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RĂCIT INSPIRĂ DE FAITS RĂELS EN PARTIE MODIFIĂS POUR L'ĂCRAN
DĂVORĂ PAR LES FLAMMES
L'Impossible
Du nouveau dans l'affaire du policier retrouvé mort au barrage de Foix.
Les meurtriers prĂ©sumĂ©s ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s : la compagne de la victime,
aussi policiĂšre Ă Barcelone,
et un autre agent de la mĂȘme unitĂ©.
La police cherche encore
une preuve concluante pour confirmer sa thĂšse.
Des saisies ont été effectuées aujourd'hui au domicile de la victime
et de sa compagne arrĂȘtĂ©e hier.
Ils vivaient ensemble depuis moins de six mois.
Tout indique que les deux détenus
ont entretenu par le passé une relation
reprise depuis peu, selon des sources confidentielles.
Des sources proches de l'enquĂȘte rĂ©vĂšlent qu'il s'agit d'un meurtre.
La police expliquera sa collaboration avec les Mossos sur cette affaire
à la conférence de presse, cet aprÚs-midi.
On apprend que les trois agents,
la victime et les suspects, étaient au centre
de polémiques ou de violences policiÚres.
Albert López a été condamné pour l'agression d'un mendiant,
incident au cours duquel Rosa Peral avait été blessée.
La meurtriÚre présumée a aussi fait l'actualité,
dénonçant un scandale sexuel au sein de la police de Barcelone.
Rosa Peral et Albert López ont été mis en examen,
et placés en détention provisoire, leur statut de policier leur interdisant
toute libération sous caution.
Il avait diffusé une photo intime d'elle à ses contacts quand elle l'avait quitté.
Déshabillez-vous.
L'enquĂȘte rĂ©vĂšle que les trois agents formaient un violent triangle amoureux,
qui a abouti au meurtre de Pedro RodrĂguez.
Quelques heures avant la découverte du corps calciné,
les deux agents dßnaient avec des collÚgues de leur unité
dans un restaurant de la plage.
- Ils étaient détendus. - Ils ont dansé toute la nuit.
Ils étaient amis et coéquipiers de longue date.
Sous le secret de l'instructionâŠ
Une belle femme trÚs séductrice
qui usait de ses charmes pour arriver Ă ses fins.
- Une strip-teaseuse. - Des rumeurs d'infidélité récurrente.
Le passĂ© de cette femme, ses relationsâŠ
- Insatiable. - En mal d'attention.
InfidĂšle par nature.
MenottĂ©eâŠ
C'est elle.
Rosa PeralâŠ
Viens voir.
C'était ici, dans ses affaires.
Dans ses bottes.
Regarde ça.
Une pro de l'adultĂšre.
Demande aux opérateurs téléphoniques s'ils l'ont dans leur base.
C'était quoi, le portable de Pedro ? Marque et modÚle.
Vérifie.
Pourquoi elle l'aurait gardé ?
Pourquoi elle l'aurait tué ?
Eduard, fais passer la piĂšce du bas au luminol.
Tout de suite.
Allez, souris.
C'est naze de jouer seule. Hein, SofĂa ?
Vas-y, prends le rĂąteau.
Tu veux quoi ?
- Un frĂšre ou une sĆur ? - Pedro.
Deux petites sĆurs.
"Deux petites sĆurs".
Mais tu prends la pilule.
Elles datent de l'époque de Javi.
Demande au lieu de fouiller.
Il y en a moins chaque jour.
N'importe quoi.
Quoi que je dise, tu ne me crois pas.
Tu fais quoi, ma princesse ?
- Un chĂąteau pour les sirĂšnes. - C'est beau.
- Je peux en faire un ? - Oui.
Je peux t'aider ?
Tu ne peux pas rester avec lui.
Largue-le tout de suite.
Il a emménagé il y a 3 mois. Je passe pour une névrosée.
Alors quoi ? Tu vas rester avec lui pour sauver la face ?
- Alors ! - C'est pas si simple.
Tu vois ?
Tu vois ?
Il est malade.
Sérieux ? Il m'aime, il me déteste. C'est invivable. Je vais disjoncter.
Raison de plus. Tu ne trouves pas ?
Largue-le maintenant.
T'es consciente qu'ils ne le réintégreront pas ?
Et tu crois qu'il chercherait du taf ? Ce légume est défoncé toute la journée.
Eh ben alors ?
Il ne me lùchera jamais. Il est obsédé.
Mais putain de merde !
Je réponds, sinon ce sera pire.
Oui, chéri.
Oui, désolée. Je l'avais mis sur silencieux.
Chez le médecin, je t'ai dit.
Mais non. Je pars, lĂ .
Ne viens pas. J'arrive, OK ?
OK. Bisou. Ă tout de suite.
J'en peux plus.
J'y vais.
Sinon, il réclame ma localisation.
Envoie-la-lui.
Qu'il vienne.
Je suis sérieux.
Fais-le venir.
Ă plus.
VoilĂ . Bien frais.
VoilĂ .
Allez.
Excuse-moi.
Tu as raison.
Je stresse si tu ne réponds pas.
Je deviens parano et je m'enflamme.
Attends. J'ai quelque chose pour toi.
Regarde.
C'est Javi ?
J'ai engagé un détective privé
pour trouver des casseroles.
Il sera bien emmerdé pour obtenir la garde partagée.
Regarde.
Je tâaime.
Tu sais ?
Figure-toi qu'il s'est fait passer pour Javi auprĂšs du comptable
pour récupérer les charges de la maison.
Et ça t'impressionne ?
Au moins, il se soucie de SofĂa.
Il s'en branle. Toutes ces conneries, c'est pour te retenir.
Ne crois pas ça.
- Merci. - De rien.
Je me pose une question.
Pourquoi tu m'as ignorée à Noël ?
J'étais trÚs mal.
J'avais besoin de toi.
Je te sers à ça ?
Ă te consoler quand Javi s'en va ?
Vraiment ? AprĂšs tout ce temps ? Je ne suis pas un lot de consolation.
Tu ne m'as jamais demandé de le quitter.
Ăa t'allait bien qu'on en reste lĂ .
Déconne pas. Toi aussi.
Tu n'as jamais dit : "Prends la place de Javi."
Jamais.
Et pour Pedro, tu m'as menti.
Les roses, c'était lui.
Il semblait m'apporter plus que toi.
Désolée.
Moi aussi.
On fait quoi ?
Pedro n'est pas mon seul souci.
- OĂč est mon sac ? - Je l'ai, chĂ©rie.
- Bonjour, trésor. - Bonjour.
- Je reviens. - OK.
- Oui. - OĂč tu vas ?
- Dire au revoir Ă Pumba et Pedro. - D'accord.
Prochain ibuprofĂšne Ă 20 h.
Le paparazzi n'est pas lĂ aujourd'hui ?
On a filmé un type en train de nous filer. Javi l'a coincé.
Il dit que Pedro l'a engagé. Notre avocat est dessus.
Ăa ne me dit rien. Et je suis occupĂ©e.
Dis-lui de chercher du boulot. Vivre Ă mes crochets, c'est bientĂŽt fini.
T'inquiÚte. Il sera réintégré.
Et ne sois pas radin avec SofĂa. Tu ne te prives pas.
Le voyage en France, les trucs de luxe, le ski, l'équitation.
Et quel est le problĂšme ?
Elle n'en a pas les moyens.
- Je ne lui ai pas dit au revoir. Il dort. - Crétin.
Il a mal au dos. Tu sais bien.
Un bisou.
- Au revoir. - Ciao.
- Allez. - Sois sage.
Ăa va de soi.
- Viens, ma grande. - Ouais !
- Qu'y a-t-il ? - On vous arrĂȘte.
- Comment ça, vous m'arrĂȘtez ? - Tournez-vous.
- Que faites-vous ? ArrĂȘtez. - Maman !
- Quoi ? - Javi.
C'est toi, salope !
Pourquoi vous m'arrĂȘtez ? Je suis de la maison, putain !
Cherche-toi un avocat !
Salope !
Tu vas le regretter !
Au revoir, maman.
Il est tard. Pourquoi tu ne m'as pas réveillé ?
Le traitement est bientĂŽt fini. Ăa n'arrivera plus.
Le détective t'a balancé. C'est Javi qui me l'a dit.
On va bien finir par trouver un moyen pour qu'il nous lĂąche, non ?
Ta fille doit ĂȘtre Ă toi pour toujours.
Rien qu'Ă toi.
Imbécile.
C'est toi, la flic chaudasse ?
Cours !
Le procÚs pour ta photo divulguée est dans peu de temps.
OK.
J'ai 20 minutes. Je t'écoute.
Je ne te défendrai pas.
Pourquoi ?
La famille de Pedro m'a engagĂ© quandâŠ
son corps a été retrouvé.
Tu te souviens ?
En plus, Pedro était mon ami.
Et l'amour de ma vie.
Tu auras un avocat commis d'office.
Ălvaro.
OĂč est ma fille ?
Chez son pĂšre.
- Javi. - Quoi ?
Il lui faut plus de vĂȘtements.
- OK. On va lui en acheter. - Tu lui as dit quoi ?
- Qu'elle vivrait ici un petit moment. - Quoi d'autre ?
Rien. Elle t'a parlé ?
Non. Mais on va la laisser l'apprendre par le journal télé ?
Et le procĂšs pour la photo va avoir lieu. Tu devrais lui parler.
Attendons de voir. On lui dira Ă ce moment-lĂ .
Bonjour, Rosa. Je suis Carles.
Enchanté. Voyons voir.
Un instant, que je regardeâŠ
C'est elle qui l'a envoyée. Je sais que c'est bizarre.
Mais on ne parle pas d'une personne normale.
Elle est
tordue.
Elle aime faire du mal.
Ce n'est mĂȘme pas moi sur la photo.
Rosa a toujours eu beaucoup de succĂšs.
Et elle aime ce genre de choses.
Elle aime se filmer. Mais ce n'est pas moi.
C'est⊠Je ne sais pas. N'importe lequel.
Merci pour votre déclaration. Retournez à votre place.
Passons au témoignage de la plaignante, Rosa Peral.
Venez Ă la barre.
Pornodivulgation à la police de Barcelone. L'inspecteur adjoint a été acquitté
faute de preuve.
Rappelons que Rosa Peral est actuellement
en dĂ©tention provisoire pour prĂ©somption de meurtreâŠ
Merci.
Une source officielle des Mossos signale une attaque à la voiture-bélier
en haut de La Rambla.
Vers 17 h, une camionnette Fiat blanche
a remonté l'allée centrale piétonne à toute vitesse,
fauchant tous les piétons sur son passage.
L'enquĂȘte avance Ă grands pas.
Des sources au ministÚre de l'Intérieur de la Generalitat évoquent
un possible attentat terroriste.
- L'état d'alerte de niveau 4 a été lancé. - Putain !
Le vĂ©hicule s'est engagĂ© sur La Rambla au niveau de la place de CatalogneâŠ
Ces enfoirés.
⊠sur 600 m jusqu'Ă la mosaĂŻque de MirĂł, une zone touristiqueâŠ
Ils sont baisés. On va les choper.
C'est pas toi qui vas les choper. Vous serez compagnons de cellule.
⊠en état critique. Le bilan officiel des victimes n'est pas encore connu.
Les Mossos, les secours et la police locale
ont déployé un vaste dispositif dans le centre de la capitale catalane.
Non, tu ne rĂȘves pas. Il y a un bloc pour les mĂšres et leurs jeunes enfants.
On les voit de la cour.
Le premier mois semble interminable. AprÚs, ça se tasse.
Je sais que tu vas m'envoyer chier.
Tout le monde le fait quand je dis ça la premiÚre fois.
Et je comprends.
Mais ici, tu as quelque chose qui te manquait dehors.
Du temps.
Il y a un truc que tu as toujours voulu faire ?
Premiers secours,
Ă©lectronique, jardinageâŠ
Rosa, dans le meilleur des cas,
le procĂšs aura lieu dans deux ou trois ans minimum.
Je ne resterai pas trois ans.
Oui.
Inspecteur.
Je te rappelle.
Qu'est-ce que je fais lĂ ? Dites-moi.
On a trouvé le portable de Pedro chez vous.
Et alors ?
On n'a aucune preuve qu'il était en vie le 2.
On vous soupçonne d'avoir écrit les messages émis depuis son portable
pour fabriquer des preuves contre votre ex-mari et nous égarer.
On est allés dans la piÚce au sous-sol.
La peinture est récente.
Quand on s'est rencontrées, vous en aviez sur les mains.
De la mĂȘme couleur.
Et c'est un crime ?
C'est suspect.
Surtout qu'on a trouvé des taches de sang sur les plinthes et l'ampoule.
Je vous suggÚre de coopérer.
Pourquoi j'aurais tué Pedro ?
Pas besoin de mobile pour prouver le crime.
On n'a plus de nouvelles de votre avocat. Il vous a lùchée ?
Ăa vous plaĂźt, hein ?
AprĂšs mes parents, vous allez raconter Ă tout le monde que je suis une pute ?
Je ne pense pas ça de vous.
On vous a humiliée. Je croyais vous comprendre.
Mais je dois trouver le coupable.
Et j'aurais préféré que ce ne soit pas vous.
Mais ce n'est pas moi.
Ce n'est pas moi, Ester.
La vérité ne vous disculpera pas, mais elle allégera votre peine.
Et surtout, elle allégera la souffrance de la famille de Pedro.
C'était moi, sa famille.
Et j'ai menti sur la photo, c'est ça ?
Ester.
Et Albert ?
Putain de merde !
Tu as de la visite.
Monsieur LĂłpez.
Oui. Qui ĂȘtes-vous ?
Ton avocat.
Je ne suis pas autorisé à te dire qui m'envoie.
Assieds-toi.
Vous défendez les Mossos et les policiers ?
Vous ĂȘtes cher, il paraĂźt.
Ne vous en occupez pas. Vous avez de bons amis.
Quoi ? On commence ?
Ils regardent quoi, putain ? Les potes de Pedro.
Pas toi, en tout cas.
ArrĂȘte. Je viens de les voir.
- Non. T'es parano ou quoi ? - OK.
Les gens ont dit quoi de ma rupture avec Rosa ?
Qu'elle était gratinée, la Rosa.
- Non, mais sur moi. - Attends, tu veux qu'on dise quoi ?
Je ne sais pas. Je te demande.
Laisse tomber.
L'addition, s'il vous plaĂźt.
Quoi ?
Tu les connais.
- Tu ne vas pas me le dire ? - Non.
- T'es un type bien, Juanjo. Vraiment. - ArrĂȘte ça, espĂšce de tafiole.
- Non, je le pense. - Ăa t'apportera quoi ?
Au final, t'es gagnant.
Pedro ne sera pas réintégré.
Il finira agent de sécurité au supermarché, moi je te le dis.
OK ?
Alors que toi, tu seras toujours flic. Je me trompe ?
- Je reviens. - Ben voilĂ .
Tu as peur ?
Ăa me semblait impossible avant, mais plus maintenant.
L'impossible est juste plus difficile.
Ăa va marcher.
Mon heure est venue.
Je ne suis pas parfaite, mais je me démÚne pour ma fille et ceux que j'aime.
J'en ai assez. Je n'en peux plus.
Tout le monde en bas le ferait aussi, tu sais.
Ils ont tous un con qui leur pourrit la vie.
Mais ils ne le font pas.
Parce qu'ils ont peur.
Ce n'est pas une vie.
Bonjour, maman.
Ăa va ?
J'ai mis deux heures pour venir. Il m'a fallu prendre trois bus.
Ma tenue est toute froissée.
Papa est toujours malade ?
Oui.
Et comment va SofĂa ?
Bien.
Je crois.
Comment ça ?
Maman.
Tu la vois, non ?
Vous lui parlez de moi, j'espĂšre.
Maman.
Regarde-moi. C'est moi. Qu'est-ce qui t'arrive ?
Je ne sais pas. Je ne sais plus.
Quoi ?
Qu'est-ce que tu as fait, mon Dieu ?
Je n'ai rien fait.
Tu me vois faire ça ? Je n'ai rien fait.
Je t'ai bien élevée.
- N'est-ce pas ? - Oui, maman.
Oui.
Alors,
c'est Albert.
J'avais trĂšs peur.
J'étais obligée de mentir pour ma fille.
Tu ferais pareil, non ?
C'est trop grand pour elle, non ?
- Tu es sĂ»r que c'est la mĂȘme taille ? - Oui.
Merde. J'ai oublié d'acheter des chaussettes.
Il manque autre chose ?
Tu veux que je vous laisse seuls ?
Elle ne pose pas de questions.
Parce qu'elle n'ose pas.
Toi, tu n'as plus sept ans.
Elle doit son nom Ă l'idĂ©e reçue qu'elle dĂ©vore le mĂąleâŠ
Rosa Peral, accusĂ©eâŠ
C'est maman !
⊠tuĂ© son partenaireâŠ
Comment ça ?
AFFAIRE DU BARRAGE DE FOIX
Passe-moi la télécommande.
On a assez regardé la télé aujourd'hui.
Tu veux jouer Ă un jeu ?
⊠tous deux Ă la police de Barcelone. Les Mossos enquĂȘtentâŠ
Salut, Juanca.
Salut, vieux.
Quel bol, hein ?
Salut.
Je n'ai pas pu te dire au revoir.
Ouais. Moi non plus.
Ăcoute, frangin.
T'es pas obligé de me parler. J'ai le temps.
Deux ans. Et toi ?
On verra. J'ai trouvé un bon avocat.
Il a intĂ©rĂȘt Ă ĂȘtre bon.
D'aprĂšs ce que j'ai vu Ă la tĂ©lĂ©, ça va ĂȘtre balĂšze, non ?
MĂȘme dans mes pires momentsâŠ
Tes "pires moments" ? ArrĂȘte tes conneries.
Tu ne savais mĂȘme plus ton nom.
Et toi, ça va ? T'as replongé ou quoi ?
Si t'as besoin de moi,
tu me siffles, OK ?
C'est elle, lĂ -bas.
- Tu vas mieux ? - Oui.
Je vais mieux.
Je te présente Montse.
Elle est trĂšs bien.
- On peut s'asseoir ? - Oui.
Aucun avocat ne prenait nos appels.
Quand elle a su, elle nous a appelés, alors mets-y du tien.
Bonjour, Rosa. Comment ça va ?
Tu tiens le coup ?
Pas trop, je dois dire.
Tant mieux.
Ne t'adapte pas.
Tu n'as rien Ă faire ici.
On le comprend rien qu'en voyant tes parents.
- C'est vous qui les avez appelés ? - Ne t'inquiÚte pas pour l'argent.
J'ai appris tout ce que tu as traversé. J'aurais aimé te rencontrer plus tÎt.
Ce procÚs contre l'inspecteur adjoint était une farce.
On devrait faire appel aprĂšs cette affaire.
Et qu'auriez-vous fait ?
D'abord, j'aurais présenté ça comme une goutte d'eau
dans l'océan d'injustices que subissent les policiÚres.
J'aurais invoqué l'abus de pouvoir
d'un supérieur sur sa subordonnée de 23 ans.
Et j'aurais exigé une expertise
pour prouver qu'il ment, que c'est bien son pénis.
Vous l'auriez fait se désaper ?
Il y a des experts en tout.
On ne t'a jamais prise au sérieux.
Je suis innocente.
Vous me croyez ?
Je ne suis pas juge.
Je suis avocate.
J'ai caché la vérité sur cette nuit-là .
Eh bien, cette vérité
nous aidera Ă gagner.
Tu attends quoi ?
Je tâaime.
Je tâaime.
Trouve un moyen.
Si ça t'emmerde, donne-m'en plus, et c'est réglé.
Quoi ? Tu as fait une promesse ?
Non.
Tu veux quoi ?
Je veux sortir d'ici.
Un instant.
Oui, Susi ?
Merci.
Quoi ?
C'est trop tard.
Il a sauté la clÎture.
Il tenait une hache.
J'étais pétrifiée.
Je lui ai dit :
"Albert, tu fais quoi ?"
Mais il était fou.
Il n'avait pas arrĂȘtĂ© de m'Ă©crire.
Pour me récupérer.
Mais je n'imaginais pas qu'il ferait un truc pareil.
Sous-titres : Nathalie Nifle
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