Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂ®)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
OLD BOY : LE JOUR DE LA VENGEANCE
Bon, les mecs, surtout, vous m'appelez, hein ?
- Ouais. - Ouais, c'est ça.
Sérieux, vous appelez, hein ? OK ?
- À la prochaine. Ciao ! - À plus tard.
- Quoi de neuf, Joe ? Comme d'hab ? - Ouais.
- Merci, Willie. - J'espère que la nuit a été bonne.
Oui, m'sieur.
Oh, ma grande, faut que je te laisse. Bisous.
- T'es en retard. - Le temps est relatif, chérie.
Y a M. Hardigan qui est furax,
et... M. Blumenthal qui menace de changer de crèmerie.
M. Hardigan... Il t'a dit ça ? Tu l'as eu en direct ?
Et Pat Vinelli... dit de pas emmerder sa sœur, sinon...
- Patricia. - Et aussi ton ex-femme.
Donna Hawthorne. Elle l'a hyper mauvaise.
- Elle l'a toujours mauvaise. - Et on se demande pourquoi.
- 8 octobre 1993, 15 h 12 - Putain...
- Il est dans son bureau. - AĂŻe, aĂŻe, aĂŻe...
- Le voilĂ ! - HĂ©, big boss.
- Ça roule, Joe ? - Nickel.
- Hop lĂ ! - Oh, pardon.
Fais voir, deux secondes ?
- T'as regardé le match, hier ? - Non, j'ai bossé.
D'accord, parlons un peu de M. Newcombe.
Tu l'épingles, celui-là . Ça passe ou ça casse pour nous, Joe.
Oui, ce soir, je l'invite au Pinnacle.
- Pinnacle ? - Ouais.
- Pas donné. - Ouf ! On a rien sans rien.
- D'accord. Tu me l'alpagues ! - Comme toujours.
- Si tu fais le con, on est baisé. - Je sais.
Disons, pour mettre les points sur les I : tu fais le con, tu es baisé.
Je sais, je sais, je sais.
Bon, rafraîchis-toi un peu. La pêche, hein ?
Mets ton beau costard, de l'eau de Cologne, que tu sentes bon !
- Aramis ! T'as un ticket avec sa nana ! - Je sais.
Tu nous les mets KO, champion !
Ouais, chef ! Uppercut ! Uppercut ! Boxe !
Primate...
- Oui, Joe Doucett. - C'était un déjeuner à rallonges ?
- Qu'est-ce que tu veux, Donna ? - Est-ce que tu sais quel jour on est ?
Oui, on est très exactement le 8 octobre de l'an de grâce 1993,
autant dire que je suis en retard pour la pension comme très souvent.
Je ne téléphone pas pour cette raison et tu le sais !
Je t'ai demandé de venir à la fête de Mia
y a de ça trois semaines et tu m'as même pas rappelée.
- Eh bien, j'y serai pas, Donna. - En quel honneur ?
Parce que je dois manger avec un client, Donna.
Ah oui, c'est vrai que ça passe avant l'anniversaire de ta fille.
Attends, écoute-moi, la gosse a trois ans, d'accord ?
Pile... trois ans, OK ?
Est-ce que tu crois que ça la tracasse que je vienne ou pas, ce soir ?
Tu veux que je te dise ?
Autant comme mari que comme père,
tu es un putain... de loser !
Tu veux que je te dise ? T'es une pétasse, Donna !
- Quoi, redis ça ? - T'es une putain de pétasse !
- Va chier ! - Va chier !
Je fais pas de pub pour Joe Untel,
John Quelque chose, Pierre, Paul, Jacques, Monsieur Tout le monde.
Non, non, non, non, non.
On fait de la pub pour Daniel Newcombe.
On fait de la pub pour Joe Doucett. On satisfait l'élite.
La crème de la crème.
Célébrités, sportifs, artistes, rappeurs !
Ceux Ă qui Daniel Newcombe vend ses belles voitures.
- C'est ça que je vais faire pour vous ! - C'est une excellente idée.
Une excellente idée ! La demoiselle a raison.
D'accord, je veux bien faire un essai.
Voilà ! J'aime entendre ça !
- Appelez-moi lundi matin, au bureau. - Oui, m'sieur, Ă vos ordres.
J'ai un appel urgent. Je vous prie de m'excuser.
Toujours répondre aux priorités en priorité.
- Traîne pas trop. - Je me dépêche, ma belle.
- Vous faites un beau couple. - C'est le meilleur.
Vous serez ravi. Je vous le promets.
- Je vous félicite. - Merci, Judy.
- Aucune chance sans votre aide. - Vous y seriez arrivé.
Non, vous riez Ă toutes mes vannes,
vous lui dites combien mes idées sont excellentes...
- Elles sont excellentes. - J'apprécie le geste. Vraiment.
D'un bonimenteur Ă un autre, je te le dis.
Écoute... Je pensais...
Qu'est-ce que tu dirais... qu'on se casse...
toi et moi, ce week-end ?
Tu largues le vieux. Une bonne bouteille.
Un petit rail de coke...
- Quelques cassettes pornos. - Excusez-moi...
- Quoi ? - J'ai comme un léger doute.
Vous croyez que j'ai dit tout ça parce que je veux votre queue ?
- Oui. - Non.
Non ?
Non. Ce que je voudrais, c'est ficher le camp...
ĂŞtre aux antipodes de vous aussi vite qu'il est humainement possible.
Daniel vous apprécie, Dieu sait pourquoi.
- D'accord... - Mais, Joe ?
- Ouais ? - Vous ĂŞtes un connard.
Et à tout prendre, je préférerais la queue d'un mort.
Joe ? Vous cherchez Ă m'humilier ?
- Non... Non non, loin de lĂ ... - Pas de souci, pas de souci.
Il y a eu un malentendu.
Il m'en faut plus. Il m'en faut plus. Je survivrai.
- OK. - Mais aller humilier la femme que j'aime,
mon garçon, ça, c'est... c'est tout bonnement stupide.
Non, mais c'est juste un malentendu.
On y va, bébé.
Il n'en vaut pas la peine.
Oh ! J'ai soif !
- Quelqu'un a un coup Ă boire ? - Ferme ta gueule !
Quelqu'un a un coup Ă boire ?
OK...
Je veux pas rentrer chez moi !
T'en va pas !
L'Amérique ! L'Amérique !
C'est par où... C'est par là ... L'Amérique...
C'est quoi, ça ?
C'est quoi, ça ? Je sais ce que c'est.
- Qu'est-ce t'as de beau ? - 5 $.
Quoi ? J'ai encore rien touché ! OK...
- Combien, ça ? - 5 $.
Pour ma fille. Elle va avoir trois ans.
C'est son anniv' !
- Donne-moi 5 $! - Elle a trois ans !
Trois ans tout rond !
Donne-moi 5 $ !
Donne-moi toi-mĂŞme, ouais.
Qu'est-ce que c'est ?
Arrête ça !
- Chucky ! Chucky ! - C'est fermé !
- Non ! C'est Joe ! - C'est fermé ! T'es sourdingue ?
Joe ! Ouvre !
Allez !
- Juste un verre ! Un tout petit ! - Du café !
- Non ! Pas de café ! - Si ! Tu me promets !
- Non, tu promets ! - Tu promets !
- Tu promets ! - Allez !
- Sur sa tĂŞte ! - Sur la tĂŞte de rien du tout !
Reviens demain ! Tu verras, tu me remercieras !
Non, non, non, non ! Putain, non ! Ah !
Merde ! T'as pas envie de t'amuser !
Les gens savent plus s'amuser. Merde !
Qu'est-ce que tu fais ?
Bonsoir.
Faut que je pisse un coup, d'accord ?
OK ?
Désolé pour les chiottes.
C'est pas que...
HĂ©, oh !
HĂ©, oh ?
Des slibards ? C'est quoi ce délire ?
Où ils ont foutu le téléphone ?
HĂ©, oh !
Quelqu'un m'entend ?
Y a quelqu'un ?
C'est quoi, ça ?
Putain de merde.
Y a quelqu'un ?
Personne m'entend, de l'autre côté ?
Je suis coincé dans une chambre d'hôtel ! Y a quelqu'un ? Bordel !
HĂ©, oh !
Dis-moi ce que je fous ici.
S'il te plaît. Non, attends ! Dis-moi ce que je fous ici !
Non, non, non, non, non ! S'il te plaît, s'il te plaît, non !
Putain...
Putain !
Bienvenue !
Comment peut-on améliorer votre séjour ?
Des raviolis...
Toujours des raviolis...
S'il vous plaît...
S'il vous plaît, je peux avoir autre chose à manger ?
Doux Jésus, Marie, Joseph,
filez-moi autre chose que cette merde !
On va... serrer en deux temps et relâcher en deux temps.
Veillez Ă bien le retenir.
C'est un bon exercice pour raffermir et muscler l'intérieur des cuisses.
Une zone trop souvent négligée par nous toutes mesdames.
Alors, c'est le moment de me rejoindre, si ce n'est déjà fait.
Et... on sert... comme ceci... et on relâche.
- Bien, vous sentez comme ça chauffe ? - Ouais.
- Eton relâche. - Relâche...
Allons-y. Là ... et on relâche.
Allez, on continue. On serre...
et on relâche.
On accélère un peu le rythme.
- Bien... Vous sentez ? - Je te dis pas.
Bien. Eton ouvre. VoilĂ , en douceur.
C'est bien. On serre... et on ouvre.
On serre... et on ouvre.
Merci, Michael. Le corps d'une mère célibataire,
identifiée comme Donna Hawthorne, a donc été trouvé ce matin,
Ă son domicile,
où elle a d'abord été violée puis sauvagement frappée,
et ce, jusqu'Ă ce que mort s'ensuive.
Quoi ?
La victime était maman d'une petite fille âgée de trois ans,
qui elle aussi était dans l'appartement lorsque le drame s'est déroulé.
Pour reprendre les termes de la police scientifique,
les preuves sont irréfutables.
Le principal suspect, Joseph Doucett,
n'est autre que l'ancien mari de la jeune femme
et le père de la fillette retrouvée saine et sauve.
C'était Stéphanie Lee en direct des lieux. À vous, Michael.
N'oublie jamais, ton ennemi est des plus vulnérables
au moment oĂą il va frapper !
C'est Ă ce moment que tu dois attaquer...
Face à lui, sois toujours sur la défensive, prêt à réagir.
Cette zone est particulièrement exposée.
Ne baisse pas la garde un seul instant. Ça peut venir de n'importe où.
C'est une menace sérieuse.
Il faut s'y préparer, anticiper chaque mouvement.
Notre plan doit être sans faille, et appliqué à la lettre.
L'essentiel est de vous mettre en contact tous les deux. Tu dois lui parler.
Malheureusement, ça n'a rien donné.
Il est toujours en vie.
On va devoir trouver une autre solution.
Je ne sais pas. Ça me semble risqué.
Si ces deux hommes sont bien ceux auxquels on pense...
Je suis désolé.
... sept et huit. Et je fléchis... Len-te-ment !
Len-te-ment, len-te-ment.
Encore. Len-te-ment...
Bien, on continue. Lentement. Len-te-ment...
On garde le dos bien droit. Comme ça, voilà !
Lentement. Et on arrĂŞte...
Viens par lĂ , viens par lĂ , regarde.
Miam-miam...
T'es le roi !
Tu me quittes jamais, hein ?
Tu me quittes jamais.
Comme ça...
OK, je touche pas à tes bébés. Je touche pas à tes bébés.
T'es bien, t'as tout ce qu'il faut, lĂ .
Ouais, tu les protèges, ces bébés. Tu les protèges, ces bébés.
OĂą est-ce que t'es ?
OĂą est-ce que t'es ?
Ah ! Non ! Non, non, non...
Non... Non...
Non...
Ce soir, dans les Mystères du crime.
Le 30 juillet 1994,
Donna Hawthorne est sauvagement violée et battue à mort
par son ex-mari, Joseph Doucett.
Une affaire on ne peut plus limpide.
Mais un problème demeure : l'assassin s'est volatilisé.
Depuis cinq ans, Joe Doucett échappe à la justice.
Où se cache l'être démoniaque ?
Moi, James Prestley, ce soir, je vais tenter de percer...
les mystères du crime !
Parlez-nous de la petite Mia.
On a adopté Mia... juste après la tragédie.
Ni sa mère, ni... ni ce Doucett, l'assassin, n'avaient de...
de famille en vie,
- et on a eu la chance d'avoir ce... - Le bonheur.
Oui.
On a eu le bonheur de voir cet...
cet ange entrer dans notre vie.
Est-ce que Mia sait ce qui s'est passé ?
Non, elle... Bien sûr, elle sait qu'elle a été adoptée et que...
sa vraie mère est morte, mais... ça se limite à ça.
On attend qu'elle soit plus grande pour lui dire le reste.
Je souhaitais parler avec Mia,
mais Ken et Shirley Roos ont préféré nous montrer la passion de leur fille.
Ouais...
Chère fille, chère Mia,
je viens de te voir à la télé. Tu étais très jolie.
Quand tu as joué du violoncelle, c'était merveilleux.
Je suis heureux que tu ailles bien,
que tu aies été recueillie par des gens si gentils.
J'aurais aimé que ce soit moi.
Je t'écris pour te dire ceci :
aujourd'hui, je m'engage Ă changer.
Et aujourd'hui, je m'engage Ă lutter contre les pulsions
qui empoisonnent mon corps...
Non ! Non, non, non ! Mon esprit...
mon âme.
Et je fais ça, ma chère fille...
pour toi.
Dans l'espoir qu'un jour, tu ne me vois pas comme j'ai été...
mais comme je suis.
Et je sais que tu me hais.
Et je mérite ta haine.
Mais pas pour la mort de ta mère.
Non...
je ne l'ai pas tuée.
Je mérite ta haine pour ne pas avoir été un père, pour toi...
jusqu'Ă maintenant.
ĂŠtes-vous Andrew Blumenthal ?
ĂŠtes-vous Daniel Newcombe ?
ĂŠtes-vous Patrick Vinelli ?
M. Sharkey ?
Richard Dennison ?
ĂŠtes-vous Kenny Flowers ?
Samuel Carver ?
ĂŠtes-vous Mark Atlas ?
C'est une guerre pour la liberté
et la paix dans le monde.
ĂŠtes-vous Bill Myers ?
ĂŠtes-vous Tom Marshall ?
Nous sommes face à un ouragan de très grande ampleur.
Nous sommes passés en catégorie 5 avec des vents soutenus de plus de 240 km/h,
avec des rafales pouvant dépasser les 300 km/h.
Je vais sortir...
Et qui que vous soyez...
oĂą que vous soyez...
je vous trouverai.
La liberté est à vous. Vous pouvez l'atteindre.
Poussez, respirez...
Ressentez cette paix intérieure, une autre porte vers la liberté.
Elle est toujours lĂ pour vous.
Et voilà , c'est terminé. Au revoir et à demain.
93, 94...
Ma chère fille, aujourd'hui, je quitte cet endroit, cette prison,
et une fois libre, je te ferai parvenir ces lettres. Je m'arrangerai.
Je te demande qu'une chose, Mia, lis-les avant de me juger.
Je t'en supplie. S'il te plaît.
Ton père qui t'aime.
Plus de 20 ans d'antenne !
Actuellement, nous revenons sur tous les moments forts des Mystères du crime.
Ce soir, le meurtre de Donna Hawthorne.
Parlez-moi de votre mère.
Je ne me souviens pas de ma mère.
Mais je sais que je l'aimais.
- Je le sais dans mon cœur et dans mon âme. - Et votre père ?
- Je... je ne m'en souviens pas non plus. - Pardonnez-moi, mais...
- ce n'était pas le sens de ma question. - Je le hais pour ce qu'il a fait.
Non... Il y a une part de moi qui le hait pour ce qu'il a fait,
mais il y a une autre part qui veut essayer de comprendre,
qui veut lui demander pourquoi.
Votre père a disparu depuis... 20 ans.
Je ne sais pas si pour vous il est forcément mort, mais...
si j'avais le pouvoir de le faire venir,
vous croyez que vous pourriez lui pardonner ?
Eh bien...
je pourrais essayer.
Mia Roos est une jolie et talentueuse jeune femme.
Mais ce qui marque le plus chez elle, c'est sa gentillesse et son âme généreuse.
Mon seul souhait est qu'elle puisse un jour tourner la page.
Ce mystère ne sera peut-être jamais résolu,
mais une chose est sûre :
la justice triomphe toujours !
C'était James Prestley, que Dieu vous garde.
Oh, elles sont lĂ ...
Attendez un peu ! Stop !
- Ne me touchez pas ! - HĂ© !
Laisse la demoiselle tranquille !
Va pas la faire chier, t'entends ?
Oh, non !
ArrĂŞtez !
Laissez-les !
ArrĂŞtez !
- Mais il va les tuer ! - Il est fou !
Non, pas ça ! Je vous en supplie !
Laissez-le, laissez-le, s'il vous plaît !
- HĂ© ! - Quoi ?
- OĂą elle est ? Dis-moi oĂą elle est ! - Me tape pas ! J'ai rien fait !
Laissez-le ! Enfin, quoi ! Le touchez pas !
C'est pas vrai... Ça va, Johnny, t'as rien ?
Si vous voulez voir le docteur, vous attendez comme tout le monde !
Désolé... désolé, je l'ai pris pour quelqu'un d'autre.
- C'est quoi le souci ? - Tout va bien ?
- Oui, c'est bon, ça va. - Il est à vous, je suppose ?
Oui, Johnny a tendance, de temps en temps, Ă prendre ce qui lui appartient pas,
veuillez nous en excuser.
Je suis le docteur Tom Melby, en charge du dispensaire.
Euh... Joe Untel.
Johnny ?
On peut rendre son parapluie à monsieur Untel, s'il te plaît ?
- Non... non, qu'il l'emmène. - Vous êtes sûr ?
Monsieur ! Euh, Joe ! Euh, pardon, pardon...
Si vous pensez avoir besoin de...
d'une aide... médicale, je sais pas, ou...
si vous voulez juste parler Ă quelqu'un, simplement,
je m'appelle Marie Sebastian. Prenez ça, s'il vous plaît.
C'est fermé !
- Vous êtes sourd ? C'est fermé, j'ai dit ! - Chucky !
Depuis quand on se connaît ?
C'est Joe.
Joe ?
Joe !
Entre.
20 piges dans la même pièce... Putain, moi, j'aurais pété un câble.
Pourquoi... pourquoi quelqu'un a pu te faire ça ?
Qu'est-ce que toi, t'as bien pu faire ?
Tiens. Je crois que ça sera pas de trop.
Non, ça me va, le café.
Et alors, tu comptes faire quoi ?
- AllĂ´ ? - Bonjour, Joseph.
C'était comment, cette première journée de liberté ?
Vous ĂŞtes qui ?
"Je pense que nous sommes seuls responsables de nos choix,
"et que nous devons accepter les conséquences de chacun de nos actes,
"de nos mots et de nos pensées, tout au long de notre vie."
Ce sont des paroles d'Elisabeth KĂĽbler-Ross, Joseph.
Et aujourd'hui, je veux que vous...
vous songiez Ă chaque acte,
mot et pensée
qui ont jalonné votre...
misérable existence.
Il y aura une suite. Une proposition formelle qui,
en cas de réussite, Joseph,
vous aidera, je crois, Ă trouver la paix.
MĂŞme, je pense, Ă trouver le bonheur.
Peut-être aux côtés de votre adorable fille, Mia.
Non. Mia n'a rien à voir avec ça.
Passons. Je vous rappelle.
C'était ce type ? Fais voir.
Appel masqué. Qu'est-ce qu'il a dit ?
Chucky, il faut que tu m'aides.
Alors, Daniel... Newcombe.
Doit y en avoir un paquet, des Daniel Newcombe.
Celui-lĂ avait plusieurs concessions automobiles.
Les garages Daniel Newcombe.
"Un homme d'affaires local tué dans une collision aérienne."
On peut le rayer de la liste.
Dis donc, je veux pas dire, mais elle est vachement longue, cette liste.
Je sais.
- Bernard Sharkey. - Ouais.
Une boîte de pub, Advanced... Advanced Advertising.
Club de retraités "Les trompe-la-mort". C'est lui ?
- Ouais. - Pourquoi il est sur la liste ?
Parce que c'était mon boss. Il y a une adresse ?
- Euh... ouais. - OK.
- C'est ce mec ? - Ouais, ouais, ouais. Tu peux le trouver ?
- Qu'est-ce qu'il a fait ? - Ce que moi j'ai fait, pas lui.
Mets-le de côté.
D'accord, faut juste écrire là -dedans, c'est ça ?
Ouais, t'Ă©cris... tout ce que tu veux lĂ
et tu tapes sur... "Entrée". C'est tout.
- Laisse-le alors, je vais faire les autres. - Non, non, c'est bon, c'est bon.
- Non, vas-y, faut que tu dormes. - T'es sûr ?
Ouais.
D'accord.
Joe !
Le café est servi !
Joe ! Joe !
HĂ© ! HĂ©, vieux !
Allez, quoi ! HĂ©, oh ! HĂ© !
Service des urgences, quel est votre...
Il va aller mieux, lĂ ?
Oui, c'est pas grave. Il faut qu'il se repose. Il est exténué,
en plus d'être sous-alimenté et déshydraté.
Il lui est arrivé quoi, au juste ?
Il s'est pointé hier soir, il débarquait de je sais pas où,
ça faisait 20 ans que j'avais pas eu de nouvelles de lui, d'accord ?
Je l'ai mĂŞme pas reconnu en le voyant.
Je le fais entrer, on s'assoit,
et c'est lĂ qu'il me sort son histoire de dingue.
Quelle histoire ?
- Vous le connaissez, au moins ? - Pas du tout.
- D'accord... - Alors, cette histoire ?
Je crois que je vous en ai assez dit comme ça, je sais même pas qui vous êtes.
- Bien quoi, Chucky ? - Oh, merde.
OK, je... j'ai un bar Ă ouvrir.
D'accord.
Je reste près de lui encore un peu, je veux être sûre que ça va aller.
On va se calmer, dehors ?
"Ma chère fille, chère Mia,
"j'ai été détenu injustement dans cet horrible endroit
"pendant près de 20 ans. Quand je serai libre,
"et je le serai un jour,
"je n'aurai qu'un but, pur et simple,
"montrer tout l'amour que j'ai pour toi.
"Pour ça, je dois trouver l'homme qui m'a mis là .
"Je suis ton père.
"Il est de mon devoir, il est de ma responsabilité de prendre soin de toi,
"de t'aimer, Mia. Laisse-moi cette chance, s'il te plaît.
"Le monde peut ĂŞtre un enfer sur terre,
"les gens peuvent se montrer cruels et fourbes.
"Mais quoi qu'il arrive, reste ce que tu es.
"Un jour, je serai là pour le partager avec toi. Ton père qui t'aime."
Vous les avez lues... Vous avez lu mes lettres ?
De quel droit ?
Vous ĂŞtes qui ?
Votre ami Chucky m'a appelée. Vous étiez plutôt mal en point.
Maintenant je vais bien, vous pouvez vous tirer.
Non, vous n'allez pas bien, je regrette.
Qu'est-ce que vous foutez ici ?
Je n'aurais pas dû lire vos lettres, je suis désolée.
- Vous avez pas appelé les flics ? - Non, en effet.
Pourquoi ?
- Parce que je vous crois. - Pourquoi ?
Je... je pense qu'on vous a vraiment enfermé un long moment.
D'accord ?
Je pense que vous êtes un père attaché à sa fille...
Me touchez pas.
... qui veut lui montrer l'amour qu'il a pour elle.
Ne me touchez pas !
D'accord...
Si je trouvais que vous en savez un peu trop, Ă lire mes lettres...
et que je ferais mieux de vous tuer, lĂ , maintenant ?
Je serais sûrement déjà morte, dans ce cas.
Joe... vous voulez bien me lâcher... s'il vous plaît ?
Si vous recherchez votre fille, que vous voulez prouver
que vous n'avez commis aucun crime, sachez que je peux vous aider.
Ou... ou vous amener aux gens qui pourraient.
Je connais des travailleurs sociaux,
euh... des avocats, des flics, mĂŞme, sans risque.
Non, votre aide, j'en veux pas.
"Vous y avez songé ?"
- Bernard Sharkey. - Oh, Bernard...
Il est à l'étage, mes lapins.
C'est gentil de venir, c'est pas souvent qu'il a de la visite.
- Merci. - Profitez bien.
Désolé, boss.
Comment vous savez que c'est pas lui ?
Parce qu'il est heureux.
Être heureux, c'est pas le genre du type qui m'a contacté.
- Quoi ? - Je voudrais un bottin.
- Euh, non... - Où sont les cabines téléphoniques ?
Joe, attendez, euh... une seconde. Vous cherchez quoi ?
- Un restaurant. - OK...
Dragon quelque chose, je ne sais plus.
LĂ , tenez...
Hé, monsieur ! Un joli cadeau pour la jolie fiancée !
Allez ! Vous avez l'air gentil ! 5 $, c'est pour 5 $! Venez me voir !
Je dois partir. Je suis de garde et je peux pas... ne pas y aller.
J'ai entré mon numéro dans votre portable. Je suis libre
- demain toute la journée, d'accord ? - Merci.
- Bonjour, comme d'habitude. - Ouais, merci.
- VoilĂ . - Tu le mets sur la note.
Bonne journée. À demain.
Quelle adresse ?
Tiens.
S'il vous plaît, monsieur ! Monsieur !
Tu connais le rituel, tout sur la table.
39, horizontal. Alter ego d'Edmond Dantes...
Le comte de Monte-Cristo.
Hein ?
Laissez-moi sortir ! J'ai rien fait Ă personne !
AllĂ´ ! C'est l'heure de la bouffe !
Oh, putain !
Bande de baltringues, ils en branlent pas une !
Qu'est-ce que vous...
Détache-moi, espèce d'enfant de pute, je te prends, d'homme à homme.
Allez, montre que t'as des couilles.
Enculé ! Tu veux t'amuser ? Laisse-moi descendre de cette table.
On va s'expliquer, toi et moi, connard ! Alors, ça te tente pas ?
Reste tranquille.
Putain, tu fais quoi, lĂ ?
Tu fais quoi ?
- Tu fais quoi ? - Ferme ta gueule.
VoilĂ ...
T'es prĂŞt ?
Oh, déconne pas, putain, réfléchis à ce que tu fais.
Ça fait 20 ans que j'y réfléchis.
- Non, mais attends, attends... - Reste tranquille.
Putain de ta race ! Ah !
- Merde ! - Hé, hé !
T'as pas de couilles ! Enfoiré de suceur de bites, je t'emmerde !
- Non, je t'emmerde. - Ah !
Raclure de bidet fini Ă la pisse !
ArrĂŞte-toi maintenant et t'as peut-ĂŞtre une chance de rester en vie.
Je commence Ă peine.
À la fin, je pourrai te décapiter à mains nues, d'un coup sec.
OK ?
Écoute-moi... Écoute-moi bien.
Je fais juste... tourner la baraque, d'accord ?
- On m'a engagé pour te garder. - Qui t'a engagé ?
Ça, je peux pas le dire.
Alors me fais pas chier et ferme ta gueule.
Qui t'a engagé ?
Je sais pas... comment s'appelle le client !
- Qui t'a engagé ? - Non, non, non !
Je te jure... je te jure que c'est vrai.
C'est... c'est vrai ! Jamais je demande leur nom.
Ils le disent jamais.
Ta mère la pute !
ArrĂŞte !
Non... S'il te plaît, s'il te plaît...
Je suis sûr que tu vas me dire quelque chose.
Je sais que dalle !
Je jure devant Dieu et huit autres fils de pute blancs, t'entends ?
- Regarde, regarde... - Non, non, non...
- Les cassettes, les cassettes ? - Où ça ?
LĂ , dans le placard. Vas-y, regarde !
Le premier, juste lĂ . Regarde... juste lĂ . Juste lĂ , juste lĂ .
Premier placard, deuxième étagère, troisième boîte, première cassette.
Ouais, ouais, ouais ! Celle-lĂ , celle-lĂ !
- "Cassette 1. Doucett." - Vas-y, fais tourner. Écoute-la !
Je sais pas... qui c'est.
J'ai jamais de nom. Je te jure.
Monsieur, depuis longtemps, nous répondons aux exigences
d'un groupe de clients... très sélect.
Je présume que vous avez l'un d'entre eux dans vos fréquentations,
sans quoi vous n'auriez jamais eu ce numéro.
Exact.
Monsieur, cette maison existait déjà bien avant ma nomination
et existera encore bien après mon départ.
Jamais, un de nos hôtes une fois relâché,
n'a divulgué son existence au monde extérieur.
- Vous m'avez convaincu. - Bien.
Combien de temps allons-nous avoir le plaisir de veiller
Ă ce que ce monsieur... Doucett soit des nĂ´tres ?
Vingt ans.
Venez tous, et maintenant !
Ouvrez la porte !
Tu vois ?
Je t'avais dit. Je t'avais pas dit ?
- Dis-leur, aux bouffons, dehors. - Leur dire quoi ?
Tirez-vous de devant la porte ! Poussez-vous de cette putain de porte !
Je vous ai pas dit de vous éloigner de cette porte ?
Éloignez-vous de la porte !
- Reculez ! - Poussez vos culs ! Poussez-vous, vite !
OK !
Doucement, doucement... Derrière moi ! Cool !
Cool...
Tu t'en tireras pas comme ça, Joe.
Derrière moi ! Cool...
- Cool... Cool, Joe ! - Ah !
- Putain ! - Vous le chopez !
Allez ! Ramenez cet enculé ! Il a tué Marco ?
Ouais, ils ont tué Marco !
Enfoiré !
Oh, Seigneur !
Vous devez faire attention Ă vous. Le meilleur reste Ă venir.
Joe ?
Qu'est-ce qui t'est arrivé ? Allez, viens ! Viens, Joe.
"Meurtre sauvage..."
"La police recherche l'ex-mari."
"L'assassin a disparu."
AllĂ´ ?
Marie, il doit rester allongé au minimum une semaine.
Faire le moins de mouvements possible pour pas faire craquer les points de suture.
Il a perdu beaucoup de sang, mais avec du repos, il devrait se remettre.
Il y a certaines entailles où ça s'est joué à quelques millimètres.
Il a frôlé la catastrophe.
Je te suis vraiment reconnaissante, Tom.
Je pense que tu devrais vraiment me laisser l'emmener Ă l'hĂ´pital.
- Non, je t'ai dit. - Pourquoi ?
Quelqu'un a essayé de le tuer.
Tu crois pas que ça mérite d'être signalé à la police ? Hein ?
Je te demande que ça reste entre nous.
C'est pas un chien errant ou un oiseau tombé du nid, Marie.
Je sais que tu les aimes, tes causes perdues, mais écoute...
il peut arriver... que parmi tout ce monde,
certains t'entraînent sur d'anciens terrains glissants.
Tu penses que je reprends ces cochonneries ? C'est ce que tu te dis ?
Tu fais chier !
Entrez.
Salut.
Je venais voir comment ça allait.
Je... je voudrais juste regarder cette blessure,
j'en aurai pour deux secondes, si vous permettez.
Tournez-vous, lĂ ...
Désolé.
OK...
Bon, apparemment, ça ne saigne plus, c'est...
c'est plutĂ´t bon signe.
J'ai pas à vous faire la leçon.
Et encore moins Ă Marie.
Mais ce que je peux vous dire, c'est qu'elle a déjà morflé.
Et que s'il y a bien une chose dont elle peut se passer,
c'est que quelqu'un la fasse souffrir.
Ménagez-la, s'il vous plaît.
Il vous aime.
Vous l'aimez ?
Euh, non, en fait, c'est... c'est fini depuis longtemps.
Il vous aime toujours.
J'ai, euh... j'ai fait nettoyer votre veste.
Mais... ils n'ont pas rebouché le trou.
Un coup de main ?
Venez.
Vous devriez rentrer.
Allez, partez.
Allez, sortez.
- Vous êtes sérieux, là ? - Oui.
Ne revenez pas.
- Partez. - Ah...
Allez, partez.
Mesdames et messieurs !
Dernier appel pour avoir sa dose !
Qu'il parle maintenant ou se taise Ă jamais.
AllĂ´ ?
AllĂ´ ?
Ă€ la nĂ´tre !
AllĂ´.
J'ai pensé qu'il était temps de nous parler.
Joe, qu'est-ce que tu fous ?
- Putain ! T'excite pas ! - OK, OK !
Tuez-moi maintenant
et quittez aussitĂ´t cette terre sans avoir su pourquoi.
ArrĂŞtez !
Je détiens votre fille.
Si vous prévoyez de la revoir en vie, il va falloir renoncer
Ă faire preuve de violence.
Puis-je voir votre liste ?
Non !
Elle n'est d'aucune utilité, croyez-moi.
J'ai une proposition Ă vous faire, Joseph.
Si vous l'acceptez, et réussissez, vous serez pleinement récompensé.
En premier lieu, par l'enregistrement vidéo
du viol et du meurtre de votre femme,
Donna Hawthorne.
Non ! Ah, non. Non !
Non. Je veux pas regarder.
- Je vous en supplie ! - Arrêtez ça.
Adieu, tout le monde. Dis-leur adieu.
- Ah... - Arrêtez ça !
- Très bien. - Arrêtez, je vous dis !
Assez. En second lieu :
mes aveux, noir sur blanc,
pour ce crime, ainsi...
que votre enlèvement et votre séquestration.
En trois, et ce que je préfère de loin...
20 millions de dollars en diamants.
Et pour finir...
encore une fois, sous réserve que vous réussissiez,
vous pourrez me voir me mettre une balle en pleine tĂŞte.
Il va falloir répondre à deux questions.
La première : Qui suis-je ?
La deuxième : Pourquoi vous ai-je emprisonné pendant 20 années ?
Si vous fournissez des réponses satisfaisantes à ces deux questions,
dans pas plus de...
46 heures, montre en main, vous gagnez.
Refuser le défi aura les mêmes effets qu'un échec :
vous resterez un fugitif traqué par la justice,
vous n'obtiendrez ni récompense, ni repos.
- Et je tuerai votre fille. - Non !
Si vous ou qui que ce soit allait voir la police
ou tentait d'alerter Mia, les conséquences seraient désastreuses !
Surtout pour elle !
Si vous avez un doute sur ma détermination ou mon influence,
je vous suggère de faire un saut chez votre amie, Marie.
Ces images sont filmées en direct.
Ma proposition... oui ou non ?
- Oui ! - Au 629, Cooper Street.
Et ne traînez pas en route.
Marie !
Marie !
Cogne-le !
Tiens ! Joe !
J'avais l'intention de laisser Cortez faire mumuse avec elle...
mais étant donné que tu es là ...
la petite chienne... attendra.
Foutez-le sur la table !
On se grouille ! Allez ! On se grouille !
Tiens-le !
La dernière personne qui a réussi à me baiser en beauté...
je l'ai ramenée par la peau du cul
et je l'ai charcutée pendant 16 journées d'éclate.
Et comparé à ce que je m'apprête à te faire,
c'était comme une fourmi qui encule un éléphant.
J'écoute.
J'ai peur, hélas, de devoir refuser. Une réparation me semble s'imposer.
Certes, c'est vous qui m'avez donné son adresse,
ce dont je vous remercie, mais...
Non ! Non, il n'existe rien, en contrepartie, qui pourrait m'arrĂŞter.
Que j'ouvre la porte d'entrée ?
- Cortez ? - Yo ?
Cortez ?
Bouge.
Ah, oui... Eh bien, peut-ĂŞtre que...
Bien, je... je vous remercie de votre générosité,
et merci d'avoir su apprécier mon sacrifice.
Oui, monsieur.
Bonne soirée à vous aussi.
Alors toi, tu peux te vanter d'avoir de la chatte.
On se casse.
Allez.
Marie !
Désolé. Non, non !
Je suis désolé.
Marie, Marie...
C'est fini. C'est fini.
Je sais, je sais... Je suis désolé. Je suis désolé... Je suis désolé...
J'ai une copine qui est dans le centre, je vais...
je vais aller chez elle. Je me sens plus trop en sécurité, ici.
AllĂ´ ?
Quand il appelle, c'est toujours la mĂŞme musique.
Euh... Evergreen Academy.
Ça vous rappelle quelque chose ?
C'est un lycée privé où je suis allé.
C'est bizarre, je trouve rien.
Ah, si, il y a ça.
Qui est Edwina Burke ?
Un éminent éducateur dénonce la décision de l'Académie
C'était la principale. Elle pourra peut-être nous renseigner.
Je me saoulais, dans le temps. Souvent.
Ah oui ? Moi aussi, j'ai donné dans l'alcool et un tas d'autres saloperies, mais...
ce soir, c'est la première fois que j'ai vraiment eu... envie de recraquer.
C'est bien que tu sois lĂ .
Euh... Madame Burke ?
Edwina Burke, de l'Evergreen Academy ?
Oui.
Je voudrais vous parler d'un ancien élève
dont vous vous souvenez peut-ĂŞtre, Joe Doucett.
- Entrez. - J'espère que je ne vous dérange pas.
Pas du tout. J'étais sur le point de faire du thé.
Je vous en prie, asseyez-vous.
Joseph Doucett...
Oui, vous voyez de qui je parle ou pas ?
Bien sûr, oui. Bon nombre de nos étudiants se sont illustrés,
mais il fut notre seul et unique meurtrier.
- Grâce à Dieu. - Eh bien... si je vous disais
que Joe Doucett est innocent, et que c'est autre homme qui a tué sa femme ?
Un ancien d'Evergreen ?
Pourriez-vous également me dire qui vous êtes ?
Oui, pardon.
Je m'appelle Marie Sebastian.
Vous avez entendu parler du projet Innocence ?
Le projet Innocence ne concerne que des criminels jugés et condamnés.
Joseph a disparu il y a 20 ans.
Excusez-moi.
Vous pensez vraiment qu'il ne l'a pas fait ?
On a de nouveaux indices allant dans le sens d'un coup monté.
Quelque part, ce serait un soulagement.
C'était... un très joli garçon, ce Doucett.
Mauvais élève, mais... Donna l'adorait.
Ça le laissait indifférent. À moins que ce soit elle.
C'était un de ces jeunes hommes avec une très haute estime de soi,
et de personne d'autre.
Il pouvait, en fait, se montrer cruel envers son entourage.
Toujours avec le sourire, sur le ton de la plaisanterie.
Il me donnait l'impression d'être... une âme égarée.
Vous disiez qu'il s'agirait peut-être d'un autre étudiant ?
Euh... je suppose que Joe avait des ennemis.
Plus d'un. Mais qui soit capable d'une telle monstruosité ?
Il faut déjà avoir atteint un degré de haine hors du commun.
Et vous pensez Ă quelqu'un ?
Qui que ce soit dans ce genre-lĂ ?
En toute honnêteté, je ne me souviens plus.
Je suis passée devant le lycée, ce matin.
- Qu'est-ce qui est arrivé ? - Ils le lui ont pris.
Mon père l'avait bâti, brique par brique.
Le comité de direction l'a vendu à un grand groupe quelconque
et les portes du lycée sont closes depuis ce jour-là .
Tout y est encore. Les dossiers, les archives,
toute l'histoire de l'établissement.
Ă€ l'abandon.
- Au revoir. - Marie ? En arrivant tout Ă l'heure,
vous avez dit : "Peut-ĂŞtre que Joe est innocent."
Pas était.
Je pensais qu'il était mort.
Je vous remercie.
Non, t'as étudié ici ?
Ça date pas d'hier.
- On reviendra ce soir. - D'accord.
AllĂ´ ?
Je l'ai pas fréquenté à l'époque.
Son nom me dit que dalle.
Demande Ă tes potes, ils l'ont peut-ĂŞtre connu.
Ça fait des siècles que je ne vois plus ces trouducs,
je suis même pas sûr qu'ils répondraient.
Tout ce qui vient de ce putain de bahut me file la gerbe, sauf toi.
- Excuse-moi, hein, Joe. - Non, t'excuse pas, je comprends.
Laisse-moi un peu le temps de creuser, je te rappelle, OK ?
OK.
Il faut changer la compresse.
- Je t'aide ? - Ouais, s'il te plaît.
"Le milliardaire Adrian Pryce...
"fait construire un hôpital à la mémoire de sa sœur."
Le numéro demandé n'est pas accessible. Veuillez laisser un message.
Joe, c'est Chucky. Rappelle-moi dès que t'as ce message.
C'est pas lui, la clé, c'est elle !
La pute ! Tu te souviens ?
Joe, rappelle-moi !
Chucky ?
Chucky ?
Tu l'as appelée la pute ?
Tu l'as appelée la pute ?
Pute ! Pute ! Pute !
Adrian Pryce, Adrian Pryce... Je l'ai.
"Alors que nous préparons notre prochaine rentrée,
"je veux attirer votre attention sur l'arrivée
"du second enfant de la famille Pryce,
"mécène de notre établissement,
"Amanda Pryce."
Tu cherches Amanda ? En 86.
- "Amanda entrera en première année..." - Je l'ai. Elle est là .
Tiens. Amanda Pryce.
"Il a été porté à ma connaissance
"que la Famille Pryce partait s'installer au Luxembourg."
Tu te souviens d'elle ?
- Pas mal, hein ? - Oh, l'autre...
HĂ©, dis donc, toi !
Les bizuts doivent pas bouger de leur chambre.
- Vous êtes en infraction, jeune fille ! - Ça suffit, rends-la-moi !
HĂ©, Joe, c'est bon, arrĂŞte.
- Si elle veut partir, laisse-la. - Donna, t'occupe !
C'est sexy, hein ? Très sexy. Hé, Chucky.
- Sexy, non ? - Ah ! Un vrai piège à foutre !
Face de pet !
T'es chiante !
- Ça va, lâche-la un peu ! - Hé, attends ! Je veux sentir aussi !
- Vas-y, fais sentir ! - Laisse-la partir !
Allez !
- Sans déc ! - Quelle conne !
- Toi, Chucky, ferme ta gueule ! - Joe, t'entends comment elle me parle ?
M'en fous, je suis bourré !
Il faut rentrer.
Je peux pas ĂŞtre absent.
Continue.
LĂ . "Drame familial au Luxembourg."
La scène de crime est terriblement confuse.
On est en présence d'indices d'un double meurtre, d'un suicide
et d'un jeune homme dans un état critique.
Aucun nom ne peut être révélé pour l'instant.
On attend l'identification de la famille.
"Mystère autour du décès de l'homme d'affaires."
"Le fils révèle une histoire sanglante."
C'était lui, l'homme dans la serre, cette nuit-là .
C'était sa fille...
Chucky ?
T'es oĂą ?
Rappelle.
Chut, chut, chut...
S'il te tue, tu n'as aucune chance de revoir ta fille ! OK ?
Et si... si tu tues cet homme, lĂ encore, t'as aucune chance de la revoir !
Tu ne sors pas d'ici.
J'ai pas le choix.
S'il te plaît...
Je veux pas que tu sortes.
Écoute-moi.
Tu me promets de ne pas quitter cette chambre.
T'entends ?
T'appelles personne. Tu parles Ă personne.
Tu vas rester ?
Tu le promets ?
Oui ?
Docteur Melby Ă l'appareil.
Écoutez-moi attentivement.
- Marie va bien ? - Écrivez, je vous indique la route.
Je suis prĂŞt. Dis-moi oĂą je vais.
OĂą est Mia ?
OĂą est Mia ?
Ici.
OĂą ? OĂą est-ce qu'elle est ?
Ici.
Ă€... deux pas, pour ainsi dire.
Mais vous ne la verrez...
Vous ne la sauverez qu'en me donnant vos réponses.
Rangez cela, je vous prie, sans quoi elle aura terriblement mal.
Votre récompense.
Quand je dis que je suis un homme de parole.
Alors... qui suis-je ?
Adrian Doyle Pryce.
Pourquoi vous ai-je emprisonné pendant 20 années ?
Tu m'en veux pour ce qui est passé dans ta famille.
- Développez. - J'ai vu ta sœur... avec un homme.
- Dans la serre du lycée. - "Ils s'envoyaient en l'air !"
"Ils s'envoyaient en l'air !"
C'est ce que vous avez dit à tous, c'est bien ça ?
Exact.
Je l'ai dit à Donna, je l'ai dit à Chucky, je l'ai dit à la moitié d'Evergreen.
Une rumeur se répand telle la peste.
- Amanda est une pute ! - Dis pas ça !
Pute ! Pute ! Pute !
- HĂ© ! - Laissez-moi tranquille, Ă la fin !
- Chucky, stop ! Arrête ça ! - Pute ! Pute ! Pute ! Pute !
- Chucky ! - J'ai rien fait ! ArrĂŞtez !
Vous n'avez pas idée de... de l'épreuve que ce fut pour Amanda,
la torture qu'elle a endurée. Tout ça par votre faute.
Continuez.
Je savais pas que c'était ton père jusqu'à aujourd'hui.
J'imagine que ça a fini par se savoir au lycée,
alors il vous a emmenés à l'étranger aussi vite que possible.
Je ne peux que supposer, mais... fuir a dĂ» ĂŞtre pire.
Il a dĂ» avoir peur de ce qui l'attendait.
Vous ne savez rien de mon père !
Il ne connaissait pas la peur, seulement l'amour.
Arthur Pryce était un homme remarquable !
Il restera un homme remarquable.
Ce qui nous unissait était...
magnifique, exceptionnel et pur.
Mon père a fait ce qu'il devait pour l'honorer et le préserver.
Père ?
Père !
Papa...
Mon père aimait ma mère.
Papa...
Il aimait... ma sœur.
Et il m'aimait. Voyez-vous, Joseph...
ma sœur et moi étions certains
que notre histoire avec mon père ne prendrait jamais fin.
Que personne ne pourrait nous l'enlever.
Pourtant, vous l'avez fait.
Alors, oui...
je vous ai emprisonné pour cela pendant 20 années.
Vous semblez avoir gagné, monsieur Doucett.
Emmène-moi à Mia.
Oui... bien sûr.
Vous savez ce que je trouve... fascinant, Joseph ?
Jamais, depuis le départ, vous n'avez pris le temps de poser
la plus fondamentale des questions :
Pourquoi vous ai-je relâché ?
Prenez garde Ă votre tĂŞte.
Voici l'une des émissions de télévision à la plus longue carrière.
Mais elle n'aura eu qu'un seul spectateur :
vous.
On a adopté Mia... juste après la tragédie.
Ni sa mère, ni ce Doucett, l'assassin, n'avaient de...
de famille en vie et on a eu la chance d'avoir ce...
Le bonheur.
Oui. On a eu le bonheur...
N'est-ce pas extraordinaire ?
Les gens croient tout ce qu'ils voient sur leur petit écran.
Merci, Ashley, ce sera tout.
Mais...
Joseph !
Non... non, Mia !
Mia !
- Mia ! - Oh, Joseph !
Joseph... Il ne s'agit pas de votre fille.
Ashley est une musicienne et... une actrice payée grassement,
qui fait partie de mon personnel depuis qu'elle a dix ans !
Oh, grand Dieu !
On arrĂŞte de jouer !
Tu vas me dire oĂą elle est ! Dis-le-moi !
Trouvez la réponse à la question que vous n'avez jamais posée.
- Pourquoi ai-je décidé de vous relâcher ? - Non !
Dis-le-moi ! Dis-le-moi !
La... la réponse, vous la connaissez, Joseph.
Au plus profond de vous-mĂŞme, vous connaissez...
la pure et simple vérité.
- Dis bonjour à la caméra. - Bonjour !
- Quoi, t'as dit quoi ? - Bonjour.
- Dis bonjour. - Bonjour...
Il en a fallu, du temps...
pour changer son nom...
son état civil.
Pour trouver les parents appropriés...
Un cœur dur en guise de mère...
Un père affectueux, qu'elle verra partir trop tôt...
Il a fallu 20 ans pour la créer.
Une femme aussi sensible qu'humaine...
désirant ardemment aider les autres parce qu'elle a,
elle aussi, été forcée de venir à bout de tous ses fantômes du passé.
Le genre de femme fatalement appelée...
Ă tomber amoureuse d'un homme comme vous...
Joseph Doucett.
Non !
Non, non, non, non !
Non, mon Dieu, non ! S'il vous plaît, non !
S'il vous plaît, mon Dieu, non !
- Joe ? - Non !
Attends, s'il te plaît, non, attends, non !
Non ! Non ! Non, non, non, non, non, non !
Non, tu la laisses, tu la laisses, tu lui fais rien.
Qui est-ce ?
La mêle pas à ça, s'il te plaît. S'il te plaît !
Qui est-ce ?
S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît.
Non, lui fais rien... Que moi. Que moi !
Tue-moi ! Allez, allez ! Tue-moi ! S'il te plaît.
- S'il te plaît, tue-moi. - Chut...
Je ne veux pas vous tuer, Joseph.
C'est pour ça que je vous ai relâché.
Chut...
Ă€ seule fin de pouvoir partager ce moment avec vous.
Ă€ seule fin que vous preniez conscience de ce que j'avais,
et ce dont vous m'avez dépossédé.
Que le ciel t'en absolve.
Le reste est silence.
Chère Marie...
tu ne me reverras jamais.
Je suis sorti de ta vie pour toujours.
J'ai fait une chose terrible.
Une chose impardonnable.
Et pour cela, je dois ĂŞtre puni.
Un court instant, j'ai été heureux.
Grâce à toi.
Et j'emporte cette part de bonheur Ă jamais.
Marie, je t'aimerai toujours.
Mais tu dois m'oublier.
Ne gâche pas un moment de plus de ton existence à penser à moi.
Je veux que tu rencontres quelqu'un qui prenne soin de toi,
veille sur toi, te rende heureuse...
sans souffrance.
Je veux que tu trouves le bonheur...
auprès d'un homme bien, qui a du cœur.
Le contraire de moi.
Adieu.
Joe.
Sous-titrage : CNST, Montréal
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.