All language subtitles for Burning Body_S01E01_The Reservoir

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Original subtitles

RÉCIT INSPIRÉ DE FAITS RÉELS EN PARTIE MODIFIÉS POUR L'ÉCRAN

DÉVORÉ PAR LES FLAMMES

Le Barrage

Pedro chéri, où es-tu ?

Je sais ce qu'on a dit et…

tout est bien plus compliqué que ce qu'on pensait.

Mais tu reviens quand ?

Tu me manques.

Toi aussi.

Je ne dis rien. Je ne veux pas t'impliquer.

J'ai besoin de temps.

REPOSEZ-VOUS

Maman !

- Voilà pour toi, chérie. - Merci. Pose ça là.

Ça va ?

Tu as des nouvelles ? Il n'a pas appelé ?

- Ou envoyé un texto ? - Non, papa.

L'autre jour, à la campagne,

il avait l'air heureux.

Oui, je sais.

Cela dit, tout est allé si vite entre vous…

On ne le connaît peut-être pas si bien que ça.

En tout cas, tu n'y es pour rien.

Je mets ça ? Sois franc.

- Absolument. - C'est vrai ?

Tu es arrêtée, mais montre à ce con que tu es forte.

Et tu devrais aller à ce dîner ce soir.

- Je ne crois pas. - Pourquoi ? Pense à toi pour une fois.

Voilà la puce.

Qu'est-ce qu'il y a ma chérie ?

Elle n'a pas pu regarder la grande télé ce matin.

C'est parce que maman doit peindre le sous-sol. Tu le savais, non ?

Je lui ai dit.

L'ex de Pedro.

On viendra la garder. Ce soir, tu sors.

On verra.

- Oui, Silvia. - Où est Pedro ?

J'ai amené mon fils au poste.

Il voit le docteur dans une heure. Et il veut la garde partagée. Je rêve.

- Eh bien, appelle-le. - Il ne répond pas.

Je dois lui amener son fils aussi ? Où est-il ?

- Il n'est pas ici. - Où est-il alors ?

Je m'y attendais.

Autre chose, Silvia ?

Non, tu as assez de problèmes.

J'hallucine.

Tu t'es déguisée ?

- J'ai demandé à reprendre. - Le psy ne te supporte plus ?

Voici nos conditions pour l'accord de garde.

On ne transigera pas.

Page sept.

- Putain, ça va être comme ça pour tout ? - À toi de voir, Javi.

On essayait juste d'éviter le tribunal.

- Sofía ne veut pas te voir. - Comment ça ?

La petite adore son père.

Elle va très mal, Carmen. Elle fait pipi au lit, bordel.

- C'est ma fille, Rosa ! - Elle aura un père.

Pas question que ce taré élève ma fille. Tu m'entends ?

- Visiblement, il s'en fout. - Qu'en sais-tu ? Pedro n'a pas pu venir.

Ça crève, l'inactivité.

Pourquoi tu le hais ?

Ce salaud.

Il cherche à me baiser.

- ET LE POT DE RETRAITE DE VICENTE ? - J'HÉSITE

CE SALAUD CHERCHE À ME BAISER

LA VIE CONTINUE

Allez, les gars.

Bien.

Allez.

- Bravo ! - Joli. Bien joué.

- Bien. - Voilà, c'est ça.

- C'était bien. - Bien. Voilà.

Retirez l'embout.

Vos papiers. Négatif. Avancez.

Tu viens au dîner ce soir ?

Oui.

- Tout seul ? - Je ne sais pas.

La famille a porté plainte auprès des Mossos.

L'agression a eu lieu à la station de métro Sants.

La jeune femme…

- Juan ! - Salut, Albert. Comment ça va ?

- Très bien. Et toi ? - Bien.

- Rosa est bientôt prête. - OK.

Et merci, hein.

- Elle n'arrête pas de broyer du noir. - Oui.

Et l'autre, pendant ce temps-là…

On ne sait pas.

Elle t'en a peut-être dit davantage ?

Non, à vrai dire.

Albert, ça fait longtemps.

Bien trop longtemps.

Bonjour, Sofía.

Ça va ?

- Dis bonjour. - Bonjour.

Ça, c'est pour toi.

J'espère que tu aimeras.

Regarde ça.

Comme c'est gentil. Donne-moi ça.

On dit quoi ?

- Ça n'a pas l'air de lui plaire. - Mais si.

Ma fille !

Évite de lui parler de l'un ou de l'autre.

Ne t'inquiète pas.

- Tu es splendide. - La vache.

Quoi ?

- J'ai zéro motivation. - Tu te feras prier pour rentrer.

Maman !

- On y va ? - Allez.

Je ne rentre pas tard.

- À bientôt. - Vous pourrez rentrer dormir.

Bonne nuit, Sofía !

- Tu aurais pu prendre la voiture. - Pourquoi ?

- Les Mossos, j'écoute. - Dites-moi.

- Les Mossos. - À quelle heure exactement ?

Les Mossos, j'écoute.

Bonjour, j'appelle du barrage de Foix.

Non. Ils entubent les propriétaires et les font raquer en frais d'avocats.

- Je dis pas le contraire. - Il faut le faire tôt ou tard.

S'il vous plaît, appelez-moi le patron.

Il y a un groupe qui gère ça à Badalona.

- Expulseurs. - Tu connais ?

- Non, le feu est éteint. - D'accord.

On envoie une patrouille.

Parfait. Merci.

- Arrête, Rosa. - Non, sérieux. C'est merdique.

Il en faut dans le calbut pour mater ces mecs.

T'es lourd, Álex.

Je dis juste qu'ils baveraient comme des porcs en te voyant.

Demande-lui.

- Albert ! - Quoi ?

- Toi, tu les calmerais direct. - Toi aussi.

Non. Moi d'abord. Quand j'étais de patrouille…

- Quel excité ! - Vous voulez les tabasser ? Ah, bravo !

Mère Néstor de Calcutta, bois un coup !

Tu en veux ?

On va en reprendre des fraîches. Et cinq bouteilles de Cava. Non, laissez.

Celles-ci, je les garde. Mon pote et moi, on s'en charge.

- Allez, Rosa. Photo. - Albert, photo.

BARRAGE DE FOIX

- Tiens, Rosa ! - Ça va ? Comment va Cris ?

Bien. Comment va Pedro ?

Bien. Enfin, tu le connais.

Reggaeton.

Tu viens ?

Non. Je suis crevé.

D'accord. À plus.

Peter, je ne veux pas être casse-couilles, mais elle est venue avec Albert.

J'imagine que tu le sais déjà.

Il ne s'est rien passé, mais je voulais être sûr que ça allait.

De ton côté.

2 MAI : APPELLE-MOI, J'AI UN BOULOT QUI PEUT T'INTÉRESSER

HIER : PEDRO ? APPELLE-MOI QUAND TU PEUX

On attend du renfort ?

Un peu de cran, gamin. Ne te plains pas, tu es bien accompagné.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Ces putains de narcos sont cinglés. Six morts déjà.

Ils aiment brûler les voitures des traîtres.

Ouais. Et les traîtres avec.

L'intérieur est détruit. Pas de corps.

Numéro de châssis ?

Je vais voir.

On ne touche pas.

W-V-W-Z-Z-Z…

1-7-Y-B…

1-4-7-3-5-3.

- Je lance la recherche. - OK.

- Putain ! - Qu'est-ce qu'il y a ?

- Merde. - Tout va bien ?

Je veux te voir.

Qu'on règle ça.

Je t'aime.

- Il a dû se trouver une jeune. - Pedro ?

Il veut un autre enfant. Rosa n'y arrive pas.

Il en prend une de 20 ans.

Mais non.

Papi !

Ne bouge pas.

Tu y vas ?

Je crois qu'il y a un cambrioleur.

Non. Impossible.

La pièce du bas est vide.

C'est juste un cauchemar, hein ?

Un cauchemar.

Rendors-toi.

Je reste jusqu'à ce que tu t'endormes.

Juan.

Elle arrive.

Merci, Albert.

Bonne nuit !

Alors ? Elle a été sage ?

- Pas un bruit depuis 22 h. - Tant mieux.

Ç'a été ?

- Ça m'a fait du bien de sortir. - Tu vois ?

Allez.

- Repose-toi. - Bonsoir. Merci.

On ne pourra pas prélever d'ADN.

Merde.

- Inspecteur. - Ça y est ?

C'est quoi ?

Le propriétaire du véhicule.

- Merde. - Quoi ?

Un policier ?

Sans déconner.

Mais ce n'est peut-être pas son corps.

Votre correspondant n'est pas joignable.

Laissez un message après le bip sonore.

Monsieur Rodríguez,

ici l'inspecteur Ester Varona de la brigade criminelle des Mossos.

Je vous contacte parce qu'on a trouvé votre véhicule

au barrage de Foix,

incendié, avec un corps à l'intérieur.

Rappelez-nous de toute urgence.

Inspecteur, on a trouvé quelque chose.

C'est quoi ?

- Vous êtes Rosa Peral ? - Oui.

Inspecteur Ester Varona.

De la brigade criminelle des Mossos.

- Bonjour. Je suis policière. - Je sais.

- Qu'y a-t-il ? - Je cherche un autre policier.

- Pedro Rodríguez est votre compagnon ? - Oui.

Il est ici ?

Non, il est parti.

Où ça ?

Ça va mal entre nous.

Je bataille avec mon ex-mari pour la garde de ma fille.

Et on se dispute pas mal.

Alors, Pedro s'en va, il réfléchit et il revient.

Madame Peral,

on a trouvé son véhicule au barrage de Foix.

Incendié.

Et dans le coffre…

on a trouvé un corps.

Il est en très mauvais état, mais on saura bientôt qui c'est.

- Vous voulez entrer vous asseoir ? - Non.

Suivez-moi. On a besoin de votre aide.

Je ne peux pas.

Je ne peux pas

laisser ma fille ici.

Je suis en arrêt pour dépression.

Ce n'est pas grave. Venez dès que possible.

Une dernière question.

Savez-vous si Pedro a été opéré du dos ?

Du calme.

Respirez à fond.

Ma chérie.

Je ne l'ai toujours pas dit à Sofía.

- J'ignore comment le lui dire. - Tu veux que je le fasse ?

- Oui. - Je veux bien.

Merci.

Je t'appelle.

Je suppose que vous connaissez le service de soutien psychologique.

Le numéro de la plaque retrouvée correspond à celle posée sur Pedro

il y a quelques mois.

Je suis navrée, Rosa.

Je sais que c'est un moment difficile,

mais on doit faire avancer l'enquête au plus vite.

Quand Pedro est parti, il vous a dit où il allait ?

Vous avez eu des nouvelles ?

PEDRO OÙ ES-TU ? TU REVIENS QUAND ? TU ME MANQUES

JE NE VEUX PAS T'IMPLIQUER J'AI BESOIN DE TEMPS

JE VEUX TE VOIR, QU'ON RÈGLE ÇA JE T'AIME

Serait-il impliqué dans une sale affaire ?

Je ne pense pas.

Racontez-moi votre dernier jour ensemble.

On a fait notre déclaration d'impôts.

Puis on a bu un café.

On s'est disputés.

C'était quel jour ?

Mardi matin.

Le 2 mai.

On avait vu le médecin. On allait avoir un enfant.

Je n'y crois pas.

Coucou, mon cœur.

Ma chérie.

Mon cœur.

Sofía, tu veux quoi ?

Dis-moi ce que tu veux, trésor.

Tu veux un petit chien ?

Un chiot comme Pumba ?

Ou encore plus mignon ?

Mon trésor.

Reste avec tata, d'accord ?

Prends-le. Je reviens.

Rosa.

Tu as amené le petit.

Oui. J'ai pensé que plus tard, il appréciera d'avoir pu être là.

- Je n'arrive pas à y croire. - C'est atroce.

Excuse-moi. J'ai eu envie de la porter aujourd'hui.

Tout va bien.

Ne t'inquiète pas.

Je suis navrée.

Dieu a rappelé notre frère Pedro à Lui,

peut-être trop tôt selon vous,

mais ne nous lamentons pas.

Car tout le bien que nous faisons ici-bas

ouvrira le paradis et nous unira dans la vie éternelle.

Dieu tout-puissant présidera le jugement dernier.

Et nous devrons tous répondre devant Lui.

DE TES COLLÈGUES

Répondre de nos actes.

- On a fait des courses pour dix jours. - Merci, papa.

- Salut, chérie. - Salut, maman.

- Bonjour, Sofía. - Coucou, ma puce.

On va chercher nos affaires et s'installer ici, OK ?

Oui.

Pourquoi pas ?

On ne change rien.

On vit comme avant.

- Mais… - Même si c'est dur, on avance.

S'il te plaît.

D'accord.

Comment tu vas appeler le chien ? J'ai vu qu'il t'a adoptée.

Où on va quand on meurt ?

Au paradis, pardi.

Avec les anges, bien sûr.

Comme vous le savez, ça fait des mois qu'ils foutent la merde à Barcelone.

Je ne sais pas.

Je ne le vois pas trafiquer avec les narcos.

Pourquoi il m'a écrit ça ?

Pourquoi m'écrire : "Je ne veux pas t'impliquer" ?

Dans quoi ?

Il faisait l'objet d'une suspension sans salaire depuis août,

et d'une procédure disciplinaire.

J'imagine que vous le saviez.

Est-ce que ç'aurait pu jouer ?

Pas de revenus, la pension alimentaire à payer,

un emprunt, le crédit de la moto.

Je ne crois pas. Non.

Je ne sais plus quoi penser.

Pedro était très impulsif.

Ne m'en parle pas.

- Vous vous voyiez depuis quand ? - Un an.

Enfin. Excuse-moi.

Beaucoup moins longtemps.

Beaucoup moins.

À ce qu'on dit, Pedro trempait dans la drogue, non ?

Je ne sais pas.

Il y trempait le pif, c'est sûr. Il était toujours speed.

Ça ne veut rien dire.

- Tu dois savoir, toi. Par Rosa ? - Je ne sais rien.

Et je ne dirai pas du mal d'un mort.

C'était un nerveux.

- Il était soit à fond, soit flippé. - Bipolaire peut-être.

- Ou la coke. - Oui, aussi.

Il n'avait pas le fric pour ça.

Ça pourrait être une vengeance.

À la suite d'une saisie ou de l'arrestation d'un membre de gang.

Ça, c'est plutôt notre mission à nous, les Mossos.

Enfin, nous aussi, on se tape beaucoup de merde.

Vous n'êtes pas les seuls à sauver le monde.

- Pedro était agent de la circulation. - Et en quoi ça consiste ?

Faire des contrôles.

Et saisir toutes sortes de choses.

Il nous aurait dit s'il avait des ennuis.

- C'est pas son genre. - Et si c'était pour nous protéger ?

Nous protéger ? On est de la police.

Arrête.

Est-ce que ça peut être personnel ?

Une querelle ?

Le tabassage du motard qui lui a valu d'être suspendu ?

Non, c'était un gamin.

D'autres ennemis ?

Bon.

Réfléchissez-y à tête reposée.

En attendant, je n'écarte pas les narcos. On fera une enquête approfondie.

Et si vous le souhaitez, on vous met sous protection.

Putain, Toni !

Ça va, mec ? Ça fait un bail.

Bonsoir.

Écoute, je m'excuse,

mais quel connard !

Il n'avait ni boulot ni salaire.

Ses chefs le gavaient. Va savoir.

Avec deux familles ?

Tu vas te frotter aux Latinos ?

Franchement.

Javi est là.

Que fait-il ici ?

- Tu fais quoi ? - Hein ?

Ils t'ont laissé entrer ?

Comment ça ? Ils me connaissent de l'école de police.

- Pars, s'il te plaît. - Bon, Javi…

- Qu'y a-t-il, Rosa ? - Il s'est barré, mais il a gardé la clé.

Va-t'en, s'il te plaît.

Attends, je veux juste savoir comment tu vas.

- C'est moche. Je suis navré. - Comment je vais ?

Je vais mal.

Merci. Va-t'en.

Sofía est là ?

Chez ses grands-parents.

- Je peux la garder. - Non !

- C'est ton tour, mais tu n'es pas bien. - Pardon ?

- Fais-le partir ! - OK.

- Va-t'en ! - Putain, Rosa !

Dégage !

Casse-toi !

Je te sers de l'eau.

Explique-moi.

Qu'est-ce qui se passe, putain ?

Je préfère ne pas y penser.

À quoi ?

J'ai peur.

Allez. C'est fini.

C'est fini, OK ?

- J'ai peur. - Ça va aller.

C'est rien. Tout va bien.

Allez.

Je crois que c'est Javi.

Votre ex-mari ?

Il a débarqué à l'improviste hier. Il a la clé. Ils l'ont laissé entrer.

Du calme.

J'ai cru être parano, mais j'ai peur.

On aurait dû se barrer.

Mais on ne pouvait pas.

En plus, Javi a le droit de voir Sofía. Putain de merde.

Calmez-vous.

- Tenez, buvez. - Merci.

C'est vous qui avez rompu ?

Non, c'était d'un commun accord.

Il est célibataire ?

Il ne l'est jamais.

Il emploierait une méthode aussi violente ?

C'est un Mosso, non ?

Il s'y connaît.

Peut-être.

La protection, c'est contre lui ?

Passe-moi le chien et mange ton goûter.

Viens là.

Allez.

Juan.

Elle arrive.

Merci, Albert.

Bonne nuit !

Alors ? Elle a été sage ?

- Pas un bruit depuis 22 h. - Tant mieux.

Ç'a été ?

- Ça m'a fait du bien de sortir. - Tu vois ?

Allez.

- Repose-toi. - Bonsoir. Merci.

On commence par le canapé ?

D'accord.

JE T'AIME

Sous-titres : Nathalie Nifle

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