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RĂCIT INSPIRĂ DE FAITS RĂELS EN PARTIE MODIFIĂS POUR L'ĂCRAN
DĂVORĂ PAR LES FLAMMES
1er mai 2017
Chers clients, un bon de réduction offert pour PortAventura pour 100 euros d'achats.
- Ta mÚre est toujours au régime ? - Oui. Mais elle mange comme trois.
Maman, tu m'entends ?
Je suis au parking. Ăa ne capte pas bien.
AllĂŽ ?
Coucou, gros nigaud.
J'ai eu des bons pour PortAventura au supermarché.
J'ai pensĂ© qu'une fois qu'on aura fait çaâŠ
⊠on pourrait y aller un week-end.
T'en dis quoi ?
Comment avez-vous trouvé ce message ?
C'est un message vocal que Rosa avait effacé aprÚs envoi.
On a eu du mal à le récupérer.
à qui était-il adressé ? Qui est "gros nigaud" ?
D'aprÚs l'historique des messages, elle réservait ce surnom à M. López.
- De quand date ce message ? - Du 30 avril.
Un jour avant la mort de Pedro, Rosa propose Ă Albert
d'aller Ă un parc d'attractions.
Mais seulement aprÚs avoir fait "ça".
Pouvait-elle entendre par "ça" le meurtre de Pedro ?
C'est possible.
Mme Peral a des envies de grand huit aprÚs avoir tué son compagnon.
Pour eux, Pedro n'Ă©tait qu'un obstacle, une gĂȘne.
Rien, en somme.
Pedro a bien envoyé un message à ses beaux-parents ce jour-là ?
Oui.
Le message suivant a été envoyé alors que sa mort était en préparation.
Quelques heures avant son exécution, le 1er mai 2017.
Salut, Juan. Ăa va ?
On voulait vous inviter à passer la journée à La Torre demain.
On mangera du poulet.
Et on profitera du beau temps.
Bonjour.
Il fait beau ?
TrĂšs beau.
- Super. - Allez, debout.
- Allez. - Pedro.
- On reçoit tes parents. - ArrĂȘte !
C'est bon. ArrĂȘte ça, s'il te plaĂźt.
- Devine ce que je vois. - Quoi donc ?
OĂč est le gaspacho ?
Ăa commence par la lettre "v".
- OĂč il est ? - Ce n'Ă©tait pas pour moi ?
Déconne pas. Tu l'as fini ?
Volant !
Gagné !
- On en achÚtera en route. - Non, on est déjà en retard.
- à moi. Devine ! - On a déjà trop.
- Mais non ! - Devine ce que je vois.
Alors, on en achĂšte.
On ne s'arrĂȘte pas. On est en retard !
SofĂa, ça suffit !
Fini de rigoler. Allez, descends.
- Non, lĂąche-moi ! - Assez ! Sors de la voiture.
C'est bon. On n'y va pas. Appelle tes parents.
- Quoi ? - LĂąche SofĂa et le gaspacho.
C'est moi qui t'énerve !
"J'en ai marre des cris.
"Dis-moi quoi faire pour gagner ta confiance."
C'est un message antérieur de Rosa à Pedro. Et ce n'était pas rare.
Mais n'étaient-ils pas le couple parfait ?
Quand on a récupéré les messages effacés,
on a vu qu'ils envenimaient tous deux la relation.
Jusqu'au bout ?
Les derniers jours, on note une trĂȘve.
Parce que Rosa ne voulait pas éveiller les soupçons sur son projet.
Pardon.
- Je suis stressée. - Ouais.
J'ai du retard.
C'est sans doute pour ça.
- Mince. - Pas un mot Ă mes parents, hein ?
Ni Ă SofĂa, s'il te plaĂźt.
Viens, SofĂa.
Prends ce rĂąteau.
- Oui. - Aide-nous Ă ramasser les feuilles.
- OK. - Comme ça.
Il y a un peu de laisser-aller.
Que veux-tu ? Il avait mal au dos.
J'espĂšre que vous vous ressaisirez. Vous me semblez un peuâŠ
"Un peu" quoi ?
Je reprends bientĂŽt le travail.
Et Pedro sera vite réintégré.
Quoi ?
Je n'ai rien dit.
Non, mais ton regard veut tout dire.
Je ne sais pas. Il avait l'air
plus heureux avant. Toi aussi.
On remonte la pente.
Je t'assure.
On a vu le médecin mardi.
Je croyais que vous aviez mis ça en suspens.
Eh bien, non.
On va te faire un joli petit bout de chou.
C'est le remĂšde Ă tout.
C'est juste une idée, mais je vois bien un petit potager là .
- Tu crois ? - Ah oui.
T'en dis quoi ?
- Moi ? - Oui, lĂ -bas.
- Du moment que tu t'en charges. - D'accord.
J'avais dit à Juan qu'il ne fallait pas l'élever comme une princesse.
- T'exagÚres. - Oh, ça va.
Mais je vais te dire. Je vois bien un jacuzzi en bois.
Avec des petites lumiĂšres autour ?
Va pour le jacuzzi. Quoi d'autre ?
Dites-moi, Votre Altesse.
- Allez. - "Votre Altesse".
Un truc pour le petit, non ?
Oui, c'est vrai. Il faut aussi que ton fils en profite.
Mais oui.
C'est clair.
Ouais. J'avais pensé à un toboggan
ou un trampoline, mais SofĂa n'aime pas.
- J'adore ! - Non, c'est vrai ? Je ne pensais pas.
- C'est chouette. - T'aimerais ?
- Oui. - Je le savais.
ON SAVOURE CETTE MERVEILLEUSE JOURNĂE EN FAMILLE Ă RODA DE BARĂ !
Ils ont pris plein de photos ce jour-lĂ .
Et Rosa les a postées sur tous les réseaux sociaux.
Dans quelle intention ?
Il est difficile de juger sur des intentions.
Des photos de famille heureuse
que Rosa pouvait utiliser pour parer Ă toute accusation
relative au meurtre commis quelques heures aprĂšs.
VoilĂ ce que je veux.
Des jours sans orage.
Qu'on arrĂȘte de se disputer.
Et si tu es vraimentâŠ
Tu devrais prolonger ton arrĂȘt.
Attends, chéri.
Je dois reprendre.
Oui.
Mais c'est dangereux.
EnfinâŠ
Mais je ne peux pas
ne pas travailler.
Pourquoi pas ?
La vie de riche te déplaßt ?
C'est ça, "de riche".
Quoi ?
Qu'y a-t-il ?
Rien.
Je vois bien qu'il y a quelque chose.
- Vas-y, dis-moi. - Non, c'est rien.
Allez, dis ce que tu penses.
Dis-moi ce qu'il y a.
- Tu veux savoir ? - Oui.
Si je ne bosse pas, on est mal.
- ArrĂȘte, Rosa. - Quoi ?
Tu crois que j'aime me tourner les pouces ?
- Peut-ĂȘtre. - C'est ma faute si on m'a suspendu ?
- Oui, c'est ta faute. - ArrĂȘte !
- Tu as tabassé un jeune. - Quoi ?
Tu disjonctes pour un rien comme un putain d'enragé.
Et tous tes "pardon" et tes conneries, ça ne compense pas !
Je l'ai tabassé à cause de toi !
- Quoi ? - Tu me rendais fou !
- VoilĂ . - Merde !
T'es pas possible. Maintenant, c'est ma faute.
Franchement. Tu as 40 ans, putain !
OK ? Assume tes actes !
Je trouve que tu as bien hĂąte de retourner bosser. Pourquoi ?
Albert te manque ?
Hein ? Albert te manque ?
Cette nuit-lĂ , peu avant 22 h,
Rosa a appelé Albert avec le portable réservé à cet effet depuis des années.
Celui Ă la coque rose.
On ignore ce qu'ils se sont dit.
- Ouais ? - Il faut le faire cette nuit.
- Comment ça ? - Je n'en peux plus.
Pourquoi ? Il a des soupçons ? Il t'a fait quelque chose ?
Rosa, réponds-moi.
Je n'en peux plus.
Je te jure, je suis Ă bout.
OK, on le fait ce soir.
On fait comment ?
Je le gave de médocs.
Mets-en assez pour le mettre KO.
OK. Je les mets dans son dĂźner.
Je viens quand ?
Tard. Pour ne pas alerter les voisins.
Ă 1 h ?
- Plus tard. Ă 2 h. - OK. Je serai lĂ Ă 2 h.
- Appelle-moi si t'as un souci. - OK.
S'il se réveille. Mais pas sur celui-ci. J'active l'autre.
- Appelle-moi. Je n'ai pas le numéro. - OK. Laisse sonner.
Ăa marche.
Ăa va bien se passer.
Oui.
- Ă plus tard. - Ă plus.
Quelques jours avant, Albert avait acheté
un portable identique au sien et une carte prépayée
d'une société chinoise qui a mis trois ans à communiquer le relevé de la ligne.
Il s'avÚre qu'elle n'a été utilisée qu'une fois.
Lors de la perquisition, on n'a pas trouvé les médicaments de Pedro,
alors que son ex-femme, Silvia, affirme qu'il en avait toujours d'avance.
APPEL MANQUĂ
Ma puce.
Je croyais que tu étais épuisée.
Alors ?
Qu'y a-t-il ?
- Je n'arrive pas Ă dormir. - C'est vrai ?
Pense à quelque chose d'agréable.
Comme ça, tu en rĂȘveras.
Ce sera quoi ?
- Un petit chien. - Un chien.
Pour jouer dans la super maison de Pedro.
D'accord.
On peut aussi jouer ici dans le jardin.
C'est mon rĂȘve.
D'accord, trésor.
Allez, ferme les yeux.
On pense que Pedro a été endormi pour faciliter le meurtre.
C'était un homme fort.
Ni Rosa ni Albert ne présentaient de traces de lutte aprÚs le crime.
Tu vas regarder la télé ?
Non.
Je suis claqué.
Elles sont revenues.
Qui ça ?
Les souris.
Il y a des souris ?
Ătrangement, Albert a emmenĂ© son propre portable chez Rosa
au lieu du nouveau.
Par erreur, on suppose.
Grùce à ça, on a su que trÚs tÎt le matin du 2 mai,
il a quitté son domicile à Badalona pour se rendre chez Rosa à Cubelles.
Rosa.
Je suis bien lĂ .
Rendors-toi.
Tu m'aimes ?
Bien sûr.
Moi aussi.
Comment est mort Pedro ?
On ne sait pas.
Le corps était presque réduit en cendres.
L'examen médico-légal était quasi impossible.
Sans les vis numérotées et la plaque dans son dos,
on n'aurait pas pu l'identifier.
Ils ont dĂ©cidĂ© de le brĂ»ler pour Ă©liminer les preuves et bloquer l'enquĂȘte.
Mais ils ont fait des erreurs.
Le test ADN prouve que c'était le sang de Pedro.
Pourquoi était-il sur l'ampoule ?
La trajectoire indique
que la victime a été frappée au moyen d'un objet contondant.
Pendant qu'il dormait sur son canapé.
On suppose.
- OĂč est sa voiture ? - Dans la rue.
Allez.
Laisse.
Attention. Ne fais pas de bruit.
Fais ton petit déj. Je suis occupée.
"La petite a dit qu'elle avait Ă peine dormi.
"Elle a entendu des cris, des coups, et a vu sa mĂšre couverte de sang."
MaĂźtre, que lisez-vous ?
C'est la déposition de Carmen Pujol et M. Guerrero, l'ex-mari.
Monsieur le juge, c'est inadmissible.
Il attribue Ă une mineure une accusation grave contre sa mĂšre.
Ce tĂ©moignage doit ĂȘtre jugĂ© irrecevable.
Accordé.
Qu'est-ce qu'il y a, trésor ? Tu ne veux pas dormir chez papy et mamie ?
OĂč est Pedro ?
Il est fùché.
Ce sont des histoires de grands. Ăa lui passera.
Promets-moi qu'en te couchant, tu penseras à des choses agréables.
Ma belle.
D'aprĂšs votre rapport,
Rosa a usurpé l'identité de Pedro pour faire croire qu'il était en vie.
à qui a-t-elle écrit ?
Salut, Néstor.
Ăa va ? Pedro est sous la douche.
à son grand ami, Néstor, pour s'excuser de ne pas avoir rappelé.
Et Ă son ex-femme, pour s'excuser de ne pas passer prendre son fils.
- Ă qui d'autre ? - Son garagiste.
GARAGISTE NAVARRO
Je n'arrive pas Ă te joindre. Je t'appelle pour les 40 euros.
On est le 2 mai. Et tu devais me payer en avril.
Si tu veux que je continue Ă te faire confiance, passe avant 13h30.
GARAGE NAVARRO
Rosa nous a dit plus tard que Pedro avait quitté la maison fùché,
et qu'il Ă©tait peut-ĂȘtre allĂ© payer les 40 euros au garagiste.
Le portable de Pedro a effectivement bornĂ© au garage avant d'ĂȘtre Ă©teint.
On pense que c'est Rosa qui l'avait, et qu'elle devait rentrer chez elle.
Quant à Albert, il a été plus prudent le 2 mai.
Il a laissé son portable chez lui. En théorie, il n'a pas quitté Badalona.
Mais la vidéosurveillance prouve le contraire.
Comment ça va ?
Bien, je crois.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Rien, la fatigue. J'ai besoin de dormir. - C'est normal. Mais tout va bien ?
Chérie !
Enferme-toi en bas.
- Coucou. - SofĂa dit que tu as oubliĂ© sa licorne.
Je te l'ai dit.
Allez, va la chercher.
Je ne veux pas y aller seule.
Allons-y. J'ignore ce qu'elle a. Elle est tendue.
Qu'est-ce qu'il y a, SofĂa ?
Tu as vu les photos que je t'ai envoyées ?
- Lesquelles ? - Celles de l'autre jour.
Au début, le pÚre de Rosa a dit avoir vu Pedro cet aprÚs-midi-là .
- Au revoir, maman. - Au revoir.
Il a ensuite reconnu avoir menti Ă la demande de Rosa.
Tu en veux ?
Pedro chĂ©ri, oĂč es-tu ?
Je sais ce qu'on a dit etâŠ
tout est bien plus compliqué que ce qu'on pensait.
Mais tu reviens quand ?
Tu me manques.
Le portable de Pedro borne Ă nouveau vers 23 h,
à proximité du domicile de M. Guerrero, l'ex-mari de Rosa.
C'est de là qu'il émet son dernier message.
Toi aussi.
Je ne dis rien. Je ne veux pas t'impliquer.
J'ai besoin de temps.
Ils voulaient faire croire qu'un conflit avec M. Guerrero
avait entraßné la mort de Pedro.
Les conflits étaient bien réels.
Il y avait des tensions entre eux et des attaques croisées.
C'était le parfait coupable. Pourquoi leur plan a échoué ?
Cette nuit-là , M. Guerrero n'était pas à son domicile.
Et il a pu le prouver.
BARRAGE DE FOIX
Ils ont laissé brûler la voiture et le corps de Pedro au barrage de Foix.
La combustion a duré plusieurs heures.
La voiture brûlée a été aperçue le 3 mai,
mais ne nous a été signalée par un promeneur
que le 4 mai en fin de soirée.
On a ouvert l'enquĂȘte le soir mĂȘme.
Merci pour votre travail, inspecteur. Et pour votre compte-rendu d'aujourd'hui.
J'imagine que ma visite ne t'enchante pas, mais que ton avocate t'a dit de venir.
Tu réalises que tu te donnes en spectacle ?
Personne ne te croit. Tu es ridicule.
Je ne comprends pas.
Comment tu oses faire ça avecâŠ
la mort de quelqu'un ?
Tu ne culpabilises pas ?
Ăa doit te ronger.
Tu n'en parles pas, mais quand tu es seule ou dans ton sommeilâŠ
Tu arrives Ă dormir ? Ăa ne te hante pas ?
Dis la vérité, s'il te plaßt.
Pour le bien de tous.
Pour nous, ce serait moins cruel.
Fais-le pour ta fille.
Pense Ă elle.
Qu'elle te voie faire amende honorable. Et demande-lui pardon, putain.
Tu préfÚres la perdre pour de bon ?
Avec la mort de Pedro, les accusés cherchaient à sceller
un pacte d'amour macabre.
Ils s'étaient trahis par le passé, mais cette fois, ils s'engageraient à vie.
M. LĂłpez assouvirait sa soif de vengeance envers M. RodrĂguez.
Il lui avait volé Rosa devant ses collÚgues, l'avait humilié.
Seule sa mort apaiserait sa rage.
Mme Peral voulait aussi se débarrasser de Pedro.
Pardonnez la froideur de mes propos, mais cela reflĂšte leurs sentiments.
Rosa s'était rendu compte qu'elle était allée trop vite avec Pedro,
et que M. LĂłpez lui manquait.
Elle a tout Ă gagner en Ă©jectant Pedro : elle peut jouer les victimes, ĂȘtre libre,
et déchargée de toute responsabilité.
Si en prime, elle fait Ă©crouer son ex-mari et obtient la garde de sa filleâŠ
Cerise sur le gĂąteau.
Malgré tout cela, vous avez du mal à comprendre un tel acte.
C'est pour ça que vous ĂȘtes assis ici.
Et eux, lĂ -bas.
Monsieur López, vous avez droit à une derniÚre déclaration.
J'aimerais réitérer mon innocence
concernant la mort de Pedro RodrĂguez.
Qu'il repose en paix. On n'était pas amis, mais ça me désole.
Et je n'y suis pour rien.
Je paie pour avoir été nigaud,
ni plus ni moins, monsieur le juge. Merci beaucoup.
C'est Ă vous, madame Peral.
Ne t'inquiĂšte pas. N'oublie pas de parler de Pedro, de SofĂa.
Et le mouchoir.
Je demande justice.
Qu'Albert paie pour son acte.
"Il revient au jury de déclarer Albert López Ferrer coupable,
"par sept voix minimum,
"ou non coupable, par cinq voix minimum,
"des faits établis suivants :
"meurtre avec préméditation."
Voix en faveur de la culpabilité : sept.
Deux voix contre.
Coupable.
"Il revient au jury de dĂ©clarer Rosa MarĂa Peral Viñuela coupable,
"par sept voix minimum,
"ou non coupable, par cinq voix minimum,
"des faits établis suivants :
"meurtre avec préméditation."
Voix en faveur de la culpabilité :
huit.
Une voix contre.
Coupable.
L'audience est levée.
Félicitations.
Quoi ?
- J'ai du mal à m'en réjouir. - Tu as tort.
Inspecteur.
- TrĂšs beau travail. - Merci.
Merci beaucoup. Vraiment.
- Merci. - Bon courage.
Ăa mĂ©rite d'ĂȘtre nuancĂ©.
Oublie ça. L'important, c'est qu'ils aillent en prison.
Peut-ĂȘtre.
C'est pour ça que tu as un podcast qui cartonne, et pas moi.
Incroyable.
Laisse tomber.
Varona.
On reste en contact.
Bien sûr.
Le tribunal de Barcelone a condamné Rosa Peral à 25 ans de prison,
et Albert LĂłpez Ă 20 ans,
pour le meurtre de Pedro RodrĂguez, un policier de Barcelone.
Le jury a déclaré les deux accusés coupables de meurtre avec préméditation,
Ă huit voix contre une, dans le cas de Rosa Peral,
et sept voix contre deux, dans le cas d'Albert LĂłpez.
Les condamnés devront payer les frais de justice,
et une indemnité de 885 000 euros à la famille de la victime.
Le procÚs s'est étalé sur 26 audiences et a mis un terme
à l'une des affaires les plus attendues de ces derniÚres années.
Le voilĂ .
Je te laisse.
Tu dois ĂȘtre content.
C'est la mĂšre de ma fille, Rosamari. Pourquoi je le serais ?
Elle est prĂȘte ?
Mince alors !
Comme tu es belle !
Tu es magnifique.
Pardon. Je suis trop contente.
Tu as tellement changé.
Tu es trĂšs jolie.
Qui a choisi ta tenue ?
Moi.
Bien sûr.
Je suis bĂȘte.
Tu n'as rien Ă me dire ?
Tu veux savoir quoi ?
Je ne sais pas. Je sais que tu es bonne en classe.
Tu m'as vue à la télé ?
On ne me laisse pas regarder ça.
Je vois.
Pas de portable ?
Si tu demandes Ă tes grands-parents, ils t'en offriront un.
Et on pourra s'appeler.
Ăa se passe bien Ă l'Ă©cole ?
Oui.
Ăa parle de moi ?
C'est clair.
Il y a des langues de putes. Blinde-toi.
Je t'aime plus que tout au monde.
Tu le sais, hein ?
Plus que ma vie.
Pourquoi rester 3 ans sans me voir ?
J'avais honte que tu me voies ici.
Plus maintenant ?
Je te promets
qu'on sera bientÎt réunies. D'accord ?
Le procÚs a été une cata.
Mon avocate va faire appel. Ma peine sera revue.
Je vais sortir, et on sera réunies.
Je te le promets.
La Cour suprĂȘme a rejetĂ© les appels d'Albert LĂłpez et de Rosa Peral,
confirmant leurs peines respectives de 20 et 25 ans,
pour le meurtre prĂ©mĂ©ditĂ© de Pedro RodrĂguez.
Rosa Peral a écopé de cinq ans de plus
en raison du lien de parenté avec la victime.
Elle aura purgé sa peine en 2042. Elle aura 61 ans.
Sous-titres : Nathalie Nifle
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