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*-Ce sera l'occasion unique de voir une éclipse solaire totale.
-Arrête, si ça se trouve, elle est chargée.
-Ca commence !
Coup de feu.
-T'as tiré ! -C'est parti tout seul !
-Elle est où ?
-Nour !
Nour !
-Nour
a disparu.
-C'était un site pour adultes.
-T'as pas posté ça ? -Elle m'a trompé.
-Qui est ce type ? -Il est marié.
-J'ai leur chambre d'hôtel.
-C'était une bouteille chère, un cadeau.
-Les empreintes dans la chambre de Nour ne sont pas fichées.
-La baby-sitter.
C'est la chambre des propriétaires.
-Armand doit être encore dans l'hôtel.
-Laisse-moi deux minutes, je vais pisser.
Conversations inaudibles. Communications radio.
...
-Des jeunes l'ont trouvée.
Elle avait sa carte d'identité sur elle.
-Les gaz de décomposition ont fait remonter le corps à la surface.
Visiblement, elle n'a pas subi
de violences sexuelles, elle est habillée.
-Et pour la blessure ?
-La balle a traversé l'épaule, je vais vous montrer.
Voilà.
Vous voyez, là ?
Mais ça n'a pas causé la mort.
Elle a des traces d'étranglement.
Au vu de la blancheur de ses mains, je dirais
qu'elle est dans l'eau depuis au moins 20 heures.
L'eau froide conserve bien les corps.
Je confirmerai tout ça à l'autopsie.
-D'accord, merci.
-Vous avez pris
les numéros de téléphone des témoins ?
-C'est l'IGGN qui reprend l'enquête ?
-Normalement, c'est la Crim' de Toulouse,
mais c'est pas possible, ils ont joué aux cow-boys avec moi
sur une affaire de stups. Du coup, je reprends l'enquête.
-Tu vas t'autosaisir ?
-Oui, je passe sur le juge. Hop !
Au moins, j'ai une bonne collaboratrice.
Tu diras à Manue qu'elle reste sur l'enquête
tant que je suis là.
Et il me faut un bureau.
-On partagera le mien.
-T'en es où avec Pascal Armand ? -Il est en soins intensifs.
-Quel serait le rapport avec Nour ?
-Ils avaient peut-être une liaison, elle faisait
du baby-sitting chez lui. -Luca !
Luca !
Luca !
Luca, regarde-moi, chéri. Regarde-moi.
Chéri, regarde-moi. -C'est qui ?
Lâche-moi ! C'est qui ?!
-(Chut...) -C'est qui ?!
Réponds-moi, putain ! C'est qui ?! Elle sanglote.
-Non... non... -Chéri, ne regarde pas.
Ne regarde pas là-bas ! -C'est pas elle.
-Ne regarde pas là-bas !
Il sanglote.
-Lâche-moi !
Cri étouffé. Lâche-moi !
Il sanglote. -(Ecoute-moi. Ecoute-moi. Ca va.)
Propos inaudibles.
-C'est un homicide, maintenant. Manue, il faut que je l'emmène.
C'est la procédure. Allez, Luca, viens avec moi.
...
...
-Bonjour. Capitaine Croiset et lieutenant Vitali.
Il faudrait qu'on parle à M. Armand.
-Il sort de la salle de réveil.
-C'est quoi, ses blessures ?
-Traumatisme crânien avec fracture de l'os temporal.
-Il a été pris en charge au bout de combien de temps ?
-Il avait un hématome sous-dural, je dirais une vingtaine d'heures.
-Au moment de l'éclipse, il était conscient ?
-On a dû l'agresser vers minuit, 1h du matin.
-D'accord. -Sa femme est ici ?
-Oui, elle est avec lui. -On va aller la voir.
Bonjour. -Bonjour.
-On pourrait vous parler ? -Bien sûr.
-Vous savez où était votre mari pendant l'éclipse ?
-Au resto, je pense. Je vois pas où sinon.
-Vous n'étiez pas avec lui ? -Merci. Non.
Samedi, je suis partie vers 17h. Je suis rentrée ce matin.
-Vous l'avez laissé gérer seul
un samedi soir ? -On s'est disputés pour un détail.
-Assez important pour ne pas parler pendant 2 jours.
-On nous a volé
des grands crus. Comme je m'occupe des vins, Pascal m'a incendiée.
Alors j'ai pris une chambre
à l'hôtel. J'avais besoin de réfléchir à tout ça.
-Vous connaissez Nour Achour ? -Oui,
c'est ma baby-sitter.
C'est notre chambre à coucher.
Je comprends pas.
-Vous n'étiez pas au courant ? -De quoi ?
C'est elle qui a agressé Pascal ?
-Non. Elle a été assassinée,
on vient de retrouver son corps. -Nour ?
(Mais c'est pas possible.)
Ah non. Non, non.
Pascal n'aurait jamais pu faire ça. Demandez
à notre intendant, ils ont dû passer la soirée ensemble.
-Elle a passé toute la nuit dans le lac ?
Sa blessure...
-Non, apparemment, elle n'était pas mortelle.
J'attends le rapport de la légiste. Dans tous les cas,
ça l'a handicapée pour fuir son agresseur.
Donc t'es en partie
responsable de sa mort.
T'es mis en examen pour coups et blessures involontaires.
T'échappes à la détention provisoire,
mais je te place sous contrôle judiciaire.
Tu devras te trouver un avocat
et t'auras un accès à ton dossier.
-Elle a souffert ?
-Je sais pas.
Ecoute-moi, Luca.
Ecoute-moi.
Tu peux encore parler.
C'est encore le moment.
-J'ai tout dit.
-Tu peux y aller.
-Manue m'a dit de venir.
Il sanglote.
...
...
-Je confirme qu'elle n'a pas été
violée.
Comme vous pouvez le constater, à l'examen externe,
il y a des hématomes sur tout le corps.
La radio nous montre une fracture du larynx. Un étranglement, donc.
Regardez.
L'asphyxie a été rapide.
Il n'y avait pas d'eau dans ses poumons.
Elle était morte quand on l'a jetée dans le lac.
-Et la balle ? -L'artère brachiale était
intacte.
La blessure n'a pas provoqué une hémorragie
très importante. -Une idée de l'heure du décès ?
-Ca remonte
à 18h-18h30.
Le corps ne présentait plus de rigidité cadavérique,
donc il est resté 30h
dans l'eau. -Donc le tueur s'en est débarrassé
pendant la nuit ? -Et il était tout près de nous.
Le lac des Galens était dans le secteur des battues.
-Rien d'autre ?
-J'ai trouvé des fibres de textile dans le fermoir de son collier.
C'est de l'acrylique.
Elle a été en contact avec une couverture,
avant de finir dans le lac.
-C'est la couleur des couvertures du soir de l'éclipse.
-Oui, c'est une de ces couvertures.
-Donc le tueur est passé par la fête.
Il était parmi nous.
*-Alors ?
-A priori, il est passé par la fête et a récupéré une couverture.
*-Vous pouvez interroger Pascal Armand.
-OK, merci.
*-Si tu veux parler, on se voit. -Je suis sur haut-parleur.
*-Ah OK. -Salut.
-Tu devrais y aller,
ça te ferait du bien. -Ca lui donnerait de faux espoirs.
-A qui ça donnera de faux espoirs ? A toi ?
-Pas du tout.
C'est même pas un pote, en fait.
-T'as raison, il est moche, il en a rien à foutre de ta gueule.
Laisse tomber.
-Mais non, mais je sais pas pourquoi il s'emballe.
On a 20 ans d'écart, on va pas prendre un labrador.
-En tout cas, le petit cul d'Anthony Courtin...
-Je sais où tu veux aller. -Ah bon ?
-Tu n'auras rien. -C'est vrai ?
Même pas un petit truc ? -Rien du tout.
-Dis-moi... -N'insiste pas.
-Au moins...
-Rien.
-D'après votre intendant, vous vous êtes absenté entre 17h30 et 19h.
-Oui. je suis descendu à Bozouls pour chercher Marianne.
J'avais peur de la perdre après notre engueulade.
Je l'ai pas trouvée chez sa meilleure amie, je suis rentré.
-Le cambrioleur vous a agressé après le service ?
-Dans la cave, il était en train de me piquer des bouteilles.
-Vous avez vu son visage ? -Non, c'était dans la pénombre.
C'était un petit con
de jeune.
Rien à voir avec Nour,
j'ignore pourquoi elle a dit qu'on était ensemble.
Quand elle est venue prendre des photos,
j'étais pas chez moi. -Pourquoi elle aurait inventé ça ?
-J'en sais rien. Elle était pas heureuse.
-Elle se confiait à vous ?
-Quand je la ramenais en voiture
après son baby-sitting,
elle me parlait de ses amis à Paris,
de son père à Buenos Aires qui lui manquait beaucoup.
-Elle vous a dit qu'elle voulait quitter Bozouls ?
-Oui. -Pour aller où ?
-Je sais pas. Elle me l'a dit la veille de sa disparition.
J'ai tenté de la persuader que c'était pas sérieux.
J'ai pas eu le temps, je crois.
-Elle voulait peut-être retrouver
son père. -Oui, mais avec quel argent ?
Elle serait pas allée loin avec le baby-sitting.
-Et si elle avait trouvé une combine
et était tombée sur un enfoiré ?
-J'ai l'impression que c'est pas vrai, que je vais me réveiller.
-Je vais retrouver ce mec,
tu sais.
-Tu vas faire quoi ?
-Je sais pas.
-T'es sous contrôle judiciaire. Tu dois pas bouger.
Tu veux finir en prison ?
-Je le mérite, non ?
-Ma mère m'a dit...
...
-Coucou, chérie.
(Ca va ?)
-Ouais.
-Ca a été avec Inès ?
Tu tiens le coup ?
-J'ai pas envie d'en parler, maman.
-Nour, c'était ton amie ?
-Ouais.
-Elle s'est fait manger par les poissons, comme le poulpe
à Port-Cros.
-C'est pas pareil, Simon.
-Y avait plein de poissons dans ses yeux.
-Simon, arrête.
T'inquiète pas,
c'est pas la même chose.
T'inquiète pas, Simon.
...
-(Ch... ch...)
C'est bon, là.
T'en as assez fait.
...
-Il ressemble à quoi ?
-Qui ça ?
-Le mec avec qui elle couchait.
-Je peux rien te dire, tu le sais.
Luca, c'est suffisamment compliqué
comme ça.
Y a personne d'autre.
Elle a menti à sa copine de Paris.
-Je comprends pas.
-Elle t'a pas trompé. -J'ai envoyé
la vidéo, alors qu'elle avait rien fait ?
Pourquoi mentir ? -Sa copine lui manquait,
elle a fait son intéressante. -Je vois pas le rapport.
-C'est difficile, tu sais. Quitter Paris,
tous ses amis.
-Justement, on avait tout. On pouvait faire ce qu'on voulait.
On était tout le temps tous ensemble.
Pourquoi elle me l'a pas dit ?
-Ca veut pas dire
qu'elle t'aimait pas.
-Pas assez, apparemment.
-Comment ça, tu peux pas ?
Putain, Issa, c'est l'enterrement de ta fille.
De ta fille.
Arrête avec tes excuses
à deux balles.
Tu peux pas prendre tes responsabilités pour une fois ?
Tu sais quoi ? Je te passe Raph
et tu vois avec lui.
(Il a même pas une thune pour venir.)
-Ouais, Issa.
*-Raphaël, je suis désolé, j'ai plus d'argent.
*Il faut vraiment que vous m'aidiez.
*Je veux revoir ma petite fille une dernière fois...
-C'est très tendu pour nous en ce moment, on peut pas t'aider.
*-Pourquoi vous prenez pas
*l'argent de Nour ?
*Elle mettait de côté pour me rejoindre à Buenos Aires.
-Quel argent ?
De quoi tu parles ?
*-Je crois qu'elle avait mis 3 000 balles de côté.
*C'était un peu pour nous deux, cet argent.
*Vous avez cherché dans sa chambre ?
-On n'a rien trouvé, je vois pas.
*-T'es sûr ?
*Elle économise depuis des mois.
-Issa, là, il va falloir que tu te démerdes.
On peut pas faire autrement. Je te tiens au courant
pour la date de l'enterrement. Salut.
-Il t'a dit quoi ?
-Rien.
C'est ton ex, tu le connais.
Toujours aussi largué.
"Cold Hands", Markus Gleissner.
...
...
Il sanglote.
...
...
-(Quoi ?)
...
(Ryan.)
-Allez, les jeunes, j'y vais. -Tu vas où, papi ?
-Qu'est-ce que ça peut te foutre ? Il rit.
Viens, mon chien. -Inès,
p'tit déj' !
-J'ai pas faim. -Viens à table !
*-Une macabre découverte réveille Bozouls.
*Le corps de Nour Achour, 17 ans, disparue
*depuis 48h, est repêché au fond du lac de Galens. Une enquête
*a été ouverte... -J'ai pas faim.
-Il faut que tu manges.
*-On connaissait bien Nour. *-On est tous sous le choc.
*On voit ça aux infos... -Ca me casse
les couilles. *-...qu'on croisait...
-Pauvre petite.
Si ça se trouve, c'est quelqu'un du village.
-Tu veux pas parler d'autre chose ? Tout le temps Nour, ça me soûle.
-C'est important d'en parler.
On devrait rien dire ?
Vous voulez jamais qu'on parle, après vous faites n'importe quoi.
Si Mathilde avait parlé à sa fille, on n'en serait pas là.
-Mathilde a toujours tort.
Tu critiques toujours les Wilhem.
-Non, pourquoi tu dis ça ?
-Ils viennent de perdre
leur fille et tu les critiques encore.
-Non,
je suis triste pour eux, c'est affreux.
Si tu disparaissais, je sais pas ce que je ferais.
-Nour était intenable. Ca lui pendait
au nez. -Quentin.
-T'es dégueulasse, de dire ça.
-Fais pas ta conne.
Tu sais bien que Nour chauffait tous les gars.
Les filles comme ça finissent au fond des lacs.
-Quentin, tu te tais maintenant !
-T'es déjà debout ?
-J'ai pas dormi.
-De rien.
-J'ai essayé, mais j'ai tellement de trucs en tête...
Ca s'arrête pas.
-Que vas-tu faire aujourd'hui ?
-Je vois Inès, et des gens du village veulent déposer
des fleurs chez les Wilhem. -C'est une bonne idée, t'es sûr ?
-Je vais pas aller voir Mathilde.
Je veux juste écrire un texte avec Inès.
-Je t'appelle vers midi.
Préviens si tu bouges. Déconne pas, Luca.
-Oui, maman.
...
-Luca ! Luca !
Tu fais quoi ? -Je dois voir Ryan.
-On a un truc à écrire.
-Je serai de retour.
-Mais si t'es explosé, c'est pas la peine.
Tu crois que te défoncer la tête avec Ryan va régler tes problèmes ?
Putain, Luca...
-T'es pas ma mère !
Y aura pas de problèmes,
je sais ce que je fais. Tu me fais confiance ?
Hein ?
Je reviens dans 1 heure.
-Face à toi...
Super.
-Allez.
-Je vais être bien là. -Tu vas être bien.
Bon...
Tu passeras à la maison, t'as pas vu Simon depuis longtemps.
-Ouais.
-Café ? -Allez, café.
-Ca va ? -Hm.
C'est confirmé : Pascal Armand n'était pas au domaine du Pas,
quand Nour a pris ces photos. Son portable a borné chez un copain
qui fêtait ses 50 ans. -OK.
Téléphone.
-Oui ?
OK, je lui dis.
Marianne Armand est à l'accueil.
La déposition pour le cambriolage. -Je sais.
-Attention à la tête.
Attention, ma puce.
C'est parti.
Hop, bravo ! On se met dans le siège ?
Il est où, le doudou ? -Ca va ?
-Tu veux quoi ? -Ryan est là ?
-Non. Il a pas dormi ici.
Il devait garder la petite,
je dois l'emmener au taf. -Tu sais pas où il est ?
-Je m'en fous. Il est à la vodka depuis 2 jours, je veux pas
qu'il voie la petite comme ça. -Charlie,
t'as aucune idée d'où il pourrait être ?
-Tu veux quoi ? Pourquoi ?
-Je veux lui parler.
Je lui dirai pour Jenny, qu'il la récupère à la station.
-Moi, je veux papa.
-Va voir chez le père Froissart,
il va souvent dans le mobil-home pourri dans le champ.
-OK, merci. -Salut.
-Bon.
La personne qui a agressé votre mari avait les clés de la cave.
Quelqu'un de votre staff qui aurait besoin d'argent ?
-Mon intendant a un double,
mais il n'aurait jamais fait ça à Pascal.
-Vous savez, on croit connaître les gens.
Il y avait un autre trousseau ?
-Dans notre chambre, oui.
-Qui y a accès ?
-Ben, notre femme de ménage et...
Nour.
-Vous avez la liste des vins qu'on vous a volés ?
...
-(Ah, ben...)
-J'ai peut-être un truc.
Les bouteilles volées
aux Armand correspondent à une liste retrouvée chez Nour.
-Ce serait elle, le cambriolage ?
-Inès nous a dit qu'à l'anniversaire de Quentin,
elle avait une bouteille chère. Elle pensait
qu'elle venait de son amant.
-Elle a pas d'amant. -Mais accès aux caves des patrons.
-OK. -C'est la PTS.
Sonnerie.
Ouais, alors ?
-Mais alors comment
elle aurait écoulé la marchandise ? On n'a rien retrouvé.
-Peut-être avec un complice qui se chargeait de ça.
Le soir de l'éclipse, ça a mal tourné,
il est venu chez les Armand.
-D'accord, merci.
Les empreintes dans la cave sont celles de Ryan Thoureau.
Ca vous parle ? -Le mec de Charlie.
-Le petit con qui vole de la kéta chez le véto.
-Vous m'expliquez ?
-Ryan !
Ryan !
Ryan.
-Qu'est-ce que tu veux ?
J'ai plus rien, reviens vendredi.
Qu'est-ce que t'as ?
Tu fous quoi là ?
J'ai plus rien.
Tu veux une bière ?
Prends dans le frigo derrière toi.
T'as pas l'air bien.
-C'est quoi, ça ?
-C'est pas ton business.
-C'est avec Nour que t'as fait tes combines ?
-C'est elle qui m'a mis dans ses combines.
Elle voulait se tailler d'ici.
-Elle t'a dit ça ?
-Bien sûr qu'elle voulait partir,
elle se faisait chier ici. T'étais où
quand t'étais avec elle ?
Hé, c'est pas grave,
t'étais pas sa priorité, c'est tout.
Qu'est-ce que t'as ?
T'es foncedé ? Mec, t'es bizarre.
Tu fais quoi ?
Ho !
Reviens ici, bâtard va !
Reviens, enculé !
-Tu l'as butée ! -T'es con ou quoi ?
-Lâche ça ! -Petit bâtard !
Putain !
-Fils de pute ! Tu vas faire quoi ?
-Tu fais quoi ? -Tu vas faire quoi ?
Gémissements de lutte.
-T'es une merde, toi !
Putain !
Et merde !
Je vais te fumer,
enculé. T'es content ?!
Connard, donne-moi tes clés et ton portable !
Allez ! Donne-moi tes clés !
T'es vraiment une merde !
Dépêche-toi !
Gémissements.
Pauvre connard !
...
Vibreur.
-Mathilde.
Mathilde.
Vous avez sûrement envie de rester avec votre famille,
mais avec les gens du village,
on voudrait vous apporter des fleurs et des messages
pour vous apporter notre soutien.
-Il faut ça pour qu'on nous considère ?
-C'est pour
rendre hommage à Nour.
-Excuse-moi, je sais que c'est pas ta faute.
Vibreur.
... Elle soupire.
Je sais même pas comment les journalistes ont eu mon numéro.
-Euh... vous êtes d'accord
pour ce soir ?
-Je veux pas voir Luca.
Toute façon, il est en prison.
Quoi ? Il n'y est pas ?
-Je... Je sais pas.
-Comment ça ? T'habites en face de lui et tu sais pas ?
-Je suis... Je suis désolée.
-Inès.
Tu peux leur dire de venir.
Vibreur.
...
*-Côme Perret de "Causses Express". Mathilde Wilhem ?
-Oui, c'est moi.
-Luca, t'es où ? Je m'inquiète là.
Rappelle quand t'as ce message.
-Bonjour.
-Bonjour ! Je vous sers
quelque chose ? -Une pression.
-Une blonde ?
-Une blanche. -Bien sûr.
Vous êtes journaliste ?
-Oui, je suis là pour l'affaire Wilhem.
-Si vous voulez m'interroger, je sais un peu tout ici.
Vous savez, au café, on en entend.
Certains parlent pas à la presse. Moi, je parle à tout le monde.
"Radio Coco", on m'appelle.
-Mathilde Wilhem nous a confié
que sa fille avait été blessée par l'arme d'une gendarme
de Bozouls. Vous en savez plus ? -Oui.
Je peux vous en parler, oui.
*-Allô ? -Ouais, bébé,
*je vais pas pouvoir rentrer ce soir.
-Putain, Ryan... *-Je dois me barrer,
*juste le temps que ça se tasse. -T'as fait quoi encore ?
-Rien de grave. *-Tu me laisses seule
avec Jenny ? Je fais comment ? *-Tu crois que ça me fait plaisir ?
Tu crois que je suis content de vous laisser ?
*Demande à ta mère. -Tu délires !
Avec mon père qui... comment je fais ?
-J'en ai pas pour long. Après, je rentre.
-Combien de temps ?
*-Le temps qu'on me foute la paix et je rentre.
-T'as pas une thune.
*Putain, Ryan. -Fais-moi confiance, OK ?
-(Tu fais chier.)
*-Bébé,
je te jure, je fais au mieux.
-Ouais. Salut. *-T'inquiète. Je te rappelle...
Message.
...
-Appelle ma mère. C'est Ryan qui a tué Nour.
Craquement.
...
-Nayr-98 ? Philippe Parot ? Vous avez l'argent ?
...
OK.
Domaine des Tours 82.
J'ai galéré. Vraiment, c'est bien.
-Tu bouges pas ! -Bande de bâtards !
-Bouge pas ! -Lâche-moi !
Lâche-moi, je te dis !
Cris de lutte.
-Bouge pas !
-Vous êtes des enculés !
Bande d'enculés ! -On l'embarque.
-Putain.
-Ouais, Inès,
tu m'as appelée ? Quoi ?
Vous êtes pas sérieux, là ?
Passe-moi Luca.
Non. Mais quoi Ryan ?
C'est nous qui gérons ça.
Luca, t'es pas sérieux !
Non, tu ne bouges plus, c'est moi qui m'en occupe.
T'étais censé revendre les bouteilles.
Tu foutais quoi au domaine du Pas le soir de éclipse ?
-Nour ne voulait plus voler ses patrons.
Elle, elle pouvait pas la voir, mais lui, elle le kiffait un peu.
Donc elle voulait arrêter. -Mais toi, t'as continué.
-J'ai pas le choix. -Pourquoi ?
-Parce que avec Charlie,
on a une gosse et le lait, les couches, ça coûte cher.
La petite fait des allergies... Bref, on galère.
Y a pas de boulot,
je t'apprends rien.
-Vous vous êtes fait combien ? -Je sais pas.
3 000, 4 000. -3 000 ou 4 000 ?
-5, mais quand tu coupes la poire en deux, il reste rien.
-Pourquoi on n'a pas trouvé l'argent de Nour ?
-J'en sais rien. -Comment
*t'es entré chez les Armand ? *-J'ai piqué les clés de Nour.
*-T'as croisé Nour. *-Non.
*-Elle t'a surpris,
ça a mal tourné... -Tu racontes de la merde !
-Tu crois parler à qui ? -Tu dis de la merde.
-Tu as croisé Nour ? -Je suis rentré par le garage !
Cherche du côté de Raphaël.
-Pourquoi Raphaël ?
*-Dans le garage, il essorait une couverture pleine de sang.
*-Elle était comment ? *-Dégueulasse, jaune pisse.
*-(Oh, putain.)
...
Putain, c'est un cauchemar.
Chuchotements.
-Qu'est-ce qu'ils font là ? C'est gonflé, non ?
...
-Raphaël,
on aurait besoin de te parler. -Maintenant, là ?
-Je te demande de nous suivre, ne complique pas les choses.
-(Pourquoi ?)
-Manue, vous êtes sérieuse ? -Maman, vous faites quoi ?
-Tiens le coup, Raph !
-J'y crois pas.
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