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Original subtitles

Nous avons été informés

qu'il s'agirait d'une épidémie dans la région sud...

- Bonjour. - Ca va ?

- Bonjour, Santi. - Bonjour.

T'as eu du monde ce soir ?

Pas vraiment. Et toi ?

Non plus.

La grippe aviaire a été détectée...

- Tu bois quoi ? - Comme d'habitude.

T'es allé chez le médecin ?

- Et ? - C'est un problème de nerfs.

Mais mon cholestérol est super élevé, donc plus de tripes ou autres.

On va mourir un jour, alors autant être heureux.

Oui, le plus tôt sera le mieux.

Désolé.

- Et voilà pour toi. - Merci.

Je prends un dernier client et je te rappelle.

Ca fera 30 euros.

- Paiement sans contact ? - Très bien.

C'est bon.

- Votre ticket ? - Non, merci.

Merci. Bon voyage.

Merci.

Allô.

Salut.

Alors, ta soirée ?

Bien, comme toujours.

Tu rentres à la maison ?

Oui, en fait, je suis pas loin. Je suis à l'aéroport.

OK. Je te prépare quelque chose ?

Pas la peine. J'ai déjà pris mon petit-déjeuner.

D'accord...

On pourrait peut-être aller déjeuner quelque part.

Pour faire quelque chose.

Oui, comme tu veux.

T'en as envie ou pas ?

Oui. Enfin, ça m'est égal. Comme tu veux.

D'accord.

Allez, on en parlera plus tard.

D'accord.

Bon sang !

C'est pas vrai !

Bon sang !

Viens avec moi.

S'il vous plaît.

Je te tiens. Appuie-toi sur moi.

Mon taxi est là. On va dans mon taxi, tout va bien.

Attention.

Doucement.

Doucement, tout va bien.

On va à l'hôpital.

Tiens, un peu d'eau.

Raul, réveille-toi.

- Habille-toi. - Quoi ?

Y a eu un attentat, ton père répond pas.

Maman !

Il y a eu deux fortes explosions au terminal de l'aéroport...

- Il s'est passé quoi ? - Je sais pas.

Une explosion à l'aéroport. Papa y était.

- Il était là-bas ? - Oui, je viens de lui parler.

Avant l'explosion ?

Ramon va arriver. On va le chercher.

Ne t'inquiète pas, on va à l'hôpital.

Sors-moi d'ici !

Je dois sortir de la ville. Me regarde pas !

Me regarde pas, j'ai dit !

Me regarde pas et avance !

C'est ma femme. Non, laisse-moi répondre...

Et l'autre, donne-le-moi. Allez.

Roule. Sors-moi de la ville et me regarde pas.

Allez, fais-moi sortir d'ici !

Je peux pas passer,

je peux pas passer !

Avance.

Allez.

Continue, va tout droit.

Selon une source locale, l'explosion a eu lieu...

C'est la panique dans la ville de Madrid suite à un attentat.

L'aéroport Adolfo Suarez Barajas compte quatre terminaux.

Le terminal touché est le plus grand des quatre...

Il y a un problème.

Qu'est-ce qu'il y a, Selma ? Parle !

Qu'est-ce qu'il y a, ma fille ?

Dis-moi !

Hamza est mort.

Hamza est quoi ?

Le véhicule a forcé le point de contrôle !

Ne bougez plus !

Partez, la zone doit être évacuée.

On cherche quelqu'un.

La zone doit être évacuée. Vous ne passerez pas.

Evacuez immédiatement !

Mon mari est là.

C'est dangereux, vous ne pouvez pas être ici.

Allez dans les hôpitaux.

- Mon père est taxi... - Dégagez !

- J'ai entendu... - Alors évacuez !

On part c'est bon, désolés.

- Dégagez. - On s'en va.

Sa voiture n'est pas là.

Il est pas là. Allez, montez.

Où est-ce qu'on va ?

Où est le GPS ?

- Quoi ? - T'es sourd ? Le GPS !

Dans la boîte à gants.

Comment ça va ?

Enfin un signal.

Santi, c'est Ramon.

Tu me reçois ?

Eteins ça.

Il y a eu un attentat, on est à ta recherche.

C'est où ?

Par là, commandant. Je vous y emmène.

Bonjour.

Désolée pour le retard.

Mon général, je ne pouvais pas arriver plus tôt.

- Gerardo n'est pas là ? - Il arrive.

- Et les cassettes ? - En chemin.

Sacré début, mon commandant.

Oui, incroyable.

C'est du grand n'importe quoi.

Désolé pour le retard, le centre est en plein chaos.

Ne vous inquiétez pas.

Pilar vient également d'arriver.

Identifions ces ordures le plus vite possible.

Des têtes vont tomber aujourd'hui.

Bien entendu.

Ce n'est pas l'armée,

on fait les choses très différemment.

Je suis là pour faire mon travail.

C'est celui-là ?

Oui, c'est lui.

Je garderai l'arme collée sur toi.

- Compris ? - Oui.

Si tu tentes un truc, je te jure que je te descendrai.

Calme-toi.

Je vais rien faire du tout.

Sors du taxi.

Prends une pince et un tournevis.

- Bonjour. - Bonjour.

18,70 euros, s'il vous plaît.

Assieds-toi là.

Mains sur la tête.

Bouge pas.

Sors.

On les a. Ils sont trois.

Oui, environ une vingtaine d'années.

D'accord.

Mais il y a eu deux explosions, pas trois.

Peut-être que la troisième n'a pas fonctionné.

Ou il n'est pas allé au bout et il est en vie.

Oui... Espérons que non.

- Où se trouve le chef ? - Je ne sais pas.

Merci.

- Où est le chef du service ? - Là-bas.

On cherche une victime, vous pouvez nous aider ?

Nom complet ?

Santiago Gomez Lasarte.

Santiago Gomez Lasarte...

Non, il n'est pas là.

Contactez le Zendal

ou la clinique anatomique médicolégale.

Ne t'inquiète pas, on va le retrouver.

Allez, on y va, Raul.

Voici des images des caméras de sécurité

montrant les trois terroristes

quelques instants avant l'attaque.

Il s'agit de Driss Manzur, âgé de 20 ans,

Malik Jalaf, âgé de 18 ans,

et Hamza Chait, 19 ans.

Tous d'origine marocaine et résidant en Espagne.

Nous ne savons pas s'ils avaient des liens

avec le terrorisme djihadiste.

Monsieur le ministre, vous les avez reçues ?

Je les ai devant moi.

Que savons-nous d'eux ?

Ils n'ont pas de casier, aucun des trois.

On a leurs profils sur les réseaux. Des faux, évidemment.

Créés il y a deux ans,

lorsque Kader Abadi était toujours en liberté.

Il est sûrement à l'origine des attentats.

Il sera amené ici pour être interrogé.

Comment se passent les recherches à l'hôpital ?

Elles sont en cours.

Il ne semble qu'aucun d'entre eux

n'y soit arrivé blessé ou inconscient.

Bien, merci beaucoup à tous.

Tenez-moi informé en temps voulu.

Merci.

Donne-moi les clés.

Bouge pas.

Les mains sur le volant.

Tu les reconnais ?

Non.

Kader, donne-moi un nom.

Un seul et ta vie en prison sera beaucoup plus facile.

Vous savez très bien qu'on utilise tous de faux noms.

En réalité, personne ne sait qui est qui.

Donc, quand vous les attraperez,

ce que vous aurez c'est...

Rien.

Et toi, Kader ?

Qu'est-ce que tu as ?

Une cellule d'isolement où tu passeras le reste de ta vie.

A essayer de te convaincre que ça en valait la peine.

Mais au fond de toi, tu sais que personne ne se soucie de toi.

Tes chefs sont loin d'ici, ils mènent la grande vie.

Ils utilisent d'autres gars comme toi pour faire le sale boulot.

C'est ça que tu as, toi.

Réfléchis bien.

Un seul nom.

Arrêtez-vous !

Garde civile !

Garde civile !

Arrête-toi !

Les mains en l'air ! Demi-tour, tournez-vous !

Il est où ?

Pourquoi il répond pas au téléphone ?

Laura, tu as accès à l'application GPS de Santi ?

- Oui. - Le GPS.

Oui, je l'ai.

Ouvre-la.

Rien.

Quoi ?

L'appli est éteinte depuis une heure. Regarde.

- Fais voir. - Regarde ici.

Cet endroit, c'est Somosierra.

- C'est Somosierra ? - Oui.

Ecoute...

Il faut que je me soulage.

S'il te plaît.

Remonte dans la voiture.

Qu'est-ce qui va arriver maintenant ?

Je sais pas.

Quoi que je fasse, je suis foutu.

Ca finira pas forcément ainsi.

La police te protégera, t'es important pour elle.

Jusqu'à ce que je leur dise tout.

Pourquoi t'as pas appuyé sur le détonateur ?

Parce que je suis un lâche.

Ils nous ont dit qu'avant de mourir,

on voit le visage d'Allah.

Mais je voyais que le visage de ma mère.

Il faudrait peut-être que tu te rendes.

- Laisse-moi voir le GPS. - C'est là.

Oui, c'est ici, c'est la station-service.

Vois si la voiture est sur le parking,

je demande à l'intérieur.

Elle est pas là.

Vous avez vu un chauffeur de taxi il y a deux heures ?

Non, je viens juste de commencer mon service.

Personne d'autre ne pourrait me renseigner ?

Non, mon collègue est déjà parti. Désolée.

Regarde.

Qu'est-ce que c'est ?

Merde.

C'est clairement celui de Santi.

Il faut appeler la police.

- Ils vont rien faire du tout. - Pourquoi ?

- Parce que c'est un adulte, Ramon. - Et alors ?

S'il n'y a aucune preuve de violence,

ils ne vont pas le rechercher.

Et avec ce qui se passe...

Mais il faut qu'on le signale.

C'est clair qu'il veut pas qu'on le retrouve.

Raul, non.

Ton père ne disparaîtrait pas comme ça.

D'accord ?

Il a raison, mon chéri.

Il a raison.

Le chauffeur de taxi est Santiago Gomez Lasarte.

Voici les images de la station-service

où il a été vu pour la dernière fois.

Le signal GPS a été coupé dans cette même station-service.

Sans localisation, ça va être très compliqué.

C'est Hamza Chait.

Il a dû prendre ce chauffeur de taxi en otage.

Localisez la famille de Hamza Chait.

On n'a plus aucun contact avec Hamza depuis presque un an.

Nous savons qu'il a été en Syrie pendant trois mois.

Il recevait une formation militaire, probablement.

C'est pile à cette période qu'il a disparu.

Vous n'avez rien remarqué d'inhabituel avant qu'il ne parte ?

Si, mais...

On n'avait jamais imaginé qu'il ferait ça.

Quand avez-vous commencé à le trouver différent ?

C'était...

Au retour de ses dernières vacances au Maroc.

Il a commencé à aller à la mosquée tous les jours.

Il m'a obligée à porter le hijab,

alors que je ne l'avais jamais porté.

Mon fils voulait être un bon musulman.

Mais il s'est fait piéger.

Ce qu'il a fait,

c'est tout le contraire d'un bon musulman.

Qu'est-ce qui se passe ?

Nous pensons que Hamza est en vie.

Maman...

Et il se pourrait qu'il prenne contact avec vous.

S'il le fait, il faut que vous nous le disiez.

Pour qu'on l'aide.

Allez, on y va !

Descends.

Allez, putain !

Avance.

Khaled Saidi était en colocation depuis deux mois

avec les deux terroristes de l'aéroport, Manzur et Jalaf.

Ils se sont rencontrés dans un taxiphone.

Il est trop tôt pour en être sûr,

mais il n'aurait pas été au courant des intentions de ses colocataires.

On interroge leurs familles au Maroc,

mais rien pour l'instant.

Son identité doit devenir publique.

Ce bâtard n'a nulle part où se cacher.

Ca mettrait la vie du chauffeur de taxi en danger.

Elle est déjà en danger.

Chait ne l'a pas tué

parce qu'il s'en sert comme bouclier.

En tout cas, n'oublions pas notre priorité,

à savoir retrouver Hamza Chait vivant.

Attendons jusqu'à l'aube.

Pourquoi, Pilar ?

Chait ne sait pas que nous le cherchons.

Donc il agira de manière plus confiante et fera des erreurs.

Cinq heures se sont écoulées depuis l'attentat.

Les prochaines heures sont cruciales.

Je suis du même avis.

D'accord.

Jusqu'à l'aube, mais pas une heure de plus.

Prévenons la famille du chauffeur de taxi.

J'aimerais leur parler personnellement.

Bien sûr.

Hé, petit !

Allez, petit.

Reviens.

Tu peux te redresser ?

Tu penses pouvoir marcher ?

Ne me laisse pas seul.

Merde...

Merde !

Allez.

D'après plusieurs témoins, les terroristes

ont fait exploser leurs gilets aux comptoirs d'enregistrement.

L'aéroport était très fréquenté au moment des explosions.

Seuls deux terroristes ont fait exploser...

Joyeux anniversaire...

Joyeux anniversaire !

Allez, ma fille !

Fais un petit discours pour cette vidéo familiale.

Allez, on rame.

Quelle coordination !

Bonjour, soeurette.

Comment va ma soeur préférée aujourd'hui ?

Je vais te faire une collection de vidéos géniale.

Laisse-moi tranquille.

Je veux avoir une compilation de vidéos

où on voit que tu ressembles à un titan.

Un titan... Pourquoi ?

Pour quand tu iras mieux.

Les autorités ont compté 26 morts...

Oui, j'écoute.

Oui, c'est moi.

Les images ont été prises une heure après l'attentat.

L'homme qui l'accompagne est le troisième terroriste

qui n'a pas déclenché son explosif.

Nous pensons qu'il a pris votre mari en otage.

Nous ferons absolument tout pour le retrouver.

On peut aider ?

Restez ici jusqu'à ce que nous le localisions.

Vous serez tranquilles ici.

On vous préviendra s'il y a du nouveau.

Merci.

Ca va aller, maman.

Bonjour, votre frère est un terroriste ?

Tu parleras à ma mère ?

Calme-toi.

D'accord ?

Ce sera pas nécessaire, tu vas t'en sortir.

Je pense pas.

Donne-le-lui pour moi.

- Ne dis pas de bêtises. - S'il te plaît.

S'il te plaît...

Tu lui donneras toi-même.

S'il te plaît.

Ma fille aînée s'appelait Monica.

Ca va faire un an et demi qu'elle est morte.

D'un cancer.

Personne ne mérite de perdre son enfant.

Personne.

Calme-toi.

Tout va bien.

Hamza !

Arrêtez-vous !

S'il vous plaît.

S'il vous plaît, aidez-nous, on a eu un accident.

La vie est pleine de rebondissements, pas vrai ?

Tu vas terminer ce que ce lâche d'Hamza n'a pas pu faire.

Comment ça ?

Ecoute attentivement.

A la fin de cet appel, la bombe que tu portes va s'activer.

Elle a des capteurs de mouvements très sensibles.

Ca signifie

que pour qu'elle n'explose pas, tu dois marcher.

Si tu t'arrêtes, tu mourras.

Quoi ?

N'essaie pas de trouver une astuce. Tu dois être à pied.

Mais pourquoi vous me faites ça à moi ?

Pourquoi vous me faites ça ? Je n'ai rien fait.

Le pouvoir d'une image vaut plus que mille mots.

Et la tienne va faire le tour du monde.

Attendez !

S'il vous plaît, j'ai besoin d'aide.

Aidez-moi, s'il vous plaît. J'ai besoin d'aide.

Ecoutez-moi !

Fuyez !

S'il vous plaît, écoutez ! Appelez les urgences.

Sécurité !

Par ici !

Appelez la police.

- Arrêtez-vous ! - Je peux pas !

Je peux pas m'arrêter !

Si je m'arrête, ça explose. Ecoutez-moi !

Ecoutez-moi !

Il faut appeler la police !

Appelez la police !

Il faut évacuer le bâtiment !

Evacuez le bâtiment !

- Bonjour, capitaine. - Alors ?

Presque prêts.

Allez, on y va !

Mon commandant, voilà ce que nous avons.

Arrêtez-vous !

Ne tirez pas.

Je ne peux pas m'arrêter.

On m'a dit que si je m'arrête, la bombe explose.

Je vous donne une oreillette pour communiquer.

D'accord ?

Je vais vérifier quel type d'explosif

se trouve dans le gilet.

- En marchant ? - Oui. Ne vous inquiétez pas.

Je m'appelle Jesus.

Quel est votre nom ?

Santiago Gomez Lasarte.

Très bien, continuez d'avancer.

Oui ?

Pilar Montero, commandant de la garde civile.

Vraiment désolés de cette situation.

Nous faisons tout pour la résoudre au plus vite.

Levez le bras.

Levez-le !

Dites-moi ce qui s'est passé.

Je dois parler à ma famille. Mettez-moi en contact avec eux.

Ils sont avec nous. Dites-moi ce qui s'est passé.

En fait, je ne sais pas exactement.

J'ai récupéré l'un des terroristes à l'aéroport

en pensant que c'était une victime et il m'a kidnappé.

On a eu un accident, des hommes sont arrivés

et un d'eux a tiré sur Hamza.

Continuez d'avancer.

On m'a frappé.

Et maintenant...

Je me souviens de rien, je me suis réveillé

dans les toilettes et j'avais ce gilet sur moi.

Ils m'ont appelé sur un téléphone et ils m'ont dit que...

Hamza Chait est mort ?

Oui, il est mort.

Expliquez-moi ce qu'on vous a dit lors de cet appel.

On m'a dit que le gilet

était équipé de capteurs de mouvement.

Si j'arrête de marcher, il explosera.

Santiago, on est là pour vous aider. Le gilet n'explosera pas.

Remettez à Jesus le téléphone que vous ont donné les terroristes.

Continuez.

Continuez à marcher.

Marchez et ne vous arrêtez pas. Continuez.

Continuez...

Merci.

Le numéro que vous avez composé n'existe pas.

Evidemment.

L'Etat islamique, ou Daesh,

a déjà attaqué notre pays lors des attentats

de Barcelone et de Cambrils durant l'après-midi du 17 août 2017.

Ils avaient causé 16 décès...

L'explosif ressemble à du TATP, constitué de 22 unités.

Il y a trois cadenas dans la zone d'ouverture au dos.

Il y a une minuterie intégrée avec un téléphone en dessous.

Il est probable que le gilet puisse être activé à distance.

Les détecteurs de mouvement semblent être connectés à une lumière rouge.

C'est impossible de le désactiver ici ?

Si l'otage était immobile, ce serait faisable,

mais dans ces circonstances, oui, c'est impossible.

Quelles sont nos options ?

Si on veut minimiser les conséquences d'une explosion,

il faut le déplacer vers une zone dégagée

et enlever le gilet sur une surface qu'on peut contrôler

comme un tapis roulant.

- Le gilet a un GPS ? - Probablement pas.

Quelle est la zone sûre la plus proche ?

Cette zone polygonale est parfaite.

Elle est assez sécurisée pour diriger le convoi.

Mon commandant, je l'y emmènerais sans hésiter.

- Où se trouve cet endroit ? - A 10 km.

On n'a pas le temps.

Ils peuvent activer le gilet.

Pour éviter des cadavres supplémentaires

ou d'autres blessés graves,

ce que nous devons faire,

c'est activer une explosion contrôlée.

Il faut le faire ici.

Le site a été évacué, les médias ne savent rien.

On ne va pas le condamner à mort

sans avoir envisagé toutes les options.

Quelles sont-elles ?

Je vous écoute.

Réfléchissez, ce n'est pas nous qui l'avons condamné à mort.

Vous êtes bien Pilar ? Pilar Montero ?

Oui, c'est moi-même.

A quoi vous jouez, Pilar ?

N'êtes-vous pas une femme d'action ?

La Gran Via se trouve à environ 700 pas.

Si Santiago n'est pas là-bas dans 5 min pour que le monde entier

puisse le voir en direct à la télé, on activera le gilet.

Putain.

On va pas les laisser s'en tirer comme ça.

La décision m'appartient.

L'explosion contrôlée n'est pas une option.

Nous verrons cela.

Impossible de diffuser les images d'un civil

marchant dans le centre de Madrid

avec une bombe qui peut exploser à tout moment.

On créerait un précédent très dangereux

en cédant aux terroristes.

Il est tout aussi dangereux qu'un civil soit sacrifié par nous

en cachette.

On sait qu'ils ont des photos de lui avec le gilet dans les toilettes.

Même si on voulait cacher l'information,

ils pourraient nous accuser de sa mort.

Je suis consciente de ce que tout ça implique.

Si on ne peut empêcher que cet homme meure,

il faut avoir tout essayé pour lui sauver la vie.

Allez-y, commandant.

Capitaine. Allez-y.

Nous poursuivons l'opération.

Santiago, c'est encore Pilar.

Oui.

On sera en contact

par l'intermédiaire de ce dispositif.

Merci à vous, mais vous pensez que je vais m'en sortir vivant ?

On ferait tout ça si ce n'était pas le cas ?

Je peux vous demander un service ?

Absolument.

Ne mettez pas les formes, vu les circonstances.

Je dois parler à ma femme.

- Quoi ? - Nous avons trouvé Santiago.

Il va bien ? Répondez.

- Il est avec nous... - Où ça ?

Il veut vous parler.

Santi ?

Santi, tu m'entends ?

Laura ?

Bonjour, mon amour.

Laura, tu m'entends ? Tu vas bien ?

Oui, mais toi, comment tu vas ?

Comment tu vas ?

Ca va bien.

OK, écoute-moi, Laura.

Tu dois rester calme.

Où es-tu ? On va venir te chercher.

Laura, tu ne peux pas venir. Tu dois patienter.

Que se passe-t-il ? Pourquoi on peut pas venir ?

Vous me rendez le téléphone, s'il vous plaît ?

Lâchez-le !

Tout est sous contrôle.

Vous devez rester calme.

Tout est sous contrôle.

D'accord ?

Calmez-vous.

- Merde... - Quoi ?

Regarde.

Comme vous le voyez,

il y a un déploiement policier impressionnant.

La garde civile est en train d'escorter un homme

qui porte un gilet d'explosifs attaché à la poitrine.

Selon la garde civile, ce n'est pas un terroriste.

La seule chose que l'on sait, c'est qu'il est espagnol.

Nous n'avons reçu que ces deux informations.

Ni moi ni aucun de mes collègues

n'avons obtenu d'informations supplémentaires.

Nous ferons de notre mieux

pour essayer de comprendre ce qui se passe

et informer le public en bonne et due forme.

Nous passons en revue les opérations

qui impliquaient des explosifs en Irak et Afghanistan.

Bien.

Vous faites une erreur.

Directeur ?

L'Intérieur devient fou,

ils veulent savoir quel est le plan, et vite.

Nous y travaillons.

Je sors un instant.

On va les tromper et emmener Santiago incognito.

Les tromper ? Comment ?

En truquant les images.

Leur faire croire qu'il s'agit du direct.

C'était la tactique des terroristes lors de leur attaque en Afghanistan.

Ils avaient piraté les caméras de la base militaire.

Exactement.

On ne sait pas si on a le temps pour une telle opération.

Le gilet peut exploser à tout moment.

On doit avoir une petite marge.

Il est dans leur intérêt de prolonger notre angoisse.

Ils ont déclaré qu'ils voulaient

que tout le monde voie Santiago en direct.

Et ?

Aux Etats-Unis, il fait encore nuit.

On a peu de temps, mais ce décalage horaire peut aider.

Et pour les gens qui voient ce qui se passe ?

Ils postent des vidéos, la fraude sera découverte.

Il faudrait couper Internet à Madrid pendant quelques heures.

Gerardo ?

A ce stade, nous n'avons plus rien à perdre.

J'en peux plus.

J'en peux plus.

Raul, où tu vas ?

Aux toilettes.

Ne le touchez pas, s'il vous plaît.

C'est bon.

Je dois parler à mon père.

Nous avons reçu l'ordre que vous et votre mère restiez ici.

Je dois lui parler, vous me comprenez ?

Non, il y a toute une opération en place.

Mais ça m'est égal !

- Je dois lui parler ! - Calme-toi.

Papa.

Papa ?

Je t'écoute, mon fils.

Je t'ai vu sur mon portable.

Tu es carrément partout, papa.

T'exploses sur les réseaux.

Raul, tu devrais pas regarder ce qu'il y a sur Internet.

Ouais, mais j'ai pas vraiment le choix.

Ecoute-moi.

Rends-moi service.

D'accord ?

N'abandonne pas.

OK ?

S'il te plaît.

- Tu m'entends ? - Oui.

Je sais que t'es au bout du rouleau depuis la mort de Monica.

C'est pareil pour moi, papa.

Je suis épuisé.

J'ai l'impression que...

J'ai l'impression que plus rien...

Que plus rien n'est pareil, que tout est froid et étrange.

Mais papa, c'est juste que...

Si tu meurs maintenant...

Si tu meurs aujourd'hui...

alors...

maman et moi, on mourra aussi.

Tu comprends ?

Raul, écoute-moi.

Tout va bien se passer.

Tu m'entends ?

Ils savent ce qu'ils font, ça ira, je te le promets.

Je te le promets.

Fils.

Mon fils, je t'aime.

Je t'aime aussi.

Je t'aime aussi.

Regardez l'image.

Vous la voyez ?

Car il s'agit de la même image, encore et encore.

Pendant que la sécurité voyait cela, trois soldats avaient été tués.

Il nous faut la même chose.

Cela ne fonctionnerait pas, parce qu'il est

en mouvement constant, tout comme le convoi.

Enregistrons un tronçon vide de la Gran Via.

Un endroit qu'ils n'ont pas encore atteint.

Et là, en utilisant l'intelligence artificielle,

nous placerons un préenregistrement de Santi et du convoi.

Ainsi, nous garderons une image en mouvement.

Nous pourrons remplacer une image par une autre

pour qu'ils puissent quitter la rue.

Restons en contact.

Allez-y.

Il faut manger quelque chose et rester hydraté.

Merci, j'en ai pas envie.

Et boire.

On n'a pas d'alcool, mais c'est la maison qui offre.

Première fois que la maison est confrontée à quelqu'un comme moi.

Tout à fait. Vous avez placé la barre très haut.

Je vous remercie, vous me permettez d'impressionner mes patrons.

C'est mon troisième jour de mandat.

Eh bien, c'est un sacré début.

Je vous le fais pas dire.

Une petite minute.

Il dit quoi ?

Ca veut dire quoi ? Que ça lui a suffi ?

L'aube se lève quand sur la côte ouest ?

Dans quelques minutes.

Merde.

Vous avez les images ?

On va aussi vite que possible, on a bientôt fini.

OK, merci.

Dites-donc, vous êtes en forme. Vous fumez ?

Non. Et vous ?

Oui, comme un pompier, mais je veux arrêter.

Allô.

On a quelque chose.

On a intercepté un appel lié à des terroristes.

Juste ici. A Madrid, à Lavapiés.

- Bon travail, préparez l'opération. - A vos ordres.

Je vous écoute.

Le téléphone a sonné

et un compte à rebours de 21 min s'est mis en marche.

Il se passe un truc, les lumières ont changé.

Ils ont activé le compte à rebours.

Comment ça ?

Restez calme, on est avec vous.

Ca y est.

Oui ?

- Pilar, nous sommes prêts. - Merci.

On se prépare au détour.

Tout est prêt.

Que se passe-t-il ?

- Twitter fonctionne ? - Ni WhatsApp, ni Twitter.

Allez-y.

Début du montage.

Prévisu du montage.

En marche dans trois, deux, un.

C'est fait.

Santiago,

dès que vous le pouvez, tournez à droite.

Par ici, c'est ça, Pilar ?

Oui.

Santi...

Mon commandant, retournez dans le véhicule.

Vous m'entendez ?

Oui.

Nous avons le temps et nous n'échouerons pas.

Laissez-moi seul, d'accord ?

Laissez-moi tranquille, s'il vous plaît.

Nous ne vous laisserons pas.

Nous restons en contact en permanence.

Je ne vous abandonne pas.

Allons-y.

C'est tout à fait terrible.

Comment un citoyen ordinaire,

comme n'importe lequel d'entre nous,

peut se retrouver dans une situation aussi macabre ?

Je ne sais pas si les choses s'améliorent ou s'aggravent

dans la lutte contre le terrorisme,

mais cela soulève certainement beaucoup de questions.

Nous ne savons toujours rien des raisons de cette situation

et c'est incompréhensible.

Je dirais même que c'est inacceptable.

Pourquoi diffuse-t-on des images d'un tel évènement ?

L'expression sur son visage veut tout dire.

Les Espagnols ne sont pas seuls à se poser la question.

Les gens veulent savoir ce qui se passe et pourquoi.

Je ne saurais imaginer ce que vivent la famille et les amis de cet homme.

Arrêtez-vous ! Stop !

Ne courez pas !

Monsieur, arrêtez-vous tout de suite !

Stop !

On vous dit de vous arrêter !

Ralentissez-le !

Au sol !

Arrête-toi !

Stop !

Stop !

Restez là !

Ne bougez pas !

Vous m'entendez ?

C'est peut-être juste l'écran.

Il y a un cadenas, non ?

On y est presque.

Santiago, comment ça va ?

Bien.

Je vais bien.

Le premier cadenas est enlevé. Continuez de rester calme.

Continuez de marcher.

Ils sont arrivés à la zone.

- Emmenez-nous. - Ce n'est pas possible.

Comment ça, c'est pas possible ?

Tais-toi deux minutes !

Mettez-vous à ma place. J'ai besoin de le voir.

Si la bombe explose,

Santiago ne veut pas que vous soyez là.

Santi ?

Santi, tu m'entends ?

Laura.

Tu m'entends ? T'es là ?

Oui, mon amour.

Laura.

Ecoute-moi.

Je te demande pardon.

A vous deux, à toi et à Raul.

Ne dis pas ça, mon amour, s'il te plaît.

J'ai été très injuste.

Mais je t'aime à la folie, mon amour.

Je t'aime à la folie.

Je n'ai jamais cessé de le faire.

Tu es ma vie, mon amour.

Je sais, mon amour.

Alors, je te demande pardon.

Mille fois pardon.

Mais écoute-moi, j'ai besoin que tu te concentres sur toi.

Et sur ta survie.

Tu m'entends, Santi ?

Je sais que tu vas y arriver.

Je le sais.

Ca m'énerve que tu aies toujours raison.

Cette fois, je veux que tu te battes de toutes tes forces

pour encore avoir raison.

De toutes tes forces.

D'accord, mon chéri ?

Têtu comme une mule.

C'est ça, mon amour, ne pense à rien d'autre.

Sois simplement têtu.

D'accord, mon amour ?

Tu me le promets, s'il te plaît ?

Parole de mule.

Je t'aime, chéri. Je t'aime énormément.

Moi aussi, ma chérie.

On appellera demain.

Jesus !

Restez calme. Tout va bien.

- Tout va bien. - Les chiffres ont changé.

Un instant.

Pas de panique.

C'est bon.

J'enlève le dernier cadenas.

C'est le dernier.

Allez, on y va.

- Comment ça va ? - Bien.

Surtout, ne vous retournez pas.

C'est parti. Restez bien calme, Santi.

Et voilà. Ne bougez pas.

C'est fait. C'est le dernier.

C'est pas possible ! Coupe-toi, bordel !

Allez...

Putain de merde !

Jesus...

Allez, enlevez-le !

Attendez, j'ouvre.

Vite, enlevez-le !

Détachez-le !

Attendez.

C'est bon.

Enlevez-le vite.

Courez !

Courez !

Allez, on y va !

Santiago, comment ça va ?

Comment ça va ?

Jesus, vous êtes conscient ?

Vous m'entendez ?

Bonjour, quel est votre nom ?

- Votre nom ? - Jesus.

Je suis urgentiste.

- Quel est votre nom ? - Santi.

Je vais vous mettre une minerve.

Jesus, tout va bien.

Voilà. Regardez-moi.

Vous avez mal ?

Allez-y, tranquillement.

Concentrez-vous sur votre respiration.

Alors ? Comment ça va ?

Bien.

Votre famille est en route.

Besoin de quelque chose ?

Non, merci.

Vous avez réussi.

Nous avons réussi.

Commandant.

Pilar, vous avez très bien travaillé.

Merci.

Nous n'oublierons jamais ce jour

qui est désormais inscrit dans l'histoire de notre pays,

grâce à une opération menée par les forces de sécurité

en étroite collaboration avec tous les médias.

Cette opération inédite a permis de déjouer

une autre attaque terroriste abjecte.

Sous-titrage TITRAFILM

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