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...
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Une porte grince.
Quelqu'un sifflote.
Craquements
Sifflotement
Craquements
...
-Et hop, c'est parti.
Roulements de machine à laver
Musique enjouée
...
-J'ai fait la liste des courses...
-Où ça ? -Mais, là.
-Ah non, je la vois pas... Elle rit.
-T'es con !
...
Fabrice ! T'as encore oublié la liste !
Passe me prendre en fin d'après-midi. -Mais oui, bien sûr !
T'es sûre qu'on achète ce lit ? -Oui !
Tu veux plus ?
-Si !
Mais 180, c'est pas trop grand ?
-Pourquoi ? T'as peur de me perdre de vue ?
Rires
-À tout à l'heure.
...
-Découvrez notre promotion sur les champignons.
Rendez-vous au rayon champignons.
-Hé ! C'est Fabrice !
-Le petit Jean-Kévin attend sa maman au rayon eau gazeuse.
...
Le propriétaire du véhicule orange...
...
Bips de la caisse
...
-37 euros et 50 centimes. Vous avez votre carte de fidélité ?
-Oui, oui, bien sûr.
(Carte de fidélité...)
Faut juste que...
Je l'ai, hein ! C'est bizarre... C'est...
J'ai dû l'oublier dans mon autre pantalon.
-Un problème ?
-Il a pas sa carte de fidélité.
-Suivez-moi.
-Je l'ai. Je l'ai oubliée dans mon autre pantalon.
-Et vous avez changé de pantalon juste aujourd'hui.
-Oui, il était sale.
-Écoutez, on arrête de faire le mariole.
Vous me suivez, s'il vous plaît.
Qu'est-ce que vous foutez ?
Lâche ce poireau. -Je suis pas un bandit.
J'ai ma carte.
-Calme-toi. Pose ce poireau à terre et tout se passera bien.
-Je l'ai oubliée dans mon pantalon.
-Écoute... Ne m'oblige pas à faire une roulade arrière.
-Oh ! Non !
-Approchez pas...
Musique de tension
...
-Roselyne, vite ! Prévenez la police !
-Oui !
...
Il déverrouille sa voiture.
Arrête-toi !
Reviens ici !
...
Le vigile crie.
...
Hé !
...
Non !
Coup de klaxon
Musique intrigante
Crissements de pneus
...
-Pierre et Martine, bonjour ! Merci de nous répondre.
En tant que voisins du fugitif,
diriez-vous que c'est l'incompréhension totale ?
-L'incompréhension totale.
-Diriez-vous qu'il y a de la stupeur ?
-Oh ! Oui, de la stupeur.
-Diriez-vous que vous sentez un climat d'insécurité croissant ?
-Oui, on sent un climat d'insécurité croissant.
-Avec une forme de ras-le-bol ?
-Oui, une forme de ras-le-bol.
-Ah ! Perdu.
J'avais pas dit : "Diriez-vous ?". (-Enculé.)
Petit cri
Bip électronique
-Turquoise, vous pouvez me dire comment ça se passe ?
-On va continuer de chercher.
-Salle de bain ? -Oui.
-Toilettes ? -Oui.
-Cuisine ? -Oui.
Il souffle. -Derrière le canapé ?
-Non. -Ouais, faudra penser à aller voir.
-Maintenant ? -Ouais.
-Ok.
-Derrière le canapé.
-Chérie !
Elle s'exclame.
-Oh, mon amour ! Qu'est-ce qui t'est passé par la tête ?
-Je comprends pas.
Ce matin, j'ai changé de pantalon.
Au moment de prendre ma carte, mon téléphone a dû sonner et...
Je sais, c'est pas une excuse.
-Allez, pars !
Avant que Gérard ne rentre de l'école !
-T'as raison. Dis-lui que papa l'aime. -Oui.
-Ok, madame,
je vais vous demander...
Il s'exclame.
Ok...
Ce poireau est à vous ?
C'est à votre mari ?
Ok. À tous, le suspect est repassé chez lui.
Il doit être pas loin.
On ouvre l'œil !
Et vous, je vais vous demander de poser ce poireau
sur le sol.
Voilà.
Bien, on se relève sans geste brusque.
Musique angoissante
...
Aboiements
...
-Le suspect a fui à bord d'un véhicule orange.
-Le monde du cinéma est en émoi.
-Des témoins aurait reconnu Fabrice, l'acteur.
-La police a salué le courage du vigile.
-Il l'aurait oubliée dans son pantalon.
-Alors, acte isolé...
-À 50 mètres, tournez à gauche.
Tournez à gauche.
À 200 mètres, prenez la 2e sortie.
-Par où il me fait passer ?
-À 100 mètres, 2e sortie.
Direction le commissariat central.
-Quoi ? -J'ai dit :
direction le commissariat central.
-Non, non, non !
Crissements de pneus
-Veuillez vous rendre à la police.
-Ouais, bien sûr !
-Je vais prendre des mesures radicales. -Ok.
Alarme
-Refus du conducteur d'obtempérer.
Arrêt du véhicule. -Qu'est-ce qui se passe, là ?
-Arrêt du véhicule. Arrêt du véhicule. Arrêt...
Beuglement
-Tiens, Roselyne, un déca te fera du bien...
-Hein ?
Merci, Séverine.
-Tiens, ta touillette.
Si t'as besoin de parler, on est là, tu sais.
-Je sais, Séverine.
-C'est pas rien, ce que tu as vécu. Il faut que tu oublies.
Pour ça, il y a que le temps.
-Il faudrait peut-être que j'aille en poissonnerie.
-Non !
Non, dis pas ça, Roselyne.
Tu dois rester forte !
Pleurs
Sirènes de police
...
... Musique douce
...
-Vous êtes sur le répondeur de Céline. Laissez-moi un message.
Merci. Bip du répondeur
-Céline,
c'est Fabrice. Rappelle. C'est urgent.
-Vous êtes toujours sur le répondeur.
Laissez-moi un message. Merci.
-C'est con que tu me rappelles pas.
C'était important.
-Vous êtes encore sur le répondeur. -T'as plus de batterie.
Ouais... Je te relaisse mon numéro, au cas où.
Alors, c'est le 06 10 06 10 11.
Rappelle-moi, n'hésite pas.
Vibreur de téléphone Ah !
Ça va ? J'arrivais pas à te joindre !
(-Je suis en projection.) -D'accord.
-C'est bien que tu décroches.
Ce que j'ai à dire est délicat. On peut plus travailler
avec toi. -Ah ?
-Ça n'a rien à voir avec ce qui se passe. Ça aide pas.
À force de faire des comédies, il fallait bien que ça arrive un jour.
Pars en vacances. -Maintenant ?
-Oui ! Il y a jamais de moment idéal.
-Mais on est en zone C. -Je sais pas.
Va te planquer en Lozère. C'est parfait !
Personne te trouvera là-bas.
Évite les réseaux, c'est une boucherie.
-D'accord. Attends !
-Allez, bon courage ! -Céline, Céline !
Musique dramatique
Il souffle.
...
Sirènes de police
-Il a un casier, Fabrice ?
-Un casier ? Pour mettre ses affaires de piscine ?
Rires
...
-J'y avais pas pensé.
...
C'est bon, ça !
...
-Tu dis ça, car j'ai l'air d'un homosexuel refoulé ?
-Pas du tout, Patrick, c'était une blague.
Elle souffle.
-J'ai envoyé le poireau à la scientifique.
-On sait qui c'est. -Quoi ?
-Plein de témoins l'ont vu. -Oui !
C'est Fabrice, le comédien de comédies.
-Je vais leur dire quoi, moi, à la police scientifique ?
-T'as qu'à dire que c'est plus la peine d'analyser.
-Non, c'est la honte !
La policière réfléchit.
-T'inventes un truc.
-Voilà, ça, c'est bien.
Ok, bon...
Il soupire.
Il compose un numéro.
Tonalité d'appel
...
-Police scientifique ? -Oui.
Oui, bonjour, madame.
C'était pour vous signaler que des jeunes de quartiers sensibles
s'amusent à envoyer des poireaux.
Si vous en recevez un, c'est pas nous. -Très bien.
-Merci beaucoup. Au revoir.
-Hop ! Voilà. -Voilà, nickel. Réglé.
-Arrête, arrête !
-Florence, vous avez partagé l'affiche avec Fabrice.
Condamnez-vous son acte ?
-Attendez, doucement.
Laissons la police et la justice de notre pays faire son travail,
faisons en sorte qu'il n'y ait pas deux poids, deux mesures.
-Excellent.
Vous allez donc, vous et la profession, soutenir votre confrère ?
Dont on est toujours sans nouvelles.
-Il est tôt pour parler d'une action concertée.
C'est grave. Il faut pas aller plus vite que la musique.
-Excellent aussi.
Pas de solidarité ?
-Doucement...
-Regardez tout au loin, là-bas ! Un autostoppeur isolé !
On le prend ou on l'écrase ?
-ON L'ÉCRASE ! ON L'ÉCRASE ! -Attendez ! Attendez !
Perdu ! On le prend.
Exclamations déçues
-Merci, c'est gentil !
-ELLE M'A DIT D'ALLER SIFFLER LÀ-HAUT SUR LA COLLINE
DE L'ATTENDRE AVEC UN PETIT BOUQUET D'ÉGLANTINES
J'AI CUEILLI DES FLEURS ET J'AI SIFFLÉ TANT QUE J'AI PU
J'AI ATTENDU, ATTENDU ELLE N'EST JAMAIS VENUE
-Ça vous dérangerait de chanter ?
Vous cassez la dynamique du départ en vacances.
-Oui, bien sûr. -Déjà qu'on part qu'une semaine.
-Mais je la connais pas, la chanson.
-Ça fait du stop et ça connaît pas les chansons !
-On en avait choisi une facile, en plus.
-Allez, fonce !
-Ne craignez-vous pas
qu'on stigmatise tous les acteurs ?
-J'ai toujours gardé en mémoire cette phrase que disait ma grand-mère :
"Les pierres n'ont pas toujours la même...
"ombre."
-Michel Mouyer,
vous êtes critique de cinéma.
Avec Fabrice, à quel type d'acteur a-t-on affaire ?
-Il semblerait que nous soyons en présence
d'un représentant de la branche "humour".
-Précisez pour nos téléspectateurs qui sont issus de couches populaires
et ne comprennent rien.
-Il s'agit d'un courant d'acteurs qui s'inspirent du quotidien
et le déforme pour détendre les gens,
voire les faire sourire.
-En chutant sur leurs fesses.
-Ou en disant des "jeux de mots".
-Cela pourrait expliquer pourquoi il a oublié sa carte
dans son autre pantalon.
-J'ai pas dit ça. -On peut le supposer.
-Non, c'est pas...
-Réécoutons la déclaration émouvante de Fabienne,
la femme de Fabrice, le fugitif recherché.
Nous reviendrons pour voir si certains ont pleuré.
-Fabrice, si tu nous écoutes,
je t'en supplie, rends-toi aux autorités compétentes.
Les preuves et les témoignages t'accablent
et je ne peux qu'être solidaire avec les forces de l'ordre.
En même temps, fuis, Fabrice !
Notre fils grandira avec l'image du père que tu as toujours été.
Musique triste
-Il n'y a pas de hasard. C'est clair comme de l'eau de roche.
-Ah bon ? -Évidemment.
Qui dit "carte de fidélité" dit "fidélité".
-Ouais...
-Qui dit "fidélité" dit "adultère", donc "terre".
Et qui dit "terre" dit...
-"Fourchette" ?
-"Râteau."
"Râteau", "Torah".
Qui dit "Torah" dit "Juif". C'est aussi simple.
-Ah, ouais !
Une porte s'ouvre.
Musique cocasse
...
-On va le choper très vite.
-Ouais, il doit pas être loin.
-Je veux me faire un comique, moi.
-T'en coinces un, c'est bon pour l'avancement.
-Tu m'étonnes.
...
À moins qu'il soit en zone périurbaine.
-Sans voiture, ça serait étonnant. Acquiescement
-Bonsoir. -Bonsoir.
...
C'était pas...
-Non, il a pas de lunettes, notre gars.
-Ouais !
-Non, c'est pas comme ça.
Les sourcils sont plus épais.
Et les lèvres sont plus fines.
-Des lunettes ? -Non.
Non, non, pas de lunettes.
-Je l'ai ! -Attends, deux secondes !
-Moi aussi, je l'ai !
-C'est George Clooney ! Cris
-C'est ça ! -Yes!
-C'est mon acteur préféré.
-J'allais le dire. Je me fais pas confiance.
-Bien joué, mec ! -Arrête.
-Claire !
C'est pour la séquence d'après. Merci.
Et qu'est-ce que tu lui as dit ?
-"Franck, ta braguette ouverte, c'est militant ou du désespoir ?"
-Bonjour.
-Salut, Franck.
-C'est quoi, cette histoire de "soutien à Fabrice" ?
-T'as pas vu la campagne de presse ?
La tribune dans Le Monde ? Le JT ?
-Si, mais pourquoi je suis pas dans la boucle ?
C'est toujours pareil.
Je fais pas assez d'entrées ?
-Mais... -Bonjour !
-Ah ! Salut ! -Ça va ?
-Ouais !
-Merci pour le mail. -Je t'en prie.
-T'as des nouvelles de Fabrice ? -Aucune.
-Il est au courant ?
-Regarde dans tes spams.
-En tout cas, si vous avez besoin de moi,
vous pouvez compter sur moi.
On pourrait imaginer une action commune. -OUAIS !
-Le cinéma français réuni, toutes tendances confondues.
Gauche, droite...
-Végan ! Petit rire
-Végan aussi. -À quoi tu penses ?
-Je sais pas. On pourrait faire un truc inédit.
Quelque chose qui marque, qui sort de l'ordinaire.
-Ah, ouais ! Genre...
Une immolation ?
-Je prends un café.
-Ouais.
Voix mêlées
...
Sirènes de police
...
-Il devait venir, mais il devait aller là-bas.
Brouhaha
-C'est sûr. -Non.
Ouais, non.
-Ça fout un sacré bordel, les travaux sur le tronçon ouest.
-Il y a pas de travaux sur le tronçon ouest.
-Ah bon ? -Non.
-Je dois...
Je dois confondre, alors, peut-être avec...
la rocade ?
-C'est le gars qui a pas sa carte.
Fabrice s'exclame.
-Attrapez-le !
Cris Musique mystérieuse
...
-Ah !
...
Fabrice hurle. -Non ! Papa ! Non !
Papa, non !
-Qu'est-ce qui t'arrive ? T'as fait un petit cauchemar ?
-On arrachait les bras de Papa.
-C'est un écartèlement. Au Moyen-Âge, ils faisaient ça aux méchants.
-Il y avait du sang partout.
Elle soupire. -Pauvre chéri !
-Il est mort ?
-S'il a plus de bras, c'est bien possible.
Rendors-toi, c'est fini.
-Merci de vous arrêter.
-C'est pour dire que je veux pas vous prendre.
Je suis individualiste. Je préfère être seul et écouter ma musique,
plutôt que de parler avec quelqu'un que je connais pas.
-Je comprends, ça m'arrive aussi.
-Allez, bonne journée !
*Musique hard rock
-Alors les enfants,
qui peut m'expliquer ce qu'est la tolérance ?
Non, pas toi, Malek. Oui, Chloé ?
-C'est accepter les autres, même s'ils ne sont pas comme nous.
-Comme le papa de Gérard ?
-Exactement, comme son papa, le fugitif dont tout le monde parle.
Il est comme nous, le papa de Gérard ?
-NON !
-Il n'est pas comme nous, d'accord, mais est-ce qu'on doit le rejeter ?
-NON ! -Et alors, maintenant,
qui peut me dire ce qu'est la discrimination ?
Pas toi, Malek. Oui, Alex.
-C'est quand on rejette les gens pas comme les autres.
-Tout à fait, comme le papa de Gérard, par exemple.
Qui peut me dire ce qu'est la démocratie ?
Non, pas toi, Malek.
Musique douce
-Comment en est-on arrivé là ?
L'homme est-il devenu à ce point inhumain
pour rejeter l'un des siens, qui est différent ?
À quoi ça tient ?
Un moment d'inattention ? C'est ça, le sens de la vie ?
Être toujours conscient de ce qu'on est
et de la responsabilité que ça entraîne ?
Est-ce que c'est la fin de l'insouciance ?
Qu'est-ce que je vais faire de ma vie ?
Non...
Peut-être que j'ai mérité tout ça.
Un jour ou l'autre, on paye pour ses fautes.
C'est inéluctable.
Personne ne peut échapper à l'implacable machine qu'est le destin.
Ni toi, ni toi...
Ni toi, le grand, là.
On est tous dans le même bateau !
Cris des animaux Oui !
-Franck, comédien vu plusieurs fois aux côtés de Fabrice,
s'est immolé.
Martin, vous y êtes ?
Une cloche sonne.
...
-Il s'agit d'une immolation tout ce qu'il y a de plus classique.
Le comédien s'est posté, ce matin,
au milieu de cette place et il s'est mis le feu
à l'aide d'un briquet qu'il avait emprunté à un passant.
-On vient vous chercher. -C'est le préfet qui nous envoie.
Il veut que vous repreniez du service.
-Encore ? -Ouais.
Il a dit : "Promis, c'est la dernière fois !"
-La dernière fois, c'était déjà la dernière fois !
-Là, il a dit "promis". -On est désolés.
Vous êtes la dernière commissaire retraitée encore en activité.
-C'est bien ma veine.
Je peux finir ma bière ? -Bien sûr !
-Non, imbécile !
-Bon, on va...
tout reprendre à zéro.
Vous avez reçu
les résultats du labo pour le poireau ?
-Les résultats ?
-Ceux du poireau.
On les a reçus ?
-Antoine m'a dit de pas le faire.
Il a dit : "Pas la peine, on sait déjà qui c'est."
-Oh, lui !
Rire gêné -Si !
C'est vrai !
-Si je dis de te foutre l'agrafeuse
dans le cul, tu le fais ?
-Aucun rapport.
-Ouais ? -Une agrafeuse sert à agrafer.
-Moi, je vois bien le rapport.
-Non. -Je le vois.
-Commissaire ! Commissaire ! Le témoin est prêt.
Le commissaire réfléchit. -Réglez-moi cette histoire d'agrafeuse.
-Vous l'avez encore paumée ? -Je sais où elle est.
-Il veut tout mettre dans mon cul.
-Pour faire une roulade arrière,
il faut nous étirer sur le sol, tourner le cou d'un côté
et passer les jambes
de l'autre côté.
On tourne en passant par l'épaule.
-D'accord.
Brouhaha au loin
-Je vous remercie d'être venu si vite.
Votre témoignage va être précieux. -C'est normal.
-Je te préviens,
me la joue pas à l'envers.
Des rigolos comme toi, j'en ai vu par paquets
et ils sont pas tous ressortis en entier.
-Ok. -On vous a proposé quelque chose ?
Un thé, un café ?
-Non, je veux bien un petit verre d'eau.
-Dis donc, mon connard ! Hein ? Il gémit.
Tu te crois où ? Tu te crois au Fouquet's ?
-Vous venez de me proposer à boire !
-Tout va bien, tout va bien.
Tu sais bien que j'ai rien contre toi.
Je suis ici pour essayer de comprendre.
Ok ? -Ok.
D'habitude, vous êtes pas deux pour ça ?
-Si. On est en sous-effectif. Je suis obligée de faire les deux.
T'as compris, mon connard ?
-Oui... Fracas
-Comme je vous l'ai dit, je ne vais pas garder votre fils.
-D'accord... -J'ai écouté la radio,
on parle que de ça.
-Oui. -Les parents ont peur
que la présence de votre fils ne donne des idées. Faut les comprendre.
Un téléphone sonne. Excusez-moi. Allô ?
Oui ! Rire
Ah, c'est amusant ! Oui !
Parce que je suis actuellement en train de m'en occuper.
...
Oui, très bien.
Bonne journée.
-L'exclusion serait définitive ?
-Alors, temporaire, dans un premier temps.
Et puis, ensuite, définitive.
Voilà.
(-Merci.)
Musique intrigante
...
-Sans transition, on parle de Fabrice, l'acteur,
qui est recherché par la police.
Le ministre de l'Intérieur fait tout pour le trouver.
À Lyon, il a demandé aux Français, je cite :
"de ne pas céder à une psychose qui n'a pas lieu d'être."
-Chéri, t'en as pour longtemps ?
Il réfléchit.
-Jusqu'à 20h35.
-Tous les soirs, c'est pareil, pile au moment du dîner !
-Il est introuvable...
-Il me fait le coup tous les soirs.
-On apprend que Henri, le nouveau film de Fabrice,
sortira comme prévu, malgré les demandes d'interdiction
déposées par diverses associations à but non lucratif.
-LIBERTÉ, CARTE DE FIDÉLITÉ !
-Le titre est bizarre.
-Pourquoi tu dis ça ?
-"Henri", à l'envers, ça fait quoi ?
Ça fait "ri-hen". -Ouais.
-Rien.
Qui dit "rien" dit "tout".
Qui dit "toux" dit... "maux de gorge".
Qui dit "maux de gorge" dit... "gorge profonde".
Qui dit "gorge profonde" dit "CIA", qui dit "CIA" dit "Mossad".
Et qui dit "Mossad" dit...
-Juif ? -Voilà.
-POIREAUX PARTOUT !
-Les manifestants sont arrivés tôt devant ce cinéma.
Sans empêcher les gens d'entrer, ils les ont pris à partie.
Parmi eux, le collectif "On marche sur la tête"
crie son mécontentement.
-Alors quoi ? Parce qu'on est acteur,
on peut oublier sa carte de fidélité dans son pantalon un jour,
et sortir un nouveau film le lendemain ? -OUAIS !
-À l'heure de la récupération médiatique...
-Où vas-tu ? -Jouer dehors.
-Je veux que tu restes ici.
-Mais pourquoi ?
-Avec cet acteur qui rôde... Imagine qu'il te kidnappe,
qu'il te mette des objets dans les fesses.
-Mais quoi comme objet ?
-J'en sais rien. Des bouteilles de Perrier.
-Mais de 1,5 litres ?
Elle rit.
-Mais non.
Mais non, des petites.
Des 33 centilitres.
-Tu m'as fait peur !
-Mais non ! Mais 1,5 litres, t'imagines ?
Ils rient.
Non, quand même !
...
Musique rythmée
...
-Le fugitif a été repéré dans un village de Lozère.
Il faut qu'on prévienne les mecs sur place.
Il y en a un parmi vous qui parle lozérien ?
-Un ami a fait la fac.
-Il parle lozérien ? -C'était fac de sciences.
Exclamations déçues
-Moi, j'ai des rudiments de lozérien,
j'ai de la famille à Quimper.
-Vous sauriez dire : "Le fugitif est chez vous, prenez le relais."
-Ça devrait donner... Elle réfléchit.
"Le fugitif est chez vous, prenez le relais."
La policière souffle.
-Écoutez, commissaire, ça...
Ça vous ennuie de passer le coup de fil ?
J'ai rien compris !
Aboiements
-T'as senti quelque chose ?
Bon chien, c'est bien.
Sultan a une piste. Bravo, mon Sultan.
C'est un bon chien, ça ! Hein, mon chien !
-Pierre.
Je sais que c'est difficile, mais...
Sultan est empaillé depuis sept ans. Il faut que tu l'acceptes.
-L'écoute pas, mon chien. Cherche ! T'es un bon chien, toi !
C'est un bon chien, ça.
Rire gêné de Fabienne
-Bonjour ! -Bonjour.
-Fabienne ? -Oui.
-Enchanté, Benjamin. -Je vous avais reconnu. Enchantée.
-C'est gentil
de me rencontrer. -C'est...
-Bon, alors...
J'ai été choisi pour interpréter
votre mari dans le film qui va être adapté de ces évènements.
Faute de le rencontrer, j'ai pensé que vous pourriez m'aider.
-Je suis pas sûre d'être utile.
-Vous avez des nouvelles ?
-Non, toujours pas.
Il a oublié son chargeur.
Quand je l'ai connu, il oubliait toujours ses clés.
-C'est intéressant pour moi.
Excusez-moi.
J'ai cette manie, il faut que je note.
-Ça me dérange pas.
-Merci.
-Il les oubliait toujours ? -Oui.
-Toujours ses clefs. Voilà. Bien.
Je... Excusez-moi.
Vous savez,
je ne juge pas les personnages que je joue. Ne craignez rien.
En revanche, j'ai besoin de les comprendre.
Si je jouais un nazi, je ferais exactement la même chose.
-Vous feriez un nazi super !
Rires
-Tout le monde me le dit.
Merci, Fabienne.
Déclics d'appareil photo
Musique triste
...
La dame dans la cabine rit.
...
...
-Non, il veut pas ! Je sais pas...
Propos inaudibles
...
-Quoi ?
-Sophie Gallibert ?
-Pardon ?
-Sophie Gallibert, du collège André Bourvil, en 85-86 !
-Oui, mais...
-On était ensemble en 4e. Fabrice !
-Ah...
-J'avais toujours un pull à col V,
avec un sous-pull qui fait un gros visage,
et un pantalon de survêt qui moule les cuisses.
Avec l'élastique sous les pieds, pour pas qu'il remonte.
À la récré, tu traversais la cour
avec Sandrine Fréau.
Vous faisiez des allers-retours. Vous marchiez lentement,
en faisant en sorte que vos pas soient réglés.
C'était un ballet, j'aurais pu passer des heures à regarder.
Je vous trouvais super mûres de traverser la cour comme ça,
au milieu de ceux qui couraient, qui se battaient,
qui jouaient au foot.
Je me faisais des scénarios, j'imaginais que tu parlais de moi.
Tu lui disais que tu pouvais pas me regarder,
sinon on comprendrait que t'étais amoureuse de moi.
Mais tu voulais que ça reste un secret entre Sandrine et toi.
Tu me regardais jamais.
Je te répétais mentalement que, si,
tu pouvais, les autres verraient rien.
Je passais mes journées en classe, à te regarder de trois-quarts arrière.
Le jour où M. Basset m'a interrogé sur le début de la Ve République,
j'ai répondu un truc qui avait rien à voir.
J'avais pas écouté la question.
Je pensais à toi. -Tu quittes pas.
-Je t'imaginais en train de m'embrasser avec tes yeux qui se ferment.
C'est fou, car même aujourd'hui,
on m'interrogerait sur la Ve République, je saurais pas répondre.
-58. -Je saurai jamais cette date.
Elle est parasitée à vie par cette image de toi qui m'embrasses,
derrière les sapinettes, avec tes yeux qui se ferment.
-Ouais, je me souviens !
-C'est vrai ?
-En sport, t'avais du mal,
Philippe Gomez t'avait baissé le jogging,
on avait vu ta raie du cul,
et on était tous morts de rire. -Voilà.
Elle éclate de rire.
-Ça me fait plaisir !
Comment tu vas ?
-Écoute, ça va.
Je suis comédien, maintenant.
-Oh... Je suis désolée. T'es connu ?
On n'a pas la télé, avec mon mari. C'est un choix. On lit pas non plus.
On vit dans une maison,
très "Marie-Claire", que mon époux et moi
avons fini de payer, du fait de notre situation confortable.
T'as le temps de boire un verre ?
-Oui, avec plaisir.
-Je te rappelle. Bises.
Incroyable !
Fabien. -Fabrice.
-Ouais ! Super !
Rires Musique dynamique
...
-C'est bon.
...
-Voilà, super.
-Ah, putain !
-Parfait !
...
-Alors, Fabienne ?
Fabienne rit. C'est le coup de foudre ?
-Non, mais c'est vrai que...
Cette photo à la une des magazines a tout déclenché.
-C'est le coup de foudre, on dirait ? ...
-On s'est dit, avec Benjamin...
Si c'est dans le journal, c'est que c'est vrai.
-Mais bien sûr.
-Du coup, on a été obligé un peu de... de "s'aimer".
-Voilà.
-Je crois que c'est le coup de foudre.
...
Et toi, Benjamin...
-Et vous.
Vous.
-Vous,
vous croyez que ça va durer ? -Je l'espère.
J'adore ce rôle.
Fabienne est une femme exceptionnelle.
Qui ne le sait pas. -Dis donc !
-Ce qui la rend plus exceptionnelle.
Me glisser dans le rôle de son mari a été facile.
-Et alors, justement !
Comment vous...
-Tutoyez-moi, tutoyez-moi.
-Comment prépares-tu ce rôle ?
-Comme d'habitude.
En immersion totale. ...
-Ah...
Petit rire
Et toi, Gérard ?
Content du nouveau papa ?
Ils rient.
-Mon petit bout de chou.
Mon fiston, ça ! Hein, bonhomme !
Tape.
...
-Voici Fabien, un camarade que je viens de croiser.
-Enchanté, Fabien !
-Fabrice. Enchanté.
Rires
-Moi, j'ai connu un Fabien. -Ah !
-Mais il était de Tarbes.
-Ah !
-Ça vous dit rien ?
Fabrice réfléchit.
-Non, je vois pas.
-Un grand...
-Grand...
Non.
-Si ! Sa mère tenait une boutique de vêtements.
-Ouais.
-Non, désolé, je peux pas le...
-Vous êtes pas de Tarbes alors.
-Je pense pas avoir évoqué le fait que...
-Pardon ?
-Prenons un verre pour compenser l'ambiance qui ne prend pas.
-Allez, Fabien ! -Fabrice.
C'est par là ? -Je t'en prie ! Super !
Elle s'exclame.
Tu sais que Jean-Pierre est ingénieur en exothermie
par polymérisation thermodurcissable en milieu cryobiologique.
-Bravo !
-Plus exactement, c'est ingénieur en exothermie,
par polymérisation thermodurcissable en milieu cryoprotecteur.
-Ah...
-Mais, chéri...
Tu te dévalorises.
-Mais c'est vrai. -Non !
-Mais si ! -Mais non. Non.
-C'est cryoprotecteur. -Regarde-moi.
Pourquoi tu fais ça ? -C'est cryoprotecteur.
-C'est rien. -Si.
-Pourquoi ? -C'est pas rien.
-Pourquoi tu fais ça ?
-Cryoprotecteur. -Tu te dévalorises.
Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu te dévalorises ?
Pourquoi tu te dévalorises ? Te dévalorise pas comme ça.
Oui, c'est ça ! Gémissements
-Viens là.
-Oui, comme ça, voilà !
-Attends, attends !
Cris de plaisir
...
Respirations haletantes
...
Elle rit.
-Et toi, alors, tu fais du cinéma ?
-Oui.
-Et quel genre de films ?
-Je fais essentiellement des films de comédies.
-Ça nous dérange pas.
-Ah, oui ! Pour moi,
chacun...
mène son existence comme il l'entend.
-On vote encore socialiste, donc...
-Ici, on est dans une maison éco-responsable.
-Exactement. On n'est pas du genre
à juger ce que tu fais.
La profession a aucune importance.
-Une amie fait des bijoux africains.
Tu peux le dire. -Oui.
Quand j'ai dit qu'il était ingénieur
en exothermie... -Ah, oui !
-Par polymérisation thermodurcissable en milieu cryobiologique,
c'était pas pour te mettre mal à l'aise. -Cryoprotecteur.
-Quoi ?
-C'est cryoprotecteur.
(-Oh, non !) -J'ai dit quoi ?
-Cryobiologique.
Et tu le sais.
-Je me suis trompée. -Oui.
-Qu'est-ce que tu vas faire ?
Elle gémit.
Elle rit. J'ai fait une grosse faute.
... -Qu'est-ce qu'il se passe
quand tu te trompes ? Hurlements de plaisir
Qui va se faire punir ? -Moi !
-La voilà, la punition !
Redis !
Cryo ? -Protecteur !
Protecteur ! -Alors ?
-Protecteur ! ...
... Musique triste
-Qui a fait la faute ?
Qui a fait l'erreur ? -C'est moi !
Protecteur !
...
-Fabrice, rendez-vous !
-C'est quoi ?
-Fabrice ! -C'est qui, Fabrice ?
-Je sais pas.
-La maison est encerclée.
-C'est des étudiants
en hypokhâgne pour un bizutage. Ça arrive.
-Oui.
-Vous êtes en hypokhâgne ?
-Essaie pas de gagner du temps en disant des mots qui n'existent pas !
-C'est toi qu'ils cherchent ?
T'as fait quoi ?
-T'as retroussé
tes manches ?
-Pas du tout ! J'ai fait des courses...
J'avais pas ma carte de fidélité.
-Quoi ?
-Je l'avais oubliée.
-Et tu oses venir te planquer ici ? Je sais pas ce qui me retient...
-Jean-Pierre ! Lâche ce radis biologique !
-Nous retrouvons Martin Brossard.
Est-ce qu'on en sait en peu plus ?
-Non. Nous ne savons pas ce qu'il se passe.
Il pourrait s'agir d'une prise d'otages,
mais nous n'avons aucune information.
Si prise d'otages il y avait,
rien n'indique le nombre d'otages impliqués.
-Est-ce qu'il pourrait y avoir des enfants parmi les otages ?
-Rien ne nous permet d'affirmer, à ce stade,
qu'il y aurait des enfants. Mais s'il y en a,
certains pourraient souffrir d'asthme chronique ou de diabète.
Auquel cas, ils nécessiteraient un suivi médical urgent.
La situation serait préoccupante. Les parents, choqués,
seraient placés en cellule psychologique.
-Merci. À plus tard pour d'autres suppositions.
-Et c'est un acteur de comédies.
-Non, mais comment tu peux dire un truc pareil ?
-Amandine... C'est du deuxième degré.
-Pour toi, tous les acteurs de comédies oublient forcément leur carte ?
Bonjour le cliché !
-Ne caricature pas ton père, il n'a pas dit ça.
-Je dis juste qu'à force de laxisme...
-T'es un facho !
-On parle pas comme ça à son père !
-J'en peux plus de vivre avec des vieux cons !
Ce qui vous intéresse, c'est votre petite vie !
Vous avez pas vu
mes lacets différents, qui disent mon refus
de cette société !
Je préfère me foutre en l'air !
Coulissement d'une fenêtre
Fracas et cri
Alarme de voiture
-Qu'est-ce que j'ai dit de mal ?
-Fais pas le con !
Rends-toi et ça ira !
-Je veux pas aller en prison.
Je veux récupérer ma femme et mon fils.
-Fabrice, fais pas le... -Donne !
Donne ! Tu donnes, ouais ?
-Je te promets, tu n'iras pas en prison.
Si tu te rends calmement,
tu t'en tireras avec une peine de 25 minutes
de karaoké, grand maximum.
-25 minutes ? J'ai juste oublié ma carte de fidélité !
-Ça sera une chanson facile.
-Et si c'est Mon fils, ma bataille ? -Attends, c'est facile. Écoute !
Je me présente
Je m'appelle Henri
Je voudrais bien réussir ma vie
-C'est Le Chanteur, ça !
-Ah bon ? -Oui.
-Il a raison, chef.
-Mon fils, ma bataille, le refrain est dur.
-Attends, écoute !
Les juges et les lois
-ÇA ME FAIT PAS PEUR
C'EST MON FILS, MA BATAILLE
-Vous voyez, c'est dur ! Vous chantez faux.
-Excusez-moi, c'est vrai que vous chantez faux.
-Tu fais quoi ? Dis pas ça !
-Elle chante faux. -Parfait !
-Je vois qu'une solution. Je vais m'enfuir.
Avec un peu de chance, je serai dans le Cantal avant le jour.
-Mon garçon !
-Au revoir. -Ma patience a des limites !
-La vie est un long chemin d'où partent plusieurs petits chemins
et suivant le chemin que tu prends,
t'arrives ailleurs que là où tu serais arrivé avec un autre.
-Éventuellement.
-Tout le monde est sur les dents ! N'est-ce pas ?
-OUAIS !
-Prends bien soin d'elle, Jean-Pierre.
Ça m'a fait moyennement plaisir de te connaître.
(-Merci.)
Musique intrigante
...
-Tu claques bien derrière toi ? -Oui !
-Je compte jusqu'à trois...
Un...
Deux... -Chef, chef !
Il faut arrêter de compter, il est parti.
Là-bas, regardez ! Là-bas !
...
-Ah ! Mon genou !
Mon genou !
Cris de douleur
-Ça va aller, garçon, ça va aller.
-Chef ! Je crois qu'il saigne.
-Courez chercher des granulés d'Arnica 9CH !
-OUI, CHEF !
Sirène de police Musique cocasse
...
-CARTE DE FIDÉLITÉ !
CARTE DE FIDÉLITÉ ! CARTE DE FIDÉLITÉ !
CARTE DE FIDÉLITÉ ! CARTE DE FIDÉLITÉ !
CARTE DE FIDÉLITÉ ! CARTE DE FIDÉLITÉ !
CARTE DE FIDÉLITÉ ! CARTE DE FIDÉLITÉ !
CARTE DE FIDÉLITÉ ! CARTE DE FIDÉLITÉ !
CARTE DE FIDÉLITÉ ! CARTE DE FIDÉLITÉ !
CARTE DE FIDÉLITÉ !
Sonnette
-Bonjour !
On est chez M. et Mme... -Oui.
Vous êtes bien chez M. et Mme. Bonjour, par là.
-On le met où ? -Dans la chambre.
Merci, premier étage.
Face à la fenêtre.
En feng shui.
-180 ? Vous avez pas peur de vous perdre ?
-Non.
Pourquoi vous dites ça ? -Non, rien.
-Pourquoi il dit ça ?
-Je sais pas.
Musique douce
...
-Sans carte de membre
De membre du magasin
Tout le monde de se répandre
que tu t'en doutais bien
-T'es qu'un humain qu'a des rêves
-Un humain comme nous autres
-Qui rêvait d'avoir la fève
-Que tu sois libre comme l'apôtre -Comme l'apôtre
-Accroche-toi bien
-Ton pinceau est le mien
-Sans carte de membre
-Membre
-DE NOS JOURS, ON EST RIEN
-TOUT LE MONDE SE DEMANDE...
-Si tu vas bien
-Tu vas bien, Fabrice ?
-T'es qu'un humain qu'à des rêves
Un humain comme les autres
-Nous lancerons la grève
-Chacun à côté de l'apôtre
-Parce que nous sommes les mêmes
-DES HUMAINS EN SOUFFRANCE -En souffrance
-CHAQUE JOUR DE LA SEMAINE -La semaine
-Ailleurs ou en France
-Urgentiste ou acteur
Activiste, baby-sitter
-Qu'on soit simple chanteur
-OU LE PLUS GRAND DES PROMOTEURS
-HAUT LES CŒURS, CHAQUE MAIN
DANS CHAQUE MAIN
FIDÈLE À LA CARTE DU MAGASIN
-Du magasin
-Accroche-toi Tiens bon, nous marchons
Main dans la main Accroche-toi
-FABRICE, NOUS TE CHANTONS POUR DE MEILLEURS LENDEMAINS
(-Fabrice !)
-FABRICE, NOUS TE CHANTONS
POUR DE MEILLEURS LENDEMAINS
-Vous me manquez tellement.
Je voudrais que tu dises à Gérard
combien je regrette les parties de Uno que j'ai refusées de faire.
C'est vrai qu'au bout de 12 parties, j'en avais marre, mais...
Je me dis que j'aurais dû être plus patient.
Alors oui,
peut-être qu'on est égoïste, qu'on a besoin d'une bonne leçon
pour nous ouvrir les yeux... -Vous vous êtes trompé de numéro.
Par contre, pour le Uno,
je suis comme vous, ça me gave...
Musique enjouée
...
-Chérie ?
...
C'est comme ça ?
-Pas tout à fait. -Ah !
Rectifie, alors.
-Les bisous dans le cou, c'est plutôt de l'autre côté.
-Comme ça ? -Ouais ! C'est parfait.
(-Merci.)
Tes précisions me sont tellement précieuses.
-Je t'en prie. Si ça peut t'aider !
-J'aimerais réviser l'amour sous la douche. Je suis pas au point.
-Ah bon ? -Non.
-Pourtant...
-Non. Je suis perfectionniste, je veux rien rater.
-Ça se sent à l'écran.
-Merci.
...
Ça va pas ?
-Si...
Tu fais tellement d'efforts... C'est très touchant.
-Mais ?
-Mais il y a pas de "mais", c'est moi. Excuse-moi, je...
Tu campes un Fabrice criant de vérité, c'est...
C'est même très troublant, mais...
C'est juste que c'est pas tout à fait mon Fabrice.
-On va y arriver.
On va travailler.
C'est intéressant ce que tu dis.
"Mon Fabrice", t'as dit.
"Mon Fabrice." Merci.
Bips de la caisse
...
...
(-Ça vous fait 37 euros et 50 centimes.)
(Vous avez la carte de fidélité ?)
-Excusez-moi.
Vous pouvez parler un peu plus fort ?
-Oui. -Très bien.
-Voilà.
Ça vous fait 37 euros et 50 centimes.
Vous avez la carte de fidélité ?
-Oui, bien sûr, oui.
Là, j'avais mon portefeuille.
J'ai cherché dans mon portefeuille.
Elle n'y était pas, donc j'ai cherché dans mon pantalon.
Je crois que je l'ai oublié dans mon pantalon.
Pleurs
...
-J'y arrive pas.
Je suis désolée, j'y arrive pas !
-Venez par ici.
...
-On continue.
-Je l'ai oubliée dans mon pantalon.
-Comme par hasard !
Vous avez changé...
Juste aujourd'hui.
-Oui, il était... -Stop !
Ça va pas du tout.
-C'est moi ?
-Oui, vous.
Vous jouez très mal !
Non ? -Oui, très mal.
-Oui !
-Vous pouvez pas l'aider ? C'est pénible.
-Oui, mais c'est pas son métier !
-Oui, je sais, mais... -On fait ce qu'on peut.
Faites-le tout simple.
-Simple.
-Je reprends.
Non, mais je l'ai.
Je l'ai oubliée. -Oui. Comme par hasard !
-Venez, venez.
Vous avez une boule, là, c'est ça ?
-Elle me stresse.
-Faut pas la regarder.
Il y a personne. C'est nous deux. Ok ?
Allez, on essaye. Allez-y.
-Mais oui ! -Mais oui !
-Mais oui ! -Mais oui !
-Mais oui ! Comme par hasard.
Comme par hasard. -Voilà.
-Mais oui ! Comme par hasard. -Super.
-Vous avez changé... -Vous avez changé...
-Vous avez changé...
-Aujourd'hui. -Aujourd'hui.
-Juste aujourd'hui.
-Écoutez comment je fais : "Juste aujourd'hui".
-C'est ce que j'ai fait. -Non.
Écoutez-moi bien : "Juste aujourd'hui".
-Juste aujourd'hui.
-Super, c'est bon, on y va ? On l'a.
Il faut y aller, sinon il va le perdre. Vas-y.
-Mais oui, bien sûr ! Comme par hasard !
Vous avez changé...
Juste aujourd'hui.
-Voilà, bravo !
-C'est là
que j'ai attrapé le poireau. -Le poireau !
(-Merci.)
Le poireau couine.
Approche...
...
C'est marrant.
... Attrape, attrape !
Va chercher !
-Arrêtez.
-Ouais, bien sûr. Approchez pas !
-Fais pas le con !
Lâche ce poireau !
Il râle.
Fais pas le con !
-Voilà.
-Hé ! Lâche ce poireau.
-C'est bien, ça.
-Oui.
-Fais pas le con !
-Ça suffit.
-Ah ! D'accord. Une reconstitution, pile aujourd'hui.
Ils nous prennent vraiment pour des naïfs.
-Ah bon ?
Pourquoi tu dis ça ?
-Quel jour on est, là ?
-Jeudi. -Voilà.
Et qui dit "jeudi" dit "Judas".
Qui dit "Judas" dit...
-"Juif" ? -Voilà.
-Oh, la vache !
Tout le temps, en fait !
Sonnerie Musique enjouée
...
-Premier témoin.
Gémissements -Merde !
-Il l'a brandi, là, comme ça.
-J'ai raté.
-C'était peut-être plus bas, car j'étais assise...
-Donc j'avais proposé l'immolation.
-Il se souvenait d'aucune parole !
-"Zaï, zaï, zaï, zaï", c'est pas compliqué !
-À cause de lui,
je ne dîne plus avec mon mari.
-Au pays des droits, qui rayonne dans le monde entier par sa culture,
ne peut-on pas faire une exception
pour les artistes ?
-Maître, on vous écoute.
-Je le redis avec fermeté :
il est impossible d'équilibrer les plateaux de la justice.
Comme l'a dit la belle-sœur d'une victime,
les bougies ne seront plus soufflées que pour faire mémoire.
Qu'est la perpétuité ?
C'est une vue de l'esprit, un concept.
Au bout de 20-22 ans, à tout casser, tout le monde sort !
L'accusé a tué !
Clameurs
Il a coupé des têtes.
Il a violé.
-Quelle honte.
-La perpétuité qu'encourt l'accusé n'est en rien comparable
avec la perpétuité sonnante des familles des victimes.
...
-Vous ne vous seriez pas trompé
de dossier ?
-Alors, c'est quoi ?
Ah oui, la carte de de fidélité.
Toi, tu me regardes comme un couillon.
L'accusé ici présent,
mesdames et messieurs, c'est un homme aux abois,
un fugitif, héros malgré lui
des réseaux sociaux.
C'est un acteur en mal de célébrité !
...
... -S'il vous plaît, s'il vous plaît.
Excusez-moi.
Monsieur,
au fond. -Moi ?
-Oui, vous ! On peut savoir
pourquoi vous criez pas ?
-J'ai pas entendu le dernier mot.
-Pouvez-vous répéter le dernier mot ?
-En mal de célébrité.
Le monsieur crie.
-Voilà.
-Et vous ? Alors que le procès
touche à sa fin,
quel regard portez-vous sur cette affaire ?
-Je crois depuis le début
que cette fâcheuse histoire est clairement et directement imputable
à une politique sécuritaire trop laxiste
du gouvernement.
Je joins mon pouce et mon index pour donner du poids à mon propos.
-Vous joignez peut-être votre pouce et votre index,
mais moi, je colle tous les doigts de mes deux mains.
-Vous n'en avez pas le monopole,
regardez.
Hop ! -S'il vous plaît.
S'il vous plaît !
Recentrons le débat sur la main tenant mon menton
dans une posture légèrement dissymétrique.
Les journalistes interpellent Benjamin.
-C'était de l'humour ou vous le pensiez ?
-Benjamin, s'il vous plaît.
-Je vais répondre. -Pour ou contre les "pour ou contre" ?
-Va m'attendre, je te rejoins.
Plutôt pour.
-Benjamin : 4-4-2 ou 4-2-3-1 ?
-4-2-3-1 me paraît plus judicieux.
-Il est donc 7h30, ce matin-là.
Et alors que le soleil
commence à éclairer de ses rayons le ciel,
mon client se lève,
puis va réveiller son fils, le petit Gérard,
8 ans, qui a du mal à se réveiller.
Oui, mesdames, messieurs, Gérard est un peu ronchon,
comme souvent les jeudis quand il doit aller à la piscine,
piscine qu'il déteste depuis qu'un de ses camarades lui a mis
la tête sous l'eau.
Quand mon client parvient à le sortir du lit,
il est déjà 7h52.
L'heure a donc, mesdames et messieurs,
déjà sacrément tourné.
-Excusez-moi !
Je peux vous parler ?
-Excusez-moi.
(Que se passe-t-il ?)
(-J'aimerais bien intervenir.) (-Vous voulez pas que je finisse ?)
-Poursuivez.
-Mon client aimerait s'adresser à la cour.
Chuchotements
-Écoutez, d'accord.
On vous écoute.
-Ce matin-là, je me suis habillé... Grincement
...
Chuchotements
...
Je me suis habillé... Grincement
...
(-C'est Benjamin !) Chuchotements
(-C'est Benjamin ! C'est lui.)
...
-Bien, vous disiez ?
Avec une belle voix, s'il vous plaît. Vous aussi, vous êtes acteur.
-Je me suis habillé, mon pantalon de la veille était là.
J'ai failli le mettre.
Je vous jure que j'ai failli le mettre.
Mais aujourd'hui, je me dois d'être franc avec vous.
Et avec moi-même.
Mon avocate a commencé à vous raconter cette tragique matinée,
comme si c'était l'urgence qui m'avait fait
commettre l'irréparable. C'est pas ça.
Enfin pas que...
-Pas que...
-La veille, j'avais amené mon fils à l'école.
On croise les parents,
on socialise, on va boire un café.
On ne parle pas que dessins d'enfants ou spectacles,
on parle politique, écologie, football.
-Football...
-Et oui, je plaide coupable.
Je passe de bons moments.
Ce pantalon n'était pas vraiment sale.
-Pas particulièrement sale... -Chut !
-Excusez-moi de bosser.
-S'il vous plaît.
-Je suis pas un spectateur comme vous.
-Poursuivez.
-Il n'était pas particulièrement sale.
J'ai eu peur que l'on voit que je portais le même, la veille.
Alors ce matin-là,
enfiler un pantalon propre a été une terrible erreur, je l'avoue.
Personne n'a rien remarqué, au café,
et dans la précipitation, j'ai mis le pantalon de la veille
dans la machine.
Je n'avais pas conscience que ma carte était dans la poche de ce pantalon.
Et quand bien même, impossible de revenir en arrière !
Impossible d'arrêter cette foutue machine.
Une fois la machine lancée, la porte se bloque.
Alors ce matin-là, cette carte de fidélité bringuebalée,
lessivée,
essorée à plus de 1 000 tours/minute...
Cette carte de fidélité...
écartelée,
lacérée,
déchiquetée...
représente mon amour propre anéanti,
ma vanité meurtrie...
et la perte de l'amour de ma vie.
Fabienne soupire.
Musique triste
...
J'ai terminé.
...
Sonnerie -La cour !
...
...
-Accusé, levez-vous.
À la question :
"l'accusé est-il coupable d'avoir oublié sa carte de fidélité
"dans son autre pantalon ?",
la cour a répondu oui.
Exclamations satisfaites
En conséquence, la cour condamne l'accusé à...
Vrombissements de moteur
...
Exclamations confuses
...
-Tu as entendu ?
...
-Je sors du procès. C'était dingue.
J'ai noté plein de choses.
En revanche, je pense que pour la scène de l'arrestation,
où Fabrice se fait mal au genou et les flics lui tombent dessus,
je trouve pas que ce soit bien. Je le sens pas.
On l'a déjà vu 10 000 fois.
Mal au coude, c'est quelque chose qu'on a jamais vu.
Je te donnerais des choses incroyables.
-Si quelqu'un a entendu quelque chose, on est preneurs.
Voilà, merci beaucoup.
Je vous tiens au courant.
Voilà !
-S'il vous plaît ! -On n'a pas d'autres questions !
On n'en a pas d'autres !
Non, moi non plus !
Musique douce
...
-Chef, on fait quoi de l'accusé ?
-J'aimerais le savoir.
-On pourrait le libérer.
-Il est condamné à quoi ?
-Franchement, j'ai rien entendu.
-Il me semble avoir entendu : "C'est pas trop grave."
-Ah !
-Mais je suis comme vous, je suis sûr de rien.
-T'as le numéro de la présidente ? On va peut-être l'appeler ?
-C'est pas con, mais je l'ai pas.
-Je vais à la pistoche avec son mari.
-Super ! Vas-y, appelle.
-Je lui dis quoi ?
-Je vais le faire.
Raclement de gorge
Répondeur.
Ici l'officier en charge de l'accusé dont le procès vient de se finir.
On a un petit doute sur le verdict. On n'a pas entendu.
On sait pas si on doit libérer l'individu
ou le replacer en maison d'arrêt.
Donc si pouviez nous rappeler assez rapidement, ce serait idéal.
Afin que nous...
Au revoir.
On va attendre qu'elle... -Ok.
Musique cocasse
...
Un ventre gargouille.
...
-En attendant qu'elle rappelle, vous allez partir.
Si c'était possible
de pas aller trop loin, genre Bolivie. -Oui, bien sûr.
-Ça nous arrangerait, car si on devait vous récupérer...
Francis,
tu libères le monsieur ?
Allez, filez !
-Merci. Au revoir. -Au revoir !
Musique enjouée
Il est sympa, hein ?
-Très !
-On va manger ? -Avec plaisir !
...
-Fabienne !
Fabienne !
Aboiements
...
...
Fabienne ! -Fabrice ?
-Oui ?
-T'es où ?
-Je suis là.
T'es où ?
-Et toi ?
-Là.
...
...
-Fabienne !
Fabienne !
Fabienne !
Fabienne !
-Mon dieu, Fabrice !
Ils t'ont relâché ? Comment ?
-Un miracle !
-Pour de bon ?
-Ouais, je suis là. C'est ça qui compte, non ?
-Oui !
-Gérard n'est pas là ?
-Il est chez ma mère. Avec tout ça...
Mais attends, on va l'appeler !
On va aller le chercher !
-Non, attends !
(Attends !)
-Oh, Fabrice ! -Fabienne !
Oh, Fabienne !
Avec Benjamin, c'est fini ?
-Je sais pas ce qui m'a pris avec ce type.
J'étais désespérée,
je serais partie avec... J'y arrive pas !
-Merde ! Putain !
-Je le sens pas.
On se croirait...
-Si t'avais appris ton texte, tu pourrais sortir ta phrase !
-Psychologiquement, ce n'est pas juste. Elle est pas comme ça, Fabienne.
-Je la connais, elle est comme ça !
-C'est vrai !
-C'est 20 siècles de patriarcat que vous projetez.
-Calme-toi ! Elle y va pas un peu fort ?
-C'est vrai que c'est...
-Mais attendez,
c'est une héroïne moderne !
Elle a pas les mêmes armes que les hommes,
mais au final, c'est elle qui sauve Fabrice, d'accord ?
C'est une Lucie Aubrac, Fabienne !
-Super ! N'importe quoi.
C'est Fabrice, le pilier du couple, le moteur. Il décide de tout.
-Il a raison.
-Merci ! Tu sais le temps que j'ai passé avec la vraie Fabienne ?
Tu sais le travail que ça m'a coûté ?
-Allez, on se calme et on reprend.
-Oh, Fabienne !
C'est fini avec Benjamin ?
-Je sais pas ce qui m'a pris avec ce type.
Je serais partie avec n'importe qui.
-C'est pas n'importe qui.
-Lui ou un autre, c'est pas le problème.
Cette épreuve sera un nouveau départ.
-On ira où tu voudras, quand tu voudras.
Soupir -Fabrice !
-Oh, Fabienne !
...
Musique calme
...
Zaï zaï zaï zaï
Zaï zaï zaï zaï
Sonnerie
-Le film que vous venez de voir vous a été présenté par 24 25 Films.
Il a été produit par Thibault Gast et Matthias Weber.
Il s'agissait d'une coproduction Apollo Films,
Orange Studio et France 3 Cinéma.
En coproduction avec Panache Productions
et la Compagnie Cinématographique.
Avec la participation de France 3 Télévision,
Canal +, Ciné + et C8.
En association avec SG IMAGE 2018,
Indéfilms 8 et Cinéventure 5.
Et la participation de Wooby TV et Proximus.
Avec le soutien de la région Occitanie.
En partenariat avec le CNC.
Et avec le soutien de la SACEM et du CNC, aide à la musique.
...
Dans le rôle de Fabrice, vous avez pu profiter de Jean-Paul Rouve.
Julie Depardieu interprétait Fabienne.
Et Ramzy Bedia était Benjamin.
Avec la participation amicale de Julie Gayet
dans le rôle de Florence,
ainsi que celle de Yolande Moreau dans celui du commissaire.
...
Le scénario, l'adaptation et les dialogues ont été écrits
par François Desagnat et Jean-Luc Gaget.
Adapté de la bande dessinée Zaï Zaï Zaï Zaï de Fabcaro,
publiée aux éditions 6 Pieds sous terre.
La musique originale a été composée et interprétée par Yuksek.
Dans un film de François Desagnat.
Joe Dassin : Siffler sur la colline
...
Elle m'a dit d'aller siffler là-haut sur la colline
De l'attendre avec un petit bouquet d'églantines
J'ai cueilli des fleurs Et j'ai sifflé tant que j'ai pu
J'ai attendu, attendu Elle n'est jamais venue
Zaï zaï zaï zaï
Zaï zaï zaï zaï
Zaï zaï zaï zaï
Zaï zaï zaï zaï
...
Musique douce
...
-Sans carte de membre
De membre du magasin
Tout le monde de se répandre
Que tu t'en doutais bien
-T'es qu'un humain qui a des rêves
-Un humain comme nous autres
-Qui rêvait d'avoir la fève
-Que tu sois libre comme l'apôtre -Comme l'apôtre
-Avec des yeux doux d'enfance
-Parce que nous avons le même
-LE MÊME CŒUR EN SOUFFRANCE
-Chaque jour de la semaine
-URGENTISTES OU ACTEURS ACTIVISTES OU PROMOTEURS
-Qu'on soit simple chanteur
-Ou le plus grand des ferrailleurs
-Des ferrailleurs
-HAUT LES CŒURS CHAQUE MAIN DANS CHAQUE MAIN
FIDÈLE À LA CARTE DU MAGASIN
COMPTE TES POINTS ÉTUDIANT, COMÉDIEN
FABRICE, NOUS TE CHANTONS POUR DE MEILLEURS LENDEMAINS
-Fabrice, on pense à toi.
-Accroche-toi bien
-Ton pinceau est le mien
-Sans carte de membre -Membre
-DE NOS JOURS, ON EST RIEN
-TOUT LE MONDE SE DEMANDE
-Si tu vas bien -Est-ce que tu vas bien ?
-T'es qu'un humain qui a des rêves
Un humain comme les autres
-Nous lancerons la grève Chacun à côté de l'apôtre
-Parce que nous sommes les mêmes
-DES HUMAINS EN SOUFFRANCE -En souffrance
-CHAQUE JOUR DE LA SEMAINE -De la semaine
-Ailleurs ou en France
-Urgentiste ou acteur Activiste, baby-sitter
-Qu'on soit simple chanteur
-OU LE PLUS GRAND DES PROMOTEURS
-HAUT LES CŒURS CHAQUE MAIN DANS CHAQUE MAIN
FIDÈLE À LA CARTE DU MAGASIN
COMPTE TES POINTS ÉTUDIANT, COMÉDIEN
FABRICE, NOUS TE CHANTONS POUR DE MEILLEURS LENDEMAINS
-Société de consommation
La société, pris pour des cons
-On ne lâchera rien
Fabrice Dis-toi bien
Jusqu'au mot "fin"
Jusqu'au mot "fin"
-HAUT LES CŒURS CHAQUE MAIN DANS CHAQUE MAIN
-Oui, accroche-toi
-FIDÈLE À LA CARTE DU MAGASIN
-Accroche-toi Tiens bon, ne lâche pas
Accroche-toi
-FABRICE, NOUS TE CHANTONS POUR DE MEILLEURS LENDEMAINS
FABRICE, NOUS TE CHANTONS POUR DE MEILLEURS LENDEMAINS
Sous-titrage : ECLAIR V&A
-Allez, mon chien !
T'es un gentil chien !
T'es un bon chien !
-Pierre ! Faut rentrer, là !
-Je crois qu'il y a un truc, là !
T'es un bon chien.
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