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Une foule crie.
... Corne de supporter.
La foule crie.
-Calmez-vous ou j'appelle les gendarmes.
... Ca suffit, rentrez chez vous !
...
Sanglots.
Cris de la foule.
...
-Tu vois que c'est pas un chat ! -T'as raison. C'est pas un chat,
c'est un chleu.
Hé, Schumacher !
Viens par là. -Non, s'il vous plaît...
-Ne te sauve pas.
Ca se fait pas de se balader la nuit dans les cimetières.
-Ca mérite un carton rouge. Comme pour ton gardien de but
de mes deux. -Je ne comprends pas...
Non...
-Tu sais, tout le monde a vu les nazis
au mondial, ce soir. -Je...
-T'as très bien pigé, face de rat. Tiens-le bien.
On va te faire
une jolie croix gammée... -Stop !
C'est le correspondant d'Isabelle. Vous savez comment elle va réagir ?
-Alice !
Que se passe-t-il ? -Dis-moi...
Tu sais ce que nos parents faisaient
aux filles qui couchaient avec les Allemands ?
-Laissez-la tranquille. -Ils les tondaient.
Viens, Alex.
On se tire.
-Alice... Alice gémit.
-Ca va ?
Cris.
...
On y va.
-Vous allez dormir ici, je vais chercher des couvertures.
-Je vais vous aider.
-Allez, terminus ! Je te ramène de la compagnie.
-Ca chauffe ! -On n'est pas couchés !
-C'est à cause de ces enculés. -Mets-les en cellule.
Oh là là ! -Nom ?
-Schumacher. -Ne commence pas, toi.
Nom ? -Comminges Alexandre.
-Quelle bande de crétins ! -Faut les comprendre ! Ce n'est pas
comme si Schumacher avait commis un crime et que personne
ne l'avait arrêté. -Un crime ? Pff !
Va plutôt voir si notre client est prêt à se mettre à table.
-Chef ?
Chef ?
-Merde !
-Il est mort ?
-Note l'heure de constatation de décès.
1h21.
-Je suis allé le voir tout à l'heure, il allait bien.
-Non ! C'est peut-être une preuve. -Exactement.
-Je vais devoir
informer le major, moi !
Sirène.
-Oh ! Merde ! Merde.
-Alors ?
-Enculé !
Cris de la foule.
... Coups sur la porte.
-Nazis ! -SS !
-Klaus ? -AU BAGNE, LES ALLEMANDS !
... -Ca suffit !
...
-Ta mauvaise foi.
-Ce n'est pas possible.
Propos indistincts.
Pff !
Où est mon client ? -Il arrive.
-Vous ne pouviez pas attendre... -Mais j'ai ça.
-Vous trouvez vraiment que c'est un soir pour trinquer ?
-Jacques m'avait mise sur une piste sérieuse
pour le meurtre de Philippe et il meurt tout d'un coup.
Il avait une sorte de mousse blanche
à la commissure des lèvres. -Vous pensez à un empoisonnement ?
-C'est vous, l'expert.
Bêlements.
...
Un chien aboie.
...
-J'ai vu un fantôme au village, ce soir.
-Des soldats ?
-Non.
-C'est la première fois que tu en vois un sans moi ?
-Il a essayé de me tuer.
J'ai peur, Alice.
Je crois qu'il faut qu'on arrête tout
et que nous, on retourne en Allemagne.
-On ne peut pas s'arrêter ici.
On n'a plus le choix. Il faut qu'on joue la pièce.
Qu'on raconte tout.
Il faut que ça s'arrête. Les fantômes, la malédiction, tout.
-Tu as raison.
Tu as raison.
Oui, mais...
le fantôme,
il est toujours là.
Je le sens.
Une femme crie.
...
-Fritz...
Il gémit.
-Bonjour, Françoise.
-Regarde, c'est papa.
-Oh...
Comment ça va, ma chérie ?
France...
-Rends-moi mon bébé !
Rends-moi mon bébé !
S'il vous plaît !
Un bébé pleure. S'il vous plaît !
...
Coup de feu.
Le bébé crie.
...
Clic.
...
Clic.
Il tire.
...
-Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas.
-Merci.
...
-Visiteurs ?
-Non, Madeleine. C'est une amie.
Elle est venue nous annoncer une triste nouvelle.
-Ah !
-Votre fils, Jacques... -Oui ?
-Il est mort hier soir.
-Ah !
Oui.
C'est ce que nous dirons aux visiteurs.
-Oui.
T'as raison, mamie. Ils ne le retrouveront jamais.
-Il paraît que tu es passée voir le légiste en pleine nuit.
-J'ai pensé qu'il ne fallait pas souiller un indice important.
-Et l'autopsie ? -Jacques a été empoisonné.
-Je voudrais convoquer Françoise.
-Qu'est devenue la brillante recrue que j'ai connue ? Disciplinée,
respectueuse de la procédure. Et de sa hiérarchie.
Il soupire.
Je me souviens
de ton premier stage ici, de nos conversations...
de notre complicité.
J'espérais autre chose de toi.
Je l'espère toujours, d'ailleurs.
-Merci, Michel.
Je n'ai qu'un seul désir. -Oui ?
-Que vous me traitiez comme un homme.
Comme n'importe quel homme de cette brigade.
-Très bien.
Comme tu voudras.
Tu es suspendue pendant toute la durée de l'instruction.
Donne-moi ton arme.
-Hier soir, nous avons vu les choses devenir incontrôlables,
à cause d'un match de foot.
Et nous avons peur que votre pièce
soit mal comprise, que ça crée des problèmes pour les Allemands.
Et puis vous êtes au courant de la mort du père de Mathieu.
C'est un moment particulièrement difficile
pour les habitants d'ici.
Et nous devons respecter leurs sentiments.
C'est pour ça que Klaus et moi avons décidé,
ensemble, d'annuler la pièce.
-Quoi ?
-Mais non !
-Klaus ?
-Votre pièce est...
est incroyablement pertinente
et tellement d'actualité
que vous avez réalisé
quelque chose qui a du sens pour votre génération, mais aussi
pour les générations passées et à venir.
-Alors, pourquoi on annule ?
-Peut-être...
-Vos parents vous attendent demain soir, en Allemagne.
-Ce n'est pas vrai ! -Non !
-Demain, 9h. -Quoi ?
-Non !
-Je suis désolée. -Et d'ici là,
vous avez quartier libre.
Non ?
Une cloche sonne.
...
-Je voulais juste vérifier. Tu es bien vivant.
-Je suis désolé.
-De quoi ?
D'être vivant ou de m'avoir fait croire que tu étais mort ?
-J'avais peur pour toi. J'ai voulu te protéger du pire.
-Tu n'avais pas à décider pour moi.
Tu te rends compte de ce que tu nous as fait ?
Pourquoi tu es revenu, Fritz ? Après tout ce temps !
-Mon petit-fils m'a envoyé une carte postale d'ici.
J'ai trouvé ça très inquiétant.
-Tu as un petit-fils ici ? A Utelle ?
-Frank.
-Frank, le fils de Karine ?
-C'est notre petit-fils.
-Attends...
Tu veux dire que Karine, ta fille, c'est...
-Notre fille.
-France ?
-Oui.
-Non...
Ce n'est pas possible...
Je ne te crois pas.
-J'ai réussi à la sauver.
Et je l'ai emmenée en Allemagne avec moi.
-37 ans, Fritz !
Pendant 37 ans,
tu m'as laissé croire que tu étais mort...
et ma fille aussi !
-La malédiction continuera, si on ne joue pas la pièce.
-Putain ! Frank, tu jouerais dans une pièce où ta grand-mère
trompe ton grand-père, toi ? -Mon père est mort.
-Mon grand-père aussi. -Il faut stopper ça.
-Ils partent demain !
-On partira pas ça comme !
On va foutre le souk dans ce bled. On est prêts ou quoi ?
-T'as raison, Iris. On a les décors et on a répété.
-Oui, à donf !
-Faites chier. -On va provoquer l'assassin.
Comme Hamlet avec "La Souricière". -Quoi ?
-On va prendre les costumes chez toi et ensuite...
-Alice ?
-Quoi ? -Excuse-moi
pour hier soir, j'ai déconné. -Pas qu'hier soir.
-Oui. Je déconne, en ce moment.
Je vois bien, toi et Frank...
Ce n'est pas comme nous, quand on était ensemble.
Vous, c'est... Il y a un truc de spécial.
Je ne peux pas lutter contre ça. -Ca y est, c'est fini,
la compétition avec Frank ? -Oui.
Mais j'espère que les Allemands perdront une râclée en finale.
-Où est Frank ?
Frank ? -Non, ce n'est pas possible !
-Frank ? -Frank ?
-Frank ? -Frank ?
-Frank ? -Frank, t'es où ?
-Frank ? -Frank ?
-Karine ?
-Papa ?
-Suis-moi.
Voilà. Un pied...
Ici, voilà.
-Le village est par là.
-Oui, oui.
C'est un raccourci.
-Il y a un problème ?
-Non.
Non, au contraire.
Clic. -Que se passe-t-il ?
S'il vous plaît ! -Frank ?
Je suis désolé, c'est très malpoli de ma part...
Je me présente, je suis le grand-père de Frank.
-Bienvenue. Je suis Pierre Seguin,
le maire d'Utelle. -Quel honneur !
-Ravi de vous rencontrer. Qu'est-ce qui vous amène ici ?
-Je suis à la retraite et je me suis dit :
"Pourquoi ne pas rendre visite à mon petit-fils...
"et en profiter pour voir votre belle région ?"
-Sacré petit-fils que vous avez là. Où avez-vous appris
à parler français comme ça ? -On a de très bons professeurs
en Allemagne. -Je vois.
Je raccompagnais Frank, mais maintenant que vous êtes là,
je vous le laisse. -Merci beaucoup.
Ah, excusez-moi...
Quelle est la direction ?
-C'est par là. Vous suivez le sentier
le long de la rivière et vous arrivez.
-Merci. -A bientôt.
-Au revoir, monsieur.
-Tu m'espionnes ?
-Je fais mon boulot.
-C'est un sale boulot. -Isabelle ?
Ton patron m'a dit que tu étais virée.
-C'est temporaire. -Fous la paix à ma femme.
-Si ce n'est pas moi, c'est quelqu'un d'autre.
Dehors.
Maintenant !
-Je ne sais pas ce qu'elle a après moi.
-Je vais parler à Michel, pour qu'elle te foute la paix.
-Merci.
-C'était trop gros, cette enquête, pour elle.
Tu savais que le grand-père de Frank était là ?
-Non.
-Je viens de lui parler.
-Ah bon ?
-Drôle de rencontre.
Ils ne devaient pas
repartir demain, les chleus ? -Si.
Alors, pourquoi il débarque, lui ?
-Je n'en sais rien.
-Je vais leur faire passer l'envie de se foutre de ma gueule.
-Et là, tu lui dis :
"Pierre, ne tirez pas."
-Pierre, ne tirez pas. -Vous ne pouvez pas faire ça.
-De quoi ?
-Vous ne pouvez pas jouer cette pièce.
-Pourquoi ? -Parce que vous allez
bouleverser la vie de certaines personnes.
Les mettre en danger.
-Pour protéger nos familles.
-C'est le contraire. -On doit révéler la vérité.
-Quelle vérité ? Que pierre a tenté de nous tuer, moi et mon bébé ?
-Putain...
-Le soldat allemand...
-Ce n'est pas votre histoire. -Si.
-Cette histoire ne vous appartient pas.
-C'est à cause de votre silence, tout ça.
-C'est comme ça qu'il faut faire.
C'est mieux parce que ça la protège,
quand tu cours dans la forêt.
-Comment ça se fait que vous n'êtes pas mort ?
-Quand on est tombés dans la rivière,
un homme du village est venu.
J'ai cru qu'il allait nous tuer. Mais il nous a cachés
et aidés à rentrer en Allemagne.
Il nous a sauvé la vie, à ta mère et à moi.
-C'était qui ?
-Il s'appelait Philippe.
-C'était mon grand-père.
-C'était un homme bien, ton grand-père.
-Bonjour.
Tu sais où sont les enfants ? -Non.
-Je ne les ai pas vus de la journée,
j'ai un mauvais pressentiment.
-Tu n'as pas à être inquiète pour Charles et moi.
-Je ne m'inquiète pas, tu pars demain.
-Ce n'est pas ce que tu crois. -Ah ! C'est quoi, alors ?
Vas-y, je t'écoute.
-Oui, c'est vrai, nous avons...
des affinités électives.
-Tu connais pas le mot "baiser" ? -Non,
on s'est juste embrassés, une seule fois.
Et ça n'a pas fonctionné. -Oh !
Je suis vraiment désolée pour vous. -Je...
Je n'avais jamais fait ça avant, avec un homme marié.
Je ne me reconnais pas.
Je... Je voulais m'excuser pour ça.
C'était une erreur.
-On n'a pas 15 ans, on ne va pas faire tout un plat pour un baiser.
-Non, pas baisé, juste embrassé.
-Un baiser, c'est s'embrasser. Baiser, c'est faire l'amour.
Et se faire baiser, c'est se faire avoir.
-Ah oui ? -Pour une prof de français,
t'as encore plein de trucs à apprendre.
-Tu connais la blague avec l'ours et le lapin ?
-Non.
-Ca va ?
-Je ne sais pas, Frank...
Tu ne te rends pas compte, toi.
C'est mon grand-père qui a tiré sur Fritz.
Et ma grand-mère, elle...
-Elle est ma grand-mère à moi aussi.
Et nous sommes cousins. Moi aussi, je suis choqué.
Cousin de ce crétin de Vincent !
Cousin germain, en plus ! -Déconne pas. Si ça se trouve,
mamie a quelque chose à voir avec la mort de Philippe.
-Qu'est-ce que tu ressens, là ?
-Je ne sais pas. De la colère.
-Et... quoi d'autre ?
-De la tristesse.
-De la peur.
-Hm...
-C'est bien, la peur.
Il faut que ça sonne vrai, quand tu joueras, tout à l'heure,
si on veut faire sortir le loup de la bergerie.
-Venez assister à "La Libération", une pièce de théâtre
sur la 2e Guerre mondiale.
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sur la 2de Guerre mondiale. Représentation unique.
Des secrets, des mensonges, des révélations.
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-Je n'ai rien à voir avec ça.
Mais je dois reconnaître que je suis si fier d'eux !
-Ils nous ont bien baisés, non ? Isabelle rit aux éclats.
-On peut dire ça comme ça, oui.
Je suis curieuse de voir ce qu'ils vont nous révéler.
-Gaston ? Laissez-moi passer, je suis enceinte.
Gaston... Françoise couche avec le médecin allemand.
-Mais non, elle a accouché du bébé de Pierre il y a 3 mois.
-Et si ce n'était pas
le sien ? J'étais à l'accouchement.
J'ai vu comment le médecin la regardait.
-Qu'est-ce que ça peut faire ? Les Allemands sont partis.
-Bonne nouvelle !
-Faites comme eux. -Arrête de foutre le souk.
-J'ai vu l'Allemand à l'entrée de la grotte de La Mescla,
il y a 1h, avec Françoise et leur bébé.
-Leur bébé ? Attends-moi ici, je reviens.
Maintenant, suivez-nous et vous découvrirez les secrets
les mieux gardés de ce village. Applaudissements.
...
-Ca commence. -Chut !
-Gaston voulait arrêter le médecin allemand,
pour le livrer à la résistance et effacer son passé de collabo.
-Viens avec moi.
-Non. Je t'en supplie.
-Mais tu as toujours été un ami des Allemands !
-C'est fini, tout ça.
Cri.
...
-Tu ne peux pas rester ici. D'autres vont venir.
Je pars avec toi en Allemagne. -Non. C'est dangereux.
-Seul, tu n'y arriveras pas. Je t'aiderai, je te cacherai.
Ils aboient.
... -Vite !
...
-C'est quoi, ce bordel ? Qui a donné l'autorisation ?
-Ils vont tous mourir. -Qui ?
-Tu sais, papy,
Pierre, il est trop méchant.
Pleurs de bébé.
...
Le public applaudit.
...
-(Ce n'est pas possible !)
(D'où ils sortent tout ça ?)
...
Une cloche sonne.
...
-Arrête-toi, Fritz !
-Attends...
Pierre...
S'il te plaît.
Coup de feu. -OH !
OH...
...
Vincent...
Au secours !
Il est là. Derrière toi.
Cris.
...
-Frank ?
-Il va bien.
-Bien mieux que toi, cousin.
-Tant mieux, Frank.
Tant mieux.
-Comment ça, le maire a disparu ? On ne se volatilise pas
devant tout un village. -Il était là avant les tirs.
-On fouille toutes les maisons, on va bien finir par le trouver.
-Faites-moi parler ce dégénéré.
Il a sûrement quelque chose à voir avec la disparition du maire.
-Vous me ressuscitez ?
"Elle est morte, elle n'a point vécu.
"De ses mains est tombé le livre dans lequel elle n'a rien lu."
C'est joli. C'est triste, mais c'est joli.
-J'avais lu ça sur une tombe, dans le cimetière de Sète.
C'est un joli cimetière.
C'est lui qui a inspiré Paul Valéry,
pour "Le Cimetière marin". -Ah oui ?
"Le vent se lève.
"Il faut tenter de vivre."
-"L'air immense ouvre
"et referme mon livre." Vous aussi, vous aimez la poésie ?
-Je suis professeur de français !
-Oui.
C'est fou, non...
mais votre fils s'appelle... -Frank.
Oui. Je me le suis dit aussi.
France...
Frank.
Frankreich.
-On ne peut rien cacher à ses enfants.
-On ne doit rien leur cacher.
Je ne remercierai jamais assez Philippe de nous avoir fait venir.
-Pour votre père, vous savez... il a fait ce qu'il a pu.
Il a été courageux, il vous a sauvée.
Et puis la vie nous a déjà volé tellement de temps.
Il faut en profiter maintenant. Vous ne croyez pas ?
Vous devriez lui pardonner.
-Et vous,
vous lui avez pardonné ?
-J'essaie.
-Comment je dois vous appeler ?
-On pourrait commencer par se tutoyer. Non ?
-Tu as raison.
Je ne sais même plus comment je m'appelle.
-Moi, ça fait 37 ans que je t'appelle France.
Tous les jours de ma vie.
Ca ne te dérange pas, si je continue ?
-Non.
-Ma petite France...
-Maman.
-Alors, tu t'incrustes ? -Ma mère veut faire connaissance
avec la famille. Que dit le médecin ?
-Dans 2 mois, je cours comme un lapin.
-N'oublie pas de dire à Schumacher d'aller se faire foutre.
-Tu viendras lui dire toi-même. -Compte sur moi, "Sag Man".
-Ils ont fini par se trouver, les enfants !
-Enfants ?
-Tu restes dîner, ce soir ? -Promis.
-Je me sauve.
-A ce soir.
-Bye bye ! -AU REVOIR, ISABELLE.
-C'est bien que tu restes un peu. Je ne savais pas, mais...
pendant toutes ces années, c'est comme si quelqu'un me...
-...manquait ?
-Oui.
Oui.
-Je n'en avais jamais parlé, mais... moi aussi.
-Charles ?
Charles ?
-Oui, je parle à ma soeur, là !
-Vas-y, frérot ! -A tout'.
-Ce village était malade. Et grâce à notre petite pièce,
il est sur le chemin de la guérison.
Le miracle de la catharsis ! -Hm...
Oui.
Bon, je dois y aller. -Les moutons ?
-Eh oui, ils ont besoin de moi.
-Tu les embrasseras de ma part.
-T'es con.
-Au revoir. -Au revoir.
Brouhaha.
... Le van klaxonne.
Brouhaha.
-Au revoir, la France ! ...
...
-Tu es sûr que tu ne veux pas acheter quelque chose à manger ?
-Non, ça va aller, merci.
-Les sandwichs SNCF sont en carton.
-Tu n'as pas changé.
-Toi non plus, toujours aussi flatteur.
Même si celui que j'imaginais,
il a 28 ans pour toujours.
-Pas de nouvelles de ton mari ? -Non.
-Alors...
ce sont les vrais adieux.
-Je ne sais pas.
Je déteste ça.
-Alors, sauve-toi.
-Au revoir, Fritz.
-Au revoir, Françoise.
...
-Alors ?
-Ca ne va pas vous plaire.
Il a avoué le meurtre de Philippe
et celui de Jacques.
-C'est quoi, ces conneries ?
-D'après ce que j'ai compris,
il voulait faire porter à Jacques le meurtre de Philippe
et, en le tuant, l'enquête s'arrêtait.
-Et la fouille, ça donne quoi ? -Il porte les vêtements du maire.
On a même retrouvé son portefeuille sur lui.
-Vous l'avez interrogé sur Pierre ?
-Il dit qu'il est Pierre Seguin.
-Appelez-moi tous les asiles du secteur.
Ils ont forcément un cinglé dans la nature.
...
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