souviens ?
T'as qu'Ă porter les deux !
Je peux trĂšs bien porter les deux !
Vous voulez peut-ĂȘtre que je vous porte ?
- Tu vas la fermer un peu ! - Tu vas la fermer un peu...
Si tu laisses tomber ces deux fusils, je te casse la gueule.
David !
Te fatigue pas, Georges, ils vont nulle part.
Suzanne...
Dites-moi oĂč est passĂ©e Suzanne.
Elle est dehors, prĂšs de la cuisine. Elle est Ă votre recherche.
- T'as vu comme ça a marché ! - Bien joué !
Ma petite Suzanne, j'aimerais tellement pouvoir comprendre.
Elle veut nous venger. VoilĂ ce qu'elle veut faire.
De toutes façons, elle ne peut rien faire sans nous.
Nous ne voulons pas retourner lĂ -bas.
Vous voulez me faire du mal.
Vous ne m'avez pas aimé.
Assassin ! Assassin !
Fais-le.
Fais-le !
Nous avons une mission Ă remplir. Feu !
Suzanne...Non !
- Vas-y Suzanne, brûle-la ! - Je t'aime !
Rick, allons Ă son aide !
Nous ne pouvons plus rien pour elle. On doit s'en aller d'ici !
- Il y a bien une sortie ? - Par ici.
C'est fermé. Il faut à tout prix sortir !
- Allons jusqu'au bateau. - Le bateau ?
Sur le lac ! Viens, Il y a une sortie lĂ -bas.
Vite, on y est presque !
On dirait qu'il est bloqué.
Essayons par l'autre coté.
Vite, dĂ©pĂȘche-toi !
- Encore un petit effort. - Rick, je n'en peux plus.
J'aurais pu le tuer si j'avais voulu.
ArrĂȘte de jouer les durs.
La gùchette s'est bloquée.
C'est le générateur.
Ne t'inquiĂšte pas. Ce n'est pas grave.
Nous pouvons rester ici jusqu'à l'arrivée des chasse-neige.
- D'accord ? - D'accord.
Tu n'as rien a craindre, maintenant, je suis lĂ . Calme-toi.
- J'aurais pu leur faire peur. - Pourquoi tu l'as pas fait ?
ArrĂȘte un peu de la faire suer.
C'est fermé.
Attendons le lever du jour.
J'ai pas l'intention de prĂȘter ma montre Ă quelqu'un.
Tant pis pour toi si tu la casses.
David, si on allait dans la cabane de Ralph pour manger quelque chose ?
J'espĂšre qu'il y aura autre chose que du beurre de cacahouĂšte.
J'ai plutĂŽt envie d'un bon steak.
Le début des manoeuvres est prévu dans une heure.
J'ai faim, moi aussi.
Chérie !
Tu m'entends ?
Réponds-moi.
- Oh, David. - Que s'est-il passé ?
Non, c'est rien.
Mon visage !
Regarde ce que tu as fait Ă mon beau visage !
Je vais vous buter sales petits cons !
Un par un, vous m'entendez !!
Merde !!
Allons nous mettre Ă l'abri.
Sales petits cons !
Vous me le paierez !
Vous l'avez tué. C'est vous, j'en suis sûre.
- Qui va ĂȘtre mon mari ? - ArrĂȘte de faire l'idiot.
A nous deux, Mr Beckman.
Tu n'es qu'un mauvais farceur, Harvey Beckman.
J'en ai marre d'ĂȘtre ici.
Fini de jouer.
Déplaçons-nous vers une nouvelle zone.
C'est pas marrant de jouer avec des amateurs.
D'accord, on s'en va.
Non, on va avoir trop froid, dehors.
- On ne peut plus rester ici. - Tu ne vas quand mĂȘme pas pleurer?
- Je veux pas laisser Julie. - Fais ce qu'on te dit, et tout ira bien.
Tu vas voir, on va trouver d'autres jouets.
- C'est promis ? - C'est promis.
J'ai intĂ©rĂȘt Ă emmener ça.
Au revoir, Julie.
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