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RÉCIT INSPIRÉ DE FAITS RÉELS EN PARTIE MODIFIÉS POUR L'ÉCRAN
DÉVORÉ PAR LES FLAMMES
La Chute
Allez. Encore.
- Ça y est. - Soufflez un peu.
Écoutez-moi. Soufflez.
C'est ça. Respire.
Rosa, doucement.
- Ne criez pas. Soufflez. - Fais comme on a appris.
- Soufflez. - C'est bien.
- Soufflez. Encore un peu. - C'est bien.
- Tenez. Super. - Encore.
La voilĂ . Soufflez.
Tenez. Soufflez. Très bien.
Elle arrive. Regardez.
La voilĂ .
La voilà . Félicitations.
Félicitations, ma belle.
Félicitations.
Félicitations, Rosa. Tu verras, ce sera une superwoman comme toi.
Bref, tu nous manques ici.
Juanjo comme coéquipier, c'est pas pareil.
SofĂa.
Javi, passe-la-moi.
- Tu l'as eue neuf mois. - Allez.
Allez. Va avec maman.
VoilĂ maman.
Coucou, SofĂa.
Aussi belle que sa mère.
Oui.
Elle te regarde.
- J'ai un petit nez à croquer. - Ma chérie.
Tu vas découvrir ce que c'est d'aimer vraiment.
Chaque minute sans toi est une minute perdue.
Pedro était un type incroyable.
Un bon coéquipier.
Un bon père.
Un bon compagnon.
Et un bon ami.
Il était de ceux qui font que la vie vaut la peine d'être vécue.
Tu vas nous manquer, mon pote.
- J'ai envie de faire pipi. - C'est bientĂ´t fini.
- Pourquoi n'avoir rien dit pour Albert ? - Ça ne me semblait pas important.
Vous devez tout me dire.
Facile Ă dire.
Je ne vous juge pas.
Albert aurait pu tuer Pedro pour la mĂŞme raison que Javi.
Était-il jaloux de lui ?
Albert n'est pas jaloux.
Ce n'est pas un sentimental. Il n'y avait rien entre nous.
Ça fait un bail en plus.
Je ferais quoi d'un mec comme lui ?
Javi vous a juste servi un autre suspect.
N'importe lequel.
Il en veut Ă Albert depuis un moment.
Oui ?
Elle m'a interrogé sur toi. Efface tout.
- Comment tu fais du muscle ? - Protéines.
- Riz au poulet. - Tu mixes le tout ?
- Oui. - Et frigo.
- Je vais aux toilettes. - Ça me fait la semaine.
- Riz au thon. - Et des protéines. De la dinde.
Je vais tenter le coup avec elle.
- Tu déconnes ? - Sérieux.
Elle me supplie presque. Tu vois pas ? Je te jure.
Je l'emmène dîner, boire un verre, et je te parie…
Ça finit chez moi.
ArrĂŞte de te la raconter.
- Quoi ? - Tu délires.
T'as vu son regard ? Elle la veut, je la laisse faire.
Ne vous étonnez pas si demain au petit déjeuner
elle ne peut plus rien avaler. Hein, Albert ?
Toi, c'est tes dents que tu vas avaler, connard.
- C'est toi, le con. - Ça va ?
- Ça t'amuse ? - On sait !
- T'es con. J'ai failli te cogner. - Tu captes pas vite.
- À vous ! - Les amoureux, on vous a grillés direct.
- Quand ? - T'es jaloux ?
- Ça fait un bail. - Grave.
- Moi, un peu. - Oui ?
De vrais ados. Bravo.
- Ça se voit. - T'as pas une fille ? T'es pas mariée ?
Un nouveau-né en plus, non ?
- Une petite beauté. - Comme sa mère.
Oui, mais elle est avec moi. C'est clair ?
C'est bon. Détends-toi. Je ne vais pas te la piquer.
Tu préfères ce boulet à l'autre ?
Lui ? C'est un astre solaire.
"Un astre solaire". Fais gaffe de ne pas te brûler, hein ?
Désolée.
Du nouveau ?
Pedro était près de chez Javi le 2 mai.
Son portable a borné là -bas et n'a pas été rallumé depuis.
Quelle horreur.
Quelle horreur. Je le savais.
C'est un monstre.
Viens. On s'en va.
- Vous l'arrêtez quand ? - On doit vérifier si Javi était là .
Il vit lĂ -bas.
Vous n'êtes pas mère.
Si, Rosa.
Je vous appelle.
Ma puce.
Je suis un monstre !
Je te mangerai !
Il va nous attraper !
- Préparez-vous à visiter mon estomac ! - Non, pitié !
C'est ma poulette.
- Et mon poussin. - Je vais t'attraper !
Elle est baby-sitter ? Les riches ne bossent pas, si ?
Sa mère l'emmerde en la privant d'argent de poche.
Pourquoi t'as amené Pepito ?
J'aime pas le laisser seul.
- Il est sensible. Il le vit mal. - C'est toi, plutĂ´t.
On ne se voit pas assez.
Bonjour.
- T'as amené Pollo et le chien ? - On pourra être seuls.
- Tu as tout effacé ? - Oui.
- Messages et réseaux sociaux ? - Tout.
- Salut. - Pardon. Salut.
Tu lui as dit quoi ?
Que tu ne comptais pas pour moi et qu'on n'avait aucun avenir.
Elle t'a crue ?
Bien sûr.
Tu sais où on va quand Javi aura plongé ?
Dis-moi.
Ă€ PortAventura.
Ah, c'est vrai, putain.
Tous les trois, avec la petite.
Et on dormira dans un hĂ´tel du parc.
OK.
Elle va adorer.
TOUT VA BIEN SE PASSER
L'ex-mari de Rosa dit qu'il n'était pas chez lui.
On vérifie son alibi.
C'est l'amant ?
Celui d'aujourd'hui. Elle en a un par jour.
Tu peux parler.
Je vous le passe.
Sellarès, enfin ! Je croyais que tu bossais moins.
Tu veux quoi ?
Une de tes affaires classées.
Laquelle ?
Celle d'Albert LĂłpez.
- Tu veux que je m'en aille ? - Non, entre.
Papa, surveille les cĂ´tes. Ne les crame pas, OK ?
- Je pose ça là ? - Oui. Ici.
Je vous présente Albert, mon coéquipier.
Salut.
Enchantée.
Je suis Javi.
- Salut. - Ça va ?
- Enfin ! - Oui.
- Moi aussi, j'ai tenté les Mossos. - Et ?
J'ai été recalé.
Tiens, des cĂ´telettes.
- Super. Merci. - Appétissant.
Je voulais t'inviter avant. C'est sa faute.
- Ne jamais ramener de boulot Ă la maison. - C'est clair.
- Sacré grill ! - Oui, on est très barbecue. Tu en as un ?
Tu penses. Je n'ai mĂŞme pas de four.
- Et la piscine ! - Ouais.
Tu bois quoi ?
- Bière. Mais… - J'y vais.
- Non. Détends-toi. J'y vais. - Sûr ?
- Oui. Viens. - OK.
Un an de plus, ma vieille !
Bernat s'excuse de ne pas ĂŞtre lĂ . Mais j'ai son cadeau.
Un problème ?
Il déménage.
Quoi ?
Almu, pourquoi t'es venue ?
- Quoi ? - Tu dois rattraper le coup pour ton fils.
C'était d'un commun accord, OK ?
Tu vas le regretter.
Quoi ? Tu ne t'ennuies pas après tout ce temps ?
Non.
Je t'envie.
Viens lĂ .
Il avance, le pantalon sur les chevilles.
Il se prend une gamelle. Un truc Ă se tuer.
J'entends qu'il pleure.
Je dis : "Vous vous êtes blessé ?"
"Non. Je me suis chié dessus."
Sans blague. Le type s'est chié dessus.
Je dis : "Parfait. Plus besoin de chercher des toilettes."
Ce n'était pas un gamin. C'était un mec de 50 ans bien sapé.
Il faut l'inviter plus souvent, avec sa copine.
Il est marrant.
Bon. J'ouvre celui-ci.
- Montre. - Il est de qui ?
Ouah.
Hein ?
Ouah.
- De quoi te faire belle. - C'est d'Almu.
- Merci beaucoup. J'adore. - De rien.
Merci.
Trop bien. Tout un tas de maquillage.
Ouvre celui-ci.
C'est le tien ?
Je ne sais pas.
Une autre boîte ?
Encore une autre ?
- Sérieux ? - C'est la dernière.
D'accord.
Ouvre.
Ben, vas-y !
Putain ! Tu veux m'épouser ?
Bien sûr, gros bêta.
- Mon Dieu. Félicitations, chérie ! - Super !
Pas trop tĂ´t !
Mets-la.
- Putain ! - Très classe, ma vieille.
Pitié, arrête.
- Félicitations ! - Félicitations !
- SofĂa va ĂŞtre contente. - J'arrive pas Ă y croire.
Tu as encore faim ?
Non, ce sont les yaourts.
Bizarrement, ils me font envie.
Mais je les laisse Ă la petite.
Au fait, félicitations.
Tu es invité au mariage.
Ta copine aussi bien sûr.
Je l'emmènerai.
Il paraît qu'une fois mariée,
tu perds l'envie de baiser.
Avec ton mari, j'imagine.
Je ne sais pas.
C'est quel alcool ?
Ça devient sportif !
Vas-y.
- Je t'écoute. - Ça ne va pas te plaire.
La nuit du 2 mai, Javi était à Vilanova quand Pedro était près de chez lui.
Il bossait ?
- On a des témoignages de ses collègues ? - Sept.
J'ignore si Rosa y croit ou si elle cherche Ă me convaincre.
Je ne sais pas.
Je me méfierais.
Elle nous a caché Albert.
Je sais.
On fait quoi ?
Bon.
ALBERT
Bon, tant pis.
Peu importe. Ça fait plus de 20 ans que je prépare mon discours.
Oui.
Rosa et Javi
ont été courageux.
Ils ont fait ce que personne ne veut plus faire.
Ils se sont dit oui pour toujours.
Et ils le pensaient.
Je les connais très bien.
Je sais qu'ils feront ce qu'il faudra.
Se sacrifier.
Se dévouer.
Et tout faire pour rendre ma petite-fille heureuse.
Il n'y a pas de mystère.
Il faut faire les choses bien.
Chaque jour.
Sans relâche.
Je sais que vous y arriverez.
Je suis très fier de vous.
Je vous aime.
Vive les mariés !
C'est superbe !
Vive les mariés !
Il a eu une amende pour blessures graves sur un vendeur Ă la sauvette en 2012.
Il y a des témoins.
Et des preuves.
Quelqu'un l'a filmé.
Écoute ça. En 2014.
Impliqué dans un homicide. Il y avait aussi un témoin.
Rosa Peral.
Tu adorerais les CaraĂŻbes.
C'est clair.
Ça t'a fait du bien. Tu es magnifique.
On peut y aller ensemble un jour.
Carrément.
J'en ai plein le cul.
On va chasser les pigeons ?
Allez.
Pas cher !
C'est le mĂŞme.
- Pas cher, madame ! - Sac à main…
Regarde-le.
Alors ?
Vous ĂŞtes bien lĂ ?
- C'est ma maison. - Ah oui ?
Allez en trouver une ailleurs.
Va te faire foutre.
Vous pouvez répéter ?
Allez vous faire foutre.
Il t'a plantée ?
- Pourquoi t'as fait ça, fils de pute ? - Arrête.
Ne bouge pas !
- Tu me fais mal ! - Je t'emmerde.
Putain !
TOUT VA BIEN SE PASSER
Bonjour. Inspecteur Varona. J'enquĂŞte sur la mort de Pedro RodrĂguez.
Vous avez un instant ?
Bien sûr. Entrez.
Je vous sers quoi ?
- Rien. Merci. - D'accord.
Asseyez-vous.
Dites-moi comment je peux vous aider.
J'ai quelques questions. C'est bon ?
Je vais Ă la salle de bains. Excusez-moi.
VoilĂ .
Je vous écoute.
Vous avez eu une relation avec Rosa Peral ?
Ça dépend de ce qu'on entend par relation.
Comment ça ?
On n'était pas en couple. Ça, c'est sûr.
Pouvez-vous définir la nature de votre relation ?
On était coéquipiers et on couchait ensemble.
Pour ĂŞtre honnĂŞte,
c'était presque purement physique.
- C'était il y a longtemps. - Vous ne vous voyez plus ?
Si, de temps Ă autre. On s'est vus deux fois cette semaine.
Elle a besoin d'être entourée en ce moment, vous savez.
J'ai lu votre dossier.
Et j'ai quelques doutes.
AFFAIRE CLASSÉE
Eh bien…
Lesquels ? L'affaire est classée.
C'était vraiment un accident comme l'enquête l'a conclu ?
Oui. Ce n'est pas clair lĂ -dedans ?
Tout dépend de votre relation avec Rosa Peral.
C'était le seul témoin.
Vous me demandez quoi, au juste ?
Étiez-vous jaloux de Pedro RodrĂguez ?
Absolument pas.
- Ça fait mal ? - Non, c'est fini.
Heureusement, ce n'est que superficiel. Ça guérira vite.
Encore heureux. Mais t'auras une cicatrice.
Les Affaires internes sont dessus ?
Oui, Sellarès.
Ce mec doit s'ennuyer.
Enfin, s'il y a un mort, il doit enquêter bien sûr.
Mais lĂ , il n'y a rien de suspect.
Il était connu de la police. On l'appelle la Patate douce.
C'est un junkie. Il deale depuis une éternité.
Il a été viré de désintox deux fois.
Une racaille, quoi.
Ce qui coince, c'est qu'il est tombé une fois menotté.
Oui.
S'il était neutralisé…
Mais il ne l'était pas.
Il était menotté, mais il se débattait, tapait des pieds.
En tentant un coup de tête, il est tombé.
Oui. Je te dis juste ce qu'ils vont penser.
Et ils vont prendre ta déposition.
Ă€ moi ?
Oui, j'imagine.
Un homme est mort.
Je sais.
Moi, ça me fait chier qu'il soit mort durant notre intervention.
S'ils croient que ça nous amuse.
Mais un mort dans ton dossier suffit à mettre fin à ta carrière.
- Quoi ? - Comment ça, "quoi ?"
Tu sais bien.
Je n'ai rien vu.
Et alors ? Tu ne sais pas comment ça marche ?
Même innocent, sans témoin, tu es baisé.
- Je ne t'accable pas en disant la vérité. - Pourquoi tu refuses ?
- Mon boulot est en jeu. - Pourquoi il serait en jeu ?
Je te dis qu'il a glissé.
- Tu me connais, non ? - Tu me demandes de mentir.
Non, de faire ce qui est juste.
- Ce n'est pas mentir. - Putain, Albert.
J'ai une maison Ă payer, tu sais ? J'ai une fille.
Et un mari. T'es devenue honnĂŞte, maintenant ?
ArrĂŞte.
Quoi ?
Je dois étendre !
OK.
- Tu fais quoi ? - Comment ça ?
- Rends ta clé. - C'est aussi ma maison.
Ou j'appelle la police.
- Encore ? - Oui.
T'as cherché à me baiser en beauté. Moi, le père de ta fille.
- Plus pour longtemps. - Non.
Pour la vie. Ce n'est pas toi qui fais la loi.
- C'est ma fille, pas celle d'Albert. - Ça sort d'où ?
Tu vas encore le couvrir ?
De quoi tu parles ?
Tu joues avec le feu. Ce coup-ci, c'est grave.
Tu ne joues plus ton badge. On va te coffrer !
- J'appelle les flics. - C'est ça. Vas-y.
Ils ne t'ont pas dit ?
Quoi ? Dis-moi.
Ils ont vérifié mon portable et mon alibi.
Et alors ?
Je suis hors de cause.
Vous avez parlé avec Albert de ce qui s'est passé ?
Pas trop.
Tiens.
Vous ĂŞtes proches pourtant.
Il a demandé si ma jambe allait bien.
Oui.
Racontez-moi tout, Rosa.
On patrouillait dans la zone.
Il y avait des vendeurs ambulants. On a demandé les permis, les papiers.
Les sans-papiers ont filé, comme d'habitude.
Après ça, la zone était dégagée, à l'exception de cet individu.
Et que faisait-il ?
Il buvait.
Il y avait des familles et des enfants dans le coin.
Ce n'était pas prudent de le laisser là . On a donc décidé de l'aborder.
On lui a demandé s'il allait bien.
Charmante attention.
On lui a demandé de partir.
Et ensuite ?
Il nous a envoyés chier.
Et Albert s'est énervé.
Il était très énervé ?
Oui. Il lui a répondu sur le même ton.
Et l'autre m'a foncé dessus.
Qui irait affronter Albert ?
Vous, j'espère.
Si c'était nécessaire.
Il m'a attaquée avec un cutter.
J'ai senti…
une douleur Ă la jambe. Je ne savais pas trop ce qui m'arrivait.
Je me suis sentie faible et je suis tombée.
J'ai réalisé que je saignais beaucoup.
J'ai eu peur. J'ai pensé à ma fille.
Et qu'a fait Albert ?
Il n'a pas aidé ?
Si, bien sûr. Il s'est occupé de lui.
Il a crié : "Pourquoi t'as fait ça, fils de pute ?"
Il a eu peur pour moi. C'est mon coéquipier, putain.
On fait équipe depuis longtemps.
La Patate douce s'est mis Ă hurler comme un fou et donner des coups de pied.
Ils ont bataillé jusqu'au parapet.
Et Albert a réussi à le menotter.
Et vous avez tout vu ?
Au ras du sol.
La jambe en sang, en pensant Ă votre fille.
Je m'inquiétais aussi pour lui !
Il l'a menotté. Là , je me suis dit : "C'est fini."
Mais le mec s'est débattu et a voulu mettre un coup de tête à Albert.
Dans l'élan, il a glissé et a chuté.
Il a glissé.
Et vous l'avez vu ?
Oui, je l'ai vu.
J'ai aussi vu Albert courir l'aider.
Il était secoué.
Il a l'air dur, mais il ne l'est pas.
C'est tout l'opposé.
Croyez-moi.
Il y a une semaine que le corps brûlé
du policier de Barcelone, Pedro RodrĂguez a Ă©tĂ© retrouvĂ©
dans le coffre d'une voiture sur un chemin du barrage de Foix.
Les Mossos recherchent le mobile du crime, sans laisser filtrer le moindre détail.
Ils ont d'abord interrogé des proches de la victime.
La mort violente de RodrĂguez est un coup dur pour la police.
C'est ce qui s'est passé. Pourquoi j'en douterais ?
Parce qu'il avait des antécédents, et que ça semblait louche.
Un type menotté qui tombe comme ça.
Rien ne prouve qu'il l'ait poussé.
C'est autre chose qui m'intéresse.
Rosa a menti pour le protéger, tu crois ?
Tu es sur l'affaire du barrage ?
Tout le commissariat savait que Rosa et Albert étaient ensemble.
Je viens d'apprendre qu'elle venait de se marier.
J'ignore si Rosa a menti pour Albert.
Mais c'est sûr qu'elle l'a déjà fait.
Je ne te vois pas.
Quoi ? À ma droite ? Non.
J'ai envie de m'éclater. Je ne réponds plus de rien.
Regarde qui c'est.
- Salut, miss. - Tu reconnais Albert ?
- Oui. - Oui ?
- T'aurais pu me dire. On aurait reporté. - Non, c'est bon.
Alors, qu'est-ce que vous voulez faire ?
Hé ! Une vraie tornade. J'étais pareil.
OĂą est Albert ? On ne lui a pas fait coucou.
- Coucou ! - Coucou !
Fais coucou.
Coucou !
Oui.
Bâtard.
Sonia, tu me sers deux bières ?
Rosa, tu t'ennuies ?
Tu fais quoi ? Viens.
J'arrive.
Tiens. C'est ma tournée.
- Allez, on joue la revanche. - Allez.
Non, merci.
- Tu bosses où ? Je ne t'ai jamais vu. - À la circulation.
Moi, je t'ai déjà aperçue en passant.
Ah bon ?
Je m'appelle Pedro.
Rosa.
On doit te couvrir de roses.
Je dois y aller.
- Déjà ? - Oui.
Mon fils a sept mois.
Ă€ un an, il fera ses nuits.
Plus que cinq mois de torture, alors.
Après, ça pousse vite.
Trop vite.
Ouais.
J'en ai assez. Partagez-vous le reste.
- Enchantée. - Moi aussi.
HĂ©.
Ça m'étonnerait qu'on puisse appeler ça un dîner.
Tu t'en vas ?
Oui.
Tu devrais faire pareil.
On peut encore appeler Cormenzana ?
Le juge ?
Si tard ?
Le juge d'astreinte, alors.
Attends, j'ai commandé une pizza. J'ai dix minutes pour rentrer.
Tu veux quoi ?
Je veux mettre Albert sur écoute.
Ainsi que Rosa.
C'est parti.
Je ne pensais pas devoir vivre sans toi.
J'ai oublié comment respirer.
Comment rire.
Comment aimer.
Comment…
vivre.
Tu étais un ange et tu le resteras.
J'ai le cœur brisé.
Il manque un truc ?
"Tu seras à jamais…
"l'homme de ma vie."
TU ÉTAIS UN ANGE ET TU LE RESTERAS
J'AI LE CŒUR BRISÉ TU SERAS À JAMAIS L'HOMME DE MA VIE
Bon.
PUBLIER
Un peu de tout ?
SofĂa, tu n'as rien mangĂ©. Je te surveille. Mange.
Ça te suffit ?
Elle n'aime que les carottes.
Il faut manger de tout.
C'est la place de Pedro.
Mange.
Sous-titres : Nathalie Nifle
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