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Zulu
Bonjour.
Kat...
Pourquoi tu te réveilles toujours avant que mon réveil sonne ?
Je suis ton réveil humain.
Tu peux prendre une journée de congé, aujourd'hui ?
Non, ce matin j'ai une réunion que je ne peux pas manquer.
Allez, debout.
On part en voyage la semaine prochaine.
Quoi ?
On ira Ă Kenting.
La semaine prochaine ?
On avait dit qu'on ferait ça...
Merde, merde...
Je voulais justement t'en parler, aujourd'hui.
Barry m'a demandé de lui donner un coup de main.
Quand ça ?
La semaine prochaine.
Je ne sais pas encore quel jour. Ça dépend du temps.
Pour une agence de publicité allemande.
Ça nous rapporterait plein de fric !
Je me suis cassé la tête pour cette semaine de congé.
Tu sais que je n'ai que dix jours de vacances par an.
Je suis désolé...
mais je ne peux pas refuser ce travail.
Je n'ai pas travaillé des masses, dernièrement.
On est partis quand ensemble, la dernière fois ?
J'ai besoin de me détendre au grand air,
j'ai envie de bronzer.
Bronzer ? Tu n'as qu'Ă monter sur le toit !
Kat, je suis désolé.
Je suis un idiot.
Mais j'ai très peu de clients, je n'ai pas trop le choix.
Je vais parler Ă Barry, on trouvera une solution.
Tu veux manger le baozi d'hier soir ?
Non, merci.
Merci, bébé.
LE RÉSEAU DE LA VÉRITÉ VRAIE
DANS TA FACE
Docteur,
je tiens vraiment Ă comprendre,
à l'instar de ceux et celles qui sont à l'écoute,
pour quelle raison vous et d'autres scientifiques
continuez Ă terroriser la population avec le virus Alvin ?
Bien sûr. Le problème est le suivant :
la plupart croit que ce virus
n'est pas plus dangereux que la grippe.
Les experts sont toutefois alarmés par les mutations du virus.
Et ce, pour une raison très simple. Je m'explique.
Regardez.
ARN
Les protéines dormantes d'Alvin appartiennent
Ă la famille des lyssavirus,
le même genre de virus déclenchant potentiellement la rage.
Docteur...
- Docteur ! - Il est Ă craindre que...
Docteur, laissez-moi parler !
Vous allez bien ?
Merde.
Tu es prĂŞt ?
- Tu as vu ça ? - De quoi ?
Tu ne peux pas mettre ça à la poubelle ?
Bonjour, Jim.
Bonjour, M. Lin.
Vous allez bien ?
Bien sûr. C'est juste un rhume.
Vous devriez aller Ă l'hĂ´pital.
Ă€ l'hĂ´pital ?
Non, marre d'attendre dans les hĂ´pitaux.
Les médecins disent toujours la même chose :
"Restez Ă la maison.
"Reposez-vous."
N'importe qui pourrait dire ça.
Même moi qui suis pas médecin.
Vous savez quoi ?
La télé, les infos, la pandémie, le virus...
Que des conneries.
Toutes ces crapules à la tête des empires médiatiques
en rajoutent des tonnes pour faire chuter le cours des actions.
Rien que pour...
gagner du fric quand l'économie repartira.
Vous croyez ?
Vous pariez combien ?
Je le ferais moi aussi, si j'avais de l'argent.
Je commence Ă avoir trop de basilic.
Je vous en donnerai, si vous voulez.
D'accord.
- C'est gentil, M. Lin. - Je vous en prie.
Kat, il est quelle heure ?
BientĂ´t 8 h 30.
M. Lin...
il faut que j'y aille.
- Au revoir. - Au revoir.
Salut.
Salut !
Pardon.
Je n'aurais pas dĂ» ralentir. Excuse-moi.
Ne t'inquiète pas.
Je te prépare un dîner aux petits oignons, ce soir.
OK. Mais quoi, précisément ?
Je ne sais pas.
Quelque chose avec beaucoup de basilic.
- Mais tu vas adorer, crois-moi. - D'accord.
Ă€ plus tard.
Que désirez-vous ?
- À emporter ? - Non, sur place.
Merci.
- Bonjour. - Salut.
Comme d'hab ?
Non, je viens de manger.
Je prendrai juste un café noir.
- À emporter ? - Oui, merci.
Un instant, je sers d'abord Mademoiselle.
D'accord.
APPARTEMENTS DE LUXE À TAIPEI
La pandémie frappe aussi le marché immobilier.
Les maisons coûtent moins cher que l'année passée.
Madame ?
Vous allez bien ?
Bonjour, mon beau !
Cette pute est sortie de je ne sais pas trop oĂą !
PROTECTION CIVILE NOUVELLES INFORMATIONS À SUIVRE
CHAÎNE NUMÉRO
Bonjour Ă tous !
PrĂŞtez attention au message suivant !
Veuillez suivre ces nouvelles règles valables pour tous.
Tous les hommes sont priés de se rendre au bureau de district.
Je vais leur couper la bite et la jeter en pâture aux chiens !
Et maintenant, venons-en aux femmes.
Elles devront se faire baiser par les clebs errants !
Oui, vous avez bien compris.
Ce sera ça, votre nouvelle vie !
BÉBÉ, TU VAS BIEN ?
TU ES OĂ™, EN CE MOMENT ?
LES GENS SONT DEVENUS FOUS ILS S'ATTAQUENT
NE REVIENS PAS ICI JE TE REJOINS LĂ€ OĂ™ TU ES
M. Lin !
Vous foutez quoi ?
Bonjour, voisin !
Belle journée, n'est-ce pas ?
Ne t'inquiète pas...
pour ta copine.
Je la doigterai Ă ta place.
- Je vais te faire ta fĂŞte ! - Tu vas voir !
- Bonjour. - Bonjour.
Que lisez-vous ?
C'est un roman.
C'est plutĂ´t rare.
Plus personne ne lit de livres dans le métro.
Tout le monde est concentré sur son téléphone.
C'est vrai.
De quoi ça parle ?
Monsieur, vous ĂŞtes bien gentil,
mais j'aimerais me concentrer sur mon livre.
Oui, bien sûr.
Concentrez-vous sur votre lecture. Je comprends tout Ă fait.
Il m'arrive souvent de vous voir ici, en fait.
C'est pourquoi
je me suis dit
que...
je me devais de vous dire
que je vous trouve
très belle.
Merci.
OĂą travaillez-vous ?
Arrêtez, s'il vous plaît !
Je vous prie de bien vouloir
me laisser tranquille.
Vous voulez que je porte plainte
pour harcèlement sexuel ?
Je n'hésiterai pas à le faire si vous insistez.
Je ne comprends plus les gens, dernièrement.
Est-ce devenu un crime de parler Ă quelqu'un ?
Dès que j'essaie de communiquer, on m'accuse de harcèlement sexuel.
J'ai été poli.
Ce n'était qu'un compliment.
Harcèlement sexuel...
Les femmes sont toutes les mĂŞmes.
Se faire accuser d'ĂŞtre grossier pour un compliment...
Mais que se passe-t-il dans ce pays ?
Je mérite mieux que ça.
Asseyez-vous, mademoiselle.
Merci.
Que se passe-t-il ?
Tenez-le !
J'ai battu le record, dites ?
Pourquoi ? Pourquoi il fait ça ?
C'est fini.
Ils l'ont attrapé. Maintenant, c'est fini.
Ta gueule, espèce de connasse !
NE REVIENS PAS ICI JE TE REJOINS LĂ€ OĂ™ TU ES
Au secours !
J'arrive plus Ă respirer.
- Va-t'en ! - Non, je ne partirai pas !
On ne peut pas abandonner ! Pas maintenant !
Détends-toi.
Comment tu t'appelles ?
Je m'appelle Molly.
Molly ? Moi, je m'appelle Kat.
Écoute-moi.
On n'est pas loin de la sortie ! Résiste !
Une fois sorties, on ira Ă l'hĂ´pital. Ils prendront soin de tes yeux.
Allez !
Mademoiselle !
Vous n'irez nulle part !
Te voilĂ , enfin...
En compagnie d'une autre salope.
Allez, debout !
La connasse qui était dans le train !
Putain de merde ! Tu es aveugle, ou quoi ?
Oh, merde ! Mais tu es aveugle !
- Qu'est-ce qui s'est passé ? - Aide-nous !
S'il te plaît, aide-nous !
- Je ne comprends pas. - Il va nous tuer !
- Il veut nous tuer ! - Mais qui ?
Connard, c'est toi qui as blessé ces deux femmes ?
Montre-moi ce que tu sais faire, vieux salaud !
EN CAS D'URGENCE
Molly, s'il te plaît ! Debout !
Résiste !
Au secours !
Aide-nous !
Jamais de ménage à trois de toute ma vie !
Au secours !
Plus vite !
Ça faisait un bail !
Vraiment toutes des salopes !
T'as un problème, ou quoi ?
T'as pas vu qu'elle était blessée ?
Pourquoi tu nous as pas aidées ?
Mais qu'est-ce qu'elle a ? Elle est folle aussi ?
OĂą est l'hĂ´pital le plus proche ?
La police m'a dit de fermer la sortie.
Quand je vous ai vues, je ne savais pas quoi faire !
J'ai cru que vous étiez folles comme les autres !
L'hĂ´pital le plus proche !
Tu vas bien ? Tu arrives Ă marcher ?
- Oui. - OK.
Rendez-vous plus tard...
STATION DE L'HÔPITAL UNIVERSITAIRE NTU
Je ne sais pas qui m'entend en ce moment,
mais si quelqu'un est à l'écoute,
sachez qu'on est confrontés à une véritable boucherie.
Je ne peux que relayer ce que nous rapportent nos auditeurs.
La situation est incontrĂ´lable.
J'ignore complètement s'il s'agit d'une d'attaque terroriste,
d'une contamination volontaire ou accidentelle de l'eau, de l'air
ou complètement autre chose.
Des individus violents arpentent les rues de la ville,
pour tuer et torturer sauvagement.
Je ne sais pas comment la police pourra gérer ça.
J'espère juste...
qu'elle pourra intervenir.
Sans quoi, c'est la fin.
En outre,
des cas de violences sexuelles ont été signalés,
envers femmes, hommes, jeunes et seniors.
J'ai du mal Ă croire ce qui est en train de se passer.
Mais peu importe, je continuerai Ă vous informer.
Si vous croisez quelqu'un se comportant de façon inhabituelle,
faites très attention
et défendez-vous par tous les moyens.
Il ne s'agit pas forcément d'inconnus,
mais peut-ĂŞtre aussi de membres de votre propre famille.
NE REVIENS PAS ICI JE TE REJOINS LĂ€ OĂ™ TU ES
S'il vous plaît, arrêtez !
ArrĂŞtez, je vous en supplie !
Je ferai tout ce que vous voudrez !
Hé, réveille-toi !
Je t'avais dit : "Pas la tĂŞte !"
C'est moins marrant, s'il est inconscient !
Minute, j'ai une idée !
Casse-noisettes !
Vous ĂŞtes prĂŞts ?
Un, deux, trois !
Ă€ poil.
Tu veux le baiser ?
Foutez le camp, fils de pute !
Putain !
Merde !
Pourquoi tu les as arrêtés ?
Je voulais les buter !
PROTECTION CIVILE NOUVELLES INFORMATIONS À SUIVRE
Ouvrez !
Elle est blessée, ouvrez !
Allez, ouvre !
Doucement, faites attention !
Laisse-lui votre place.
Vite, une infirmière !
Éloignez-vous, s'il vous plaît.
Le service des urgences est fermé.
Vous resterez ici, pour le moment.
Pourquoi ?
Nous sommes débordés.
Le poste de police n'est pas juste à côté.
Mais nous avons réagi rapidement.
Un fils de pute...
a brûlé vive une gamine.
C'était...
Appuyez avec votre main ici.
Il s'agit d'une commotion cérébrale. Nous allons faire une IRM.
Attention Ă vos pieds.
Comme ça, asseyez-vous.
Et moi ?
Rien de cassé, ça ira.
Vous ne pouvez pas entrer, mademoiselle.
Mademoiselle, nous allons nous occuper de vous.
Donnez-nous un instant.
Merci de m'avoir sortie de lĂ ...
et de m'avoir sauvé la vie.
Je ne l'oublierai jamais.
Molly...
prends soin de toi.
D'accord.
Quelle comédienne...
Allons-y.
PROTECTION CIVILE NOUVELLES INFORMATIONS À SUIVRE
Pouvez-vous me prĂŞter votre portable ?
D'accord.
Merci.
Pouvez-vous le déverrouiller ?
PROTECTION CIVILE NOUVELLES INFORMATIONS À SUIVRE
Garde Ă vous !
Attention !
Chers concitoyens
et chères concitoyennes !
Il est précisément 11 h 08.
Je m'adresse à vous depuis le QG du ministère de la Défense.
La situation est extrĂŞmement grave.
Nous avons décidé de limiter l'accès...
Tu fous quoi ?
J'essaie de me connecter.
Tu devais pas passer un appel ?
Tu connais tous tes numéros par cœur, toi ?
Oui. C'est pas sorcier.
Ta gueule !
J'ai failli me faire violer et mourir Ă cause de toi !
Toutefois,
nous avons mobilisé un maximum de renforts,
provenant des zones Ă faible taux d'infection.
Je laisse à présent la parole à notre président, Guo-rong Xie.
Chers concitoyens, chères concitoyennes !
Tout d'abord,
je tiens à m'excuser auprès de vous
pour cette communication tardive.
Dès les premières émeutes signalées,
notre administration a réagi
sans relâche et sans ménager ses efforts.
Ă€ l'heure oĂą je vous parle,
les scientifiques ne sont pas en mesure
d'expliquer la cause de ces actes de violence,
mais nous savons qu'il ne s'agit ni d'une invasion
ni d'une attaque chimique ou bactériologique.
Certains y voient un scénario digne d'un film,
mais nous n'avons aucun élément
nous permettant de décrypter ce phénomène.
Il est impératif
d'apprendre à appréhender cette menace,
de manière rapide et efficace.
Depuis la nuit des temps...
C'est quoi, ce bordel ? Une leçon d'histoire ?
Bien qu'il n'y ait aucune preuve que le virus Alvin
soit le responsable
de nos revers actuels,
une telle hypothèse n'est pas à exclure.
Une seule solution : unir nos forces.
Nous faisons face au plus grand défi de l'histoire de notre nation !
Je vous promets solennellement
que nous l'emporterons !
Merci.
Comme notre président vient de l'évoquer,
nous avons probablement affaire Ă une maladie contagieuse
qui finit essentiellement
par transformer les gens ordinaires
en fous furieux, sadiques et meurtriers.
D'après les informations dont nous disposons,
le taux de personnes infectées à l'échelle nationale
est approximativement de 15 % Ă 20 %.
En d'autres termes...
4,5 millions de nos concitoyens.
Et qui plus est, les chiffres ne font qu'augmenter !
Ces 4,5 millions de personnes infectées...
traînent dans les rues en ce moment,
avides de meurtres, de viols
et de tortures !
Ce n'est que le début d'un potentiel désastre humain.
Nous devons rester unis en tant que citoyens,
et nous en tenir scrupuleusement au plan du ministère de la Sécurité !
Pour paraphraser notre président,
la transparence totale
est la seule arme pour atteindre notre objectif !
PROTECTION CIVILE NOUVELLES INFORMATIONS À SUIVRE
Qu'est-ce qu'on fout, maintenant ?
Ferme ta gueule !
Une grande gueule pour un petit homme !
T'as un problème, connard ?
- J'ai pas voté pour ce con ! - Enfoiré !
- T'as dit quoi ? - Je vais t'apprendre !
- Tu vas voir ! - Stop !
Attends un peu.
Vous mêlez pas de ça, enfoirés !
Tu vas voir, toi !
Reculez !
Rends-moi mon téléphone !
Reculez !
Rends-moi mon téléphone, espèce de pétasse !
Je me souviens de toi...
Elle est oĂą, ta petite amie ?
Tu sais quoi ?
Tu ne sais pas ?
Je vais m'amuser un peu avec toi...
J'AI PERDU MON TÉLÉPHONE
JE SUIS À L'HÔPITAL UNIVERSITAIRE NTU
JE NE SUIS PAS BLESSÉE
AllĂ´ ?
Tu vas bien ? Tu es oĂą ?
Kat, tu vas bien ?
Je suis en route. Tu vas bien ?
Je ne suis pas blessée. Je suis à l'hôpital NTU.
Je crois bien que les flics sont morts.
Je suis entourée
de gens complètement fous.
Je ne sais pas oĂą aller. Je ne sais pas quoi faire.
Aide-moi,
je t'en supplie ! Je sais vraiment pas quoi faire !
Kat, écoute-moi. Respire et essaie de te calmer.
Résiste.
La route principale est bloquée, mais je te rejoins dès que je peux.
J'ai vraiment très peur.
Essaie déjà de te cacher quelque part.
Et puis envoie-moi un message pour me dire oĂą tu es.
Impossible...
Je ne peux pas, ce n'est pas mon téléphone !
- Fais quelque chose ! - D'accord.
Je t'en supplie !
Toi, tu peux m'appeler ! Moi, je ne peux pas !
J'ai compris. Je te rappelle quand j'arrive.
Je te tiens au courant.
J'arrive tout de suite.
Mets le téléphone en mode silencieux.
D'accord.
Jim...
je t'aime.
Je veux que tu saches que tu es très important pour moi.
Tu comptes beaucoup pour moi.
Tu sais...
Tu m'entends ?
Je tiens Ă toi.
Il faut que tu viennes m'aider. Tu entends ?
Viens me retrouver.
AllĂ´ ?
J'ai un peu le vertige.
Je t'aime de tout mon cœur, Jim.
Moi aussi.
- Je serai bientĂ´t lĂ . - Je t'attends.
Petit vermisseau...
Heureuse de te revoir.
Tu sais quoi ?
J'ai toujours eu du mal Ă me faire des amis.
J'ai dû tomber sur les mauvaises personnes, jusqu'à présent.
C'est mon baiser ! Mon baiser de la mort !
Ouvre la porte !
Ouvre la porte, merde !
VERS L'HÉLIPORT
Je ne m'arrêterai pas ! Pas avant de t'avoir baisée à mort !
Ouvre, bordel de merde !
Désolé, les amis. Cette salope est à moi.
Tu crois que cette truie s'est enfuie, hein ?
Tu sais quoi ?
Son liquide oculaire sèche sur ma bite, en ce moment.
À peine avais-je fini qu'elle m'a supplié de recommencer.
À ton tour, à présent.
Tu vas voir...
Une chatte dégoulinante, qui a faim de ma bite...
J'ai baisé cette truie grâce à toi, et je t'en remercie.
EXTINCTEUR
Tu es comme moi.
Violente
et dépravée.
Sauve qui peut !
Est-ce que...
Sous la douche.
Vous y trouverez des menottes. Passez-les Ă votre poignet.
Quoi ?
Passez-les Ă votre poignet, vite !
Non.
Je ne voudrais pas faire ça, mais je ne vous connais pas.
Je ne sais pas si vous êtes infectée.
Faites ce que je vous dis, ou je devrai vous tuer.
Allez !
Les menottes.
Désolé.
Je sais qu'elle est froide.
C'est une solution désinfectante chimique.
Je ne sais pas si ça marche.
Mais c'est mieux que rien.
Ça pue...
On n'a pas le choix.
Vous n'avez pas l'air infectée. Vous pourriez être immunisée.
Quoique je n'en sois pas si sûr.
Votre groupe sanguin ?
Déshabillez-vous.
Ils sont contaminés.
Ă€ 100 %.
Je vous donnerai une blouse stérile.
Comment je fais pour me déshabiller ?
Débrouillez-vous.
Docteur ?
Virologue.
Et pourquoi le service de maternité ?
Ils faisaient des travaux.
Ici, il y avait de la place.
En outre, cette porte est la plus solide de l'hĂ´pital.
Les services de maternité
sont dotés de portes en métal épaisses.
Pour que les parents se sentent en sécurité, sans doute.
Même si personne n'enlève un bébé.
Avez-vous des enfants ?
Non.
Retournez-vous.
Vous avez de la chance.
Je suis désolé pour ceux
qui ont des enfants.
Ce virus a détruit nos vies et anéanti l'avenir.
Vous y ĂŞtes ?
DÉCHETS MÉDICAUX
Si vous étiez infectée,
vous devriez présenter des symptômes.
Rhabillez-vous. On va faire une prise de sang.
Désolé de vous avoir fait peur.
Je garde ça sur moi par sécurité.
Il y a quelques mois, j'ai compris qu'il me fallait une arme.
J'en ai imprimé une en 3D, mais c'est pas un jouet pour autant.
J'ai gardé des balles en souvenir de mon service militaire.
Vous comprenez ?
Pendant un an,
je n'ai pas cessé de dire que le virus allait muter.
Mais personne ne fait plus confiance aux médecins, aujourd'hui.
Tout est politisé, la vérité ne compte plus.
Les politiciens sont la pire espèce.
"Confinement à l'échelle nationale" équivaut à "suicide de carrière".
Pour sauver une année électorale, mieux vaut ne rien risquer,
ne pas faire plonger la nation dans la récession.
Ce virus est un esprit maléfique qui ravage notre vie.
Il affecte le système limbique de notre cerveau.
Il relie la zone qui régule l'agressivité
Ă celle qui gouverne la libido.
Ces deux zones du cerveau ne sont pas très différentes.
C'est plutôt académique.
Mais... Ă mon avis,
cette mutation virale découle d'un processus naturel.
Le système limbique, c'est pas de la rigolade.
Nous pensons que les humains sont des organismes intelligents
à même de raisonner et de prendre des décisions logiques.
Mais...
en réalité,
nous sommes esclaves de notre système limbique.
Nos fonctions cérébrales supérieures n'ont qu'un but : le servir.
Or, il existe des cas documentés de patients au système limbique
absolument incapable de se libérer de la sensation de soif.
Ces gens continuent Ă boire jusqu'Ă se noyer !
C'est vraiment déroutant.
Ces hommes infectés se coursant dans les couloirs
savent qu'ils se livrent à des actes ignobles, répugnants.
Mais leur désir est trop fort, ils ne peuvent y résister.
Les obliger à ne pas céder à ce besoin inextinguible,
c'est comme obliger quelqu'un Ă ne pas cligner des yeux.
C'est difficile de ne pas cligner des yeux, n'est-ce pas ?
Qui sait ?
Peut-ĂŞtre qu'ils pleurent parce qu'ils se sentent coupables.
Ce virus laisse toutes les fonctions cérébrales intactes.
Il n'entrave en rien l'imagination, bien au contraire !
Il nous fait faire les choses les plus horribles !
VoilĂ pourquoi...
les infectés ne s'attaquent pas entre eux.
Pour qu'ils soient satisfaits,
leurs victimes doivent souffrir.
Finalement, on ne peut pas violer la volonté...
N'est-ce pas ?
Difficile à dire tant qu'on n'a pas vécu ça.
Vous ĂŞtes prĂŞte ?
Passons au test sérologique.
Encore une minute.
Ça ne devait pas être si compliqué...
Laissons tomber le test. Je viens de vous injecter le virus.
Si vous n'êtes pas immunisée, les symptômes vont apparaître.
D'ici cinq minutes, on le saura.
Si vous ne présentez aucun signe, nous monterons sur le toit.
Nous y trouverons un hélicoptère.
Nous pourrions nous servir de vous pour développer un vaccin.
Si en tirant le rideau je découvre que vous êtes infectée,
je serai obligé de vous tuer.
Vous ne me faites pas confiance et ne voudrez pas venir avec moi,
mais pensez-y.
Votre sang pourrait sauver des vies,
ainsi que le monde.
Quand je suis arrivé ici,
le personnel était parti.
Mais j'ai trouvé huit bébés abandonnés.
J'ai eu du mal Ă convaincre le gouvernement de venir me chercher.
Si ces tarés là -dehors avaient trouvé ces bébés,
ils les auraient d'abord enculés et puis dévorés.
Si je ne les avais pas tués,
ça aurait été encore pire.
Puis j'ai pensé qu'un de ces bébés pouvait générer...
des anticorps précieux.
Alors j'ai décidé de leur injecter le virus.
J'aurais pas dû faire ça ?
Oui ou non ?
Ils seraient morts, de toute façon !
J'ai pris la décision la plus logique qui s'offrait à moi !
Vous comprenez ?
Ils sont tous infectés. Aucun d'entre eux n'est immunisé.
L'un d'entre eux était plus tenace
et a réussi à survivre un peu plus longtemps.
C'est tout.
SERVICE DE MATERNITÉ, 8e ÉTAGE L'HOMME EST ARMÉ
HÔPITAL NTU HÉLIPORT SUR LE TOIT
DÉCOLLAGE : 5 MINUTES Dr A. WONG, CHEF DE VIROLOGIE
Comment vous sentez-vous ?
Rangez cette arme.
OĂą est la hache ?
Tu mouilles, hein ?
Au suivant !
Fils de pute !
Aide-moi !
Je t'empĂŞcherai de monter sur le toit !
Tu attends quoi, merde ? Aide-moi !
Aide-moi !
Aide-moi !
Avance !
Ils ne t'auront jamais.
Ferme ta gueule ! Avance !
Kat...
je suis lĂ .
Je t'avais promis...
que j'y arriverais.
C'est ton nouveau copain ?
Non, ce n'est pas ce que tu crois.
Tu ne veux plus de moi ?
Merci de prendre soin de Kat.
Maintenant...
je vais te couper la bite en rondelles...
et te la faire bouffer !
Fils de pute !
Dégage !
J'ai tué...
ces bébés, tu sais ?
Ils étaient bons, tellement bons...
Te voilĂ enfin...
Kat...
ouvre cette porte.
Qu'est-ce que tu ressens ?
Je sens que...
c'est magnifique.
Je crois avoir enfin...
un vrai but dans la vie.
Lequel ?
Mon but, c'est toi.
Kat...
écoute-moi.
Aujourd'hui,
quand j'ai entendu ta voix, au téléphone,
tu avais l'air effrayée.
Tu m'as dit que tu avais besoin de moi.
Je savais que je te retrouverais.
J'avais besoin d'ĂŞtre avec toi.
Alors...
coupe tes seins...
et détruis ton visage.
Kat, regarde-moi.
Je vais te peler la peau très lentement.
Regarde-moi.
Kat...
Ne comprends-tu pas Ă quel point j'ai besoin de toi ?
Ne comprends-tu pas Ă quel point je t'aime ?
Je t'aime de tout mon cœur.
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