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- Le voilà.
- Posez vos effets dans les casiers. - OK, merci.
- Je vous donne une clé. Posez vos affaires.
- T'as vu ?
- Un nouveau portable.
- On a accès aux casiers ? - Oui.
- Tu t'occupes du portable ?
On s'occupe des écoutes. Emmenez-nous.
- Vous connaissez le chemin ? - Ouais.
- Je vous ouvre. Bip
Générique de début
- La 2 ! Il ouvre la porte.
La porte se referme.
Signal d'ouverture de porte
- Merci, monsieur. Bonne journée.
- Bonjour. - Bonjour.
- J'ai des vêtements pour mon frère, R. Khelfa.
J'ai la liste. - Merci. Porte 7.
- Merci. - Merci.
- Vous pouvez me donner les clés du casier ?
C'est... C'est celui-là.
Le 14. - Donne-moi les clés.
- C'est urgent.
Il referme la porte.
- Assieds-toi.
Ca va, p'tite tête ?
- Ca va. C'est cool de te voir.
- Maman viendra bientôt.
*Pour venir en transports, c'est galère.
Il faut prendre un bus, c'est long. Et ici, tu attends.
Puis le retour sur Paris, ça prend la journée.
Mais, bon, elle va s'organiser. Mmh ?
- OK. - Tu manges bien ?
- Bof. C'est dégueulasse.
- Il faut manger, prendre des forces.
Je vais te demander un truc.
Eh ! - Mmh.
- T'as eu l'idée du braquo ?
*Rayan...
- Oui.
- Comment t'as su ?
- Je cherchais si t'avais des pièces dans ta chambre.
Je suis tombé sur un sac rempli de thunes.
Mais... C'était un truc de ouf, y avait trop d'argent.
Ca m'a questionné.
J'ai pas osé te demander.
Tu m'en aurais voulu d'avoir fouillé. Alors...
J'ai attendu que tu sortes et je t'ai suivi.
Je t'ai vu rentrer avec le sac chez le Chinois.
Je suis désolé.
J'ai grave déconné.
Fouad soupire.
*-Tu vas te tenir à carreau. Hein ?
Il parle en arabe.
Tu restes au calme.
T'es mieux ici que dehors. - Je t'ai mis dans la merde.
- J'ai fait ça pour payer mon master.
J'ai assez d'oseille, je peux arrêter.
Je vais passer mon diplôme, trouver un taf et prendre un appart'.
Tu viendras habiter avec moi?
- Oui. - Messieurs, fin de parloir.
- OK, j'y vais.
- Je reviens dès que je peux. Je te laisserai pas tomber.
La porte se referme.
- Dépêchez-vous, s'il vous plaît. - Il y a tellement de clés...
- Elles sont pas numérotées ? - Non.
Tenez. - Merci.
Ouverture de porte
Elle prend la photo.
- Il arrive. T'as eu l'IMEI ? - Oui, c'est bon.
- Tom fera une réquise.
Fermez le casier.
- Il arrive.
Ouverture de porte
La porte se referme.
- Je ne vais pas exercer pendant 4 mois.
Mais mes cotisations continuent à tomber.
L'URSSAF, le RSI.
La retraite, la cotisation à l'Ordre.
Bref, je suis ruinée.
Je viens solliciter un prêt sur l'honneur
pour me sortir de cette mauvaise passe.
- En fait, on n'en fait plus.
L'Ordre en a accordé,
mais les avocats n'ont jamais remboursé.
On perdait trop d'argent.
On a un dispositif qui pourrait vous convenir
si vous possédez moins de 5000 E d'actif
et que vous n'êtes pas propriétaire
d'un logement, d'une voiture, de bijoux.
- Non.
- Vous pouvez demander
un rétablissement professionnel
auprès du TGI.
Si votre dossier est bon, vos dettes seront effacées.
C'est "l'ardoise magique".
- Ca prend combien de temps ?
-3 ou 4 mois.
- Mais c'est trop long.
- Dans ce cas, il ne nous reste plus que le secours exceptionnel.
Ce n'est pas dans la brochure, mais si l'Ordre vous soutient,
on peut viser une exonération des charges.
Un avocat n'a pas pu travailler
pendant 6 mois, j'ai appuyé sa demande auprès du bâtonnier.
Ca a marché. - Non.
Le bâtonnier n'appuiera jamais
ma demande.
- On a le droit d'être malade.
Tout ce que vous direz ici restera confidentiel.
- Je sors de 4 mois de détention provisoire
pour tentative d'homicide volontaire sur un confrère.
Je vais obtenir un non-lieu, mais pas d'ardoise magique pour moi.
- Gilou, Fouad a reçu un nouveau texto.
- Fais-voir. - Une nouvelle commande :
"23-03-5-17-350 Plaza".
-23-03, c'est aujourd'hui. 5, c'est la personne livrée,
on n'a pas ses contacts, on ignore qui c'est.
17, c'est 17 h. 550, c'est 350000 balles. Plaza...
Ils ont changé le lieu de rendez-vous.
Y a un numéro entrant? - C'est envoyé depuis Internet.
Ces sites rassemblent des milliers d'adresses IP.
Impossible de remonter jusqu'à la source.
- Quelle heure ? -14 h.
- On a juste le temps de monter un dispo. Faut pas se louper.
Fouad a dit à Rayan qu'il arrêtait les livraisons.
Si c'est vrai, c'est la dernière. Découvrons à qui il livre le cash.
Fouad, c'est le coursier.
La personne à qui il livre au Plaza, c'est le client.
Grâce à lui, on peut remonter jusqu'au réseau de blanchiment.
Et là, on se rapproche de celui qui a tué Wang et Herville.
- Berthaud...
On s'est mis d'accord sur la suite des opérations.
Le risque, c'est que le réseau se referme,
ce qui fait suite à l'arrestation de P. Solignac.
De notre côté, on ne bouge plus d'une oreille.
On laisse la Financière avancer.
- On mène une enquête patrimoniale sur Solignac.
Tout sera passé au crible, revenus, placements, train de vie.
Ca ouvrira des pistes. - Ca prendra du temps ?
-15 jours pour les 1ers résultats. - Oh...
- On a tous le même but: coincer le salopard qui a tué Herville.
- En faisant des additions ? - Oui.
- C'est long et complexe, mais efficace.
On vous tient informés.
Te dérange pas, je connais le chemin.
- Merci, Stéphane. - On était à Fleury, ce matin.
On a choppé le portable de Fouad.
Il fait une dernière livraison à 17 h.
- Je comprends votre déception, mais j'ai pris ma décision.
On laisse la main à la Financière.
Profitez-en pour taper les PV en retard. Que tout soit nickel!
Des types comme Solignac sont défendus pas des cadors.
Pas d'erreur de procédure !
- C'est insupportable.
Je le sens pas, Lebrion. Il va rien nous donner.
Beckriche lui bouffe dans la main. - C'est son ancien taulier.
- On a trop de billes pour arrêter. - On aurait pu
monter au flag sur Fouad. - Non, nous, ce qu'on veut,
c'est identifier le client et surtout l'organisateur.
Il faudrait que ça se passe mal. - On bloque Fouad.
On l'empêche d'aller livrer le cash.
Son client attend l'argent, il appelle son contact.
- Exactement.
Le Plaza, c'est pas la gare du Nord. On va détroncher le client
assez facilement. - Ca sera propre.
- Je vous coupe. On est d'accord qu'on fait des hypothèses en l'air ?
Non, mais attendez... Vous allez faire ça dans le dos de Beckriche ?
- On n'est pas obligés de tout lui dire.
- Vous avez pété les plombs ?
Je ne rentre pas dans vos magouilles.
- La nouvelle génération
fait tout bien propre. - Ca va !
- Tu fais du sport, tu bois pas. - Ca pose problème ?
Tu voudrais que je me saoule ? - Oh !Stop ! Oh !
Laisse-nous 2 min.
- Moi ? - Oui, toi.
Laisse-nous 2 min.
- Mais... Elle claque la porte.
- Je comprends, ça te gêne qu'on dise rien à Beckriche.
Il nous a fait un coup d'enculé. - Il sait ce qu'il fait.
Il connaît la Financière.
- Herville n'aurait jamais fait ça.
Refiler le bébé à d'autres ? Plutôt crever !
Laure est cash, mais elle m'a jamais laissé tomber.
Tom, JP, Nico, c'est pareil.
Ca, c'est un groupe !
Ca, c'est un groupe.
On va monter un dispo. Tu vas rester ici à faire des PV.
Au cas où Beckriche
vienne fouiner.
Je briefe les autres.
- Attends...
Je viens.
Je viens avec vous.
On n'en parle plus.
La porte se referme.
- Bonjour, madame. Je souhaiterais
voir le Dr Micaleff au service de réanimation.
- C'est pour une consultation ? - Non, pour lui donner son passeport.
Ce ne sera pas long. - Voyons si elle est disponible.
Vous êtes ?
- François Roban.
- Monsieur Roban
souhaite donner son passeport au Dr Micaleff.
- Oui, très bien.
Elle est en consultation.
Donnez-le-moi, elle le prendra plus tard.
- Mais c'est que... je voulais lui remettre en main propre.
Tenez. - Merci.
- Oh !
Euh... pardon.
Gémissements
- Monsieur le Juge ?
- Ca n'a pas l'air cassé. Les cartilages ont été malmenés.
Comment vous vous sentez ? - Totalement ridicule.
- Vous avez mal à la tête ?
Des vertiges ?
Vous allez passer une radio par précaution.
Descendez au service radiologie. Faut prendre rendez-vous.
- En fait, je voulais vous parler.
J'ai pris prétexte du passeport pour venir vous voir.
- Ca concerne l'affaire ? - Non, l'instruction est finie.
Non, je voulais m'excuser.
Je me suis montré maladroit avec vous.
- C'était votre travail. - Je vous invite à dîner.
Pour vous, c'est la double peine. - Pas du tout, c'est juste que je...
Je pars demain en province.
- Alors ce soir.
J'en lèverai le coton. Rires
- Je finis à 20 h.
- Je vous envoie un texto. - D'accord.
- Il arrive.
*-OK, bien reçu.
- Police ! On procède à un contrôle suite à un vol à l'arrachée.
Votre pièce d'identité.
Merci, monsieur.
- Pourquoi moi?
- Pourquoi je vous contrôle ?
Suite au descriptif d'une victime. - Lequel ?
- On prend une photo pour l'identification.
Regardez l'objectif.
- Menacez-le de l'emmener au poste.
- Merci. - Merci, monsieur.
- Je récupère ma pièce d'identité ? - Oui. JP, c'est bon ?
- Merci. - Merci.
- J'y vais ? - Non, on procède à l'identification.
- Vous l'envoyez maintenant? - Oui.
Pressé ? - Oui.
- On fait vite.
- Ouais ? Y a pas grand monde, juste deux mecs.
Je m'installe.
- OK, ça marche.
- Cette table est réservée.
- C'est pas indiqué. - Normalement, on vous place.
Si vous voulez bien. - Je me mets là ?
- Oui. - Merci.
- Que désirez-vous ? - Un jus de pommes.
- Très bien. - Merci.
Une porte s'ouvre.
Une dame arrive.
- Bonjour.
- Ca va ? - Je m'installe.
- Allez-y.
- Je prends un café. - Très bien.
- Je t'envoie les photos
de nos 3 clients.
- Ouais. *-Voilà.
*-C'est moi.
T'as reçu la photo ? Oui, elle est partie.
JP, tu peux vérifier ? Ouais...
Elle est partie. Le monsieur est pressé. Il faudrait le libérer.
Tiens-moi au courant. Super ! Merci.
Il nous tient au courant. - Ca va être long ?
- Je sais pas, monsieur.
Vous avez entendu mon appel. - Mon directeur d'études m'attend.
- Dites-lui que vous serez en retard.
- J'ai pas son numéro. - Je peux pas vous aider.
Vibreur
- Merde ! Putain...
Patron ?
- Vous êtes où ? On a besoin de renforts dans le 20e.
- On est avenue Victor Hugo.
- Vous deviez pas avancer
sur les PV ? - Si,
mais Escoffier voulait vérifier un truc sur les caméras
du resto où Fouad Khelfa
a déposé du cash.
- On fera sans vous.
- Désolé, je...
Il souffle.
- C'est pas le jeune mec, sa nana vient d'arriver.
- L'autre fait quoi ?
- Il se barre.
- Tu peux le prendre en filoche, mais on va pas tenir.
- Il vient vers moi. Il m'a détronchée. Je te rappelle.
- Je vous ai remarquée.
Je vous trouve charmante. J'aimerais vous offrir un verre.
Et vous inviter à dîner dans un endroit sublime.
- Rien que ça ?
- Après on ira dans ma suite pour faire l'amour.
- Vous manquez pas d'air.
- On peut le faire dans un ordre différent.
- Merci.
Je passe. - Bon...
J'aurai tenté ma chance.
- Gilou ? C'était pas lui.
- Il voulait quoi ? *-Qu'on monte faire l'amour.
Tu déconnes ? Et t'as dit non ? *-Ben, ouais.
- Je regarde.
T'es dure. Il est pas mal.
- Je peux avoir mieux.
- Dis donc, t'es bien présomptueuse.
- Ben, oui. Il devait être là à 17 h.
Je n'ai pas que ça à faire.
Je dois partir. - Attends...
- Je vais partir. - Ca bouge, j'ai quelque chose.
- Au moment de l'agression, je bossais mes cours chez moi.
Convoquez-moi plus tard. - Vous êtes impatient?
- Je... Vibreur
- Vous pouvez décrocher.
- Ma mère, je veux pas t'inquiéter.
Je la rappellerai.
- Elle insiste.
- Je prends Nico.
*-Laure ? - Ouais, Nico
- Le réseau réagit.
Fouad a reçu un texto depuis un site Internet:
"Qu'est-ce que tu fous ?" *-OK.
Vérifie si un 06 borne au même endroit que le mien.
- Je l'ai. Je demande les fadettes.
- Ca confirme que le cash était bien pour elle.
Tom peut relâcher Fouad. *-OK, c'est bon.
*Tom, tu peux le relâcher. - OK, c'est reçu.
La victime est formelle, c'est pas vous.
- Je peux y aller ? - Oui.
- N'oubliez pas le casque. - Bonne journée.
Elle renverse la tasse.
- Bonne journée. - Au revoir.
- S'il vous plaît!
Cette dame n'est pas une actrice de théâtre ?
- C'est A. Lecomte, députée du 17e arrondissement.
- Ah ! Pardon,j'ai cru que...
Bip
Je te rejoins. - Tu la revois encore ?
- Elle sort de taule, elle est dans la merde.
- Bonjour. - Bonjour.
Tes clés. - T'as trouvé une solution ?
- Non, pas vraiment.
- Tu peux rester une nuit de plus.
- T'es sûre ?
- Garde-les.
- Attends, euh...
J'ai un truc à te demander. Ca peut paraître con...
C'est à propos de mon ex-codétenue.
Pourquoi elle est tombée ?
- Tu cherches de la clientèle ?
- Faudrait-il que je puisse exercer.
- Pourquoi tu veux savoir ?
- C'est pas compliqué pour toi.
- C'est pas la question.
Comment elle s'appelle ? - Je l'ai noté sur un papier.
- Donc le 06 qui a appelé Aline Lecomte est attribué à David Cann.
- Il est gestionnaire en patrimoine.
Il a des bureaux à Neuilly. J'ai trouvé que ça sur Internet.
Il n'est pas sur les réseaux sociaux. Il est discret.
- On a fait une recherche à l'ancienne.
Lors d'une perquise, on a trouvé un Who's Who.
Le nom de David Cann y figure. Il y a même une photo.
Tu peux faire passer ?
Gros pedigree : HEC, Légion d'honneur,
une entreprise, marié, un enfant.
Il a un gros carnet d'adresses. - l'interface
entre les notables qui veulent du cash
et le réseau de blanchiment?
Ou il est à la tête du réseau.
- On ne laisse rien au hasard. C'est un gros poisson.
On met tout le monde sur écoute, la députée, D. Cann.
On reste sur Fouad, il a le cash.
On a quelque chose ?
- Le dernier texto reçu disait :
"Livraison annulée. Rentre chez toi." Il a pas bougé.
- Merci. On a bien avancé.
- Gilou, on fait ça clean ?
Je vois Roban pour la CR ? Ca évitera les embrouilles.
- OK.
- Beckriche a appelé tout à l'heure.
J'ai dit qu'on était dans le 16e pour les vidéosurveillances.
- C'est bien.
Merci.
- Didier, je vais y aller. - Pardon ?
On devait préparer l'interrogatoire de l'affaire Minier.
- C'est pas une affaire compliquée. Je vous dicterai la trame demain.
- Très bien. - Bonsoir, Didier
- Bonsoir. On frappe.
- Oui ? - Je vous dérange ?
- Non, entrez. J'ai 5 min.
- On a pas mal avancé.
On sait à qui était destiné l'argent stocké chez Fouad.
Aline Lecomte.
Une députée.
On est remontés sur un gestionnaire en patrimoine: D. Cann.
Il a mis A. Lecomte en relation avec le réseau de blanchiment.
On veut les mettre sur écoute.
- Une députée qui blanchit l'argent de la drogue, c'est amusant.
- On la met sur écoute ?
- Oui ! De toute façon, on met une madame Lecomte sur écoute.
On ignore ce qu'elle fait dans la vie.
Je signe les commissions rogatoires. Didier remplira les blancs.
- Très bien. - Euh...
- Côté Solignac, ça donne quoi?
- La Financière a commencé une enquête patrimoniale.
- Il faudrait leur demander de vérifier
si Solignac a un lien avec Aline Lecomte ou David Cann.
Je les appelle ?
- Non, je vais le faire. - Vous travaillez en bons termes
avec la Financière. - Ca va.
- Très bien. Ca va dans le bon sens.
Bonsoir. - Bonne soirée.
- Je m'en occupe. - Merci.
- Tu m'aides ?
- T'as fait ta demande de parloir ? - Non.
- Ca lui ferait du bien de te voir. - Il attendra.
Après tout ce qu'on a subi...
Je prendrai une journée quand je pourrai.
Oury m'a proposé de m'y conduire.
- Oury ?
Tu l'as revu quand ?
- Hier soir, il est passé au club.
Il peut nous aider à trouver un avocat.
Je lui en... - De quoi il se mêle ?
J'ai pris des contacts. Je m'en occupe.
- T'as raison. On se débrouillera sans lui.
A demain, mon chéri.
La porte se referme.
- Bonsoir, Me Baroit. F. Khelfa au téléphone.
Mon école m'a donné vos coordonnées. Rappelez-moi vite. Merci.
Vibreur
Allô ?
OK, j'arrive.
OK.
- Bonsoir.
- Bonsoir. - J'ai pris du chinois. Tu aimes ?
- J'ai pas faim.
- Je te sers à boire ?
- Un petit jus de pommes plutôt. Merci.
- Faut que j'arrête de picoler, j'ai perdu l'habitude.
C'est comme la liberté.
Quand t'es en prison, tu penses qu'à ça. T'en rêves.
Puis une fois dehors... ben, t'es mal.
Tu retrouves les rues, les gens.
Tout ton environnement d'avant, mais...
C'est comme si... t'avais plus de prise sur les choses. Comme si..
Tu flottais.
Même les gens les plus bienveillants ne peuvent rien pour toi.
- Ils font ce qu'ils peuvent, ils veulent t'aider.
- Ils pensent qu'ils savent ce que tu vis et ils savent rien du tout.
C'est quoi, tous ces médicaments ?
- J'ai eu une période difficile.
- Excuse-moi.
T'es pas obligée de répondre.
- Pas la peine de t'excuser.
J'ai fait une dépression, j'ai été en maison de repos.
Pff...
- Oh, punaise
On est bien, toutes les deux, hein ?
- J'ai les infos sur ta codétenue.
Elle a plongé pour
extorsion de fonds et chantage.
Sa complice est en fuite.
Elles auraient conduit
un jeune prof au suicide.
Vous étiez proches ?
- Oui.
Tu vas te coucher ?
- Oui.
- Bonne nuit.
- Bonne nuit.
- Ca fait 40 ans
que je m'introduis dans la vie des gens,
que je fouille leur passé, leurs vices.
J'analyse leurs sécrétions. Ca m'a épuisé, fatigué.
Ca m'a détruit, mais l'idée que ça s'arrête me terrifie.
- Ca peut être le début d'autre chose.
- Le début de la fin sûrement. Rires
- C'est l'occasion de voyager. - Ah...
Vous aimez les voyages ? - Oui, beaucoup.
A l'hôpital, c'est devenu invivable.
Je dois me préserver. Je vais partir en mission humanitaire.
- Ah ouais ? - Mmh-mmh.
Oups !
- Je crois que nous avançons sur des chemins scabreux.
- Ah bon ?
- Ben, oui. Un juge d'instruction qui dîne
avec son ancienne mise en examen.
- On a transgressé la loi ?
- Si quelqu'un du Palais nous voyait,
il trouverait ça douteux.
- Il fallait le dire avant.
- Ah... - Mmh-mmh.
- J'ai faim.
T'en veux ? - Oui, j'aime bien tes merdouilles.
C'est quoi, ça ? - Des raisins, non ? Ca ?
- Oui. - C'est des pruneaux.
- Tu veux du café ? - Non.
Vibreur
*-Allô, Gilou ? - Oui, Ali ?
- David Cann a appelé son chauffeur. Il descend.
- Les autres 06, ça donne quoi?
- Rien. Le portable de Fouad est éteint.
La députée gère ses affaires courantes.
C'est chiant, la vie d'une députée !
- Ca sort. *-OK.
Clic de l'appareil photo
- A droite ! A droite !
- Merci.
Bonjour. - Bonjour.
- J'ai bien réfléchi
et j'ai décidé d'accepter ta proposition de travail.
- Excellente nouvelle. - Mais à une condition.
Je veux que tu assistes mon ex-codétenue
le temps que mon non-lieu soit prononcé.
Je m'occuperai de monter le dossier gratuitement, elle peut pas payer.
- C'est quoi, l'affaire ?
- Lola et son amie séduisaient des hommes sur Internet.
Elles les incitaient à se déshabiller, à se masturber.
Ils étaient filmés à leur insu.
Et le chantage intervenait.
Soit ils payaient, soit elles balançaient la vidéo.
Un prof de fac a refusé de céder. Il s'est suicidé.
35 ans, une femme, 2 enfants.
- Et tu comptes te refaire un nom ?
- Dans l'article, on les appelle "les diaboliques", c'est vendeur.
- L'affaire serait jugée à Quimper, OK, mais à Paris...
- Je te fais perdre ton temps. - Je ne refuse pas.
Je vais accepter.
J'ai envie de comprendre.
C'est pas ton genre, de bosser gratuitement.
Assieds-toi.
- C'est une Bar Mitzvah.
- On dirait, ouais.
- Le mec au milieu
est un Djerbien qu'on a vu dans le 12e.
Carrément ! - T'as raison.
- Il a claqué la bise à Fouad. - C'est bon, ça.
Vas-y, shoote !
Allô ?
Quoi ?
OK, on arrive.
- Que se passe-t-il ?
Gilou ?
Sirène
- Je vais vous tenir au courant.
Ouais.
Je vous rappelle plus tard.
C'était bien votre gars.
On photographie.
- Qui vous a prévenus ? C'est arrivé vers quelle heure ?
- D'après le légiste, il a été tué hier soir.
On n'a ni trace ni témoin, mais on a la douille, c'est du 9 mm.
On va comparer avec l'arme qui a tué Herville.
Si c'est la même, l'affaire est pour vous.
- Oui.
- On n'aurait pas dû bloquer la livraison.
- Je sais, c'est dur. Mais ne gamberge pas trop.
- Me fais pas le coup du vieux flic qui a tout vu.
- On ignore ce qui s'est passé.
Le réseau était peut-être sur lui depuis le braquage.
On sait qu'ils étaient pas complices.
Pour les potes de Fouad, c'est dur à croire.
- C'est des suppositions.
Si on l'avait arrêté en flag, il serait en vie.
- Les voyous
prennent des risques.
S'il était en danger, il pouvait nous parler.
- T'as réponse à tout, c'est bien.
- Beckriche nous attend au DPJ. Dereck gère les constates.
- J'ai pas dit au taulier qu'on avait bloqué la livraison.
- Entrez.
Vous étiez sur la scène de crime ? - Mmh.
- La mort de Fouad est forcément liée à son activité de coursier.
Il a pas effectué sa dernière livraison.
Il a voulu garder l'argent, ça leur a déplu.
Je pige pas. Fouad était intelligent et il voulait sortir du réseau.
Pourquoi prendre ce risque ?
- On a bloqué sa livraison.
- Pardon, je... Pardon ? - On l'a bloquée.
On a planqué au Plaza. Ca nous a donné deux noms.
La destinataire du cash, une députée, A. Lecomte,
et un nouvel intermédiaire,
gestionnaire en patrimoine, D. Cann.
- En lien
avec un Djerbien qu'on a shooté dans le 12e.
On n'a pas encore son nom.
- Vous réalisez ce que vous me dites ?
Vous deviez lever le pied.
On devait attendre le retour de la Financière.
Il souffle.
Vous avez organisé cette opération avec tout le groupe ?
Avec pour conséquence, la mort de F. Khelfa.
- J'ai eu l'idée de bloquer la livraison.
- Ca ne change rien.
Je me suis planté.
Enquêter sur la mort d'Herville, c'est trop dur.
Vous manquez de discernement.
Je vous retire l'affaire.
Escoffier...
Prévenez N. Khelfa de la mort de son fils.
J'ai pas réussi à la joindre.
La porte se referme.
- Ouais.
Les 2 frères étaient très proches. Soyez vigilants avec Rayan.
*Il peut faire une connerie. - Je préviens les surveillants.
Ils feront une ronde toutes les heures.
*Tenez-moi au courant. - Ouais
Au revoir.
Bon, que fait Nadia ?
- Allons voir Roban.
Gilou ! - Oui ?
- On doit parler à Roban.
OK, on s'est plantés, on a merdé, mais on a des pistes.
On va pas tout foutre en l'air.
- La voilà.
Il ouvre la portière.
Mme Khelfa !
Il ferme la portière.
- Le retour de la balistique ? - J'ai eu l'IJ.
C'est la même arme qui a tué F. Khelfa, Herville et le Chinois.
- Je vais demander d'être supplétivement saisi de ce crime.
Vous avez d'autres éléments ?
- Non, mais le Cdt Dereck m'en rendra compte.
Je veux le nommer à la tête de l'affaire.
A la place d'escoffier.
- Vous dessaisissez son groupe ?
- Ils sont trop impliqués émotionnellement.
- C'est-à-dire ?
- Ils n'ont ni la lucidité ni la retenue nécessaires.
- Et moi, je doute de votre propre lucidité.
Etant donné les ramifications complexes de cette enquête,
ce serait contre-productif.
- Je ne peux pas les garder.
- Ils ont des méthodes peu orthodoxes,
mais ce sont d'excellents flics.
Prenez la journée pour y réfléchir. J'insiste.
- Mmh.
- Je vais te présenter un nouveau client blindé de thunes.
- Il a tué sa femme ou sa maîtresse ?
- Il est gestionnaire en patrimoine.
Son client est en garde-à-vue.
David s'inquiète des retombées.
-"David" ? - On était ensemble à Janson. Viens.
- David...
- Voici Me Karlsson qui va nous rejoindre.
- David Cann.
- Enchantée.
- Ton client s'est fait choppé avec 150000 euros en liquide ?
- Oui, il a été entendu par la Financière.
Je risque une perquisition ?
- T'es clean ou pas ? - Eric...
Bien sûr. J'ai pas envie qu'on fouille dans mes dossiers.
Si mes clients apprennent ça, je ferme boutique.
- J'active mes contacts,
je me renseigne sur la procédure en cours.
Pierre Solignac, non ? - Mmh.
- T'inquiète pas.
La fraude fiscale, c'est banal.
Ils ont des tas de dossiers.
- Qu'en dites-vous ?
- Je connais leurs méthodes.
Ils épluchent tout sans faire de vagues
et quand ils vous tombent dessus, c'est trop tard.
Cette histoire de fraude, c'est peut-être l'arbre
qui cache la forêt. Vous avez des dossiers sensibles ?
- Quelques-uns.
- Gardez rien dans votre bureau. Ni chez vous.
Confiez tout à des gens de confiance.
Ni la famille ni le 1er cercle.
Vous êtes peut-être
sur écoute. Effacez systématiquement les messages
que vous n'aimeriez pas qu'on lise.
Utiliser une application cryptée, type Telegram.
Ca marche très bien. - C'est de la parano.
- M. Cann, faites comme vous voulez,
mais quand on consulte un ami d'enfance,
c'est qu'on a perdu confiance.
Je me trompe ?
- Je savais qu'elle te plairait.
- Vous êtes notre dernier recours.
On est les seuls à pouvoir coincer le salaud qui a buté Herville.
- Je viens de reprendre les derniers PV et j'ai un souci.
Ca concerne la mort de Fouad Khelfa,
enfin la journée qui l'a précédée. Voyez là...
Vous interceptez
l'appel d'Aline Lecomte, dans le 8e arrondissement.
Il est 17h22.
Pendant ce temps, Fouad Khelfa, qui est dans le 20e arrondissement,
reçoit un texto à 17h29,
qui lui demande "ce qu'il fout".
Je ne comprends pas comment vous avez pu déterminer que le cash
allait revenir à cette A. Lecomte
et la mettre sur écoute,
alors que Fouad Khelfa était à l'autre bout de la ville.
- On a bloqué la livraison.
Pour faire réagir le réseau.
- Pourquoi c'est pas dans les PV ?
- C'était du off. Beckriche nous a ordonné de suspendre l'enquête.
Il vous l'a pas dit ? Il a laissé la main à la Financière.
- Oh... là, ça dépasse tout.
Quand je pense que je vous ai défendus auprès de Beckriche !
Là, vous avez tous agi dans mon dos.
Qui dirige cette enquête ? Vous ? Beckriche ? Non, c'est moi !
Je suis encore juge d'instruction ! Je suis pas encore au rebut!
Si vous m'aviez dit que Beckriche vous freinait,
j'aurais pu vous aider, mais là, j'ai pas le choix.
Je dessaisis le DPJ et la Financière.
Je nomme la Crim' !
Ca tombe bien, ils ont une division financière.
Envoyez un mail au commissaire Beckriche pour confirmer tout ça.
Qu'il nous renvoie la commission rogatoire et les actes d'exécution.
Ce sera tout.
- Je te dépose chez toi ?
Tu vas avoir du temps pour t'occuper de Romy.
Hein ?
Elle respire fortement. Quoi ?
C'est Romy ? Ca va pas ?
- Je ne l'ai plus, Romy. - Comme ça, "tu ne l'as plus" ?
- Vincent et sa femme s'en occupent.
J'ai plus de droits sur elle. - Comment ils ont pu te faire ça ?
- C'est pas eux, c'est moi.
- Quoi, c'est toi ? Attends...
T'as abandonné ta fille ?
C'est quoi, ton problème ?
Tu fais du mal à ceux que tu aimes.
Tu sais ce que j'ai ressenti sur le parking de l'hôpital?
J'ai attendu et j'ai compris que tu reviendrais pas.
A 15 ans, tu lui diras que tu l'as abandonnée à cause du boulot?
C'est quoi, ton problème ?
J'en peux plus, je me tire.
J'en peux plus de toi.
Générique de fin
Sous-titrage : Isabel Fournier pour Lylo Media Group
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