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Quand nous sommes-nous rencontrées,
Marilyn et moi ?
En premiÚre année de fac.
Elle était déchaßnée et exceptionnelle.
J'étais aussi sérieuse qu'une crise cardiaque.
Elle me faisait pleurer de rire,
et je la faisais étudier pour les examens.
Une fois notre diplÎme en poche, nous avons emménagé à New York.
On partageait un minuscule appartement.
Nos voisines étaient Alice,
qui jouait dans un groupe en ville,
et Kitty, qui comptait sauver le monde,
une plante Ă la fois.
Nous avons vécu de folles aventures
et partagé nos secrets les plus profonds
et nos rĂȘves pour l'avenir.
Nous pensions que nous serions meilleures amies pour toujours.
DĂMĂNAGEMENTS PEACH CITIES
Au revoir, maison.
Tu es prĂȘte, maman ?
- Attends, je vais t'aider. - Merci, chérie.
- Mon Dieu, c'est le grand jour. - Oui.
Oh, mon Dieu.
VENDU
Je sais.
Tu prends les cendres de papa en cabine ?
Je ne peux pas le mettre dans la soute.
Je lui ai rĂ©servĂ© un siĂšge cĂŽtĂ© fenĂȘtre. Il va adorer.
Mon Dieu.
C'est joli, tu ne trouves pas ?
C'est parfait pour Key West.
N'est-ce pas ? Ton pÚre était parfait.
- Vraiment. - Oui.
Je sais que tu aimes arriver trois heures Ă l'avance.
- La ceinture, s'il te plaĂźt. - OK.
HĂPITAL
Rhonda ?
- Merci d'ĂȘtre venue si rapidement. - Pas de souci.
Arthur en a fait des milliers. Pourquoi le remplacer ?
Eh bien, je m'inquiĂšte pour lui.
Quelque chose cloche.
- Ăa ne marche pas. - Vous devriez attendre, docteur.
OK, je prends le relais. Merci, Dr Ashie.
TrĂšs bien, injectez le colorant.
Et voilĂ .
Regardez-moi ces artĂšres.
Lou. Encore une fois, merci.
J'ai déjà vu cela se produire.
MĂȘme les meilleurs chirurgiens vieillissent.
J'ai dĂ» dire Ă Arthur de prendre sa retraite.
Il l'a pris comment ?
Comment vas-tu, Lou ?
Bien.
Je vais trĂšs bien.
Je nage et je fais du yoga réguliÚrement.
Quinze mille pas, je me sens forte.
C'est vraiment...
Et pour mon cerveau,
j'essaie d'apprendre une nouvelle langue tous les deux ans.
En ce moment, j'apprends le portugais.
"Pourquoi cette question ?" en italien.
Merci encore.
Cette chanson est ennuyeuse
Heureusement que tu es mignon
OK, je me tire
Allons-nous-en
Allons-nous-en.
Peut-on la faire avec les vraies paroles ?
Tu sais quoi ? J'ai une meilleure idée.
Oh, mon Dieu. Regarde-toi.
- Entre. - Y a quelqu'un ?
- Non. - Viens !
- Salut, Marilyn. Ăa va, ma belle ? - TrĂšs bien.
Désolée, ça fait un bail qu'on ne s'est pas parlé.
Ce déménagement à Key West a été mouvementé.
Key West, c'est super.
Comment c'est ? Devrais-je m'y installer ?
Je reste coincée à New York,
mĂȘme si je suis partie en tournĂ©e avec Bruno Mars.
J'ai fait ce truc Ă Vegas avec Lady Gaga pendant six semaines.
Pourquoi Las Vegas a du succĂšs ? Je pige pas. C'est horrible.
Mais attends, tu ne vas pas me croire.
Quoi de neuf, chérie ?
Tu t'en sors ?
Marilyn ?
- Alice ? - Oui ? Je te disais...
J'ai une chose Ă t'annoncer. Je vais me marier !
Oh, mon Dieu ? Quoi ? Tu plaisantes ?
On voulait attendre l'automne, mais on a décidé d'avancer la date.
Le week-end prochain !
Je sais que John n'est parti que depuis six mois...
Six mois ?
C'est toute une vie. Tu es censée attendre combien de temps ?
Oh, mon Dieu, Alice ! Merci !
Je savais que tu comprendrais.
Ma fille pense que c'est précipité.
Elle refuse de venir.
Tu penses que tu pourrais...
Tu plaisantes ou quoi ?
Bien sûr que je viens et j'emmÚne Kitty !
- Enterrement de vie de jeune fille ! - Alice...
Les filles vont se retrouver
Vraiment ? Oh, mon Dieu. Lou aussi ?
Probablement pas.
Pas Lou.
Elle me manque.
J'aimerais tant lui parler.
C'était ma meilleure amie et elle m'a laissée tomber.
Je sais, ma belle, mais...
Lou t'adore, je le sais. C'est juste...
Elle a été occupée.
J'aimerais tant qu'elle soit dans ma vie Ă nouveau.
Bref, merci d'ĂȘtre lĂ , Alice.
- J'ai hĂąte de te voir. - Moi aussi, ma belle.
Venez, les enfants !
Mamie, vas-tu aller en enfer ?
Bobby !
Pourquoi irais-je en enfer ?
Qui t'a dit ça ?
Maman.
Leslie, pourrais-tu dire Ă Nathan d'ĂȘtre lĂ demain
pour m'aider à récolter le reste ?
Il ne peut pas, maman. Nathan a déménagé.
Es-tu en train de me dire que mon petit-fils a déménagé
du jour au lendemain sans m'en parler ?
Que se passe-t-il vraiment, Leslie ?
Et pourquoi dis-tu Ă mes petits-enfants que j'irai en enfer ?
Ils ont dû m'entendre parler au pasteur à l'église.
Donc, tu as dit au pasteur que j'irai en enfer ?
Maman, il faut qu'on parle.
D'accord.
Parlons.
Regarde, maman.
Mon église a ouvert une nouvelle maison de retraite pour les plus de 60 ans.
Regarde. "Vieillissez sur place."
Et pourquoi voudrais-je faire ça ?
C'est ainsi que les gens vieillissent.
Ma fille veut m'envoyer dans une maison de retraite.
Tu y crois, toi ?
Venant de Leslie ?
Eh bien, oui.
"Les portes du paradis." L'enfer sur terre, plutĂŽt.
Ai-je l'air d'une impotente ?
- Bon sang. - Tiens, regarde.
Ăa a l'air sympa.
ArrĂȘte !
C'est rose et bleu, et ça sent Jésus.
Sais-tu pourquoi elle veut que je parte ?
Car c'est une connasse.
- Non, car sa mĂšre... - Toi.
... une cultivatrice de cannabis Ă succĂšs,
lui met la honte devant son église.
Beurk.
Ăa ressemble Ă un pĂ©chĂ© pour toi ?
Je t'assure que mes bonbons au cannabis
constituent une expérience quasi religieuse.
Je vais tester pour voir.
J'ai une nouvelle Ă t'annoncer.
Fais tes valises,
car nous allons Ă Key West.
Key West ? Marilyn !
Et son mariage.
Le type des permis de conduire ? Bradley ?
Et Lou vient avec nous.
Lou.
ArrĂȘte !
Tu sais ce qui est arrivé quand on a essayé de les rabibocher.
Je suis encore traumatisée.
Il faut réunir l'ancienne bande
avant qu'on ait 500 ans.
Il y a quelque chose que je t'ai caché.
C'est aussi une intervention.
Non !
Ouais.
L'affaire est grave.
Marilyn est sur TikTok.
- Ouais. - J'espĂšre qu'elle ne danse pas.
- Salut ! - Prépare-toi émotionnellement.
- Pauvre Marilyn. - C'est ridicule.
Elle a dû péter les plombs quand John est mort.
Eh bien...
John est sur celle-ci, donc...
Regarde la tĂȘte de John.
Voilà le pas de danse qui l'a tué !
Je ne peux pas regarder ça.
Non, je ne peux pas.
- C'est abusé. - Je ne peux pas.
- Je dois arrĂȘter. - ArrĂȘte !
- Je dois arrĂȘter de rire. - Kitty !
- Oui. - Il faut le faire, n'est-ce pas ?
Oui, il le faut.
- Avec Lou ! - Avec Lou, oui.
Et comment va-t-on faire cela avec Lou ?
Eh bien...
Fais attention.
Je ne fais jamais attention.
Il va falloir faire preuve de créativité.
Je pourrais en avaler quatre.
La vache !
Tu sais quoi dire, n'est-ce pas ?
- Détends-toi. - OK.
T'inquiĂšte, je gĂšre, OK ?
Qui est mort ?
Marilyn. Il faut aller Ă son enterrement.
- Quoi ? - Marilyn n'est pas morte. Alice !
- Je suis ivre. - Laisse-moi gérer ça.
Comment ça ?
Elle a un truc Ă dire.
Je n'ai pas le temps. J'ai une réunion.
Faites vite. Voici ma cheffe. Dites bonjour Ă Rhonda.
- Bonjour. - Bonjour, Rhonda.
Alors, que se passe-t-il ? J'écoute.
Je sais que tu connais bien Ernest Hemingway.
Oui, c'est l'un de mes écrivains favoris.
Au musée Hemingway,
dans la magnifique ville de Key West, en Floride...
Oui, les chats polydactyles.
Je les regarde avec ma caméra.
Celui-ci, Snowball, n'est pas n'importe quel chat.
C'était le premier chat polydactyle d'Hemingway.
- Incroyable. - Bref...
- Continue. - Oui.
Je sais que ça va te paraßtre dingue.
Il y a eu une explosion
de cas de chats à six doigts au musée Hemingway.
C'est...
- C'est apocalyptique. - Oui.
Une véritable épidémie.
- Que s'est-il passé ? - Eh bien...
Que s'est-il passé ?
Ils ont essayé de nouveaux aliments.
Du coup, ils organisent...
- Une tombola. - Oui.
- Une tombola de chats. - Oui.
Et tu ne devineras jamais,
mais on a envoyé...
- Ta candidature. - Et tu as gagné un chat !
Tu veux un chat Ă six doigts ou quoi ?
Quoi ?
Non !
Si !
- J'adore les chats Ă six doigts ! - Oui.
Mais tu dois aller Ă Key West le week-end prochain
pour récupérer ton chat.
Je ne peux pas. Je dois garder les petites.
Je ne peux pas laisser Vivienne et Victoria toutes seules
- pendant tout un week-end ! - Vivienne et Victoria ?
Ce sont des patientes ?
- Ce sont ses chats. - Mes chats, oui.
- J'adore les chats. - Ah, oui ?
Donnez-moi votre clé, et j'irai les nourrir.
J'hallucine !
Je n'y crois pas non plus.
C'est... Allons-y !
Petite question.
Y a-t-il des chiens policiers à l'aéroport de Key West ?
Probablement. Pourquoi ?
Je ne sais pas. Je me posais juste la question.
- Alice ? - Oui ?
Transportes-tu de la drogue Ă bord de cet avion ?
Kitty, comment peux-tu penser une chose pareille ?
Mais oui, c'est le cas.
Des friandises, des bourgeons, une vapoteuse.
Trois fois rien.
Du champagne, s'il vous plaĂźt.
Et un peu de marijuana serait bienvenu, merci.
Elle est atteinte de dĂ©mence. Ăa ira, merci.
Merci.
T'as mis ça oĂč ?
- Dans mon vagin. - Mon Dieu !
- Salut, les filles. - Salut !
- Je suis trop impatiente ! - Salut, Lou.
- Le meilleur voyage du monde. - C'est une cage ?
Oh, mon Dieu. Elle sourit.
C'était un sourire ?
Je ne l'ai pas vue aussi heureuse depuis 1982.
Enterrement de vie de jeune fille !
Excusez-moi.
- Vive le spritz ! - C'est la fĂȘte !
Santé !
- Santé ! - OK.
Désolée, je n'avais pas de place
et je pensais que ce siĂšge serait vide.
Je vais voir si...
- Merci. - C'est vide. Tiens, Brandon.
Je vais chercher un chat que j'ai gagné.
Il a entre six et sept doigts sur chaque patte.
- C'est horrible. - Non, c'est génial.
Les chats polydactyles mĂšnent une vie normale.
En fait, ils sont trÚs talentueux, car ça leur permet de sauter,
de s'accrocher et de tenir en équilibre.
Ils sont arrivés sur la cÎte Est en bateau, dans les ports.
- Des immigrés ? - Des esclaves ?
Oui, des chats immigrés et esclaves, si on veut.
Je lui ai proposé mes points fidélité pour qu'elle soit devant avec nous,
mais elle a refusĂ©. Elle est si tĂȘtue.
C'est une femme du peuple.
Cela aurait été ma derniÚre bonne action
avant qu'elle nous tue en apprenant la vérité.
On va d'abord au club de strip-tease.
- Tarte au citron vert. - Tarte au citron de Key West.
Oui !
- Tout va bien. - Désolée.
J'ai tout ce qu'il faut. Ne me touchez pas.
Désolée, c'est malpoli.
On discute. Je m'appelle Shivani.
Voici Sheila et Brandon.
- Bonjour. - Bonjour.
Je suis le Dr Louise Zebarski et...
- Oui. - Cool, vous donnez des ordonnances.
Non, je suis cardiologue. Je ne prescris rien.
- Faisons un selfie. - Oui !
Vous, moi et le Dr Zabini.
Oui ! Trop bien !
Oh, mon Dieu. Je suis tellement désolé.
Oh, non. Vous allez sentir la biĂšre.
Ce n'est pas grave.
Bois.
Tu veux de ma... Je peux la sortir.
ArrĂȘte.
POINT LE PLUS SEPTENTRIONAL DES USA
J'ai gagné un chat à six doigts.
Ce sont mes meilleures amies depuis toujours.
Elles m'ont inscrite à une tombola, et j'ai gagné.
Je n'ai jamais rien gagné de ma vie.
J'ai tellement hĂąte.
Vous le savez sûrement,
mais le premier chat polydactyle d'Hemingway s'appelait Snowball.
Peut-ĂȘtre que le musĂ©e Hemingway est encore ouvert.
Pourriez-vous nous y conduire ?
- Non ! - Non.
Pourquoi ?
Car ton chat trÚs spécial...
- Tellement spĂ©cial. - ... n'est pas prĂȘt.
Vraiment ? Pourquoi ?
Parce que...
Oui ?
- Ils le dressent pour qu'il s'asseye. - VoilĂ !
Je pensais qu'ils faisaient ça naturellement.
Peu importe. J'ai trop hĂąte de le voir.
- Ouais. - OĂč loge-t-on, au fait ?
Une belle surprise t'attend.
Il coûte combien ce B&B ?
- La voilĂ ! - Regardez-nous !
Le gang est à nouveau réuni !
- Oh, mon Dieu ! Viens par lĂ ! - Marilyn.
Salut.
Tu es absolument superbe !
Et ces cheveux !
MĂȘme derriĂšre, c'est superbe !
- Je me suis levée comme ça. - Les bigoudis chauffants !
Absolument !
Viens lĂ .
Oh, mon Dieu.
Mon Dieu. Est-ce bien toi ?
Oh, mon Dieu. Je n'y crois pas !
Je n'y crois pas !
Je suis si contente que tu sois lĂ .
Je suis si contente que tu sois lĂ .
Je suis si contente. Merci.
C'est quoi, cette odeur ?
Lou a eu un petit accident dans l'avion.
De quoi tu parles ?
Nous n'avons pas besoin d'en parler.
Ăa arrive trĂšs souvent Ă notre Ăąge,
surtout si on boit beaucoup.
Je ne bois pas beaucoup.
- Tu fais des exercices pelviens ? - Non.
- Ăa aide en cas d'incontinence. - Je ne suis pas incontinente.
Tu sais quoi ?
Nous n'avons pas besoin d'en parler.
Je te prĂȘterai ma boule de Geisha.
OK. Allons-y !
- Non, c'est bon. - Je peux le porter.
Laisse-toi faire, Lou. Allez !
Bradley est parti pour qu'on se retrouve.
Bienvenue !
Bienvenue chez moi ! C'est une maison intelligente.
Elle a un piano !
Et une piscine.
Oh lĂ lĂ !
Regardez-moi cette maison !
Et cette vue !
Magnifique, n'est-ce pas ?
Regardez, j'ai une appli sur mon iPad
pour changer la couleur. Regardez-moi ça.
Non. C'est la fontaine.
Non, ce n'est pas ça non plus.
Satanée domotique !
Mince.
- Non. - On dirait un parc d'attractions.
J'ai une surprise pour vous, sauf pour toi, Lou.
J'ignorais que tu venais, mais je me rattraperai.
Venez, les filles !
- Un pour toi. - Merci.
De rien, ma belle.
Et un pour toi !
Ouvrez-les ! Attendez.
- Je vais faire un TikTok. - Quoi ?
OK.
Vas-y, ouvre la boĂźte.
OK.
- Lis ce qui est écrit. - D'accord.
Vas-y, Alice. Ă ton tour.
Lis ce qui est écrit.
OK.
C'est adorable.
- Ă voix haute ? - Oui.
Voyons voir. "Veux-tu ĂȘtre ma...
"bonne" ?
- Oui ! - Quoi ?
- Qu'est-ce que t'as dit ? - Mais non !
- Pas ma bonne. - Non.
Veux-tu ĂȘtre ma demoiselle d'honneur ?
Demoiselle d'honneur ?
Oui, veux-tu ĂȘtre ma demoiselle d'honneur ?
Kitty, je peux te parler ?
Vas-y. Amuse-toi bien.
Je dois la refaire. Je ne peux pas publier ça.
Oui, refaisons-la. Je ramasse d'abord les confettis.
Marilyn va se marier ?
Oui. Tu ne serais pas venue si on te l'avait dit.
Bien sûr que non !
Il s'appelle Bradley.
Ils se sont rencontrés deux mois aprÚs la mort de John.
Deux mois ?
OK, elle s'est remise en chasse rapidement.
Oui, annuler un abonnement Ă la salle prend plus de temps.
Lou, écoute.
Marilyn n'est pas aussi forte que toi.
Elle a besoin d'un mari, d'un partenaire.
- Les filles ! - De quelqu'un...
Vous avez oublié votre coupe !
Ă moi !
Félicitations, Marilyn.
Kitty, j'ai une belle chambre pour toi, viens voir.
- Essaie de lui pardonner. - Ne me laisse pas.
Ouais.
- Salut ! - Parle.
Allez ! Marilyn va se marier.
Il fallait t'attirer ici.
Donc, il n'y a pas de chat ?
Définis "pas de chat".
Lou, ne pars pas.
Pourquoi je resterais ? Vous m'avez menti.
Marilyn et toi devez parler avant qu'il ne soit trop tard.
Non, il n'y a rien à dire. Je suis passée à autre chose.
Alors pourquoi tu transpires comme une mouche au salon de la tapette ?
Parce que j'ai chaud.
Parce que je porte des sous-vĂȘtement en polyester,
et surtout, parce qu'un énorme rappel
de la trahison de John et Marilyn surplombe le lit.
Eh bien...
Qu'est-ce que c'est ?
Marilyn m'a laissé une boule de Geisha.
- Et on fait quoi avec ? - On la fourre dans son vagin.
Oui.
Mais est-ce qu'elle vibre ?
Je n'en ai pas la moindre idée.
Dommage.
Allez, Lou.
Ne pars pas, s'il te plaĂźt.
On a besoin de ça.
Nous avons toutes besoin de nous retrouver
et de créer de nouveaux souvenirs ensemble.
S'il te plaĂźt.
J'échange ma photo contre la tienne.
Ce sont des dauphins qui s'embrassent.
Les filles ! Est-ce que tout va bien ?
Les filles, ne soyons pas en retard.
OĂč allons-nous ?
J'ai une autre surprise pour vous.
Je ne dirai rien.
Oh, mon Dieu. Je ne rĂ©alise pas que vous ĂȘtes lĂ !
Je suis tellement heureuse, mes chéries.
Mon Dieu.
Lou, je te remercie d'ĂȘtre venue.
Ăa fait si longtemps !
- Nous étions si proches. - Oui.
Pourquoi nous sommes-nous éloignées ? C'est un mystÚre !
Pas vraiment, non.
Je suis vraiment désolée.
J'avais oublié qu'elle était là .
Ne t'inquiÚte pas. On va échanger nos photos.
Dieu merci ! On a évité une crise.
- Oui. - OK.
Tiens, c'est pour toi. N'oublie pas de l'utiliser ce soir.
- Merci beaucoup. - De rien, Ă tout de suite.
Ouais !
Kitty ! Ta fille chérie t'appelle.
Bon sang.
- Tu veux que je réponde ? - Absolument pas.
Tu sais combien elle désapprouve ton...
- Mode de vie dévergondé. - Merci.
- Elle dit que tu iras en enfer. - C'est vrai.
Et c'est pourquoi je lui ai dit
que j'allais dans une retraite de yoga pour chrétiennes.
Avec Lou.
Je suis athée.
- Elle y a cru ? - Je ne sais pas.
J'ai écrit un mot et je suis partie.
Coucou ! Sortez vos mouchoirs, j'arrive !
Lou, prends mon téléphone. J'ai envie de faire une vidéo.
- Quoi ? - Prends mon téléphone.
- OK. - Tiens.
Fais un plan moyen. On fera le plan large plus tard.
OK.
Et action !
OK.
C'est bon.
Eh oui !
Vous tous sur TikTok,
voici la grande révélation !
Mes chéries !
Mes chéries, je vous adore.
Oh, mon Dieu. Vous ĂȘtes les meilleures.
J'ai oublié de vous dire.
Nous allons faire une petite danse lors de la réception.
C'est vraiment simple. Regardez.
Droite, droite. Gauche, gauche.
Saute et trémousse-toi.
Sens ton corps !
Sens ton corps !
Pose de gangster !
Saute !
Saute !
Et voilĂ ! Qu'en pensez-vous ?
- Sympa. - C'est pour mon TikTok !
Tout le monde danse sur TikTok.
- Combien d'abonnés as-tu ? - Une poignée.
Mais j'en ai plus chaque jour.
Je croyais que tu n'aimais pas la technologie.
Oui, mais TikTok est arrivé.
C'est génial pour les femmes de notre ùge.
Passons Ă la question la plus importante.
Que pensez-vous de la robe ?
Elle est magnifique, Marilyn.
Merci, Kitty.
Tu ressembles Ă une Cendrillon vaporeuse.
Ce n'est pas trop ?
Tu te maries pour la deuxiĂšme fois en 48 ans.
- Fais ce que tu veux. - Oui.
Lou, qu'en penses-tu ?
Ne t'approche pas d'une flamme.
C'est trop drĂŽle !
Tu n'as pas changé.
La premiÚre fois, je ne portais pas de robe de mariée.
John et moi avions fait ça en secret.
- Lou ! - Je vais aux toilettes.
- VoilĂ les fleurs. - Qu'est-ce que j'ai fait ?
Tu es superbe.
Je l'ai blessée.
Oh, non. J'ai recommencé.
Tu es sûre pour la robe ?
Le corset me fait mal.
Je te salue, Satan.
Maman ? Oh, mon Dieu !
ZONE DE LIVRAISONS
LIMONADE
Taxi !
Attention !
Je suis désolée. Pouvez-vous bouger votre cheville ?
- Oui. - Vous saignez.
Et votre coude, ça va ?
Oh, mon Dieu. Votre cĆur bat la chamade.
Est-ce que vous ĂȘtes blessĂ© ?
Non, mais ma fierté en a pris un coup.
- Je m'appelle Ted. - Louise. Lou.
- EnchantĂ©. - Peut-ĂȘtre pas, non.
Il y a tellement de poulets. Pourquoi ?
Il y en a partout Ă Key West.
J'ignore pourquoi.
Celui-ci.
Il est superbe.
Il est vraiment beau.
Mon Dieu !
OK. Au revoir.
ArrĂȘtez-le ! Il a volĂ© mon vĂ©lo !
Le crime ne paie pas !
- C'est le Dr Zabiki ! - Oui, on la connaĂźt !
- Oh, mon Dieu ! - C'est notre amie.
C'était incroyable.
Je ne sais pas quoi dire.
Moi non plus.
Je n'avais jamais utilisé cette arme.
- Vous ĂȘtes du coin ? - Non, je rends visite Ă une amie.
Je vous suis redevable.
C'est mon bar. Old Brute. Passez quand vous voulez.
- C'est pour moi. - Merci.
Old Brute.
- Hemingway. - Son surnom. On est Ă Key West.
C'est le thĂšme de la ville.
Oui.
Merci, Lou.
Ted.
- Passez au bar. - D'accord. Merci.
Oh, mon Dieu.
- Lou, c'est ça ? - Oui !
Lou ! Que faisais-tu dehors ?
J'ai juste respiré l'air.
Kitty et Alice se changent.
Regarde-toi ! Tout va bien ?
Ton visage est tout rouge et tu transpires.
Tu ne fais pas une attaque, j'espĂšre.
Non.
Je suis excitée, c'est tout.
J'ai utilisé ta boule de Geisha.
Quoi ? Quand ?
- Tout Ă l'heure. Dehors. - Dehors ?
- Dans la rue ? - Oui.
Les gens m'ont applaudie.
Et je crois bien qu'on m'a filmée.
Oh, mon Dieu. Je ne sais pas quoi dire.
Est-ce que tu crois que ça a renforcé ton...
Eh bien, en effet,
je vise mieux maintenant.
J'ai une drĂŽle d'image en tĂȘte.
Oui, c'est maman.
- Mettez-la plus prÚs du téléphone. - OK.
Oui, par ici !
Ne deviens pas agressive, car je suis absente.
OK, chérie.
Elles sont tristes, non, Rhonda ?
- Non... - Non, ça va. Elles mangent ?
- Coucou, Victoria ! - Lou !
C'est bien, Vivienne.
- Ă bientĂŽt ! - Lou ?
OK. Au revoir !
Entre !
- Es-tu heureuse pour moi ? - Oui.
Tu ne m'as rien demandé sur Bradley.
- Qui ça ? - Bradley.
Mon fiancé. L'homme que je vais épouser vendredi.
Ah oui, Bradley.
D'accord. Donc...
Il a demandé ta main au bout de combien de temps ?
Il n'a pas fait sa demande.
Nous sommes sortis dĂźner un soir.
Et nous parlions de nos conjoints,
du mariage et Ă quel point c'est bizarre de ne plus ĂȘtre mariĂ©s.
Et de la solitude.
Le vin coulait Ă flot, il y avait de la musique.
Et nous avons décidé de sauter dans l'inconnu !
D'accord.
"D'accord" ?
- Oui. - Ăa veut dire quoi ?
Ăa veut juste dire, d'accord.
- Ăa doit vouloir dire quelque chose. - Non, ça ne veut rien dire d'autre.
Ăa veut dire d'accord, et je suis fatiguĂ©e,
je veux aller me coucher.
D'accord.
Alors, va te coucher,
et on se voit demain pour une grosse journée.
Une grosse journée ? Comment ça ?
Bienvenue Ă Key West !
Duval Street !
On est dans le Sud !
Des poulets !
Des Sloppy Joes !
Encore des poulets.
Des touristes !
Les futures mariées se déchaßnent !
Oh, mon Dieu ! Quelle ville géniale !
Allez, santé !
- Vive la future mariée ! - Merci.
Une biĂšre, un mimosa ? Qu'est-ce qui vous ferait plaisir ?
Ton numéro ?
OK.
- Ăa pourrait ĂȘtre ton petit-fils. - Oui.
- Ou le mien. - Ouais.
En parlant de petit-fils,
as-tu regardé l'Instagram de Nathan récemment ?
- Les réseaux ne m'intéressent pas. - OK.
Quand il était bébé, je lui changeais la couche,
et il avait une tache de naissance sur les fesses en forme d'hippocampe.
Ouais.
Il l'a encore.
- Pardon ? - C'est elle ! La docteure !
- Docteure ! - Dr Zebussi !
- Tu connais ces gens ? - Oui.
Vraiment ?
Louis, je sais que tu m'entends !
- Je les ai rencontrés dans l'avion. - On t'aime, Lou !
- Ce sont tes patients ? - Non.
J'Ă©cris oĂč mon numĂ©ro ?
Surprends-moi.
Ce sont mes chiffres préférés.
Ma fille m'appelle Ă nouveau.
- Je fais quoi ? - Ne réponds pas.
La pauvre. Je m'inquiĂšte pour elle.
Je n'ai aucune peine pour elle.
Elle a rejoint une église bizarre aprÚs son divorce, non ?
Une église ou une secte, je ne sais pas, mais...
Je m'appelle Alice.
Un manque ou un chagrin d'amour peut rendre les gens fous.
Comme on dit, le temps panse toutes les plaies.
Ăa dĂ©pend de la taille de la plaie, non ?
Bonjour !
- On y est. - Bonjour, Ernie.
Marilyn, quel plaisir de te voir.
Regarde-toi ! La jeune mariée.
Ăa ne va pas ?
Je refuse d'y aller.
- Quoi ? Pourquoi ? - Parce que...
J'ai le mal de mer.
Sérieux ?
J'ai un remĂšde pour toi.
Du chocolat américain.
J'ignorais que le chocolat empĂȘchait le mal de mer.
Je n'arrive pas Ă croire que tu l'ignorais.
Mon Dieu. Et tu prĂ©tends ĂȘtre mĂ©decin ?
- Cette couleur te va bien. - Merci, ma belle.
- De rien. - Merci !
- Et c'est parti pour la course. - Oui.
Tiens.
Accrochez-vous, mesdames.
Vous ne devriez pas faire ça.
C'est parti !
Allez, plus haut !
Ernie !
Ăa roule, ma poule ?
Alors, Louise ?
- Ăa vous dit ? - Non.
Non, merci. Ăa ira.
Je vais me trouver un coin sympa
et contempler l'horizon.
Attention !
Vous devriez vous asseoir.
Désolée.
Ne restez pas allongée là , jeune fille.
LE VIEIL HOMME ET LA MER
"Il ne rĂȘvait plus de tempĂȘtes,
"ni de femmes, ni de grands événements,
"ni de gros poissons,
"ni de combats, ni de concours,
"ni de sa femme.
"Il ne rĂȘvait plus maintenant que des lieux
"et des lions sur la plage.
"Ils jouaient comme de jeunes chats dans le crépuscule
"et il les aimait."
La page 97.
Je la connais pas cĆur.
Plus prĂšs. Il faut que je prenne cette photo.
C'est génial, non ?
C'est vraiment haut.
Quelle liberté ! Tous nos soucis se sont envolés !
Tu es toujours insouciante.
Je n'aurais pas dĂ» manger ce chocolat.
Avez-vous la nausée ? Ces bonbons devraient vous aider.
Mais n'en mangez pas trop.
Croyez-moi. Je suis médecin.
Non, je suis médecin.
Et moi aussi.
Non, vous ĂȘtes le capitaine Ernie, et moi, je suis mĂ©decin.
- Et je suis aussi médecin. - Non.
Je suis aussi capitaine, alors.
- Ătes-vous rĂ©ellement mĂ©decin ? - Oui.
Alors que faites-vous sur un bateau ? Vous soignez les dauphins ?
Non.
Je suis un médecin normal.
- Vraiment ? - Je fais ça le week-end.
Du lundi au vendredi, je suis au centre médical.
Quand je serai Ă la retraite,
je ferai ça à temps plein.
Faites attention, Louise.
Je vais aller vous chercher un soda.
Je suis lĂ !
Je suis reposée et détendue,
et prĂȘte Ă reprendre du service !
Louise ? Je vous ai déjà remplacée.
- Quoi ? - Quelqu'un de plus jeune et habile.
Snowball ?
Avec ses pattes Ă six doigts,
le Dr Snowball peut gérer deux patients à la fois.
Non !
Rends-moi mon scalpel !
C'est le mien !
Tu n'as pas le droit de le prendre, rends-le-moi !
C'est mon boulot !
Que se passe-t-il ?
Ils nous font déjà descendre ? J'ai payé pour 30 minutes.
Attendez. Est-ce que c'est Lou ?
Mais qu'est-ce qu'elle fait ?
Non, Louise ! ArrĂȘtez !
Ils défont la corde ?
Mais non, elle ne ferait jamais ça.
Oh, non.
Elle ne m'a pas pardonnée !
Tenez bon, on arrive !
Les copines !
C'est quoi ce truc ?
Elles ne contrĂŽlent rien !
Elles arrivent droit sur nous !
Maman !
AĂŻe, ma main !
Oh, mon Dieu. Tout le monde va bien ?
- Oui. - Oh, mon Dieu.
- J'ai tout filmé ! - Oh, mon Dieu.
- Pouvez-vous vous lever ? - On vous a écrasés.
Ce fut un peu une surprise.
Vous allez bien ?
On vous croise partout. Est-ce que vous nous suivez ?
Ăa va ĂȘtre viral, j'en suis sĂ»re. C'Ă©tait gĂ©nial.
Ma nuque !
- Vous allez bien ? - Ăa va ?
- Oh, mon Dieu. Ăa va ? - Va-t'en !
- Tu as essayé de me tuer. - Je suis tellement désolée.
Je voulais prendre la corde, car je croyais que c'était un scalpel.
Comment est-ce qu'une corde pourrait ĂȘtre un scalpel ?
- Je... - Ce n'est pas la faute de Louise.
C'est la mienne. Ă cause d'un bonbon.
Je pense que c'était le chocolat.
Chocolat ? Bonbon ? De quoi parlez-vous ?
- C'était un bonbon spécial. - Et du chocolat trÚs spécial.
Du chocolat spécial ?
Spécial ?
Vous voulez dire...
Ăa veut dire que Louise est dĂ©foncĂ©e ?
Non, je ne suis pas défoncée.
Oh, mon Dieu !
Mais si ! Tu es défoncée !
C'est incroyable !
Le Dr Louise Zebarski, si sobre, si raisonnable et si droite
est complÚtement défoncée, bourrée, torchée !
C'est collector !
Lou !
- Lou ! - On vous adore, docteure !
ArrĂȘtez de vous moquer de moi ! Vous avez fait ça tout le week-end !
- C'est faux. - Personne ne se moque de toi.
Je ne suis pas une bouffonne.
Je suis une personne sérieuse.
Et je suis une grande chirurgienne au sommet de son chat.
De son art.
D'accord, je suis défoncée,
mais pourquoi suis-je la seule adulte dans ce groupe ?
Kitty, tu devrais avoir honte de droguer quelqu'un Ă son insu.
- Moi ? - Oui !
Je ne t'ai pas donné de drogue !
Toi aussi, tu devrais avoir honte.
C'est Ă toi que je parle, Alice.
Tu baves devant n'importe quel individu doté d'un pénis
comme une louve ménopausée en chaleur.
- Lou ! - Et toi.
Tu es la plus gĂȘnante de toutes.
Tu te filmes en permanence et tu mets nos vies en péril
pour obtenir des vues sur TangTok, TikTacToe, peu importe !
TikTok !
Je m'en fous du nom correct ! Marilyn, bon sang !
Tu n'es plus toute jeune, et moi non plus.
Mais, et alors ?
Agis en femme de ton Ăąge.
Je refuse de m'adapter au vieillissement.
Je t'interdis de citer Joan Didion.
Qui est-ce ?
Mon Dieu, tu ne le sais pas ?
As-tu déjà lu un livre ? Tu ne sais donc rien ?
Est-ce que quelque chose a compté ou existé avant ta naissance ?
Tu vis dans une bulle, et tout ceci ne compte pas ?
Eh bien, ça compte pour beaucoup de gens.
Ils sont importants. Je suis importante.
Je suis importante.
Bon sang. Vous savez quoi ?
Allez-y, continuez Ă vous ridiculiser.
Je m'en vais.
Je vous sers quoi ?
Un café bien serré. J'ai besoin de café.
Louise ?
Bonjour.
Bonjour.
Ted.
Oui, je m'en souviens.
C'est votre bar, je n'avais pas réalisé.
Donc...
Vous ĂȘtes du coin ? Vous avez grandi ici ?
J'ai eu besoin de changement quand j'ai pris ma retraite.
Et j'ai acheté ce bar.
J'ai travaillé bénévolement.
C'était un bon nouveau départ.
Oui.
Quand j'ai dit que je régalais, je ne pensais pas à du café.
Je viens de recevoir ceci de Sonoma.
- Vous voulez bien me donner votre avis ? - Oui.
Oui !
VoilĂ pour Marilyn
- et pour Shivani. - Attends !
Car ce sont les mariées folles de joie !
Mlle Kitty, c'est tellement vous.
Qu'est-ce qui est tellement moi et qu'est-ce que je porte ?
Un peu de ça.
Oui !
Je ne me suis pas autant amusée depuis 1982.
Je peux vous poser une question ?
Pourquoi Lou était-elle aussi en colÚre contre toi ?
Pas de commentaires.
Elle vient de tuer l'ambiance.
Kitty. Non.
- Kitty, non. - Non.
- Elle... - Non !
Je vais parler, car c'est lĂ tout le problĂšme.
Nous ne parlons jamais de ce que nous ressentons,
et nous les enfouissons sous un tas d'émotions et...
Vas-y. Dis-leur comment j'ai gùché la vie de Louise.
D'accord. Je vais le faire.
Donc, à l'époque,
Marilyn et Lou partageaient un appartement,
car elles étaient les meilleures amies depuis la fac.
Un jour, alors que je me baladais dans le parc,
deux types ont foncé sur moi. Ils m'auraient écrasée,
mais un homme m'a pris dans ses bras et m'a sauvée.
- Quelle galanterie ! - Oui, et il était mignon.
On a commencé à sortir ensemble,
et j'avais prévu d'aller tous ensemble
Ă un festival de musique de trois jours.
Et Ă la derniĂšre minute, je n'ai pas pu y aller,
car je devais enchaĂźner deux gardes Ă l'hĂŽpital oĂč j'Ă©tais interne.
Et donc,
nous y sommes allées sans elle, et il y avait John.
Sans Lou.
Et devinez qui s'est pointée,
avec son corps de déesse ?
Un vrai canon.
Avec sa blouse déboutonnée
jusqu'en bas.
Sans soutien-gorge !
- J'ai montré mes seins. - Quoi ?
J'ai montré mes seins !
Je confirme.
Et John n'avait jamais rien vu de tel.
Je ne savais ni cuisiner ni faire un lit, mais je pouvais casser un lit.
Marilyn !
Et en un clin d'Ćil,
il m'a oubliée.
Tu lui as volé son mec ?
J'ignorais que leur relation était exclusive.
- Bien sûr que si. - Non.
- Si. - Non.
- Tu le savais. - Non.
Quand tu as su qu'ils étaient en couple, as-tu lùché l'affaire ?
"Les amies passent avant les mecs", tu ne connais pas ?
Comment ça ?
Je croyais que c'était "Les salopes passent avant les mecs."
- Plus maintenant. - Je préférais avant.
Et puis, six mois plus tard, ils se sont mariés.
Ăa m'a vraiment blessĂ©e.
Et je suis en colĂšre.
Oui. Ăa m'a vraiment blessĂ©e.
- Tu as eu tort. - Non.
Il a été l'amour de ma vie pendant 48 ans.
- Ce n'est pas rien. - Oui.
Bonjour tout le monde. PrĂȘts pour une surprise ?
Accueillons chaleureusement notre danseur masqué.
Zorro !
Mon pas préféré.
Heureusement que Lou n'est pas lĂ .
Il te veut !
- C'est toi qu'il veut. - Non, c'est toi.
- Pas du tout. - Si.
Qu'il n'essaie mĂȘme pas.
- Vous n'avez pas fait ça ? - Si !
Bande de pétasses !
Marilyn !
Marilyn !
Oui !
Oh, mon Dieu.
Vas-y, ma belle.
J'adore !
C'est la meilleure soirée de ma vie.
Nathan !
Nathan !
Nathan !
Mamie !
Mon chéri, est-ce que ça va ?
- Mon pauvre chouchou. - Tout va bien.
- Tu as quelque chose de cassé ? - Tout va bien.
- OK. - Mamie ?
- Oui ? - Que fais-tu ici ?
C'est un enterrement de vie de jeune fille.
- On est les demoiselles d'honneur. - Pas toutes jeunes.
- Pardon. - Moins fort, merci.
Désolée.
Dis-moi ce qu'il se passe vraiment entre ta mĂšre et toi.
Tu es parti de la maison sans mĂȘme me dire au revoir.
Tu sais que j'ai besoin de toi. Mes bonbons ont du succĂšs.
- Je suis sorti du placard. - Comment ça ?
Je suis gay, c'est tout.
Maman m'a mis Ă la porte et a dit que j'irai en enfer.
Oh, non. Toi aussi ? Mon chéri...
Ta mĂšre traverse une phase.
Le divorce, son église bizarre...
Tu as entendu ?
Je suis gay.
Mon chéri, je le sais depuis que tu as cinq ans.
La seule personne qui ne le savait pas est ta mĂšre.
Nathan.
Je t'aime.
Je t'aime comme tu es. Tu es parfait.
Viens là , mon chéri.
Je t'aime.
Je t'aime. Regarde-toi. Qui pourrait ne pas t'aimer ?
Nathan, oĂč peut-on trouver de l'alcool gratuit ?
- Alice ! - Je connais un endroit.
Ces gens doivent ĂȘtre pleins aux as.
Tu es sĂ»r qu'on peut s'incruster dans leur fĂȘte ?
Fais comme si tu étais invitée.
On devrait dire Ă Lou oĂč on est, au cas oĂč elle nous pardonnerait.
- Je l'ai déjà fait ! - Ma belle, tu es la meilleure !
J'aimerais arrĂȘter d'ĂȘtre en colĂšre, mais...
On arrive Ă un certain Ăąge
et on est persuadé de tout savoir.
Mais en fait, on est aussi bĂȘtes que quand on Ă©tait jeunes.
Est-ce que tu insinues que j'ai tort ?
Ce que je veux dire, c'est...
Il s'agit d'une vieille amie Ă qui tu tenais beaucoup, non ?
Oui.
Ouvre ton cĆur.
La vie est trop courte. Ne sois pas rancuniĂšre.
Pardon.
Ce sont mes amies.
Elles me cherchent.
Je vais aller les retrouver. Merci.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Rien. Je me sens seule, c'est tout.
Mais toutes tes amies sont lĂ .
Sauf Lou.
Tu culpabilises d'avoir piqué son mec ?
Bon sang.
Je n'ai pas piqué le mec de Lou.
On est tombés amoureux.
Et maintenant, il est mort.
Mais tu as rencontré quelqu'un d'autre.
Tu as beaucoup de chance.
Shivani, j'adore ton état d'esprit.
Merci.
Mesdames et messieurs, merci d'applaudir Michael Bolton !
C'est impossible. Alice ? C'est toi ?
Viens chanter avec moi !
Salut.
Ăa me fait plaisir de te revoir !
Alice ?
Est-ce que ça va ?
Alice s'est évanouie. Y a-t-il un médecin dans la salle ?
Je suis médecin.
J'ai toujours voulu dire ça.
Pardon.
- C'est le docteur aux chats ! - Vas-y, Lou !
Ne vous inquiétez pas, tout ira bien. Elle a souvent des chutes de tension.
Est-ce qu'elle va bien ?
Ma belle ? Alice ?
- C'est quoi ça ? Bon sang. - La voilà .
Tu t'es évanouie.
Tout va bien. Est-ce que quelqu'un a un jus d'orange
ou un shot de tequila, ou les deux ?
- VoilĂ . - Elle va bien !
Merci.
Je vais bien. Tu sais que ça m'arrive souvent.
Merci d'applaudir Lou !
Il n'y a pas de meilleure amie que Louise Zebarski.
Louise ? C'est Rhonda.
J'ai vu ça sur Internet. Est-ce vraiment vous ?
Un vélo volé.
Un homme blessé en détresse.
Y a-t-il une Girl Boss Ă Key West ? Oui !
Notre amie le Dr Louise Zhivago arrĂȘte le malotru avec son sex toy.
Docteure Amour !
Oui ?
Lou.
J'ai un truc Ă te montrer.
Au fil des ans, John est devenu un photographe remarquable.
Ce n'était qu'un passe-temps, mais il avait tant de talent.
Il s'apprĂȘtait Ă le publier quand il est tombĂ© malade.
Ses images préférées.
- C'est beau, non ? - TrĂšs beau.
Je me rappelle quand il l'a prise !
- C'est génial, non ? - Oui !
Et tu n'as pas changé du tout !
- ArrĂȘte. - Mais si.
- On était géniales. - Ouais.
Qu'est-il arrivé à cette fille ?
Le temps est un voleur.
John parlait beaucoup de toi Ă la fin.
Le fait que tu sois attachée à tes principes et à l'éthique.
Il admirait ton Ăąme de pĂšlerine.
J'aurais dĂ» aller le voir.
J'avais peur.
J'aimerais te présenter mes excuses.
Je n'avais pas Ă juger le fait que tu te remaries.
Si tu as trouvé quelqu'un avec qui partager ta vie,
je suis heureuse pour toi.
Ăa me fait plaisir de l'entendre.
Tu vas adorer Bradley.
Il est adorable, gentil, sage, beau, il a réussi en partant de rien.
- Tu le verras ce soir. - Quoi ?
- Devine oĂč on va. - OĂč ?
- Je ne dirai rien. - Allez.
- C'est une surprise. - Mais quelle garce !
Oui. Certaines choses ne changent pas.
Allez, ferme les yeux.
- Ferme les yeux, ne regarde pas. - OK.
- Il y a un trottoir. - OK.
Monte.
VoilĂ . C'est bon.
- N'ouvre pas les yeux ! - Ils sont fermés.
OK.
MUSĂE HEMINGWAY
Surprise !
Le musée Hemingway !
Je savais que tu voulais désespérément voir ces chats mutants !
Le musée Hemingway abrite soixante chats mutants.
Des chats Ă six doigts et Ă sept doigts.
Certains les appellent des chats polydactyles,
mais pas moi.
Ils ne sont pas insolites, mais fantastiques !
Je suis magnifique.
Regardez-le !
Inventé par Ernest Hemingway !
Lou est sa plus grande fan.
Et elle a trouvĂ© son Ăąme sĆur.
Elle est au paradis des minous.
MĂȘme Kitty est lĂ !
Ils sont tellement beaux !
Les chats Ă six doigts font fureur ! Miaou !
Bonjour, bienvenue au musée Hemingway.
Bonjour, j'ai une réservation pour cinq au nom de Marilyn Adams.
Hemingway a vécu ici de 1931 à 1939.
C'est ici qu'il a écrit Les neiges du Kilimandjaro
et En avoir ou pas.
Attendons Bradley au bar.
- Au bar. - Il est interdit de fumer.
- Merci. - Si vous insistez.
Les filles, je vais voir si Bradley est arrivé.
Quatre mojitos, s'il vous plaĂźt.
Tu devrais l'appeler et lui dire de venir.
Ted.
C'est trop direct.
Quoi ?
On est en 1902 ou quoi ? Envoie-lui un texto !
Je préférerais avoir une conversation.
Oui, ça me plaßt.
Un téléphone, c'est fait pour parler.
VoilĂ , merci.
Tu vis sur quelle planÚte ? Donne-moi ton téléphone.
- Quoi ? - Allez, donne !
- Je m'en charge. - Ne crie pas.
Bande d'incapables.
Alors, le voilĂ . Ted.
Merci.
Salut, Ted. Je m'en vais dans deux jours.
Tu veux boire un verre au musée Hemingway ?
Voilà . Ce n'est pas si compliqué.
- C'est parfaitement innocent. - Il n'est pas lĂ .
Miam !
Je suppose que ça va.
Lou a envoyé son premier texto romantique.
C'est super ! Je suis contente pour toi.
OK, je peux...
- Envoyer. - Ouais !
Bradley est en retard.
Je vais leur dire qu'ils nous donnent une table pour quatre.
- OK. - Parfait.
Excusez-moi ?
- Tu l'as fait. - Oui.
J'attends qu'il me rĂ©ponde. Ăa me rappelle le lycĂ©e.
- C'est ça. - Bravo.
On est fiĂšres de toi. Tu es devenue adulte.
- Oui. - Je passe aux toilettes.
Je viens avec toi.
Lou, assure-toi que personne n'y mette de la drogue.
- D'accord. - Moi, ça me va.
- OK ? - Oh, mon Dieu !
- Je vous sers quoi ? - Un scotch.
- Lou ? - Oh, mon Dieu !
- Qu'est-ce... - On se croise partout.
C'est fou.
Ăa fait beaucoup de mojitos.
Ils ne sont pas tous pour moi.
OĂč est-elle passĂ©e ?
Tu vois ce que je vois ?
Tu as l'air plus détendue qu'hier.
Oui.
J'ai décidé de suivre ton conseil
et d'essayer d'ĂȘtre
moins dans le passé
et de moins y penser.
Et d'ĂȘtre lĂ pour mon amie et passer un bon moment.
C'est Ted ?
Il est arrivé super vite.
- C'est surnaturel. - Il bat tous les records.
J'adorerais rencontrer tes amies.
- Vraiment ? - Oui.
Il est mignon.
Il est sexy.
- Oui. - Ce sera trĂšs simple...
Te voilà ! Je t'ai envoyé plein de textos.
Désolée, mon téléphone est dans mon sac.
Pas toi. Bradley !
Oh, mon Dieu.
Non !
J'hallucine.
Ăa va pas recommencer !
Chéri.
Tu m'as tellement manqué.
Donc...
C'est Bradley.
- Oui, Bradley ! - Bradley, ton fiancé.
Oui, le fiancé le plus célÚbre du monde.
Bradley, je te présente...
Lou.
OK.
Tout va bien, Lou ?
Je suis déshydratée.
Je vais te chercher de l'eau.
Bien.
- Bon sang. - Donc...
- Bon sang. - Alors, c'est quoi ?
Ted ou Bradley ?
Ted est mon deuxiÚme prénom.
- Vraiment ? - Oui.
Theodore, en fait.
J'ai toujours utilisé Ted jusqu'à ce que je la rencontre.
Quand on s'est rencontrés,
elle a vu mon vrai prénom sur ma licence...
Elle m'a dit : "Enchantée, Bradley",
et je n'ai pas voulu la corriger.
Tu vois ?
Quelle adorable histoire.
Désolé de t'avoir induite en erreur hier.
Non, ce n'est pas grave. Ne t'inquiĂšte pas.
Et voilĂ .
- VoilĂ , ma belle. - Merci.
Lou.
Tu as bu tous les mojitos ?
Elle était déshydratée. Je suis allée chercher de l'eau.
Bradley, je te présente Kitty et Alice.
- J'ai beaucoup entendu parler de vous. - Bradley.
- Félicitations. - Merci.
On est les demoiselles d'honneur.
- Pour le mariage. - Oui.
- Super. - Le mariage.
Excusez-moi. Mme Adams ?
Notre table est prĂȘte.
- Allons-y ! - Ăa va ĂȘtre super.
Pose ça. Pose le mojito.
- Allons-y. - Je vais t'aider.
C'est parti !
- C'est super, non ? - Je suis aux anges.
Que penses-tu de Bradley ?
Il est charmant.
Tu n'as pas l'air de l'apprécier.
- Il est trĂšs beau. - Dieu merci !
J'angoissais tellement de le présenter. J'aimerais tant que tu l'aimes.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
J'ai oublié quelque chose.
Quoi ?
La raison pour laquelle je suis venue.
Merci.
Lou ?
Minou ! Viens par lĂ !
Viens voir maman !
Je te vois ! Viens !
Lou !
Lou !
- Mais qu'est-ce que tu fais ? - Ă ton avis ?
J'ai mon chat. Pas grĂące Ă toi.
- Et on s'en va. - Ma chérie.
- Recule ! - Ma belle.
Tu as trop bu.
Alors, donne-moi le chat.
- Et on rentrera... - Donne-le-moi !
On rentrera toutes chez Marilyn
- et on te mettra au lit. - Non.
Tu ne veux quand mĂȘme pas arracher ce chat Ă sa famille.
Ce n'est pas gentil.
Et toi, alors ? Tu m'as menti pour m'attirer ici.
Lou, c'est un peu injuste.
- Pas du tout. Vous m'avez menti. - Je suis désolée.
- N'est-ce pas ? Oui. - D'accord !
C'est terminé, OK ?
Oui. Kitty et moi t'avons menti.
Et on culpabilise. C'est surtout la faute de Kitty.
Mais on l'a fait par amour !
- Pour toi et Marilyn. - Vous avez besoin l'une de l'autre.
C'était ta meilleure amie
et tu as pratiquement détruit votre amitié.
- Oui. - Elle t'a fait du mal.
Elle ne s'est jamais excusée et c'est horrible,
mais c'est de l'histoire ancienne.
- Vraiment. - L'amitié.
Qu'y a-t-il de plus important ?
Je ferais quoi sans Kitty ?
Ă qui je volerais de la drogue ?
Quoi ?
Tu l'adorais ! Qu'y a-t-il de plus important ?
Qu'est-ce qui compte le plus pour toi ?
Les chats ou les gens ?
Attends, ne réponds pas.
Ce sont les chats ! Oui.
Tu vas devenir une vieille entourée de chats.
Tu seras toute seule.
Et tu finiras par coucher avec tes chats !
- Bon sang. - Ăa arrive.
- Des gens le font. - OK.
Et j'ai un autre truc Ă t'annoncer.
Je déteste les chats.
Eh ouais. C'est dit.
Tu as entendu ça ? Ne l'écoute pas.
Regarde, tu l'as bouleversé !
Mais elle a raison.
- Comment ça ? - Sur tout.
- Non ! - Si.
C'est peut-ĂȘtre ta derniĂšre chance d'arranger les choses avec Marilyn.
Tu es superbe, mamie.
Merci, mon chéri.
Et voilĂ . Vous ĂȘtes prĂȘte.
- Je stresse tellement. - Tu es magnifique.
Cette attache en diamant est superbe.
Et regardez-moi ce voile !
On dirait une cascade jamaĂŻcaine.
Mon Dieu ! Je vois pas l'arriĂšre.
Lou, prends une photo. Je veux la publier.
Y a-t-il des choses que tu ne publies pas ?
Non. Je publie tout, je suis accro.
- Prends-en une autre, Lou. - Oui.
Merci.
Attends.
C'est le numéro de Bradley ?
Mais c'est écrit Ted. Qui est Ted ?
C'est le numéro de Bradley.
Pourquoi t'envoie-t-il un texto ? Pourquoi veut-il te parler ?
Il veut peut-ĂȘtre parler du cadeau que je voulais t'offrir.
Tu es la meilleure, Lou. Merci, ma belle.
Ne porte pas ce sac.
C'est l'heure, mesdames. Suivez-moi.
- Allez ! - LĂšve-toi !
Merci. La mémé va se marier.
Allez !
Ouais !
Oui.
Champagne ?
C'est vraiment une fĂȘte.
C'est moi ou il nous faut du champagne ?
Excuse-moi ! Beau gosse !
- Merci. - Alors, on va oĂč ?
Tu ne te maries pas prĂšs de la piscine ? Ils t'attendent.
On va juste parcourir l'allée.
Puis la coordinatrice de mariage fera venir les invités
pour que l'on fasse notre entrée
et filmer le tout pour TikTok.
Oh, mon Dieu.
Lou, je ne veux pas ĂȘtre mĂ©chante, mais je dĂ©teste ton sac.
EnlÚve-le. Tu vas gùcher la vidéo.
Dit la femme dont la robe remplit chaque centimĂštre de ce carrosse ridicule.
Je savais que tu la détestais.
Pourquoi es-tu incapable de dire ce que tu penses ?
OK. C'est parti !
Descends. On va régler ça.
Pas les fleurs !
D'accord.
- Alors... - Quoi ?
- Tu es amoureuse de Bradley. - Mon Dieu.
Déjà , il s'appelle Ted. C'est ce qu'il m'a dit.
N'est-ce pas mauvais signe que ce type ait deux prénoms ?
Alors, quand je l'aurai épousé,
vas-tu rager pendant des décennies, comme pour John ?
Je ne rageais pas !
Oh, mon Dieu ! Tu bous encore !
On devrait te servir avec du bon pain !
Je suis tombée amoureuse de lui en premier.
Tu me l'as piqué et tu ne t'es jamais excusée !
Parlons de vol.
Pourquoi es-tu sur TikTok ?
- J'y suis ? - Oui !
Un million et demi de likes !
- C'est beaucoup ? - Douze comptes de fan. Non, quinze !
Regarde ! Ils ont fait une version sexy !
Docteure Amour !
TikTok était à moi ! Tu me l'as volé !
Vraiment ? Alors, ça fait quoi ?
Je vais te le dire.
Je ne veux plus que tu sois ma demoiselle d'honneur.
Je ne le veux plus ! Et tu sais quoi ?
- Quoi ? - Je suis la cheffe ici.
Tu es virée de mon mariage !
Ăa me va parfaitement. Je dĂ©missionne.
Je profite de cette occasion pour me débarrasser
de cet affreux sac que je déteste
de toutes mes tripes !
Habille-toi comme une personne normale !
Je ne suis pas une personne normale, je suis chirurgienne cardiaque !
Je plonge mes mains dans la cavité thoracique des gens !
- C'est ton boulot, idiote ! - ArrĂȘtez !
Ce n'est pas à la portée de tout le monde !
- Les filles, arrĂȘtez ! - ArrĂȘte de faire la martyre.
N'importe quoi ! Je m'en fiche !
Tu es une véritable martyre de la cause !
J'aime ne pas ĂȘtre normale.
Marilyn, Lou. ArrĂȘtez !
ArrĂȘtez !
Présentez vos excuses et passez à autre chose.
Je n'ai pas Ă m'excuser.
Ce n'est pas ma faute si on est tombés amoureux.
Ne comprends-tu donc pas que ce qui m'a le plus blessée
est que tu l'aies choisi lui et pas moi ?
J'ai perdu mon petit ami, mais je t'ai perdue aussi.
Tu m'as brisĂ© le cĆur.
Merci, Lou,
d'avoir officiellement gùché ma vie.
Marilyn !
- Maman, tu ne prends pas mes appels. - Leslie ?
- Tu es là . - Tu ne m'as pas laissé le choix.
Alors, comme ça, tu es dans une secte satanique ?
Pardon ?
Maman, je sais tout.
Je t'ai appelée pendant un rituel.
Je t'ai entendue prĂȘter allĂ©geance Ă Satan.
Quoi ? Pas du tout.
Tu as dit : "Je te salue, Satan."
Je n'ai rien dit de tel.
Alors explique-moi ça.
Est-ce que c'est toi ou pas
dans une orgie sexuelle satanique ?
Une messe noire.
- Qui t'a envoyé ça ? - Toi !
Leslie, je...
Alice.
J'aurais dû me douter qu'elle était impliquée.
Leslie, je suis demoiselle d'honneur.
Il n'y a rien de plus innocent que ça.
Je suis la mariée !
Je suis canon !
- Maman ? - Parle Ă ton fils.
- Qu'est-ce que tu fais lĂ ? - Et toi, alors ?
Marilyn !
- Nathan, ce que j'ai dit... - Maman...
Pas besoin d'avoir une relation si tel est ton souhait.
Je suis gay, mais je suis toujours moi.
Et j'aime qui je suis.
Pourquoi pas toi ?
Chéri, je suis désolée.
Je n'ai pas su comment gérer ça.
Est-ce qu'on peut en parler ?
S'il te plaĂźt ?
Dans la salle de bains, peut-ĂȘtre.
Marilyn !
Marilyn ?
Tu en as bu combien ?
Je l'ai descendue.
Ouais. Je me suis tout enfilé.
Et j'ai trouvé ta réserve, Alice.
Et voilĂ ! Regardez-moi.
Quelque chose de vieux.
Moi.
Quelque chose de nouveau.
Quelque chose d'emprunté.
- Non. - OK.
ArrĂȘte.
Quelque chose de bleu.
Les bonbons de Kitty.
- Non. - Non, pas ça.
Mon Dieu. OK, ça suffit.
Ăa suffit. Merci.
Je ne me sens pas bien.
Mon Dieu.
VoilĂ , c'est bon. TrĂšs bien.
C'est bon ? Tu as fini ?
Super.
Tu étais toujours là pour me tenir mes cheveux.
Je suis encore lĂ .
Lou.
Je dois te dire quelque chose.
Il y a longtemps,
lors de notre dernier réveillon ensemble,
on était toutes pleines d'espoir.
Alice s'apprĂȘtait Ă partir en tournĂ©e avec les Rolling Stones.
Kitty allait obtenir son master de botanique.
Tu allais partir pour devenir interne.
Et soudain, j'ai réalisé...
Que je n'avais rien.
Rien.
Juste quelques histoires Ă raconter
et quelques prix d'interprétation qui commençaient à dater.
Tu as obtenu un diplĂŽme en psychologie.
- Non, je... - Quoi ?
- Je n'ai pas eu le diplĂŽme. - Quoi ?
Marilyn !
Je voulais une carriĂšre, comme vous.
Je voulais une carriÚre, mais j'ai tout raté.
Alors quand j'ai rencontré ce bel homme
qui était assez bien pour la fille la plus intelligente que je connaissais...
J'ai sauté sur l'occasion.
J'ai tellement honte.
Je suis tellement désolée.
Pardonne-moi, s'il te plaĂźt.
Je t'en supplie.
T'avoir fait du mal est mon regret le plus profond.
Tu étais ma meilleure amie
et une personne incroyable.
Mon étoile polaire. Je te vénérais presque.
Je te vénérais aussi.
Pourquoi ? Je ne sais mĂȘme pas faire du cafĂ©.
Ce n'est pas grave. On peut boire du thé.
Se confesser est bon pour l'Ăąme, Marilyn,
mais tu te maries aujourd'hui.
- Non. - Les invités attendent.
- Je ne veux pas y aller. - Allez !
- Non. - Habille-toi.
- Allez, viens ! - Je ne peux pas !
Regarde ma robe. Je ne peux aller nulle part.
Je peux arranger ça. Il me faudrait des épingles de sûreté.
- Regarde ma tĂȘte ! - Tiens.
Est-ce que quelqu'un a un pistolet Ă colle ?
Oui. Je m'en charge.
Vous savez ce...
Le serveur. Je suis sûre qu'il a un pistolet à colle énorme.
- Kitty. Pourquoi fais-tu ça ? - Allez, viens !
Bien joué, ma belle.
- Tu es superbe. - Merci.
Oh, mon Dieu.
Tiens-moi la main.
- Tout va bien. - Bon sang.
Tu es magnifique.
Ăa va ?
- Tiens, ajoute-les. - Tu es trĂšs belle.
- Merci. - OĂč est Alice ?
Je n'y crois pas. Elle m'a laissée tomber.
- Elle va arriver. - Tiens-moi la main.
- Es-tu prĂȘte ? - Tu es superbe.
- Inspire et expire. - C'est parti.
Allez, ça y est.
- PrĂȘte ? - OK, c'est bon.
- Tout va bien ? - Bien sûr.
Bienvenue.
Quel plaisir de vous voir réunis en cette belle journée.
Les amis, les proches.
La famille présente et ceux qui ne sont plus.
Nous sommes réunis aujourd'hui pour célébrer...
Je ne peux pas faire ça.
Je ne peux pas.
- Je ne peux pas faire ça. - Quoi ?
Je ne peux pas faire ça.
- Quoi ? - Je ne peux pas faire ça.
Je ne peux pas faire ça.
Bradley, je suis désolée. Tu es un homme formidable.
Je me suis prĂ©cipitĂ©e, car j'avais peur d'ĂȘtre seule.
- Ce n'est pas grave. - Tu es sûr ?
- Oui, je comprends. - Vraiment ?
Quel soulagement ! Je...
Tu es formidable, Marilyn,
mais je crois que je me suis précipité.
On s'est rencontrés peu aprÚs la mort de ma femme.
J'essayais d'échapper à ma douleur.
- Oh, mon Dieu. - Ă mon chagrin.
Merci, Bradley.
- Ted. - Tu t'appelles Ted ?
Oui. C'est mon prénom.
Ted. On reste amis ?
- Bien sûr ! - Merci.
Devinez quoi !
On ne se marie pas !
C'est génial, non ?
On a retrouvĂ© nos esprits en mĂȘme temps !
Ăa ne doit pas arriver souvent.
Et le plus beau là -dedans, l'alcool est déjà payé !
Alors, faisons la fĂȘte !
Bonjour, Ernie.
HĂ© ! Ăa fait des heures que je cogne Ă la porte !
Marilyn, le mariage Ă©tait fabuleux ! OĂč es-tu ?
- Vous dansez ? - Ravie de vous voir.
Que faites-vous ici ?
Je connais Marilyn depuis des années.
Elle et John venaient passer leurs vacances ici.
Et vous ?
Nous avons partagé un appartement à New York.
Nous Ă©tions jeunes, dĂ©chaĂźnĂ©es et prĂȘtes Ă tout.
Je ne suis plus aussi courageuse.
Savez-vous ce que dit Hemingway ?
"Le courage est la grĂące sous pression."
Il faut beaucoup de grĂące pour faire ce que vous faites
en tant que chirurgienne.
- J'ai pensé à vous, vous savez. - Vraiment ?
Je vous ai mĂȘme googlĂ©e.
- Non ! - Si.
Ăa va vous paraĂźtre Ă©trange,
mais avez-vous jamais envisagé...
Allez, je vais le dire.
Avez-vous jamais envisagé d'emménager à Key West ?
Quoi ?
Vous pourriez rejoindre mon cabinet en tant que consultante.
Je suis vraiment médecin.
Vous décideriez de vos horaires de travail
et si vous voulez, vous pourriez faire un mi-temps.
Je...
- Quoi ? - Je ne crois pas...
Je ne suis pas prĂȘte Ă quitter mon boulot.
Si vous l'ĂȘtes un jour, l'invitation reste ouverte.
Merci.
Et pendant le week-end, on pourrait faire de la plongée.
Votre femme ne serait pas contente, non ?
Elle serait furieuse.
Mais elle est décédée il y a cinq ans.
Elle est morte ? Je suis vraiment désolée.
C'est horrible.
C'est trop. Je ne peux pas, je crois.
Bien sûr.
Je comprends.
En fait, quand j'y pense,
Marilyn m'a demandé de venir passer du temps avec elle.
On a du temps perdu Ă rattraper.
En prenant un anti-mal de mer, je pourrais monter sur le bateau
et puis, j'ai toujours voulu essayer de faire de la plongée.
- Donc... - Oui, quand vous serez prĂȘte.
Ce week-end, par exemple ?
Puis-je vous interrompre ?
Merci.
Lou.
C'est notre danse.
Laisse, c'est moi qui mĂšne.
- Tu veux mener ? - Oui.
Je porte un pantalon !
- C'est sûr. - OK.
Allons-y.
L'amour est d'or et le temps est un voleur.
- Qui a dit ça ? - Moi.
Ma chĂšre Lou.
Tu m'as tellement manqué.
M'accordes-tu cette danse, mamie ?
J'ai tellement hĂąte de rattraper le temps perdu.
FIN
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