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Julian ! Tu es venu jusqu'ici ?
J'ai raccompagn� quelqu'un.
- Cela fait des semaines. - Bonjour.
Bonjour, les filles.
Tu n'es pas � Rio, ce week-end ?
Elles sont jalouses.
J'ai essay� de te joindre.
J'ai eu le message. Une cliente ?
Ce soir. Une femme de Charlottesville.
Elle vient pour s'occuper des biens de son mari.
- Premi�re fois ? - Oui.
Elle voit ses avocats demain matin. Il faut un chauffeur.
- Elle se drogue ? - Non. Pas de drogues.
Mille dollars, c'est �a ?
Six cents pour moi.
- Julie, ne recommence pas. - Tu veux 50/50 ? Va chercher Mike...
ou un de tes petits minets.
Il n'y a plus de pourcentage si je ne fais pas 50/50.
Je ne touche rien sur les autres fois.
Cela n'est que juste.
Cela n'est pas juste, Julie. Je n'ai pas le choix.
Tu peux toujours prendre tes petits p�d�s minables...
Tu peux parler !
D'accord... 50/50.
Qui as-tu raccompagn� ?
- Tu aimerais bien le savoir ! - Pourquoi me fais-tu �a ?
Tu connais quelqu'un d'autre qui a ses entr�es au Country Club ?
Et ce n'est pas le Hillcrest ou le Riviera.
Je dois partir. Tu me t�l�phones les infos.
Tu prends un bain de soleil ?
Les filles seraient ravies.
Non merci. Pas question. � plus tard.
�a marche, le su�dois ?
�a va.
Tu veux de l'aide ?
�coutez l'enregistrement puis r�p�tez.
�coutez puis r�p�tez.
Cela ne m'int�resse pas.
Cela ne m'int�resse pas.
Est-ce encore loin ?
Est-ce encore loin ?
Est-ce votre premi�re visite ?
Oui ?
Passez-le-moi.
Salut, L�on. Quoi de neuf ?
D�sol� de te d�ranger, mais j'ai besoin de toi.
J'avais un job pour Joey � Palm Springs et il s'est tir�.
Je ne le trouve nulle part.
Impossible. J'ai d�j� quelque chose cet apr�s-midi.
Cela ne prendra que deux heures.
Plus le trajet.
Cinq cents payables sur place. Rien de tr�s compliqu�.
Je ne sais pas. Peut-�tre... Si j'ai le temps.
Je te donnerai 50 dollars.
Va te faire foutre ! Je ne veux pas de charit�.
Attends ! Qui rend service � qui ?
Qui t�l�phone � qui en suppliant ?
D'accord. D�sol�. J'appr�cie ce que tu fais.
Tout pour un ami.
Excusez-moi.
Puis-je retirer ma casquette ?
Bien s�r.
Merci.
Je connais cet h�tel mieux que mon appartement.
Tous les gens importants viennent ici.
J'ai �t� gar�on de piscine ici.
Je peux vous aider ?
Je vous ouvre le champagne.
- Ouvrir le champagne ? - Julian. Je m'appelle Julian.
Vous n'avez pas � ouvrir le champagne.
Vous aurez un pourboire.
Mon Dieu !
Je suis d�sol�, Madame Tolbin. Ce n'est pas ce que je voulais dire.
Excusez-moi.
Vous connaissez Los Angeles ?
- Peut-�tre pourriez-vous m'aider. - Ah oui ?
Je ne suis pas venue depuis des ann�es et...
je me demandais s'il y avait de nouveaux restaurants.
Vous savez ? O� les gens c�l�bres vont...
Eh bien...
il est plus prudent de recommander les restaurants r�put�s.
Il y a "Ma Maison"... et "La Scala"...
et "Scandia".
Parmi les nouveaux, il para�t que "Le D�me" est tr�s bien.
Tr�s � la mode.
Vous me donnez soif, debout comme �a.
Vous pouvez ouvrir le champagne maintenant.
Versez-moi un verre...
et posez la bouteille.
Elle a aim� le c�t� gar�on de piscine.
Je la revois demain.
Oui.
D'accord, Anne. Oui. Je t'aime aussi.
Message pour Mme Anderson.
Salut, beaut� !
Tu as mon autre veste ?
- Bien s�r. Tiens, Julian. - Merci.
- Bonsoir, M. Kay. - �a va ?
Oui, monsieur.
Apr�s, il a essay� avec ma s�ur.
Non !
Tu vois, il nous regarde.
Vous d�sirez ?
Rien, merci, Jim.
M. Kay aimerait un verre.
- Un Manhattan avec des gla�ons. - Bien, monsieur.
- Vous parlez anglais. - Vous parlez anglais.
- Vous m'avez eu. - Vous aussi.
Vous �tes � Los Angeles depuis longtemps ?
Je vis ici.
Vous vivez ici ? Je ne comprends pas.
C'est normal. J'essaie d'am�liorer mon fran�ais appris au lyc�e.
J'attends mon amie pour pratiquer avec elle.
D'o� �tes-vous ?
Je suis n� � Turin.
Mais j'ai �tudi� � Nantes.
Vous n'avez presque pas d'accent.
J'ai trop voyag�.
Je vous envie. J'adore voyager.
Je voyageais beaucoup, mais mon mari est dans la politique locale.
Alors je travaille mon fran�ais.
Il trouve �a chic d'avoir une femme bilingue.
Il a raison.
O� allez-vous ?
J'ai fait une erreur.
Mon mari est � New York.
Et votre amie ?
Je n'attends personne.
- Vous ne comprenez toujours pas. - Comprendre quoi ?
Qui je suis.
Qui �tes-vous ?
Vous ne comprenez m�me pas pourquoi vous �tes ici.
Pourquoi �tes-vous ici ?
- Je dois partir. - D'accord. Encore une chose.
Pourquoi m'avez-vous dragu�e ?
J'ai fait une erreur.
Je vous ai entendue parler fran�ais.
Souvent, dans ces grands h�tels, on rencontre des �trang�res
qui ont besoin d'un traducteur ou d'un guide.
Et elles vous embauchent ?
Oui.
Combien de langues parlez-vous ?
Cinq ou six.
Plus le langage... universel !
C'est �a.
Alors...
Vous �tes tr�s sp�cial, n'est-ce pas ?
Vous pouvez parler.
Je vous ai vue assise. Vous vouliez que je vienne. Je suis venu.
Je sais ce que je vois.
Combien m'auriez-vous pris ?
Comme traducteur ou guide ?
Juste pour un coup.
L�, vous faites erreur. Je ne fais pas �a.
Vraiment ?
Je sais aussi ce que je vois, M. Kay.
Ce fut un plaisir de vous parler, Mme Joste. Ne le g�chez pas.
Quelqu'un a d� faire une erreur. Je ne fais pas les p�d�s.
- Vous vous trompez. - Et je ne fais pas d'orgies.
Vous ne comprenez pas.
C'est pour ma femme Judy, pas pour moi.
Seulement elle.
- Mais je peux regarder. - Bien s�r.
Vous voulez un verre ?
Pas encore.
- Je voudrais mon argent maintenant. - Bien s�r.
- J'aime parler apr�s. - Bien s�r.
Bonjour, Judy.
Tu es tr�s sexy. Une tr�s belle femme.
Une tr�s jolie femme. Tu vas m'aimer.
Je le sens.
Parce que je t'aime bien.
D�tends-toi et ferme les yeux.
Laisse ton esprit s'�vader.
Ne t'inqui�te pas.
Je sais ce que tu veux et tu l'auras.
C'est �a. Ferme les yeux.
Oublie-le. C'est juste entre toi et moi.
Non, non ! Par-derri�re.
�a doit �tre par-derri�re !
D'accord. Tourne-toi sur le ventre, ma ch�rie !
D�tends-toi. Tout va bien. Laisse-moi faire.
Je vais bien m'occuper de toi.
Je vais te faire mouiller. Pour de bon.
Je sais faire �a.
Maintenant, frappez-la.
Frappez cette connasse !
- Salut, L�on. - Comment �a va, Julie ?
Je veux te remercier de m'avoir aid�.
J'ai enfin retrouv� Joey en train de se faire un de ses petits copains.
Tu vois ce que je veux dire. Quel petit con !
- Bonjour, Julian. - Salut. Donne-moi un Perrier.
T'as eu du succ�s � Palm Springs. Ils te reveulent.
S�rieusement. Ils veulent que tu reviennes.
Je ne prendrais pas beaucoup.
Ce sont des gens r�guliers.
Tu m'as menti, L�on. C'�tait une saloperie.
J'avais oubli�. Tu as des scrupules, maintenant ?
Je n'aime pas faire le m�me num�ro trop souvent.
Ils deviennent possessifs.
- Je ne peux pas �tre poss�d�. - Cela comprend Mlle Anne ?
Anne qui ?
Je ne sais pas pourquoi tu joues avec cette conne.
Je vais te dire pourquoi. Elle a un boulot pour moi dans une semaine.
Huit mille.
Tu peux m'avoir �a, toi ?
D'accord, d'accord.
Merci, ma ch�rie.
J'essaie juste de te pr�venir. Cette salope te vendra.
Tu t'inqui�tes pour moi, n'est-ce pas, L�on ?
Tu m'aimes bien, hein ?
Tu marches sur le fil du rasoir.
Je n'aimerais pas �tre � ta place. Tu deviens arrogant.
Les autres se contentent d'une villa et d'une voiture. Pas toi.
Tu as tes chattes de richardes une fois par mois,
une baignade, un jeu de tennis, un orgasme.
J'essaie de te pr�venir, en ami.
Si ces chiennes se retournent contre toi... tu es fini.
Tu en es s�r ?
Elles te laisseront tomber.
Oui ?
Elle se dit mon amie ?
D'o� me conna�t-elle ?
Fais-la monter.
Je suis Michelle.
- Comment m'avez-vous trouv� ? - Ce n'�tait pas difficile.
Vous �tes surpris ?
Que voulez-vous ?
J'aurais pens� que vous viviez dans un endroit avec des tapis rouges,
- un lit circulaire et des miroirs. - Un bordel.
C'est mon appartement. Les femmes n'y viennent pas.
- Vous sortez ? - Oui.
Travail ?
- Peut-�tre. - N'est-ce pas un peu tard ?
- N'est-ce pas tard pour vous ? - Mon mari est toujours � New York.
Je suis seule.
Je pensais que ce serait plus facile.
Qu'avez-vous dit ?
Je pensais que ce serait plus facile.
Quoi donc ?
D'�tre avec vous, de vous embaucher.
Je vous l'ai dit, vous faites erreur.
Pourquoi me faites-vous �a ?
- Qu'est-ce que je fais ? - Vous m'embarrassez.
Je ne vous embarrasse pas.
Je ne peux pas...
jouer ce jeu tr�s longtemps.
Je suis venue.
J'ai d�couvert qui vous �tiez, o� vous habitiez.
Je suis venue au milieu de la nuit.
Je voulais savoir... comment ce serait de baiser avec vous.
J'ai apport� de l'argent.
Que puis-je faire d'autre ?
Je...
J'aime...
Je ne veux pas le savoir.
Ne dis pas �a.
Rien que d'y penser, j'en ai envie.
Tu me fais bander et il n'est m�me pas dix heures.
Ne me cherche pas. Tu essaies de m'allumer.
Il va falloir raccrocher et aller me branler. C'est vrai !
Oui, je suis en train de me caresser. Tu aimes �a, hein ?
Ne dis pas �a, ma ch�rie.
On parle du plaisir que tu n'as pas �prouv� depuis des ann�es.
Et toi, tu parles d'une cha�ne st�r�o minable � 1 200 dollars ?
Combien gagne ton mari ? Combien vaut-il ?
Deux millions de dollars.
Oui, je pourrais m'en passer et �couter la radio.
Les haut-parleurs craquent.
Lisa ! �coute-toi parler. Tu entends ce que tu dis ?
Ne quitte pas. On a frapp�.
Bonjour.
Que veux-tu pour d�jeuner ? Caf�, jus d'orange, croissants, �ufs ?
Ici Julian Kay.
Je veux deux caf�s, du jus d'orange, des croissants...
Pas d'�ufs.
Un �uf brouill� et un peu de fromage blanc.
Lisa, c'est g�nant. Je bande et il y a plein de gens autour de moi.
D'accord, je te vois vers cinq heures.
Alors, qu'en penses-tu ?
De quoi ?
Tu penses que c'�tait une bonne id�e de venir hier soir ?
C'�tait ce que tu attendais ?
Non. C'�tait comme vraiment faire l'amour.
Je ne suis pas habitu�e...
Ce n'est pas ce que j'attendais.
Tu te souviens de ce que tu as dit hier soir ?
Oui.
Si je surench�ris, je dois l'acheter ?
C'est �a.
Celui que je veux est l�. Le voil� !
Qu'est-ce que �a dit ?
Jacob�en. Fin XVIIe. Estim� entre 4 800 et 5 200 dollars.
Il a �t� restaur�. Il y a de la colle.
Oui.
Je ne sais pas. Je pense qu'il se vendra pour 5 000. Peut-�tre 55.
Beau meuble, mais pas une bonne affaire.
� 48, l�, oui. Qu'en penses-tu ?
C'est parfait pour la chambre d'amis. Je ne sais pas.
J'ai vu un George Ill par l�, estim� � 22, 23.
C'est beaucoup d'argent, mais c'est un bon placement.
La meilleure affaire, c'est sans doute cette horreur l�-bas.
Vois-tu ce que je vois ?
- Qui est-ce ? - La veuve de Randolph Sloan.
- Actionnaire dans la bo�te de Jim. - Elle est toujours en vie ?
Elle va venir droit sur nous.
Voil� la lampe qui s'en va.
- Que vais-je faire ? - Je ne sais pas.
Viens, Lisa. Il faut faire face � l'ennemi avant lui.
Lucille !
Ravie de vous voir. Vous achetez ou vous vendez ?
- Je regarde. - Formidable !
Quel objet exquis !
Voici Willem Shoenvelt.
Il m'aide � red�corer la maison.
Grande hospitalit�, madame.
Oh, mon Dieu... Regardez cette robe !
Quelle robe ravissante ! Elle va bien avec le visage. Beiges tous les deux.
Willem !
Madame !
- Que se passe-t-il ? - Je ne sais pas ! D�sol� !
Allons-y.
Tu as vu sa t�te ?
Allez, viens.
�pouse d'un financier assassin�e � Palm Springs
J'aimerais bien que ton mari rentre.
- Il est rentr�. - Bien.
Je ne peux m'emp�cher de penser � toi.
�a t'ennuie ?
Qu'as-tu fait ?
- Quand ? - Ce matin.
J'ai roul�.
D'abord jusqu'� Anaheim. Puis � Long Beach.
J'ai pris de l'essence.
Et je suis venue ici.
Tu sais, Michelle...
je ne fais pas partie de tes probl�mes.
Et je n'en suis certainement pas la solution.
J'ai apport� de l'argent.
Non...
Je ne veux pas de ton argent.
Alors je t'ach�terai quelque chose.
- La cha�ne st�r�o. - J'en ai d�j� une.
Alors quoi ?
Viens.
- Quoi ? - Allons dans ma chambre.
- Tu la veux ? - Non.
Tant mieux car tu ne l'aurais pas eue.
Je veux tout savoir de toi. Maintenant.
Oh, mon Dieu ! Pourquoi ?
Cela me para�t important.
On vient de faire l'amour, non ?
Oui.
Alors tu sais tout ce qu'il y a � savoir.
C'est idiot. D'o� viens-tu ?
Je viens de nulle part.
De ce lit.
Tu peux tout savoir de moi en me laissant te faire l'amour.
Ce n'est pas vrai.
Pourquoi couches-tu avec des femmes plus �g�es ?
Je les pr�f�re.
Pourquoi ?
Quel est l'int�r�t de chauffer une lyc�enne ?
Une jeune fille idiote qui mouille au cin�ma et rentre se masturber ?
Aucun d�fi.
Aucune signification.
L'autre soir...
Le soir o� je t'ai rencontr�e...
j'�tais avec une femme...
la m�re de quelqu'un...
Son mari ne s'int�ressait plus � elle.
Cette femme n'avait pas joui depuis des ann�es.
Cela m'a pris trois heures.
Pendant un moment, j'ai cru que je n'y arriverais pas.
Mais apr�s, j'ai eu l'impression de faire quelque chose de valable.
Qui d'autre aurait pris le temps ? Se donner le mal de le faire bien...
Mon Dieu !
Ce ne sont pas celles que votre femme portait quand elle a �t� tu�e.
Celles-ci ont �t� trouv�es chez vous.
Rang�es parmi les dossiers.
Avec des godemich�s, des martinets... Vous savez.
Votre vie sexuelle ne m'int�resse pas, ni m�me la police.
Mais la fa�on dont votre femme a �t� tu�e
sugg�re que le meurtrier a peut-�tre �t� un de vos invit�s.
Je t�cherai de garder tout cela tr�s confidentiel.
Mais j'ai besoin d'informations d�taill�es sur...
vos pratiques sexuelles avec votre femme.
Les noms des participants s'il y en avait. D'accord ?
Tiens, voil� ! Et �a aussi.
L'Arm�e du Salut.
Mme Stewart.
Excusez-moi. Est-ce que M. Julian Kay vit ici ?
Je suis l'inspecteur Sunday.
De la police criminelle. J'ai quelques questions � lui poser.
Que voulez-vous ?
Vous �tes M. Kay ?
Bonjour. Inspecteur Sunday.
Venez.
Je vais vers Westwood. On peut parler en route.
- Bien s�r. - Je prendrai �a plus tard.
J'enqu�te sur le meurtre Rheiman.
Vous en avez entendu parler ?
Oui, dans le journal.
- � Palm Springs. - C'est �a.
- Je crois que j'ai lu l'article. - J'en suis s�r.
Un caf� ?
Asseyons-nous � l'arri�re.
Que faisiez-vous mardi soir ?
Mardi...
Mardi soir, j'�tais...
� une vente aux ench�res � Parke Bernet avec une amie.
Elle confirmera ce fait ?
Il s'agit d'une personnalit�.
Elle tient � la discr�tion.
Non, je te dis, j'en veux pas !
Approche.
On peut pas m�langer mai et d�cembre.
Vous aimez les cigares ?
- Excusez-moi... - Suis-je un suspect ?
Il va falloir v�rifier votre alibi, par pr�caution.
Et ce travail que vous faisiez pour les Rheiman,
c'�tait comme traducteur ou comme chauffeur ?
Ni l'un ni l'autre.
C'�tait plut�t � titre personnel.
- Vous �tes amis ? - Pas exactement.
Pas exactement.
Alors que faisiez-vous pour les Rheiman exactement ?
Rien de sp�cial.
On papotait...
J'ai du mal � me souvenir. Je rencontre tellement de gens.
Oui, je comprends votre probl�me.
Vous y �tes all�. Vous avez pris un verre, puis vous �tes revenu ici ?
Plus ou moins. Un autre caf� ?
Foutaises ! Je vais vous embarquer, c'est bon pour la m�moire.
Vous avez l'air d'un jeune homme qui a besoin de s'am�liorer.
�coutez, M. Sunday...
Inspecteur Sunday.
�coutez, inspecteur...
Je veux bien coop�rer avec la police, mais c'est...
un cas tr�s d�licat.
Cela ne tombe pas forc�ment en accord avec la loi.
Je ne veux surtout pas de publicit�.
Je ne vous arr�te pas, je ne vous retire pas votre permis.
Et je ne vous inculpe pas pour drogues. Je pourrais.
Mais parlez-moi des Rheiman.
Voici Charles Stratton.
Merci, Mac !
J'esp�re que vous passez un bon moment
� essayer de deviner ce qu'il y a dans les assiettes.
Je suis heureux d'avoir l'occasion
de vous parler sans formalit�s
des probl�mes de la Californie du Sud.
Nous, plus que les autres communaut�s...
Vous suivez la politique californienne, Julian ?
Pas vraiment.
Vous avez raison. Ce sont tous des putes.
Mais nous avons aussi la comp�tence technologique
pour aider l'Am�rique � r�soudre ses probl�mes p�troliers.
Dans ces moments d'aust�rit�,
c'est aux privil�gi�s de montrer le chemin,
de donner l'exemple au pays.
Il en veut, ce type.
Jolie, n'est-ce pas ?
Oui, tr�s.
Ravi de vous voir. Vous connaissez Michelle ?
Madame Laudner. Ravi de vous voir.
Foutaises. On peut parler plus tard ?
Bien s�r. Ma femme Michelle.
Enchant�e.
- Voici Julian Kay. - Tr�s honor�, S�nateur.
Madame Stratton.
Vous avez de la chance, S�nateur.
- Tu vois ce qu'il est, hein ? - Ce gar�on ira loin !
Il a une jolie femme, en plus.
- Parlez-moi d'eux. - Il en veut.
Non. Je veux qu'on parle d'eux. Du couple.
- Comment marche leur mariage ? - Julian, vous �tes incorrigible !
Je suis s�rieux. Je veux savoir.
Il para�t qu'elle est tr�s malheureuse.
- Julian ! - Tiens... Bonjour !
Quelle surprise !
- Tu fais tes courses ici ? - Non. Je regarde seulement.
Tu regardes.
Je dois partir. Plein de rendez-vous.
Ravi de vous avoir vue, Madame Stratton.
Attends.
Je dois te parler.
Moi aussi.
On va prendre un verre ?
Il est un peu t�t.
Peut-�tre dans une heure. Qu'en penses-tu ?
Je pense que tu es horrible.
Tu as raison.
Viens.
J'ai vu ton mari � la t�l�.
Il est impressionnant.
Qu'est-ce que �a veut dire ?
Rien. Excuse-moi.
Je ne ferai jamais rien contre lui politiquement.
Je ne pourrai jamais le quitter.
Ne le laisse pas te faire du chantage.
Pour sa carri�re politique, il tient �...
avoir une famille.
Il veut sans cesse que je sois enceinte.
On parle de ce qu'il veut ou de ce que tu veux ?
Je ne sais plus.
Que puis-je faire ?
Je ne sais pas.
�tre toi-m�me ?
Le quitter ?
Sa carri�re survivra.
Les gens oublient.
Ces choses doivent se faire discr�tement.
Ne le laisse pas t'embobiner avec le devoir et le sacrifice.
Il a ce qu'il veut. Tu dois faire de m�me.
Prends ton plaisir quand tu peux.
Et toi ? Que deviens-tu ?
Comment prends-tu ton plaisir ?
Quelle surprise ! M. Kay !
Inspecteur Sunday !
Vous �tes plein de surprises. Asseyez-vous.
- Un cirage ? Vous en avez besoin. - Merci. Vous �tes chic aujourd'hui.
Je vais au Country Club.
Nous avons v�rifi� votre alibi.
Mme Williams a confirm� que vous �tiez avec elle mardi.
Mais...
vous l'avez quitt�e vers 7 h.
Le crime a �t� commis � 10 h.
Merde.
Mais j'ai d�crit la maison, la chambre.
Elle a dit que vous l'aidiez � red�corer,
que vous �tiez all�s � Parke Bernet ensemble.
Et je la comprends. Elle a une r�putation � prot�ger.
Comment faites-vous ?
Cet apr�s-midi, Mme Jarvey. Et ce soir, le Country Club.
Comment les s�duisez-vous toutes ?
Je n'aime pas que vous vous m�liez de ma vie priv�e.
Vous emb�tez mes amis.
Vous savez quoi ? Laissez mes clientes tranquilles
et je vous aiderai avec les femmes.
Comment �a ?
D'abord, vos v�tements sont merdiques.
On peut arranger �a. Le probl�me, c'est votre visage... Sale gueule !
Et votre corps... Vous avez mal au dos ? On dirait un singe.
Les �paules en arri�re !
Et votre menton. Il faut le faire travailler. Il ne doit pas �tre mou.
Droit, le menton !
Viendriez-vous pour une identification ?
- Bien s�r. Pourquoi pas ? - Cela ne vous d�range jamais ?
- Quoi ? - Ce que vous faites.
Donner du plaisir aux femmes ? Je devrais culpabiliser ?
- Ce n'est pas l�gal. - Tout n'est pas bon dans la loi.
Les hommes font les lois. Ils ont parfois tort.
Ou ils sont idiots... ou jaloux.
Et vous �tes mieux ?
Certains sont au-dessus de la loi.
Comment le savent-ils ?
Ils le savent.
Ils se posent des questions.
Merci, Eug�ne. Je m'occupe de vous tout de suite.
Bien.
- Je peux ? - Allez-y.
L'autre a besoin de briller.
Vous ne m'aviez pas dit, pour les menottes.
- Je ne les lui ai pas mises. - C'est ce que vous avez dit.
Alors j'ai redemand� au coroner de v�rifier.
Visiblement, elle a lutt�.
Elle avait des coupures aux poignets.
Mais sous les coupures, des bleus venant d'avant.
Le coroner estime � peu pr�s 48 h avant.
C'est le soir o� vous y �tiez.
Mon Dieu !
Elle a �t� frapp�e avec un objet m�tallique,
viol�e et p�n�tr�e avec un objet,
sans doute l'arme du crime.
Oui.
Je lui ai pass� les menottes.
Mais il faut comprendre ces gens... comme les Rheiman.
C'est un jeu pour eux.
Je vais vous expliquer.
Julian !
Qu'y a-t-il ?
La police est rest�e pendant deux heures.
Je n'ai pas pu les arr�ter. Ils avaient un mandat.
Ne t'en fais pas, Jill.
Que se passe-t-il ?
C'est Julian.
�a va.
Envoie-moi une femme de chambre.
Salut, Timmy. �a va ?
Julian ! Tu viens bien souvent. Que se passe-t-il ?
Je dois te parler.
Je n'aime pas les visites lorsque Tim est ici.
On pourrait me retirer les droits de visite.
Alors allons sur la plage.
Attention !
Merci.
On monte un coup contre moi.
- Qui �a ? - Je ne sais pas.
Je ne vois que le coup mont�.
C'est le meurtre Rheiman � Palm Springs.
T'as fait une passe avec eux ?
Une seule fois. Un service pour L�on.
- Tu m'as tromp�, salaud ! - Je suis trop gentil.
Peux-tu te renseigner pour moi ?
Pourquoi ne pas demander � ton ami L�on ?
Je le ferai peut-�tre.
Tu travailles pour les autres, je perds du fric.
Et quand tu as besoin d'aide, tu reviens.
Si je te rends un service, il faudra me le rendre.
Comment ?
Tu reviendras avec moi, tu travailleras pour moi seule.
�a n'a rien � voir.
�a a tout � voir. Tu es mon �uvre, Julie.
Je t'ai tout appris. Comment t'habiller, te tenir.
Comment traiter les femmes, leur faire l'amour.
Et puis un jour, tu me dis "Je suis trop bien pour toi" et tu me laisses.
Ce n'est pas bien, Julie.
Les choses ont chang�. Je suis plus que ce que j'�tais.
Je vieillis, Anne, il faut que je bouge.
�pargne-moi les discours.
- �a marche, le su�dois ? - Je serai pr�t.
Elle arrive de Stockholm jeudi.
Apparemment, elle a certains fantasmes sexuels.
Tu vas revenir avec moi ?
- C'est toi, n'est-ce pas ? - Quoi ?
Le meurtre Rheiman.
Ne t'en fais pas, Julie. Ce n'est pas important.
Merci pour cette bonne soir�e.
- Puis-je vous revoir demain ? - Et celui-ci ?
Il y avait une fille tr�s sexy � Borgan Place...
Vivez-vous seul ?
Et elle avait un si joli visage.
- Non, pas encore. - Pourquoi ?
- Embrassons-nous encore. - Que se passe-t-il ?
Rien. Mais je ne veux pas faire l'amour.
J'aime �tre avec toi.
J'aime quand tu m'embrasses, quand tu me touches.
Mais quand tu fais l'amour, tu es au travail.
Si tu as tes r�gles, c'est pas grave...
Arr�te ! Tu sais de quoi je parle !
Je ne peux te donner aucun plaisir
et je le sais.
Tu ne sais pas ce que tu racontes.
Si, je sais. Et toi aussi.
Ouais, je sais.
Tu veux que j'abandonne ce que je suis, ce que je fais ?
C'est si choquant ?
Je t'aime beaucoup. C'est vrai.
Cela ne suffit pas.
Je ne suis bon qu'� �a.
Ce n'est pas vrai.
Cela n'a aucune importance, je ne peux pas arr�ter.
Si j'abandonne, je reste le bec dans l'eau.
On sera �gaux. J'ai d�j� le bec dans l'eau.
Les gens que je connais s'entraident.
J'ai besoin de leur protection.
On monte un coup contre moi. Je ne sais pas qui.
Il y a eu un meurtre � Palm Springs.
La police me croit coupable.
C'est une femme que j'ai rencontr�e une fois.
Je n'y �tais pas, mais mon alibi ne tient pas.
- Pourquoi te faire �a ? - Je ne sais vraiment pas.
- �a n'a pas de sens. - Quand a eu lieu le meurtre ?
Mardi dernier.
- Nous n'�tions pas ensemble ? - Non, ma ch�rie. J'aimerais bien.
Bien, de face.
Quelle connerie, ces flics...
Num�ro 3, enlevez vos lunettes.
Num�ro 2, redressez-vous.
Tournez � droite.
Non, num�ro 3, � droite.
Cr�tin !
On te paie combien ?
De quoi parles-tu ? Je suis un prisonnier.
Moi aussi. Je touche 15 dollars.
- Quoi ? - Oui, 15 dollars.
� gauche, s'il vous pla�t.
� gauche !
Merci.
- L'alcoolo touche 20 dollars. - Tu plaisantes ?
Si on te paie pas, tu te fais baiser.
Merde ! Que se passe-t-il ?
O� est mon avocat ? Je veux lui parler.
Vous verrez votre avocat. � votre place.
Envoyez-le-moi !
Num�ro 1, tournez � droite.
Je connais mes droits. On n'est pas en Russie. On a des lois ici.
- Je connais mes droits. - Merci. Vous pouvez tous sortir.
Et ce connard de num�ro 3 qui se fait payer.
On te paie aussi ? Que se passe-t-il ici ?
Qu'en pensez-vous ?
- Pas mal. - Je vous vole la vedette.
Il m'apprend � m'habiller.
Voici le commissaire Curtis de Palm Springs.
Il est...
- responsable de l'affaire. - Je croyais que vous l'�tiez.
Pas moi. Je m'occupe simplement des prostitu�es et des macs.
Je suis au bas de l'�chelle.
Vous avez �t� identifi�, Julian.
Par qui ?
Qui peut bien m'identifier ?
Vous vous �tes gar� � 15 m de chez les Rheiman
vers 10 h, le soir du 22.
Puis vous �tes entr� dans la maison.
- On vous a vu, Julian. - Est-ce une accusation ?
Pourquoi dirait-on cela de moi ? Je n'y �tais pas.
Puis elle a identifi� le num�ro 1.
Elle n'�tait pas s�re que ce soit vous ou l'autre.
- Vous avez le num�ro ? - Elle ne l'a pas vu.
Merde !
Regardez.
Nous avons fouill� chez vous.
- Nous savons. - Vous les reconnaissez ?
- C'�tait sous votre matelas. - Et alors ?
Avec les empreintes de Mme Rheiman.
- Vous avez les bijoux ? - Quels bijoux ?
Je lis les journaux : "Bijoux vol�s chez les Rheiman".
Le m�me qui a planqu� l'argent aura planqu� les bijoux.
Il n'y avait pas de bijoux.
Vous n'avez jamais pens� � un coup mont� ?
- Cela m'est venu � l'esprit. - Venu � l'esprit ?
- Vous avez questionn� Rheiman ? - Il a un alibi.
- Et alors, il a un alibi ! - Du vent, tout �a.
Et L�on James ?
- Il a dit beaucoup de bien de vous. - Qu'en pensez-vous ?
Je pense que vous �tes coupable.
Que vous �tes all� chez les Rheiman
et avez jou� � vos petits jeux.
Drogu� ou stupide,
vous l'avez frapp�e et tu�e. Puis vous avez vol� argent et bijoux.
Alors il ne vous reste plus qu'� l'arr�ter.
Bien que nous le croyions coupable, nous ne l'arr�terons pas.
Si c'est un coup mont�,
vous nous aiderez mieux libre.
Pouvons-nous partir ?
Encore une chose, Julian.
Ne dites pas aux prisonniers qu'ils sont pay�s.
Certains flics n'ont pas d'humour.
Je voudrais voir Mme Williams.
- Je suis Julian Kay. - Je m'en occupe, Wilma.
- Julian. Pourquoi es-tu ici ? - Je peux te parler ?
Parler de quoi ?
La police est venue ?
Oui.
J'ai �t� surprise que tu donnes mon nom.
J'en suis d�sol�, Lisa.
C'est tr�s important pour moi.
Je leur ai dit la v�rit�.
J'�tais avec toi jusqu'� plus de minuit.
Ce n'est pas vrai...
Je ne peux pas...
Vous n'�tiez pas l�.
Qu'est-ce que c'est ?
C'est Julian Kay.
Celui qui m'aidait � d�corer.
C'est le gar�on qui a dit �tre avec moi la nuit du crime.
M. Kay, vous avez ridiculis� ma femme � Parke Bernet,
et maintenant, vous racontez des mensonges !
- Laissez-nous. - Je ne mentais pas.
Je ne sais et ne veux savoir. Vous ne vous en sortirez pas en m�lant...
Je suis venu chercher la v�rit�.
- Je sais que vous mentez. - Comment le savez-vous ?
J'�tais avec ma femme la soir�e enti�re.
Merci, M. Kay.
Tu n'es vraiment pas dou� pour suivre les gens.
Tu es m�me tr�s mauvais.
- De quoi parlez-vous ? - Qui te paie ?
- Tu n'es pas un flic. - J'appelle la police.
Tu veux les appeler ? Vas-y !
Qu'a-t-on l�-dedans ?
Floyd Wicker. Joli nom.
N� le 23-7-52.
Hawthorne Avenue.
Permis de conduire, American Express,
Mastercharge, photo de la petite amie.
Pas tr�s jolie. Les yeux sont trop rapproch�s.
Qu'avons-nous d'autre ?
Une carte de biblioth�que,
une carte d'identit� californienne,
une carte du S�nat...
S�nateur Charles Stratton.
- Qui es-tu ? - Vous savez lire, non ?
Tiens.
Tu travailles pour Stratton ?
Oui.
- Pourquoi me suis-tu ? - On me l'a demand�.
- Qui ? Le s�nateur ? - Qui d'autre ?
Si le s�nateur veut conna�tre ma vie, pourquoi ne me demande-t-il pas ?
Tu sais pourquoi ?
Je vais te faciliter les choses, Floyd,
pour que tu n'oublies pas.
Voici mon num�ro.
Tu pourras dire au s�nateur que s'il veut me parler,
il peut m'appeler.
Maintenant, casse-toi !
J'ai eu votre message, M. Kay.
- J'ai voulu venir moi-m�me. - Bonsoir, s�nateur.
Je prendrai une vodka tonic.
Comme c'est touchant.
Vous n'avez pas perdu le contact avec vos �lecteurs.
Ce n'est pas le s�nateur qui vous parle, mais le mari.
Dommage, je ne suis pas la femme.
Tr�s dr�le !
Que voulez-vous ?
- Ce que je veux ? - Je vous connais.
Je ne peux emp�cher ma femme d'�tre idiote.
Mais je peux vous emp�cher de la faire chanter.
- De quoi parlez-vous ? - Vous ne savez pas ?
La police vous croit coupable d'un meurtre � Palm Springs.
Trois jours plus tard, vous rencontrez ma femme et la s�duisez.
Vous esp�rez que je vous aiderai...
- Vous �tes fou. - Vraiment ?
Hier, ma femme m'a parl� du meurtre Rheiman.
Je n'ai compris qu'en entendant parler de vous.
Vous en avez parl� � Michelle ?
Vous ne me ferez pas chanter.
Vous n'y connaissez rien.
Mais je sais reconna�tre une pute.
Combien ?
Pour ne plus voir votre femme ?
5 000 dollars.
Vous les aurez demain matin.
Je vois Michelle parce que je le d�sire,
et elle aussi le d�sire.
Je ne veux pas un sou de vous.
Je vais �tre tr�s clair.
Vous vivez des bonnes gr�ces de certaines personnes.
Comme Mme Andros qui �tait � la porte.
Et de l'accueil de lieux comme celui-ci.
Vous n'�tes que tol�r�.
Si vous voulez continuer � fr�quenter ce milieu,
ne voyez plus ma femme.
- �a va ? - Pas mal. Et toi ?
Je cherche L�on James. Tu l'as vu ?
Il doit �tre au Probe.
Merci. � plus.
Salut, Julie.
Salut, Jason.
�a fait longtemps. Que fais-tu par ici ?
Je cherche L�on. Tu l'as vu ?
Il �tait ici. Il exhibait son nouveau prot�g�.
Il doit �tre par l�.
Merci.
Julie ! C'est bien toi.
Je t'ai cherch�. Je veux te parler.
Allons derri�re, au calme.
Que fais-tu ici ?
Tu viens d'un enterrement ?
Il para�t que tu as un nouveau ?
Il faut emp�cher ces p�d�s de me le prendre.
T'as des nouvelles sur le meurtre Rheiman ?
J'en entends parler sans cesse.
J'ai les flics au cul.
- Ils m'accusent du meurtre. - Tous les autres aussi.
J'ai besoin de toi.
Je n'ai pas d'alibi.
C'est toi qui m'as envoy�.
T'as besoin d'un alibi ?
Ouais.
Je vais faire ce que je peux.
Qui l'a tu�e, � ton avis ?
Si j'�tais de la police,
je m'int�resserais � Rheiman. C'est un p�d�, tu sais.
Ouais, je sais. Mais il a un alibi.
Un alibi ?
J'ai un petit truc ce soir.
Je t'y emm�ne, si tu veux.
H�t�ro ?
� cette heure de la nuit ? Tu plaisantes ?
J'en ai marre de cette merde !
Plus de p�d�s ! Plus de d�traqu�s ! Fini !
- Plus rien ! Compris ? - Tu as des probl�mes.
Quels probl�mes ?
Ta client�le. Tes petites chattes de richardes.
Elles ne te veulent plus. Trop dangereux.
- Elles cherchent des nouveaux. - Je les emmerde !
�coute-moi, Julie.
Tu veux que je t'aide � t'en sortir.
Et je suis heureux de le faire.
Mais je te demande de bosser pour moi et tu refuses.
Pourquoi veux-tu que je t'aide ?
Trouve-moi un alibi et on en reparlera.
- Je dois te parler. - Ma ch�rie !
Je suis heureux de te voir.
�a va ? T'as l'air fatigu�.
J'ai peu dormi.
On va marcher ?
Je mets mes chaussures.
Qu'y a-t-il ? Tu vas me le dire ?
H�...
H�... Toi.
Allez ! Dis-moi !
Quand je t'ai dit que je ne voulais pas faire l'amour,
ce n'�tait pas vrai. Je veux te baiser.
Je veux toujours te baiser.
- C'est �a que tu voulais me dire ? - Non.
Charles m'a demand� de partir pour deux mois.
Je vais � Rome.
Deux mois !
Je reviendrai. Attends-moi.
Je ne sais pas si je peux. La police a fouill� mon appartement.
- Charles pourrait... - Je n'ai pas dit �a !
Je ne sais plus ce que je dis.
Toute ma vie, j'ai recherch� quelque chose,
sans savoir quoi.
Peut-�tre que je te cherchais.
J'ai promis � Charles. Je dois partir.
Tout ira bien.
Oui.
Je dois partir.
Et merde !
Je ne sais pas. Je ne l'ai pas vu depuis hier.
- Dites-le-moi. - Je vous le dirais si je le savais.
La police est l�.
- Ils attendent dans sa chambre. - Est-ce qu'il t�l�phone ?
Je ne dois pas le dire.
La prochaine fois qu'il appelle, dites-lui que je dois lui parler.
Demandez-lui o� je peux le rejoindre.
Vous connaissez un blond qui sort avec L�on James ?
Non, j'vois pas.
Anne, excuse-moi. Je dois te parler.
Je recherche quelqu'un.
Perino ? Je n'ai pas le temps.
D'accord. Perino � 20 h 30.
Jill ? C'est Julian.
Je sais. T'as des messages ?
Michelle ?
Dis-lui de me retrouver � Perino.
C'est Rheiman.
M. Kay, vous ne pouvez pas entrer comme �a.
Je travaillais. J'ai oubli�.
- Je vous donne un veston. - Pas la peine.
Quelle tronche ! Que se passe-t-il ?
- Tout va mal. Un Bourbon. - Que t'arrive-t-il ?
M�me une bonne ne te baiserait pas !
J'ai besoin de ton aide. Les flics me cherchent pour le meurtre Rheiman.
- O� �tais-tu ? - Je cherchais quelqu'un.
Hier soir ?
Mme Farfter. Elle est arriv�e de Stockholm hier.
Personne ne l'attendait. Elle �tait furieuse.
Que s'est-il pass� ?
Tu n'as pas entendu ?
J'ai les flics au cul... pour meurtre.
Alors tu me laisses tomber ?
Oh, nom de Dieu !
Que veux-tu ?
Tu vas m'aider ?
Je me suis renseign�e. Tu as de gros probl�mes !
J'ai besoin de ton aide.
Tu n'as jamais rien fait pour moi.
Je n'ai jamais rien fait ?
- Je suis ton num�ro 1. - Et tu essaies de m'arnaquer.
Tu me laisses tomber sur un job que j'ai mis 6 mois � pr�parer.
- Je t'ai d�j� expliqu�. - J'en ai fini avec toi.
D�fends-toi tout seul.
Je me fous de ce qui t'arrive.
Excuse-moi. Je reviens.
Dieu merci ! Tu es l�. Je t'ai cherch� partout.
Tout va bien, ma ch�rie.
Non, �a ne va pas. Charles a parl� � la police.
Ils ont trouv� l'arme. Ils vont t'arr�ter.
C'est impossible !
Que vas-tu faire ?
Je ne sais pas.
Que puis-je faire ?
- Rien. - On doit pouvoir trouver.
Tu ne comprends pas ? C'est tr�s grave.
- �loigne-toi de moi. - Non.
�a va faire un scandale. Tu sais ce que c'est ?
Tu sais comment c'est ? �loigne-toi de moi.
Je ruinerai ta vie, celle de ton mari. C'est fini.
Pas si tu es innocent.
Sais-tu si je suis innocent ? Regarde-moi dans les yeux.
Peux-tu me dire, sans h�sitation, que je suis innocent ?
Oui.
Oublie-moi.
Il y a quelqu'un ?
Je ne t'ai jamais aim�e.
- Julian ! - Laisse-moi entrer.
T'as l'air crev�. Tu veux te laver, te raser ?
Je m'excuse de te d�ranger. Je t'ai cherch� partout.
Je t'�coute.
Tu as mon alibi ? J'en aurai besoin aujourd'hui.
C'est pas encore pr�t. Demain.
J'y travaille.
Ce n'est pas facile, tu sais. J'essaie de faire �a bien.
- Pourquoi as-tu mont� ce coup ? - De quoi parles-tu ?
Du meurtre de Judy Rheiman. Tu as mont� le coup. Toi, Rheiman,
et le petit blond, l�, dans la chambre.
Il a mis les bijoux dans ma voiture.
Je ne sais pas de quoi tu parles.
Tu sais pas ? Et c'est quoi �a, alors ?
C'est lui qui l'a tu�e, hein ?
Que s'est-il pass� ?
Tu l'as envoy� l�-bas ? Il a fait son truc avec Rheiman et sa femme.
Devenu violent, il l'a tu�e.
Ferme ta sale gueule !
Je n'ai jamais vu �a de ma vie.
Je veux savoir une chose.
Combien pour que tu me laisses tranquille ?
On parle pas argent, mais meurtre.
- Combien ? - Tu me fais piti�, Julie.
Combien ?
Le prix n'a pas d'importance.
L'autre paiera toujours plus.
Tu me tiens bien.
Tu es fier de toi, hein ?
Les flics ont trouv� l'arme tout pr�s de chez toi.
La connasse de Palm Springs
va changer d'avis tr�s bient�t et elle t'identifiera.
La police te veut.
Maintenant, ils t'ont.
J'ai � peu pr�s 20, 30 000 dollars. Ils sont � toi.
Je formerai tes nouveaux.
Je travaillerai pour toi.
Seulement pour toi, L�on !
40/60.
C'est juste, 40/60.
40...
30/70. Je...
Je ferai les p�d�s, les d�traqu�s,
tout ce que tu voudras.
Laisse-moi tranquille et fous le camp.
Pourquoi moi ?
Pourquoi m'as-tu choisi ?
Parce que c'�tait facile avec toi, Julie.
T'as trop march� sur les autres.
Personne ne t'aimait.
Moi-m�me, je ne t'ai jamais beaucoup aim�.
Maintenant, fous le camp.
Qui est en bas ?
Ton nouveau petit ami ? Salopard !
Mon Dieu !
Ne me laisse pas tomber. Aide-moi, Julie, s'il te pla�t !
Ne tombe pas, L�on. J'ai besoin de toi.
Donne-moi la main.
- Vas-y ! - J'essaie.
Aide-moi ! Aide-moi, je t'en prie !
Mon Dieu ! Ne tombe pas !
R�pondez � quelques questions !
- Qui �tait impliqu� ? - Donnez-moi l'exclusivit� !
Pendant combien de temps avez-vous fr�quent� Mme Rheiman ?
- Julian ! R�pondez ! - Combien d'argent avez-vous gagn� ?
� quelles c�l�brit�s avez-vous eu affaire ?
Donnez-moi l'exclusivit� !
Combien preniez-vous pour une passe ?
Julian ! Est-ce un coup mont� ?
Pr�f�rez-vous les femmes ou les hommes ?
J'aurais d� vous arr�ter avant.
�a aurait �t� plus facile.
Vous devriez faire cesser cette publicit�.
On l'emm�ne � Palm Springs.
Avez-vous quelque chose � dire ?
Julian ?
Non.
Bonjour, Julian.
Tu pars en voyage ?
Non. Je n'y vais plus.
- Ton mari sait que tu es l� ? - Non.
Pourquoi es-tu venue ?
Je croyais ne plus jamais te revoir.
Ne reviens pas, Michelle.
Tu es content de ton avocat ?
�a n'a pas d'importance.
Ne pars pas.
Michelle Stratton paie mes honoraires.
Vous savez que ceci doit rester secret.
Elle perd son temps.
Vous devez nous aider.
Dites � Michelle de m'oublier.
Je suis plus inquiet pour votre d�fense
que pour sa vie priv�e.
Nous devons revoir tous les d�tails de la nuit du crime.
Une bonne vous a vu essayer de sauver L�on.
Vous n'�tes accus� que du meurtre de Mme Rheiman.
Les journaux et la t�l� vous jugent d�j�.
La police n'enqu�te plus.
Nous avons besoin d'aide,
de faits sur lesquels nous pourrons enqu�ter.
Sur L�on, Rheiman...
et peut-�tre le petit blond.
Alors, Julian ?
Commissaire Curtis ?
Mme Stratton. C'est un honneur.
Puis-je m'asseoir ?
Vous vouliez me voir ? Que puis-je pour vous ?
Je veux vous parler de l'affaire Julian Kay/Rheiman.
Oui ?
Je paie pour la d�fense de M. Kay.
Oui, je sais.
Je paie pour sa d�fense car je le sais innocent.
Je ne veux pas d'une erreur judiciaire.
Comment le savez-vous innocent ?
Il n'�tait pas � Palm Springs la nuit du crime.
- Non ? - Non. Il �tait avec moi.
Je leur ai dit, Julian.
Je sais.
Tu n'avais pas � le faire.
Tu aurais pu m'oublier.
Je pr�f�rerais mourir.
Que vas-tu faire ?
Je ne sais pas. Je ne peux pas rentrer.
Les journalistes m'attendent � la sortie.
Une vraie cohue.
Pourquoi l'as-tu fait ?
Je n'avais pas le choix.
Je t'aime.
Mon Dieu, Michelle...
J'ai mis si longtemps � venir � toi !
French
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