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Franck, il y a du nouveau.
Tiens.
Faut pas que tu traînes. Ok ?
Merci Cortez.
Bonne chance mon capitaine.
Le dévoreur.
La valeur d'innocence.
De ce festin des âmes,
il nourrit sa puissance.
L'invite jamais à rentrer.
Il pourrait envahir ton foyer.
Ne lui réponds rien, ne tombe
pas dans son vide, car c'est
dans la peau de ceux que tu
aimes que le montre réside.
Un petit avion de tourisme
qui s'est écrasé il y a
maintenant deux semaines dans
la vallée de Gernon n'a pas
encore livré tous ses secrets,
alors que les recherches pour
trouver les derniers débris
ont pris fin dimanche soir.
Le corps du pilote, un homme
d'une cinquantaine d'années qui
avait été retrouvé dans les
restes de l'appareil, n'a
toujours pas été identifié.
On rejoint tout de suite
notre envoyé spécial en direct
de l'institut médico-légal où
le corps repose des ordres.
Mais effectivement, ici, à
l'UMJ de Gernon,
le mystère autour de cet
homme reste entier.
Selon nos sources à la
gendarmerie, aucune identité
n'est ressortie
des fichiers dentaires et les
analyses d'ADN sont toujours en cours.
... Excusez-moi !
Hé ! Bonjour, madame.
Faut pas rester là, c'est dangereux.
Je vais remonter dans votre voiture.
Évidemment que je vais
remonter dans ma voiture.
Ça va durer longtemps ?
Si ça va pas assez vite,
vous pouvez toujours nous
aider à déblayer les grumes.
Les quoi ?
Vous êtes pas d'ici, vous ?
Remontez dans votre bagnole.
Et puis attendez comme tout le monde.
Merci de m'avoir aidé sur la route.
De rien.
Capitaine de Roland,
gendarmerie nationale.
J'ai besoin d'aller à Roque
Noire, vous pouvez me déposer là-haut ?
Ils ont pas de voiture à la
gendarmerie nationale ?
Je suis pas d'ici, je suis
arrivé par le bus.
Les collègues ont pas pu
venir me chercher, probablement
à cause de la route bloquée.
Et votre uniforme ?
Je suis enquêteur.
Je peux revoir votre carte ?
Ok, je vais trouver une autre
voiture, merci.
Allez, montez.
Sachez que je sais me défendre.
Ha ! Ce sera pas utile.
Vous êtes là pour quoi ?
Je suis enquêteur au
département des
disparitions inquiétantes.
Et qui a disparu de façon inquiétante ?
Contentez-vous de me déposer à
cette adresse ?
S'il vous plaît.
Vous mettez pas votre ceinture ?
Je pourrais vous verbaliser pour ça ?
Je pourrais vous laisser
continuer à pied ?
Ok, c'est sur les hauteurs là-bas.
Merci beaucoup.
T'arrives, vous faites quoi là ?
C'est la même adresse que sur
votre GPS.
Brigadier-chef Marcelin, vous
êtes le commandant Guardiano ?
Oui, et voici le capitaine de
gendarmerie de Roland.
Brigadier-chef, on a pris du
retard pour boucler les périmètres
et couvrir la scène.
C'est que deux gars
disponibles avec moi, ils
vivaient le bordel.
Il m'aurait fallu le double.
Bon, Toran ! Ça vient, cette
putain de lumière ?
Oui, chef, ça arrive !
Et tu me fais le tour du
chalet, par derrière ! Quoi ?
Rien.
Vous m'avez rien demandé ?
Aucun problème, commandant.
Un bon inquiétard m'aurait
grillé tout de suite.
Écoutez, ne comptez pas sur
moi pour tomber dans le cliché
de la guerre des polices.
Je suis là pour des
disparitions d'enfants
qui ont peut-être un lien
avec votre scène de crime.
Vous me suivez ?
J'arrive.
Je vous rejoins.
Gunnay, commandant Guardiano.
Équipez-vous, vous allez en
avoir besoin.
Désolé, on n'a rien pu faire
pour l'odeur.
Je vous préviens, c'est pas
très beau à voir.
On vous a pas prévenu du carnage ?
On n'en passe pas à nous.
Vous voulez mon avis ?
Pour moi, voilà ce qui s'est passé.
Les Vasseurs prenaient leur
petit déjeuner.
Une violente dispute éclate entre eux.
Ils sont pris d'un excès de rage et
s'entretuent avec tous les
objets qu'ils trouvent.
Étrangement, aucune blessure
typique de défense sur les avant-bras.
Donc ils se battent et aucun
se protège de l'autre.
Qu'est-ce que vous pouvez me
dire sur les Vasseurs ?
Un couple sans histoire ?
Elle, elle bossait à la boulangerie.
Elle lui était au chômage.
Ils ont un gamin de 12 ans,
mais il est introuvable. Quoi ?
On a cherché partout, mais on
n'a rien trouvé.
Prévenez le capitaine de
Roland, ça va l'intéresser.
En tout cas, rien n'indique
la présence d'une troisième personne.
Avec tout ce sang, il aurait
forcément des traces et les
portes étaient fermées de l'intérieur.
Déjeuner soigneusement préparé,
c'est le carnage.
Ça colle pas. Police !
Montrez-vous ! Hé !
Attention.
Non, t'inquiète pas.
Tout va bien, je suis de la police.
T'es Evan, c'est ça ?
Moi c'est Elisabeth.
Qui est venue ?
Qui est venu ?
Le mangeur d'arave.
Qu'est-ce que tu dis ?
Le mangeur d'arave.
Vous avez regardé partout.
Appelez l'hôpital.
Vous en trouvez le gamin, il
est en état de choc.
OK, on présente la vue.
Justine, 9 ans.
Mila, 10 ans.
Manon, 9 ans.
Anthony, 10 ans.
Lucie, 11 ans.
Raphaël, 10 ans.
Des photos comme ça, il y en
a plein, les commissariats.
Ils ont disparu quand ?
La première disparaît sur
Romant à 6 mois.
Tous ces enfants se sont
volatilisés dans des villes voisines
qui se trouvent dans la vallée.
On n'a aucune piste sérieuse
à part une camionnette blanche
que des témoins disent avoir
vu tourner au moment de la disparition.
Ni marque ni modèle.
Non, juste une camionnette blanche.
Toutes les villes sont reliées
par la même nationale,
et il y a des caméras de surveillance.
Vous avez relevé toutes les
plaques des camionnettes blanches ?
On a commencé par auditionner
ceux qui avaient un casier judiciaire,
ceux qui habitaient dans la
région, ça a rien donné.
Ajoutez à cela les fausses
plaques, les illisibles.
On est toujours au point mort.
On attend un miracle.
Et le miracle, c'est la
camionnée des Vassars.
Je sais pas. Je l'espère.
Quand on trouve un véhicule
suspect sur les lieux d'un
double homicide,
on commence à se poser la question.
On commence à y croire au miracle.
Franck,
je vais être directe avec vous.
Cette affaire de double
homicide, justement.
C'est moi qui l'ai demandé.
Et de conduire seule l'instruction,
c'est aussi moi qui l'ai demandé.
On fera pas équipe.
On partage l'hôtel, les flics du coin,
mais pas les affaires.
Vous voulez meurtre, à moi
les disparitions.
Voilà. On est d'accord. Bonne soirée.
Il vient avec la brume et la tempête.
Il souffle sa folie sur les
hommes et les bêtes.
Si tu entends le murmure de sa forêt
et le cri de sa montagne...
c'est qu'il se réveille, le
monstre infâme.
Il est là pour manger ton âme.
Excusez-moi.
Est-ce que vous avez vu
quelqu'un sortir avant moi ?
C'est pas rapport à vous,
monsieur, non ?
Ah, Elisabeth ! Quelqu'un a
rentré dans ma chambre !
Je veux rien savoir.
Mais vous sachez que la
camionnette, ça donne rien.
Pas de trace de son et
pas d'empreintes.
Désolée, Franck. Je crois que
ça s'arrête là pour vous.
Bonjour, commandant.
Pascal Minot, maire de Roque-Noir.
Bonjour.
Vous savez, nous sommes une
petite ville sans histoire,
alors un fait divers comme
celui-ci fait beaucoup parler.
Et les gens ont envie de peur.
J'ai vraiment assuré, madame la maire.
Moi aussi, j'ai peur.
mais de votre police locale.
Un enfant est à quelques
mètres de la scène de crime
et vous passez à côté ?
Pendant plusieurs heures ?
Pardon, commandant, mais comme
je vous le disais hier,
j'ai fait le tour de la cave
et je n'ai rien vu. Rien entendu.
Comme vous le voyez, on est
en sous-effectif,
donc je suis vite passé à autre chose.
Sérieusement ?
C'est bon, maintenant. On a
fait ce qu'on pouvait, OK ?
Est-ce qu'on est dépassé par
les événements ?
Oui. Et on peut pas revenir en arrière.
C'est toujours pareil, de toute façon.
Les gens débarquent de leur
grande ville
et nous disent quoi faire.
Et vous n'êtes pas la
première à vouloir nous dire
ce qu'on aurait dû faire.
Un jour, un avion de tourisme
s'est écrasé dans la montagne.
Les gens des villes étaient
contents d'envoyer à leur place
les gens d'ici comme nous
pour aller chercher l'épave.
Oui, Alain ? Oui ?
Oui, c'est bien moi.
Je vous rejoins.
Marcelin, on avance maintenant.
Vous fouillez tout ce qu'il y
a à fouiller sur les Vasseurs.
Je vais la morgue.
On a du nouveau sur les corps.
Encore un truc qui nous a échappés.
Commandant !
Grosse connasse de la
nationale, celle-là.
Nous sommes sûrement partis
sur un mauvais pied, toutes les deux.
Nous avons beaucoup souffert ici,
et depuis, nous restons
méfiants à l'égard des étrangers.
Vous savez, avant, Roque Noire
était une ville rayonnante
qui vivait grâce à notre
hôtel sanatorium,
qui était très réputé.
Mais depuis la construction de
l'autoroute dans la vallée,
plus personne ne s'arrête ici.
Alors, le sanatorium a fermé,
puis les commerces et...
Rocno aurait devenu une ville fantôme.
Et moi, je me bâche chaque
année pour garder l'école ouverte.
Alors, ceux qui ont pu partir
l'ont fait et...
Ceux qui veulent rester
essaient juste de...
S'y revire ?
Exactement.
Écoutez...
Je suis là pour résoudre un
crime, qu'elle en s'apprécie ou non.
On est tous des mêmes côtés.
J'ai cru comprendre que les
Vasseurs s'étaient entretués.
Écoutez, il n'y a pas
d'assassins à Roque Noire. D'accord ?
Alors, rentrez chez vous, commandant.
Allez finir votre convalescence.
C'est cette chambre, capitaine.
Merci.
Monsieur, je peux vous aider ?
Oui.
Capitaine de Roland,
gendarmerie nationale.
Je dois parler avec Evan Vasseur.
Je suis désolée, capitaine.
Mais c'est trop tôt.
Evan vient de subir un choc.
Il doit encore se reposer.
C'est important.
C'est même urgent.
Vous êtes ?
Carole Marbass, pédopsychiatre.
J'enquête sur des disparitions
de mineurs.
Est-ce que je peux le voir ?
Non, je regrette.
Cet enfant est fragile.
Je repasserai plus tard.
Oui.
Au revoir, docteur. Bonjour, Evan.
Je m'appelle Franck.
Je suis gendarme.
J'aimerais beaucoup bavarder avec toi.
Tu veux bien ?
Je suis vraiment triste pour
tes parents.
Vous montez.
Je connais les mots qui montent.
Evan, je suis triste pour toi.
Voilà ce que je te propose.
On parle pas du tout de ce
qui s'est passé hier.
Et on joue un petit jeu.
Je dis oui, non.
Tu connais ?
Je te pose des questions,
puis tu me réponds par oui ou non.
La camionnette dans le garage,
elle appartenait à tes parents ?
Oui.
Regarde ces photos.
Est-ce que tu connais ces enfants ?
Parce que tu les as déjà vus.
Tu les as déjà vus ?
Tous les six ? Oui.
Et ils sont où ?
Vous le savez.
Non, je le sais pas, je les cherche.
Ils sont morts ?
Oui.
Tous ?
Oui.
Qui a fait du mal aux
enfants, Yvonne ? Mongeur d'âme.
C'est qui, le mangeur d'âme ?
Il est ici. Yvonne ?
Yvonne ?
Sortez d'ici, immédiatement.
Sortez.
Ça va, Yvonne ?
Qu'est-ce qu'il t'a dit ?
...
Là, franchement, commandant,
j'ai jamais vu ça.
J'ai comptabilisé 81 points
d'entrée dans le corps de la femme
et 73 pour le mari.
La plupart des blessures ont
été faites avec du verre brisé,
des fourchettes et surtout des
couteaux de cuisine.
Et j'ai retrouvé de la chair
humaine entre leurs dents
et dans leur osephage.
Attendez, ils se sont entredévorés ?
Ouais, on peut dire ça.
Est-ce que vous pensez que
quelqu'un d'autre
aurait pu faire ça ?
Non, mais je suis catégorique
sur ce point.
On reconstitue assez facilement
le combat.
Ils se sont clairement jetés
l'un sur l'autre.
Qui est mort en premier ? La femme.
Mais ce qui est surprenant,
c'est que l'homme a continué
à donner des coups de couteau
à sa femme très longtemps
après sa mort.
Puis il a retourné le couteau
contre lui.
Mais, enfin, on ne se suscite
pas avec un couteau,
comme ça, en frappant au
hasard, c'est...
Je comprends vraiment pas, ça
n'a pas de sens.
Commandant, commandant, vous
allez bien ?
Oui, oui, ça va, ça va.
Merci. Vous pouvez m'envoyer tout ça
par écrit, s'il vous plaît ?
Oui, bien sûr.
Est-ce que vous avez encore 5 minutes ?
J'ai gardé le meilleur pour la fin.
Bien, merci.
Le couple a eu un orgasme au
moment de se tuer.
J'ai retrouvé dans leur sous-vêtement
des traces de sperme et des
sécrétions vaginales.
Excusez-moi ! Bonjour, madame !
Je peux t'aider ?
Oui.
La capitaine de Roland,
gendarmerie nationale.
J'ai quelques petites questions.
Soit vous répondez maintenant,
on est débarrassés.
Soit je vous convoque à la gendarmerie,
alors qu'il me convient, et
je vous retiens autant que je veux.
C'est vous qui voyez.
Vous voulez quoi ?
C'est concernant vos voisins,
les va-seurs.
J'ai déjà tout raconté à vos
collègues, hier.
C'est la police, c'est pas moi.
C'est vrai qu'ils se sont entretués ?
Qui vous a dit ça ?
Ça parle, ici.
ses petits rocs noirs, puis
il n'y a rien à branler dans
ce patelin, alors...
Et...
Vous les connaissez bien ?
Personne les connaissait bien.
C'était des cons, ils ne parlaient pas.
Elle était timide, derrière
son comptoir, à la boulangerie,
et lui, on ne le voyait jamais.
La camionnette blanche, il
l'utilisait souvent ?
C'est quoi ces questions ?
Qu'est-ce que j'en sais, moi ?
Je sais pas...
Ils avaient des agissements étranges.
Plus bizarre que leur gamin ?
Ils ont un fils complètement débile.
Ils voient des trucs, des
monstres et des esprits.
J'ai déjà vu parler tout seul.
Je suis sûre qu'il a buté mon chien.
Quoi ?
Mon chien se barrait tout le
temps sur leur terrain.
Il y a quelques jours, il
n'est jamais revenu.
Et vous avez porté plainte ?
Non, les flics d'ici, c'est
des abrutis.
Est-ce que vous avez déjà vu
ces enfants ? Lina !
Ils ont tous disparu dans la région.
Qu'est-ce que tu fous, Nina ?
Rien, c'est...
Bonjour, monsieur.
Et toi, t'es qui ?
Arnaud, putain, c'est un flic.
Un gendarme.
Qu'est-ce que ça peut foutre ?
Et ça, c'est quoi, ça ?
C'est des enfants qui ont
disparu dans la région.
Vous les avez déjà vus ?
Désolé.
Qu'est-ce que tu fous ?
Quoi, putain, la vie, la chute !
Arnaud, rentre !
Rentre, putain, mais t'es con ou quoi ?
Mais pourquoi il fait aussi
ce truc de merde ?
Pourquoi je m'ouvre la porte ?
Ça va pas ou quoi ?
Vous voulez vous faire descendre ?
Je savais pas que vous étiez là.
Qu'est-ce que vous faites là ?
Les Vasseurs espionnent à leur fils ?
J'allais interroger Evan, ce matin.
Je reviens de l'hôpital.
A cause de vos conneries,
j'ai pas pu lui parler.
J'avais pourtant été claire, Franck.
Evan, c'est mon témoin.
Il vous a dit quelque chose,
au moins ? Non, rien.
C'est compliqué.
Il était sous le choc.
Il arrêtait pas de parler de...
Oui, je sais. Il a que ce
mot-là à la bouche.
Ça me dit pas pourquoi vous êtes ici.
Je recherche la vérité, comme vous.
Je suis persuadé que ce sont
les vacilleurs
qui sont responsables des
enlèvements d'enfants.
Vous marchez à l'obsession, Franck.
Et vous, alors ?
Avec votre double meurtre,
ils se sont entretués...
La flic sur 10 aurait déjà
bouclé l'affaire
sans se poser de questions.
Au fond de vous, il y a sa
petite voix qui vous murmure.
Je me trompe ?
Je suis persuadée qu'il y
avait quelqu'un d'autre présent.
Vous, vous dites quoi ?
Il était couvert d'hématome,
il a été maltraité.
Vous parrez pas étrange, cette
chambre ?
J'ai jamais vu une chambre
d'enfant aussi bien rangée.
Exact. Il n'y a pas d'enfant
qui vit ici.
C'est là que je l'ai trouvée.
Elle en a dit du quoi, votre
petite voix ?
Ses parents l'avaient enfermée
ici pour le protéger avant
d'aller se foutre sur la gueule ?
Pour l'instant, j'en ai dû
rien du tout.
Quoi, Diana ? C'est quoi, ça ?
Elle est là, sa chambre.
Je lui ai demandé des infos
au service social.
J'irais à son collège, il y
a forcément quelqu'un qui
était au courant.
Le mangeur d'âme ?
Le mangeur d'âme ?
C'est bizarre, il n'y a
aucune référence sur le net.
Comme si ça n'existait pas.
Ouais, ou alors ça n'existe qu'ici.
C'est quoi, ça ? Rien d'intéressant.
Il faut sûrement régler le
matériel informatique.
Quoi ? Un ordinateur.
Vous avez saisi
un ordinateur, hier soir ?
Non.
Excusez-moi, c'est ma commissaire.
Allô ?
Oui, je sais, j'aurais dû
t'appeler plus tôt.
J'avais pas d'infos à te donner.
Tu sais, tout est plus lent, ici.
Quand elle a le légiste, elle
doit me donner les résultats d'analyse,
seulement, enfin, ce qu'elle m'a dit.
Attends, je te rappelle. Franck !
Putain, c'est quoi ?
Je sais pas, il y a un truc en dessous.
Oh, putain !
Un chien ?
C'est celui des voisins.
Pourquoi vous en savez plus
que moi sur mon affaire ?
Est-ce qu'on a la même ?
Excusez-moi.
Oui. Ok, j'arrive.
Non, non, c'est bon, je trouverai.
On y va, Marcellin nous attend.
Il y a un nouveau cadavre.
Commandant,
capitaine, Marcellin, c'est Gluck.
Allons-y.
Attention, vous mettez les pieds.
C'est le propriétaire de la
Syrie, il n'y en a que de
recours, 43 ans,
célibataire, sans enfant,
une entreprise qui tourne bien,
On lui connaît ni ennemis, ni
problème quelconque.
Enfin, un premier lieu.
Comme l'évacueur.
Qui l'a trouvé ? C'est M.
Henri Maubland qui a appelé.
Il est toujours là, dans le bureau.
Je l'ai gardé pour que vous
puissiez l'interroger.
Attention, il est vraiment
secoué par ce qu'il a vu.
Il s'est pas fait ça tout seul ?
C'est quoi, le projet ?
Je me bois une bière et je
me coupe en deux ?
Marcelin,
donnez-moi un de vos gants,
s'il vous plaît.
Merci.
...
C'est quoi, ça ?
...
Bon, allons voir le témoin.
Je devais simplement récupérer
une série de planches que
j'ai commandées.
Ce matin, j'ai appelé pour
savoir si comme contenu c'était prêt.
Le téléphone sonnait dans le vide.
Je laissais plusieurs messages.
Au revoir.
Comme je commençais un petit
peu à m'inquiéter,
j'ai décidé de me rendre sur place.
C'est là que j'ai découvert.
Vous connaissiez bien M. Dracau ?
Non.
Vous avez vu d'autres
personnes en arrivant ici ?
Non.
Vous avez croisé des voitures ?
Non, personne.
Bon, mon collègue a vos coordonnées.
On va vous laisser rentrer chez vous.
Il se peut qu'on ait d'autres
questions à vous poser,
donc je vous demanderai de ne
pas quitter Roc-Nord pendant
quelques jours.
J'ai trouvé ça dans la
camionnette des Wassers.
Je pensais pas que ça avait
de l'importance jusqu'à maintenant.
Comme vous m'aviez dit, on ne
va pas commencer la guerre
des polices en ce cas.
Cachons mutuellement des indices.
Oui, commandant.
C'est pas exactement les mêmes.
Ça a été fait par la même personne.
C'est bon, l'ambulance doit
récupérer le corps.
Marcelin, vous avez déjà
entendu parler du mangeur d'âme ?
Oui.
Ici, on a tous grandi avec
cette histoire.
On nous l'a raconté gamin
pour pas qu'on puisse aller
jouer dans la montagne.
C'est notre croque-mitaine, une
légende locale.
Pourquoi ?
On ne trouve rien dessus sur le net.
Elle raconte quoi, cette
légende locale ?
Qu'une créature vit dans la
forêt, prête à vous engloutir
si vous la croisez pour vous
transformer en démon.
Quand vous retournez chez
vous, vous avez toujours la
même apparence.
Mais vous n'êtes plus la même personne.
Il vous manque quelque chose,
votre âme.
S'il y a quelqu'un qui est
responsable de tout ce merdif,
il connaît forcément cette histoire.
Cette statuette, ça pourrait
être le mangeur d'âme ?
Oui, c'est possible.
Mais les descriptions diffèrent
selon les familles.
Tout le monde ne voit pas la
même chose.
Allez à l'église.
Le curé a un livre dessus.
Ça va, capitaine ?
C'est pas trop compliqué avec
Gordiano ?
Non, pourquoi ?
Vous êtes beaucoup connes ?
Elle sort de l'HP, elle a
fait une tentative de suicide,
elle aurait pas supporté la mort.
Ça va.
Fermez-la.
Marcelin.
Essayez de trouver un lien
entre Drocourt et Lévasseur.
Si j'ai bien compris, tout le
monde connaît tout le monde ici.
Bien, commandant. Merci, Marcelin.
C'était ma bosse.
Un ordinateur disparu et le
cadavre d'un chien,
c'est pas assez pour une
fouille plus poussée pour l'évasseur.
Oh, putain, l'ordinateur. Arrête-toi !
Arrête-toi !
Arrête-toi, je te dis où je tire !
Arrête-toi !
Arrête-toi, je t'ai eu !
Pour que le monstre meure,
il faut que l'homme périsse,
invoque la clémence du ciel
et sa justice infâme.
Car seules les larmes de sel
repousseront l'appétit du
mangeur d'âme.
Le temps passe, mais les
légendes restent.
Le Mangeur d'âme, c'est un
vieux conte de chez nous.
Une histoire qu'on se raconte
de génération en génération.
Mais qu'est-ce que ça a à
voir avec votre enquête ?
Je n'en sais rien, on revient
toujours à cette légende.
Derrière chaque victime, il y
a un responsable qui s'inspire
de ce livre.
Alors selon vous, un habitant
de Roque Noire serait le
Mangeur d'âme ?
Peut-être. Mais si vous le saviez...
Vous me le diriez, mon père,
n'est-ce pas ?
Il est tard et je suis
fatigué, commandant.
Bonne nuit, alors.
Les obstacles du pilote du
petit avion du tourisme
qui s'était écravé il y a
deux semaines dans la vallée de Gernon
se sont tenus aujourd'hui au
cimetière de la ville.
La cérémonie s'est déroulée
dans la plus stricte infini
puisque l'identité de l'homme
n'a toujours pas été confirmée.
Les enquêteurs ont à ce
propos rappelé que comme
l'ensemble des débris de
l'appareil n'avaient pas encore
été retrouvés,
les recherches pourraient
reprendre à la demande du préfet,
ce qui représenterait le
dernier espoir de découvrir
des indices permettant de l'identifier.
Putain, Franck, ça va ?
Désolé, tout s'est enchaîné
depuis mon arrivée.
Je commençais à flipper, moi.
Bon, ça donnait quoi, le gabinette ?
Non, il n'y a aucune preuve,
mais je sens que je suis au
bon endroit.
Comment ça, tu le sens ?
J'ai mis la main sur un disque dur.
Il y a des fichiers cryptés
et des dossiers avec des
liens tout écodés.
Je suis en train de tout
transférer, je veux savoir ce
qu'il y a dessus.
Tu peux faire ça ?
OK.
Je vais voir ce que je peux faire.
OK.
C'est quoi, ce truc avec
votre cigarette ?
Tenez.
J'ai demandé à Marcelin
qu'il m'imprime tout ce qu'on
avait sur le dossier.
Audition des témoins,
relevé téléphonie des vétions.
Peut-être que ça pourra vous aider.
Merci.
Bon, c'est quoi, votre truc,
avec cette clope, alors ?
Quand les enfants ont commencé
à disparaître,
je devais arrêter de fumer.
Cette clope devait être ma dernière.
J'allumerai quand j'en aurai fini.
Je les regarde tous les jours.
Le plus dur, c'est leur sourire.
Malgré toute la tristesse et
la douleur de la disparition,
les parents choisissent
toujours des photos
où leur enfant sourit.
Franck, les probabilités de
retrouver un mineur après 48
heures sont quasi nulles,
alors après 6 mois...
On ne cherche pas des
enfants, on recherche des corps.
Tous les parents le savent.
Mais on a tous besoin de comprendre.
On a besoin de savoir ce qui
s'est passé, qui leur a fait
du mal, qui a fait ça.
Ces parents ont besoin
d'enterrer leurs enfants.
Vous avez des enfants ?
J'avais une fille.
Je savais qu'on emmerdait à l'école.
Je bossais tout le temps et
je l'ai pas assez écoutée.
Ce matin, j'ai...
J'ai tout de suite eu que
quelque chose que j'ai.
Parce qu'elle m'a embrassée.
Juste avant que je parte,
elle m'embrassait.
Et elle détestait s'embrasser
depuis toute petite, déjà.
C'est comme si je savais que
quelque chose d'horrible allait
se passer.
Qu'est-ce qu'il se passait ?
Je suis partie, quand même.
Vous avez des enfants ?
Non. Je vous reçois.
Bien.
Attendez. Je vais les prendre. Quoi ?
Mon blanc, c'est lui qui a
trouvé le corps du menuisier.
Il nous a pas dit qu'il
avait appelé plusieurs fois
avant de venir à la Syrie et
qu'il avait laissé des messages ?
Ouais, il avait commandé des
planches pour je sais plus quoi.
Il nous a raconté des conneries.
Il n'y a aucun appel sur les relevés.
Faites le tour.
...
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